(roue du rp) the shape of water

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Memento Mori
MAÎTRE DU JEU - FROM HELL
OSSATURE: : carcasse millénaire, vieille branche trainant sa cuirasse à travers les âges. CONTRAT: : âme voyageuse, baluchon de vie. BESOGNE: : oeil vagabond, curieux des fourmis cavalant sous son regard moqueur.
FABLE: : il nargue les diablotins de pacotille, observe leur lutte depuis un olympe ressuscité. querelles dont il se moque. @EFFIGIE: : LΛZΛRE BAFOUILLES: : 378 PACTE: : 19/11/2016



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Dim 23 Juil - 11:58
the shape of water
Fin d’après-midi. Les touristes s'égrènent vers leur domicile, abandonnent la plage, laissant des traces médiocres de leur passage. Les romains s’aventurent en début de soirée, et d’autres osent l’escapade à quelques criques escarpées. C’est la figure du peintre qui s’avance, venue pour esquisser les remous de la grande salée. Le matériel est planté en hauteur, de quoi donner le vertige et quelques inspirations de part la mer venant rogner le rivage. Le pinceau épouse la toile durant un temps.
Jusqu’à ce que l’oeil remarque une curiosité.
En bas. Echoué sur les rochers.
Un homme semble t-il.
Vivant ou mort.
Il faut agir.

JADE. tu es venue pour peindre la mer, renouveler avec la passion des paysages. vas-tu aider la silhouette qui se trouve à quelques mètres plus bas ? et comment ?

MARIUS. qui est responsable de tes blessures ? des hélices assassines ou le duel avec quelques ennemis poissons ? ton corps s’est échoué sur les rochers, balayé par les vagues. tu es couvert de plaies, et de quelques écailles encore tenaces, servant de cuirasse maladroite.


 
(c) AMIANTE

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Jade Davidson
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
OSSATURE: : 27 ans CONTRAT: : Célibataire - Coeur meurtri BESOGNE: : Artiste Peintre (ancienne danseuse exotique) FABLE: : Les vampires bercent ma vie dans un fleuve sanguin... Les lycans l'ont bouleversé des années auparavant... Les sirènes murmurent à mes oreilles ÉCHINE: : Petite Humaine @EFFIGIE: : Michelle Trachtenberg BAFOUILLES: : 1166 PACTE: : 16/06/2017



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Dim 23 Juil - 18:24
Les lueurs du soleil couchant… ce rose, ce bleu, ce rouge, cet orange… oui, c’est l’orange le plus beau au-dessus du noir de la mer. Le noir de la nuit, qui vous enveloppe et vous étouffe, et cet orange feu de ce soleil qui va s’y noyer. J’aime cet instant magique, entre chien et loup et… Cette nuit pourrait vous faire penser à une autre, et pour bien des raisons je serais de votre avis… Mais il n’en est rien. Bien que chaque jour soit suivi de sa nuit, il ne ressemble jamais au précédent, et j’encourage souvent le destin à me le prouver à chaque instant.

Il y a bien longtemps que je laisse le destin jouer ma vie à pile ou face en réalité, depuis que la mort elle-même était venue me chercher. On l’a simplement interrompu dans son action… Le destin a mis sur ma route cette ange noir, celui que je cherche désespérément depuis des années. Je trace un chemin oui, au fil de mon pinceau, une ligne blanche dans un désert noir, sombre, orné de tâche orange et rouge. Le soleil se noie, ma vie boit la tasse et je m’en régale. C’est un délicieux poison qui me rend plus vivante que jamais tout en m’entrainant vers une mort certaine.

Mes yeux se perdent dans l’immensité de cette mer qui me fait fasse. Je remonte un pied sur le rocher qui me sert d’assise, ma robe est longue ce soir, couvrant mes jambes jusqu’au cheville. De fines bretelle trace des lignes noires sur ma peau blanche. Je crois que je ne vois finalement jamais le soleil avant qu’il n’aille se faire border… J’ai pris un rythme, toute ma vie, dormant le jour, vivant la nuit. Le rythme des anges noirs, celui des démons aussi… Peut-être en suis-je une qui s’ignore… Je souris à cette idée, repensant à Lui… Celui qui m’a offert la marque de morsure présente sur mon cou. Mes doigts viennent l’effleurer à ce souvenir, alors qu’n léger sourire s’affiche sur mes lèvres.

Mes yeux parcourent la plage qui se vide, il ne reste presque plus personne… mais quelque chose semble attirer mon attention… une silhouette échouée au bord de l’eau. Mon sourire s’étend, cet image me renvoyant la mienne quelques jours auparavant. Les souvenirs de cette nuit sont flous, comme ceux que l’on garde d’un rêve à notre réveil… Tout y est exagérément lumineux, pétillant et sombre à la fois. Je penche la tête en l’observant, quelque chose m’interpelle sans que je parvienne à mettre le doigt dessus. Je suis loin, je suis haut… ma vision des choses ne peut être optimale. De plus, mon esprit n’est pas totalement clair ce soir. Je ressens encore les effets de ma nuit dernière, trop d’alcool, trop de drogues… ce soir je n’ai qu’une bouteille avec moi, tout juste entamée… Mais ce corps allongé m’appelle, et quelque chose semble luire sur lui, comme cette nuit là…

Je repose mes pinceaux et ferme mon chevalet. Je laisse mes affaires en place et c’est simplement munie de ma précieuse bouteille que je décide de descendre que la plage, pieds nus, une large écharpe entourant mes épaules dénudées pour le protéger du vent marin.
Le sable est encore chaud sous mes pieds, jusqu’à ce que les vagues viennent me lécher les pieds… Leur fraicheur me fait lâcher un soupire… A l’approche de l’échoué, je le découvre nu, mais quelque chose semble luire sur sa peau. Je plisse les yeux, intriguée par cette découverte, mais ne peux m’empêcher de sourire. Peut-être ai-je trouvé un alter égo…

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Marius L. Vitale
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trentaine apposée sur la paperasse factice, échine piégée entre deux âges. CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté. BESOGNE: : Déposer des pierres précieuses sur les cous dénudés, joaillier alors que le jour défile, artiste de rue lorsque le feu de la soif commence à ravager les entrailles. Crapahuteur au Vatican lorsque la nuit tombe, pour tenter de mieux comprendre les hommes.
ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. Belle gueule juvénile mensongère et factice. ÉCHINE: : Fils de l'ondine dévorant les souffles. Pesce aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, seul maître de mon échine, détournant le regard des bas fonds vers lesquels elle entraine son peuple. @EFFIGIE: : Brendon Urie ❉ CARNAVAGE BAFOUILLES: : 2586 PACTE: : 09/04/2017



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Dim 23 Juil - 22:12

« Feel the fury closing in. All resistance wearing thin. Nowhere to run from all of this havoc. Nowhere to hide from all of this madness. »

Onde vermeille. Elle s'échappe de l'échine, se mêle à la saline, mélange rosé que se répand, ondule dans l'écume. Châtiment odieux qui se marque sur le derme, plaies brûlées par le sel, à vif. Esprit vaporeux, endolori par l'endorphine, peinant à saisir les fils précédents, flou brouillant la mémoire assommée. Images embrouillées et lointaines alors que paradoxalement proches, pales tranchantes et mortifères. Bêtise humaine, une fois de plus, carcasse de métal hors de sa zone. Technologie délétère, maudite depuis toujours. Le progrès disent-ils, les voilà maîtres d'un domaine qui n'était pas le leur, territoire entravé et souillé. Que leur fallait-il de plus ? Nous étions déjà tapis à terre pour esquiver leurs horreurs, rejetés comme des malpropres. Rancune s'immisçant, dégoût soudainement accentué, égo entaché. Le palpitant s'emballe, raisonne, acouphène strident qui hurle. Poisson meurtri et sombrant dans les flots.  

Le réflexe, idiot, est pourtant là. La carne se fend, se déchire dans l'urgence, torture à son paroxysme, ridicule que de s'infliger le supplice de l’écartèlement en plus du reste, pourtant forcé pour dénicher de l'aide à terre. Plainte étouffée par le fluide alors que le squelette se déchire. Les écailles nocturnes peinent pourtant à disparaître, faiblesse que pour créer l'illusion parfaite, elles parsèment les jambes entre les lésions, refusent de se désagréger. Quel con. Incapacité soudaine à nager, pieds bancals et fragiles qui se perdent, pas aussi puissant que la nageoire caudale, ossature piégée dans l'ondine, peinant à faire circuler l'eau dans les branchies, à respirer correctement. Semi-conscience, laissant l'eau mère me porter.

Silhouette dégueulée sur un rocher. Pseudo-homme dénudé et écorché échoué sur la pierre humide. Voûte crépusculaire et chatoyante qui se dessine, tons pastels rougissant les eaux au même titre que le carmin, emportant avec elle la chaleur étouffante du jour. Crique esseulée et loin du monde. Pour une fois regretter le ballet odieux des touristes méprisables qui pullulent sur les rivages, d'ordinaire observés d'un air dédaigneux. Qu'importe les quelques écailles servant d'armure ridicule et de fortune ou encore les branchies fermées qui strient les flancs entre les côtes, besoin d'être aperçu par de quelconque yeux salvateurs. Espérance portant visiblement leur fruit, alors que le son de quelques pas parvient à l'oreille.  

Les doigts se tendent tant bien que mal vers l'individu, donnant soudainement signe de vie tant bien que mal, relevant faiblement la tête, mirettes peinant à en discerner les contours, devinant à peine les ondulation plutôt féminines avant de retomber lourdement. L'orgueil est rangé au placard, ravalé alors que l'aide est quémandée d'une main, lèvres pourtant scellées, amertume que de ne pas pouvoir user de l'hypnose, prendre possession de son être que pour le mener à la baguette sans qu'elle n'appelle les secours. Médecine inutile qui ne ferait qu'éveiller un peu plus les doutes sur ma nature déjà bien assez entachée par les artifices encore présents. Sang. Pensée furtive alors que l’œsophage s'assèche, tenailles aiguisées pointant presque d'elles-même, besoin de l'onde purpurine pour panser les plaies, réparer l'échine meurtrie, abîmée. Bête affamée qui devait se régénérer d'urgence pour ne pas demeurer statue de sel. Fin peu glorieuse que d'être haché par des hélices meurtrières.


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Dernière édition par Marius L. Vitale le Jeu 27 Juil - 14:08, édité 1 fois
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Jade Davidson
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Lun 24 Juil - 22:02
Je ne suis plus qu’à quelques pas de lui… Sur son corps de multiples blessures, et… ce qui ressemblent à des écailles. Elles luisent au soleil couchant comme celle de cette femme l’autre nuit… Je devrais me jeter au sol pour le secourir, je devrais chercher de l’aide autour de nous, mais tout cela est inutile, car je sais qu’à cette heure, en ce lieu, tout est désert. Nous ne sommes que deux, lui et moi…
Sa main se lève vers moi, m’appelant à le secourir. Je m’avance lentement, sans peur pour autant. Je porte la bouteille à mes lèvres, buvant une large rasade d’alcool avant de venir m’agenouiller près de lui.

« Que t’est il arrivé… ? » La question n’attend pas de réponse, et mes yeux observent chacune de ses blessures cherchant à répondre par moi-même à ma propre question.
D’une main je caresse sa peau, jusqu’à ses reins où quelques écailles semblent s’être oubliées ? Est-il lui aussi une sirène ? son corps est dans un sale état… les blessures sont par endroits profondes. Mes doigts glissent sur les écailles parsemées sur le bas de son corps jusqu’à ce que l’une d’elles entaillent l’un de mes doigts. Un petit « aie » s’échappe d’entre mes lèvres avant que je ne porte la goutte de mon sang à elles.
Je plisse les yeux en l’observant, en avant que mes lèvres ne goutent à mon sang, je porte mon doigt aux siennes et les maquillent de carmin.

J’ignore tout de ces créatures, car mes souvenirs de cette nuit avec celle que j’ai nommé princesse ne sont que flous artistiques, pas plus nettes qu’une toile que j’aurai pu peindre. Sa peau était brillante comme les étoiles, et douce… Celle de cette « homme » perd de sa douceur de toute évidence… LE manque d’eau ? non… il en sort, je l’ai vu… le sang ? les vampires en boivent, je le sais d’expérience et ma gorge en reste marquée encore à ce jour, mais lui… elle… eux ? une goutte de mon sang vient s’échouer à nouveau sur sa bouche entre ouverte… une invitation à venir le boire ? peut-être… oui, je crois que j’ai aimé ça, c’est évident. Et lui… nu, offert et si vulnérable… Je crois que cet inversement de rôle me plait car je souris en dévorant son corps des yeux.

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Marius L. Vitale
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ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. Belle gueule juvénile mensongère et factice. ÉCHINE: : Fils de l'ondine dévorant les souffles. Pesce aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, seul maître de mon échine, détournant le regard des bas fonds vers lesquels elle entraine son peuple. @EFFIGIE: : Brendon Urie ❉ CARNAVAGE BAFOUILLES: : 2586 PACTE: : 09/04/2017



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Mar 25 Juil - 2:21

« Feel the fury closing in. All resistance wearing thin. Nowhere to run from all of this havoc. Nowhere to hide from all of this madness. »

Écume qui lèche la roche, saline rongeant presque la carne meurtrie, brûle, ondine protectrice qui se fait douloureuse. Chuchotement des vagues troublé par un autre murmure. Voix qui s'élève, raisonne un instant, ne saisissant pas le moindre mot insufflé. Question qui resterait sans réponse, carmin obstruant la gorge. Présence qui s'approche, ose s'aventurer, salvatrice, répondant à la demande muette. Percevoir à peine la sensation de ses doigts effleurant la carcasse endolorie, pâmoison, jusqu'à ce que l'odeur sanguine ne parvienne aux naseaux. Plaie, elle ne m'appartenait pas, coupure étrangère sur une peau humanoïde qui laissait perler le terrible suc.

Émanation qui ne furent que tourment, d'autant plus lorsqu'elle parvint aux lèvres. Papilles appâtées. Tenailles qui pointent, acérées et avides, le tout sonne comme une invitation, offrande insufflée. Elle savait. Pitié d'une gamine paumée sur la plage, inconsciente qui ignorait le risque, plongeant tout droit dans ma gueule affamée. Instinct primaire qui prend le pas, dernier élan de force alors que son poignet est attrapé fermement d'un geste vif, ramenant son échine au plus près, bondissant presque sur sa gorge blafarde, sachant pertinemment où mordre. Les babines s'entre-ouvrent, les quatre crocs s'y plantent, libèrent le précieux vermeil recueillit avec grand soin, vitale. Sirène voleuse qui se laisse aller un instant dans la gloutonnerie, dérrobant en partie son souffle. Résultat qui ne se fait pas attendre, plaies odieuses qui se referment, se réparent, épiderme se ravivant, minois juvénile recouvrant son éclat. Onde purpurine bienfaitrice.

Ivresse. Étreinte pourtant de plus en plus douce, doigts qui remontent pour se glisser derrière sa nuque, semblant de caresse tandis que les gorgées se font parcimonieuses. Pourtant la chose s'impose, amertume et odieux sentiment de culpabilité. Déraisonnable que de laisser périr celle qui s'offrit ainsi, laissant mes crocs abîmer sa peau. Rancune pourtant tenace au vu des maux insufflés par la bêtise humaine. Ravaler une fois de plus l'orgueil, faisant taire tant bien que mal la frénésie délicieuse. Elle fut relâchée, carmin effacé des lèvres d'un revers de main, cherchant ses mirettes pour y plonger. Gratitude silencieuse, pouce entamant l'esquisse de sa joue. Elle serait sans aucun doute sonnée pour les quelques heures à venir, ôtée d'une partie d'elle-même qui enivrait encore les papilles. La faim restait cependant présente, effluves juste suffisante pour panser les maux et retrouver un semblant de forces, nécessaire pour la maintenir en vie, redevable.

Effort alors que le corps se redresse, jambes malhabiles qui peinent un instant à tenir debout. Roche glissante soudainement maudite, oubliant déjà les quelques écailles lazuli qui perlent, abandonnées à leur sort, elles ne furent qu'un détail, tout comme la pudeur. Nudité pourtant contraignante pour regagner la civilisation, esprit encore trop vaporeux que pour retrouver l'image du lieu où fut abandonné l'amas de tissus. Concept humanoïde oublié. Quelques pas s'enchainent, faiblesse perceptible, vulnérabilité détestée. Les mains plongent dans la saline, la faisant ruisseler pour faire disparaître les dernières traces sanguines qui furent les dernières traces des ecchymoses disparues. « Comment t'appelles-tu ? » Murmure grave qui s'échappe, jetant un bref coup d’œil à la jeune femme. Humaine qui ne semblait pas être effrayée le moins du monde par la bête meurtrie et affamée, réflexe surprenant que d'avoir agit de la sorte, d'avoir compris directement. Hésiter un instant à lui ôter le souvenir, lui faire oublier ce qu'elle venait de vivre, monstruosité entre marquée sur son col.


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Dernière édition par Marius L. Vitale le Jeu 27 Juil - 14:08, édité 1 fois
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Jade Davidson
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Mer 26 Juil - 18:50
L’odeur du sang, peut-être son gout, semble avoir réveillé ses instincts. Finalement, que sais-je vraiment de ce qu’il est ? de ce qu’est sa race ? Rien, et c’est à mes dépends que je l’apprends lorsqu’il se jette sur moi sans préambule, s’accrochant à ma gorge, enserrant mon poignet d’une poigne étrangement forte pour son état. Ses crocs s’enfoncent dans a chair, m’arrachant un cri rauque qui s’étouffe dans la douleur. Mes yeux se ferment et je gémis à mesure qu’il m’arrache mon sang. La morsure ne ressemble en rien à celle que j’ai connais quelques nuits plutôt auprès de ce vampire. Peut-être l’extase l’a rendu plus orgasmique… ses crocs déchirent ma chair, plus animal que ce à qui je m’attendais. Ma tête bascule vers l’arrière mes yeux se ferment et mes gémissements se perdent dans un râle de douleur.

Je sens ses doigts monter dans ma nuque, geste sensuel s’il en est… je sens mon corps perdre de sa raideur, glisser vers lui, vers le sable. Je suis étrangement détendue, étrangement, je crois que j’aime ce qu’il me fait, tout en sachant que la mort peut encore une fois venir me prendre mon dernier souffle… Il me relâche presque plus sauvagement et soudainement encore qu’il ne m’a sauté dessus. Un râle nouveau s’échappe de mes lèvres, l’abandon… la vie encore et toujours vient de reprendre ses droits sur moi. Mes mains s’appuient sur le sable, mes cheveux tendent vers lui et mes yeux ne voient que le noir… Mon souffle est court et mon cœur semble battre bien trop vite pour lui. Je n’ai rien maitrisé, contrairement à l’idée que je m’étais faite en jouant de mes doigts sur ce corps nu et meurtri.

Le sentant se lever à mes côtés, je relève la tête vers lui, passant une main dans mes cheveux, dévoilant le coté de mon cou qu’il n’a pas touché, celui marqué par ce vampire d’une nuit. Me voici à présent marquée de deux hommes, de deux races… Un léger sourire en coin s’affiche alors sur mes lèvres à cette pensée. Ma main vient toucher du bout des doigts la nouvelle plaie encore ruisselante. La douleur est vive et m’arrache une légère grimace. Je fais glisser le sang sur mes doigts, passant mon pouce sur mon index et mon majeur joints. Les battements de mon cœur ralentissent et mon souffle commence à se faire plus profond.
Devant moi, son corps nu, où déjà la majorité des plaies, même les plus profondes, semblent avoir d’ores et déjà guérie… les écailles que j’avais pu découvrir plus tôt semblent elles aussi disparaitre à mesure qu’il se lave les mains. J’en déduis que mon sang lui a permis de se régénérer… Voilà une bien étrange créature… La princesse sirène elle aussi aurait pu s’abreuver à ma source ?

Sa voix se fait entendre pour la première fois, une voix rauque et profonde… point de merci, juste l’envie de savoir qui je suis… Est-ce que cela lui importe vraiment ? Je plisse les yeux tout en laissant un petit sourire en coin s’afficher sur mes lèvres.

« Jade » lui répondis-je simplement…

Je me redressais doucement, tout en me maintenant d’une main au sol. Le manque de sang allait-il me devenir coutumier ? Lui aussi va-t-il me laisser vivante après m’avoir quasi vidée de mon sang ?
Ne rencontrerais-je que des hommes prêts me sauter au cou de la sorte ? Ezio avait au moins eu la décence de m’offrir quelques orgasmes avant….

« De rien… » Ai-je finalement décidé d’ajouter d’une voix monocorde. Ne pas me vider entièrement de mon sang ou me demander mon prénom était-ce sa façon se me remercier ? évidemment de oui… Je commençais à bien connaitre les hommes et pour la plupart, nous étions à leur service, répondant à leur désir lorsque celui-ci se faisait connaitre… à Londres, les hommes prenaient mon corps contre quelques livres sterlling… aucun ne me remerciait après la besogne, considérant qu’avoir payé état suffisant… Certes, certains me félicitaient, mais cela n’était jamais un remerciement… Les italiens ne dérogeraient pas à la règle et leur machisme était des plus imposant à mes yeux… et pas que d’ailleurs… Mes yeux s’attardèrent sur sa nudité sans aucune gêne. L’espace d’une seconde, la question du « que lui est-il arrivé » me revient… Je suis de nature curieuse au fond.

« Tu comptes retenter de partir par la mer… ? »

J’ai bien compris qu’il venait de là, et que c’est en mer qu’il a été presque mortellement blessé… La fuite par la mer ne serait peut-être pas idéal au final…

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Sam 29 Juil - 13:02

« Feel the fury closing in. All resistance wearing thin. Nowhere to run from all of this havoc. Nowhere to hide from all of this madness. »

Derme lisse et pâle, plaies et carmin évaporé, laissés à l'eau saline, déjà oublié par l'échine qui se contente d'un reste de faim et d'une faiblesse qui ne serait comblé jusqu'à assouvir l'appétit contrarié, laissé en suspend. Seules les écailles persistent, cuirasse encore parsemée, mutation d'urgence et catastrophe encore perceptible, marquée. Elles ne furent qu'un détail en cet instant, esprit encore tourmenté par les pales assassines d'une hélice monstrueuse. J'aurai sans aucun doute préféré finir une fois de plus enfermé dans les mailles d'un filet. Une fois de plus rejeté à terre comme un mal propre, chassé du territoire aqueux censé être conquit. Foutue humanité égocentrique qui se pensait maître de toute chose. Mâchoire qui se crispe. L'embarcation coupable semble déjà loin, hors de portée, rancune tenace et frustrante, alors que l'envie de la couler persiste, démange. La faiblesse fut là, de toute manière incapable de déchaîner les flots en cet instant.  

Occulter l'amertume, alors qu'un nom s'élève. Maigre rictus qui se dessine en échange, lui faisant écho. Il ne perdura que quelques maigres secondes, jusqu'à ce qu'elle ouvre à nouveau les lèvres, syllabes qui déplurent à la secondes même où elles furent extirpées. « On ne remercie pas un acte suicidaire. » Ton grave, tout à fait sérieux. En quoi féliciter ce genre de comportement, cela reviendrait à l'encourager à s'auto-détruire et apprécier la chose. Bras qui se croisent sur le torse, à des années lumières que de songer à la nudité, il n'y avait que les bipèdes pour songer à se vêtir, alors que l'humanité illusoire fut déjà un habit en soi. « C'était stupide, inconscient, parfaitement irréfléchi et dangereux. Pourquoi as-tu fait ça ? » Murmure qui sonne comme une remontrance, n'oubliant tout de même pas le fait de lui être redevable. Il y avait une différence entre ôter une vie sans scrupule pour l'aspirer et se la voir offrir d'un plein gré total. Écho d'un souvenir déjà lointain, celui de Vergile, partenaire de notre duo bancal, qui avait fait de même, peinant à comprendre les motivations d'une telle décision et si Vergile fut connue et appréciée, saisissant les brides de ses choix, l'être qui se tenait en face ne fut qu'un point d’interrogation à lui seul.

« Comment savais-tu ? » Comment fut-elle empêtrée dans les fils du surnaturels au point de savoir que faire ? Que le vermeil fut une solution ? Soupir, détaillant un peu plus la pseudo-sauveuse qui semblait perdue dans les vapeurs d'un manque d’hémoglobine. Une autre plaie, trace de crocs laissée et récente semblait faire écho à la mienne de façon symétrique. Visiblement coutumière des faits, pas étonnant étant donné le réflexe face à une sirène meurtrie sur un rocher. Serait-elle un calice ? Pauvre petite inconsciente entre les griffes d'une vulgaire sangsue terrestre ? Bien ma veine, ne préférant pas me mettre une chauve-souris à dos pour aujourd'hui.

Mirettes qui se perdent dans l’horizon alors que la question demeure, étendue infinie tentatrice, abandonnée une cinquantaine d'années plus tôt, bien que les périples demeuraient de temps à autre, souvenirs nostalgiques d'un temps où les jambes furent inutiles. « Pas aujourd'hui. » Mots durs, ils enserrent la gorge, bien que la faiblesse fut ravalée, imperceptible. J'avais eu ma dose.

Déséquilibre soudain, épousant le sable, réflexe que de tomber sur les genoux, chevilles capricieuses et maladroite. Un juron s'échappe. Peut-être ne valait-il mieux souffler une seconde. Besoin de l'onde carmine pour recouvrir les forces et un tant soi peu d'équilibre et d'agilité terrestre, chasse qui serait nécessaire et plus aisée hors de l'eau. « Il va falloir que je retrouve mes vêtements. » Accessoire évidement, mais plutôt nécessaire pour ne faire qu'un avec la masse, en plus d'avoir besoin de dissimuler écailles qui ne disparaîtraient pas avant la prochaine transformation et branchies indélébiles. « Au moins le spectacle te plaît on dirait. » Rictus carnassier alors qu'un sourcil se haurre, ayant bien entendu remarqué cette façon qu'elle avait eu sans aucune gêne de reluquer ma carcasse de ses mirettes.


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Jade Davidson
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OSSATURE: : 27 ans CONTRAT: : Célibataire - Coeur meurtri BESOGNE: : Artiste Peintre (ancienne danseuse exotique) FABLE: : Les vampires bercent ma vie dans un fleuve sanguin... Les lycans l'ont bouleversé des années auparavant... Les sirènes murmurent à mes oreilles ÉCHINE: : Petite Humaine @EFFIGIE: : Michelle Trachtenberg BAFOUILLES: : 1166 PACTE: : 16/06/2017



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Sam 29 Juil - 19:09
Je retiens un rire alors qu’il me refuse le remerciement. Un ricanement s’échappe tout de même de mes lèvres closes, ricanement sourd, coincé dans ma gorge douloureuse. Acte suicidaire ? Tout est question de point de vue… Je n’ai jamais l’envie d’un suicide, mais plutôt de vivre jusqu’à la mort. Je la titille certes, mais je ne la cherche pas au point de jouer au suicide. Il se met à me réprimander comme une enfant qui aurait fait une bêtise, mais je ne baisse pas la tête, non, mon regard ne le lâche pas et mon sourire narquois ne me lâche pas. Pourquoi ? La question est ridicule, car les raisons en sont évidentes… Cependant, je ne lui réponds pas de suite, ne voulant pas couper court à son laïus s’il en est.

Je soupire à sa nouvelle question. Comment je savais ? Quoi donc ? Qu’il était sirène ? ou bien qu’en lui offrant mon sang il guérirait ? Je soupire longuement avant de lui répondre.

« Je te trouve bien peu redevable de ce que je t’ai offert de plein gré… » Je reprends ma bouteille et boit une gorgée salvatrice. « Je n’y ai pas réfléchi, c’est vrai… Je t’ai vu là, nu, blessé… Je sais ce que tu es… oui, je le sais… »

Devais-je lui dire que j’ignorais que mon sang le sauverait ? Celui-ci avait-il un gout différent après avoir bu celui d’Ezio ? Tout cela était très obscur pour moi. Mais plus les évènements se succédaient et plus je me demandais si mon ange noir n’avait pas agi de cette façon… m’offrant son sang pour me sauver… Mes yeux se perdirent un instant dans les vagues devant nous à cette pensée, me faisant perdre mon sourire et mon air narquois.
De plus, j’ignorais qu’il me sauterait à la gorge… J’ignorais qu’il se nourrirait de mon sang, j’ignorais que la douleur qu’il m’apporterait serait aussi différente de celle qu’Ezio m’avait offerte. Tout était différent malgré une troublante similitude.

Ses réflexions sur ses vêtements me rappelèrent à notre réalité et je souris, amusée à sa dernière pique. Non, en effet le spectacle ne me déplaisait pas, bien au contraire. Il était bel homme et j’étais curieuse de savoir à quoi il ressemblait sous son autre forme… J’avais découvert le corps d’une sirène, une seule, et le souvenir bien que brumeux était fantastique et totalement extraordinaire. Je regrettais que ses écailles aient totalement disparues, Ce bleu si particulier, presque celui de mes yeux… Face au vert de mon prénom… Je souris… Et sans lui proposer de solution, et masquant la douleur dans mon cou, je me défais de ma robe dans un geste ample et léger, lui dévoilant mon corps tout aussi nu que le sien.

« Ainsi, nous serons quitte… »

Convenances… seules ces dernières m’imposent de porter du tissu pour masquer ce que la nature m’a offert. Sur mon corps, quelques bleus qui s’effacent doucement, résultats de mes escapades nocturnes, de mes ébats. Le manque de sang n’a pas aidé à les rendre moins visibles… Peut-être devrais-je cesser de m’offrir de la sorte… ou pas.
De plus, personne ne ne verra là où nous sommes, à moins de se poser en hauteur, là où j’étais quelques instants plus tôt. Mais depuis que je suis à Rome, je n’y ai jamais croisé personne de nuit…
Cependant, je suis de son avis, il lui faudra des vêtements pour retourner à la civilisation, et s’il se montre plus courtois, peut-être l’y aiderais-je. Sinon, qu’il reste à poil, ça lui fera les palmes…

« Je sais ce que tu es… mais j’ignore qui tu es… Je t’ai sauvé la vie, peut-être peux-tu au moins te présenter, non ? »

Je sais qu’il a compris, qu’il sait que je sais tenir ma langue, que son secret, je l’emporterai dans ma tombe sans qu’il n’ait besoin de m’y envoyer. De plus, m’aurait-il demandé mon nom pour m’envoyer ad patres ? Je souris, il est évident que non.

« Tiens, pour ta pudeur… »

Je lui envoie ma robe qui s’échoue entre nous…

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Marius L. Vitale
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trentaine apposée sur la paperasse factice, échine piégée entre deux âges. CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté. BESOGNE: : Déposer des pierres précieuses sur les cous dénudés, joaillier alors que le jour défile, artiste de rue lorsque le feu de la soif commence à ravager les entrailles. Crapahuteur au Vatican lorsque la nuit tombe, pour tenter de mieux comprendre les hommes.
ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. Belle gueule juvénile mensongère et factice. ÉCHINE: : Fils de l'ondine dévorant les souffles. Pesce aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, seul maître de mon échine, détournant le regard des bas fonds vers lesquels elle entraine son peuple. @EFFIGIE: : Brendon Urie ❉ CARNAVAGE BAFOUILLES: : 2586 PACTE: : 09/04/2017



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Mer 2 Aoû - 20:37

« Feel the fury closing in. All resistance wearing thin. Nowhere to run from all of this havoc. Nowhere to hide from all of this madness. »

Petite teigneuse agaçante qui ne sait donc pas dans quoi elle mettait les pieds. Presque en éprouver le regret de ne pas l'avoir vidé de son vermeil salvateur, n'en faire qu'une carcasse désarticulée gisant entre les rochers, bête sans scrupule et mortifère qui n'avait jamais remis en doute sa condition. Irritabilité déjà bien assez titillée par la bêtise humaine précédente et leurs désirs de grandeur. Égocentrisme retrouvé en la brune qui se croyait visiblement si maligne à provoquer une créature. « Qu'est-ce que tu veux au juste ? Une médaille ? Pour t'être fourré dans la gueule d'un animal affamé comme une grande ? » Réplique sèche et cynique. C'est qu'elle insistait.

Tissus ôté, peinant à croire le geste qu'elle venait d'avoir, offrant sa carne dénudée comme si de rien n'était avec un sourire aux lèvres qui plus est. Plaisanterie. Le ricanement s'échappe de lui-même, ne sachant quoi songer. Elle semblait être parfaitement sérieuse, les idées paumées par le manque d'hémoglobine. Jambes maladroites qui se redressent tant bien que mal, s'approchent de la brune. « Donc c'est ça, vendre ton sang pour un peu de plaisir. Je me trompe ? » Murmure suave, approche millimétrée, souffles se mêlant l'espace d'une seconde, cherchant à capturer ses mirettes pour y plonger. « Après tout les morsures, c'est aphrodisiaque pas vrai ? Tu aurais peut-être préféré que je sois plus doux ? » Rictus, dévoilant les tenailles affutées qui lui avaient transpercés le derme quelques instants plus tôt. Lèvres qui retrouvent la plaie abandonnée, y embrassant le carmin qui y perle encore, langue passant sur les babines pour en récupérer les effluves. « Ou peut-être est-ce l'idée d'être envoûtée par une sirène. » Chuchotement au creux d'un lobe, maigre morsure inoffensive qui s'y referme. Doigts baladeurs, suivant la courbe de son dos dénudé, index sillonnant les apophyses de ses vertèbres, capturent le rythme de son myocarde éphémère, avant de trouver le haut de la cambrure d'une fesse. Belle gueule désirable qui appâte, minois juvénile à la fourberie sans nom. Monstre des eaux façonné pour plaire et se faire fantasme. 

Détachement brutal, abandonnant son échine aussitôt en une grimace de dégoût digne de ce nom. « Je ne fais pas dans la prostitution. » Syllabes à nouveau sèches. Avoir eu cette sensation amère d'être pris pour ce qui fut fuit depuis longtemps déjà, Reine qui s'est faite maquerelle de son peuple, destin peu gratifiant et répugnant, tirant ses enfants vers les bas fond honteux. Seul maître de ma propre échine depuis toujours. Détester être acheté et peu importe le prix qui y fut mis. « Vous les humains, à toujours vous déifier. » Qu'avait-elle donc imaginé ? Elle fut affublé d'un regard dédaigneux, geste d'autant plus irritable lorsque sa robe fut envoyée. Pour quoi me prenait-elle au juste ? « Ne te fous pas de ma gueule, je peux encore changer d'avis et finir ce que j'ai commencé. » Sifflement venimeux, crocs dehors, définitivement agacé par son ton.


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Jeu 3 Aoû - 16:02
Son regard est mauvais… Et plus il me foudroie, plus j’ai envie de le titiller… Folle inconsciente que je suis.

C’est sans doute la raison pour laquelle je m’amuse à me déshabiller en lui jetant ma robe. Il n’apprécie pas, je le vois, et après son discours moralisateur, le voilà qui se relève tant bien que mal… Il n’a pas assez bu à ma gorge pour recouvrir la totalité de ses forces, mais il a bien ponctionné les miennes… Je plisse les yeux à ses paroles trop vraies, je déteste ça… Il n’apprécie pas mon jeu et n’y réponds que par des reproches. Il ne m’est en rien reconnaissant de lui avoir sauvé la peau, les écailles et tout le reste. Je découvre son sourire, celui là même qui quelques instants auparavant m’a presque arraché la gorge. J’aimerai lui répondre la vérité, que par rapport à Ezio sa morsure n’avait rien de jouissive… Mais j’attiserais le feu qui brule entre nous deux.

Je le laisse cependant venir vers moi, humer mon cou avant de laisser sa langue glisser sur la plaie qu’il m’a causé. Je retiens un frisson, mais mes yeux se ferment pour mieux me faire apprécier le geste qui me soulage de la douleur l’espace d’une seconde. Je souris, amusée par sa réflexion. J’ai déjà été envoutée par une sirène, du moins, je l’imagine car j’ignore que Sélène n’a pas fait usage de son pouvoir d’attraction sur moi, que j’ai été une proie aussi facile et envoutée par un charme tout a fait naturel. Un nouveau petit ricanement s’échappe de mes lèvres en réponse à sa réflexion, j’aurai pu jouer à son jeu, laisser mon cœur s’emballer sous ses caresses et le souffle dans mon cou, mais nous ne sommes à jouer sur cette mélodie charnelle, loin de là… Il se joue de moi, m’offre un ersatz de charme en venant contre mon corps nu… Mais je ne suis pas l’humaine naïve qu’il s’imagine, je ne me laisse pas enivrée de la sorte pour si peu…

Mon ricanement se perd dans un soupire lorsque ses doigts parcoure mon dos, glissant sans s’en rendre compte le long de ma cicatrice. Mes yeux se rouvrent, je m’apprête à le repousser lorsque de lui-même il se détache, ne s’imaginant pas de toute évidence que j’allais de moi-même cesser son petit jeu malsain.

Mon sourire n’est plus qu’un rictus désagréable. Je ne fais plus dans la prostitution depuis des années, et n’irais surement pas risquer ma vie en offrant mon sang pour des ébats miteux sur des rochers…
Je récupère ma robe qu’il me renvoie en me menaçant une nouvelle fois. Cependant, je ne tremble pas… Je n’ai pas peur de lui, ni de la mort, cependant, je sens que quelque chose me demande de rester sage… Quelque chose qui gronde en moi… Je me rhabille sans un mot, lui laissant voir que mon regard est toujours le même, que je ne vacille pas sous ses propos.

Je me relève à mon tour, tant bien que mal. La tête me tourne par le manque de sang et l’alcool que j’ai bu toute cette fin d’après midi. Au loin devant moi le soleil vient épouser la mer pour s’y noyer… Je ne veux en aucun cas l’y rejoindre. J’ai déjà bu la tasse en compagnie d’une sirène, et je sens celui-ci moins cordial et moins au fait à me faire vivre un merveilleux moment.

« Grand bien te fasse, Sirène… Je n’insisterai pas… »

Je vais pour reprendre ma bouteille, mais je me ravise… Un nouveau sourire amusé se peint sur mes lèvres.

« Je te l’offre en cadeau… »

S’il avait fait prendre d’un peu d’humilité en s’excusant et se présentant, peut-être lui aurais fourni des vêtements… Peut-être… Cependant il n’aura de moi rien de plus qu’une demi-bouteille de whisky. Je ne suis plus en état de boire, je le sais… Si j’avais voulu mettre de l’huile sur le feu, je lui aurais conseillé de ne pas boire avant de reprendre la mer… Mais j’avais à présent saisi que l’humour et le second degré n’était pas fait pour lui.

« Good evening Sir… »

Je me détourne, descendant du rocher pour reprendre ma route sur le sable humide. La mer se retire pour aller se coucher… Les marées n’existent presque pas ici, contrairement à ce que j’ai connu en Irlande ou en Angleterre…

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