(terminé) heart by heart

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Tessa C. Borromeo
OPUS DEI - OPEN-WOUNDED
OSSATURE: : 28 ans, la grâce de l'immortalité ne l'a pas touché, elle vieillit et cela ne cessera jamais. Aucun poison dans ses veines, sa beauté commencera bientôt à se faner et elle dira adieux à sa jeunesse épuisée. CONTRAT: : La vie lui a enlevé son âme-soeur. Mort lors d'une partie de chasse, la veille de son mariage. Elle se considère comme veuve, totalement bouleversée à l'idée de pouvoir remplacer celui qu'elle vient de perdre. BESOGNE: : Avant tout elle est chasseuse à l'Opus Dei, elle est née dans le milieu, a commencé dès son adolescence la formation. Elle est l'une des meilleures de l'organisation depuis une dizaine d'années. Aujourd'hui avec la perte de son partenaire, son fiancé, elle décline, même si elle refuse de le montrer. En parallèle elle est nommée il y a quelques mois conservatrice du musée du Vatican. L'art est une passion, qu'elle mêle à sa religion.
FABLE: : Fille de l'Opus Dei, élevée dans cette haine du surnaturel, elle le connait sur le bout des doigts, elle connait tous les dangers... et pourtant elle aime s'y frotter d'un peu trop près ÉCHINE: : Sur Rome c'est une bête qui est en voie de disparition. L'humanité se perd, le venin se répand, elle fait son possible pour équilibrer les choses mais elle est faible, qu'une faible chasseuse, qu'une faible humaine. PRESTIGE: : Tessa est une battante, une guerrière, elle a été élevée pour protéger l'humanité, elle se défend très bien à la guerre, est-ce un prestige ? peut-être, elle se sent pourtant si faible qu'elle ingère un tas de drogue qui la booste telle que du sang de vampire... tellement qu'elle en devient dépendante. GANG: : L'Opus Dei dira-t-elle. Pourtant elle n'est plus capable de faire aussi bien son boulot, elle réfléchit... un guerrier ne réfléchit pas, il exécute. @EFFIGIE: : Emilia Clarke par Faust ( ava ), Gorgeousmali ( gif ship profil ), Frimelda pour la signa & Bitterblue pour le gif signa ♥ BAFOUILLES: : 188 PACTE: : 07/07/2017



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Mar 1 Aoû - 14:10

   


Heart by heart
ft
LOUIS

Louis ne peut être le monstre qu’il me dépeint, je n’ai pas envie de croire cela. Il ne peut être objectif, personne ne peut se juger. Il est bien trop dur avec lui-même. Je refuse d’y croire, je suis peut-être une folle mais je soutiendrais mes convictions, je n’ai pas l’intention de le laisser m’éloigner de sa vie maintenant que je suis au courant, car en soi, qu’est-ce que cela change pour nous ? rien ! Nous pouvons parfaitement faire abstraction et continuer notre vie, je suis prête à l’accepter, à la protéger, l’aider. Il ne doit pas vivre comme ça, il ne peut être si torturée. Et qu’est-ce que je peux faire ? Je n’ai pas de talents pour le rendre heureux, je n’ai que ma simple présence et à la vue du regard qu’il me lance ( c’est-à-dire plus rien depuis quelques minutes ), je ne crois pas être la bonne personne pour l’aider. Mon cœur se brise, est-ce qu’il faut que je le laisse partir ? Suis-je moi aussi un monstre dans l’histoire ? Je ne sais pas quoi penser, j’ai l’impression de perdre la dernière personne importante dans ma vie et je ne le supporte pas. Louis… Je dois me confronter à beaucoup de choses en peu de temps et c’est juste de trop. Je joue avec le feu et un jour, un jour très proche il me brûlera les ailes que les anges m’ont offert pour protéger cette Terre, je ne suis plus sûre de les mériter de toute façon, je crains de ne pas faire ce qu’il faut. Mais Louis… jamais je ne pourrais lui faire de mal, il est bien trop important, trop différent des monstres que j’ai connus, il ne peut pas me dire qu’il ne se contrôle pas, nous avons passé la nuit côte à côte dans que mon corps perde une seule goutte de sang, alors mon esprit repousse l’idée, encore et encore. Cela me déchire de le perdre, cela m’achève un peu plus. On dit que les meilleurs guerriers ont le cœur brisé, est-ce que j’en serais pour autant plus efficace, si Louis me brise plus est-ce que je serais capable de le tuer pour cela ? Je crains de tout perdre si je lui ôte la vie, je crains d’être un monstre moi-aussi. C’est nouveau pour moi, je ne sais pas comment on fait pour gérer ce genre de nouvelle. Je n’ai jamais été très doué pour les sentiments, je n’ai eu qu’Adrian dans ma vie et il a tout fait, il m’a fait la cour, il m’a fait l’aimer, c’est lui qui gérait mes craintes par rapport à cela et jamais je n’ai eu besoin d’avoir peur quand j’étais dans ses bras, jamais je n’ai eu peur qu’il disparaisse et pourtant, du jour au lendemain, je dors dans un lit froid. Louis n’a pas le droit de partir de ma vie. Je le refuse. Ma réaction peut sembler totalement démesurée, digne d’une cinglée, si ma famille était là, Louis serait déjà mort, moi avec pour avoir hésité, je serais renvoyée de l’Opus ou mise à l’épreuve, je perdrais tout.  Je suis ravie d’avoir un appartement à moi, je suis ravie qu’on n’est pas eu l’idée de squatter chez mes parents pour la nuit. Louis les connait, il les a déjà rencontrés et même eux n’ont strictement rien vu, personne. C’était tant en évidence que la cachette était parfaite. Jamais j’aurais songé douter de Louis, il n’y avait pas de danger, pas dans le monde de la mode.

Et puis j’en viens à penser à cette femme que Louis a pour sœur. Une femme de la mode, une beauté fatale, elle fait jaser, enrager par une telle perfection. Je me suis toujours dit que les dieux l’avaient béni un peu trop. Je comprends que les dieux n’avaient rien à voir avec cela, c’est l’Enfer qui l’a créé, c’est la mort de ses victimes qui la rend si belle, plus elle est belle plus elle tue, c’est la logique affreuse des sirènes, si elles veulent éblouir, il leur faut la vie des autres, aspirer l’âme, le souffle de vie, c’est monstrueux. Louis est un bel homme, si humain en apparence que je comprends qu’il n’est pas comme elle, il me l’avoue, il est le vilain petit canard d’une famille de requin féroce. Alors, voilà ce n’est pas le monstre qu’il prétend, il n’est pas Adélaïde ! Il n’a rien à voir avec sa sœur, je le sais !

Je suis prise d’une folie, d’une rage, les événements ne me ménagent pas. Je ne sais pas ce qui me prend, peut-être que si et que ce risque est à prendre, qu’il faut que je voie les choses concrètement, mais Louis ne me fera pas de mal, je le sais. Il l’aurait déjà fait ! Il me l’a dit tout à l’heure, s’il avait voulu me faire du mal, cela serait déjà fait, je ne suis pas sa victime et même avec ce que je m’apprête à faire, je ne le deviendrais pas. Pourtant je m’entaille le bras, la vue de son propre sang n’est jamais agréable à voir. Je me suis munie de mon arme, l’arbalète au carreau empoisonné, après tout il subsiste un risque, c’est un prédateur, un manipulateur, une sirène. Le sang coule sur le parquet, l’espace d’un instant je songe que cela ne partira jamais totalement, il y a aura toujours cette marque de mon sang sur le sol de ma chambre. Louis ne me regarde pas mais je sais qu’il sent l’odeur de mon ondine. Sa voix me demande d’arrêter, je ne peux pas. Je lui tends le bras, je le mets au défi de me tuer, de me montrer qu’il est un monstre, s’il veut me faire partir de sa vie ce n’est pas comme cela qu’il y parviendra ! Je n’ai pas peur, vraiment pas, j’ai tué un tas de sirènes moi aussi, seulement j’angoisse à l’idée de le blesser LUI.

Il se retourne, je constate son visage déformé par la faim et les crocs. Mon estomac se serre, j’ai peut-être sous-estimé sa retenue. Elle est peut-être plus fine que ce que j’imaginais. Je recule d’une part, mon doigt est prêt à tirer, mon autre bras est couvert de liquide rouge. Je ne pense même pas à la douleur que je m’inflige, elle n’est rien. Il avance encore un peu et je recule, je suis dans l’embrasure de la porte, je eux fuir mais je sais qu’il m’attrapera avant. Comme une imbécile je continue la provocation.
« - Je te fais confiance, tu peux te contrôler… LOUIS NOON ! »
Il bondit et je tire. Le vieux réflexe de la chasseuse. J’entends à peine siffler le carreau, il se plante dans le ventre de mon ami qui tombe. Je lâche mon arme, elle chute bruyamment sur le sol, on s’en fiche. J’avance vers lui immédiatement sans réfléchir aux risques que je prends. Sa douleur est mienne, je panique, je sais pourtant soigner des blessures plus graves que cela mais j’ai peur, peur d’aggraver les choses. J’ose à peine le toucher, il s’excuse et je tremble de partout. Je dois me bouger, le poison va se propager et atteindre son cœur rapidement. Je ne veux pas d’une statue de sel à l’effigie de mon Louis. Je retourne dans mon dressing, je fouille dans mes affaires. Ma blessure coagule rapidement, le sang ne coule plus autant, je n’ai pas le temps de m’occuper de cela. Je cherche l’antidote, il y en a un, on en a toujours lors des interrogatoires. Mes mains tremblent, je fouille et je trouve. Je cours ensuite dans la salle de bain pour prendre la trousse de soin. Je cours partout et je reviens vers lui. Je lui pose la tête sur mes genoux, j’embrasse son front fiévreux.
« - Je t’aime, je suis désolée, je suis désolée… Pardonne-moi et ne meurs pas ! »
Je souffle, je dois retirer le carreau, le poison ne va pas aider à sa cicatrisation. Je respire calmement, mes doigts se posent sur le morceau de bois et je tire pour l’extraire. Je la laisse par terre, pour le coup mon parquet est fini, il y a du sang partout.
« - Je sais que tu as mal, je suis désolée, Louis, reste avec moi, respire ! »
La plante qui fournit le poison l’étouffe doucement, je l’entends suffoquer, je dois être plus rapide.
« - Ne bouge pas ! »
Je mets quelques gouttes de l’antidote dans sa blessure mais le mieux c’est qu’il l’ingurgite. Une main sur sa plaie sanguinolente et l’autre qui cherche comment faire. Les crocs sont toujours là.
« - Il faut que tu boives ! Louis, faut boire ça ! s’il te plait ! Aide-moi, je ne peux pas te perdre, pas comme ça, pas maintenant, s’il te plait bois ! »
Ma voix oscille entre autorité et colère, ou encore panique et frustration. Je répète sans cesse quelques mots, comme à moi-même. Je t’en supplie ne meurs pas, ne meurs pas.


© Frimelda, sur une proposition de © Blork

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But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer
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Louis de Rochechouart
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trente trois années accrochées à sa carte d'identité. CONTRAT: : Lui se veut seul, mâle solitaire sans accroche mais elle ne le laissera jamais filer. Pour la pureté de leur nom et de leur engeance ô combien maudite. BESOGNE: : Directeur artistique de la maison de haute couture portant les initiales de sa famille. Le R & le M s'inscrivent sur chacune des tenues.
ÉCORCE: : Plusieurs siècles de richesse, presque 400 ans qu'il essaye de quitter le monde ÉCHINE: : Squalo. Il n'en a pas le comportement et beaucoup le pense un hippocampe. Mais lorsqu'on voit la soeur qui le suit comme son ombre on comprends toute les vérités qui s'attachent à leur nom. PRESTIGE: : Il sent, il voit. Il fascine également, de ses yeux bleus si particuliers. Il se nourrit de sang, se gave d'horreur et vomi la terreur qui le consume. @EFFIGIE: : Raphaël Personnaz par Ambrose, gif par Gorgeousmali, aestetic par Bitterblue BAFOUILLES: : 135 PACTE: : 10/07/2017



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Mar 1 Aoû - 23:56
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Il a mal. D'une douleur trop froide qui se glisse dans ses veines, qui pénètre dans son âme, qui s'infiltre jusqu'à son coeur. Il a froid, si froid qu'il se met à trembler sans pouvoir se contenir. Ses iris se ferment, refusant de voir le visage qui se pose déjà sur lui. Seul ce qu'il a lu dans ses yeux au moment où elle a tiré reste, ancré en lui, comme accroché, terrible vision qui lui donne envie de hurler. Il a mal mais la douleur n'est pas seulement physique. Elle a reculé. Elle a crié. Mais le requin s'est fait plus fort, plus dangereux. Tessa n'a pas réellement conscience de ce qu'il est. Elle ne peut même imaginer ce qu'il cache au plus profond de lui, refusant que quiconque le voit. Il trompe les meilleurs chasseurs, les plus puissants traqueurs tant il se fait discret. Il refuse de se nourrir, il refuse de laisser sa beauté apparaître dans toute sa perfection. Car cette dernière demande du sang, trop de sang.

Il se sent partir. Il voit la douleur quitter lentement son corps et ses sens se fait muets. Même son odorat trop puissant se tait. Finalement, ce n'est pas si douloureux que ce qu'il aurait pensé. Il a si mal que son propre esprit refuse de sentir la moindre chose. L'odeur du sang de Tessa n'est plus qu'un lointain souvenir. Est-ce elle qu'il entend comme ça ? Il a l'impression d'être plongé dans l'eau et pourtant il sent sa poitrine se souleve. Est-ce une toux ou alors a-t-il recraché du sang ? Il ne sait pas, refuse d'ouvrir les yeux. La curiosité se fait plus forte Le visage qu'il a envie de voir aussi. Le regard fiévreux, il fixe Tessa mais son faciès se mêle à un autre. Ses cheveux se teignent de blond alors qu'il la voit. Elle. Elle qu'il a pourtant vu mourir entre ses crocs. Elle. Il tend sa main, du moins tente. Elle retombe mollement et pourtant dans son esprit, il caresse déjà cette joue trop belle. Sa peau est douce dans sa mémoire. Des larmes roulent à ses iris, se perdant contre la sueur née dans la douleur. Elle n'est pas habillée pareil. C'est Diane devant lui. Diana qui caresse son front, Diane qui lui murmure qu'elle l'aime. Les traits se floutent avec d'autre. N'a-t-il vraiment jamais vu à quel point elles se ressemblent ? Tessa. Ou Diane. Il n'arrive à voir laquelle est devant lui. Il veut mourir. Retrouver celle qu'il aime et pourtant elle est là. Devant lui. Le regard inquiet, leur peau si proche. Laquelle ? Il ne sait plus.

Il veut s'enfuir jusqu'à la mort si tentatrice qui l'attends, les bras ouverts. Mais le visage de Diane l'en empêche. La fièvre lui hurle les traits communs qu'on les deux femmes. Elle est là, à le supplier de ne pas mourir, à lui ordonner de boire quelque chose qu'il ne connait pas. Où est-il ? Quelle est cette étrange mer de coton qui l'attire. Il n'était pas sur le sol lorsqu'il est tombé ? Et quelle est cette odeur qu'il aurait reconnu entre mille autre fois ? Diane ? Ses lèvres se sont ouvertes sur une simple question qui se termine sur un gargouillis empli de sang. Il le crache déjà. Il se meurt déjà.

Mais le visage l'appelle, l'attire. « reste avec moi, respire ! » Il n'a pas rêvé les mots ? Il ne sait pas. Il ignore si ses sens entendent vraiment. Sa poitrine se soulève brutalement alors que le sang circule trop vite dans son organisme, transportant le poison sans la langueur du serpent. Il déglutit. Un spasme le relève et l'empêche d'avaler son propre sang. Il retombe. Un corps, un simple corps. Une simple marionnette à laquelle on a coupé les fils qui s'est désarticulée entre les bras d'un visage qu'il connaît trop et pas assez à la fois. Il ne souffre plus. Il souffre trop.

BOIS !

Sa conscience hurle des mots qu'il ne comprends pas et pourtant il se laisse happé. Il déglutit, une nouvelle fois. Un autre liquide que du carmin se presse à sa gorge, s'enfonce entre ses crocs qui ne rentrent plus. Il a gardé cette apparence monstrueuse qui n'a plus rien à voir avec l'homme qu'il est normalement. Il sombre. Pour de bon. Seul son coeur s'emballe dans sa poitrine muette. Seul son sang se teinte d'ombre alors qu'il expulse le poison par la plaie qui l'a envoyé. Louis nage avec les âmes errantes jusqu'aux rivages du Styx. Il ne peut passé. Il revient, brusquement. Sa poitrine se soulève d'un seul coup. Une respiration. Unique. Violente. Il tousse, à s'en arracher la glotte. Sa fausse mortalité revient marbrer ses traits. Les crocs rentrent. Douleur nouvelle. Puis le silence. Mortuaire. Il est bien en vie. Il respire. Son coeur bat. Trop vite.

Ses yeux s'ouvrent à nouveau, voyant sur une nouvelle chose. Diane n'est pas là. C'est Tessa qui le regarde, inquiète, terrifiée. Elle l'aurait tué. Elle aurait dû le renvoyer à ce qu'il est vraiment et ceux qu'il aurait dû rejoindre voilà des siècles. Les secondes se transforment en minutes. Le silence. Encore. Plus pesant. Il essaye de respirer, de se reprendre. Ses mains se lèvent, se glissent jusqu'à la plaie dans son ventre. Ses abdominaux se sont contractés, violemment.

Je suis désolé Tessa. J'voulais pas ça. Plus la force de s'exprimer dans une autre langue que la sienne. Plus la force de parler vraiment. Il la regarde, la détaille. Comment a-t-il pu passer à côté de ça pendant aussi longtemps ? Il est fatigué. Envie de sommeil qui ne passe pas et pourtant, c'est encore des excuses qu'il murmure. Toujours.

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You spoke made the heavens, You broke the power of sin and death


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Tessa C. Borromeo
OPUS DEI - OPEN-WOUNDED
OSSATURE: : 28 ans, la grâce de l'immortalité ne l'a pas touché, elle vieillit et cela ne cessera jamais. Aucun poison dans ses veines, sa beauté commencera bientôt à se faner et elle dira adieux à sa jeunesse épuisée. CONTRAT: : La vie lui a enlevé son âme-soeur. Mort lors d'une partie de chasse, la veille de son mariage. Elle se considère comme veuve, totalement bouleversée à l'idée de pouvoir remplacer celui qu'elle vient de perdre. BESOGNE: : Avant tout elle est chasseuse à l'Opus Dei, elle est née dans le milieu, a commencé dès son adolescence la formation. Elle est l'une des meilleures de l'organisation depuis une dizaine d'années. Aujourd'hui avec la perte de son partenaire, son fiancé, elle décline, même si elle refuse de le montrer. En parallèle elle est nommée il y a quelques mois conservatrice du musée du Vatican. L'art est une passion, qu'elle mêle à sa religion.
FABLE: : Fille de l'Opus Dei, élevée dans cette haine du surnaturel, elle le connait sur le bout des doigts, elle connait tous les dangers... et pourtant elle aime s'y frotter d'un peu trop près ÉCHINE: : Sur Rome c'est une bête qui est en voie de disparition. L'humanité se perd, le venin se répand, elle fait son possible pour équilibrer les choses mais elle est faible, qu'une faible chasseuse, qu'une faible humaine. PRESTIGE: : Tessa est une battante, une guerrière, elle a été élevée pour protéger l'humanité, elle se défend très bien à la guerre, est-ce un prestige ? peut-être, elle se sent pourtant si faible qu'elle ingère un tas de drogue qui la booste telle que du sang de vampire... tellement qu'elle en devient dépendante. GANG: : L'Opus Dei dira-t-elle. Pourtant elle n'est plus capable de faire aussi bien son boulot, elle réfléchit... un guerrier ne réfléchit pas, il exécute. @EFFIGIE: : Emilia Clarke par Faust ( ava ), Gorgeousmali ( gif ship profil ), Frimelda pour la signa & Bitterblue pour le gif signa ♥ BAFOUILLES: : 188 PACTE: : 07/07/2017



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Mer 2 Aoû - 12:23

   


Heart by heart
ft
LOUIS


Pourquoi j’ai fait ça ? Pourquoi j’ai tiré ? Ma réaction n’est pas digne de notre amitié, je devrais être capable d’encaisser, après tout, qu’est-ce qu’il aurait fait ? Il m’aurait mordu ? J’ai déjà subi des épreuves bien plus compliquées, une morsure de sirène n’est pas la pire chose mais elle peut rapidement le devenir lorsqu’on sous-estime le monstre en face de soi. J’étais tellement sûre de moi, tellement sûre qu’il ne se passerait strictement rien. J’étais sûre qu’il se contrôlerait, je ne m’attendais pas à ce qu’il reste dans son coin, mais j’espérais que notre lien puisse le retenir. Il n’en a pas fait plus d’état que cela, je ne suis pas cette personne, je ne pourrais jamais l’être. Il ne pourra jamais se contrôler, il ne peut pas s’empêcher d’attaquer. Mon cœur se fissure à cette idée, cette idée que je pourrais ne plus jamais être en confiance avec lui. J’ai peur de le perdre. Je me dis qu’il ne pourra plus me regarder dans les yeux, j’ai peur, affreusement peur. Je dois me reprendre. Ma douleur pour le moment n’est pas essentielle. C’est la sienne qui compte.

Le carreau de l’arbalète est parti, un vilain réflexe de conservation, l’être humaine st la pire des créatures quand il s’agit de survivre. J’ai tiré et j’ai regretté tout de suite. J’ai lâché l’arme, comme si elle brûlait ma peau, elle tombe sur le sol et personne ne s’en soucie plus. Louis s’effondre sous mes yeux, je reste figée, l’espace de quelques instants, je n’arrive plus à bouger, tout mon corps se fige et pourtant il faut que je bouge. Il faut que je me mette à l’œuvre car il est hors de question que je sois l’instrument de la mort de Louis. Pour un tas de choses d’ailleurs. Louis est le seul pilier qu’il me reste, il connait tout de moi, vraiment tout maintenant et je ne peux pas le laisser. Pas question. Et puis j’avoue craindre les répercussions de sa sœur maintenant que je sais qu’elle est un monstre sans cœur qui se nourrit pour atteindre un niveau de beauté sans nom, j’imagine ce qu’elle pourrait me faire si elle apprenait que c’est de ma main que son frère est mort. Louis n’a pas intérêt de cesser de se battre, il est HORS de question qu’il me quitte. Je pense égoïstement à ce moment-là, mais il a intérêt de rester avec moi, on a une longue vie à vivre ensemble, on ne peut pas s’arrêter là, on n’est à peine vécu quelque chose.

Je n’ai jamais eu aussi peur. Je n’ai jamais eu aussi peur de perdre une personne. Je perds tout, pas question que la liste s’agrandit. Louis ne figurera pas parmi une série de noms, d’identités toutes reliées à moi. Je ne le permettrais pas. Je lance un dernier coup d’œil sur Louis qui se tord de douleur, il saigne déjà beaucoup trop. Je dois agir. Je cours dans le dressing, je fouille dans mes affaires, dans cette panique tout semble compliqué à trouver. Je renverse tout, mes mains tremblent. Je trouve enfin le flacon que je veux, je e saisis et je retourne vers Louis. Je n’ai pas trop de temps, le poison est en train de l’étouffer, il va boucher ses branchies et ses poumons, il va le sécher et il est hors de question qu’il devienne une statue de sel. Je cherche comment procéder. La première chose à faire s’est retirer le poison, la cause de tout cela, l’arme plantée dans son ventre. Je serre les yeux, il y a beaucoup de sang, nos deux sangs se mélangent, peu importe. Je saisis le morceau de bois et je le retire, je sens que je perds Louis qu’il n’est plus vraiment là, je le rassure, je lui demande de rester éveiller, je ne dois pas pleurer, je ne peux pas, sinon je ne verrais plus ce que je fais, je dois garder la tête un maximum froide. Je place mes mains sur la plaie, elle saigne tellement, j’aimerais vraiment qu’il cicatrise mais le poison l’affaiblit. Je laisse tomber quelques gouttes de l’antidotes sur la plaie pour tenter d’éliminer un peu de poison dans les chairs. Il faut pourtant que Louis en boive, il doit avaler.

Je place sa tête sur mes genoux et je lui fais boire le mélange de plantes qui contre celle qui est en train de le tuer. Je tremble toujours, je tente de garder mon contrôle, il faut que je continue, on est sur la bonne voie. Je ne relève pas les délires dont il fait preuve. Il m’a appelé Diana, j’ignore qui c’est, j’ai bien une petite idée… mais il ne n’en a jamais vraiment parlé à par tout à l’heure pour me dire qu’il avait tué sa femme, je crois que c’est elle qu’il voit. Je le rassure, je caresse son front, je repousse ses cheveux collés par la pellicule de sueur qui recouvre son corps. Je l’embrasse sur le haut du visage. Mon corps se calme, je sais que tout est en train de se jouer, est-ce que le poison va être neutralisé ? Je me mords les lèvres avec force, je l’aime et il n’est pas question que je le perde. Cette fois les larmes reprenne, je renifle pour ne pas paraître trop tourmenter, je suis la cause de son état et je ne pourrais jamais revenir en arrière. Je m’en voudrais toute ma vie, je ne pourrais plus le regarder dans les yeux. Je le fais souffrir c’est de ma faute, la culpabilité est énorme. Elle commence déjà à me ronger. Comment j’ai pu tirer ? J’aurais dû le laisser me blesser, j’aurais dû le bloquer, je sais le faire, j’ai appris à le faire. Pourtant non, j’ai choisi la solution de facilité.

Je dois attendre. Je dois attendre l’effet de l’antidote que je lui ai fait avaler. Il ne bouge presque plus, il semble presque mort. J’ai peur, trop peur. J’attends mais c’est la pire torture. Je vois son visage souffrir toujours, mais les crocs semblent totalement rentrés. Je ne le quitte pas des yeux. J’attrape sa main, je serre ses doigts, son corps est brûlant de fièvre. Je me rends compte que je tremble toujours, les nerfs lâchent doucement, je vais craquer, j’ai envie d’hurler. Louis…
« - Ne me fais pas ça… »
Au même moment, il cherche de l’air, il reprend son souffle. Ses poumons fonctionnent, ils ont besoin d’air, de se remplir d’oxygène pour vivre à nouveau. Je le regarde incrédule, consciente que le destin vient de me faire une fleur en le laissant vivant. Mon cœur s’accélère, il devrait ralentir mais j’ai peur de sa réaction, va-t-il m’en vouloir ? J’ai été le monstre, pas lui, il n’a fait que répondre à ma bêtise. Pourquoi j’ai décidé de m’ouvrir le bras pour le provoquer, j’en viens à culpabiliser, j’en viens à me dire que tout est de ma faute, mais comment j’ai pu être aussi stupide, j’ai mis la vie de l’être le plus cher que j’ai en danger. Juste pour une question de colère et de fierté ? Tessa tu n’es qu’un monstre d’égoïsme, cette peur de le perdre s’est retournée contre toi et peut-être que maintenant tu le perdras pour de bon, peut-être que tu ne mérites que ça, être seule ! J’en viens même à penser que je devrais ne plus m’attacher pour éviter la mort de ceux que j’aime.

Les yeux de Louis s’ouvrent, il est vivant, de justesse mais en vie. Sa blessure va surement commencer son processus de régénération. Il doit cicatriser pour se remettre d’aplomb. Il s’excuse alors que la fautive n’est nulle autre que moi, je mérite la pire peine qu’il puisse m’affliger. Je suis égoïste d’être heureuse de l’entendre, de voir qu’il n’est pas mort, le soulagement m’envahit et un rire nerveux sort de ma bouche entre deux hoquets.
« - J’ai cru que je t’avais perdu. »
Je déglutis, je me calme pour la suite de mon discours.
« - J’ai été tellement stupide, Louis c’est à moi de m’excuser, tu m’avais prévenu, je n’ai rien voulu voir, je suis tellement désolée… »
Je caresse son front, ses cheveux, je me penche à nouveau pour baiser son visage, mon cœur ne se calme pas, l’adrénaline est un drogue dure !
« - Tu devrais te reposer, qu’est-ce que je peux faire pour que tu te sentes mieux »
J’embrasse aussi sa main que j’ai gardé dans la mienne, je chérie sa vie, qu’il soit différent de moi, à l’opposé de mes convictions n’a juste plus la moindre importance.
« - Tu as parlé d’une Diana pendant que tu délirais… est-ce que Diane était ta femme ? »
Je ne veux pas le lâcher cette peur qu’il disparaisse d’un seul coup m’angoisse, je me revois quelques mois auparavant apprenant pour Adrian. Je crois que la perte de Louis aurait pu être pire que celle de mon fiancé. Comment cela se fait-il que j’ai cette si grande peur ?



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Louis de Rochechouart
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trente trois années accrochées à sa carte d'identité. CONTRAT: : Lui se veut seul, mâle solitaire sans accroche mais elle ne le laissera jamais filer. Pour la pureté de leur nom et de leur engeance ô combien maudite. BESOGNE: : Directeur artistique de la maison de haute couture portant les initiales de sa famille. Le R & le M s'inscrivent sur chacune des tenues.
ÉCORCE: : Plusieurs siècles de richesse, presque 400 ans qu'il essaye de quitter le monde ÉCHINE: : Squalo. Il n'en a pas le comportement et beaucoup le pense un hippocampe. Mais lorsqu'on voit la soeur qui le suit comme son ombre on comprends toute les vérités qui s'attachent à leur nom. PRESTIGE: : Il sent, il voit. Il fascine également, de ses yeux bleus si particuliers. Il se nourrit de sang, se gave d'horreur et vomi la terreur qui le consume. @EFFIGIE: : Raphaël Personnaz par Ambrose, gif par Gorgeousmali, aestetic par Bitterblue BAFOUILLES: : 135 PACTE: : 10/07/2017



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Jeu 17 Aoû - 15:02
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C'est Tessa devant lui. Pas l'ange depuis longtemps partie qu'il a cru présent, qu'il a cru fixer. C'est Tessa et personne d'autre. Aucune boucles blondes qui viennent chatouiller son visage, aucune sourire enjôleur qu'il n'a que trop connu. Plus la même innocence dans les yeux qui se posent sur lui. Et pourtant, ses yeux, il ne les a que trop bien dévoré. Que trop bien reconnu; Ses perles d'azurs qu'il refusait de lâcher, dans lesquelles il s'est perdu à trop de reprise. Comment Diane peut encore lui apparaître à travers un regard qu'il n'a pourtant que si souvent croisé. Pourquoi maintenant, alors que Tessa lui offre la plus parfaite vérité de ce qui les éloignera un jour. Elle est une chasseuse, lui un tueur. Ils sont fait pour se haïr. Elle est fait pour envoyer cette même fléchette que celle qui avait rugit jusqu'à son ventre. Alors pourquoi les souvenirs doivent venir voleter devant lui ? Diane était une mortelle quand lui avait choisi d'abandonner la sirène pour elle et pour lui offrir l'infini. Maintenant c'est trop tard. Il n'a pas prit goût au sang, il n'y prendra jamais goût. Mais la vie qu'il a depuis prêt d'un siècle lui plait. Adélaïde y est sûrement pour beaucoup, il le sait. Car sa soeur a changé dans son comportement de princesse. Les occupations que leur vie lui offre la tient éloignée des mauvais moments, ne laissant que quelque secondes plus qu'agréables entre eux.

Il inspire, difficilement. L'air a bien du mal à se frayer un chemin jusqu'à ses poumons et il sent déjà son corps tenter de retrouver du sang pour guérir ses plaies. Il en a trop perdu et en manque cruellement. Les traits de son visage, redevenus humains, sont plus tirés que jamais, comme s'il n'avait pas dormi depuis des jours et il sait que sa peau est bien trop pâle. Il a faim mais hors de question que Tessa en apprenne le moindre mot. Il ne veut pas une fois de plus passer pour un monstre alors qu'il a déjà essayé de la tuer en sautant à sa gorge qui semblait si tendre alors que l'odeur métallique du sang venait parfumer la pièce. Mais il le sent. Lentement, il reprend des forces. Lentement, son corps se reveille. Pas assez pour qu'il puisse se lever, pas assez pour qu'il puisse tenter de frapper. Juste assez pour que sa gorge se face moins sèche et que les mots parviennent à s’échapper autrement que d'un simple grognement qui ne rappelle qu'encore plus ce qu'il est au plus profond de son coeur. Ses excuses sont vaines. Il n'y croit pas. Il reproduirait ça, encore et encore sans même être capable de se contrôler. Adélaïde a raison. Tant qu'il ne chassera pas, qu'il s'affamera comme ça, il restera un prédateur dangereux. Et pourtant il ne parvient à accepter sa profonde nature, pas même après quatre cent ans d’existence.

Je ne chasse pas Tessa. J'arrive pas à tuer juste pour continuer à vivre plus longtemps. Et quand je sens du sang, j'explose. Je devrais pas faire ça. C'est pas ta faute Tess'. T'as juste prouvé un peu plus que je suis une ordure.

Un monstre aux dents trop longues. Le coeur de la sirène s'emballe sous sa poitrine. Il a mal, encore bien trop. Mais c'est surtout les mots de Tessa qui le reveillent, une nouvelle fois. Il a réellement parlé de son passé comme ça ? Qu'a-t-il dit d'autre ? Diane est un souvenir et il refuse de lui en parler. Pourquoi ? Après tout, Tessa n'est qu'une amie, rien d'autre. Il a eu un passé, un passé qui ne le hante que trop. Alors pourquoi taire la vérité ? Il était amoureux, il était prêt à tout. Elle pourra le comprendre, c'était la même chose alors qu'elle était encore fiancée. Alors pourquoi a-t-il du mal à murmurer une réponse claire ?

Oui. Elle est morte il y a très longtemps mais c'était bien elle. Ne pas en dire plus. Ne surtout pas lui parler du regard qu'elles ont en commun, de l'amour fou qu'il a pu lui porter et surtout, de la présence de Diane qu'il a vu à travers Tessa. Elle n'est pas un sursaut de son passé. Elle est sa meilleure amie et rien d'autre. Même s'il ne peut s'empêcher de désirer se noyer dans le regard qui lui fait face. Tu ne peux pas faire grand chose Tessa. Je pense qu'il faut juste attendre que le poison parte pour de bon. Alors qu'il ne lui fallait que du sang. Pour le réveiller, pour guérir ses plaies et tout ce qui allait avec. Mais il était hors de question de dire la vérité à la belle. Il ne voulait pas être un monstre aux yeux de celle qui l'avait toujours cru si humain. Il cachait bien son jeu et aurait voulu le faire pour toujours. Comment avait-elle pu voir aussi facilement qu'il n'était pas de la même race qu'elle ?

Il se tue, à nouveau, tentant de respirer plus doucement, de calmer les battements frénétiques de son coeur. Il avait faillit mourir aujourd'hui et, même si Tessa l'aurait pleuré, il aurait enfin débarrassé le monde d'un prédateur qui le détruit depuis si longtemps.

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Tessa C. Borromeo
OPUS DEI - OPEN-WOUNDED
OSSATURE: : 28 ans, la grâce de l'immortalité ne l'a pas touché, elle vieillit et cela ne cessera jamais. Aucun poison dans ses veines, sa beauté commencera bientôt à se faner et elle dira adieux à sa jeunesse épuisée. CONTRAT: : La vie lui a enlevé son âme-soeur. Mort lors d'une partie de chasse, la veille de son mariage. Elle se considère comme veuve, totalement bouleversée à l'idée de pouvoir remplacer celui qu'elle vient de perdre. BESOGNE: : Avant tout elle est chasseuse à l'Opus Dei, elle est née dans le milieu, a commencé dès son adolescence la formation. Elle est l'une des meilleures de l'organisation depuis une dizaine d'années. Aujourd'hui avec la perte de son partenaire, son fiancé, elle décline, même si elle refuse de le montrer. En parallèle elle est nommée il y a quelques mois conservatrice du musée du Vatican. L'art est une passion, qu'elle mêle à sa religion.
FABLE: : Fille de l'Opus Dei, élevée dans cette haine du surnaturel, elle le connait sur le bout des doigts, elle connait tous les dangers... et pourtant elle aime s'y frotter d'un peu trop près ÉCHINE: : Sur Rome c'est une bête qui est en voie de disparition. L'humanité se perd, le venin se répand, elle fait son possible pour équilibrer les choses mais elle est faible, qu'une faible chasseuse, qu'une faible humaine. PRESTIGE: : Tessa est une battante, une guerrière, elle a été élevée pour protéger l'humanité, elle se défend très bien à la guerre, est-ce un prestige ? peut-être, elle se sent pourtant si faible qu'elle ingère un tas de drogue qui la booste telle que du sang de vampire... tellement qu'elle en devient dépendante. GANG: : L'Opus Dei dira-t-elle. Pourtant elle n'est plus capable de faire aussi bien son boulot, elle réfléchit... un guerrier ne réfléchit pas, il exécute. @EFFIGIE: : Emilia Clarke par Faust ( ava ), Gorgeousmali ( gif ship profil ), Frimelda pour la signa & Bitterblue pour le gif signa ♥ BAFOUILLES: : 188 PACTE: : 07/07/2017



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Lun 21 Aoû - 1:23

   


Heart by heart
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LOUIS



Je n’ai jamais eu aussi peur. Je ne veux jamais ressentir une chose pareille. Je ne veux plus jamais avoir cette peur affreuse. J’ai cru le perdre. Je ne voulais rien voir, rien croire. Comment j’ai pu être aussi aveugle, comment j’ai pu être aussi naïve. Je me sens un peu manipulée, un peu naïve… faibles, comment moi j’ai pu passer à côté un détail aussi frappant que le côté bestial et animal de mon meilleur ami. Comment j’ai pu louper cette étrangeté chez lui ? Je m’en veux, peut-être que les choses auraient pu se passer différemment. Je suis perdue, dans un sens, si je l’avais su tout de suite, je n’aurais pas eu de cœur et j’aurais éliminé la créature sanglante qu’est une sirène. Je n’aurais pas eu Louis à mes côtés et je n’aurais pas pu vivre tout ce que j’ai vécu. Je crains que le Destin me joue un tour. La haine pour ses créatures, la peur d’être livrée à elle… mais cette curiosité, ce côté malsain et presque pervers que j’ai qui commencé à me ronger et me rendre faible. Je ne peux pas tuer Louis pourtant j’ai tiré, je lui ai envoyé ce carreau empoisonné et j’ai entendu sa douleur, j’ai vu la mort se pointer pour prendre son âme… il était hors de question que je gagne un combat comme ça, il était hors de question que je laisse les choses se passer ainsi, ça non, ce n’est pas de ma main que Louis mourrait. Jamais, je ne pourrais jamais vivre avec cet acte sur la conscience. Louis vit dans le tourment d’être ce qu’il est, l’éternité l’emprisonne, il n’a pas la chance d’être comme moi, un simple humain, sans besoin animal, sans besoin monstrueux. Il est différent, je le sais au fond de moi je le sais… il a beau me le dire, je crois que je le savais déjà. L’idée de le perdre m’est totalement insupportable. Je ne peux pas continuer cette liste noire, je ne peux pas l’ajouter et me dire que tout est terminé. Louis ne peut pas me laisser, pas maintenant, pas comme ça. Cette peur me réveille, elle explique pas mal de choses, j’ai encore du mal à tout comprendre, ce n’est sûrement pas le moment de se poser des questions dans tous les cas, il faut juste que j’agisse.

Je tremble de partout lorsque je cherche l’antidote, on en a tous. On torture au poison, on fait du chantage avec l’antidote. J’ai une fiole qui traine. Elle devrait suffire, elles suffisent habituellement. Je reviens faire lui, la hantise de voir qu’il ne respire plus. Il cherche tout l’air possible, il souffre, suffoque, se débat contre le poison que j’ai placé sur le carreau, la peur nous fait faire des actes stupides et irréfléchis, avoir tiré sur Louis est la pire chose que j’ai faite, je m’en voudrais toute ma vie s’il mourrait. Je lui fais avaler le reste de la fiole, je veux juste qu’il respire, il faut que le poison coule dans sa gorge, passe dans sa trachée et descende. Je prie, je le supplie de ne pas me laisser, des mots sortent de ma bouche, peut-être qu’ils sont trop forts, peut-être qu’ils sont déplacés. Je m’emporte, je ne réfléchis pas, j’ai peur qu’il n’entende plus que la colère qui sort de ma bouche, je ne veux pas qu’il pense que je le hais, parce que c’est faux, entièrement faux, il est parfait comme il est, différent, mais parfait, la perfection que je n’ai pas vraiment vue, que je ne comprends pas vraiment, pas encore. Je n’imaginais pas sa vie comme ça, je suis bouleversée, je me sens si inutile, je me sens si faible, les humains ne sont rien pour ce genre de créatures et pourtant j’aimerais être son tout. Pourquoi je le fais souffrir quand il aurait besoin de rire ? N’est-ce pas moi le monstre qui tue aussi bien des êtres… on dit qu’ils sont des abominations et pourtant ce n’est pas le cas, ce n’est pas vrai, s’ils existent c’est que le Créateur, ce Dieu auquel je crois, en a décidé ainsi. L’Enfer ne peut pas porter toutes les erreurs, elle ne peut pas porter tout ce qui fait souffrir l’Humain, qui dit que les sirènes ne sont pas à vénérer ? Qui dit que les loups ne sont pas des demi-dieux loups ? On peut se poser la question sérieusement et si les légendes ne sont pas ce qu’elles sont censées être ?

Les secondes passent. J’attends, nous attendons, il n’y a rien d’autres à faire. Louis est blessé, il ne cicatrise pas vraiment, pas rapidement. J’en connais un paquet sur les créatures, depuis mon enfance, mes contes étaient peuplés de monstres tels que les vampires, les loups-garous ou même les sirènes. J’ai appris en grandissant que toutes les légendes sont vraies, ou presque. J’ai appris à connaître toutes les faiblesses et toutes les forces de ses créatures. Je fais de mon mieux, je suis une bonne chasseuse, on dit que j’ai cela dans le sang, que je suis une guerrière et que je défends justement l’Humanité pendant que les monstres pupulent en ville. Egoïste qui n’a pensé qu’elle ses convictions perdues. La patience n’est pas mon fort et attendre de savoir si j’ai tout perdu tout ce qu’il me reste de vient insoutenable. La voie de Louis résonne. Immédiatement je comprends ses paroles, je ne suis pas bête, je réagis de façon insensée peut-être mais dans ses mots, je comprends une chose hormis ce qu’il me disait précédemment. Des larmes tombent à nouveau de mon visage, elles se mêlent au sang sur le parquet. Mo visage continue de montrer mon opposition avec ce qu’il dit.
« - Non, tu n’es pas une ordure, je t’ai provoqué, j’ai fait en sorte que tu perdes le contrôle, j’ai été bête, totalement irresponsable, je ne voulais juste pas entendre tes paroles, je n’imaginais pas la réalité, j’aurais dû t’écouter… »
Je caresse son visage. Ta tête sur mes genoux, ce corps, cette identité si précieuse. Je pourrais le chérir le reste de ma pauvre existence. Je tremble, j’ai à nouveau cette crainte de l’abîmer, il n’est pas en porcelaine mais j’ai peur de le faire souffrir, de voir la douleur sur son visage et que j’en sois la cause. Je ne me supporterais plus.
Mes questions deviennent plus intimes, il a prononcé un nom, un prénom. Diane. Je veux savoir, c’est malsain, pas clair. Pourquoi j’ai besoin de savoir qui est cette femme ? J’ai un soupçon, je crois savoir, une intuition. Sa femme, celle dont il parlait juste avant, cette même femme qu’il aurait tuée. Ce n’est pas sa faute, le contrôle est la pire des choses pour les créatures avides de sang, le sang parle, il chante, il enivre, c’est pire qu’un whisky, que l’alcool. C’est comme moi et les antidouleurs, comme un drogué et sa came, comme un alcoolique et un verre de vin… le sang est une dépendance qu’il ne maîtrise pas, peut-être seulement pas encore ? On peut arranger les choses non ? Je l’écoute, il reprend, j’entends sa voix me répondre. Je me pince les lèvres, je caresse ses cheveux tendrement. Ses mots sont courts, je les sens presque distants, m’en veut-il ? Je déglutis, on doit attendre que la plaie cicatriser… mais je repense à une chose.
« - Tu as perdu beaucoup de sang… elle ne cicatrisera pas facilement… »
L’idée de lui tendre mon bras n’est définitivement pas une bonne idée. Je pourrais mais ce serait me jouer de lui et je ne suis pas ce genre de personne, le soulager pour quoi ? Tenter à nouveau de le tuer quand il ne pourrait pas se contrôler. Je cherche une solution, sur le moment je n’en vois pas. Je continue de caresser ses cheveux humides de sueur. Je renifle, je regarde ses yeux… je souris comme je peux, j’ai peur de l’avoir brisé, de nous avoir brisé et si plus rien n’était pareil ? J’embrasse son front fiévreux, je continue avec ses joues. Je glisse une de mes mains dans une des siennes et je serre fort. Mon visage se rapproche trop du sien. Mes lèvres des siennes, ce n’est pas un baiser de romance, ce n’est pas ce genre de chose, c’est différent et moi-même je ne sais pas ce que je fais. Je sens le goût métallique et salé de mon sang. Je n’en suis pas dégoutée. J’esquisse un sourire timide. Je le redresse, j’ai asse de force pour cela, je l’installe contre le mur, assis.
« - Ne bouge pas… »
Un baiser sur sa joue, j’ai peur de le perdre, trop peur, cette crainte est horrible, les secondes sont affreusement longues et j’ai peur de le perdre pendant ce petit temps. Je file dans la cuisine, je pense être assez éloignée de lui. Je regarde mon bras, la plaie laissera des cicatrises mais je m’en fiche je crois que je n’en ai vraiment rien à faire à ce moment-là, une cicatrice contre quoi ? La vie. J’hésite. Je tire sur la blessure, elle a commencé à coaguler mais rapidement du sang en sort. Elle est profonde, je ne me suis pas loupée, j’ai fait les choses en grand. J’attrape immédiatement un verre. Ce n’est pas une bouteille que je peux remplir, ce n’est-être même pas assez pour Louis. Mon visage se tord de douleur, je m’agrippe à l’évier. Je serre le poing et le sang coule dans le verre. L’ondine le remplit à la moitié environ. Je sens un vertige me prendre, le sang n’a jamais vraiment eu trop d’emprise sur moi, j’en ai beaucoup vu mais je suppose que les sentiments, mon bouleversement n’aide pas. Je passe mon bras sous l’eau, je ne peux plus vraiment faire sortir de sang de mon avant-bras. Je nettoie donc ce que je peux. Je passe un torchon autour, je fais vite. Je n’ai pas mis cinq minutes, pas que je sache. Je retourne avec le verre dans la chambre. Je m’agenouille aux côtés de Louis.
« - Bois, ne fais pas l’idiot en refusant, ce n’est pas grand-chose, bois s’il te pait »
Je lui mets le verre sous les narines, il ne devrait pas résister si je me réfère à sa réaction de toute à l’heure.
« - Je sais que tu en as perdu bien plus mais je pense que cela peut t’aider ».
Je lui laisse le verre entre les mains, il est maître de son destin. Moi je me livre à une bataille sans pitié en moi pour ne pas trop le toucher, pour ne pas le couver, mon contact ne ferait que l’abîmer. Je m’assoie essoufflée, sûrement plus blanche que d’habitude en face de lui, le dos contre le pied du lit et je me recroqueville contre moi. J’en oublie toujours que je ne suis pas vraiment abîmée, mon peignoir en soie porte les stigmates de notre conflit. Ma peau est couverte de nos sangs. Je tente de ne plus pleurer se noient mais les larmes ne coulent pas. Je me mords fort les lèvres pour garder le contrôle. Puis une phrase stupide sort de ma bouche.
« - Ton heure n’est pas venue, tu vas devoir me supporter, me voir vieillir… je t’interdis de me quitter tant que je vivrais, je peux mourir demain… peu importe, j’aurais toujours besoin de toi Louis… Je n’ai rien vu… J’en suis navrée… d’être rentrée dans ta vie pour la bouleverser… je suis égoïste mais je ne veux pas te perdre. Laisse-moi t’aider… Louis… je t’en supplie. »
Supplication sincère et puissante. Je veux l’aider, je veux l’aimer, je ne le laisserais pas.
« - Chasse-moi de ta vie et je reviens en force… »
Je déglutis… je ne dis qu’une vérité troublante.
« - Tu ne me perdras pas, même si tout nous oppose. Jamais »
Mes pupilles fixent les siennes. Mon regard ne ressemble pas dans à la douceur de mes gestes, il est un peu sévère, je lui prouve que l’on peut se battre, que l’amour peut rassembler, même quand l’on veut prendre les armes, l’amour est plus fort, plus forts que tous les préjugés que l’on pourrait avoir l’un sur l’autre, l’amour est plus fort, il construit, il bâtit. On est dans cette galère ensemble, maintenant on y fera face ensemble.


© Frimelda, sur une proposition de © Blork

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But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer
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Louis de Rochechouart
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trente trois années accrochées à sa carte d'identité. CONTRAT: : Lui se veut seul, mâle solitaire sans accroche mais elle ne le laissera jamais filer. Pour la pureté de leur nom et de leur engeance ô combien maudite. BESOGNE: : Directeur artistique de la maison de haute couture portant les initiales de sa famille. Le R & le M s'inscrivent sur chacune des tenues.
ÉCORCE: : Plusieurs siècles de richesse, presque 400 ans qu'il essaye de quitter le monde ÉCHINE: : Squalo. Il n'en a pas le comportement et beaucoup le pense un hippocampe. Mais lorsqu'on voit la soeur qui le suit comme son ombre on comprends toute les vérités qui s'attachent à leur nom. PRESTIGE: : Il sent, il voit. Il fascine également, de ses yeux bleus si particuliers. Il se nourrit de sang, se gave d'horreur et vomi la terreur qui le consume. @EFFIGIE: : Raphaël Personnaz par Ambrose, gif par Gorgeousmali, aestetic par Bitterblue BAFOUILLES: : 135 PACTE: : 10/07/2017



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Ven 8 Sep - 23:43
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La réalité. Mais la réalité est un mensonge. Comme tout ce qui entoure le quotidien des humains. Tessa est peut-être une chasseuse mais elle vit quand même dans ce que les créatures veulent bien laisser aux hommes. Elle ne sait pas un tier de ce qui se trame dans l'ombre, elle n'imagine pas une seconde ce qui peut vraiment avoir lieu quand les hommes ferment leur paupières. Au milieu de l'obscurité qui hante leur coeur, les monstres sont devenus roi. Louis aimerait tant ne pas être l’un d’entre eux. Car Tessa peut dire ce qu’elle veut mais c’est lui qui lui a sauté à la gorge parce qu’elle s’était saignée. Lui qui a voulu la tuer et qui l’aurait fait si elle n’avait tiré. Car il est incapable de se contrôler, il est incapable de ne pas faire du mal. Il l’aime, c’est une certitude. Et pourtant, il a attaqué. Et pourtant, il l’aurait tué. Il aurait déchiqueté son corps et pire que tout, il y aurait prit du plaisir ; Un plaisir si morbide qu’il se refuse à l’accepter et pourtant son corps ne ment pas. Ses gémissements et ses pantalons déformés ne peuvent cacher le désir qui l’enivre à chaque fois qu’il ose laisser du sang couler dans sa gorge. Adélaïde l’avait compris, avant même que lui le face. Elle s’en était servit pour mieux l’asservir et lui n’avait rien dit. Pas même un murmure.

Il ferme les yeux. Inspire. Expire.

L’odeur de Tessa est encore trop forte pour le requin mais il se retient. Il ne l’attaquera pas et c’est le fumet si particulier de son sang qui enivre la pièce. Un parfum qui le maintient sur terre, qui l’empêche de retourner dans ce monde étrange fait de souvenirs où il s’était perdu. Il revoie, brevement, le visage de Diane flotter dans l’air. Il doit l’oublier mais il en est incapable. Trop de choses se dressent contre l’envie qu’il a de ne plus jamais la voir. Chaque souvenir est marqué par sa présence, chaque murmure lui fait entendre sa voix. Il ne peut s’empêcher de se retourner dès qu’il croise une masse de cheveux blonds ressemblant au blé de Diane. Il ne peut regarder ailleurs quand il voit des traits si similaires sur le visage d’une autre. Pire encore. Il dresse l’oreille dès qu’il entend de l’allemand. Il s’est perdu sur ce qui avait été les terres de son aimée. Il a visité leur résidence et leur dépendance. Mais il n’a jamais mis la main sur quelqu’un qui, dans l’horreur de son obsession, ressemblait à Diana. Car il était devenu un monstre la concernant. Il voulait voir ce qu’était les autres. Il voulait l’aimer à travers une femme lui ressemblant comme deux gouttes d’eau. Puis se haïr parce qu’il avait agit de la sorte. Louis se détruisait. Toujours. Et pire encore, il aimait ça. Car il haïssait cette vie immortelle qu’on l’avait obligé à embrasser.

Le contact des mains de Tessa le rassurait. Doucement. Il écoutait ses mots, sentant son cœur battre plus vite dans sa poitrine. La guérison était en marche et tentait de faire avec le peu de sang encore disponible dans ses veines. Il déglutit, difficilement. Puis ses yeux s’écarquillent. Qu’est-ce que.

Il sent le doux contact de ses lèvres contre sa peau puis contre les siennes. Non. Il a rêvé. L’espace d’un instant, il a sentit le goût de Diane et les souvenirs sont venus hurler à sa porte, sonnant avec violence. Peut-être que ? Non, il n’a pas le droit d’agir ainsi. Tessa a suffisamment souffert. Et pourtant…. Il ne pouvait s’empêcher de se dire des mots qu’il refusait au fur et à mesure. Deux coeurs brisés, deux coeurs détruits. Voilà ce qu'ils étaient. Dans la douleur, ils pouvaient trouver une certaine forme de réconfort mais ils pouvaient essayer de s'en sortir. Il n'avait pas le droit de penser ainsi. Adélaïde tuerait la jeune fille au moment même où elle apprendrait quelque chose. Mais peut-être, tout simplement, qu'elle n'avait pas à savoir. Qu'elle pouvait l'ignorer.

Il réfléchissait lorsqu'il sentit l'odeur du sang. Mais cette fois, Louis était préparé. Il retient sa respiration, il fit taire son air affamé. Il pensait à bien autre chose pour se permettre d'attaquer cette fille dans laquelle il voyait Diane. Ses yeux.... Oui, c'était exactement les mêmes. Tessa avait-elle des origines allemandes ? Il ne lui avait jamais posé la question et peut-être même ne le savait -elle. Car après tout, il avait été en vie bien avant que la jeune femme ne voit le jour, avant même que ses ancêtres ne foulent le sol qu'il arpentait depuis des siècles. Il attrapa le verre, refusant de croiser le regard de Tessa. Son désir s'était réveillé et il voulait le cacher au maximum. C'était le sang, et uniquement le sang. L'odeur si parfaite et enivrante de l'hémoglobine qui l'attirait, qui le faisait voir mille merveille. Ce goût brûlant et liquoreux qui laissait sur la langue des éclats de métal. Il l'avait, trop vite. L'émail de ses dents rougeoyant quand il soupira de contentement avant de se reprendre, détournant les yeux. Elle ne devait pas voir ça et c'était pourtant trop tard. Il aimait son sang, comme il aimait la vision qui s'offrait à lui. Louis le savait. Le sang avait toujours réveillé des pulsions cruelles qu'il haïssait en lui. Il ne pouvait s'empêcher de sentir sa peau frémir et sa beauté revenir. Tessa ne l'avait sûrement jamais vu ainsi. Sous toute la merveille qu'était sa véritable apparence.

Ses mots l'enivrent et sans qu'il ne comprenne vraiment son geste, il se redresse. Ses muscles abdominaux se contractent alors qu'il quitte cette position avachie dans laquelle Tessa l'avait laissé. Ses iris s'ancrent à ceux de la brune et, dans un murmure, alors qu'il se rapproche, il lui souffle :

Il faudra bien plus que quelque conneries pour nous séparer. Son regard se plante, s'attache, s'accroche. Il se rapproche, plus proche encore. Trop proche pour le prédateur qu'il est. Son souffle s'ancre à celui de la belle alors qu'il baisse les yeux sur ses lèvres. Son pouce vient déjà caresser sa joue et il sait ce qu'il va se passer. Le requin s'est éveillé mais le requin est affamée de corps et non de chair. Sa langue maternelle se réveille, chaude, presque aussi brûlante qu'une caresse.Reste avec moi Tessa. Aussi longtemps que l'éternité nous le promet. Elle n'est qu'une humaine aurait hurlé Adélaïde. Mais il envoie déjà sa soeur parler à d'autres statues de sel alors que ses lèvres viennent saisir leur jumelles en un baiser passionné qu'il n'a jamais offert à personne d'autre qu'elle.

Il ne devrait pas faire ça, il le sait. Mais l'homme timide laisse place à quelque chose de bien plus grand. Le requin ne fait pas de concession. Il prend.

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Tessa C. Borromeo
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OSSATURE: : 28 ans, la grâce de l'immortalité ne l'a pas touché, elle vieillit et cela ne cessera jamais. Aucun poison dans ses veines, sa beauté commencera bientôt à se faner et elle dira adieux à sa jeunesse épuisée. CONTRAT: : La vie lui a enlevé son âme-soeur. Mort lors d'une partie de chasse, la veille de son mariage. Elle se considère comme veuve, totalement bouleversée à l'idée de pouvoir remplacer celui qu'elle vient de perdre. BESOGNE: : Avant tout elle est chasseuse à l'Opus Dei, elle est née dans le milieu, a commencé dès son adolescence la formation. Elle est l'une des meilleures de l'organisation depuis une dizaine d'années. Aujourd'hui avec la perte de son partenaire, son fiancé, elle décline, même si elle refuse de le montrer. En parallèle elle est nommée il y a quelques mois conservatrice du musée du Vatican. L'art est une passion, qu'elle mêle à sa religion.
FABLE: : Fille de l'Opus Dei, élevée dans cette haine du surnaturel, elle le connait sur le bout des doigts, elle connait tous les dangers... et pourtant elle aime s'y frotter d'un peu trop près ÉCHINE: : Sur Rome c'est une bête qui est en voie de disparition. L'humanité se perd, le venin se répand, elle fait son possible pour équilibrer les choses mais elle est faible, qu'une faible chasseuse, qu'une faible humaine. PRESTIGE: : Tessa est une battante, une guerrière, elle a été élevée pour protéger l'humanité, elle se défend très bien à la guerre, est-ce un prestige ? peut-être, elle se sent pourtant si faible qu'elle ingère un tas de drogue qui la booste telle que du sang de vampire... tellement qu'elle en devient dépendante. GANG: : L'Opus Dei dira-t-elle. Pourtant elle n'est plus capable de faire aussi bien son boulot, elle réfléchit... un guerrier ne réfléchit pas, il exécute. @EFFIGIE: : Emilia Clarke par Faust ( ava ), Gorgeousmali ( gif ship profil ), Frimelda pour la signa & Bitterblue pour le gif signa ♥ BAFOUILLES: : 188 PACTE: : 07/07/2017



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Mar 12 Sep - 15:13

   


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LOUIS



Je ne sais pas vraiment ce qui se passe dans ma tête. C’est assez difficile à expliquer, avoir cette impression de perdre la dernière personne au monde qui compte autant… c’est trop. L’idée semble insurmontable. Peut-être que je fais la pire des erreurs, peut-être que je le regretterais que Louis me cache des choses, qu’il me ment. Il y a beaucoup d’incertitudes dans ce je fais mais une chose est quand même certaine. Impossible de laisser mourir une personne de plus dans ma vie. A mort semble prendre un malin plaisir à m’enlever les êtres chers dans ma vie. Louis ne peut pas faire partie de cette liste, c’est peut-être trop égoïste finalement comme réaction, peu importe ce qu’il est, il doit vivre, peut-être que je condamne une personne dehors parce que Louis devra la tuer pour vivre, la culpabilité n’a pas sa place pour le moment, juste l’action. Je ne veux pas regretter, je ne veux pas culpabiliser. Louis doit juste se remettre et ne pas m’en vouloir. Ce qui me vient en tête c’est plutôt la peur qu’il ne comprenne pas que moi, je chasse les créatures comme lui, les monstres qui se cachent la nuit, on m’envoie un nom, une adresse et j’exécute. Je sais que l’Opus chasse les créatures qui attirent le plus l’attention, on peut vivre secrètement avec un gène de monstre sans attirer l’attention des chasseurs, la main rouge n’est pas toute puissante. On sait que certaines de nos victimes ne sont pas forcément les monstres que l’Opus dépeint mais les sirènes ne sont-elles pas obligées de tuer pour vivre ? Les wendigo ? Les loups, les vampires… ils sont tous au haut de la chaine alimentaire, nous pauvres humains que sommes-nous face à cette menace ? Peu de chose. Je crois que l’Opus les contrôle par le nombre, si on ne les tue pas, ils seraient de plus en plus nombreux et qui sait comment la race humaine se porterait ? Se portera ? La dualité en moi est dingue, totalement folle, j’ai l’impression d’avoir la responsabilité du monde, d’être une élite qui sait. La pression est grande mais en même temps est-ce que je dois tuer un être cher ? Est-ce que je dois continuer de voir les miens se sacrifier pour cette cause ? Dois-je obéissance aveugle. Je crois, la religion est importante, sinon je ne serais pas une main rouge, mais suis-je obligée d’appliquer les préceptes à la lettre ? Parfois j’ai l’impression qu’on nous manipule dans les deux sens, que l’on ne nous dit pas tout, qu’est-ce que l’on fait subir à ses créatures capturées ? J’ai vu des laboratoires du Vatican, mes parents en gèrent, je revois encore ce loup à moitié en mutation, comme figé entre deux phases. Aujourd’hui, je peux dire clairement qu’il portait toute la misère dans ses yeux, qu’il n’y avait rien de monstrueux, j’ai vu un être démuni, qui souffrait de ce qu’il était et de l’image qu’on renvoyait de lui. Je ne supporterais pas de voir le corps de Louis disséquer sur une table avec des chercheurs autour de lui à tenter de comprendre le fonctionnement d’une sirène. Il n’y a rien de magique dans cela, les créatures sont des êtres de chair, la Terre les a créés et nous, nous nous évertuons à les chasser, les traquer. L’image des monstres est peut-être erronée ? Peut-être qu’ils sont des divinités ? Peut-être que ce sont nous les monstres, on pourrit tout sur la planète, on la détruit à vue d’œil alors pourquoi ne pas imaginer que ce sont à eux de nous chasser pour arranger l’équilibre et l’état de notre planète ? Les légendes sont multiples, elles se contredisent, certains vénères les loup-garous, beaucoup dans les pays de l’est, la Roumanie notamment, pourtant ne dit-on pas que Rome a été sous le règne de Rémus et Romulus, deux humains élevés par une louve ? Alors cela fait-il d’eux des loups-garous ? Ou était-ce leur mère la louve à demi humaine. Et les sirènes, on les retrouve dans tellement de mythologiques, toutes différentes. Les sirènes méditerranéennes étaient des femmes oiseaux, il y a fort à parier qu’elles avaient un lien avec les harpies. C’est surtout dans le nord que les sirènes ont une queue de poisson, des écailles et tout ce qui va avec. Elles n’en restent pas moins aussi diaboliques que leur homologue à plume. Les sirènes n’ont jamais été vu comme des êtres gentils, toujours comme des monstres.

J’aide comme je peux Louis, je le redresse. Je ne fais pas attention au sang partout. Maintenant le mur est taché d’ondine sombre. Peu importe, je n’ai de compte à rendre à personne. Je voudrais faire quelque chose mais j’hésite. Est-ce qu’il acceptera ? Il n’a pas vraiment le choix. Je file dans la cuisine, autant ne pas tenter le diable une nouvelle fois, il faut qu’il se nourrisse et j’ai une plaie au bras assez large pour lui offrir un verre de sang. Je file à l’évier, j’ouvre un peu la plaie qui a commencé à coaguler. Je presse mon bras pour que le sang coule et je le verse dans un verre. Il doit se nourrir, il est faible et la cicatrisation se passera bien mieux s’il prend un peu de sang, c’est d’une logique imparable. Je passe mon bras sous l’eau. J’attends juste que le sang ne coule plus. Je passe maladroitement une bande autour de mon bras. Je file à toute vitesse vers Louis qui attend dans ma chambre. J’ai l’ombre de ses lèvres sur les miennes et je repense au baiser que je lui ai donné. C’était un geste d’affection, de panique. Pourtant elles ont marqué mes lèvres. Je les presse l’une contre l’autre, comme pour l’effacer, l’image d’Adrian revient à toute vitesse, elle aussi je l’efface, ce n’est pas vraiment le moment. Je le force à boire, je ne veux pas qu’il repousse mon idée, il doit boire et m’écouter, pour une fois ! Je le regarde boire, peut-être que les mots que je viens de prononcer, ce discours presque poignant qui vient de sortir de ma bouche, le fait réfléchir. Je suris légèrement, ce qui est drôle c’est que je n’ai pas le moindre dégout. Lorsque je vois qu’il termine son verre, je soupire de soulagement, j’espère que cette idée ne sera pas vaine. Je patience. Les secondes semblent être des minutes et les minutes des heures, c’est presque l’éternité.

Il se redresse, il semble … je ne saurais dire, plus lumineux, Louis est un bel homme mais le sang, l’effet de mon hémoglobine semble le sublimer. Je reste presque hypnotiser par sa simple présence, son aura semble puissante d’un coup. Il ne m’a jamais attiré autant. Il se redresse donc et son visage s’avance dangereusement vers moi. Sa réponse résonne en moi et un frisson électrique parcourt mon corps. J’ai envie de sourire, mais je suis figée, mes yeux plantés dans les siens. Je tremble presque sous les émotions fortes, ses mots me touchent, me font de l’effet, m’attirent. J’ai envie de la toucher d’avantage, mais j’ai peur, peur de le tenter, de le réveiller comme il ne faudrait pas. Pourtant le premier à toucher l’autre ce n’est pas moi, je sens sa main sur ma joue. Je savoure la caresse si tendre. Alors le temps s’accélère d’un seul coup, ses lèvres viennent heurter les miennes avec force et passion. Mon cœur s’emballe et mes bras l’enlacer. Mon corps peu habillé colle son torse nu encore taché de sang. Je ne pense même pas à l’ondine, je ne pense plus à rien, juste à lui, Louis. Le désir monte, le plaisir arrive. Je l’attire à moi, je recule en montant sur le lit où nous avons passé une nuit chaste. Qui aurait pensé que tant d’événements pourraient arriver ? Je sens son poids sur moi, sa chaleur corporelle, j’aime cela. Je ne sais pas ce que nous sommes sur le point de faire, est-ce une bêtise ? Rompre les accords d’une parfaite amitié ? Ou renforcer un lien si particulier ? Qu’est-ce qui me lie à Louis ? Je sais ce que cela n’a rien à voir avec Adrian. Lui était mon âme sœur et la vie me l’a volé, je ne sais même pas comment on fait pour réapprendre à vivre. Louis m’aide et même dans cet instant, il est la meilleure chose que j’ai. Je lâche sa nuque pour dénouer le nœud de mon peignoir en soie, d’ailleurs il est fichu vu toutes les taches de sang mais peu importe. Je le retire maladroitement et je fourre dans un coin sans plus y penser. Mes lèvres ne se décollent pas des siennes, lorsqu’elles le vont l’espace d’une seconde, c’est pour les réclamer à nouveau. J’ai alors juste le besoin de lui répondre, je prends un moment pour ne pas précipiter les choses. Je stoppe un baiser et je le regarde dans les yeux, mes mains passent dans ses cheveux, caressent son visage tendrement. Je souris légèrement.
« - Je reste avec toi, quoiqu’il arrive, je te le promets »
Je l’embrasse longuement, passionnément. Une promesse que je compte tenir. Je suis prête à tout.

© Frimelda, sur une proposition de © Blork

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Louis de Rochechouart
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trente trois années accrochées à sa carte d'identité. CONTRAT: : Lui se veut seul, mâle solitaire sans accroche mais elle ne le laissera jamais filer. Pour la pureté de leur nom et de leur engeance ô combien maudite. BESOGNE: : Directeur artistique de la maison de haute couture portant les initiales de sa famille. Le R & le M s'inscrivent sur chacune des tenues.
ÉCORCE: : Plusieurs siècles de richesse, presque 400 ans qu'il essaye de quitter le monde ÉCHINE: : Squalo. Il n'en a pas le comportement et beaucoup le pense un hippocampe. Mais lorsqu'on voit la soeur qui le suit comme son ombre on comprends toute les vérités qui s'attachent à leur nom. PRESTIGE: : Il sent, il voit. Il fascine également, de ses yeux bleus si particuliers. Il se nourrit de sang, se gave d'horreur et vomi la terreur qui le consume. @EFFIGIE: : Raphaël Personnaz par Ambrose, gif par Gorgeousmali, aestetic par Bitterblue BAFOUILLES: : 135 PACTE: : 10/07/2017



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Jeu 21 Sep - 22:18
Thème


Pourquoi en arrive-t-il là ? Qu'est ce qui lui passe par la tête ? Quelle créature affamée le tient éveillée ? Sa conscience aurait dû l'arrêter. Sa conscience aurait dû l'empêcher de sauter sur Tessa alors qu'elle s'ouvrait le poignet. Cette même conscience qui aurait dû le faire partir en courant lorsqu'il s'est su sauvé d'une mort dans laquelle il aurait dû tomber. Qu'est ce qui lui est passé par la tête ? Qu'est ce qui lui passe par la tête maintenant, alors qu'elle est là, devant lui. Pourquoi vient-il caresser ses lippes des siennes ? Pourquoi a-t-il envie d'elle, aussi brusquement, aussi violemment. Il sait l'effet qu'a toujours eu l'hémoglobine sur lui. Mais le désir le transperce, l'enivre. Il a l'impression d'être ailleurs, dans un autre monde, dans un autre lieu. Il a l'impression de découvrir quelque chose qu'il n'aurait jamais dû accepter. En d'autre moment, le requin aurait poussé un léger soupir et se serait enfermé dans sa solitude, comme à chaque fois qu'il lui fallait du temps pour comprendre. Au lieu de ça, il s'enfonçait dans le vice, il se perdait dans le pêcher. Il devenait ce qu'il avait toujours haït. Mais comment résister à la créature qui s'offrait ? Comment résister alors que son corps tout entier lui hurlait de la prendre, de la saisir, de la faire sienne. Comment pouvait-il se dire non alors que la créature qu'il était réellement se délectait déjà par avance de se qu'il s’apprêtait à faire ? Il aurait dû dire non. Il aurait dû écouter la conscience qui se faisait lentement bâillonner par Asmodée lui-même. Il n'en fit rien.

Ses doigts se glissèrent sur le derme opalescent. Il en aimait le touché, il s'en emplissait l'odorat. Il ferma les yeux alors que les mains de Tessa se glissaient dans sa chevelure. Ses mains étaient douces, son souffle n'était pas court. Il n'était pas enivré. Il ne l'était qu'à moitié. Le monstre n'avait plus lieu d'être. C'était lui, Louis, comme il l'avait toujours été. C'était sa douceur et sa gentillesse. C'était ses iris qui se perdaient dans l'horizon de celle de Tessa. C'était ses lèvres qui revenaient chercher celle de la chasseuse. C'était leur instant, hors du temps et de la vérité. Il y aurait un temps pour regretter. Ce n'était pas tout de suite.

Elle quitta le peu de tissu qu'elle portait encore, ne laissant qu'entre leur deux corps qu'une minuscule barrière de tissu et de dentelles. Il ne l'avait jamais vraiment regardée. Tessa était sublime dans son habit d'Eve, entourée par son propre sang. Louis se surprit à trouver le carmin magnifique. Il l'avait toujours dégoûté mais voilà, alors que les vices s'éveillaient, qu'il apprenait à l'aimer. Il devait apprendre à aimer. Réapprendre. N'étaient-ils deux corps trop brisés par le destin ? N'avaient-ils à leur tour le droit de goûter à l'interdit. Ils s'étaient jurés un amour éternel, une amitié fusionnelle qui les éloignerait de tout. Ils s'étaient enfermés dans leur bulle sans même le savoir alors qu'ils remontaient, ensemble, lentement la pente qu'on leur avait jetée au visage. Du moins qu'ils essayaient. Car Louis le savait parfaitement. Ce soir n'était pas né de sentiment. Et pourtant, il en avait envie. Il en avait bien trop envie. Peut-être pour dire, enfin, adieu à l'âme qu'il aimerait toujours. Peut-être pour faire pour de bon le deuil de celle qu'il avait pour toujours perdu ? Peut-être tout simplement car il se sentait trop seul loin d'elle. Il aurait dû la rejoindre à l'époque. Il en avait rêvé. Mais Adélaïde l'en avait empêché et depuis, il ne pouvait se résoudre à se laisser encore tomber dans ses noirs souvenirs. Il y avait des gens qui comptaient sur lui. Des gens mortels qu'un jour, il pleurerait. Des gens mortels qu'un jour il irait voir, enroulé dans le linceul de la vieille. Tessa en faisait partie. Mais Tessa était pour l'instant encore jeune et belle. Encore trop triste pour qu'ils se réinventent un monde.

Ses mains se heurtèrent aux derniers vestiges de vêtements qui restaient sur la peau de la chasseuse. Plongeant dans ses yeux, il lui demanda d'un simple regard si c'était ce qu'elle voulait. Si c'était au plus profond de son désir, si elle aussi ressentait cette envie qu'il savait guidé par la magie. Puis, alors qu'il retrouvait ses lèvres, il termina de l'offrir, nue, aux regards insolents. Il la connaissait par coeur. Il n'était peut-être pas le meilleur ami gay que tout le monde pensait mais jamais il n'avait voulu la regarder comme une amante. Comme une soeur seulement. Et le destin se jouait à nouveau de lui.

Il lui fit l'amour. Avec la douceur d'un amant timide, avec les gestes peu assuré de celui dont l'expérience était trop lointaine. Il n'avait touché personne depuis... depuis cette terrible nuit dont les échos revenaient en flash. Puis, lentement, son instinct reprit le dessus sur ses pensées. Il se laissa aller, se laissa guider là où il la sentait plus attirée. Il voulait la faire toucher ses étoiles, ils voulait oublier. Il n'avait plus peur du lendemain. Le requin se réveillait, doucement, alors que ses dents venaient chatouiller la gorge de la chasseuse. Il ne la mordrait pas. Il jouait seulement. Il se glissait au plus profond d'elle-même, découvrant un jardin secret qui demeurait le seul entre les deux amis devenu brutalement trop proche. Il n'avait plus faim de son sang, simplement de son corps. Et c'est cette même faim qui l’entraîna à l'aimer, pour un instant et une durée trop faible aux yeux de l'éternité de la sirène. Il se sentait revivre. Il se sentit mourir. Et au moment même où il gémit plus fort, la culpabilité revient hurler à son oreille.

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Tessa C. Borromeo
OPUS DEI - OPEN-WOUNDED
OSSATURE: : 28 ans, la grâce de l'immortalité ne l'a pas touché, elle vieillit et cela ne cessera jamais. Aucun poison dans ses veines, sa beauté commencera bientôt à se faner et elle dira adieux à sa jeunesse épuisée. CONTRAT: : La vie lui a enlevé son âme-soeur. Mort lors d'une partie de chasse, la veille de son mariage. Elle se considère comme veuve, totalement bouleversée à l'idée de pouvoir remplacer celui qu'elle vient de perdre. BESOGNE: : Avant tout elle est chasseuse à l'Opus Dei, elle est née dans le milieu, a commencé dès son adolescence la formation. Elle est l'une des meilleures de l'organisation depuis une dizaine d'années. Aujourd'hui avec la perte de son partenaire, son fiancé, elle décline, même si elle refuse de le montrer. En parallèle elle est nommée il y a quelques mois conservatrice du musée du Vatican. L'art est une passion, qu'elle mêle à sa religion.
FABLE: : Fille de l'Opus Dei, élevée dans cette haine du surnaturel, elle le connait sur le bout des doigts, elle connait tous les dangers... et pourtant elle aime s'y frotter d'un peu trop près ÉCHINE: : Sur Rome c'est une bête qui est en voie de disparition. L'humanité se perd, le venin se répand, elle fait son possible pour équilibrer les choses mais elle est faible, qu'une faible chasseuse, qu'une faible humaine. PRESTIGE: : Tessa est une battante, une guerrière, elle a été élevée pour protéger l'humanité, elle se défend très bien à la guerre, est-ce un prestige ? peut-être, elle se sent pourtant si faible qu'elle ingère un tas de drogue qui la booste telle que du sang de vampire... tellement qu'elle en devient dépendante. GANG: : L'Opus Dei dira-t-elle. Pourtant elle n'est plus capable de faire aussi bien son boulot, elle réfléchit... un guerrier ne réfléchit pas, il exécute. @EFFIGIE: : Emilia Clarke par Faust ( ava ), Gorgeousmali ( gif ship profil ), Frimelda pour la signa & Bitterblue pour le gif signa ♥ BAFOUILLES: : 188 PACTE: : 07/07/2017



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Mer 4 Oct - 20:25

   


Heart by heart
ft
LOUIS


Ses mains sur mon corps. C’est nouveau. Ce n’est pas celles que je voudrais sentir, ce n’est pas Adrian. Pourtant je me laisse aller. Je sens ses lèvres prendre les miennes, c’est agréable. J’ai cette impression de nouveauté, d’évolution. Je n’avais jamais embrassé Louis avant, même tout à l’heure lorsque j’ai posé mes lèvres sur lui alors qu’il était à demi inconscient, c’était par peur, rien à voir avec ce qui se passe maintenant. Je ne suis même pas sûre que ce soit tout à fait réel, je ne suis pas sûre de comprendre les faits mais j’ai une certaine impression de libération. Un poids qui s’enlève, il s’envole et c’est le poids du corps de Louis qui le remplace. La sensation est délicieuse, il est brulant, peut-être tout autant que le mien. On grimpe sur le lit, je l’attire à moi, je ne sais pas si l’idée est judicieuse, si c’est bien ce que nous sommes en train de faire, je ne sais plus rien, je ne réfléchis plus vraiment. L’action prime, je le désire, je n’avais jamais vu Louis comme cela, avant je n’avais pas à le faire, j’étais une fille engagée et amoureuse. Aujourd’hui, je reste amoureuse, mais d’un mort. Adrian ne reviendra jamais, est-ce qu’il voudrait que je reste en deuil toute ma vie ? Je ne crois pas… pourtant je sais que je vais y penser, je sais qu’il ne sera pas loin dans son esprit et que la comparaison sera forcément là. Adrian était l’homme de ma vie, cela ne veut pas dire que Louis va prendre sa place, je ne sais même pas ce que cela va vouloir dire, ce que ça veut dire en ce moment, je suis totalement perdue. Est-ce simplement du désir ? Est-ce des sentiments qui naissent ? Je crois que nous sommes deux êtres totalement perdus. On trouvera des réponses après, quand il sera trop tard, lorsque nos deux corps auront scellé notre passion, on ne peut pas parler d’amour… ou si mais ce n’est pas le grand amour, pas celui qui porte la lettre A en majuscule.

Mon esprit me renvoie des moments douloureux en mémoire lorsque les lèvres de Louis glisse dans mon cou, que ses mains caressent intimement mon corps. Je frissonne parce que je repense à Adrian. Il était plus sauvage moins doux, nous étions plein de passion, plein de force lorsque nous faisions l’amour, je trouve Louis doux et passionné, c’est tout autant intense mais différent. Rapidement on ne fait plus qu’un, il me fait l’amour et lorsque je ferme les yeux c’est Adrian que je vois, c’est Adrian que j’imagine. C’est plus fort que moi, Louis n’est pas en faute, c’est un amant parfait, pourtant mon cœur ne lui appartient pas réellement, il appartient à un défunt, un fantôme que je n’arrive pas à mettre derrière moi, je ne sais même pas comment on fait pour vivre sans son âme-sœur. Comment on fait quand il manque une partie de vous ? Comment on est censé se réparer ? Est-ce que la réparation est possible ? Il me manque un bout de mon cœur, il ne bat plus sans en souffrir, comment je fais pour ne plus avoir mal ? Je sais que Louis ne pourra jamais remplacer Adrian et je ne veux pas qu’il soit à cette place étrange. Louis et moi nous sommes semblables dans l’instant, il a perdu sa femme, j’ai perdu mon homme. Lui c’était peut-être il y a des siècles moi et moi il y a quelques mois, cet étrange vide nous a rapproché et peut-être qu’aujourd’hui il nous relie plus fort ?

Je tente d’oublier un peu Adrian, aux creux de mon oreille j’entends les gémissements de Louis et les miens glissent aux siennes en guise de réponse. J’ai chaud, je bouillonne, c’est presque malsain de faire cela alors qu’il y a quelques minutes Louis était à deux doigts de la mort. Comment fait-on pour éprouver un tel plaisir alors que tout est différent ? Mes mains glissent dans son dos, sur ses fesses, elles remontent dans ses cheveux et doucement le bout de mes doigts rencontrent les branchies, celles que j’ai si longtemps ignoré. J’ai l’impression de découvrir une autre personne, Louis semble être un autre homme, un tas de choses s’expliquent du fait de sa nature, je comprends un tas d’incohérences. Cette relation avec sa sœur, cette femme si protectrice avec lui, si elle sait que je suis une chasseuse, peut-être voulait-elle protéger son frère ? Louis semblait ignorer ma véritable mission… Et puis cette impression de beauté parfaite chez Adélaïde, j’étais jalouse parfois qu’elle puisse attirer autant l’attention, pas que j’aime avoir tous les regards sur moi, mais sans faire le moindre effort, elle était la reine. Comment peut-on tout avoir de la sorte ? Trop pour elle et pas assez pour les autres. Peu importe. J’ai l’impression d’être dans une sorte de lumière, la vérité a été pénible mais il fallait qu’elle sorte.

Je sais que je fais n’importe quoi, que mon rôle n’est pas de coucher avec une sirène et pourtant, je suis dans ses bras et je n’ai pas la moindre crainte à me laisser aller avec lui. Il ne me fait plus vraiment peur, je crois que je n’ai pas eu peur, mon instinct de survie a pris le dessus. J’ai envie de lui faire confiance et ce petit risque à être dans ses bras me rend plus vivante. C’est tout ce que je cherche, je veux être vivante et ne pas me laisser aller par cette dépression qui m’envahie. Adrian est parti mais moi je vis, je dois vivre et j’ai encore besoin de me risquer à tout cela pour me rendre compte que mon cœur bat bel et bien et qu’il fait mal.

Ce moment avec lui est intense. Je m’accroche à lui, il est ma bouée de sauvetage. Et nous jouissons ensemble. Mon souffle heurte sa peau, je tremble, je n’ai pas vraiment froid, je crois que je vais une espèce d’overdose d’émotions, je suis perdue et je commence à réfléchir à ce qui vient de se passer. Alors qu’il tombe à mes côtés dans les draps défaits de mon lit, je regarde le plafond. J’ai envie de pleurer tout d’abord, c’est la première chose, j’ai l’impression d’être horrible… j’ai cette impression d’avoir trompé Adrian, de ne plus être moi-même, je suis totalement perdue. Je reprends mon souffle et ma main cherche celle de Louis, mes doigts rencontrent les siens et je les serre. J’ai peur de croiser son regard. Je prends mon courage à deux mains et ma tête tourne vers lui. Je souris timidement. Je tourne pour me blottir contre lui, je souffle et je cache mon visage dans son cou. Mon corps nu contre le sien ne me dérange pas, il n’y a plus de pudeur à avoir entre nous n’est-ce pas ? Je cherche des mots, je sais quelque chose à lui dire, à me dire, je ne supporte pas ce silence. Je me redresse d’un coup, cette impression d’avoir mal agit revient. D’avoir fait quelque chose de peu correct, pourtant je n’ai pas forcé Louis, il ne m’a pas forcé. J’enlace mes genoux, des larmes montent. Ce moment aurait dû être très bien mais quelque chose ne va pas.
« - Je suis désolée… c’était… génial… vraiment ! C’est juste… cela fait beaucoup d’un coup »
C’est les émotions qui ressortent, l’annonce de la nature de Louis, la peur de le perdre, ce baiser passionné, puis l’acte lui-même.
Je tourne ma tête vers lui, je me relaisse glisser contre mon ami.
« - Je ne veux pas que ce soit une erreur, ce que l’on vient de faire, je refuse que l’on voie cela comme une erreur tous les deux… »
Je l’embrasse dans le cou, affectueusement. Je caresse doucement sa joue. Je reste contre lui, finalement c’est la meilleure position pour digérer tout ce qui vient de se passer.


© Frimelda, sur une proposition de © Blork

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Louis de Rochechouart
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trente trois années accrochées à sa carte d'identité. CONTRAT: : Lui se veut seul, mâle solitaire sans accroche mais elle ne le laissera jamais filer. Pour la pureté de leur nom et de leur engeance ô combien maudite. BESOGNE: : Directeur artistique de la maison de haute couture portant les initiales de sa famille. Le R & le M s'inscrivent sur chacune des tenues.
ÉCORCE: : Plusieurs siècles de richesse, presque 400 ans qu'il essaye de quitter le monde ÉCHINE: : Squalo. Il n'en a pas le comportement et beaucoup le pense un hippocampe. Mais lorsqu'on voit la soeur qui le suit comme son ombre on comprends toute les vérités qui s'attachent à leur nom. PRESTIGE: : Il sent, il voit. Il fascine également, de ses yeux bleus si particuliers. Il se nourrit de sang, se gave d'horreur et vomi la terreur qui le consume. @EFFIGIE: : Raphaël Personnaz par Ambrose, gif par Gorgeousmali, aestetic par Bitterblue BAFOUILLES: : 135 PACTE: : 10/07/2017



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Mer 11 Oct - 23:01
Thème


Alors qu'elle se colle à lui, alors que leur doigts se touchent, le coeur de Louis explose. Il n'aurait pas dû faire ça. Il a l'impression de l'avoir trahit. Elle est morte depuis longtemps et pourtant il a l'impression de l'avoir détruire, de lui avoir arraché le coeur, de l'avoir pour de bon enterer. Il n'a pas à faire ça. Il doit être fidèle à Diane, il ne doit rien oublier. Il a envie de fuir, il a envie de disparaitre et de se terrer dans une tanière où le mal qu'il crée autour de lui ne sera plus qu'un banal souvenir. Son coeur bat trop fort alors qu'il l'entends pleurer. Il a mal d'avoir fait ce qu'il a fait, encore plus avec celle qu'il considère comme sa plus proche amie. Il a tout trahit. Il les a toutes trahit et pire encore, il s'est lui même trahit. Il s'est enfoncé dans l'âme un puis de noirceur qui le fait trop souffrir. Il a envie de rentrer chez lui. De boire, de disparaitre, de fumer une cigarette pour sentir un autre poison que celui de la luxure s'enfoncer en lui. Comment a-t-il pu faire ça ! Comment a-t-il pu aussi facilement perdre le contrôle de lui-même. Tessa pleure encore son fiancé qui lui se jete sur elle comme le prédateur qu'il est au plus profond de son coeur. Il déglutit, frisonne alors qu'elle se blotti contre lui. Les réactions humaines lui semblent brutalement incongrues. Ou bien n'est ce que celle de Tessa ? Le requin vient de se nourrir et a laissé sa proie vivante, chose qui ne devrait normalement pas être possible. La première fois qu'il avait tué, le corps devant lui n'était plus qu'un charnier dans lequel il ne pouvait pas même reconnaitre le visage de Diane. Un spamme lui arrache le ventre. Il s'est gavé de sang ce soir.

Et elle le touche. Et chacun de ses gestes les éloigne un peu plus. C'est lui qui va mettre fin à tout. Lui qui ne peut plus la regarder dans les yeux, lui qui se haït de ce qu'il vient de faire. Lui qui salive encore toujours en voyant la veine qui palpite à la gorge de Tessa. Alors il éloigne sa main de son visage, presque trop violemment.

Je peux pas. Je...Il évite ses yeux, évite son corps. Il s'éloigne de la chaleur qui emane de sa meilleure amie. Il veut fuir cette amante passagère. Il a l'impression d'avoir rompu ses voeux, quand bien même la mort l'a depuis longtemps séparé de celle qu'il aime. Je suis désolée Tessa. Je peux pas dire que c'était quelque chose de bien qu'on a fait. Sa langue maternelle est revenue toute seule, comme sous le choc de ce qu'il vient de faire. Comme étranglée par l'impossibilité de ce qu'il est en train de faire.

Il s'éloigne d'elle, comme brûlé. Il s'assoit sur le bord du lit, il refuse de la regarder. Son corps nu est un appel à quelque chose qu'il refuse de faire. Il ne peut pas. Il ne veut pas. Il pourrait la tuer. Il pourrait la détruire sans même frémir.

On aurait jamais dû faire ça.

Ses doigts agrippent des mèches trop longues alors qu'il a envie de hurler. Il doit partir. Immédiatement sans quoi il ne pourra plus jamais se regarder dans un miroir. L'odeur qui lui brule les narines lui fait mal. Le sexe et le carmin se mélangent, comme dans une orgie que les gens de sa race aimeraient. Il n'est pas comme eux. Il ne veut pas être comme eux.

J'dois partir. Je suis désolé. Vraiment. C'était une erreur. Je suis désolé.

Il ne lui laisse pas le temps de répondre qu'il s'est déjà levé. Ses doigts s'agripent à son pantalon et il se rend compte qu'il tremble. Il peine à attacher sa ceinture, enfile sa chemise couverte de sang sans prendre le temps d'accrocher les boutons, tout incapable qu'il est de faire quelque chose de ses dix doigts. Ses mains tremblent, encore plus, alors qu'il tourne enfin le regard vers elle. Leurs yeux s'accrochent, s'embrassent. Les larmes qu'il voit dans ceux de Tessa lui arrache le coeur mais il ne peut pas. Une seconde de plus dans cette chambre puant la luxure et il la tue. Son véritable visage s'affiche devant lui. Il est un monstre. Un monstre incapable de ne pas trahit ceux qu'il aime.

Désolé. Vraiment.

Et il tourne les talons. Pas vraiment d'adieu. Juste des larmes sur son passage. Elle est humaine. Ils ne sont pas fait pour s'approcher ou se côtoyer. Adélaïde l'avait prevenu. Il ne pourra que détruire ceux qui ne sont pas assez fort pour l'aider à résister à la tentation. Ce n'est pas un adieu. Juste un au revoir forcé qu'il regrette à peine la porte claquée dans son dos. Il a envie de faire demi tour. Il se presse pourtant jusqu'à l'atelier. Là bas, il sera seul. Là bas, il pourra s'oublier dans le travail. Là bas, il pourra arrêter de penser à ce qu'il vient de faire.

_________________
You spoke made the heavens, You broke the power of sin and death


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