« Hydrophobia » ❧ Ft. Micaela

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Marius L. Vitale
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trentaine apposée sur la paperasse factive, échine piégée entre deux âges. CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté. BESOGNE: : Déposer des pierres précieuses sur les cous dénudés, joaillier alors que le jour défile, artiste de rue lorsque le feu de la soif commence à ravager les entrailles. Crapahuteur au Vatican lorsque la nuit tombe, pour tenter de mieux comprendre les hommes.
ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. Belle gueule juvénile mensongère et factice. ÉCHINE: : Fils de l'ondine dévorant les souffles. Pesce aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, seul maître de mon échine, détournant le regard des bas fonds vers lesquels elle entraine son peuple. @EFFIGIE: : Brendon Urie ❉ DΛNDELION BAFOUILLES: : 2291 PACTE: : 09/04/2017



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Lun 17 Juil - 13:35

« Bang, bang, give me fame. Shoot me up to entertain. I am a semi-automatic lonely boy. You're dead, I'm well fed. Give me death or give me head. »

Nocturne. Cercle lunaire dominant, aura mortifère  insufflé par sa lueur tamisée. Crasse crépusculaire qui dégueule dans les ruelles, nuit des chiens qui errent dans les boyaux obscurs, parvenant presque à entendre leurs jappements alors que les autres, cabots armés jusqu'aux dents de l'Opus Dei, s’affairent. Ballet dont le ton est donné, délétère, certainement pas le moment de laisser trainer ma carcasse dans les environs. Le genre de nuit d'habitude éludée, goût du risque, mais pourtant pas suicidaire à ce point, risque que la solitude ne soit entravée. La faim fut la responsable, détestable torture qui assèche les entrailles, détériore l'échine, belle gueule qui s'efface, besoin de voler un souffle, urgence. Elle tiraille, appâté.

Délicieux clapotis d'une fontaine, ondine rassurante et translucide qui trône, éternel besoin que de faire mes crasses en ses abords à défaut d'y plonger, stagnante qui pouvait se plier aux exigences, devenir tempétueuse. Main baladeuse qui se perd, donzelle capturée dans un flou vaporeux, ne pas devoir faire la fine bouche, frustration que de devoir tricher en cette nuit, ne pas prendre le temps de faire la chose correctement. Chasse accélérée et détestable, amertume que d'avoir cette sensation de ressembler d'avantage à une sangsue terrestre. Fredonnement qui perdure, se glisse, capture son attention, m'impose en tant que maître de son échine, l'entravant dans mes filets, sentiments factice qu'elle se crée d'elle-même, laissant ses doigts se perdre sur ma carcasse, presque aussi affamée, s'offrant d'elle-même, conditionnée à en éprouver du plaisir pour qu'elle garde ses lèvres clauses. Lèvres qui se percutent en une danse délicieuse, avides, mêlant un instant les souffles. Elles dévient dans son cou, tâtent son épiderme alors que son rire cristallin se mêle au clapotis de la fontaine sur laquelle elle est installée. Naïveté.

Tenailles aiguisées qui pointent, libérées. Babine qui se redresse alors que les crocs affutés percent sa carne, cherchent la jugulaire, font jaillir l'ondine purpurine qui glisse au palais, récoltée avec soin. Exquise. Souffle absorbé via le carmin, dérobant ses années sans le moindre scrupule, sirène voleuse dont le derme se ravive, retrouve sa beauté juvénile illusoire et factice. Gestes imprécis qui se dessinent de la part de la dévorée, pantin désarticulé qui tombe dans mes bras au fil des secondes, ôtée de sa vie. Dernière effluves capturées, gourmandes, estomac repus de par l'abominable gloutonnerie, rassasié. Langue qui passe sur les crocs, lèvres encore couvertes du suc, coupables.

Cliquetis d'une arme qui s'élève dans mon dos, provoque un frisson alors qu'un tout autre jeu, détestable, commence. Donzelle cadavérique relâchée au sol, revers de main effaçant par réflexe les preuves des babines. Monstruosité à découvert alors qu'un chasseur s'en mêle. « Putain ! » Le mot s'échappe, fend le silence des lieux. Ne prendre qu'une seconde pour détailler la brune qui vient d'apparaître. Bien ma veine. Ondine qui bouillonne dans son bassin, ne quémande qu'à arrêter la silhouette armée qui se dresse, chienne de l'Opus Dei en traque. Un autre réflexe parfaitement idiot est pourtant préféré, jambes illusoire entamant une course, s'élançant sur le pavé de la ville éternelle à grandes enjambées, visant les rives du fleuve qui ne sont pas bien loin, eaux troubles et salvatrice du Tibre qui permettraient de m'y effacer, prendre l'avantage, disparaître.


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Dernière édition par Marius L. Vitale le Ven 1 Sep - 18:24, édité 2 fois
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Micaela Orsini
LYCANS - HOWL TO THE MOON
OSSATURE: : 42 ans, petit gabarit musclé et plein de ressources CONTRAT: : Célibataire BESOGNE: : Pas le temps de faire autre chose que chasser pour l'Opus Dei
FABLE: : Des vilains pas beaux qu'il faut buter et je crois que je suis douée. ÉCHINE: : Un truc bâtard qui s'ignore, j'aurais du sang de loup dans les veines. @EFFIGIE: : Penelope Cruz ♦ moi // Signature ♦ Justayne BAFOUILLES: : 3614 PACTE: : 15/02/2017



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Jeu 20 Juil - 22:25


Hydrophobia Marius & Mica Les mains cramponnées sur les rebords du lavabo. Les muscles sont sous tensions comme toute ma chair. J’empoigne si fort la faïence, que la jointure de mes doigts est livide tant le sang n’y circule plus. Les traits de mon visage sont tendus, crispés. Grimaces infligées par la douleur cancéreuse qui me dévore les entrailles quand cette garce lunaire se fait ronde. Il y a bien longtemps que je ne prends plus les traitements imposés par la bienveillance de l’Opus. Cela n’a servi à rien à part m’empoisonner.
Je sais que ça va passer. Ça finit toujours par passer. Ça…..va……passer….putain.
Si la douleur s’altère, elle devient lancinante, prête à surgir de sa planque pour se rappeler à moi.

Vous pensez bien que mon humeur n’est pas couleur éléphant rose mais totalement en harmonie avec cette foutue gangrène, lorsque j’arrive au QG de l’Opus. Humeur massacrante. Désir de mordre. Besoin de se défouler. La liste s’allonge à mesure que l’astre lunaire inonde le ciel de ses lueurs et quand j’entends ça :

– ORSINI. Dans mon bureau.  

Lui là, qui gueule comme un chien enragé, c’est le boss de mon service, Monsieur Va Te Faire Foutre. Et encore là je m’estime chanceuse car il n’a aboyé que mon nom et non toute sa phrase. Je lui réponds d’un salut militaire qui se veut plus moqueur que formel. Pose mes affaires avant de me rendre dans son petit nid douillet.
Un toc léger sur le chambranle de sa porte pour lui signaler que je suis là, l’obéissance incarnée. Oui moi aussi je n’y crois pas des masses à mon infaillible obéissance mais autant faire semblant, ça clamera sa pile cardiaque.

– Je vous colle en filoche. Vous êtes le profil idéal pour le job.
– Vous plaisantez !! Une filature !! C’est une punition ?
– Vous me faites chier Orsini. Vous savez lire, non ? Alors lisez-moi un peu ce qu’il y a d’inscrit là.
Me désigne-t-il en pointant la plaque qui trône sur son bureau.
* Gros connard ? * Songeais-je.
Bien sûr que je ne lis pas et évite de dire ce que je pensais mais je constate qu’il n’y a pas que moi de lunatique dans cette pièce.
– C’est qui ?
– Un certain Marius Vital…une sirène.
Je m’abstiens de crier “QUOI !! NON ” je déteste la flotte et donc par ricochet tout ce qui s’y trouve dedans. Puis je ne suis pas une spécialiste de ces créatures de l’eau, Il me fait chier là, c’est encore une de ces missions merdiques qu’il adore me coller sur le dos.
– C’est Bosco le spécialiste des sirènes….moi je fais dans le lycan.
– Justement vous passerez inaperçue….allez dégagez-moi le plancher là.

Un dossier – maigre – manque de s’envoler par terre quand il le pousse vers moi. Heureusement pour lui mes réflexes sont bien plus rapides que la moyenne comme mes sens d’ailleurs.
Je potasse les quelques feuilles sur ce Marius dont la tronche ne me semble pas inconnu. Mhm un joaillier, c’est p’t-être ça. Mais plus loin, bien plus loin – deuxième page quoi – j’ai l’illumination divine qui réveille mon cerveau bercé par la mauvaise humeur lunaire.

* Je sais où je l’ai vu !! Ça y est *

J’ai déjà croisé sa bille. Opus Dei. Oui oui Opus Dei. Non il n’est pas de la maison mais aspire peut-être à quelque chose. Je ne vois pas ce qu’un monstre ferait à taquiner l’Opus si ce n’était pas pour en faire partie. Je claque le dossier, toujours en cogitant.

* C’est vrai qu’à chaque fois que je l’ai vu, il s’affichait avec l’un des nôtres. L’une plus exactement. *

Putain, ne me dites pas que c’est pour une supposée histoire de cul qu’on me demande de le filocher !!


*********


Une sirène !! Moi !! Je maudis cette nuit, ce mec trop propre pour être l’agneau qu’il laisse paraître. Les ombres, la foule parfois sont mes amies, je m’y fonds et confonds jusqu’à cette foule se disperse, ne recrachant que ce Marius accompagné. Alpaguée par un type trop aviné pour tenir sur ses jambes, je perds de vue le Marius, le temps de me débarrasser de l’encombrant qui s’accroche à moi.
J’ai perdu assez de temps pour que l’oiseau disparaisse, malgré ma précipitation à m’engouffrer dans la rue, qu’il avait empruntée.
L’intensité de la belle blonde me rend plus sensible à ce qui m’entoure. Partagée entre le désir de me laisser bercer sous sa lueur et celui de lui faire un méga fuck parce qu’elle joue avec ma concentration. C’est dans ce méli-mélo que je parviens à remettre la main dessus. Enfin main…je dirais un canon.
Le cran de sureté jarte. Le corps de la donzelle s’écrase lourdement à ses pieds. Morte.

- Putain  
– J’te le fais pas dire. Par contre t’as pas appris qu’on ne devait pas pomper sa petite copine comme une cannette de soda ?

Pas le temps de lui dire : “tes mains sur la tête”, que la sirène se trouve les jambes d’un Usain Bolt. Fais chieeer. Ho j’aime courir, n’en doutez pas. J’adore même mais ces saloperies à écaille ça aime bien retrouver leur élément originel pour s’enfuir plus rapidement. Si vous saviez le nombre de fois où j’ai vu Bosco revenir trempé parce qu’il a dû finir sa poursuite dans la flotte.
Si cet enfoiré me traine dans l’eau, je peux vous assurer que si l’occasion se présente, je lui colle une balle entre les deux yeux.
En attendant je cavalais derrière lui, arme au poing.

*Je le savais, je le savais. *

Il s’en va tout droit en direction de la flotte.

– HOOO arrête-toi ou je tire. Pour donner corps à mes propos, j’effectue un tir de somation en l’air.




© Justayne

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Opus DeiLes batailles de la vie ne sont gagnées ni par les plus forts, ni par les plus rapides mais par ceux qui n'abandonnent jamais.


Dernière édition par Micaela Orsini le Mar 25 Juil - 17:59, édité 2 fois
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Marius L. Vitale
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trentaine apposée sur la paperasse factive, échine piégée entre deux âges. CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté. BESOGNE: : Déposer des pierres précieuses sur les cous dénudés, joaillier alors que le jour défile, artiste de rue lorsque le feu de la soif commence à ravager les entrailles. Crapahuteur au Vatican lorsque la nuit tombe, pour tenter de mieux comprendre les hommes.
ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. Belle gueule juvénile mensongère et factice. ÉCHINE: : Fils de l'ondine dévorant les souffles. Pesce aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, seul maître de mon échine, détournant le regard des bas fonds vers lesquels elle entraine son peuple. @EFFIGIE: : Brendon Urie ❉ DΛNDELION BAFOUILLES: : 2291 PACTE: : 09/04/2017



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Sam 22 Juil - 23:31

« Bang, bang, give me fame. Shoot me up to entertain. I am a semi-automatic lonely boy. You're dead, I'm well fed. Give me death or give me head. »

Claquements. Ils raisonnent dans les ruelles désertes, rares individus téméraires esquivés, annihilant le lourd silence que le gouffre nocturne insuffle à ces heures. Les pavés défilent, pieds s'y propulsant, adrénaline qui en deviendrait presque délicieuse, palpitant ravivé vibrant sous l'échine, effluves sanguines chatouillant encore les papilles. Tumultueux mélange. Enjambées qui mènent la danse vers le fleuve qui serpente, eaux douces et troublées par la crasse que Rome y dégueule depuis trop longtemps, exécration que de le voir dans un tel état pitoyable. Membres illusoires domptés depuis longtemps déjà, bien qu'ils ne furent pas à l’abri d'une quelconque maladresse, contre-nature n'étant que lourdeur, abominables orteils détestés depuis le jour où ils furent donnés.

Sursaut alors que le tir raisonne, frisson remontant l'échine, menace de la chasseresse qui marque sa présence, talonne, aux aguets. Comme si le tout stopperait l'ascension. Après tout, quand bien même les mains seraient relevées sur le crâne en courbant l'échine, elle se ferait très certainement un plaisir de fourrer de la caulerpa dans mes branchies, preuve d'homicide à nu et ayant laissé une ossature gisante au sol, merveilleuse raison que pour finir en tant que trophée, statue de sel qui se fondrait à merveille dans le mobilier d'un salon. Au moins une balle pourrait être inoffensive, carne repue de sang encore chaud, régénération aux aguets en cas de percée.

Ne pourtant pas la narguer de suite, attendre que les quais soient en vue. Propulsion. Plongeon fluide dans l'ondine alliée et protectrice. Semi-victoire. Douce torture qui s'immisce, mâchoire qui se crispe, muscle qui se bandent, écumant le fond l'espace d'un instant pour retrouver le squelette d'origine, forme primaire plus avantageuse, à même de glisser dans l'élément maternel pour la semer, créature contrariée aspirant l’offensive. Tissus et autres effets abandonnés à leur sort, voguant. Craquement des os, chaire qui bouillonne, se sangle, artifices s'évaporant. Les écailles lazulis éclosent par centaines, voûte nocturne se gravant sur le derme, tandis que les apophyses s'étirent pour se faire nageoire dorsale, percent l'échine pâle, elle se hérisse, menaçante.

Feulement de bête qui sort de l'écume, propulsé avec force en surface, crocs dehors. Monstre hostile des bas-fonds qui s'expose. Liane d'ondine qui serpente, maîtrise de l'élément millimétrée. Elle se saisit des pieds de la brune, la ramenant d'un geste sec pour qu'elle tombe à l'eau, instant tout bonnement délectable, excès d'orgueil caressé dans le sens du poil, prenant le dessus. Replonger une seconde, lui ôtant son arme des mains, métal s'engouffrant dans les profondeurs obscures. Elle ne fut plus qu'innocence, pauvre âme perdue dans les eaux, à la merci de ce qu'elle traquait, presque persuadé d'avoir entre-aperçu son minois dans la soirée. « Donne-moi une seule et unique bonne raison de ne pas remplir tes pauvres petits poumons de flotte. » Sifflement venimeux qui s'échappe, dégoût palpable envers ces chiens de l'organisation implacable, alors que l'onde bouillonne, reflet d'une émotion néfaste qui s'installe. Grondement qui roule le long de l’œsophage, à deux doigts de la faire disparaître sous l'écume.


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Dernière édition par Marius L. Vitale le Jeu 27 Juil - 13:50, édité 1 fois
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Micaela Orsini
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OSSATURE: : 42 ans, petit gabarit musclé et plein de ressources CONTRAT: : Célibataire BESOGNE: : Pas le temps de faire autre chose que chasser pour l'Opus Dei
FABLE: : Des vilains pas beaux qu'il faut buter et je crois que je suis douée. ÉCHINE: : Un truc bâtard qui s'ignore, j'aurais du sang de loup dans les veines. @EFFIGIE: : Penelope Cruz ♦ moi // Signature ♦ Justayne BAFOUILLES: : 3614 PACTE: : 15/02/2017



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Mar 25 Juil - 17:58


HydrophobiaMarius & Mica Je lui colle au cul. La distance se réduit entre nous. Je ne sens pas mes pas frapper les pavés de la ville à chacune de mes foulées. Mon souffle, les battements de mon cœur sont les seuls à avoir de la résonnance en moi. Je tente de revisiter en accélérer mes cours sur ces saloperies. Ben vous savez quoi ? J’ai même pas pensé à fourrer mes poches d’algues quand je suis partie en filoche. Pourquoi ? Ho parce que je me suis dit une filoche c’est pas comme partir à la chasse, n’est-ce pas ? Mais quelle andouille, je vous jure…et l’autre, là qui s’en va tout droit vers la flotte après avoir siroté peinard une pouffiasse tombée sous son charme. Ha oui parce qu’en plus faut pas oublier que ça hypnotise comme un vamp. La totale. J’ai la méga cerise sur un gâteau que je ne vais peut-être pas pouvoir bouffer ce soir parce que j’ai été trop optimiste ce coup.

* Mais pourquoi moiiiiiiiiii *

Le coup de feu est aussi efficace pour le faire ralentir que si je venais de lui jeter une pierre…vous pouvez me dire pourquoi personne ne s’arrête quand on tire une sommation !! J’sais pas moi mais quelqu’un qui me balance un “attention je vais te tirer dessus” et qui tire en l’air une première fois, moi je m’arrête…enfin je crois. Oui bon probablement pas, et que je continuerai à galoper comme le Marius. Homicide devant un chasseur, y a de quoi courir furieusement. Je n’ai même pas besoin d’un papier officiel pour m’octroyer le droit de le buter. Couverte par l’Opus. Privilège du chasseur sous serment, peu importe les dommages collatéraux.

* Il ne peut pas se tordre une cheville….*

Je pourrais courir les yeux fermés. Pas besoin de boule de cristal, il va bel et bien droit sur le Tibre. Ma tête gueule : N’Y VA PAS, mais mes pieds ne s’arrêtent pas pour autant. Un ou deux péquins sur ma route que je bouscule, arme au poing toujours.
Mes mirettes ne croient pas ce qu’elles aperçoivent ou pensent apercevoir. Des fringues qui volent à l’approche de l’eau. Si je ne courais pas comme je le faisais là, j’aurais probablement frotté mes yeux histoire de – ne rien louper au strip-tease – me convaincre que je n’étais pas en train de rêver ou de tourner dans un remake de Superman en pleine de transformation de super-héros.

* J’hallucine…*

C’est un saut de l’ange, à poil, qu’il me fait dans la flotte juste avant que je t’atteigne le bord. Une masse d’eau se soulève quand il la pénètre, arrosant largement les bords. Lorsque j’arrive quelques secondes derrière lui, je ne vois rien dans la flotte bien trop sombre malgré la pleine lune qui diffuse sa lueur. Les remous n’arrangeant rien, je suis tentée de tirer dans l’eau mais m’abstiens, gardant tout de même le flingue à bout de bras en direction du fleuve.

* Pour ce que ça servirait…vais pas gâcher une balle pour un maudit poisson. *

– Putain…il est où ?... Allez tant pis, je tire au hasard dans la flotte. Ça sert à rien mais moi ça me fait du bien. Une balle. Deux balles va bouffer tes morts. marmonnais-je plus pour moi, pensant que la bestiole était déjà rendue loin.

Mauvais calcul, très mauvais calcul…faites-moi penser à noter à l’indélébile de : ne jamais rester au bord d’une rive. Mais en gros, très gros caractères.

A peine le temps de formuler mes adieux au monstre, que des mains me saisissent les chevilles et m’entrainent dans le fleuve…Je m’enfonce après une chute, remonte juste le temps d’inspirer de l’air, avant d’être happée par le fond, de me voir délester du flingue de toute manière inutile tant la peur de l’eau me paralysait de toutes réflexions intelligentes ou pas. Je battais des bras et jambes n’importe comment pour remonter vers une surface bien trop loin pour moi qui ne savait pas nager…
Les mouvements intempestifs de la sirène créaient un courant dont je ne pouvais sortir. J’aspirais plus d’eau que d’air.
J’hoquetais, tentais de m’accrocher au monstre pour repousser l’échéance fatale, sans succès.

* Une seule raison….*

- …Ve…Vergile… Je fatigue, épuisée par des mouvements incohérents et totalement inefficace. Un dernier battement de jambes pour ajouter …ton crime…eff…effacé…

Dernières volontés de Mica : pas de fleurs, pas de pleurs – qui pleurait ? Mes parents…

Les poumons se remplissent d'eau, je perds connaissance.

© Justayne

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Dernière édition par Micaela Orsini le Ven 4 Aoû - 15:52, édité 1 fois
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Marius L. Vitale
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trentaine apposée sur la paperasse factive, échine piégée entre deux âges. CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté. BESOGNE: : Déposer des pierres précieuses sur les cous dénudés, joaillier alors que le jour défile, artiste de rue lorsque le feu de la soif commence à ravager les entrailles. Crapahuteur au Vatican lorsque la nuit tombe, pour tenter de mieux comprendre les hommes.
ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. Belle gueule juvénile mensongère et factice. ÉCHINE: : Fils de l'ondine dévorant les souffles. Pesce aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, seul maître de mon échine, détournant le regard des bas fonds vers lesquels elle entraine son peuple. @EFFIGIE: : Brendon Urie ❉ DΛNDELION BAFOUILLES: : 2291 PACTE: : 09/04/2017



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Jeu 27 Juil - 2:42

« Bang, bang, give me fame. Shoot me up to entertain. I am a semi-automatic lonely boy. You're dead, I'm well fed. Give me death or give me head. »

Fragilité humaine. Abominable chasseresse à la gâchette facile qui se fait soudainement proie, arrachée à son élément, rendue inoffensive. Insecte dont l'existence n'est reliée qu'à un maigre fil, décortiquant le nombre infini de façons de l'écraser et la réduire en bouillie. Bête repue et pourtant toujours aussi affamée, hostilité défensive tatillonné par l'attaque. En un sens faire disparaître les preuves, si son souffle s'éteignait, carcasse ensevelie dans la crasse du Tibre, ses lèvres resteraient scellées. Pas de paperasse pour en-grossir un dossier qui devait déjà être bien rempli, très certainement amplifié par le Vatican et les allées et venues dans ses couloirs soi-disant sacrés, pas naïf au point de croire que la méfiance fut inexistante, intrusion suicidaire et sur le fil depuis le début. Poupée incapable de nager, ne sachant pas si ce fut la crainte qui lui donnèrent des réflexes parfaitement insensés ou si elle en fut tout bonnement incapable. Air de cabot qui tente de s'accrocher tant bien que mal à la bête traquée quelques instants plus tôt, surréalisme. Presque parvenir à entendre son palpitant vibrer dans l'onde trouble. Instant presque jubilatoire, ricanement s'extirpant de lui-même, enregistrant les images données, hésitant à la laisser se noyer seule. En toute logique, il ne s'agirait pas d'un homicide, juste un fâcheux incident.

Syllabes qui finissent par tomber, derniers mots attendus et balbutiés. Voyons voir comment l'autre attise la pitié et tente de sauver sa peau. Grimace immédiate, alors que le nom attise la curiosité, patronyme de l'autre chasseresse qui ne tombe certainement pas sans raison. Où avait-elle encore merdé celle-là ? A moins qu'elle n'ait eu un retournement de veste au point d'ouvrir la chasse sans vouloir se salir les mains. Irritabilité soudaine que de ne pas avoir d'avantage de réponses. Et voilà que la brune prend la flotte, oubliant déjà le fait qu'elle veuille effacer l'homicide et les traces de la carcasse abandonnée dans les ruelles.

« Et merde ! » Appât trop grand, rattrapant l'inconsciente pour la remonter en surface, me maudissant déjà de l'extirper de son tombeau aqueux. D'abord ôter l'eau encombrant ses voies respiratoires, maîtrise de l'élément et hydrokinésie qui lui serait salvatrice, faisant remonter le fluide de lui même pour qu'elle puisse à nouveau souffler. Elle est trainée plus loin, déposée dans une barque abandonnée sur les rives, poussant l'embarcation au beau milieu du fleuve. Elle fut cerné d'eau, de quoi la coincer le temps de décider si elle rentrerait un jour à bon port ou non. « On se réveille la belle au bois dormant, t'as de la chance je sois à peu près de bonne humeur et plutôt du genre ouvert à la négociation. » Rictus provocateur, bras croisé sur le rebord du batelet, toujours immergé, nageoire caudale battant l'eau douce, écailles lazulis reflétant les rayons lunaires.

« Me coller un chasseur qui ne sait même pas nager au cul. C'est une plaisanterie. A croire que l'Opus Dei ne sait plus à qui confier ses armes. » Sarcasme qui pendait au lèvre depuis le début. Amateurisme. Traquer la sirène et ne pas être capable de ne pas se noyer comme une idiote. « Qui me dit que c'est pas un coup de bluff et que tu la fermeras mh ? Je devrais probablement t'effacer notre petite discussion de la caboche une fois que tu m'auras dit pourquoi tu me colles au train depuis le début de la soirée. Et surtout ce que Vergile vient foutre dans ce merdier. Enfin je verrai bien si je te ramène sur la terre ferme ou non, ça dépend de toi ma jolie. Mais j'me disais bien que j'avais repéré ton minois dans ce bar, déçue de pas avoir été l'heureuse élue j'imagine ? » Rictus carnassier, tenailles aiguisées reluisant la pénombre.


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Micaela Orsini
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FABLE: : Des vilains pas beaux qu'il faut buter et je crois que je suis douée. ÉCHINE: : Un truc bâtard qui s'ignore, j'aurais du sang de loup dans les veines. @EFFIGIE: : Penelope Cruz ♦ moi // Signature ♦ Justayne BAFOUILLES: : 3614 PACTE: : 15/02/2017



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Ven 4 Aoû - 15:53


HydrophobiaMarius & Mica On ne croit jamais vraiment à ces rumeurs sur les images qui défilent quand une vie ne tient plus qu’à quelques secondes. Quand elle s’éteint. Les poumons pleins de flotte, ma vie s’envole aussi lentement que je m’enfonce. C’est facile de mourir, laisser s’inviter la mort. Ne plus combattre. Se débattre inutilement.

L’esprit se révolte. Agresse d’images. Tourbillons sanglants bouillant. Des corps déchiquetés par des dents acérés. Marionnettes démembrées devant des pupilles enfantines. Mes pupilles. Images enfouies dans l’inconscient. Images oubliées d’un traumatisme. Bataille menée contre un élément non maitrisé. Sacrifice parental, poussant l’enfant vers les mains du chasseur avant la fin. Vers celui qui n’a pas voulu cette fin. Les traits sont jeunes quand les bras extirpent l’enfant, à peine deux ans. Sonny Orsini…mon père !

Les images se taisent. Plus rien. La mort emporte celle qui aurait l’être autrefois.

Le corps s’écroule lourdement. Dans quoi ? Quelle importance. Peu importe en quoi le sol de l’enfer est pavé. Je vais pouvoir poser les armes, portées depuis bien trop longtemps. La gorge. Les poumons s’embrasent. Crachent. Expulsent le fluide. La voix me semble encore lointaine. Je tente de rouler sur le côté. Le sol est mouvant, provoquant nausées et envie de gerber le contenu vide d’un estomac. La paume, les doigts analysent ce qu’ils touchent. Humidité du bois abandonné à la pourriture.

Les yeux s’ouvrent à force du bourdonnement qui se fait plus fort…plus près. Cette voix. Je la reconnais. La bouche est pâteuse du goût désagréable d’une eau polluée, parfum poisson. Les mèches dégoulinent la flotte meurtrière, j’évacue encore un peu d’eau. Tousse. La main s’élève, accroche un rebord. Mes mouvements plus éveillés font tanguer davantage le sol.
Puis la mémoire revient. Le corps qui tombe aux pieds de cet enfoiré. La course poursuite. La chute dans l’eau. L’ébauche d’une noyade….avortée, je ne sais comment.

La paume relève et balaie les mèches. Mes yeux se posent sur lui toujours dans la flotte, s’écarquillent. Le cauchemar de ma vie. De la flotte tout autour. De la flotte partout. Des berges bien trop loin pour les atteindre sans aide.

– Ça te fait bander de jouer avec ma vie ? Mordais-je. Parce que tu crois que l’Opus a des états d’âme même avec ses soldats !!! Je ricane face à sa naïveté. c’est bon t’as assez joué là ? Ramène-moi sur la terre putain.

Sa curiosité égale ses sarcasmes. Le coin de mes lèvres s’étire, mon regard brille d’un éclat malsain. S’il savait comme j’en ai rien à foutre de sa vision, de la gestion des chasseurs.

– Rien mais tu n’as pas le choix que de me faire confiance. Efface, tu en auras un autre à ton cul puis un autre jusqu’à ton prochain faux pas. Tu n’auras peut-être pas la même chance. Deux fois. Pourquoi moi ? Moi qui ne sait pas nager. Je ne peux retenir un autre ricanement. D’après toi pourquoi on me collerait une mission pour filer un poisson alors que je suis spécialisée en lycan ? Ca tu ne peux pas le savoir mais réfléchis un peu si ton cerveau n’est pas plein de flotte. Tu crois que j’ai voulu cette mission !! J’aime pas la flotte et encore moins ta race. L’Opus aime bien faire chier et comprendre à ses soldats qui commande. Je marque une pause, le fixe. Punition connard. T’es juste ma putain de punition.

Ce qui suit ne manque pas me faire éclater de rire nerveusement.

– Mouais. Bien sûre, c’est mon fantasme inavouable de me taper une sirène. Tu veux pas que je taille une pipe pendant qu’on y est ? Ramène-moi maintenant, fais pas chier.



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Marius L. Vitale
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trentaine apposée sur la paperasse factive, échine piégée entre deux âges. CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté. BESOGNE: : Déposer des pierres précieuses sur les cous dénudés, joaillier alors que le jour défile, artiste de rue lorsque le feu de la soif commence à ravager les entrailles. Crapahuteur au Vatican lorsque la nuit tombe, pour tenter de mieux comprendre les hommes.
ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. Belle gueule juvénile mensongère et factice. ÉCHINE: : Fils de l'ondine dévorant les souffles. Pesce aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, seul maître de mon échine, détournant le regard des bas fonds vers lesquels elle entraine son peuple. @EFFIGIE: : Brendon Urie ❉ DΛNDELION BAFOUILLES: : 2291 PACTE: : 09/04/2017



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Sam 12 Aoû - 19:58

« Bang, bang, give me fame. Shoot me up to entertain. I am a semi-automatic lonely boy. You're dead, I'm well fed. Give me death or give me head. »

Bagatelle soudaine alors que le silence lourd de la nuit s'élève, ne laissant que le clapotis de l'onde obscure s'exprimer. Difficile de résister à l'appât du jeu donné, babine qui se dresse, rictus carnassier aux tenailles acérées reluisant faiblement la clarté lunaire, bête tenant l'embarcation dans ses fourbes nageoires. Carcasse humaine dépourvue de ses armes et autres tours de passe-passes délétères, nommée corsaire d'un rafiot pathétique dérivant dans les eaux troublées du fleuve. Elle n'en fut pas pour autant totalement sous-estimée, le genre de donzelle capable d'avoir de la caulerpa mortifère dans les poches en plus de savoir où viser. Peu importe sa minable prestation de noyée.  

Maigre ricanement alors qu'elle retrouve visiblement une forme du tonnerre, au moins elle n'avait pas perdu sa langue, syllabes presque assassines qui s'extirpent en une menace de la ramener sur le bitume qui semble pour l'instant inexistante, transpirant le mal de la flotte. « Quoi déjà ? On est pas bien là tout les deux ? Une petite virée romantique sous le clair de lune, t'as de la chance, c'est pas tout les jours que ça arrive. » Doigts qui s'agrippent un peu plus sur le bois humide, le faisant tanguer dangereusement, hissé en son bord et à semi-immergé, minois penché en une moue faussement attristée, belle gueule aux yeux doux qui cherchent ses mirettes pour y plonger, espiègle. « D'ailleurs un merci n'aurait pas été du luxe. » Après tout, j'aurai pu la laisser croupir dans la flotte.

Pourtant le sérieux reprend le pas, au même titre que le dédain pour les cabots de l'organisation assassines. Entre lavage de cerveaux de gamines paumées, endoctrinement, abatage en masse de pseudo monstruosités, ne valant certainement pas mieux que les horreurs traquées, voilà qu'ils eurent des punitions pour le moins suicidaires, bridant leurs sbires jusqu'au bout des ongles. Mépris grandissant de jour en jour, à chaque nouvelle information de ce genre glissée à l'oreille, enregistrée. « Si tu veux mon avis, je pense qu'ils veulent vraiment se débarrasser de toi. » Donzelle agaçante avec du répondant. A croire qu'elles furent également entrainées sur ce plan en plus du maniement d'armes. Haussement de sourcil, nageoire qui claque en surface, commençant à perdre patience, projetant quelques maigres éclaboussures en sa direction.

« Je baisserai d'un ton si j'étais toi et je ne la ramènerai pas, je peux encore te jeter à la flotte et te laisser croupir dans la vase. C'pas ma faute si t'es pas capable d'aller apprendre à nager avant de foncer la tête la première dans la gueule d'une sirène. T'as de la chance que j'aie l'estomac plein d'ailleurs. » Sifflement venimeux, délaissant le batelet pour plonger, immergeant dans les eaux troublées du Tibre, au point d'en obstruer la vue, yeux pourtant habitués aux profondeurs obscures des abysses marins. Il fut loin de ses heures de gloire passées, devenu le tombeau immonde de la crasse romaine. Eaux douces désagréables, préférant de loin la saline des côtes qui glisse dans les branchies. Longue minute de silence absolu, préférant la laisser méditer seule quelques maigres instants avant de remonter, ne me privant certainement pas de faire dangereusement onduler la barque une nouvelle fois avant de l’agripper. « Où en étions-nous ? Puisque tes pauvres petites jérémiades ne répondent pas à mes questions. On reprend donc dans le doute que t'aie manqué un peu trop d'oxygène ; pourquoi tu me collais au cul ? Punition ou non y a bien un dossier qui traine sur la table apparemment. »


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Micaela Orsini
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OSSATURE: : 42 ans, petit gabarit musclé et plein de ressources CONTRAT: : Célibataire BESOGNE: : Pas le temps de faire autre chose que chasser pour l'Opus Dei
FABLE: : Des vilains pas beaux qu'il faut buter et je crois que je suis douée. ÉCHINE: : Un truc bâtard qui s'ignore, j'aurais du sang de loup dans les veines. @EFFIGIE: : Penelope Cruz ♦ moi // Signature ♦ Justayne BAFOUILLES: : 3614 PACTE: : 15/02/2017



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Lun 21 Aoû - 17:34


HydrophobiaMarius & Mica – Je te dirais merci quand je serais sur la terre ferme. Ouais je sais je ne suis pas en position d’exiger quoique ce soit mais la diplomatie n’entre pas dans mes gênes. Vous croyez que je devrais faire amende honorable ? Tsss Tu ne veux pas non plus que je te roule une pelle…balade romantique !! J’t’en foutrais. Tu veux du romantisme ? Trouve-toi un poulpe, moi je ne suis pas faite pour trainer dans la flotte…j’déteste ça.

En même temps, je déteste parce que je ne sais pas nager mais tout bien réfléchi, je crois que je n’aimerai pas ça malgré tout car savoir qu’un tas de trucs traine sous moi pendant que je barbote ça me fait flipper. Non la flotte ce n’est définitivement pas pour moi.

J’éclate d’un gros rire gras, avant de lui réponde
– Ah oui, tu crois ? Et bien t’es peut-être ma dernière mission va savoir. Mon sort est entre tes mains, tu vois c’est simple. Tu retournes cette barque et je me noie. Pense juste qu’après moi, ils en enverront d’autres…vaut peut-être mieux pour toi de bien réfléchir à ce que tu comptes faire. On sait ce qu’on a perdu mais on ne connait pas ce qu’on retrouve à la place. J’dis ça, je m’en fous ça sera ton problème.

Ça ne serait pas la première fois, qu’on me refile une mission suicide…bah je suis encore là pourtant. Peut-être plus pour longtemps quand il s’agace et bats la flotte de ses nageoires. Oups, j’ai peut-être été un peu trop loin. Je ravale un peu mon orgueil et ma fierté, tentant un sourire de réconciliation. On ne sait jamais ça peut marcher. Un petit battement de cils, façon poupée open bar…quoique non, rectification, pas trop open bar il va me pomper les veines sinon.

– Allez soit sympa… Là, incruste mes deux/trois battements de cils, sourire charmeur. …de toute manière qu’est-ce que tu crains, je suis désarmée et …trempée comme une soupe. Un air de mea-culpa sur ma trogne dégoulinante, je crois que je repasserai pour le charme avec cette tête d’ailleurs. …ben c’est pas de la mienne non plus…si je ne sais pas nager. J’ai PEUR putain…v’là t’es content ? J’ai peur de l’eau… Je baisse les yeux, mon assurance verbale m’abandonne. La discussion prend une tournure de confession. …enfant je suis tombée à l’eau…avec ma famille…je suis la seule à avoir survécue…c’était des…requins… Je le fusille du regard, lui en voulant pour m’avoir contrainte à lui avouer cette partie de moi. Puis qu’est-ce qu’il en aura à foutre de toute manière. Bouffe-moi si ça te chante, tu feras une indigestion comme ça…RAMENE-MOI….s’il te plait…. Le “s’il te plait” est presque inaudible.

C’est là qu’il décide de me larguer comme une merde au milieu de l’eau, plongeant pour disparaitre.

* Naaaan revieeeens…putain il est passé où ? * pensais-je en tirant sur mon cou pour voir au-dessus de la barque.
Je tente de me mettre à genoux, l’estomac vrillé parce que la barque bouge à chaque mouvement. Lorsque je parviens à me hisser, je le cherche en tournant la tête à droite, à gauche. Inutile de vous dire que je ne vois rien. J’essaie de ramer avec un bras puis un autre allant de droite à gauche parce que je n’ai pas de rames et encore moins des bras élastiques. Le résultat de cette manœuvre ? Un fiasco total, la barque tangue dangereusement et je prie à chaque brassée que l’autre ne me choppe pas le bras pour m’entrainer au fond. Je dois vraiment être suicidaire. Va peut-être falloir que je consulte un jour.  

Au moment où j’allais plonger à nouveau mon bras pour ramer piètrement, la barque penche brutalement, un peu d’eau pénètre dedans, j’ai juste le temps de m’accrocher pour ne pas passer par-dessus bord.

- …ça te plait on dirait. Ouais y un dossier. Je m’amuse pas à suivre quelqu’un pour la plaisir. On se pose des questions. Trop beau. Trop propre…tu traines un peu trop là où tu devrais pas…t’es pas des nôtres et colle au cul d’un des nôtres, normal qu’on s’intéresse au tien.
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Marius L. Vitale
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OSSATURE: : Trentaine apposée sur la paperasse factive, échine piégée entre deux âges. CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté. BESOGNE: : Déposer des pierres précieuses sur les cous dénudés, joaillier alors que le jour défile, artiste de rue lorsque le feu de la soif commence à ravager les entrailles. Crapahuteur au Vatican lorsque la nuit tombe, pour tenter de mieux comprendre les hommes.
ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. Belle gueule juvénile mensongère et factice. ÉCHINE: : Fils de l'ondine dévorant les souffles. Pesce aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, seul maître de mon échine, détournant le regard des bas fonds vers lesquels elle entraine son peuple. @EFFIGIE: : Brendon Urie ❉ DΛNDELION BAFOUILLES: : 2291 PACTE: : 09/04/2017



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Jeu 24 Aoû - 16:32

« Bang, bang, give me fame. Shoot me up to entertain. I am a semi-automatic lonely boy. You're dead, I'm well fed. Give me death or give me head. »

Pourquoi diable fallait-il que toutes les donzelles de l'Opus Dei aient cette même réparti agaçante ? Langues entrainées à bloc, aussi chargées que leurs calibres, assommant de par leurs mots vociférés. Difficile d'extorquer quoi que ce soit avec ce genre de tempérament. Elles eurent au moins le mérite de rendre ça presque attirant, diablesses aux myocardes fragiles qui se voyaient cow-girl au beau milieu d'un ouest gorgé de monstruosités. Elle eut cependant tout essayé, s'étant mise à sortir ses mirettes de biches et papillonner des cils, vaste comédie qui eut le don de provoquer un bien maigre ricanement. Rôle de la belle gueule de cocker battu aux grands yeux quémandeurs qui fut connu jusque sur le bout des ongles, m'étant habituellement octroyé. Voilà autre chose. Pourquoi ne pas directement proposer de se mettre à genoux tant qu'elle y est.  

Confession intime qui se glisse, aveux dictés par une phobie délicieuse. Ils parurent emprunt de sincérité. C'est qu'elle parviendrait presque à provoquer une once d’attendrissement avec ses jérémiades. Supplication exquise qui se glisse. En jubiler tandis qu'elle est délaissée pour les eaux troublées, égo satisfait qui en serait presque caressé dans le sens des écailles à la remontée. Haussement de sourcil, bras se croisant à nouveau sur la bordure instable de l'embarcation, reprenant.

« Je te croyais plus coriace que de chialer pour un peu de flotte. Que veux-tu que je fasse ? Te serrer dans mes bras et t'apprendre à nager ? Te mettre une petite claque affectueuse dans le dos avant de te laisser filer parce que je suis bon et généreux en plus de défendre la veuve et l'orphelin ? Tu me prends pour un enfant de chœur là. » Rictus presque provocateur, voilà qui fut bien ridicule, chercher à éveiller la pitié d'une bête qui accumulait les carcasses dans son dos pour parvenir à ses fins et rejoindre la rive salvatrice. Milliers de souffles qui furent dérobés égoïstement au fil des siècles, palpitants éteints sans le moindre soupçon d'un quelconque regret. Êtres humains tout aussi abjectes qui s'autoproclamaient maître du monde quand on y réfléchissait.

Au moins elle en vint aux faits, déliant sa langue, paperasse visant le duo bancal et hasardeux avec la rousse. Acolytes dans le collimateur et aux murmures qui s'ébruitaient. Fais chier. Si la terrible organisation envoyait déjà ses chiens surveiller ma couenne, c'est que les choses allaient certainement très mal finir. « Tu vois quand tu veux. » La brune, capitaine de sa maigre frégate, fut récompensé d'un sourire, traits qui se détendirent instantanément. Barque qui fut rapprochée un peu plus de la rive d'un battement de nageoire, bien que toujours pas tirée d'affaire.

« Tu sais quoi, j'ai une idée. » Tête qui se penche sur le côté, endossant le rôle de la belle gueule qui cherche ses mirettes, doigts intrusifs se glissant l'espace d'un instant sur sa joue encore humide, écho de la scène qu'elle avait tenté de jouer précédemment, histoire de mieux préparer le terrain escarpé. Le genre de lubie instantanée qui devrait probablement être méditée et décortiquée avant d'être apposée, qu'importe, il y avait urgence, profitant du fait qu'elle fut coincée et désemparée. « Que dirais-tu d'un deal ? Je t'aide à régler ton problème de flotte sur le long terme et en échange, tu brouilles les pistes au possible et fait disparaître mon nom proprement dès qu'il sort sur la paperasse. Chacun est gagnant il me semble. » Syllabes suaves qui s'échappent, définissant les termes d'un potentiel contrat. Du grand n'importe quoi, écailles toujours fourrées dans ce qu'il ne fallait pas, à pactiser avec l’ennemi pour mieux rester sur le fil du rasoir. « Sans parler que ça t’évitera de longues et abominables heures à me coller au cul comme un cabot, j'ai autre chose à foutre que de m'occuper d'un animal de compagnie. » Haussement de sourcil, supposant qu'elle ne serait pas contre la dernière contrepartie, châtiment envolé. D'un autre côté, elle n'eut pas trente-six solutions.


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Micaela Orsini
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Dim 27 Aoû - 19:00


HydrophobiaMarius & Mica Ce qu’il me fait subir ouvertement en se foutant de ma gueule, je le lui fais mentalement. Le trucide mille fois en lui faisant bouffer de l’algue. Fantasme de pouvoir lui serrer la gorge entre mes mains.

– Je serais ravie de pouvoir comparer ta résistance sans la moindre possibilité de t’immerger…nous verrions à quel point tu es “coriace”. Contrairement à toi, je connais mes limites et mes failles. Ce que je veux qu’il fasse ? Me ramener, t’es sourd ma parole !! Pense à virer la flotte qu’il te reste dans les oreilles. Quoi !! M’apprendre à nager !! Il a de l’humour ça ne fait pas de doute. Je n’osais pas te le demander puis on pourrait en profiter pour jouer au docteur aussi, ça compléterait mon expérience des poissons. T’es peut-être un super coup au pieu… Je vous l’ai dit, c’est plus fort que moi. Aucune finesse. Aucune diplomatie même dans un moment où la situation ne plaide pas du tout en ma faveur. …tu repasseras pour la veuve et l’orphelin. Ils auraient davantage de chances de survivre avec moi. J’imite son sourire. Bah …sais pas mais il parait que les sirènes chantent bien…alors peut-être que j’ai sauté le passage où il était indiqué que tu étais enfant de chœur.

Bien sûr que je me fous de sa gueule. Il se moque bien lui.
Nous avons joué à qui pisse le plus loin, passons à plus sérieux. Surtout que je commence à me cailler, trempée, ça colle, ça pointe, c’est désagréable. J’évite de bouger, il se charge assez comme ça de faire tanguer la barque. Il faut bien savoir reconnaître que je ne suis pas maitre du jeu. Ça illustre parfaitement ce que je lui ai balancé tout à l’heure : que je connais mes limites et failles. Du coup je consens à abattre quelques cartes. Je pensais les avoir d’ailleurs toutes abattues mais voilà que ma petite histoire à son encontre soulève bien plus d’intérêt que je ne l’aurais souhaité.

* Tiens donc un deal ! *

Moi, ce que je vois c’est qu’il approche la barque du bord. Merde, c’est encore trop loin pour que je tente un saut de l’ange façon fer à repasser mais amphibie. Voyez le genre, natation lourde du clébard en perdition qui atteint de justesse le bord en sous-marin…in-extrémiste quoi. Ce n’est donc pas la peine d’y songer pour l’instant. L’ange va rester sagement dans sa barque à dealer avec le poiscaille.

Je fais la fille intéressée par son charme. Ça marcherait presque, il est plutôt pas mal dans son genre mais l’eau tout autour de moi me ramène bien vite sur ce qu’il est et le danger qu’il représente. Nous jouons tous les deux de nos petits battements de cils, j’écoute avec attention sa proposition.

– Que ça m’arrangerait de ne pas de filer …surtout si à chaque fois je dois tomber à la flotte. Sourire détendu et ma foi sincère. Je fronce un peu les sourcils, baisse le regard vers l’intérieur de la barque Pour que l’entente soit parfaite entre nous…j’aimerai que tu fasses quelque chose pour moi. Je relève le visage et accroche bien ses pupilles pour qu’il comprenne que ce qui va suivre est très sérieux. J’aimerais que tu m’aides à retrouver ces requins…ça devrait être plus dans tes cordes que les miennes…un gang qui doit toujours trainer dans les parages. Pour le reste …de notre deal…ouais c’est jouable ….mais qu’est-ce que tu lui veux à la chasseuse ? La mettre dans ton lit ? Lui donner des cours privés de natation ?

Je me rapproche du bord le plus lentement possible pour un face à face.

– Quant à me donner des cours privés pour apprendre à nager…tu as vraiment le goût du risque. Je me laisse tomber sur le dos au fond de la barque, épuisée par toute cette histoire et ma baignade forcée. Bon tu me ramènes maintenant où faut que je te taille une pipe…je plaisante…je suis crevée par ce barbotage. Marché conclu pour ma part mais compte pas sur moi pour te rouler une galoche pour sceller notre accord.

Promis je dirais merci quand je serais à bon port….ou peut-être pas. Un fuck serait approprié, non ?
© Justayne

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