Vous qui entrez ici, abandonnez tout espoir.

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conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : 28 ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : Célibataire libre comme l'air [titre de mon champ]: BESOGNE: : Sans profession [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Keira knightley ( by Babine & tumblr) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 12 [titre de mon champ]: PACTE: : 17/07/2017



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Sujet: Vous qui entrez ici, abandonnez tout espoir.   Lun 17 Juil - 22:16


Lucrezia Bertolotti




Love is a smoke made with the fume of sighs.




Informations Chronologie


nom  ☞ J'ai possédé différents noms dans ma longue et singulière vie... Au commencement, mon nom était Bertin. C'était le nom de famille de ma mère puisque mon père biologique ne m'avait pas reconnu. Je l'ai porté fièrement jusqu'à ce que le destin me fît rencontrer mon époux. J'ai pris son patronyme Leroy pendant de nombreuses années. Ce ne fut que dans un passé proche que j'ai falsifié mon identité pour devenir une certaine madame Black. Enfin cela n'a pas duré non plus car, à présent que j'ai posé mes valises en Italie, j'ai eu l'occasion de modifier à nouveau mon nom pour Bertolotti. Cela vient Berthou, une dérive du vieux nom d'origine germanique berhautwulf, issu de berhaut qui signifie célèbre et wulf qui signifie loup. Bon honnêtement, je n'en avais aucune idée quand je l'ai choisi... Je trouvais qu'il sonnait bien à l'oreille, c'est tout... prénom ☞ Tout comme pour mes noms de famille, j'ai eu plusieurs prénoms. Ma génitrice m'avait donné un prénom fort classique pour l'époque, Louise. J'avoue que j'aimais beaucoup ce prénom, il me rappelait mes racines françaises et j'y étais attachée. Puis j'ai choisi le prénom d'Ann quand j'ai eu le désir d'américaniser mon identité. Ann Black, ça sonnait bien, vous ne trouvez pas ? Lorsque je suis arrivée à Rome, mon choix a été rapide concernant mon prénom. Lucrezia en hommage à une dame bien connue. Vous avez reconnu évidemment ? Oui, c'est bien cela, Lucrezia Borgia. Alors, pourquoi elle ? Elle était connue pour avoir été la protectrice des arts et des lettres mais c'est surtout pour sa réputation d'antan qu'elle m'attire. Fille d'un pape avec une réputation d'immoralité. Accusée d'inceste avec son frère. Hum... C'est si dramatique que je suis obligée d'aimer.   âge ☞ Attendez que je regarde ma carte d'identité... J'ai 28 ans. Je plaisantais, je me souviens très bien de mon âge, j'y ai perdu la vie et depuis je conserve les traits d'une jeunesse éternelle. date, lieu de naissance ☞ Je suis née le 29 septembre 1707 à Paris. Bon évidemment là encore j'ai modifié quelques petites choses... Comme l'année. De ce fait, je suis donc née en 1991. Cependant, je n'ai pas modifié la ville car je revendique mes origines avec fierté. nationalité ☞ Italienne, française, américaine ? Bon pour garder une certaine logique dans tout ça disons donc française pour faire plaisir à maman. âge réel ☞ Vous savez, ce n'est pas poli de demander l'âge d'une dame... Toutefois, je crois que je n'ai pas d'autre choix que de vous répondre... J'ai 310 pétales de roses. Ça en fait un paquet, je suis d'accord. race ☞ Like a vampir. ♪ Ce ne sont pas ça les paroles de Madonna ? statut civil ‹ Veuve. J'ai été mariée en 1723... Depuis mon époux a trépassé sans nul doute. Je ne sais pas vraiment ce qu'il est devenu de lui après ma transformation. En tout cas, depuis je profite de mon statut de femme libre en ayant de temps à autres des compagnons pour interrompre la monotonie. statut financier ☞ Je partie sans un sous dans ma poche et je n'ai même pas pu profité de la fortune de mon défunt époux. Mais l'avantage d'être vampire c'est qu'il est très aisé de se faire une petite planque avec des liasses de billets ou de lingots d'or. Vive l'Amérique ! Disons que j'ai une vie assez aisée, je n'ai point besoin d'être entretenue par un homme. statut familial ☞ Je ne sais pas vraiment ce que vous voulez savoir... De mon vivant, je n'ai pas eu de descendance. Mon époux et ma pauvre mère ne sont plus de ce monde. Je n'ai plus personne et je n'appartiens pas à un quelconque clan. Donc en dehors de dire que je ne suis qu'une fille unique et veuve sans sous... Je ne peux pas vous en dire plus. orientation ☞ Sexuelle ? C'est bien ce que vous désirez savoir bande de coquins. Hm... J'ai une préférence pour les hommes mais j'avoue avoir eu des expériences avec des femmes et cela ne m'a pas déplût. occupation ☞ J'ai la chance d'être bookeuse dans la plus célébre maison de la mode R&M. Je jongle entre les planning, les mannequins, les patrons. J'adore le strass et les pailettes. Je ne suis peut-être pas sur les devants de la scène mais il m'arrive de m’incruster sur le podium pour remplacer une mannequin malade. Oh oui, je gère également les rendez-vous de mes boss. Si vous entendez une douce voix suave au téléphone, c'est moi. caractère ☞ On va commencé par les qualités : Audacieuse, Délicate, Rusée, Tenace, Attachiante, Curieuse. Hm les défauts... Alors Manipulatrice, Menteuse, Perfectionniste, Étourdie, Impatiente, Hautaine.   avatar personnage ‹ Keira Knightley.




29 septembre 1707, Paris.‹ Naissance de Louise Montfort-l'Amaury, fille d’une femme de chambre nommée Fanchon Bertin et d’un aristocrate Parisien Nicolas Montfort-l'Amaury. Bien évidemment n’avait pas reconnu sa paternité sur l’enfant. Cela aurait un bien trop grand scandale pour l’époque. Sa mère est décédée suite à l’accouchement et l’enfant placée auprès d’une nourrice. A l’âge de six ans elle se mit à travailler pour la famille de son père.

25 août 1723 ‹ Pendant l’année de ses seize ans, la décision fut prise qu’elle partirait pour le nouveau monde se construire un avenir. On  colla sur le dos l’adolescente l’étiquette de jeune fille à la cassette. Il s’agissait de jeunes filles à marier. On les appelait ainsi parce qu’on leur donnait un trousseau qui comprenait « deux paires d’habits, deux jupes et jupons, six corsets, six chemises, six garnitures de teste et toutes autres fournitures nécessaires ». Le but était de peupler ces terres de femmes françaises et de donner des épouses officielles aux colons.

Septembre 1723 ‹ Louise rencontra son époux à la Nouvelle-Orléans deux mois après son arrivée dans la colonie. Le jeune colon était un érudit venant de la bourgeoisie française. Charles Leroy venait tout juste d’acheter une plantation. Il était jeune, suffisamment riche à ses yeux et semblait plutôt bien se comporter auprès des femmes. Il n’en fallut pas plus pour la jeune fille qu’elle était pour l’épouser car la concurrence était rude pour toutes les filles venues de métropole. Ils se marièrent au mois le 10 décembre 1723.  

1735 ‹ C’était un soir de promenade dans les bayous. Elle avait croisé un homme ou plutôt une créature qui lui avait ôté la vie. Il n'avait suffit que d'une morsure pour trépasser. Un baiser mortel où se mêlait le désir et la peur.

1735 - 1835 ‹ Elle avait tout quitté après sa mort puis sa renaissance, son homme, son passé et la vie qu’elle s’était construite à la Nouvelle-Orléans. Louise se sentait prisonnière de l’emprise de son créateur qui se montrait souvent possessif et autoritaire. La jeune femme parcouru l’Amérique profitant des batailles lors de l’indépendance de l’Amérique ou encore de la guerre de sécession s’abreuver de ce nectar sans se faire repérer. Ce fut également une bonne période pour apprendre à se maîtriser et à se confondre avec les humains.  Elle resta auprès de Joshua une bonne centaine d’années, assez pour apprendre ce qu’elle devait savoir sur sa nouvelle situation.

8 mars 1835 ‹ écrire ici.
date ‹ écrire ici.







Qui se cache derrière le monstre?


C'est quoi ton p'tit nom, pseudo? ☞ J'utilise un pseudo sur les fofo mais bon à vrai dire même mes amies m'appellent Léna.     T'as combien de poussières au compteur? ☞ *tousse* 27 ans Tu viens de quel bled? ☞ De Bretagne que c'est !     Comment tu as trébuché dans nos pattes? ☞ J'ai trouvé votre forum tout simplement sur un top root.   Un p'tit mot? Fais pas ton timide! ☞ J'ai vraiment hâte de faire mes premiers pas avec vous. Cela fait un bout de temps que je n'ai pas joué sur un forum donc soyez adorables avec mamie.  :amourlicorne:









Dernière édition par Lucrezia Bertolotti le Jeu 20 Juil - 11:16, édité 17 fois
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conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : 28 ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : Célibataire libre comme l'air [titre de mon champ]: BESOGNE: : Sans profession [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Keira knightley ( by Babine & tumblr) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 12 [titre de mon champ]: PACTE: : 17/07/2017



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Sujet: Re: Vous qui entrez ici, abandonnez tout espoir.   Lun 17 Juil - 22:16







conter son règne


- Première partie -


Comme, l’une après l’autre, au déclin de l’automne,
Les feuilles des rameaux tombent, pâle couronne,
Et retournent au sol qui va les engloutir.

Dante ALIGHIRTI, l’Enfer, Chant III.



29 septembre 1707, Paris.

Doucement l’aurore fit son apparition illuminant petit à petit la grande capitale européenne. Les rayons de soleil réfléchissaient ici ou là sur les vitres des grands hôtels appartenant aux grandes familles bourgeoises ou de grandes noblesses. Paris s’éveillait. Les petits gens étaient déjà actifs depuis quelques heures à s’activer pour le début de la journée de travail. Les domestiques se pressaient sur les marchés pour prendre commande des victuailles allant être cuisinées à la table de leurs maîtres. La suite de la journée allait se rythmer ensuite par une succession de gestes du quotidien. Laver, repasser, épousseter, servir au mieux la maison.

Fanchon Bertin faisait partie de ses petites mains qui se levaient tôt et se couchaient tard, seulement âgée de dix-huit ans, la jeune femme avait vécu toute son enfance dans le centre de la France, non loin de Vendôme. Elle appartenait à une grande famille de six enfants et elle a été poussée par ses parents à trouver une bonne place en tant que femme de chambre dans la maison des Montfort-l'Amaury dans l’espoir d’être libérer d’une bouche inutile. Fanchon était âgée alors de dix ans. Après tout à quoi servait une femme si ce n’est qu’à procréer ? Qu’importait le sang, qu’importait la richesse chaque femme n’était aux yeux des hommes qu’un ventre. Une machine à engrosser. Elle exerçait sa tâche depuis maintenant huit ans.

Elle avait été remarquée par le jeune homme de la bonne famille. Nicholas Montfort-l'Amaury qui été alors âgé de vingt-cinq ans. Secrètement, un petit jeu interdit s’installa entre les deux individus. Il lui susurrait des promesses impossibles à tenir, elle l’écoutait et croyait à ses mensonges lui ouvrant les cuisses pour l’amener à son paradis. Dans sa tête, tout ressemblait aux contes que lisait madame Montfort-l'Amaury à sa jeune fille Joséphine auprès de la cheminée l’hiver venu. Tout était parfait, elle avait trouvé son prince charmant et riche. Mais la réalité était tout autre derrière ces faux espoirs. Au cours de l’année 1707, elle apprit que l’héritier avait été assassiné lors d’un duel pour la cause d’une dame de la haute société. Apprendre que celui qu’elle appelait son homme, était morte et pour les beaux yeux d’une autre fut une descente en enfer. Fanchon n’avait pas eu le courage de lui annoncer sa grossesse et son secret n’en resta pas un très longtemps avec les mauvaises langues qui se trouvent dans les couloirs de la maison. Après avoir été sévèrement réprimandé par la maîtresse de maison puis puni par la gouvernante. Elle avait passé de longs mois dans sa chambrette sous les toits lorsque son ventre rebondi commençait à faire jaser dans le voisinage. Ce bébé, elle le désirait car malgré la rancœur qu’elle avait à l’encontre du père, il restait à ses yeux le fruit d’un amour. D’un unique amour.

Dans la nuit du vingt-huit au vingt-neuf septembre, elle avait ressenti les premiers signes d’un accouchement par la perte des eaux. Réveillant sa voisine de chambre, elle se changea et prit sa petite valise avant d’être guidé par la gouvernante qui la fit sortir par l’arrière de l’hôtel. Madame Montfort-l'Amaury n’avait pas donné son approbation pour qu’elle accouche dans sa chambre, elle ne reconnaissait pas non plus l’enfant à naître comme son petit-enfant.

Fanchon marcha avec difficulté dans les ruelles sales et grises de Paris évitant les déchets qui se déversaient au centre. Elle fit des pauses de temps à autres lorsqu’elle ressentait une contraction. Dieu la punissait pour ses pêchés, c’était une certitude. Elle parvint à l’Hôtel-Dieu qui deviendra plus tard l’hôpital Saint-Louis. Elle fut rapidement admise et prise en charge pour l’accouchement. La sage-femme qui se chargeait de cette tâche ne semblait guère positive concernant le cas de la jeune mère. Elle était petite, et étroite des hanches. Tous ces petits détails prouvaient que l’enfantement serait compliqué. La sensation que ses reins étaient broyés se fit ressentir de plus en plus forte, la douleur était telle, que la jeune femme se mit à pleurer à se débattre totalement paniquée parce qu’il allait se passer. Il fallut deux infirmières pour la maintenir et l’obliger à pousser. Elle poussa, cria mais le bébé restait. Petit à petit Fanchon se fatigua et c’est à ce moment-là que les complications se firent plus nombreuses. Comme une sauvage, la sage-femme posa ses mains sur l’abdomen et fit une grosse pression pour amener l’enfant à sortir ce qui ne manqua pas à faire hurler de douleur la pauvre femme qui regrettait amèrement ce qui lui arrivait. Comme lui indiquaient les femmes qui l’entouraient, elle poussa une nouvelle fois et ce fut le soulagement. Enfin elle ne souffrait plus, elle se sentait tellement fatiguée à cet instant. La sage-femme prit le bébé et coupa le cordon ombilical après avoir nettoyer le nez du nourrisson qui lui poussait des cris stridents. Une des infirmières lui demanda le prénom de l’enfant, Fanchon n’eut que le temps de le dire. «Louise Montfort-l'Amaury» avant de s’enfoncer dans un sommeil mortel.


C’est dans la douleur et la solitude que naquit le bébé qui fut pris en charge par la gouvernante. Encore une orpheline de plus. Elle fût placé chez une nourrice puis jusqu’à l’âge de ses dix ans, elle prit la place qu’avait occupé sa propre mère dans la famille. Jamais elle ne sut qui était son père, est presque rien à propos de sa mère. Elle ne savait ni lire, ni écrire mais elle se démarquait des autres grâce à son joli minois et par sa bonne volonté de vouloir bien faire son travail. Grâce à ses aînés, elle apprit rapidement à coudre et tout ce qui était nécessaire de savoir pour être une femme de chambre. Âgée de quatorze ans, elle fut nommée femme de chambre de la Joséphine ce qui était une grande avancé dans sa vie professionnelle pour l’époque. Mais ça ne manqua pas de créer en même temps des tensions et de la jalousie parmi les autres domestiques. Madame Montfort-l'Amaury ne supportait pas de la voir et ne cessait de se plaindre. Et pour cause, plus la gamine grandissait plus elle ressemblait à son père défunt dans ses mimiques. Son allure qui lui donnait l’air aristocratique qu’ont les Montfort-l'Amaury. Elle avait hérité de sa mère de sa beauté sauf de son nez bien dessiné et légèrement retroussé de son père. Louise a dû grandir et  vivre malgré l’opposition qu’elle avait toujours face à elle. Elle s’endurcit puis apprit à ne compter que sur elle-même.


Pendant l’année de ses seize ans, elle fut persécutée par les demoiselles de la maison jusqu’au jour où l’une d’entre-elle donna l’idée de l’éloigner définitivement. Puisqu’elle n’avait pas de famille, pas de fortune, ne serait-elle pas mieux marié avec un Colon en Amérique du Sud ? Du jour au lendemain, on colla sur le dos l’adolescente l’étiquette de jeune fille à la cassette. Il s’agissait de jeunes filles à marier. On les appelait ainsi parce qu’on leur donnait un trousseau qui comprenait « deux paires d’habits, deux jupes et jupons, six corsets, six chemises, six garnitures de teste et toutes autres fournitures nécessaires ». Le but était de peupler ces terres de femmes françaises et de donner des épouses officielles aux colons.

16 juillet 1723.

N’allez pas croire que la traversée de l’océan Atlantique fut une partie de plaisir. Non, c’était loin d’être une croisière comme nous le connaissons aujourd’hui. Non, les femmes étaient parqués dans les soutes du bateau le temps de la traversée, la nourriture n’était pas conservée convenablement ou bien l’on mangeait toujours la même chose : du bœuf salé ou de la morue salée ou fumé avec un peu de blé. L’eau était difficilement potable, elle devenait brunâtre et vecteur de maladies. C’était l’une des raisons qui expliquaient pourquoi les marins préféraient boire de l’alcool comme le rhum dont la vente était interdite sur le continent. En plus d’une mauvaise alimentation qui amenait des maladies telles que le Scorbut qui est un manque de vitamines. La proximité entre les individus et l’étouffement qu’elles subissaient à être enfermés une grande partie du trajet favorisaient bien d’autres maladies mortelles. Il n’y avait aucune hygiène, rien pour garder les femmes dans un confort sommaire. Beaucoup moururent et celles qui restaient n’étaient pas dans un état suffisant pour être présentées aux hommes. Louise devait son salut grâce à son intelligence et à sa malice. Il lui était arrivé à de nombreuses reprises de chaparder les restes de la table du capitaine du vaisseau. Une fois elle avait prise sur le fait ce qui lui avait valu une gifle comme punition.

Sa seule crainte fut qu’elle voit prise par un homme de l’équipage mais les règles étaient strictes, aucun homme ne devait s’approcher des femmes. Elles devaient rester pures jusqu’au mariage. Mais des écarts ont été commis, et avaient été punis du fouet. Ce fut un enfer, comme si cette traversée serait sa dernière. Que Dieu soit avec elles, Louise n’avait guère envie de se voir mourir avant d’avoir posé le pied sur le nouveau continent. Sa jeunesse et sa fougue faisaient d’elle une aventurière. Pour s’occuper l’esprit, elle imaginait à quoi allait ressemblait sa nouvelle vie, et surtout son futur époux. Lorsqu’elle montait sur le pont pendant la promenade autorisée, elle appréciait sentir l’air marin et fixer l’étendu de l’océan. Elle ne laisserait plus personne la contrôler tel un vulgaire pion sur un échiquier, elle espérait enfin pouvoir se créer une vie comme elle le désirait. Femme libre elle l’était et le restera. « L’espoir d'une terre lointaine » chuchota-t-elle.

25 août 1723.

Mais c’était long d’attendre, fatiguant de fixer l’horizon d’être à la rechercher de la terre promise. Après un mois de navigation dans de mauvaises conditions, un marin hissé en haut du mât se mit à crier « Terre ! Terre en vue ! ». Dans les soutes, le regard hagard des femmes fixait le plafond surprises par le cri puis des sourires se dessinèrent sur leurs visages sales et amaigris. La porte qui permettait aux femmes de monter sur le pont s’ouvrit brusquement laissant apparaître le second du navire. « Mesdames, nous sommes enfin arrivé à la Nouvelle-Orléans. Je vais vous expliquer très rapidement comment ça va se passer par la suite. » Louise se retient de respirer tant l’excitation de sortir de ce trou était forte. « Les femmes dont les prénoms commencent par la lettre « A » sont priées de monter, le capitaine du vaisseau a quelques points à préciser. Que je vous rassure, vous quitterez toutes ce navire sous peu de temps. » Il se retira, laissant la porte ouverte après lui. Précipitamment, sans attendre que son nom fut prononcé, la jeune femme se leva et monta pour se retrouver à l’air libre ne supportant plus la puanteur qui se dégageait dans la pièce. Elle fut surprise par le soleil et la chaleur qui l’écrasèrent lorsqu’elle arriva sur le pont, elle plissa son regard et s’approcha d’un tonneau pour trouver un équilibre qui lui permettrait d’écouter sans trop se plaindre le discours qui fut bref. Elles seraient amenées dans des auberges où elles pourraient se changer et se nourrir convenablement. Par la suite, elles auront à trouver leur homme. Un petit rictus apparut sur les douces lèvres de la française. Le jeu allait enfin commencer. Dès qu’elle aurait revêtu de plus beaux atours, elle savait qu’elle serait jolie. Elle avait pris le temps de se comparer aux autres femmes, elle connaissait donc ses faiblesses et ses atouts.

1er septembre 1723.

Presque une semaine qu’elle était arrivée. Elle s’habituait petit à petit à son nouvel univers. Dans les rues de la ville, rien n’était comme en France. Elle n’avait plus le statut de domestique à présent c’était des personnes de couleurs qui se mettaient aux services des Blancs. Louise avait pris l’habitude en fin de journée d’aller aux marchés ou à la découverte des environs mais toujours accompagnée et avec une petite ombrelle, qu’un jeune marin lui avait offert, pour la protéger des rayons agressifs du soleil. Elle avait su faire chavirer les cœurs avec sa beauté qui ne passait pas inaperçu dans les rues de la ville. Il ne lui avait pas fallu longtemps pour être entouré par la gente masculine mais les espoirs de la jeune femme furent réduit à néant en voyant qu’aucun n’avait l’air d’être riche, ou bien d’avoir un titre. Elle avait entendu dire par une mulâtre que les grands propriétaires de plantations vivaient éloigner de la ville mais ils venaient régulièrement y faire leurs achats. Curieuse d’en apprendre plus, elle se renseigna sur ce qu’était une plantation histoire de maîtriser le sujet si elle rencontrait un homme de bonne famille.

Un érudit qui se trouvait au restaurant dans l’auberge où elle résidait lui expliqua rapidement ce dont il s’agissait. Il s’agissait d’une plantation qui correspondait à une activité agricole dans le but de faire des denrées pour le marché extérieur. Les plantes cultivées étant d’origine américaine comme le tabac, le cacao (qui était consommé par les aztèques). Mais, il y avait des plantes étrangère à l’Amérique qui vont s’adapter aux conditions climatiques du continent à l’exemple de l’indigo (pour la teinte des textiles), le riz, le coton, le café, et la canne à sucre (qui vient d’Inde). « Mais comment fait-on pour cultiver tout ceci ? » Voyant la jeune femme s’intéresser de plus près aux activités, il poursuivit « Oh, pour cela, il faut de la main-d’œuvre. Savez-vous qu’il existe deux types pour cela ?»

Louise s’assit auprès de l’homme et hocha négativement la tête. « Eh bien, lorsque vous voyez des hommes blancs comme vous et moi, il s’agit pour la plus part d’engagés qui signent des contrats de 5-6 ans, et au bout du contrat ils ont une sommes pour s’installer dans les colonies. Ils sont justes des ouvriers agricoles, ni plus ni moins. Sinon il y a une immigration servile d’origine noire africaine. » Elle le regarda avec un petit sourire au coin de ses lèvres. « Vous semblez en connaître beaucoup de choses à ce propos monsieur. » Il essuya ses lèvres ayant terminé son plat. « Et pour cause, je suis moi-même propriétaire d’une plantation de tabac. »La demoiselle arqua un sourcil surprise. « Je vous prie de m’excuser d’avoir perdu votre temps à m’expliquer, vous avez très certainement à faire. »« N’ayez crainte, votre compagnie m’a paru des plus exquises, ce n’est pas tous les jours que l’on croise une femme qui semble s’intéresser à la vie économique de la colonie. » Son regard scruta avec intérêt le corps de la jeune femme. Alors, elle comprit. Elle sut qu’elle avait face à elle, un homme qui pourrait la prendre en charge. Elle le regarda à son tour, il n’était pas vilain, ni trop âgé. A ses mains et sa façon de s’habiller elle ne douta pas de son rang et qu’il soit fortuné. Il se leva de la table et se mit à ses côtés lui prenant la main. Il se pencha légèrement déposant un baiser sur le dos de la main avant de la regarder. « Je me présente, Charles Leroy».




- Deuxième partie -




Dès que je l’aperçus : « Prends pitié de ma peine,
Qui que tu sois, criais-je, homme ou bien ombre vaine,
Dans ce désert immense où perdu tu me vois ! »

Dante ALIGHIRTI, l’Enfer, Chant I.



C’était un univers de marais d’une beauté étrange et sauvage. Un monde grouillant de vie, où il fallait lutter pour survivre. D’immenses chênes, aux troncs drapés de mousse grise, se reflétaient dans les eaux stagnantes. Les saules pleureurs courbaient leurs branches vers le sol, tandis que les cyprès, raides comme des sentinelles fantômes, gardaient l’entrée de ce paradis majestueux. Un héron planait dans la brise matinale. Au-dessous de lui s’étalait la rivière paresseuse qui serpentait jusqu’au Mississippi. Fils aîné des marais, un crocodile émergea d’un buisson d’hyacinthes sauvages et disparut. Soudain, une frêle embarcation qui glissait sur les eaux du bayou rompit le silence. Quelques poissons s’affolèrent. De grosses tortues d’eau, qui se prélassaient au soleil, plongèrent. L’esquif heurta la rive et la jeune fille qui le conduisait sauta lestement à terre et l’attacha à un tronc d’arbre vermoulu.

A vingt-cinq ans, Louise Leroy avait réussi à apprivoiser ce monde qui l’entourait. Sa jupe grise relevée autour de la taille découvrait des bottes boueuses. Ses cheveux bruns se terminaient par une longue tresse. Elle respira les parfums exotiques des fleurs et fut envahie par une joie profonde. Cet univers sauvage aurait été fatal pour un étranger, mais Louise ne craignait rien. Elle connaissait parfaitement les marais, savait où se trouvaient les sables mouvants qui avalaient un homme en quelques secondes sans en laisser une trace. Elle contournait les serpents venimeux, tapis dans les hautes herbes, et respectait de loin les crocodiles, seigneurs incontestés de ces marécages. La jeune femme appréciait ces moments de découvertes où elle pouvait se sentir libre. Non loin du lieu où elle se trouvait, se cachait une petite habitation où résidait une vieille esclave qui avait fui la plantation d’un grand propriétaire. Louise l’appréciait et en échange de son silence, elle lui apprenait les croyances des esclaves et en particulier la magie noire. Le vaudou avait toujours attiré la jeune propriétaire, terrifiée d’en être victime par ses propres esclaves bien qu’ils ont toujours été plus ou moins bien traités sur leur plantation.

Elle frappa deux petits coups contre la porte en bois pour signaler sa présence. Elle entendit quelqu’un bouger et venir lui ouvrit. « Oh, c’est vous manz’elle. Entrez. » Fit Alyla. Elle s’empressa de rentrer et se s’installer à la modeste chaise. Elle regarda l’esclave, on racontait en effet qu’elle était une sorcière, adepte du vaudou. Pourtant, des jeunes filles respectables et des dames éminentes n’hésitaient pas à lui rendre visite lorsqu’Alyla venait à La Nouvelle-Orléans vendre ses philtres d’amour, ses gris-gris et ses porte-bonheur. La vieille femme prépara ce qui semblait être une sorte d’infusion dont elle seule connaissait les ingrédients. « Vous fuyez encore votre rôle d’épouse ? » Louise tripota sa jupe sale, regardant ses mains. « Non, du tout, mais comme d’habitude mon époux n’est pas à la maison et de toute façon même s’il était là, ça n’aurait rien changé. » Elle prit la tasse en argile que lui offrait la sorcière qui s’empressa de lui répondre comme si elle avait affaire à quelqu’un du même statut qu’elle. « Vous n’êtes pas comme une dame tel que vous êtes là. C’est pas bien. » La brune leva ses yeux au plafond avant de répondre. « Qu’importe, il n’y a que toi qui me vois ainsi. Depuis que j’ai épousé Charles, personne n’a jamais rien eu à dire à mon propos. J’ai toujours fait ce que l’on attendait de moi. J’ai parfaitement tenu mon rôle d’épouse. Cesse de vouloir me réprimander ! »

Pensive, elle se rappela de son mariage, elle était alors âgée de dix-sept ans et elle pensait avoir trouvé l’homme idéal. Dans un sens, elle était attachée à lui. Contrairement à d'autres, son mari ne fut jamais ni violent ni insultant avec elle. Seulement absent, et peu intéressé par la perspective de combler les désirs et besoins de son aimante épouse. Un homme vaillant, mais sans conversation, aux innombrables maîtresses noires et amérindiennes. Louise s'accommoda de cette vie-là. Son mariage lui avait apporté de nombreux avantages, elle avait eu l’approbation de son époux pour apprendre les bases, lire et écrire. Elle dansait à la perfection et avait même appris les rudiments du piano. La vie semblait enfin lui sourire dans ce milieu luxueux ou chacun de ses désirs étaient des ordres, malheureusement un vide demeurait. Les années s'écoulaient et elle n'avait toujours pas eu le bonheur d'enfanter, de prendre dans ses bras la chair de sa chair. Elle avait tenté différentes méthodes pour enfin offrir un héritier à son époux mais rien n’y faisait.

C’est en fréquentant les autres dames de son rang qu’elle avait cru entendre la rumeur d’une esclave qui aurait fui et qui offrait ses services notamment dans le vaudou. Elle était venue la première fois la peur au ventre redoutant vraiment cette sorcière qui petit à petit la mit en confiance. Une sorte de confiance c’était créer entre les deux femmes, et Louise avait pris l’habitude de lui rendre visite. Les potions n’avaient pas fonctionné et l’espoir d’avoir enfin un enfant s’envola progressivement. Pour combler ce manque, elle apprit de nombreuses choses auprès d’Alyla toujours en matière de vaudou. D’ailleurs celle-ci claqua des doigts devant le regard de la jeune femme, la faisant sursauter. « Vous rêvassez debout maintenant ? » Elle lui répondit avec douceur. « Non, je me souvenais juste pour quelle raison j’ai fini par fréquenter une folle. » Alyla éclata de rire avant de redevenir sérieuse en prenant la tasse vide qu’avait bu Louise. « Mauvais présage. » Étonnée, elle la questionna du regard pour la forcer à poursuivre. « Tu vas faire la rencontre d’un autre homme et c’est le mal incarné. » Après ça, Alyla agissait normalement calmant les inquiétudes de son invitée qui au fil des mois oublia cet avertissement.

Trois ans plus tard, 1735 quelque part autour de la plantation.

Lou, son petit surnom, monté en amazone sur sa jument Sterenn, parcourait au trot l’exploitation de son mari. Récemment il avait acheté de nouvelles terres et comptait bien diversifier les cultures en y faisant pousser du coton venu d’Inde. Elle s’engagea dans un étroit chemin qui l’éloignait un peu plus encore de sa demeure prenant plaisir à se sentir seule et libre. Elle ne supportait plus de jouer la potiche chez elle, à accueillir les dames qui lui rendaient de temps en temps visite. Elle emprunta la longue allée gravillonnée qui reliait l’entrée principale d’une chaumière abandonnée à une petite route de campagne, respirant à pleins poumons les effluves de sapin, de chêne et d’orme qui émanaient des bois environnants. Le soleil était bas dans le soleil brumeux, une température agréable régnait, l’air résonnait des pépiements des oiseaux. Durant quelques minutes, elle s’était autorisée à oublier les raisons de sa présence en ces lieux pour profiter du plaisir de la nature. Soudain, la jument fit un pas brusque sur le côté ayant entendu ou senti une présence. Surprise Louise calma sa monture avant de descendre du cheval pour voir ce qui l’avait effrayé. Ne voyant rien, elle la rassura faisant quelques pas à pied à ses côtés. Une main se posa brusquement sur son épaule, la faisant sursauter de peur. Elle lâche un petit cri de frayeur.

Le cheval ressentant sa peur, se débattit et se mit au galop pour échapper à cet étrange individu. « N’ayez crainte, je ne vous veux aucun mal Louise. » La jeune femme recula sentant le tronc un arbre la stopper, son esprit est en déroute. « Qui êtes-vous ? Que me voulez-vous ? » Il haussa les épaules. « Je m’appelle Joshua Archdeacon. Je vous ai suivie depuis chez vous aux petites heures du matin. Je guettais une occasion. » Avec une grâce féline, il s’approcha d’elle et ajouta d’une voix douce. « La solitude a été mon lot depuis des siècles, Louise. J’en aurais péri, si ce n’est que je ne pouvais mourir. Je rêvais de rencontrer une femme que je pourrais vraiment aimer. Je connais tout de vous depuis votre arrivée et votre évolution ici-même. J’ai eu l’étrange prémonition que vous m’étiez destinée. J’en ai maintenant la certitude maintenant que je vous vois proche de moi. »

Il a placé sa main froide contre sa joue, déclenchant en elle une onde de choc aussi violente qu’une décharge électrique. Son cœur se débattit quand bien même son corps frémissait d’un brusque désir. Les yeux qui ont croisé les siens débordaient de tant d’affection que son esprit s’est cabré et que son pouls a tambouriné à ses tympans. « Non ! Non ! Je suis une femme mariée. C’est mal ! » Pensa-t-elle. En vain. Elle ne désirait qu’une chose qu’il l’enlace et l’embrasse. « Je vous désire Lou, m’acceptez-vous ? » Elle était sous son empire, elle ne parvenait plus à réfléchir, à prendre du recul. Elle ne connaissait absolument rien de cet homme qui faisait naître en elle des sensations qu’elle avait ignoré jusqu’à présent. Et pourtant, sa conscience l’obligeait à se méfier, elle voulait s’éloigner mais elle se surprit à dire des mots qui semblaient s’échapper de sa bouche. « Oui, je vous veux ! » Poussant un gémissement passionné, il l’attira à lui. Ses lèvres ont trouvé les siennes. Elle s’abandonnait au plaisir de son étreinte, lui retournant le baiser avec la même ferveur. Elle noua ses bras autour de sa nuque. Elle sentit la pression de ses mains qui caressaient son dos, la serraient encore plus fort contre lui. Elle se mit à trembler. Trop tôt à son goût, le baiser s’acheva. Frustrée, elle ouvrit les yeux et étouffa un cri, le cœur affolé par la terreur. Car ses yeux à lui n’étaient plus verts comme elle l’avait remarqué auparavant, mais luisants comme les feux de l’enfer et ses canines s’étaient allongées et acérées. Elle était trop abasourdie pour réfléchir ou bouger.

D’une chiquenaude, il a dénoué le ruban qui fermait son col et à défait le haut de la robe, dévoilant la clavicule. Sa bouche a tout de suite trouvé la peau sur le flanc de son cou. Soudain, elle senti une double piqûre sur sa chair, et immédiatement, elle poussa un cri mais cette douleur a vite été remplacée par une sensation de plaisir languide telle qu’elle ne l’aurait pu l’imaginer. Elle avait l’impression que son sang suintait hors de son corps tandis qu’en même temps quelque chose de nouveau se propageait en elle. Elle perçut une étrange vibration, sa tête est retombée en arrière. Elle s’entendit pousser un soupir de plaisir intense. Elle devinait, que le processus était mauvais pour elle, très mauvais et que, s’il lui prélevait trop de sang, elle en mourrait. Sa tête lui tournait, ses jambes se dérobaient sous elle, s’il ne la tenait pas dans ses bras, elle se serait effondrée comme un vulgaire bout de chiffon. Elle se sentit de plus en plus faible. Son cœur battit de plus en plus. Puis ce fut le néant. Josh redressa sa tête, le sang perlait sur les coins de sa bouche, il la déposa à terre avec douceur avant de passer sa main contre les lèvres histoire de profiter jusqu’au bout de son délicieux breuvage.

Il se mordit au poignet puis redressa à demi sa victime pour lui faire boire à son tour son sang. Louise, inconsciente, bu son sang puis ce fut le gouffre. La douleur fut déroutante, son corps essayait de rejeter la souffrance, elle se trouvait entre deux univers. Elle avait l’impression d’être sciée en deux, d’être torturée, écartelée. Les Ténèbres s’installèrent en elle, elle ne pouvait plus respirer. Puis ce fut un incendie qui se déchaîna en elle, elle aurait voulu crier mais ses lèvres ne bougèrent point. C’était une lutte contre elle-même, le venin traversa tous ses vaisseaux sanguins, pour atteindre son coeur. Qu’avait-elle fait pour subir autant de sa misérable vie. Son corps se souleva sous les spasmes. Joshua qui la regardait passa doucement sa main froide sur son front. Elle dans le fond de l’abîme ressentait après le chaud, un froid glacial. Elle était morte, elle en était persuadée maintenant. Que Dieu ait son âme. Tout s’acheva dans un calme qui soulagea la jeune femme. Il le comprit également et se dépêcha de la prendre dans ses bras et de l’amener dans la chaumière. Demain, elle serait totalement à lui, demain à l’aube il ne serait plus seul.

Du sang, du sang… Cette pensée ne quittait plus l’esprit du jeune vampire. Elle avait tout quitté après sa mort puis sa renaissance, son homme, son passé et la vie qu’elle s’était construite à la Nouvelle-Orléans. Louise se sentait prisonnière de l’emprise de son créateur qui se montrait souvent possessif et autoritaire. Jamais il ne fut de ceux qu'elle porta dans son coeur. Soumise, elle subit ses colères et ses étreintes meurtrières. Louise parcouru l’Amérique profitant des batailles lors de l’indépendance de l’Amérique ou encore de la guerre de sécession s’abreuver de ce nectar sans se faire repérer. Ce fut également une bonne période pour apprendre à se maîtriser et à se confondre avec les humains. Elle, qui était si désireuse à vivre de son propre chef, elle se sentait prisonnière sous l’autorité d’un autre homme mais elle se sentait tellement attaché à lui, qu’elle ne concevait pas être seule. Elle perdrait tous ses points de repères. La jeune vampire avait subi pourtant beaucoup de dommages moraux à cause de lui, bien que son corps n’en garde aucune séquelle mais il était certain depuis très longtemps qu’il ne l’avait jamais aimé et que la stupide humaine qu’elle était, s’était laissée tomber dans son piège comme la petite souris allant droit à la mort en allant prendre un bout de fromage sur un piège fatal. Elle resta auprès de Josh une bonne centaine d’années, assez pour apprendre ce qu’elle devait savoir sur son nouveau corps. Elle n’avait plus de cœur mais il lui restait son âme et son désir d’indépendance.

8 mars 1835, Harrisburg en Pennsylvanie.


Le spectacle était grandiose. Les immenses lustres en fer forgé du Théâtre St. Auguste brillaient de tous leurs feux. Les globes d’opaline des lampes à gaz chassaient les ombres d’une lumière vive et ne dissimilaient rien de la féerie. Les colonnes de plâtre et leurs feuilles d’acanthe dorées s’élevaient vers le plafond voûté aux délicats entrelacs de lierre. Sur un côté luisait le velours pourpre du rideau de scène. Des bannières en soie rouge, verte et or avaient été accrochées au plafond et venaient se nouer aux loges de la seconde galerie. Dans cette atmosphère réchauffée par les flammes des lumières, elles semblaient onduler, au gré des valses jouées par l’orchestre. Sur les planches de bois ciré glissaient d’étranges danseurs. Masques et loups se croisaient avec des regards brillants, cherchant à reconnaître qui se dissimulait derrière les satins noirs ou jaunes, sous les coiffures extravagantes et les parures de perles et de dentelle.

Ici, une jeune fille du Moyen Age, avec sa coiffe pointue, tournait au bras d’un bédouin du désert en longue robe blanche. Là, un moine conversait avec une vestale romaine. Une aristocrate de la Révolution Française, reconnaissable à sa perruque poudrée et au ruban rouge qui ornait son cou se promenait au bras d’un chevalier servant. Les tissus d’or et de soie scintillaient. Des plumes s’échappaient parfois des costumes pour virevolter jusqu’au sol. Les faux bijoux rivalisaient d’éclat avec les pierres précieuses. On respirait des parfums capiteux et par moment celui du aigre du camphre qui avait protégé pendant de longs mois les somptueux costumes dans l’attente de cette saison de Mardi Gras. Les noceurs parlaient fort, leurs éclats de rire courant de temps en temps la musique et tous se sentaient téméraires, profitant des délicieuses amourettes que permettait l’anonymat des déguisements.

Louise Leroy, appuyée à l’un des chapiteaux qui soutenaient les loges, étouffa un bâillement. La jeune femme avait changé de prénom ayant un certain goût pour la culture grecque et plus naturellement elle avait prit le nom de famille de son compagnon. La soirée ne faisait que commencer, mais la jeune femme semblait déjà lassée. C’était son cinquième bal masqué depuis son arrivée à Harrisburg après Noël, et il y aurait encore bien d’autres avant la rémission du Mercredi des Cendres. Sagement déguisée en bergère, elle discutait gaiement avec quelques demoiselles formant un groupe autour d’elle. L’une d’entre-elles, nommée Henriette, donna un petit coude à Louise pour lui indiquer qu’un homme la regardait avec attention. L’homme dont parlait Henriette se tenait à un balcon de la première galerie, surplombant la scène, une main appuyée contre une colonne, l’autre sur la hanche.

Il était d’une stature impressionnante, dans son costume de Prince Noir. Il se dressait, le heaume recouvrant son visage et ses épaules, la longue cape rejetée en arrière avec un air à la fois romantique et inquiétant. Le déguisement était si parfait qu’il était impossible de deviner son identité. Cette observation silencieuse et immobile avait quelque chose de menaçant. Un frisson qu’inquiétude parcourut Louise, soudain en comprenant qu’il ne pouvait s’agir que de Joshua Archdeacon. Il lui avait pourtant dit qu’il ne viendrait pas. Elle s’adressa vivement à la jeune femme. « Tu es certaine que c’est moi qu’il regarde ? » Elle termina sa phrase en jouant l’hypocrite. « Je n’en suis pas si sûre. » « Il t’observe depuis une bonne demi-heure. » « Sans doute est-il sous le charme de mon décolleté ? » Henriette se mit à rire laissant tranquille Louise. Celle-ci traversa la piste de danse tout en évitant les coups pour aller se prendre un rafraîchissement. Elle jeta un regard autour d’elle. Le champagne coulait à flot et la foule commençait à chahuter.

C’était une soirée payante au profit des nombreux orphelinats de la ville. Se sentant concernée, elle n’avait pas hésité à y assister. Bien que son Sire ne fut pas de cet avis, ce qui pourrait expliquer la raison de sa présence à la soirée. Toujours à vouloir la contrôler. Il y eut un mouvement au-dessus d’elle, d’un bond gracieux une forme noire sauta du balcon de la première galerie et atterrit à ses pieds, lui barrant le passage lorsqu’elle souhaita retourner auprès de ses soi-disant amies. Surprise, un peu tremblante, Louise se ressaisit et leva la tête. « M’accorderez-vous cette danse, mademoiselle la Bergère ? » L’écho des paroles rauques toucha une corde sensible chez la jeune femme et la fit tressaillir. Pas de doute c’était bien lui. Furieuse, elle le toisa. « Non, merci. J’allais quitter la piste de danse. » Elle voulut le contourner. Une main gantée de noir la retint. « Ne refusez pas, je vous en prie. Ce sont des occasions qu’il ne faut pas laisser échapper. » La voix était gaie et la main légère sur son bras. Un court instant, Lou eut le sentiment d’une profonde intimité.

Elle se libéra d’un geste brusque et fit un pas sur le côté avant de baisser d’un ton. « Cesse cette comédie Josh. » Derrière son heaume, il fronça les sourcils puis l’obligea à la faire sortir hors du Théâtre y mettant toute sa force. « Espèce de petite garce, je ne t’ai pas permis officiellement de sortir de la demeure pour aller t’amuser ! » Elle le repoussa avec tout autant de force. « J’ai envie de faire ce qui me plait. Je suis tout à fait capable de… Me contrôler maintenant ! » Il enleva son heaume puis le regarda avec attention avant de rire sans retenu. « Mais bien sûr tu sais mieux que tout le monde. » Irritée, elle fuyait aussi vite que lui permettait sa tenue, elle savait qu’il allait lui faire payer à un moment où à un autre. En déboula dans le vestibule du petit manoir où ils résidaient et se sentit presque dans la foulée projeté contre le mur, elle sentit une main lui écraser le cou puis son regard rencontra celui furieux de Joshua. Elle allait subir encore des atrocités qui semblaient de plus en plus fréquentes de la part de son compagnon. « Lâche-moi. » Siffla-t-elle. « Tu oses donner des ordres à ton créateur, stupide créature ? » Elle vit son visage se déformer pour laisser le monstre qui sommeille en lui.

A son tour, elle laissa sa colère éclater, elle le mord avec ses crocs au bras arrachant un bout de chair pour qu’il la lâche, elle voulait qu’il souffre à son tour. Elle se dépêcha d’aller prendre le pieu qu’elle avait amené de Nouvelle-Orléans. Elle monta à toute vitesse dans sa chambre mais fut tout aussi rapidement rattrapé par Josh qui la fit tombé sur son lit arrachant ses vêtements et la mordit à la base de son cou. Elle cria sous la douleur qu’il lui faisait volontairement subir tout en se débattant. Elle finit par lui donner un bon coup de poing au visage et elle parvint à se laisser tomber par terre pour prendre le pieu caché dans sa table de chevet avant de se redresser pour s’éloigner du lit. La jeune femme le menaça avec. Voyant le bout de bois tendu dans la direction, il la regarda surprise. « Tu crois sérieusement me faire peur avec ça catin ? » « Je suis capable du pire également. »

Il se redressa du lit puis arriva sur elle tel un boulet. Ne prenant pas le temps de réfléchir, elle sentit le choc contre sa personne et visa le cœur pour enfoncer profondément le pieu. Elle sentit alors le corps s’affaissait sur elle. Louise le poussa vers l’arrière et le vit tomber à terre comme une vulgaire marionnette. Mort, il était mort. Elle regarda ses mains puis se mit à rire telle une possédée. Libre, enfin ! Indépendante et seule. Elle prit presque le temps de rassembler ses affaires dans une valise avant de la sortir dehors, elle s’empressa rapidement à allumer des bougies qu’elle faisait tomber par terre volontairement puis fit un feu dans la bibliothèque en brûlant les livres un à un avant de quitter l’endroit sans se retourner laissant le manoir s’embraser derrière elle.

- Troisième partie -



« Jamais âme innocente en ces lieux ne s’embarque,
Voilà pourquoi Caron te chassait de sa barque :
Tu comprends maintenant d’où venait sa fureur. »

Dante ALIGHIRTI, l’Enfer, Chant III.

Années 2000 à 2017, Nouvelle-Orléans.


Confortablement installée dans son fauteuil de patron, Ann comptait avec beaucoup d’attention la recette du jour que son bar lui avait permis de gagner. Un crayon à l’oreille, elle réunissait les billets d’argent appréciant leur contact contre ses doigts. Ce n’est pas tant que l’argent lui manquait, mais c’était la satisfaction d’avoir pu mettre à bien un projet seule et de le voir marcher. Elle mit un peu d’argent dans quelques enveloppes pour ses employés. Il y a peu, elle avait engagé Skyler, jeune vampire plutôt instable. Elle travaille pour elle au Bloody Mary en tant que danseuse. La petite blonde aime se donner en spectacle et sert à son public de véritables shows à l'américaine. Elle fait recette et attirait du monde tous les soirs. Seulement Ann voit en elle plus qu'une simple employée qui remplit la caisse.

Mais revenons sur ce dernier détail. Depuis son retour à la Nouvelle-Orléans, elle y résida régulièrement depuis cette époque, même si le changement de ville est indispensable à tout vampire pour ne pas attirer les soupçons sur sa jeunesse éternelle. Ann a toutefois plus d'un tour dans son sac et connaît désormais la ville comme sa poche. Pour elle la ville, était devenue son territoire, mais c’était avant qu’un autre vampire vienne y mettre son petit grain de sel dans l’histoire. Adam Peterson. Rien que ça. Il avait posé ses valises et décidé d’y créer son clan et par la suite d’être le maître de cette ville. Ce n’était pas du tout au goût de la femme à la jeunesse éternelle. Avec persuasion et beaucoup de sourire mielleux, elle réussit à convaincre ce beau brun que son aide était plus que nécessaire s’il voulait vraiment s’installer dans cette ville. Ann avait réfléchit à tout, bien qu’elle souhaitait conserver coûte que coûte son indépendance, avoir la protection d’un autre vampire n’était pas négligeable. Son plan ne fut pas accompli comme elle le souhaitait. Adam était beaucoup plus difficile à cerner. Il avait pris un malin plaisir à jouer avec ses nerfs. Elle répondait avec autant d’audace entrant dans son petit jeu. C’était un peu comme jouer au chat et à la souris. Au fil du temps, Ann s’habitua à la présence du jeune homme, et lorsque celui-ci eut l’envie de créer son clan, elle l’aida à mettre à bien ce projet. Elle garda une place de choix, en étant sa conseillère sans être pour autant son second. Ensemble, ils chassèrent les intrus ou les contraignirent à rejoindre leurs rangs, aujourd'hui entourés convenablement. Puis les années passant, d’autres créatures vinrent mettre, puis ce fut le tour d’autres clans de vampires.


Puis sa relation avec Adam évolue, toujours plus prompt à être indépendante, elle se fit de plus en plus autoritaire, ce qui n’était pas du goût du grand manitou. Et assez souvent des disputes éclatèrent entre eux. Ann avait besoin d’actions, de nouveauté. Elle n’aimait pas vraiment le train -train de la vie quotidienne. Sur un coup de tête, elle ouvrit son bar, il y a deux ans, le Bloody Mary pour reprendre le nom d’une légende. On retrouve des traces de la légende de Bloody Mary dès les années 70 mais il est difficile de savoir avec exactitude quand elle a commencé. De nuit, la personne doit se tenir devant un grand miroir uniquement éclairé d’une à deux bougies, puis fixer son reflet et dire le nom « Bloody Mary » plusieurs fois. Il faut le répéter treize fois en tournant sur soi-même ou autour du miroir ou trois fois seulement en restant sur place. On peut également prononcer « Bloody Mary ! I killed your baby ! » (« Bloody Mary ! J’ai tué ton enfant ! ») à la fin de l’invocation, ce qui provoquerait la fureur de l’entité qui attaquerait immédiatement la personne l’ayant invoquée. Les plus téméraires peuvent prononcer sept fois « Hell Mary » devant le miroir : au bout de trois fois, le miroir deviendrait rouge, à cinq, une ombre apparaîtrait et à sept, Satan viendrait. Bloody Mary apparaît sous la forme d’une femme ensanglantée, parfois au visage mutilé. Elle peut simplement rester de l’autre côté du miroir ou encore le traverser pour vous tuer si vous n’arrivez pas à lui échapper. Il est dit aussi qu’on peut voir une femme frapper des cadavres ou s’automutiler.

L’origine de Bloody Mary a elle aussi traversé les années en se déformant. Aujourd’hui, ce sont ces trois versions qui sont les plus utilisées : Une sorcière qui, sur le bûcher, aurait maudit ses assassins et promis de revenir dès qu’on invoquerait son nom. Ou une femme morte dans un accident de voiture avec son enfant. Elle aurait alors juré de revenir à travers les miroirs. Et enfin la Vierge Marie elle-même, venant avertir l'invocateur de ne pas jouer avec son nom ni avec celui de Jésus, son fils.

Ann tenait un bar-cabaret du centre-ville qui servait notamment de "repère" aux vampires et même de garde-manger pour les mieux renseignés avec une main de fer, et en fit sa grande fierté. Revenons au présent. Cette fois le vampire lisait des articles sur internet pour un séjour à Rome. Elle se leva, passant devant le miroir. Elle ne fut pas étonnée de voir ce visage qui ne vieillissait pas. Brune aux yeux bleus. Beaucoup n’avait pas résisté à l’attraction de son regard et elle continuait d’en user. Elle détourna son regard vers l’horloge, se disant qu’il serait peut-être temps de rentrer chez elle. Le soleil allait bientôt se lever. Ann le savait, bientôt elle se lasserait de son quotidien devenu trop monotone à son goût. De plus, elle était une concurrente pour Adam qui n'attendait qu'une seule chose l'évincer.












Dernière édition par Lucrezia Bertolotti le Mer 19 Juil - 19:38, édité 13 fois
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conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : Trente trois années accrochées à sa carte d'identité. [titre de mon champ]: CONTRAT: : Lui se veut seul, mâle solitaire sans accroche mais elle ne le laissera jamais filer. Pour la pureté de leur nom et de leur engeance ô combien maudite. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Directeur artistique de la maison de haute couture portant les initiales de sa famille. Le R & le M s'inscrivent sur chacune des tenues. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : Plusieurs siècles de richesse, presque 400 ans qu'il essaye de quitter le monde [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Squalo. Il n'en a pas le comportement et beaucoup le pense un hippocampe. Mais lorsqu'on voit la soeur qui le suit comme son ombre on comprends toute les vérités qui s'attachent à leur nom. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Il sent, il voit. Il fascine également, de ses yeux bleus si particuliers. Il se nourrit de sang, se gave d'horreur et vomi la terreur qui le consume. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Raphaël Personnaz by Shiya [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 38 [titre de mon champ]: PACTE: : 10/07/2017



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Sujet: Re: Vous qui entrez ici, abandonnez tout espoir.   Lun 17 Juil - 22:18
Coucou toi
Comme je te l'ai dis pour le travail en zone invité, hésite pas à venir me voir qu'on en discute, j'ai des petites idées pour toi

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[titre de mon champ]: OSSATURE: : 28 ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : Célibataire libre comme l'air [titre de mon champ]: BESOGNE: : Sans profession [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Keira knightley ( by Babine & tumblr) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 12 [titre de mon champ]: PACTE: : 17/07/2017



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Sujet: Re: Vous qui entrez ici, abandonnez tout espoir.   Lun 17 Juil - 22:38
Coucou @louis de rochechouart ! Merci pour ton message de bienvenue. :bisounours: J'ai bien vu ton message, ne t'inquiète pas ! Sache que je suis fortement intéressée. Oui oui ! Donc j'avance un peu ma fiche pour montrer que je suis motivée comme jamais et je te mpotte. A bientôt jeune homme.
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ADMIN x fourrure à malmener

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conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : 49 s'étiole au faciès marbré de l'ancien. fissures notées au masque pourrissant d'un carnaval passé. [titre de mon champ]: CONTRAT: : divorce notifié. le myocarde cogne de noces nouvelles, l'attrait retrouvé, les bacchanales mortuaires pour un noctule enivrant. [titre de mon champ]: BESOGNE: : inspecteur, police criminelle. le canon logé à la paume, le sang en rigole sur la parure et les lippes. traque de la fourberie humaine. paluches plongées à la fange, aux cercles infernaux. moissonneur de pécheurs. crocs aux cuisseaux. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : 147, vie de moitié incisée. tombeau encore éloigné. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : lupus sous l'échine du mensonge. monstre au revers du costume. l'humain est un pyjama, une erreur, le voile d'une stupeur cannibale. [titre de mon champ]: GANG: : nostra regno. paluches à la poudre séquestrée. paquets revendus au contrat malsain des trafiquants. picaille prospère. orbes clos aux transactions. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : MIKKELSEN (faust, crac in time, karma) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 3286 [titre de mon champ]: PACTE: : 14/12/2016



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Sujet: Re: Vous qui entrez ici, abandonnez tout espoir.   Lun 17 Juil - 22:44
BIENVENUE han ce choix de titre... j'ai hâte de voir ce que tu prévois pour ta petite et surtout pourquoi elle a choisi de poser ses canines à Rome :omgad: je tente de te fournir une petite liste de métiers de la mode demain fais attention aux dents aiguisées de @louis de rochechouart, il se prétend requin végétarien

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it will stop your breath, how cruel I can be. But you understand, don’t you? You are clever enough. I am a demanding creature. I am selfish and cruel and extremely unreasonable. The more you love me, the more I will ruin you.
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[titre de mon champ]: OSSATURE: : Trente trois années accrochées à sa carte d'identité. [titre de mon champ]: CONTRAT: : Lui se veut seul, mâle solitaire sans accroche mais elle ne le laissera jamais filer. Pour la pureté de leur nom et de leur engeance ô combien maudite. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Directeur artistique de la maison de haute couture portant les initiales de sa famille. Le R & le M s'inscrivent sur chacune des tenues. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : Plusieurs siècles de richesse, presque 400 ans qu'il essaye de quitter le monde [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Squalo. Il n'en a pas le comportement et beaucoup le pense un hippocampe. Mais lorsqu'on voit la soeur qui le suit comme son ombre on comprends toute les vérités qui s'attachent à leur nom. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Il sent, il voit. Il fascine également, de ses yeux bleus si particuliers. Il se nourrit de sang, se gave d'horreur et vomi la terreur qui le consume. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Raphaël Personnaz by Shiya [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 38 [titre de mon champ]: PACTE: : 10/07/2017



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Sujet: Re: Vous qui entrez ici, abandonnez tout espoir.   Lun 17 Juil - 22:47
Je suis vegé que tu crois /SBAF/ le gros problème c'est la sistah mais j'attends de voir la suite de ta fiche pour savoir si ça peut coller niveau caractère avec Adé je t'attends ma toute belle du coup

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Sujet: Re: Vous qui entrez ici, abandonnez tout espoir.   Mar 18 Juil - 0:34
Merci @Giacomo Fibonacci pour ton aide ! Je prends note de ton conseille concernant @Louis de Rochechouart.
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GOD HATES FANGS

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[titre de mon champ]: OSSATURE: : Il commençait à avoir une vie avancée, chargée de souvenirs plus ou moins tristes, il commençait à se préparer pour vivre enfin tranquillement avec sa famille. Mais le destin en a voulu autrement.Enfant de la guerre, il se hâtait le jour ou la mort le prendrait lui. Enfin son heure... Mais non. Une fraction de seconde il y a cru, mais des canines sont passées par là. La mort lui a rit au nez et s'en est allée. L'éternité comme fardeau. Ses 56 ans se sont fanés. [titre de mon champ]: CONTRAT: : De battre son coeur s'est arrêté. Larmoyant, l'effet d'une grosse gueule de bois. Elle en a perdu la vie, mais sa beauté intacte reste gravée dans sa mémoire. L'impuissance d'un homme, le désarroi d'un mari, la perte d'un père. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Apprentissage du savoir, connaissance de la langue de Shakespeare. Ancien professeur d'Oxford. Détenteur de savoir en trop grand nombre. Tenter en vain d'apprendre l'anglais à de jeunes romains. Dans l'espoir un jour de retrouver sa vie d'antan. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : Douce cruauté, amer vérité. Extase infinie, belle utopie. Compter sans que cela fasse effet. 110 ans, mais l'état figé. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : L'aiguille s'est arrêtée. Le temps ne fait plus effet. Ersatz du passé, abandonné mais pas oublié. Tuer pour se nourrir, se cacher pour ne pas mourir. De la nuit la créature est, le rouge tâche le blanc immaculé de sa chemise. Poussière il ne deviendra pas, éternité au pas. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Décuplés et inexploités. Liberté de mouvements, exquis grondements. Rapidité et vélocité. Sens affolés, force multipliée. [titre de mon champ]: GANG: : Solitude et plénitude. Seul compter sur soi. Appartenance à outrance. Echos de sa voix, liberté et foi. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Christoph Waltz by Odistole (avatar), Frimelda (signature). [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 677 [titre de mon champ]: PACTE: : 17/02/2017



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Sujet: Re: Vous qui entrez ici, abandonnez tout espoir.   Mar 18 Juil - 2:47
Aaaah cet avatar mon dieu
Très bon choix :)

Bienvenue parmi nous alors et surtout bonne continuation pour ta fiche. Hâte de voir ton personnage en jeu han

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Sub specie æternitatis.
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RUN WITH THE MOON

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conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : vingt-neuf ans en apparence. [titre de mon champ]: CONTRAT: : célibataire, elle n’attend rien de l’amour. [titre de mon champ]: BESOGNE: : propriétaire d’un restaurant qui appartenait à ses parents. elle s’occupe majoritairement de la gestion. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : cinquante cinq ans en réalité. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : lycan, par ses deux parents. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : sens accrus, elle se démarque par une force impressionnante et une agilité sans faille. [titre de mon champ]: GANG: : ancienne maestri, désormais louve solitaire. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : phoebe tonkin @Lempika. [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 53 [titre de mon champ]: PACTE: : 14/07/2017



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Sujet: Re: Vous qui entrez ici, abandonnez tout espoir.   Mar 18 Juil - 11:03
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There's a she wolf in disguise Coming out. Moon's awake now, with eyes wide open, my body is craving, so feed the hungry. There's a she wolf in the closet, Open up and set it free. —
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[titre de mon champ]: OSSATURE: : 28 ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : Célibataire libre comme l'air [titre de mon champ]: BESOGNE: : Sans profession [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Keira knightley ( by Babine & tumblr) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 12 [titre de mon champ]: PACTE: : 17/07/2017



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Sujet: Re: Vous qui entrez ici, abandonnez tout espoir.   Mar 18 Juil - 12:13
Merci à vous deux pour cet accueil, ça me touche ! :bisounours:
PS: Vos avatars sont géniaux également !
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Sujet: Re: Vous qui entrez ici, abandonnez tout espoir.   
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Vous qui entrez ici, abandonnez tout espoir.
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