Carrousel

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Alessandra Ottone
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
OSSATURE: : Trente trois ans CONTRAT: : En relation libre, célibataire - tout dépend des jours BESOGNE: : Modèle de nu à la faculté d'arts le jour, chanteuse de jazz dans un bar le soir
FABLE: : Elle connait l'existence de créatures surnaturelles depuis son adolescence. ÉCHINE: : Humaine, chair tendre et insouciance de l'éphémère. GANG: : Lourd passif dans la Mano Rossa. Ayant quitté la sphère depuis dix ans. @EFFIGIE: : Freema Agyeman, Carnavage BAFOUILLES: : 142 PACTE: : 22/04/2017



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Mar 18 Juil - 19:27

Feng Xhiao & Alessandra Ottone

Carrousel


Les gosses qui se chamaillent pour trois bonbons, l’odeur des pommes d’amour et de la barbe à papa – une cohue démentielle venue se divertir à la grande fête foraine. Voilà ce qui n’effraie pas la ritale d’un petit mètre soixante se frayant un passage parmi les corps, grimaçant à chaque ampli qui lui crache dans les oreilles. Rien de mieux que l’effervescence crépusculaire de tel endroit pour lénifier ses appréhensions justifiées – Hoshea la cherche toujours et elle doit rester vigilante lorsqu’elle s’arrange pour voir sa soeur. Le paternel ne doit pas avoir oublié l’affront fait par l’aînée en cavale. Elle, donc. Qui ne regrette pas – du moins, pas encore – la décision prise il y a dix années de cela. Mains dans les poches de son short en jeans, Aly oblique du museau en sentant la fragrance des chouchous grillés. Dans sa tête, elle est encore une gosse – s’enthousiasmant des sensations plaisantes de ce monde. Bien qu’il y ait foule, la métisse sait très bien la direction à suivre. Comme tous les mois de juillet depuis dix ans, l’aînée et cadette se retrouvent aux abords du carrousel pour partager un moment de complicité. Trop de monde, et moins de risque. Il ne faudrait pas que Sofia soit suivie. Qu’Aly soit reconnue. Sinon, envolé le rêve de liberté. Retour brutal à la case maison, pour ne pas dire la case prison. Alessandra reste un instant à distance du banc pris à parti par un groupe de mômes, une glace au bec. Elle croise les bras, s’adosse contre un lampadaire et observe silencieusement le passage des gens autour d’elle. Elle s’imagine leurs pensées, s’amuse de l’exaspération des parents qui voient la marmaille s’agiter. Elle pourrait s’y prendre, au goût de l’inconscience juvénile. C’est un peu ce qu’elle fait – de jour en en jour.
L’attention est saisie par la silhouette menue qui se promène aux alentours du carrousel, jetant quelques coups d’œil autour d’elle. Aly se fend d’un sourire enchanté mais ne bouge pas de suite. Elle préfère observer sa sœur, évoluer au sein de la foule tout en cherchant sa présence. Sofia rayonne. Et Alessandra réalise à quel point elle lui manque.

L’hilarité. Elles ne peuvent la contenir tandis qu’elles s’accrochent toutes deux à leur cheval, s’amusant de la sensation de flottement qui les transporte – se fichant bien de ceux qui les trouvent trop vieilles pour ça. Le carrousel – c’est leur truc à elles. C’est tout.
Ça a un goût de conquête, un brin de je-m’enfoutisme, l’exaltation de retrouvailles qui se doivent d’être exceptionnelles. Une fois les tours terminés, Aly fait signe à sa sœur de la suivre, glissant un bras autour de ses épaules dans une étreinte amicale. Les peluches. Alessandra veut lui en gagner, même si elle est plus douée pour faire les poches que pour manier un grappin à distance. Mais la métisse aime les défis et Sofia se marre toujours de l’inefficacité de sa sœur dans ce domaine là. Alors, elles s’y mettent à deux. Puis finissent par faire un concours. A la première qui y arrive, elle se fait payer une barbe à papa par l’autre. Alessandra peut bien perdre, si ça peut lui permettre de profiter du sourire de sa cadette. Ce qu’elle a grandi. Elle est bien loin la gamine aux genoux crasseux, s’émerveillant devant les sauterelles qui occupaient le jardin. Maintenant, Sofia est en médecine – elle doit faire face aux sévices de ce monde. La maladie. La mort. Tripailles à l’air et désespoir de la fin. Elle s’est rodée la sensible. Son altruisme l’a rendu magnifique.
L’heure défile, les gamins vident petit à petit la cohue pour laisser place aux ados. Ceux qui aiment s’effrayer dans la maison des horreurs. Une énorme peluche de singe au tee-shirt bleu estampillé superman coincé sous le bras, Aly déambule dans les allées aux côtés de Sofia – guignant un mime qui gesticule à deux pas d’elles.

« J’veux pas que tu partes. » Finit par lâcher l’aînée en coulant une œillade chagrinée à sa sœur. La menotte rejoint celle de la jeune femme pour la serrer entre ses phalanges. C’est toujours trop dur. Elles n’ont jamais assez de temps. Mais Alessandra sait pertinemment qu’il n’y a qu’ainsi que Sofia peut demeurer en dehors de tout soupçon. Elles ralentissent toutes deux la cadence, à deux pas du grand portail et c’est avec résignation qu’Aly fourre la peluche dans les bras de sa sœur – espérant dédramatiser l’ébauche de leurs adieux. « Non, garde-la. » Lui dit Sofia avec une risette espiègle. « C’est pour toi que je l’ai gagné. » Un court silence s’égrène dans leur échange – rendant le tout plus compliqué. « Je l’appellerai Cricket. » Le mot anglophone est prononcé avec raillerie. Sofia fronce le nez d’un air faussement accusateur. Elle n’a jamais aimé ce surnom donné par Alessandra depuis ce jour où du haut de ses cinq ans, Sofia s’est mise à pleurer, s’évertuant à enlever le criquet que son père avait mis sur son épaule. Les donzelles se gondolent avant de se prendre dans les bras, se noyant dans la fourrure synthétique du singe. « Fais attention à toi, Sofia.

C’est bien ça le pire. Renoncer à ceux qu’on aime.

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Jeu 27 Juil - 20:15
Clairsemées, étaient les fois où le dragon raccrochait le tablier si tôt. Question de relativité, où les heures n'étaient plus mesurée chez la Caporegime. Le zénith ne s’apercevait seulement à travers les carreaux de son bureau. Bagne volontaire pour cette cabocharde du travail. La besogne ne s'apparentant pas seulement à la nécessité de survivre, mais au plaisir de créer comme d'expier. Mais elle ne pouvait détrôner la légitimité de la raison. Bai était de retour. Majordome défunt d'une maison éteinte. Fidèle loufiat. Homme de peine rameutant les casseroles Xhiao. Confident de ses douleurs solitaires. Et soutient à sa cause masquée. Milles blasons étoffaient la cape de Bai, avant tout son mentor. Une entrevue sous la bannière des retrouvailles, poussait ses membres à accoster le quartier Est de la vive Rome. Rendez-vous donné comme à l'accoutumé à cette bicoque aux nuances de sa Chine de son cœur. Feng savait qu'elle y retrouvera ce thé noir aux épices d'orient et ces discutions philosophiques teintées d'énigmes. Ainsi, elle amarrait son carrosse de métal non loin de cette place centrale. Une animation commune à ses sens, née des manèges aux lumières dansantes ou bien, de la cacophonie enchantée des marmots. Sauf que la femme au costume ne s'y attardait guère. L'ambiance enfantine semblait bien trop étrangère à sa jeunesse écourtée. Mais lorsque le crâne pivota, les mirettes s'accrochèrent à un détail fulgurant. Là, au loin, Sofia. Et à ses côtés, une âme ignorant tous radars depuis une décennie. Alessandra. Le souffle fut dérobé, le palpitant en fredonna des airs vivaces.

Sans attendre, sans réfléchir, l'amorce d'une poursuite mutique. Démarche vive. Course d'un pied vorace sur les pavés. Sofia s'était éclipsé dans une autre direction. Peut importait, l'attention était accaparée par la seconde protagoniste. Le dragon s'insinuait au creux des sciures humaines. Glissant entre deux coudes, coudoyant des figures aux facettes lunaires. Elle pourrait se noyer, dans cette marée. Mais en ligne de mire, Papegai ambulant en tant que vieille connaissance. A contre-courant, le navire écaillé brassait les vagues, sans perdre de vue l'objectif. Puis le monde s'amenuisait, la populace s’effilait au fil des allées. Et la filature s'allongeait, contre ces façades souillées et ce sol piétiné. Chérubin d'antan du colosse de la Mano Rossa, le dragon ne se perdait pas au piège de la sous-estimer. Des fragments de souvenirs reformaient les scènes d'une éducation draconienne du paternel Nascimbeni, voisine à la sienne. Alors, il était possible que l'évadée ait même fini par la repérer. Probablement pas identifié pleinement l'animal, mais deviné l'ombre rongeant la pointe de ses pas. Sauf que la Capitaine persistait. Assumait le fait d'être quasi-percée à jour. Mais le risque de laisser l'échappée filer était trop élevé pour continuer à valser dans ce bal langoureux. Ainsi, le dragon bifurqua. Connaissant cette ville et ses entrailles, l'instinct guida ses jambes prises de frénésies contrôlées. Feng avançait, le visage impassible, la respiration étriquée. Jusqu'à que son sentier dallé se heurte à un autre. Et là, au sein de cet élan rogné, l'être se posta. Mur de glace, Feng fit face à celle dont la dernière rencontre remontait à plus de dix ans.

Faciès imprimé dans son psyché. Traits ébènes, contour de cuivre, une Venus aux horizons tranchant avec les siennes. Il y avait cette chaleur émanant des pores de sa pulpe. Familière, compensant avec le givre que son nimbe parsemait. Le viseur détailla la personne. Méticuleusement. L'ombre de ses paupières demeurait éternellement figée, ancrée au creux de la soie de son minois. Expression stoïque pareille au marbre de sa raison, probablement dans cette crainte du mirage. Une vile chimère manœuvrée par le voile d'une nostalgie. Mais le dragon n'avait pas perdu la raison. L'ovale crânien coulait -et comptait couler- encore des beaux jours de sanité. Et bien trop cartésien demeurait l'esprit de Feng, pour être capable de monter de toute pièce une telle fabulation. L'imaginaire, un amant qu'elle repoussait vivement. Son méthodisme ne pouvant se plaire à se divertir au sein d'abstraites étreintes. « Alessandra ? » La forme s'apparentait à une interrogation. Mais la tonalité, elle, naviguait avec l'impératif. L'encre noirâtre de ses sourcils se courba sous le pinceau de la gravité. La toile chinoise ne devait pas dépeindre cet autre sentiment tapis au fond de la palette. La Capitaine, elle préférait se montrer plus froide, plus amer. Le parfum de trahison collait encore trop au palet. « Alors, c'est comme ça que tu te caches. » Possible de se méprendre à du dédain. Le besoin absolu du contrôle entaillait les actes et les mots. La rhétorique était trompeuse, une poudre aux yeux d'insensibilité. Pourtant, seuls quelques-uns, probablement heureux élus involontaires, en connaissaient l'envers.

Bai pouvait encore un peu attendre, car lui ne comptait pas partir sans le moindre mot. Contrairement à d'autres.

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Alessandra Ottone
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Ven 28 Juil - 18:14

Feng Xhiao & Alessandra Ottone

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Le coeur se serre, l’estomac se presse aux bords des lèvres et Alessandra se contente d’étreindre la peluche contre elle, son regard d’ébène épinglé à la frêle silhouette qui disparaît par le portail titanesque. S’en retourne à sa vie, comme si de rien n’était. Elle se surprend à espérer un dernier regard jeté par-dessus l’épaule mais lui est reconnaissante de ne pas le faire, finalement. C’est qu’elle l’a cimenté, son chagrin – à mesure des années qu’elles ont passé loin l’une de l’autre. La métisse pivote, reste un instant immobile à fixer la devanture d’une attraction qui crache un son irritant puis se met en mouvement pour se fondre à nouveau dans la masse. Il n’y a que ça qui puisse lénifier ses angoisses, faire disparaître les réflexions qui font turbiner son quant à soi. Elle se concentre une fois de plus sur les autres, sur les rires, les familles et les amis. Se noie sciemment dans la foule oppressante pour oublier cette solitude qui la mutile – cette vie factice qu’elle s’enhardit à brandir depuis dix ans.
Puis elle s’oublie. Finalement.

La mélancolie se rappelle à elle après une bonne dizaine de minutes tandis qu’elle se rend compte qu’elle n’a plus envie de rien. Juste de rentrer chez elle, plonger sous sa couette et dormir jusqu’à pas d’heure. Elle se sent physiquement à l’étroit – tout ça la dérange. Alors elle s’évince de la fête foraine, passe le portail opposé pour plonger dans les ruelles sombres de Rome – là où elle pourra s’entendre penser.
Là où elle pourra être seule.

Mais elle ne l’est pas.

Une sensation d’oppression lui noue brutalement les entrailles. La présence est discrète derrière elle – feutrée – comme un chat sur la piste de sa proie. Depuis combien de temps on la suit ? L’arantèle paternelle s’invite alors dans son esprit. Et si… Il l’avait retrouvé. Après tout ce temps. La morosité est chassée du corps par l’invitation subite de l’adrénaline. Alessandra se tend, marche un peu plus vite – songe même un instant à balancer la peluche à la face de son adversaire. Mais l’individu est à quelques mètres et elle n’est toujours pas sûre. C’est que ça rend paranoïaque, dix années à vivre dans la peau d’une autre.

Les pas deviennent alors muets et Aly jette un œil derrière elle. Personne. Frayeur passagère ? Néant ? Elle continue, se convainc de s’arrêter que lorsqu’elle sera entre les murs de son appartement – à l’abri des regards et de l’indiscrétion. Elle oblique, fait fuir un chat museau dans poubelle puis s’engage dans une ruelle exigu, serrant son singe contre elle à en faire sortir le rembourrage cotonneux.

Une silhouette s’interpose dès lors dans les ombres nocturnes, contrastée par le lampadaire qui crache sa lumière artificielle dans la venelle infréquentée. Alessandra s’immobilise, son cœur manque un battement et elle fixe de ses globes insoumis la courbure de ce râble. Vêtu comme un homme. Alessandra. Son nom est prononcé et elle ne pourrait se méprendre au timbre, même si cela fait des années. Lèvres entrouvertes, la métisse se fait sabouler par le passé. Ça la percute de plein fouet, la remue de l’intérieur, liquéfie ses affects dans une mélasse de stupeur. Feng. L’asiatique a les pommettes hautes, un visage rendu dur par la rigueur des tâches accomplies en tant que Capitaine de la Mano Rossa. Elle s’est jetée corps et âme dans un mensonge pour pouvoir mener à bien ses propres revendications. Elle était son amie mais n’a jamais été complice de sa disparition – car Alessandra ne s’est jamais sentie capable de lui avouer ses desseins. Pour ne pas qu’elle ait à mentir, qu’elle ne puisse pas avouer au paternel à qui elle demeure loyale les vérités qui fâchent. A croire que ces deux-là sont taillées dans le mensonge.  
 
« Feng. » Articule Aly dans un murmure. Au loin, le bruit d’un moteur gronde. De suite, les pensées de la métisse s’affolent. Feng l’a reconnue malgré sa crinière indomptée parsemée de dreadlocks colorées, son style vestimentaire dénotant avec celle qu’elle était avant. Tout ça n’est qu’un mirage, dans l’espoir d’être à l’exact opposé de ce que le paternel attendait d’elle. Et tout cela vient d’échouer car rien ne peut tromper le dragon, pas même avec sa piètre tentative d’imposture. Les épaules de la métisse se relâchent brusquement comme si un poids terrible venait de s’envoler. Les grands yeux noirs se troublent d’une émotion palpable mais la belle muselle son envie de courir jusqu’à Feng pour la prendre dans ses bras. Le Capitaine parle et ses paroles sont amères. Aly refrène le torrent d’affliction qui l’accable pour mieux relever son museau et reprendre d’un ton voulu maîtrisé. « Je suis désolée. » C’est sincère néanmoins, Alessandra sait pertinemment que c’est bien peu face aux escarres du passé. « Je ne voulais pas… Te mêler à tout ça. Te rendre coupable auprès de mon père. Qu’il puisse m’atteindre par ton biais. » Concède-t-elle. C’était égoïste. Feng aurait pu être un dommage collatéral et il n’en était pas question. Un lourd silence s’installe tandis que l’asiatique la toise. Alessandra voudrait tout. Lui sauter dans les bras et disparaître dans un trou de souris – paradoxalement. « Tu m’as manqué. » Une faible risette étire les lèvres de la ritale. Xhiao n’a pas vraiment changé et si elle est là, devant elle – c’est probablement que son petit secret n’a toujours pas été découvert par le paternel Nascimbeni. Cette femme là a toute son admiration.  



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