La peur nous rapproche [Giorgio A. Reppucci]

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ESSENCE OF CHAOS

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[titre de mon champ]: OSSATURE: : Vingt-sept années [titre de mon champ]: CONTRAT: : En couple avec un ex-drogué, ex-détenu, tueur, et qui s'inquiète de tout ♥.... Et enceinte ♥ [titre de mon champ]: BESOGNE: : Assistante Vétérinaire, autrement dit larbin de vétérinaire. Ou aussi sa seconde paire de main. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : Je suis au courant pour le surnaturel, les monstres, les créatures... Appelez-les comme vous voulez. Je sais comment le monde qui m'entoure est dangereux. Mais tout n'est pas noir. Je sais aussi que certaines créatures surnaturelles ne nous veulent pas de mal... Pas plus qu'un humain lambda en tout cas. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Ashley Greene, ©Little Juice [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 1932 [titre de mon champ]: PACTE: : 29/01/2017



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Sujet: La peur nous rapproche [Giorgio A. Reppucci]   Mar 18 Juil 2017 - 0:52
Giorgio & Calliope // La peur nous rapproche

 
Je sors de la salle de bain, prête à rejoindre ma meilleure amie pour prendre une tasse de thé et parler. Notre activité favorite. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas eu une amie comme Rosa. Nous sommes vite devenues très proches, voire même inséparables. Elle a beau être une sirène, je la vois comme une humaine, comme une égale. Je n’ai jamais peur d’elle, d’une quelconque réaction qu’elle pourrait avoir. J’ai confiance en elle. Je sors enfin de la chambre, et attrape mon sac à main sur la table du salon. Mon regard se pose sur un cadre avec une photo de Giorgio et moi, prise il y a quelques mois, au début de notre relation. L’amour et le bonheur transparait dans nos sourires sincères. Je baisse les yeux à cette vision, me demandant si nous parviendrons un jour à redevenir aussi proches, aussi fusionnels. Notre relation n’est plus la même depuis cette histoire avec son élève, par ma faute. Je le vois distant. Plus qu’il ne l’a jamais été. Il est à l’appartement, il est à mes côtés, mais parfois, c’est comme s’il n’était pas là. Je ne sais pas comment réagir, comment me faire pardonner. D’autres fois, il me dit  que tout va bien. Mais je le connais, je sais que ce n’est pas toujours la vérité. Je sais que son attaque de vampire le hante encore car je suis passé par là. On ne s’en remet jamais vraiment. Les cauchemars nous hantent toujours, la peur est omniprésente. La peur de revivre ce moment, cette douleur. La peur de perdre cette nouvelle famille en création, en rédemption. Pour ma part, la peur de perdre Giorgio à nouveau hante mes nuits. Je dors mal, je me réveille chaque nuit, redoutant presque que la journée commence, redoutant de le voir sans aller, n’arrivant pas à me pardonner. Je n’arrive pas à savoir ce qu’il pense réellement, et ça me stress. La fatigue s’accumule, je la sens peser chaque jour un peu plus.

Je détourne le regard du cadre photo. Advienne que pourra… J’essaie de me faire pardonner, mais je ne peux pas aller décrocher la lune non plus. Je ne sais pas quoi faire. Je décide d’aller chez Rosa en transport en commun. Je n’ai pas tellement la tête à conduire aujourd’hui. Finalement, j’ai beau ne pas aimer les transports en commun, ce trajet passe plutôt vide, pendant que je me perds dans mes pensées. Je repense à la première échographie passée il y a environ quinze jours, à la joie de voir notre bébé pour la première fois. Au soulagement d’apprendre que tout va bien, mais aussi à la recommandation du médecin de me reposer, de prendre soin de moi. J’essaie, mais les évènements passés ne me rendent pas la tâche facile. J’arrive finalement devant la boutique de Rosa, et je rentre. Nous passons dans l’arrière boutique tant qu’il n’y a aucun client, pour prendre un thé. Elle a juste le temps de servir le liquide chaud dans les deux tasses que la sonnette de la porte du magasin se fait entendre. Elle m’abandonne un instant. Je fronce un peu les sourcils. Depuis ce matin, j’ai une douleur au ventre. Elle était plutôt légère, alors je me suis dis que ça allait passer tout seul, mais apparemment ce n’est pas vraiment le cas vu qu’elle augmente en intensité. Je profite de l’absence de Rosa pour aller aux toilettes, et ce que j’y découvre m’inquiète. Je saigne, et ce n’est pas normal. Lorsque je reviens dans l’arrière boutique, Rosa est de retour, assise à la petite table. Je lui indique mes craintes, lui demandant si elle peut m’emmener à l’hôpital, n’ayant pas ma voiture. Elle accepte. Je téléphone à Giorgio sur le chemin, mais je tombe sur son répondeur. Je soupire et lui laisse un message.

« Rejoins-moi à l’hôpital s’il te plait… J’ai peur qu’il y ait un problème avec le bébé… Fais vite s’il te plait, j’ai besoin de toi… Appelle-moi en arrivant. »

J’espère qu’il entendra très vite mon message. Heureusement, Rosa est avec moi, je ne suis pas seule. Mais si jamais il arrive vraiment quelque chose au bébé… J’ai besoin de sa présence à mes côtés. J’ai besoin de son soutien.

Nous arrivons finalement à l’hôpital, et on nous fait patienter. Je me retiens pour ne pas m’énerver, ne comprenant pas pourquoi je dois attendre alors qu’il se passe un truc anormal dans ma grossesse. Et toujours pas de nouvelles de mon petit-ami. Je me demande ce qu’il fait, pourquoi il ne me rappelle pas. Je commence à me faire des films, et me reprends. Heureusement que Rosa est là. J’ai l’impression que l’attente n’en fini pas. Je vois les gens défiler devant moi, sans qu’aucun médecin ne vienne me voir… N’en pouvant plus, j’ose me lever pour aller voir une autre infirmière que celle de notre arrivée. Je lui explique ce qu’il se passe, et elle m’emmène directement dans une salle, ne comprenant pas que sa collègue nous ai fait patienter comme ça. Je la remercie avant qu’elle ne nous laisse, Rosa et moi, seules dans la salle en attente du médecin. Je regarde Rosa, la remerciant de m’avoir accompagnée, mais l’informe qu’elle peut retourner au magasin, que je la tiendrai au courant. J’espère bien que Giorgio arrive bientôt. Elle insiste, mais j’insiste plus. Finalement la porte s’ouvre, laissant apparaitre l’infirmière de tout à l’heure, accompagnée de mon petit-ami. Je suis soulagée de le voir ici. Rosa accepte finalement de me laisser, maintenant que Giorgio est ici. Je le regarde, assise sur le siège, paniquée. Je ne sais pas ce qu’il faisait, où il était, mais je m’en fou. L’important est qu’il soit avec moi maintenant.

« Je ne sais pas ce qui se passe… J’ai mal au ventre, je saigne… C’est pas normal, j’ai peur… »
 
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« Oh you can't tell me it's not worth tryin' for, I can't help it there's nothin' I want more, I would fight for you, I'd lie for you, Walk the wire for you, I'd die for you. You know it's true, Everything I do, I do it for you » by Wiise


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