La peur nous rapproche [Giorgio A. Reppucci]

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Calliope Tinovia
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
OSSATURE: : Vingt-sept années CONTRAT: : En couple avec un ex-drogué, ex-détenu, tueur, et qui s'inquiète de tout ♥.... Et enceinte ♥ BESOGNE: : Assistante Vétérinaire, autrement dit larbin de vétérinaire. Ou aussi sa seconde paire de main. ©Bitterblue
FABLE: : Je suis au courant pour le surnaturel, les monstres, les créatures... Appelez-les comme vous voulez. Je sais comment le monde qui m'entoure est dangereux. Mais tout n'est pas noir. Je sais aussi que certaines créatures surnaturelles ne nous veulent pas de mal... Pas plus qu'un humain lambda en tout cas. @EFFIGIE: : Ashley Greene, ©Dandelion, ©Bitterblue(Aesthetic) BAFOUILLES: : 1988 PACTE: : 29/01/2017



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Mar 18 Juil - 0:52
Giorgio & Calliope // La peur nous rapproche

 
Je sors de la salle de bain, prête à rejoindre ma meilleure amie pour prendre une tasse de thé et parler. Notre activité favorite. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas eu une amie comme Rosa. Nous sommes vite devenues très proches, voire même inséparables. Elle a beau être une sirène, je la vois comme une humaine, comme une égale. Je n’ai jamais peur d’elle, d’une quelconque réaction qu’elle pourrait avoir. J’ai confiance en elle. Je sors enfin de la chambre, et attrape mon sac à main sur la table du salon. Mon regard se pose sur un cadre avec une photo de Giorgio et moi, prise il y a quelques mois, au début de notre relation. L’amour et le bonheur transparait dans nos sourires sincères. Je baisse les yeux à cette vision, me demandant si nous parviendrons un jour à redevenir aussi proches, aussi fusionnels. Notre relation n’est plus la même depuis cette histoire avec son élève, par ma faute. Je le vois distant. Plus qu’il ne l’a jamais été. Il est à l’appartement, il est à mes côtés, mais parfois, c’est comme s’il n’était pas là. Je ne sais pas comment réagir, comment me faire pardonner. D’autres fois, il me dit  que tout va bien. Mais je le connais, je sais que ce n’est pas toujours la vérité. Je sais que son attaque de vampire le hante encore car je suis passé par là. On ne s’en remet jamais vraiment. Les cauchemars nous hantent toujours, la peur est omniprésente. La peur de revivre ce moment, cette douleur. La peur de perdre cette nouvelle famille en création, en rédemption. Pour ma part, la peur de perdre Giorgio à nouveau hante mes nuits. Je dors mal, je me réveille chaque nuit, redoutant presque que la journée commence, redoutant de le voir sans aller, n’arrivant pas à me pardonner. Je n’arrive pas à savoir ce qu’il pense réellement, et ça me stress. La fatigue s’accumule, je la sens peser chaque jour un peu plus.

Je détourne le regard du cadre photo. Advienne que pourra… J’essaie de me faire pardonner, mais je ne peux pas aller décrocher la lune non plus. Je ne sais pas quoi faire. Je décide d’aller chez Rosa en transport en commun. Je n’ai pas tellement la tête à conduire aujourd’hui. Finalement, j’ai beau ne pas aimer les transports en commun, ce trajet passe plutôt vide, pendant que je me perds dans mes pensées. Je repense à la première échographie passée il y a environ quinze jours, à la joie de voir notre bébé pour la première fois. Au soulagement d’apprendre que tout va bien, mais aussi à la recommandation du médecin de me reposer, de prendre soin de moi. J’essaie, mais les évènements passés ne me rendent pas la tâche facile. J’arrive finalement devant la boutique de Rosa, et je rentre. Nous passons dans l’arrière boutique tant qu’il n’y a aucun client, pour prendre un thé. Elle a juste le temps de servir le liquide chaud dans les deux tasses que la sonnette de la porte du magasin se fait entendre. Elle m’abandonne un instant. Je fronce un peu les sourcils. Depuis ce matin, j’ai une douleur au ventre. Elle était plutôt légère, alors je me suis dis que ça allait passer tout seul, mais apparemment ce n’est pas vraiment le cas vu qu’elle augmente en intensité. Je profite de l’absence de Rosa pour aller aux toilettes, et ce que j’y découvre m’inquiète. Je saigne, et ce n’est pas normal. Lorsque je reviens dans l’arrière boutique, Rosa est de retour, assise à la petite table. Je lui indique mes craintes, lui demandant si elle peut m’emmener à l’hôpital, n’ayant pas ma voiture. Elle accepte. Je téléphone à Giorgio sur le chemin, mais je tombe sur son répondeur. Je soupire et lui laisse un message.

« Rejoins-moi à l’hôpital s’il te plait… J’ai peur qu’il y ait un problème avec le bébé… Fais vite s’il te plait, j’ai besoin de toi… Appelle-moi en arrivant. »

J’espère qu’il entendra très vite mon message. Heureusement, Rosa est avec moi, je ne suis pas seule. Mais si jamais il arrive vraiment quelque chose au bébé… J’ai besoin de sa présence à mes côtés. J’ai besoin de son soutien.

Nous arrivons finalement à l’hôpital, et on nous fait patienter. Je me retiens pour ne pas m’énerver, ne comprenant pas pourquoi je dois attendre alors qu’il se passe un truc anormal dans ma grossesse. Et toujours pas de nouvelles de mon petit-ami. Je me demande ce qu’il fait, pourquoi il ne me rappelle pas. Je commence à me faire des films, et me reprends. Heureusement que Rosa est là. J’ai l’impression que l’attente n’en fini pas. Je vois les gens défiler devant moi, sans qu’aucun médecin ne vienne me voir… N’en pouvant plus, j’ose me lever pour aller voir une autre infirmière que celle de notre arrivée. Je lui explique ce qu’il se passe, et elle m’emmène directement dans une salle, ne comprenant pas que sa collègue nous ai fait patienter comme ça. Je la remercie avant qu’elle ne nous laisse, Rosa et moi, seules dans la salle en attente du médecin. Je regarde Rosa, la remerciant de m’avoir accompagnée, mais l’informe qu’elle peut retourner au magasin, que je la tiendrai au courant. J’espère bien que Giorgio arrive bientôt. Elle insiste, mais j’insiste plus. Finalement la porte s’ouvre, laissant apparaitre l’infirmière de tout à l’heure, accompagnée de mon petit-ami. Je suis soulagée de le voir ici. Rosa accepte finalement de me laisser, maintenant que Giorgio est ici. Je le regarde, assise sur le siège, paniquée. Je ne sais pas ce qu’il faisait, où il était, mais je m’en fou. L’important est qu’il soit avec moi maintenant.

« Je ne sais pas ce qui se passe… J’ai mal au ventre, je saigne… C’est pas normal, j’ai peur… »
 
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« Oh you can't tell me it's not worth tryin' for, I can't help it there's nothin' I want more, I would fight for you, I'd lie for you, Walk the wire for you, I'd die for you. You know it's true, Everything I do, I do it for you » by Wiise


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Giorgio A. Reppucci
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
OSSATURE: : 34 ans CONTRAT: : En couple avec Calliope Tinovia, et papa dans quelques mois... Un défi de taille qui l'attend, mais il n'est pas sûr d'y être prêt. Cela dit, il fera tout pour, soyez-en sûrs. BESOGNE: : Expert en Histoire de l'Art au sein de la Fondation de Breuillac depuis début octobre et occasionnellement prof particulier d'Histoire de l'Art. Le blond essaye de reconstruire sa vie après sa sortie de prison début mars, où il a passé cinq longues années pour avoir tué trois personnes sous l'effet du sang de vampire, qu'il consommait à l'époque sans se douter que ce n'était pas une drogue comme les autres. Héritier d'une famille aristocratique tyrolienne, il a été renié par son père à cause de ses déboires.
FABLE: : Longtemps ignorant, Giorgio a découvert que les monstres existent réellement, que les mortels tels que lui sont en danger sans même s'en rendre compte. Le blond s'est récemment fait mordre par un vampire, frôlant la mort. Plus que jamais, la menace est devenue tangible à ses yeux, la peur le guette une fois la nuit tombée. Les monstres existent, personne n'est réellement en sécurité. ÉCHINE: : Humain, proie potentielle. @EFFIGIE: : Dan Stevens by Morsmordre (c) BAFOUILLES: : 3368 PACTE: : 02/01/2017



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Mer 26 Juil - 0:53


❝La peur nous rapproche❞
Calliope & Giorgio
« Je m'en doutais. Que tu étais déjà au courant. Après tout, ça a toujours été le cas, pendant toutes ces années, non ? T'es resté loin de moi, loin de ma vie, et pourtant tu embauchais des détectives privés pour guetter mes moindres faits et gestes. Pourquoi, hum ? C'était parce que tu t'inquiétais réellement pour moi... ou bien parce que tu es juste un maniaque du contrôle ? Non, dis-moi ! »

Mario Reppucci resta silencieux, son regard fixant celui du jeune homme. Seuls dans le salon d'un appartement que l'homme d'affaires possédait à Rome et dont Giorgio ignorait l'existence avant aujourd'hui, père et fils parlaient depuis de longues minutes. Mario l'avait appelé ce matin, le prévenant de sa présence dans la capitale, avant de l'inviter pour un déjeuner qui leur permettrait selon lui de parler un peu. Le professeur se doutait bien de ce dont son père voulait discuter, c'était tellement évident. Il savait pour ses déboires. Il voulait le confronter, lui demander à quoi il jouait. Evidemment. Lui balancer sa déception, son mépris. Comme à chaque fois... Là, depuis que cette conversation avait commencé, son paternel n'était pas encore passé à l'attaque, mais l'ancien détenu était certain que cela ne saurait tarder.

« Je suis ton père. Rien que cette phrase devrait suffire pour répondre à ta question. »

« Cette phrase ne veut rien dire pour moi. La vérité, c'est que je ne te connais pas. Parfois, je me demande si tu es vraiment mon père. »

Le blond se leva, détourna le regard. La présence de son père ne le rassurait pas. Au contraire, il le mettait mal à l'aise, lui et son regard sûr de lui, son port presque royal. Il en imposait, même sans dire un mot. Surtout quand il ne disait pas un mot, à vrai dire. Giorgio avait presque du mal à imaginer que son géniteur était en fait un fils d'agriculteurs pauvres originaires de Campanie, qui avait finalement hérité de la richesse de Kathrin - sa mère - et de sa famille. Ses grands-parents maternels étaient morts depuis des années, et l'absence de frères ou sœurs du côté de sa mère faisait que c'était à Mario Reppucci de gérer la fortune familiale. Une fortune à laquelle l'ancien prisonnier ne toucherait probablement jamais. Mais est-ce que son enfant y aurait droit un jour ? Il n'avait jamais réellement pensé à son cas personnel, préférant rester bien loin de son père depuis la mort de sa mère, mais là... La situation changeait. Son fils ou fille n'y était pour rien s'ils ne s'entendaient pas. Il faudrait qu'il défende ses intérêts à l'avenir, même si ce ne serait sans doute pas évident de se rapprocher de son père. Ce dernier poussa un léger soupir.

« Tu veux me connaître alors ? Regarde-moi, Giorgio Alexander. Je te permets de me poser trois questions. Trois bonnes questions. Trois questions auxquelles je te répondrai. »

Giorgio regarda son père. Juste trois ? Il aurait parfaitement pu lui en poser des centaines ! A commencer par celle-ci : « Pourquoi as-tu exigé que j'éteigne mon téléphone en entrant ici ? ». Son père semblait méfiant, comme s'il avait peur d'être sous écoute. Qui était-il réellement ? Peut-être que le professeur ne pourrait jamais le savoir... Mais aujourd'hui, il avait la chance d'en savoir davantage sur lui. Il faudrait juste lui poser les bonnes questions.

« Es-tu vraiment mon père ? »

Mario eut un léger sourire en coin. Il avait toujours aimé les gens directs. Néanmoins, le sourire narquois se rétrécit rapidement. Les secondes s'écoulèrent, son regard se fit plus froid, plus blasé. L'aristocrate ouvrit la bouche pour répondre au trentenaire.


***


« Rejoins-moi à l’hôpital s’il te plait… J’ai peur qu’il y ait un problème avec le bébé… Fais vite s’il te plait, j’ai besoin de toi… Appelle-moi en arrivant. »

Son cœur battait à tout rompre, alors que le message de Calliope parvenait à ses oreilles. La peur étreignait son âme, l'asphyxiait. Il avait suffi de quelques heures, et son monde semblait s'écrouler tout d'un coup, de tous les côtés. Giorgio passa nerveusement une main dans ses cheveux, il fallait qu'il se dirige à l'hôpital au plus vite. Chaque minute semblait une heure, le désespoir et la peur de perdre Calliope et le bébé broyaient son cœur meurtri. Il fallait qu'il sache si sa petite amie allait mieux maintenant, si leur bébé était en danger. Paniqué, l'homme appela Calliope, mais personne ne décrocha. Ainsi, il laissa un message, d'une voix tremblante.

« J'arrive, Calli'. Ça va aller. Je te le promets, ça va aller. J'arrive, amore mio. Tiens bon. Je t'aime. Je t'aime très fort. »

Le trajet dura quelques minutes, une éternité aux yeux du blond. Une fois sur place, il fallait trouver Calliope. Où est-elle ? Comment va-t-elle ? J'ai besoin de la voir, maintenant ! Les paroles se répétaient, on lui demandait d'attendre, de rester calme. Mais comment pourrait-il le rester ? Calme ? Alors qu'il pourrait perdre sa femme et son enfant ? Giorgio soupira, attendit encore quelques minutes, puis enfin une infirmière le rejoignit pour le mener jusqu'à la brune. Celle-ci n'était pas seule, une amie étant venue avec elle, ce qui le rassurait un peu. Par contre, il ne s'attendait pas à ce que ce soit elle. Leurs regards se croisèrent un instant. Rosa, l'amie de Calliope. La créature qui avait failli le mordre récemment. Secret qu'il avait gardé, désireux de ne pas inquiéter davantage la jeune femme. Il fallait la ménager, protéger le bébé aussi... Saluant l'amie de la future maman d'un simple hochement de tête, l'aristocrate renié posa son regard sur la Piémontaise. La marraine de son bébé était une créature, il avait encore du mal à l'accepter... Pas sûr qu'il puisse réellement se faire à l'idée un jour, d'ailleurs. Mais bon, l'important en ce moment, c'était Calliope et le bébé, le reste pouvait attendre. Le blond alla s'asseoir juste à côté de l'assistante vétérinaire. Heureusement, Rosa n'allait pas rester plus longtemps, maintenant qu'il était là. Voilà qui le mettait plus à l'aise, il devait l'avouer. Une fois qu'ils furent seuls, Giorgio ne put s'empêcher de prendre sa petite amie dans ses bras.

« Désolé de ne pas être venu plus tôt. Mon père est à Rome, on était allés déjeuner ensemble, désolé. Mais dis-moi, qu'est-ce qui s'est passé ? »

L'homme attrapa la main de la brune, déposant un baiser sur celle-ci. L'Italienne lui répondit alors qu'elle ne savait pas ce qui se passait, qu'elle avait mal au ventre et qu'elle saignait. Giorgio prit sur lui pour garder un air calme. Enfin, à peu près calme. Il était plus pâle qu'à l'accoutumée, le regard inquiet et perturbé. Heureusement, on pourrait mettre ça sur le compte du stress, de l'appel manqué, de la mauvaise nouvelle qu'il venait d'apprendre. Sa main serra celle de l'élue de son cœur.

« Je suis là maintenant... Je serai avec toi, quoi qu'il arrive. »

Maintenant, il fallait juste attendre l'arrivée d'un médecin, des examens qui puissent apporter des réponses. Attente interminable, angoissante. Il fallait rester fort, oublier les paroles de son père, les secrets dévoilés. Calliope passait avant tout le reste, le bébé aussi. C'était eux qui méritaient son attention en ce moment, plus que jamais.


© Pando

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❝I'll be good❞ I'll be good, I'll be good. And I'll love the world like I should. For all of the light that I shut out, For all of the innocent things that I've doubt. For all of the bruises that I've caused and the tears, For all of the things that I've done all these years. Yeah, for all of the sparks that I've stomped out, For all of the perfect things that I doubt. (c) Astra
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Calliope Tinovia
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OSSATURE: : Vingt-sept années CONTRAT: : En couple avec un ex-drogué, ex-détenu, tueur, et qui s'inquiète de tout ♥.... Et enceinte ♥ BESOGNE: : Assistante Vétérinaire, autrement dit larbin de vétérinaire. Ou aussi sa seconde paire de main. ©Bitterblue
FABLE: : Je suis au courant pour le surnaturel, les monstres, les créatures... Appelez-les comme vous voulez. Je sais comment le monde qui m'entoure est dangereux. Mais tout n'est pas noir. Je sais aussi que certaines créatures surnaturelles ne nous veulent pas de mal... Pas plus qu'un humain lambda en tout cas. @EFFIGIE: : Ashley Greene, ©Dandelion, ©Bitterblue(Aesthetic) BAFOUILLES: : 1988 PACTE: : 29/01/2017



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Ven 28 Juil - 16:26
Giorgio & Calliope // La peur nous rapproche

 
Inquiétude. L’attente du médecin est interminable. L’attente de mon petit ami aussi. J’espère qu’il aura le message que je lui ai laissé très vite, et qu’il sera bientôt là. Heureusement que Rosa est là pour me soutenir en attendant. Je pense que je ne me le pardonnerais jamais si je venais à perdre le bébé. Je suis sûre que ce serait de ma faute. Le stress causé par cette histoire avec l’élève de Giorgio. Je me suis fait des films, j’ai failli perdre l’homme de ma vie à cause d’une paranoïa. J’ai failli recoucher avec un de mes ex. J’ai failli tout perdre. Et pourtant, Giorgio est revenu, il est resté à mes côtés. Nous avons trop besoin l’un de l’autre pour continuer à nous détruire. Mais je m’en voudrais toujours. Impossible de ne pas m’en vouloir. Je fais les cent pas dans la pièce où l’infirmière nous a conduites. Rosa me conseille de m’asseoir. Je l’écoute pour une fois, et m’assieds devant le bureau. La porte s’ouvre soudain. Ce n’est pas le médecin, mais Giorgio. Je suis soulagée de le voir arriver enfin, mais toujours impatiente de l’arrivée du médecin. Je remercie ma meilleure amie, et lui indique qu’elle peut retourner à son magasin maintenant que Giorgio est là, que je la tiendrai au courant. Elle nous laisse alors entre nous, et mon petit ami vient me prendre dans ses bras immédiatement. Il s’excuse de son retard, son père est à Rome, ils ont été manger ensemble. Il me demande ce qu’il s’est passé. Je lui explique que je ne sais pas vraiment, mais que j’ai une douleur au ventre, et que je saigne, ce qui n’est pas normal. Je lui avoue ma peur. Il serre ma main dans la sienne, ses paroles me réchauffent le cœur. Je lève la tête vers lui.

« Giorgio… Ton père… Pourquoi tu ne me l’as pas dis ? Comment ça s’est passé ? Tu vas bien ? Tu sais que je suis là pour toi ! »

Mon esprit est toujours préoccupé par le bébé, mais je connais Giorgio, je connais la relation qu’il a avec son père. Je sais que cette journée n’a pas du être facile pour lui. Je veux qu’il sache que je suis là pour lui, même si je lui ai bien souvent répété. Je le regarde, avec un air inquiet. J’espère que ça s’est bien passé… On n’a pas vraiment besoin de problèmes supplémentaires en ce moment… Giorgio n’a pas le temps de me répondre, la porte de la salle s’ouvre. Enfin une femme en blouse blanche rentre. Elle se présente comme étant le médecin qui va s’occuper de moi. Elle s’approche du bureau, me demandant ce qu’il nous arrive. Je lui explique, et elle m’indique d’aller m’installer sur la table de consultation. Inquiète, je m’exécute. Je relève mon t-shirt pour qu’elle puisse faire l’échographie. Je prends la main de Giorgio dans la mienne, inquiète. Je ferme les yeux, ne voulant pas regarder l’écran de peur d’y apprendre une mauvaise nouvelle. Les secondes semblent interminables le temps que le médecin trouve le bébé. J’entends soudain un bruit sourd de battements cardiaques. Je rouvre les yeux, rouges, regardant le docteur. Je suis soulagée.

« Votre bébé va bien, mais il va falloir faire attention pour la suite. Vous êtes stressée ? »

« … Je ne peux pas vraiment dire le contraire, effectivement… »

J’évite le regard de Giorgio, restant concentrée sur la femme à mes côtés. De toute façon, lui, n’a rien à se reprocher. Tout est de ma faute, je le sais.

« Il va falloir vous ménager. Eviter tout stress, et bien vous reposer. Je vous mets en arrêt pour être sûre que vous ne vous surmeniez pas. »

Je ne réponds pas, hochant juste la tête. Je suis heureuse que le bébé aille bien, mais le fait de savoir que j’aurai pu le perdre, par ma faute, à cause de mes conneries… Ça me fout un coup au moral. Je remets bien mon t-shirt pendant que le médecin remplit les papiers. Je regarde Giorgio d’un air désolé avant de remercier le médecin qui me tend les papiers. Elle me répète les recommandations ; du repos, et nous laisse partir. Je prends mon sac à main d’une main, et attrape la main de Giorgio de l’autre. Dans les couloirs de l’hôpital, je le regarde. Je suis à deux doigts de craquer, mais je ne le ferai pas.

« Désolé… C’est de ma faute du coup… » Je fais une pause, ravalant ma salive. « Tu peux me ramener à l’appartement ou il faut que tu repasses voir ton père avant ? Ça… Ça ne me dérange pas, si tu as des trucs de prévu avec lui, ne t’inquiète pas, je peux prendre le bus. »

Je préfèrerai qu’il me ramène, c’est sûr. Mais je ne veux pas le forcer s’il avait prévu autre chose.
 
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Giorgio A. Reppucci
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OSSATURE: : 34 ans CONTRAT: : En couple avec Calliope Tinovia, et papa dans quelques mois... Un défi de taille qui l'attend, mais il n'est pas sûr d'y être prêt. Cela dit, il fera tout pour, soyez-en sûrs. BESOGNE: : Expert en Histoire de l'Art au sein de la Fondation de Breuillac depuis début octobre et occasionnellement prof particulier d'Histoire de l'Art. Le blond essaye de reconstruire sa vie après sa sortie de prison début mars, où il a passé cinq longues années pour avoir tué trois personnes sous l'effet du sang de vampire, qu'il consommait à l'époque sans se douter que ce n'était pas une drogue comme les autres. Héritier d'une famille aristocratique tyrolienne, il a été renié par son père à cause de ses déboires.
FABLE: : Longtemps ignorant, Giorgio a découvert que les monstres existent réellement, que les mortels tels que lui sont en danger sans même s'en rendre compte. Le blond s'est récemment fait mordre par un vampire, frôlant la mort. Plus que jamais, la menace est devenue tangible à ses yeux, la peur le guette une fois la nuit tombée. Les monstres existent, personne n'est réellement en sécurité. ÉCHINE: : Humain, proie potentielle. @EFFIGIE: : Dan Stevens by Morsmordre (c) BAFOUILLES: : 3368 PACTE: : 02/01/2017



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Mar 15 Aoû - 21:10


❝La peur nous rapproche❞
Calliope & Giorgio
Voir cette sirène ici l'avait perturbé, avait réveillé en lui des souvenirs désagréables, angoissants. Mais maintenant que la brune était partie et qu'il était tout seul avec Calliope, il n'avait d'yeux que pour elle. Le trentenaire était inquiet, il voulait savoir au plus vite ce qui s'était réellement passé, si sa petite amie et le bébé étaient vraiment en danger ou non. La serrant fort contre lui, ses bras autour d'elle, Giorgio s'excusa pour son retard, lui expliquant que son père était à Rome. L'assistante vétérinaire lui raconta alors ce qui s'était passé, qu'elle avait mal au ventre et qu'elle saignait. Des infos pas vraiment rassurantes, mais le professeur décida plutôt de la rassurer, de lui rappeler qu'il serait toujours là pour la soutenir, quoi qu'il arrive. L'homme serra la main de l'Italienne, cherchant à la réconforter. La future maman reprit alors la parole, demandant à l'ancien détenu pourquoi il n'avait rien dit à propos de la venue de son géniteur. Le professeur soupira presque malgré lui.

« Oui... Oui, ça va. Je ne savais pas qu'il était à Rome, en fait. Il m'a appelé ce matin, m'a proposé d'aller manger avec lui. Et j'y suis allé, c'est tout. »

Le blond haussa les épaules, comme si rien d'anormal ne s'était produit. Un simple déjeuner avec son père, cela sonnait normal, hein ? Parfaitement banal, quoi. De quoi réveiller l'instinct de Calliope pour le moment. Ou du moins, l'espérait-il. Un sourire en coin se peignit sur les lèvres masculines, tandis qu'il passait une main sur l'épaule de la Piémontaise. Tout va bien. La porte de la salle s'ouvrit soudain, coupant court au sujet Mario Reppucci, ce qui n'était pas pour lui déplaire. Le médecin se présenta, prenant en charge la jeune femme. Giorgio craignait secrètement le pire, même s'il n'en avait rien dit à sa petite amie. Il espérait vraiment qu'il ne s'agirait juste que d'une simple frayeur, et rien d'autre. Que leur bébé tiendrait bon, qu'ils pourraient toujours fonder leur petite famille, aller de l'avant. Oublier définitivement ce qui s'était passé quelques semaines auparavant. Etre heureux, enfin.

Calliope attrapa sa main, la serra dans la sienne, alors que le médecin préparait l'échographie. Main froide et moite, signe de sa nervosité qu'il cachait difficilement, mais cela ne l'empêchait de la tenir fermement. Je serai là. Quoi qu'il arrive. Les secondes passèrent, lentement. Interminables. Angoisse à fleur de peau, cœur serré, questions qui se multipliaient dans sa tête. Il avait besoin de savoir enfin, une bonne fois pour toutes. Ils en avaient besoin tous les deux. En finir avec cette peur qui leur rongeait les entrailles. Un bruit sourd lui fit cligner les yeux. Des battements cardiaques. Les larmes lui montèrent aux yeux, qu'il ferma avant qu'ils ne les trahissent. Soulagement inédit. La bouche du Tyrolien déposa un baiser sur la main de la jeune femme, alors que son regard brillait, rempli de soulagement et d'espoir. Le médecin posa alors des questions à Calliope. Le stress. Bien sûr qu'elle était stressée... Avec tout ce qui s'était passé. Tout ce qu'il lui avait fait... C'était en partie de sa faute, et Giorgio s'en voulait pour cela. Jamais, jamais il n'avait voulu mettre son enfant en danger. Son regard se baissa, culpabilité pesant lourd sur ses épaules. Certes, Calliope l'avait mis dehors sans lui donner le bénéfice du doute, mais... Il avait contribué à cette augmentation de stress, qui aurait pu être fatale.

La docteure dit à la brune de se ménager, d'éviter tout stress et de bien se reposer, avant d'ajouter qu'elle la mettait en arrêt afin d'être sûre qu'elle ne se surmenait pas. Peut-être que Calliope n'en serait pas très contente, que ses bêbêtes lui manqueraient, mais c'était pour le bien du bébé... L'air un peu abattu, l'Italienne le regarde un instant, alors que le médecin remplit les papiers pour les lui tendre ensuite. Les recommandations sont claires et nettes : il fallait qu'elle se repose, et que lui s'assure qu'elle le ferait. Il essayerait, ça, c'était sûr et certain. Plus jamais il ne mettrait ce bébé en danger, il refusait. Finalement, quelques minutes plus tard, le jeune couple se retrouva dans les couloirs de l'hôpital. La main de l'homme ne lâchait pas celle de sa petite amie. Cela faisait un moment qu'il n'en avait pas senti un tel besoin de la toucher, de rester à ses côtés. Un électrochoc. Il aurait pu la perdre. Les paroles de Calliope lui coupèrent le souffle. Il ne s'y attendait pas. Elle avait tort.

« Mais non... Amore... Ne dis pas ça. Ce n'est pas de ta faute. Si c'est de ta faute... bah, c'est de ma faute aussi, non  ? »

La main de l'homme se glissa doucement sur la joue de la Piémontaise, alors que ses prunelles bleues se plongeaient dans celles de la brune.

« Le bébé va bien... C'est tout ce qui importe, d'accord ? On va faire attention, tu vas te ménager, et ça va aller... Je te le promets. »

Giorgio déposa un baiser sur le front de la jeune femme, avant de se remettre à marcher, sa main dans la sienne.

« Non, hors de question. Je rentre à l'appart' avec toi. Je n'ai rien de prévu avec mon père, mais alors là, rien du tout. T'es la personne qui compte le plus pour moi. Ne l'oublie jamais. »

Courte pause.

« Je sais que... Je n'ai pas vraiment été moi-même depuis... Ce qui s'est passé. Je n'ai pas toujours été à la hauteur, et je le sais. Mais je veux l'être. Je t'aime, Calli'... Je n'ai plus beaucoup de certitudes dans ma vie, mais celle-ci en fait partie. »


© Pando

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Calliope Tinovia
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OSSATURE: : Vingt-sept années CONTRAT: : En couple avec un ex-drogué, ex-détenu, tueur, et qui s'inquiète de tout ♥.... Et enceinte ♥ BESOGNE: : Assistante Vétérinaire, autrement dit larbin de vétérinaire. Ou aussi sa seconde paire de main. ©Bitterblue
FABLE: : Je suis au courant pour le surnaturel, les monstres, les créatures... Appelez-les comme vous voulez. Je sais comment le monde qui m'entoure est dangereux. Mais tout n'est pas noir. Je sais aussi que certaines créatures surnaturelles ne nous veulent pas de mal... Pas plus qu'un humain lambda en tout cas. @EFFIGIE: : Ashley Greene, ©Dandelion, ©Bitterblue(Aesthetic) BAFOUILLES: : 1988 PACTE: : 29/01/2017



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Mer 16 Aoû - 1:16

 
Giorgio & Calliope // La peur nous rapproche

 
Soulagement. Le bébé va bien, son cœur bat normalement. Mais la culpabilité prend très rapidement la place de la peur et de l’angoisse dans mon cœur à moi, dans mon esprit. Le stress causé, la fatigue aussi, aurait pu tuer notre bébé. Jamais je ne me le serai pardonné. Le stress causé par un film que je me suis fait, sur une image infondée. Le stress de me demander ce que serait ma vie sans Giorgio. Le stress de savoir si cela allait, oui ou non s’arranger entre nous. La fatigue accumulée lors des nuits blanches passées à stresser justement, à réfléchir, le cerveau en ébullition. Je pensais au bébé, je savais qu’il avait besoin que je me calme, que je dorme. Mais même les mélanges de plantes de Martha ne me suffisaient pas. Même les mots réconfortants de Rosa n’y parvenaient pas. Je réussissais à aller mieux, lorsqu’elle était là. Mais dès qu’elle repartait… Tout redevenait tellement silencieux, tellement lugubre. Et je reprenais mes pensées, mes angoisses. Même les chatons n’arrivaient pas à me calmer. C’est de ma faute. Je le sais, c’est de ma faute si on est à l’hôpital aujourd’hui. Je récupère les papiers que me tend le docteur, je le remercie, et lui sert la main pour le saluer. Le cœur serré, je prends la main de Giorgio pour quitter cet endroit. Je fais une pause, le regardant avec un air désolé. Je m’en veux. Je m’excuse. Je m’excuse car c’est de ma faute si nous sommes là, si nous avons failli perdre notre bébé. Je lui demande s’il peut me ramener, ajoutant que s’il a prévu autre chose avec son père, je peux rentrer en bus. Je ne veux pas déranger de potentielles retrouvailles, non, hors de question. Je peux rentrer en bus s’il le faut, je me reposerai une fois arrivée à l’appartement. Les mots tendres de Giorgio me réchauffent le cœur, mais au fond de moi, je sais que je suis la seule coupable. J’ai envie de fermer les yeux au contact de sa main sur ma joue, mais son regard bleu me captive. Je hoche doucement la tête. Oui, le bébé va bien, mais… Et si ça n’avait pas été le cas ? Giorgio dépose délicatement un baiser sur mon front, et nous nous remettons à marcher. J’ai l’impression de retrouver le Giorgio d’avant la tempête. Mon Giorgio. Ses mots tendres, ses gestes tendres. Je l’écoute me dire qu’il est hors de question que je ne rentre en bus, qu’il me ramène. Je l’entends ajouter que je suis la personne qui compte le plus pour lui. Je ne voulais pas craquer, je me retenais depuis tout à l’heure, parce que c’est moi la plus forte de nous deux normalement. Mais je sens les larmes monter, je n’arrive plus à les retenir. Je continue de marcher, comme si de rien n’était, la tête baissée. Je l’écoute me dire ces mots que je n’avais pas entendus depuis longtemps. Trop longtemps. Je sais que les larmes qui coulent sur mes joues sont un mélange de culpabilité, de soulagement de savoir le bébé sain et sauf, de stress retombant, mais aussi de réconfort de savoir que Giorgio est à nouveau là, comme avant. Un mélange d’émotions qui explose, surtout à cause du stress et de la fatigue. Ses dernières paroles me serrent le cœur. Oh, moi aussi je l’aime. Je l’aime à en crever, c’en est une certitude. Je m’en suis vraiment rendue compte pendant ces quelques jours épouvantables. Ne tenant plus, je me tourne vivement vers Giorgio, le prenant dans mes bras, enfouissant ma tête dans son torse. Je dois avoir l’air d’une enfant comme ça, mais je n’y prête guère attention. Je crois que les hormones n’améliorent vraiment pas les choses. Je suis à fleur de peau depuis le début de la grossesse. Je m’énerve pour un rien, je pleure pour un rien. Alors là, ajoutées à toutes les autres émotions. Je craque. Je pense que c’est la première fois que Giorgio me voit dans cet état. Je voudrais me retenir, mais je n’y parviens pas. Je ne sais pas combien de temps je reste contre Giorgio, accroché à son haut. Certainement plusieurs minutes. Je me calme doucement, petit à petit. Je me recule un peu, lâchant Giorgio d’une main pour pouvoir essuyer mes yeux. Mes yeux de panda, certainement, avec mon maquillage. Mais aujourd’hui, je m’en fou. Une fois calmée, les yeux essuyés, je lève la tête vers Giorgio.

« Désolé… Je… Ça va mieux… Je crois que j’en avais besoin… Rentrons… »

J’ai les yeux encore humides, mais ce n’est rien. J’attrape le visage de Giorgio de mes mains, et l’embrasse, lui montrant comment moi aussi, je l’aime. Je finis par le lâcher, attrapant à nouveau sa main, en direction du parking de l’hôpital. Enfin, à vrai dire, je le suis plus qu’autre chose étant donné que je ne sais pas où il est garé. Mais je me sens un peu plus légère depuis que j’ai craqué. Je devais certainement en avoir besoin depuis quelques semaines, sans me laisser aller, sans jamais craquer. A force d’encaisser… Ça finit toujours par exploser, à un moment ou à un autre. Aujourd’hui, j’ai eu un trop plein d’émotions, et voilà ce que ça donne. Je sais pourtant ce que ça fait de retenir ses émotions trop longtemps. Et pourtant, je sais parfaitement que je me retiendrai encore de nombreuses fois, avant de craquer à nouveau. Parce que je suis comme ça. Parce que je n’aime pas montrer mes faiblesses, mes sentiments négatifs. Parce que je veux paraitre forte, même lorsque je ne le suis pas. Nous arrivons finalement à la voiture, où je m’installe sur le siège passager à l’avant. Mes yeux me brûlent d’avoir trop pleuré. Le maquillage aussi peut-être. Je caresse la main de Giorgio sur le levier de vitesse pour le rassurer. Je vais mieux. Puis j’attrape mon portable pour envoyer un message à Rosa. « Bébé va bien, on a entendu son petit cœur battre. Juste un trop plein de stress et de fatigue… Je suis en arrêt, je vais pouvoir me reposer, et tu pourras nous rendre visite quand tu veux. Ne t’inquiète pas ! Bisous. » Je range mon portable dans mon sac, et regarde Giorgio qui conduit.

« Tu ne m’as pas raconté… Ta rencontre avec ton père. Comment ça s’est passé ? Pourquoi il était à Rome ? Vous avez parlé de quoi ? Je veux tout savoir, parce que je sais qu’il faut que je vous surveille, tous les deux ! »

Un trait d’humour, enfin, sortant de mes lèvres. Certainement le premier de la journée. Oui, craquer m’a vraiment fait du bien apparemment. Je me sens toujours coupable, mais je vais apprendre à vivre avec, comme j’ai appris à vivre avec beaucoup de choses. Et oui, le principal est que le bébé aille bien. Maintenant, il faut tout faire pour que ça continue, il faut que je reste calme, à l’appartement, que je me repose un maximum. Et que j’arrête de stresser pour un rien. Je vais peut-être demander à Rosa ou à Mairead s’il n’y aurait pas un mélange de plante pour aider. Je crois que je suis devenue accro à ces mélanges de plantes mais elles font un bien tellement fou. Mon portable émet une petite sonnerie, me signifiant que j’ai reçu un texto. Je le récupère au fond de mon sac et regarde. Rosa. « Je suis rassurée Callie, je passerais te voir rapidement pour prendre soin de toi, je t'avais dis de pas stresser ! Je vais y veiller. » Je souris doucement en lisant son message. Je ne doute pas une seule seconde qu’elle sera là pour me surveiller. Je repose mon portable dans mon sac, je lui répondrai plus tard. Pour le moment, je reporte mon attention sur Giorgio, attendant sa réponse suite aux questions que je lui ai posé sur sa rencontre avec son père. Il me semble qu’il m’a dit que ça c’était bien passé, à l’hôpital. Mais il m’en faut plus pour me satisfaire, pour me rassurer vraiment. Je connais maintenant le lien qui les unis tous les deux. Je connais les tensions, je connais le caractère de Giorgio. Il en veut toujours à son père. J’espère réellement que tout s’est bien passé entre eux deux. Seuls dans une pièce, rien que tous les deux. J’ai vraiment du mal à l’imaginer, sans que ça ne finisse en combat de coqs. J’attends.
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Look in my eyes...
« Oh you can't tell me it's not worth tryin' for, I can't help it there's nothin' I want more, I would fight for you, I'd lie for you, Walk the wire for you, I'd die for you. You know it's true, Everything I do, I do it for you » by Wiise


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Giorgio A. Reppucci
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
OSSATURE: : 34 ans CONTRAT: : En couple avec Calliope Tinovia, et papa dans quelques mois... Un défi de taille qui l'attend, mais il n'est pas sûr d'y être prêt. Cela dit, il fera tout pour, soyez-en sûrs. BESOGNE: : Expert en Histoire de l'Art au sein de la Fondation de Breuillac depuis début octobre et occasionnellement prof particulier d'Histoire de l'Art. Le blond essaye de reconstruire sa vie après sa sortie de prison début mars, où il a passé cinq longues années pour avoir tué trois personnes sous l'effet du sang de vampire, qu'il consommait à l'époque sans se douter que ce n'était pas une drogue comme les autres. Héritier d'une famille aristocratique tyrolienne, il a été renié par son père à cause de ses déboires.
FABLE: : Longtemps ignorant, Giorgio a découvert que les monstres existent réellement, que les mortels tels que lui sont en danger sans même s'en rendre compte. Le blond s'est récemment fait mordre par un vampire, frôlant la mort. Plus que jamais, la menace est devenue tangible à ses yeux, la peur le guette une fois la nuit tombée. Les monstres existent, personne n'est réellement en sécurité. ÉCHINE: : Humain, proie potentielle. @EFFIGIE: : Dan Stevens by Morsmordre (c) BAFOUILLES: : 3368 PACTE: : 02/01/2017



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Dim 20 Aoû - 0:54


❝La peur nous rapproche❞
Calliope & Giorgio
Calliope était inquiète, son regard reflétait une angoisse qui le mettait mal à l'aise. Culpabilité qui refaisait surface. Souvenir de cette semaine de décadence passée dans les rues romaines, des écarts qu'il avait commis, ou avait failli commettre. Certes, le rejet qu'il avait subi de la part de sa petite amie l'avait blessé, son manque de confiance vis-à-vis de lui également, mais cela ne pouvait pas justifier un tel comportement. Giorgio chassa ces pensées de son esprit, tentant de rester dans le moment présent, être là pour la future maman. L'Italienne avait besoin d'être rassurée, avait besoin de son amour et de sa présence, plus que jamais. Il fallait qu'il prenne soin d'elle, qu'il la soutienne comme il se devait. L'ancien détenu savait qu'il n'avait pas toujours été à la hauteur ces derniers temps, qu'il avait bien souvent semblé absent, l'esprit ailleurs, meurtri par ses déboires dont il avait terriblement honte et par la peur qui l'avait assailli depuis ces deux attaques qu'il avait subies de la part de créatures, d'abord un vampire qui l'avait mordu pour ensuite le jeter dans le Tibre, puis une sirène qui avait failli faire de même... Cette femme qui était là avec Calliope, Rosa. La marraine de son enfant, rien que ça. Mais Giorgio voulait réagir, aller de l'avant, vaincre ses peurs et ses doutes.

Les mots du Tyrolien se voulaient tendres, réconfortants. L'assistante vétérinaire ne dit rien, continuant de marcher, silencieuse. Puis, soudainement, la jeune femme se tourna vivement vers le trentenaire, le prenant dans ses bras. Pris de surprise, Giorgio ne savait pas quoi dire, se contentant d'entourer Calliope de ses bras, de la serrer contre son torse. Elle était en train de craquer. Rien de bien étonnant à bien y regarder, en fait. L'adrénaline était en train de retomber, et tout ce stress qu'elle avait accumulé s'échappait désormais à travers ces larmes. La brune semblait si fragile en ce moment... Le professeur n'y était pas réellement habitué, mais il pouvait parfaitement comprendre. Elle y avait droit elle aussi, à ses moments de faiblesse. Calli' n'était pas une super-héroïne non plus, elle restait une humaine après tout. Une humaine remarquablement courageuse et déterminée, mais... une simple humaine, au final. Giorgio ne bougea pas, passant une main dans son dos, le caressant avec douceur. Il n'était pas pressé, il voulait juste qu'elle aille mieux. La Piémontaise finit par se reculer un peu, quelques minutes plus tard, avant de s'excuser.

« Calli'... t'as pas à t'excuser, ma belle. Et puis, je ne peux pas être la seule pleureuse de service ici, voyons ! »

Un léger rire franchit les lèvres de l'homme, qui caressa l'épaule de l'Italienne. Il savait qu'il avait les larmes faciles, qu'il avait souvent les nerfs à fleur de peau et qu'il craquait souvent sans pouvoir vraiment le cacher. Surtout ces derniers temps. Faiblesse qu'il détestait, mais que Calliope ne pointait pas du doigt. Elle l'acceptait comme il l'était, avec ses qualités et ses défauts. Il était brisé, impossible autrement après tout ce qu'il avait vécu. Giorgio le savait, il ne pouvait pas toujours rester fort et impassible. Mais avec elle... Avec elle, il se sentait nettement plus fort. Et il voulait qu'elle se sente plus forte à ses côtés aussi. Parce qu'ensemble, ils se complétaient, devenaient invincibles. Le blond ferma les yeux, lui rendant son baiser passionné. Son cœur s'accéléra, sensation intense qui lui brûlait les entrailles, le faisait se sentir vivant. Il en avait tellement besoin... L'homme sourit, avant de se diriger avec sa petite amie vers le parking de l'hôpital, entrant enfin dans la voiture. Une fois bien installés, Calliope ne put s'empêcher de relancer le sujet fâcheux : le père du trentenaire. Giorgio eut un sourire tendu. Elle voulait tout savoir sur leur rendez-vous, sur la façon dont les choses s'étaient déroulées. Un léger soupir franchit les lèvres masculines.

« Il était au courant pour ce qui s'est passé entre nous. Pour mes... erreurs. Il voulait me parler. Me sermonner. Comme s'il avait le droit. » Courte pause. Regard froid, colère suintant des paroles prononcées par l'ancien taulard. Il n'avait pas le droit. Cela ne voulait pas dire qu'il avait tort, mais il ne pouvait pas jouer les papas dévoués juste quand cela lui chantait. Giorgio n'accepterait pas, impossible. « On s'est disputés. J'avais des choses en travers de la gorge, lui aussi. Tu sais quoi, il m'a proposé que je lui pose trois questions afin que je puisse mieux le connaître. J'en revenais pas. Comme si trois questions suffisaient à rattraper dix-sept ans de retard ! Mais j'ai accepté de jouer le jeu, figure-toi. Je lui ai demandé s'il était réellement mon père. Parce que je m'étais déjà posé la question. Plein de fois, en fait. Et apparemment, j'avais de bonnes raisons de le faire. »

Le trentenaire passa une main dans ses cheveux. Prononcer ces mots à voix haute était douloureux, angoissant.

« Il n'est pas mon père biologique. Apparemment, il s'est marié avec ma mère pour venir s'installer avec elle en Haut-Adige, l'éloigner de mon vrai père. Un sale type, apparemment. Violent, jaloux... Il battait ma mère. Et il n'y avait que mon père... Mario, qui le savait. C'était son meilleur ami. Et il était amoureux d'elle. C'était l'amour de sa vie... Et je le lui ai pris, quoi. J'ai fini l'œuvre de mon père, sans m’en douter. Sa haine vis-à-vis de moi prend tout son sens maintenant... »


Les yeux de l'homme se noyèrent dans les larmes qu'il tentait vaillamment de retenir.

« J'ai voulu partir sur le coup. Mais j'ai fait un effort. Je lui ai posé une deuxième question... 'Est-ce que tu m'aimes malgré tout ?' Il n'a rien répondu. » Courte pause. Respiration que le professeur tentait de calmer. Rester froid, analytique. Fort. Arrêter de se montrer faible, fragile. Il n’était pas en verre. « Alors j'ai fait demi-tour. Je ne sais pas ce qu'il avait d'autre à me dire, mais je ne voulais plus rien entendre. A vrai dire... Je m'en fous de tout ça. C'est toi qui compte. Toi et notre bébé. Le reste m'importe peu. »

Ou du moins, c'était ce qu'il voulait croire, de toutes ses forces.


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Calliope Tinovia
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
OSSATURE: : Vingt-sept années CONTRAT: : En couple avec un ex-drogué, ex-détenu, tueur, et qui s'inquiète de tout ♥.... Et enceinte ♥ BESOGNE: : Assistante Vétérinaire, autrement dit larbin de vétérinaire. Ou aussi sa seconde paire de main. ©Bitterblue
FABLE: : Je suis au courant pour le surnaturel, les monstres, les créatures... Appelez-les comme vous voulez. Je sais comment le monde qui m'entoure est dangereux. Mais tout n'est pas noir. Je sais aussi que certaines créatures surnaturelles ne nous veulent pas de mal... Pas plus qu'un humain lambda en tout cas. @EFFIGIE: : Ashley Greene, ©Dandelion, ©Bitterblue(Aesthetic) BAFOUILLES: : 1988 PACTE: : 29/01/2017



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Lun 28 Aoû - 14:19

Giorgio & Calliope // La peur nous rapproche

Trop d’angoisse, trop de stress, trop de pression accumulée. Pression que je me mets toute seule finalement. Parce que je porte notre enfant, j’en ai la responsabilité pour le moment. Si quelque chose ne va pas, ce sera de ma faute. Enfant pour lequel je ferai déjà tout mon possible, pour lequel je pourrai donner ma vie pour le sauver. Et pourtant, ce n’était pas gagné au début. L’annonce avait été dure, je ne m’y attendais pas. Cela ne faisait qu’un mois que j’étais avec Giorgio. Mais l’idée même d’avorter était impossible, alors le choix s’était imposé à nous. Je l’avais imposé, sans même vraiment demander à Giorgio si cela le dérangeait. Il aurait pu fuir, il aurait pu abandonner, mais non. Il est resté. Il est toujours resté. Malgré ce qu’il s’est passé dernièrement, il se tient encore à mes côtés, à me rassurer, à être là pour moi. Je craque dans ses bras, pendant qu’il me caresse doucement le dos. Sa présence me rassure, me fait du bien. Ça a toujours été le cas, ça le sera toujours. Les larmes coulent, pendant plusieurs longues minutes. Je relâche tout, il le fallait. J’avais trop encaissé, trop enfoui mes émotions. Je finis par me calmer, et m’excuse auprès de Giorgio. Ce n’est pas mon habitude de craquer, et je déteste ça. Je rigole légèrement à ses paroles. A dire vrai, ça m’arrangerait quand même de pouvoir rester forte en toute circonstance. Mais je crains que personne ne le puisse, malheureusement. Je reprends mes esprits, et nous marchons doucement en direction de la voiture.

Je m’installe sur le siège passager, laissant Giorgio conduire jusqu’à l’appartement. Une main sur mon ventre, habitude très vite prise, je regarde par la fenêtre, avant d’envoyer un sms à Rosa pour la rassurer. Je range mon portable puis regarde Giorgio, lui demandant plus d’explication sur la rencontre avec son père. Je veux savoir comment cela s’est passé, ce qu’ils se sont dit. Je crains le pire à vrai dire. Je me mords les lèvres aux paroles de mon petit ami. Je me doutais bien qu’il y avait quelque chose dans le genre dans la discussion. Je hoche la tête, comme pour approuver les propos de Giorgio. Je le comprends. Je comprends qu’il ne veuille pas voir son père uniquement pour se faire engueuler. Mario aurait mieux fait de se retenir sur ce coup. Je sens mon cœur et ma gorge se serrer au fur et à mesure des paroles de Giorgio. Il avait de bonnes raisons de penser que Mario n’était pas son père biologique ? Je ne le savais pas… Je le regarde passer une main dans ses cheveux. Je l’écoute attentivement pour ce qui suit. Je tripote sans m’en rendre compte, nerveusement, les lanières de mon sac à main. Je le laisse finir, ne voulant pas l’interrompre. Puis je pose ma main sur la sienne, sur le levier de vitesse, tout en le regardant, essayant de le rassurer comme je peux.

« Hey, tu n’es pas comme lui. Tu n’as jamais voulu faire de mal à ta mère, c’était juste un accident, rien de plus. Excuse-moi de t’avoir poussé à te réconcilier avec Mario… Tu as raison, laisse tomber maintenant. Maintenant que tu sais la vérité, tu vas pouvoir avancer. On va construire notre famille, et c’est tout ce qui importe. Tu sais quoi ? En rentrant, on va regarder les annonces sur internet, pour chercher un nouveau logement. Avec une chambre pour le bébé. Voire une autre chambre en plus, mieux vaut prévoir, on ne sait jamais ! Un nouveau départ ! »

Je lui souris sincèrement. Je suis redevenue la femme forte qui est là pour le soutenir, pour lui montrer la voie à prendre. Pour le faire sourire. Il nous faut ce nouveau départ, il faut que l’on déménage de cet appartement. Il est certes, rempli de bons souvenirs, comme ce premier baiser dans la cuisine, comme cette première fois dans la baignoire. Cette baignoire où je me suis réfugiée quand j’ai appris ma grossesse, où je le lui ai appris aussi. Mais il y a aussi des souvenirs où l’on doit tourner la page. Et pour cela, il faut qu’on déménage.
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Giorgio A. Reppucci
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OSSATURE: : 34 ans CONTRAT: : En couple avec Calliope Tinovia, et papa dans quelques mois... Un défi de taille qui l'attend, mais il n'est pas sûr d'y être prêt. Cela dit, il fera tout pour, soyez-en sûrs. BESOGNE: : Expert en Histoire de l'Art au sein de la Fondation de Breuillac depuis début octobre et occasionnellement prof particulier d'Histoire de l'Art. Le blond essaye de reconstruire sa vie après sa sortie de prison début mars, où il a passé cinq longues années pour avoir tué trois personnes sous l'effet du sang de vampire, qu'il consommait à l'époque sans se douter que ce n'était pas une drogue comme les autres. Héritier d'une famille aristocratique tyrolienne, il a été renié par son père à cause de ses déboires.
FABLE: : Longtemps ignorant, Giorgio a découvert que les monstres existent réellement, que les mortels tels que lui sont en danger sans même s'en rendre compte. Le blond s'est récemment fait mordre par un vampire, frôlant la mort. Plus que jamais, la menace est devenue tangible à ses yeux, la peur le guette une fois la nuit tombée. Les monstres existent, personne n'est réellement en sécurité. ÉCHINE: : Humain, proie potentielle. @EFFIGIE: : Dan Stevens by Morsmordre (c) BAFOUILLES: : 3368 PACTE: : 02/01/2017



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Mer 30 Aoû - 3:06


❝La peur nous rapproche❞
Calliope & Giorgio
Pendant des années, on lui avait menti, on lui avait caché un terrible secret : Mario Reppucci n'était pas son père biologique. Pire encore, son père était un salopard qui s'en prenait à une jeune femme enceinte, qui aurait pu la tuer... Au final, c'était le blond qui l'avait fait, malgré lui. Un accident qui aurait pu être évitée s'il ne s'était pas débattu, s'il n'avait pas tenu à contredire la décision de sa mère de ne pas le laisser sortir. Adolescent rebelle et stupide qui refusait de se plier aux ordres de sa mère. Il avait tout gâché, il avait brisé sa famille, il avait brisé l'homme qu'il croyait son père. Tellement de regrets. Dix-sept ans déjà... et il ne s'était toujours pas pardonné. Probablement, n'y arriverait-il jamais. Il porterait toujours cette blessure, cette plaie béante, jusqu'à la fin de ses jours. La main de Calliope sur la sienne lui apporta un bref réconfort. Il n'y avait que cette femme qui avait ce don de le sauver de lui-même. Son oxygène.

Le professeur ne répondit rien. Il avait la sensation que s'il disait quoi que ce soit, il allait encore craquer, et ça, il ne voulait pas. D'ailleurs, il n'avait même pas prévu de lui raconter ce qui s'était passé. Pas aujourd'hui, en tout cas. Pas après tout ce que la brune avait traversé, pas après cette terrible frayeur. Mais elle avait insisté. Encore une fois, elle était redevenue cette femme si forte et courageuse qui savait toujours trouver les mots justes pour lui sortir la tête de l'eau, le faire respirer. Lui donner envie de vivre. Un léger sourire s'étira sur les lèvres de l'ancien détenu lorsque Calliope lui dit qu'en rentrant, ils allaient regarder les annonces sur internet, histoire de chercher enfin un nouveau logement, avec une chambre pour le bébé. Voire même une autre chambre en plus. Contre toute attente, un rire franc franchit la bouche de l'Italien.

« Un nouveau départ... »

Dit-il d'une voix peu assurée. Mais ses yeux brillaient. Son cœur battait plus vite, non pas parce qu'il se sentait angoissé ou triste. Mais parce qu'il le ressentait tout au fond de ses entrailles. L'espoir. Le pardon. L'envie de se racheter, de devenir quelqu'un dont il pourrait être fier. Dont son enfant pourrait être fier dans quelques années. La main de Giorgio caressa doucement le visage de Calliope, avant qu'il ne reporte totalement son attention sur la route.

« Un nouveau départ. »

Voix plus assurée, cette fois-ci. Déterminée. Il ne se laisserait pas abattre. Plus jamais. Il serait l'homme qu'elle méritait, ou du moins il ferait un effort. Il montrerait à Mario qu'il n'était pas comme l'homme qui avait mis sa mère enceinte. Qu'il valait mieux que lui. Qu'il était bien plus qu'un simple délinquant autodestructeur en puissance. Il lui montrerait qu'il avait tort de le mépriser ainsi, de le rejeter. Et surtout... Il montrerait à Calliope qu'elle pouvait compter sur lui. Lui faire confiance. Se battre à ses côtés.

Jusqu'à la fin.
Ensemble.


© Pando

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Giorgio A. Reppucci
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OSSATURE: : 34 ans CONTRAT: : En couple avec Calliope Tinovia, et papa dans quelques mois... Un défi de taille qui l'attend, mais il n'est pas sûr d'y être prêt. Cela dit, il fera tout pour, soyez-en sûrs. BESOGNE: : Expert en Histoire de l'Art au sein de la Fondation de Breuillac depuis début octobre et occasionnellement prof particulier d'Histoire de l'Art. Le blond essaye de reconstruire sa vie après sa sortie de prison début mars, où il a passé cinq longues années pour avoir tué trois personnes sous l'effet du sang de vampire, qu'il consommait à l'époque sans se douter que ce n'était pas une drogue comme les autres. Héritier d'une famille aristocratique tyrolienne, il a été renié par son père à cause de ses déboires.
FABLE: : Longtemps ignorant, Giorgio a découvert que les monstres existent réellement, que les mortels tels que lui sont en danger sans même s'en rendre compte. Le blond s'est récemment fait mordre par un vampire, frôlant la mort. Plus que jamais, la menace est devenue tangible à ses yeux, la peur le guette une fois la nuit tombée. Les monstres existent, personne n'est réellement en sécurité. ÉCHINE: : Humain, proie potentielle. @EFFIGIE: : Dan Stevens by Morsmordre (c) BAFOUILLES: : 3368 PACTE: : 02/01/2017



Message
Mer 30 Aoû - 3:06
RP TERMINÉ !

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