« Hydrophobia » ❧ Ft. Micaela

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[titre de mon champ]: OSSATURE: : Fin de vingtaine et début de trentaine, un flou vaporeux qui peine à changer. [titre de mon champ]: CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, sans jamais parvenir à trouver la perle dans sa coquille, âme jouissant de sa pleine liberté, sans attache. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Déposer des pierres précieuses sur les cous dénudés, joaillier alors que le jour défile, artiste de rue lorsque le feu de la soif commence à ravager les entrailles. Crapahuteur au Vatican lorsque la nuit tombe, pour tenter de mieux comprendre les hommes. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Être de l'eau qui se doit de retourner à l'eau, dévorant quelques vies pour survivre. Pesce aux écailles d'un bleu sombre et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, docile et protectrice avec son enfant, le laissant également respirer dans les profondeurs, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes et les saisir entre mes filets, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. [titre de mon champ]: GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, seul maître de mon échine, détournant le regard des bas fonds vers lesquels elle entraine son peuple. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Brendon Urie (Kidd - avatar & Mad Hattress - gifs,signa) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 1446 [titre de mon champ]: PACTE: : 09/04/2017



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Sujet: « Hydrophobia » ❧ Ft. Micaela   Lun 17 Juil - 13:35

« Bang, bang, give me fame. Shoot me up to entertain. I am a semi-automatic lonely boy. You're dead, I'm well fed. Give me death or give me head. »

Nocturne. Cercle lunaire dominant, aura mortifère  insufflé par sa lueur tamisée. Crasse crépusculaire qui dégueule dans les ruelles, nuit des chiens qui errent dans les boyaux obscurs, parvenant presque à entendre leurs jappements alors que les autres, cabots armés jusqu'aux dents de l'Opus Dei, s’affairent. Ballet dont le ton est donné, délétère, certainement pas le moment de laisser trainer ma carcasse dans les environs. Le genre de nuit d'habitude éludée, goût du risque, mais pourtant pas suicidaire à ce point, risque que la solitude ne soit entravée. La faim fut la responsable, détestable torture qui assèche les entrailles, détériore l'échine, belle gueule qui s'efface, besoin de voler un souffle, urgence. Elle tiraille, appâté.

Délicieux clapotis d'une fontaine, ondine rassurante et translucide qui trône, éternel besoin que de faire mes crasses en ses abords à défaut d'y plonger, stagnante qui pouvait se plier aux exigences, devenir tempétueuse. Main baladeuse qui se perd, donzelle capturée dans un flou vaporeux, ne pas devoir faire la fine bouche, frustration que de devoir tricher en cette nuit, ne pas prendre le temps de faire la chose correctement. Chasse accélérée et détestable, amertume que d'avoir cette sensation de ressembler d'avantage à une sangsue terrestre. Fredonnement qui perdure, se glisse, capture son attention, m'impose en tant que maître de son échine, l'entravant dans mes filets, sentiments factice qu'elle se crée d'elle-même, laissant ses doigts se perdre sur ma carcasse, presque aussi affamée, s'offrant d'elle-même, conditionnée à en éprouver du plaisir pour qu'elle garde ses lèvres clauses. Lèvres qui se percutent en une danse délicieuse, avides, mêlant un instant les souffles. Elles dévient dans son cou, tâtent son épiderme alors que son rire cristallin se mêle au clapotis de la fontaine sur laquelle elle est installée. Naïveté.

Tenailles aiguisées qui pointent, libérées. Babine qui se redresse alors que les crocs affutés percent sa carne, cherchent la jugulaire, font jaillir l'ondine purpurine qui glisse au palais, récoltée avec soin. Exquise. Souffle absorbé via le carmin, dérobant ses années sans le moindre scrupule, sirène voleuse dont le derme se ravive, retrouve sa beauté juvénile illusoire et factice. Gestes imprécis qui se dessinent de la part de la dévorée, pantin désarticulé qui tombe dans mes bras au fil des secondes, ôtée de sa vie. Dernière effluves capturées, gourmandes, estomac repus de par l'abominable gloutonnerie, rassasié. Langue qui passe sur les crocs, lèvres encore couvertes du suc, coupables.

Cliquetis d'une arme qui s'élève dans mon dos, provoque un frisson alors qu'un tout autre jeu, détestable, commence. Donzelle cadavérique relâchée au sol, revers de main effaçant par réflexe les preuves des babines. Monstruosité à découvert alors qu'un chasseur s'en mêle. « Putain ! » Le mot s'échappe, fend le silence des lieux. Ne prendre qu'une seconde pour détailler la brune qui vient d'apparaître. Bien ma veine. Ondine qui bouillonne dans son bassin, ne quémande qu'à arrêter la silhouette armée qui se dresse, chienne de l'Opus Dei en traque. Un autre réflexe parfaitement idiot est pourtant préféré, jambes illusoire entamant une course, s'élançant sur le pavé de la ville éternelle à grandes enjambées, visant les rives du fleuve qui ne sont pas bien loin, eaux troubles et salvatrice du Tibre qui permettraient de m'y effacer, prendre l'avantage, disparaître.


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[titre de mon champ]: OSSATURE: : 42 ans, petit gabarit musclé et plein de ressources [titre de mon champ]: CONTRAT: : Célibataire [titre de mon champ]: BESOGNE: : Pas le temps de faire autre chose que chasser pour l'Opus Dei [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : Des vilains pas beaux qu'il faut buter et je crois que je suis douée. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Un truc bâtard qui s'ignore, j'aurais du sang de loup dans les veines. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Penelope Cruz ♦ moi // Signature ♦ Justayne [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 2937 [titre de mon champ]: PACTE: : 15/02/2017



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Sujet: Re: « Hydrophobia » ❧ Ft. Micaela   Jeu 20 Juil - 22:25


Mano nella borsa  Vittorio & Mica Les mains cramponnées sur les rebords du lavabo. Les muscles sont sous tensions comme toute ma chair. J’empoigne si fort la faïence, que la jointure de mes doigts est livide tant le sang n’y circule plus. Les traits de mon visage sont tendus, crispés. Grimaces infligées par la douleur cancéreuse qui me dévore les entrailles quand cette garce lunaire se fait ronde. Il y a bien longtemps que je ne prends plus les traitements imposés par la bienveillance de l’Opus. Cela n’a servi à rien à part m’empoisonner.
Je sais que ça va passer. Ça finit toujours par passer. Ça…..va……passer….putain.
Si la douleur s’altère, elle devient lancinante, prête à surgir de sa planque pour se rappeler à moi.

Vous pensez bien que mon humeur n’est pas couleur éléphant rose mais totalement en harmonie avec cette foutue gangrène, lorsque j’arrive au QG de l’Opus. Humeur massacrante. Désir de mordre. Besoin de se défouler. La liste s’allonge à mesure que l’astre lunaire inonde le ciel de ses lueurs et quand j’entends ça :

– ORSINI. Dans mon bureau.  

Lui là, qui gueule comme un chien enragé, c’est le boss de mon service, Monsieur Va Te Faire Foutre. Et encore là je m’estime chanceuse car il n’a aboyé que mon nom et non toute sa phrase. Je lui réponds d’un salut militaire qui se veut plus moqueur que formel. Pose mes affaires avant de me rendre dans son petit nid douillet.
Un toc léger sur le chambranle de sa porte pour lui signaler que je suis là, l’obéissance incarnée. Oui moi aussi je n’y crois pas des masses à mon infaillible obéissance mais autant faire semblant, ça clamera sa pile cardiaque.

– Je vous colle en filoche. Vous êtes le profil idéal pour le job.
– Vous plaisantez !! Une filature !! C’est une punition ?
– Vous me faites chier Orsini. Vous savez lire, non ? Alors lisez-moi un peu ce qu’il y a d’inscrit là.
Me désigne-t-il en pointant la plaque qui trône sur son bureau.
* Gros connard ? * Songeais-je.
Bien sûr que je ne lis pas et évite de dire ce que je pensais mais je constate qu’il n’y a pas que moi de lunatique dans cette pièce.
– C’est qui ?
– Un certain Marius Vital…une sirène.
Je m’abstiens de crier “QUOI !! NON ” je déteste la flotte et donc par ricochet tout ce qui s’y trouve dedans. Puis je ne suis pas une spécialiste de ces créatures de l’eau, Il me fait chier là, c’est encore une de ces missions merdiques qu’il adore me coller sur le dos.
– C’est Bosco le spécialiste des sirènes….moi je fais dans le lycan.
– Justement vous passerez inaperçue….allez dégagez-moi le plancher là.

Un dossier – maigre – manque de s’envoler par terre quand il le pousse vers moi. Heureusement pour lui mes réflexes sont bien plus rapides que la moyenne comme mes sens d’ailleurs.
Je potasse les quelques feuilles sur ce Marius dont la tronche ne me semble pas inconnu. Mhm un joaillier, c’est p’t-être ça. Mais plus loin, bien plus loin – deuxième page quoi – j’ai l’illumination divine qui réveille mon cerveau bercé par la mauvaise humeur lunaire.

* Je sais où je l’ai vu !! Ça y est *

J’ai déjà croisé sa bille. Opus Dei. Oui oui Opus Dei. Non il n’est pas de la maison mais aspire peut-être à quelque chose. Je ne vois pas ce qu’un monstre ferait à taquiner l’Opus si ce n’était pas pour en faire partie. Je claque le dossier, toujours en cogitant.

* C’est vrai qu’à chaque fois que je l’ai vu, il s’affichait avec l’un des nôtres. L’une plus exactement. *

Putain, ne me dites pas que c’est pour une supposée histoire de cul qu’on me demande de le filocher !!


*********


Une sirène !! Moi !! Je maudis cette nuit, ce mec trop propre pour être l’agneau qu’il laisse paraître. Les ombres, la foule parfois sont mes amies, je m’y fonds et confonds jusqu’à cette foule se disperse, ne recrachant que ce Marius accompagné. Alpaguée par un type trop aviné pour tenir sur ses jambes, je perds de vue le Marius, le temps de me débarrasser de l’encombrant qui s’accroche à moi.
J’ai perdu assez de temps pour que l’oiseau disparaisse, malgré ma précipitation à m’engouffrer dans la rue, qu’il avait empruntée.
L’intensité de la belle blonde me rend plus sensible à ce qui m’entoure. Partagée entre le désir de me laisser bercer sous sa lueur et celui de lui faire un méga fuck parce qu’elle joue avec ma concentration. C’est dans ce méli-mélo que je parviens à remettre la main dessus. Enfin main…je dirais un canon.
Le cran de sureté jarte. Le corps de la donzelle s’écrase lourdement à ses pieds. Morte.

- Putain  
– J’te le fais pas dire. Par contre t’as pas appris qu’on ne devait pas pomper sa petite copine comme une cannette de soda ?

Pas le temps de lui dire : “tes mains sur la tête”, que la sirène se trouve les jambes d’un Usain Bolt. Fais chieeer. Ho j’aime courir, n’en doutez pas. J’adore même mais ces saloperies à écaille ça aime bien retrouver leur élément originel pour s’enfuir plus rapidement. Si vous saviez le nombre de fois où j’ai vu Bosco revenir trempé parce qu’il a dû finir sa poursuite dans la flotte.
Si cet enfoiré me traine dans l’eau, je peux vous assurer que si l’occasion se présente, je lui colle une balle entre les deux yeux.
En attendant je cavalais derrière lui, arme au poing.

*Je le savais, je le savais. *

Il s’en va tout droit en direction de la flotte.

– HOOO arrête-toi ou je tire. Pour donner corps à mes propos, j’effectue un tir de somation en l’air.




© Justayne

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Opus DeiLes batailles de la vie ne sont gagnées ni par les plus forts, ni par les plus rapides mais par ceux qui n'abandonnent jamais.
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[titre de mon champ]: ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Être de l'eau qui se doit de retourner à l'eau, dévorant quelques vies pour survivre. Pesce aux écailles d'un bleu sombre et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, docile et protectrice avec son enfant, le laissant également respirer dans les profondeurs, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes et les saisir entre mes filets, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. [titre de mon champ]: GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, seul maître de mon échine, détournant le regard des bas fonds vers lesquels elle entraine son peuple. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Brendon Urie (Kidd - avatar & Mad Hattress - gifs,signa) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 1446 [titre de mon champ]: PACTE: : 09/04/2017



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Sujet: Re: « Hydrophobia » ❧ Ft. Micaela   Hier à 23:31

« Bang, bang, give me fame. Shoot me up to entertain. I am a semi-automatic lonely boy. You're dead, I'm well fed. Give me death or give me head. »

Claquements. Ils raisonnent dans les ruelles désertes, rares individus téméraires esquivés, annihilant le lourd silence que le gouffre nocturne insuffle à ces heures. Les pavés défilent, pieds s'y propulsant, adrénaline qui en deviendrait presque délicieuse, palpitant ravivé vibrant sous l'échine, effluves sanguines chatouillant encore les papilles. Tumultueux mélange. Enjambées qui mènent la danse vers le fleuve qui serpente, eaux douces et troublées par la crasse que Rome y dégueule depuis trop longtemps, exécration que de le voir dans un tel état pitoyable. Membres illusoires domptés depuis longtemps déjà, bien qu'ils ne furent pas à l’abri d'une quelconque maladresse, contre-nature n'étant que lourdeur, abominables orteils détestés depuis le jour où ils furent donnés.

Sursaut alors que le tir raisonne, frisson remontant l'échine, menace de la chasseresse qui marque sa présence, talonne, aux aguets. Comme si le tout stopperait l'ascension. Après tout, quand bien même les mains seraient relevées sur le crâne en courbant l'échine, elle se ferait très certainement un plaisir de fourrer de la caulerpa dans mes branchies, preuve d'homicide à nu et ayant laissé une ossature gisante au sol, merveilleuse raison que pour finir en tant que trophée, statue de sel qui se fondrait à merveille dans le mobilier d'un salon. Au moins une balle pourrait être inoffensive, carne repue de sang encore chaud, régénération aux aguets en cas de percée.

Ne pourtant pas la narguer de suite, attendre que les quais soient en vue. Propulsion. Plongeon fluide dans l'ondine alliée et protectrice. Semi-victoire. Douce torture qui s'immisce, mâchoire qui se crispe, muscle qui se bandent, écumant le fond l'espace d'un instant pour retrouver le squelette d'origine, forme primaire plus avantageuse, à même de glisser dans l'élément maternel pour la semer, créature contrariée aspirant l’offensive. Tissus et autres effets abandonnés à leur sort, voguant. Craquement des os, chaire qui bouillonne, se sangle, artifices s'évaporant. Les écailles lazulis éclosent par centaines, voûte nocturne se gravant sur le derme, tandis que les apophyses s'étirent pour se faire nageoire dorsale, percent l'échine pâle, elle se hérisse, menaçante.

Feulement de bête qui sort de l'écume, propulsé avec force en surface, crocs dehors. Monstre hostile des bas-fonds qui s'expose. Liane d'ondine qui serpente, maîtrise de l'élément millimétrée. Elle se saisit des pieds de la brune, la ramenant d'un geste sec pour qu'elle tombe à l'eau, instant tout bonnement délectable, excès d'orgueil caressé dans le sens du poil, prenant le dessus. Replonger une seconde, lui ôtant son arme des mains, métal s'engouffrant dans les profondeurs obscures. Elle ne fut plus qu'innocence, pauvre âme perdue dans les eaux, à la merci de ce qu'elle traquait, presque persuadé d'avoir entre-aperçu son minois dans la soirée. « Donne-moi une seule et unique bonne raison de ne pas remplir tes pauvres petits poumons de flotte. » Sifflement venimeux qui s'échappe, dégoût palpable envers ces chiens de l'organisation implacable, alors que l'onde bouillonne, reflet d'une émotion néfaste qui s'installe. Grondement qui roule le long de l’œsophage, à deux doigts de la faire disparaître sous l'écume.


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