Occhi profondi | Rosa & Giorgio

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Giorgio A. Reppucci
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
OSSATURE: : 34 ans CONTRAT: : En couple avec Calliope Tinovia, et papa dans quelques mois... Un défi de taille qui l'attend, mais il n'est pas sûr d'y être prêt. Cela dit, il fera tout pour, soyez-en sûrs. BESOGNE: : Expert en Histoire de l'Art au sein de la Fondation de Breuillac depuis début octobre et occasionnellement prof particulier d'Histoire de l'Art. Le blond essaye de reconstruire sa vie après sa sortie de prison début mars, où il a passé cinq longues années pour avoir tué trois personnes sous l'effet du sang de vampire, qu'il consommait à l'époque sans se douter que ce n'était pas une drogue comme les autres. Héritier d'une famille aristocratique tyrolienne, il a été renié par son père à cause de ses déboires.
FABLE: : Longtemps ignorant, Giorgio a découvert que les monstres existent réellement, que les mortels tels que lui sont en danger sans même s'en rendre compte. Le blond s'est récemment fait mordre par un vampire, frôlant la mort. Plus que jamais, la menace est devenue tangible à ses yeux, la peur le guette une fois la nuit tombée. Les monstres existent, personne n'est réellement en sécurité. ÉCHINE: : Humain, proie potentielle. @EFFIGIE: : Dan Stevens by Morsmordre (c) BAFOUILLES: : 3359 PACTE: : 02/01/2017



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Jeu 27 Juil - 1:27


❝Occhi profondi❞
Rosa & Giorgio
Début juillet 2017


La nuit était tombée sur la capitale italienne, la couvrant de son voile noir. Giorgio était encore dehors, la faute à des recherches de bouquins dans la bibliothèque qui avaient finalement un peu trop duré. Pas le choix maintenant, il fallait qu’il traverse encore quelques rues de la ville pour rentrer chez lui. Cela dit, marcher ne le dérangeait pas ; au contraire, cela lui plaisait, surtout depuis qu’il était sortie de prison. Ses promenades là-bas n’allaient pas plus loin que la cour, et encore. Pour quelqu’un qui se sentait menacé, qui avait peur de tout et de tous, ce n’était jamais vraiment une partie de plaisir. Il n’y avait rien de plus précieux que la liberté, vraiment. Plus que jamais, l’Italien s’en rendait compte, et c’était en partie pour ça qu’il refusait de se cloîtrer chez lui, de se laisser aller à la peur. Non, il ne pouvait pas, la vie continuait malgré tout. Il fallait aller de l’avant. Ne pas céder à la terreur, quelle qu’elle soit.

Les pas du professeur se firent plus rapides. Un mauvais pressentiment serrait ses entrailles, mettait ses sens en alerte. Le blond évitait normalement de traverser les ruelles sombres, mal éclairées, mais là, celle-ci menait exactement vers où il voulait aller... Ainsi, il ne décida de ne pas faire un grand détour et donc, d’avancer. Faire taire cette sensation désagréable. La main de l’ancien détenu se serra autour de son bracelet. Il n’hésiterait pas à s’en servir si jamais un vampire l’attaquait à nouveau. Cette fois-ci, il déverserait bien la verveine qui se trouvait à l’intérieur, oh que oui. Il ne se laisserait pas mordre encore une fois, non, il riposterait aussitôt. Alors que la rue semblait déserte et que l’éventuel danger semblait être définitivement passé, une main agrippa soudainement son bras, le prenant par surprise. Poigne trop ferme, vitesse hors du commun, le trentenaire se retrouvait tout à coup en position de faiblesse. Le temps semblait s’être arrêté.

Le blond réussit néanmoins à ouvrit son bracelet et à balancer de la verveine sur la créature. Ça y est, il avait réussi, le monstre allait le lâcher et lui, il en profiterait pour partir en courant. Sauf que non.  Cela ne semblait avoir aucun effet sur la créature, absolument rien. Le cœur affolé, Giorgio regarda le monstre, fronçant les sourcils. Il allait mourir. Merde, il allait mourir ce soir, aux mains d’une putain de créature ! Il allait finir vidé de son sang, probablement jeté dans le Tibre à nouveau, mais sans aucun sauveur pour lui venir en aide. Le Tyrolien repensa à Calliope, ferma les yeux. Peut-être qu’il n’y pourrait rien, qu’il était condamné à mourir ainsi, mordu par un monstre considéré comme légendaire. Cependant, les secondes s’écoulèrent et les canines aiguisées ne se plantaient toujours pas dans sa chair. Le Reppucci ne comprenait pas. Pourquoi le regardait-elle plutôt que de passer à ce qui l’intéressait, c’est-à-dire, le sang de l’humain ? Plaqué contre un mur, le futur papa lança un regard suppliant à la prédatrice.

« S’il vous plaît... Ne... Ne me tuez pas. Je vais être papa... Je ferai ce que vous voulez ! »

Leurs regards se croisèrent. Giorgio était terrifié, les larmes lui montaient aux yeux. La peur pulsait dans son cœur, coulait dans ses veines, mais, quelque part... Le trentenaire avait la sensation que cette créature semblait nettement moins déterminée à le mordre que celle qui l’avait mordu un mois auparavant pour ensuite le balancer dans le fleuve comme une merde. Si elle comptait vraiment le faire, elle l’aurait déjà fait. Sa vitesse était nettement supérieure à la sienne, après tout. Les prunelles claires de l’ancien prisonnier se posèrent sur le visage de la brune. Etrangement, son visage, même s’il semblait presque déformé par la faim et la colère, ne lui était pas totalement étranger. Ses traits lui disaient quelque chose, comme s’il les avait déjà vus quelque part. Est-ce que...

« Est-ce que... On se connaît ? »

Sourcils froncés, peur qui se dissipait petit à petit, mine de rien.  Il ne savait pas si elle le connaissait, si c’était pour cela qu’elle s’était arrêtée dans son élan, mais lui, il avait clairement la sensation qu’il l’avait déjà croisée quelque part. Et c’était le cas, effectivement. Il y a plus de cinq ans, quelques mois avant qu’on l’envoie en prison pour meurtre, ce meurtre commis sous l’effet du sang de vampire... Une fête organisée par des gosses de riches, de l’alcool et des drogues à profusion, Giorgio voulait juste s’amuser, profiter de ces excès, de ces plaisirs intenses. Ressentir quelque chose, se dire qu’il n’était pas malheureux malgré le fait qu’il avait tué involontairement sa mère et que son père le haïssait depuis tout ce temps, au point de le renier. Se dire qu’il pouvait tout gérer, ses cours et ses soirées avec des amis peu recommandables. Des illusions... Désillusions. Néanmoins, ces souvenirs restaient perdus dans les méandres de sa mémoire. Peut-être que la réponse de la prédatrice l’aiderait à se rappeler.


©️ Pando

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❝I'll be good❞ I'll be good, I'll be good. And I'll love the world like I should. For all of the light that I shut out, For all of the innocent things that I've doubt. For all of the bruises that I've caused and the tears, For all of the things that I've done all these years. Yeah, for all of the sparks that I've stomped out, For all of the perfect things that I doubt. (c) Astra


Dernière édition par Giorgio A. Reppucci le Jeu 9 Nov - 1:49, édité 1 fois
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Rosa C. Manzoni
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : 24 ans et on lui donnerait le bon dieu en confession. L'innocence se lit sur son visage pour les ignorants. CONTRAT: : Phobique des sentiments...disons qu'elle a été vaccinée après avoir reçu un coup de couteau visant à la tuer elle et l'enfant qu'elle portait... pourtant récemment elle a senti son coeur battre un peu plus vite en présence d'un beau sorcier. BESOGNE: : La jolie fleuriste au coin de la rue del Corso... ne me dîtes pas que vous êtes passés à côté de sa beauté légendaire et étrangement irréelle....
FABLE: : Elle sait ce que son père lui a appris. Elle connait presque tout. Pourtant la naïveté coule dans ses veines. Elle connait la vérité, une vérité édulcorée de ce qu'elle est réellement, un monstre sanguinaire. Cette idée là, elle ne l'admet bien sûr, pas. ÉCORCE: : Dans quelques mois, un siècle se sera écoulé depuis son premier cris, le temps passe vite, elle ne se lasse pas de la vie même si parfois elle la déteste. ÉCHINE: : Un besoin irrémédiable de sang et de souffle de vie. Des écailles entre le vieux rose et le parme. Une beauté irréelle, que n'importe quelle femme envie... un charme incompréhensible... et un sacré don avec l'hypnose et l'hydrokinésie... Oh oui, je crois que vous l'avez maintenant deviné, une sirène. PRESTIGE: : Les pouvoirs d'une belle sirène, de l'espèce des poissons. Elle hypnose, elle manie l'eau ( avec quelques maladresses ) et un certain don pour le meurtre bien entendu... GANG: : Elle n'est pas une sirène reliée à la royauté, enfaîte elle a été élevée pour s'en éloigner le plus possible. Avant son allégeance allait à son père, aujourd'hui il ne va plus qu'à la sorcière qui l'a recueillie et ses proches amis. Cette nouvelle famille qu'elle se recréait doucement. @EFFIGIE: : Lily Collins, la douce by Nephilim <3 BAFOUILLES: : 427 PACTE: : 13/05/2017



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Jeu 3 Aoû - 23:08

   
 


occhi profondi
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giorgio


La faim me tiraille tout le corps. J’ai l’impression que chaque parcelle de mon corps s’effrite, tire, ma peau me fait souffrir. Je ne dois pas être très belle à voir, les cernes noirs qui creusent mon visage, un aspect malade. J’ai faim. Pas faim d’une pizza, pas faim d’une assiette de Bruschettas. Je ne veux pas de nourriture humaine, elle n’aurait pas assez de gout pour moi, elle ne comblerait en rien cette famine qui se creuse dans ma gorge. Ma trachée est en feu, c’est comme avoir du détergeant bloqué à ce niveau, cela me ronge de l’intérieur. Chacun odeur que je croise est on ne peut plus tentant, au point que Martha m’a refusé l’accès à la boutique tant que je n’ai pas mordu quelqu’un. Je n’ai rien avalé depuis le solstice, depuis les blessures, je n’ai rien mangé, je n’ai pas tué. Il me faut de la vie, il me faut une âme, est ce monstrueux ? Sans nul doute, j’en suis arrivée à un point de non-retour. Ce soir je sais que je ferais couler le sang, je n’ai pas le choix. La nuit est tombée, le vampire que j’héberge est sortie et je fais en faire autant. Le simple fait de m’habiller est douloureux, j’ai cette impression d’avoir la peau sur les os. Ma peau va craquer à tout moment, l’eau ne suffit plus, elle ne soulage plus. Il faut que je retourne chasser, je n’ai pas le choix. Je suis entre deux envies. L’envie de ne plus tuer, plus personne, de ne pas faire de mal. Je revois ce jeune garçon qui a subi mes foudres quand je suis sortie des souterrains sur métro. J’avais besoin de sang, mes plaies ne cicatrisaient pas, j’étais affamée, enfermée avec une peuplade de personnes blessées ou mortes, je devais manger, je devais me nourrir de sang. Je n’ai pas assez savouré, il est mort trop vite, il n’a pas compris ce qui lui arrivait.   Je revois la peur dans son regard et j’en ai la nausée. J’ai envie de vomir, je suis le monstre, on ne le voit pas mais je suis un monstre et parfois j’aimerais que cela cesse. L’autre part de moi aimerait assumer ce qu’elle est, la condition qu’on m’a donné à la naissance ne devrait pas être vue comme une malédiction, des hommes tueraient pour l’immortalité que j’ai alors que moi je ne fais que la bafouer. Ils ne feraient pas autant d’état d’âme que moi, ils tueraient pour survivre, n’importe qui de censé ferait ce choix-là. Moi je reste le monstre de foire de mon espèce et le monstre bien caché de l’humanité. J’en ai encore pour de longues années de calvaire, il faudrait que j’apprenne à vivre sans l’un de ses extrêmes.

J’enfile un jean noir avec un grand t-shirt noire et large, je n’ai pas le cœur à chasser par la séduction, je ne ferais rien de propre ce soir, je ne serais pas capable d’entrer dans un bar sans faire un carnage, sans me dévoiler et risquer l’enfermement dans une geôle dans les sous-sols du Vatican. Je laisse mes cheveux détachés, ils cachent un peu la misère, ils ont perdu en reflet, ils sont termes, on ne voit plus la couleur auburn que j’ai naturellement, on en voit que du noir, dans la nuit quelle importance ? J’enfile des bottines, celle que je mets tous les jours. La porte claque et lentement je regagne la rue. Je retrouve l’artère del Corso pour me diriger vers la place de Venise et l’ouest de la ville, c’est le meilleur des endroits pour la chasse, il y a pas mal de petites rues, des bars, des personnes ivres, je devrais avoir l’embarra du choix.

Je dois ressembler à un zombie, je croise mes bras sur ma poitrine, je voute mon dos pour empêcher ma peau de trop tirer. Les gens ne font pas attention à moi, je pourrais passer pour une droguée facilement. La foule est un peu moins présente dans les rues sans restaurants, sans bars. Je me sens agressée par toutes les lumières des voitures ou des bus. Je suis presque éblouie parfois. Les odeurs sont affreuses, agressives presque elles aussi. La peur de tuer ressurgit. Je m’isole dans une ruelle sombre, il ne semble pas y avoir de passage, je dois me reprendre. Je m’installe sur les marches d’un perron, surement l’arrière d’un bar, il y a une grande benne pleine de sac poubelle. Je me recroqueville. Allez Rosa, tu dois te bouger. Je repars et je me dis que le prochain homme que je croise, je le traque, je dois penser comme ça je dois survivre, j’en ai la nausée mais je dois pourtant. Je me relance et un homme passe. Il ne me remarque pas. Je le suis. Je crois être rapidement repérer, je voulais attendre d’être à couvert pour l’accoster, lui demander peut-être l’heure, une question bête peu importe. Seulement je sens qu’il accélère le pas, je ne sais pas où est-ce qu’il va mais je crains qu’il n’ait compris que je le piste. Je le suis tant bien que mal, je ne dois pas ressembler à un gros prédateur. On se retrouve dans une rue déserte, la nuit nous couvre et personne ne semble nous voir. On pourrait penser qu’on est seul au monde si les bruit de la ville ne résonnaient pas. Je suis plus silencieuse que lui, je peux suivre son odeur, j’ai tellement faim… J’attaque. J’attrape son bras, j’allais faire la fille perdue mais je me retrouve avec une odeur de verveine dans les cheveux. Il me prend pour un vampire ? Cela n’a rien d’étonnant remarque, mais dommage pour lui, ce n’est pas la bonne plante pour me faire du mal. Il faudrait trouver un peu mieux monsieur.

Mon instinct reprend le dessus, ce n’est plus vraiment Rosa, c’est la sirène, celle que j’appelle Iris et qui séduit des hommes pour les dévorer ensuite. Mes canines sortent, elles sentent qu’elles pourront croquer la chair fraiche d’un bel homme. J’ai faim. Ma gorge est en feu, je veux son sang, il m’appelle, l’ondine me nargue. Mes cheveux tombent un peu sur mon visage, je dois passer pour une folle, mais non, je suis un monstre aux yeux de cet homme, il va perdre la vie et en prend conscience. Je me revois dans la rue, tuant ce jeune garçon il y a presque deux semaines. Je ferme les yeux, je tente de virer ses images, pourquoi mon cerveau, ma conscience se met à fonctionner maintenant ? L’homme est blotti contre le mur dans la ruelle. L’obscurité nous cache bien.

Sa voix résonne, elle me frappe. Je l’écoute me dire qu’il va être papa, me faire culpabiliser. Je le regarde, je le fixe même, je ne sais pas ce que je suis censée faire, si j’écoute tout le monde alors je ne pourrais jamais vivre. Je ne pourrais jamais tuer, jamais manger, rien, je n’aurais pas d’existence car j’aurais déjà dépéri. Je penche la tête sur le côté.
« - Tu as quoi à m’offrir hormis ta vie ? »
J’avance d’un pas, de deux pas, je perçois un peu mieux son visage. Il me semble familier à entendre son commentaire, je ne suis pas la seule à avoir cette sensation. Je fouille dans ma mémoire et l’image d’une vieille soirée me parle mais sans être trop sûre.
« - Vraiment ? Comment on se connaîtrait ? Tu cherches du temps »
J’avance, mon corps frôle le sien, je sens son odeur, elle me fait envie mais un souvenir me revient. Je crois que je le connais effectivement. Je le regarde, je le fixe, je cherche à être sûr. Son prénom ne me revient pas, je ne crois pas le savoir, peut-être que si, mes neurones sont aux ralentis. Je recule, je frotte mon visage. Je croise mes bras sur ma poitrine, mon corps est douloureux.
« - Il ne manquait plus que ça, comment je suis censée me nourrir ? »
Je parle plus pour moi-même mais je sais qu’il a entendu, qu’il entendra.
Je m’appuie contre le mur d’en face, j’ai envie de m’affaler, de m’allonger en boule.
« - La verveine sur les sirènes, cela ne fonctionne pas, c’est juste un conseil »
Je cherche ce que je dois faire, il m’a vu, il a vu mon visage, est-ce que je dois l’hypnotiser ? Le tuer quand même… il va être papa… je ne peux pas m’empêcher de faire le parallèle avec Callie… mon humanité resurgit, toujours quand il ne faut pas, moi j’ai bien grandi sans une mère, tuée par une guerre humaine, mon père a été tué par des chasseurs et je vis… et pourtant je n’ai pas cette cruauté.



© Frimelda, sur une proposition de © Blork

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But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer
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Giorgio A. Reppucci
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
OSSATURE: : 34 ans CONTRAT: : En couple avec Calliope Tinovia, et papa dans quelques mois... Un défi de taille qui l'attend, mais il n'est pas sûr d'y être prêt. Cela dit, il fera tout pour, soyez-en sûrs. BESOGNE: : Expert en Histoire de l'Art au sein de la Fondation de Breuillac depuis début octobre et occasionnellement prof particulier d'Histoire de l'Art. Le blond essaye de reconstruire sa vie après sa sortie de prison début mars, où il a passé cinq longues années pour avoir tué trois personnes sous l'effet du sang de vampire, qu'il consommait à l'époque sans se douter que ce n'était pas une drogue comme les autres. Héritier d'une famille aristocratique tyrolienne, il a été renié par son père à cause de ses déboires.
FABLE: : Longtemps ignorant, Giorgio a découvert que les monstres existent réellement, que les mortels tels que lui sont en danger sans même s'en rendre compte. Le blond s'est récemment fait mordre par un vampire, frôlant la mort. Plus que jamais, la menace est devenue tangible à ses yeux, la peur le guette une fois la nuit tombée. Les monstres existent, personne n'est réellement en sécurité. ÉCHINE: : Humain, proie potentielle. @EFFIGIE: : Dan Stevens by Morsmordre (c) BAFOUILLES: : 3359 PACTE: : 02/01/2017



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Mer 16 Aoû - 1:07


❝Occhi profondi❞
Rosa & Giorgio
Encore une fois, il se retrouvait face à la mort. Encore une fois, une créature aux canines aiguisées s'apprêtait à les planter dans son cou, à le vider de son sang. Les souvenirs douloureux de la dernière fois, quelques semaines à peine auparavant, quand ce vampire l'avait attaqué pour ensuite le balancer dans le Tibre, lui revenaient désormais en mémoire. Cette fois-ci, il n'était pas dans un quai au bord du fleuve, mais bien dans une ruelle étroite, mal éclairée. Personne ne lui viendrait en aide, personne ne le sauverait d'une mort certaine cette fois-ci. Si cette femme n'avait pas pitié de lui, il était condamné à mourir ce soir. Qu'est-ce qu'il pouvait faire, hormis lui dire ce à quoi il pensait en ce moment ? Qu'il allait être papa dans quelques mois, que son enfant aurait besoin de lui... La brune le regardait, le fixait, immobile. Peut-être allait-elle l'épargner, chercher un autre homme, un SDF comme celui que l'autre vampire avait cru trouver en tombant sur Giorgio. Toujours blotti contre le mur, le blond osait à peine cligner les yeux.

La question de la créature lui serra les entrailles, fit accélérer encore plus son rythme cardiaque et sa respiration saccadée. Qu'est-ce qu'il avait à lui offrir hormis sa vie ? Bonne question... Il ne voyait pas trop quoi. Surtout qu'elle était un monstre affamé, désireux de s'abreuver de son sang chaud et délicieux. Le Reppucci ouvrit la bouche pour répondre quelque chose, mais les mots moururent dans sa gorge, sans avoir le temps de franchir ses lèvres.

« Je... Ce que vous voulez ! De l'argent ! Ma montre ! Je sais pas, juste... Ne me tuez pas, je vous en prie... »

En gros, il n'avait rien de réellement à lui offrir en échange de sa vie, et maintenant qu'il le réalisait, la panique s'emparait totalement de lui. Les larmes menaçaient de tomber, l'approche de la mort le terrifiait au plus haut point. Puis il y eut un déclic dans son cerveau. Il l'avait déjà croisée auparavant. Où ? Ça, il ne saurait dire exactement, mais l'homme comptait bien jouer là-dessus, gagner du temps, trouver un moyen de la convaincre à l'épargner.

« Je... Je sais pas où, ni quand. Mais on s'est déjà croisés, oui ! »

Pitoyable. Excuse bidon, histoire qui, si elle n'en restait pas moins vraie, ne serait probablement jamais suffisante pour qu'elle décide de ne pas le mordre. L'homme sursauta légèrement, tenta en vain de se reculer encore plus, alors que le corps de la prédatrice frôlait le sien. Son regard se posa sur celui de l'Alpin, le brûla, lui donna envie de hurler, de crier à l'aide. Il ne voulait pas mourir. Pas maintenant, pas comme ça. Le visage de Calliope réapparut dans ses pensées, des regrets lui étreignirent le cœur. Il aurait dû faire attention, être prudent. Giorgio ferma les yeux. Il n'y avait plus rien à faire, elle allait planter ses crocs dans son cou, boire son sang jusqu'à ce que la mort de l'homme s'en suive. Ou du moins, c'était ce qu'il croyait... Finalement, la brune se recula, frottant son visage, visiblement bouleversée. Est-ce que... Les yeux de l'humain s'écarquillèrent, sa bouche s'entrouvrit.

« Tu te souviens de moi... »

Murmura-t-il, incrédule. Apparemment, son cerveau ne l'avait pas trompé, ils s'étaient effectivement déjà croisés auparavant, à un moment donné. Probablement avant son séjour en prison. Néanmoins, il restait encore un problème, et pas des moindres : la créature avait besoin de se nourrir. Giorgio était incapable de se détendre complètement, il se sentait encore en danger malgré le fait qu'ils se connaissaient et que cela pourrait éventuellement jouer en sa faveur. N'osant pas prendre la parole, le professeur se contentait de l'observer, méfiant. Puis elle le regarda à son tour, le faisant frissonner. Son commentaire sur la verveine lui permit enfin de comprendre pourquoi cela ne lui avait rien fait : il s'agissait en effet d'une sirène et non pas d'un vampire.

« T'es une sirène. »

Peur. Fascination. Un mélange des deux, surtout. C'était la première fois que le trentenaire en croisait une. Ou... pas. Parce que, il s'en souvenait vaguement, il avait croisé une femme qui lui avait avoué être une sirène. Bien entendu, il ne l'avait pas réellement crue, se contenant de rire et de continuer à planer sous l'effet de la drogue. Bon Dieu... C'était elle. Dans cette fête chez le fils d'un avocat, qui venait de réussir je ne sais quoi et qui voulait donc fêter ça comme il se devait. Giorgio n'en dit cependant rien. Il avait peur que ses paroles puissent lui donner envie de le mordre avant de l'achever ensuite. Comment pourrait-il s'assurer qu'elle ne se laisserait pas emporter par sa faim et l'attaquer ? Il n'avait pas trente-six choix...

« Est-ce que... Est-ce que si je te donne un peu de mon sang, tu ne me tueras pas ? Ou... Je sais pas. Je pourrais essayer de t'aider. »

Sa voix tremblait, il était terrifié. Misérable pantin, il n'osait même pas se relever.

« On pourrait appeler une ambulance... Ils ont des poches de sang, ce genre de trucs, non ? »

Bon sang, pourquoi avait-il décidé de prendre ce raccourci pour rentrer plus vite chez lui ? Il espérait au moins qu'elle ne le tuerait pas. Et qu'il n'aurait pas non plus à tuer quelqu'un...


[HJ : Désolé pour le retard ]


©️ Pando
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Rosa C. Manzoni
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : 24 ans et on lui donnerait le bon dieu en confession. L'innocence se lit sur son visage pour les ignorants. CONTRAT: : Phobique des sentiments...disons qu'elle a été vaccinée après avoir reçu un coup de couteau visant à la tuer elle et l'enfant qu'elle portait... pourtant récemment elle a senti son coeur battre un peu plus vite en présence d'un beau sorcier. BESOGNE: : La jolie fleuriste au coin de la rue del Corso... ne me dîtes pas que vous êtes passés à côté de sa beauté légendaire et étrangement irréelle....
FABLE: : Elle sait ce que son père lui a appris. Elle connait presque tout. Pourtant la naïveté coule dans ses veines. Elle connait la vérité, une vérité édulcorée de ce qu'elle est réellement, un monstre sanguinaire. Cette idée là, elle ne l'admet bien sûr, pas. ÉCORCE: : Dans quelques mois, un siècle se sera écoulé depuis son premier cris, le temps passe vite, elle ne se lasse pas de la vie même si parfois elle la déteste. ÉCHINE: : Un besoin irrémédiable de sang et de souffle de vie. Des écailles entre le vieux rose et le parme. Une beauté irréelle, que n'importe quelle femme envie... un charme incompréhensible... et un sacré don avec l'hypnose et l'hydrokinésie... Oh oui, je crois que vous l'avez maintenant deviné, une sirène. PRESTIGE: : Les pouvoirs d'une belle sirène, de l'espèce des poissons. Elle hypnose, elle manie l'eau ( avec quelques maladresses ) et un certain don pour le meurtre bien entendu... GANG: : Elle n'est pas une sirène reliée à la royauté, enfaîte elle a été élevée pour s'en éloigner le plus possible. Avant son allégeance allait à son père, aujourd'hui il ne va plus qu'à la sorcière qui l'a recueillie et ses proches amis. Cette nouvelle famille qu'elle se recréait doucement. @EFFIGIE: : Lily Collins, la douce by Nephilim <3 BAFOUILLES: : 427 PACTE: : 13/05/2017



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Lun 4 Sep - 16:49

   
 


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giorgio



Alors j’en suis réduite à cela ? J’en suis réduite à devoir prendre le premier venu dans une ruelle un peu sombre à le suivre pour le dépouiller de son âme ? C’est vraiment ce que je suis ? Le monstre qui se glisse derrière toi la nuit et qui te dévore ? Celui que l’on pourrait trouver sous ton lit ? Oui, c’est ça, maintenant je suis un monstre, depuis cet attentat c’est ce que je suis, les pulsions deviennent moins contrôlées, le choc peut-être ? Lorsque j’ai respiré l’air frais des rues et non l’air étouffant du métro, j’ai eu envie de sang, cruellement de sang et de meurtre, la mort m’est nécessaire. Alors c’est le premier qui est passé qui a pris, je me suis rendue compte qu’à sa mort, que lorsque son corps a chuté sur le sol que c’était un gamin. Je viens de tuer un gamin, il est mort parce qu’il fallait que je me nourrisse. Comment je suis censée vivre avec la mort d’un gosse, il n’avait pas 18 ans, la vie devant lui. Habituellement je prends des types louches, des malfrats, mais je n’ai pas su contrôler cette pulsion. Je sais que me priver de nourriture n’est pas une solution, je suis affamée, desséchée. Je vais devoir chasser encore. C’est un cercle vicieux, je suis obligée de faire cela si je ne veux pas mourir. Comment je suis censée me regarder dans un miroir ? Je vis dans le monde humain et je me nourris d’eux ? N’est-ce pas la définition de monstre ? Je ne peux pas agir de la sorte, il faut que je trouve une solution qui me soulage à long terme, ce n’est pas possible.

Je ne cherche pas à comprendre. Un homme semble faire l’affaire. Je le suis, une traque sans grande discrétion mais qui pourrait avoir vraiment peur d’une femme comme moi ? Je ne dois pas paraître très forte et je suppose. L’homme doit d’ailleurs se douter de quelque chose, je n’ai pas de chance, il va falloir que je me batte un peu pour manger à ma faim ce soir. Il doit d’ailleurs me prendre pour une vampire, je sens l’odeur de verveine passer dans mes cheveux mais dommage pour lui. Seulement ce que je n’avais pas prévu en me retrouvant face à lui c’est qu’il semble me connaître. J’ai un siècle de vie et je ne retiens pas tout le monde, pourtant c’est vrai que son visage m’est relativement familier. Peut-être que finalement je l’ai vu. Dans une phase qui n’était peut-être pas la meilleure de ma vie. Le tête-à-tête semble totalement dingue, combien de chance j’avais de tomber sur un connaisseur du paranormal ? Le mot sirène sort de sa bouche et je reste bloquée. Comment sait-il ? Je respire calmement, pourtant ma gorge me fait mal, elle me brûle, j’ai envie de la gratter, elle me démange. Je me contrôle autant que je peux. Je cherche dans ma mémoire le souvenir de cet homme et il me faut quelques secondes pour trouver. Une soirée, il était ivre, je ne pensais pas qu’il se souviendrait et pourtant… Me voilà bien. Pourquoi le destin tente de me piéger de la sorte ? Je lève les yeux au ciel, je m’éloigne un peu, ses propositions ne peuvent en rien m’aider, me soulager peut-être mais cela ne serait pas complet comme chasse. Ce soir c’est de la mort dont j’ai besoin, c’est d’être ce monstre affreux. Je croise mes bras sur ma poitrine, je me pince les lèvres. Je suis relativement nerveuse.
«  - Si tu sais que je suis une sirène, tu ne crois pas que tu oublies un détail ? »
Je m’avance un peu. Pas trop, la tentation risquerait d’être trop grande.
« - Le sang n’est pas la seule chose dont les sirènes ont besoin, tu le sais ? N’est-ce pas ? Tu crois vraiment que l’on peut encore appeler une ambulance ? Dans ce cas-là, tu aurais la mort des ambulanciers sur la conscience… »
Je marque une pause.
« - Oui c’est ta mort qu’il me faut ce soir, ton sang pourrait m’aider… mais je me dessécherais. Alors, dis-moi qu’elle est ta solution miracle ? »
Je le garde, je commence à perdre patience, la douleur est un peu pénible.
« - Laisse tomber, je devrais te faire oublier ce moment gênant, tu ne devrais pas savoir que ce monde existe, quand on rentre dans ce monde, tout devient dangereux… »


© Frimelda, sur une proposition de © Blork

[DESOLEE c'est à moi d'être en retard ! je fais trainer Rosa ]

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Giorgio A. Reppucci
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
OSSATURE: : 34 ans CONTRAT: : En couple avec Calliope Tinovia, et papa dans quelques mois... Un défi de taille qui l'attend, mais il n'est pas sûr d'y être prêt. Cela dit, il fera tout pour, soyez-en sûrs. BESOGNE: : Expert en Histoire de l'Art au sein de la Fondation de Breuillac depuis début octobre et occasionnellement prof particulier d'Histoire de l'Art. Le blond essaye de reconstruire sa vie après sa sortie de prison début mars, où il a passé cinq longues années pour avoir tué trois personnes sous l'effet du sang de vampire, qu'il consommait à l'époque sans se douter que ce n'était pas une drogue comme les autres. Héritier d'une famille aristocratique tyrolienne, il a été renié par son père à cause de ses déboires.
FABLE: : Longtemps ignorant, Giorgio a découvert que les monstres existent réellement, que les mortels tels que lui sont en danger sans même s'en rendre compte. Le blond s'est récemment fait mordre par un vampire, frôlant la mort. Plus que jamais, la menace est devenue tangible à ses yeux, la peur le guette une fois la nuit tombée. Les monstres existent, personne n'est réellement en sécurité. ÉCHINE: : Humain, proie potentielle. @EFFIGIE: : Dan Stevens by Morsmordre (c) BAFOUILLES: : 3359 PACTE: : 02/01/2017



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Ven 8 Sep - 12:50


❝Occhi profondi❞
Rosa & Giorgio
Le souffle court, Giorgio craignait pour sa vie. Il sentait la peur au fond de ses entrailles, il sentait la terreur qui le torturait silencieusement. Heureusement, cette femme et lui s'étaient déjà croisés auparavant, il y a quelques années. Des souvenirs flous, mais que la brune semblait, elle aussi, avoir gardés dans sa mémoire. Serait-ce suffisant pour qu'elle l'épargne, pour qu'elle ne plante ses canines dans son cou ? Le trentenaire l'espérait de toutes ses forces. Il pensait à Calliope, au bébé qu'ils attendaient. Il ne voulait pas mourir, il ne voulait pas les abandonner. Alors que pouvait-il lui offrir pour qu'elle renonce à l'idée de le vider de son sang ? Le professeur se doutait bien que ses propositions n'étaient pas suffisantes, que cela n'apaiserait pas sa soif.

La créature lui dit qu'elle était une sirène, que sur ces dernières la verveine n'avait pas le moindre effet. Puis elle lui demanda s'il n'avait pas oublié un détail sur elles, s'avançant un peu vers lui. Giorgio déglutit, difficilement, alors que des perles de sueur se formaient sur son front et commençaient à glisser le long de ses tempes. Le sang n'était pas la seule chose dont les sirènes avaient besoin. L'ancien détenu regarda la créature, immobile comme une statue. De quoi avaient besoin les sirènes, à part le sang ? L'eau ? Giorgio tenta de réfléchir de retrouver un raisonnement logique, mais ses pensées partaient dans tous les sens à présent. Tu crois vraiment que l’on peut encore appeler une ambulance ? Dans ce cas-là, tu aurais la mort des ambulanciers sur la conscience.

La mort.

Elle avait besoin de tuer. D'ôter une vie, voire plusieurs. L'Italien frémit, son cœur s'accéléra. Son instinct de survie lui hurlait de trouver au plus vite une façon d'apaiser la soif de sang et de mort qui tiraillait la sirène. Mais comment ? Il ne le savait pas encore vraiment, mais une chose était sûre : il ne voulait pas mourir ce soir. La solution miracle ? Trouver quelqu'un qu'elle puisse vider de son sang plutôt que lui. Quelle terrible pensée, me direz-vous... Mais en ce moment, Giorgio voulait juste s'assurer qu'elle lui laisserait la vie sauve, tout simplement. Néanmoins, le professeur n'arriva à prononcer ne serait-ce qu'un seul mot. La brune lui dit alors de laisser tomber, qu'il vaudrait mieux qu'elle le fasse oubliant ce qui venait de se passer. Qu'il ne devrait pas savoir que ce monde existait... Ce monde sombre habité par des monstres, qu'il ignorait avant mais dont il était au courant depuis quelques mois déjà. Donc, en fin de comptes, s'il oubliait ce qui s'était passé ce soir, cela ne changerait pas grand-chose.

« Je... Faut trouver quelqu'un. »

Les mots sortirent de sa bouche, sans prévenir, sans qu'il puisse les contrôler. Il fallait trouver quelqu'un d'autre que lui. Une autre victime, quelqu'un qui mourrait ce soir et qui lui permettrait de rester en vie. Giorgio se sentit honteux rien que d'avoir prononcé ces mots à voix haute, mais la vérité était que c'était la meilleure option s'il voulait survivre. Ne pas faire preuve de pitié, être égoïste, l'aider à appâter une autre proie.

« Il doit y avoir des... sans-abri dans le coin. Ou des ivrognes. On pourrait se faire passer pour des touristes, demander l'heure. Je parle allemand, ça pourrait les distraire, rendre la scène plus réaliste. Après, ce serait à toi de jouer . »

Dit-il en regardant la brune, son regard devenant plus froid. C'était peut-être un bon plan, non ? Un plan qui lui était facilement venu à l'esprit... Comme si c'était normal. Il avait laissé sa peur de côté pour échafauder un plan pour tuer quelqu’un, juste comme ça. Comme si, dans le fond, il n'était vraiment qu'un assassin, comme si c'était sa réelle nature qui n’attendait que la bonne occasion pour s’exprimer pleinement. Au final, peut-être que la jeune femme n'était pas le seul monstre ici. Et ça... ça l'effrayait encore plus que ses canines aiguisées.


©️ Pando



[HJ : Pas de soucis ]

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Rosa C. Manzoni
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : 24 ans et on lui donnerait le bon dieu en confession. L'innocence se lit sur son visage pour les ignorants. CONTRAT: : Phobique des sentiments...disons qu'elle a été vaccinée après avoir reçu un coup de couteau visant à la tuer elle et l'enfant qu'elle portait... pourtant récemment elle a senti son coeur battre un peu plus vite en présence d'un beau sorcier. BESOGNE: : La jolie fleuriste au coin de la rue del Corso... ne me dîtes pas que vous êtes passés à côté de sa beauté légendaire et étrangement irréelle....
FABLE: : Elle sait ce que son père lui a appris. Elle connait presque tout. Pourtant la naïveté coule dans ses veines. Elle connait la vérité, une vérité édulcorée de ce qu'elle est réellement, un monstre sanguinaire. Cette idée là, elle ne l'admet bien sûr, pas. ÉCORCE: : Dans quelques mois, un siècle se sera écoulé depuis son premier cris, le temps passe vite, elle ne se lasse pas de la vie même si parfois elle la déteste. ÉCHINE: : Un besoin irrémédiable de sang et de souffle de vie. Des écailles entre le vieux rose et le parme. Une beauté irréelle, que n'importe quelle femme envie... un charme incompréhensible... et un sacré don avec l'hypnose et l'hydrokinésie... Oh oui, je crois que vous l'avez maintenant deviné, une sirène. PRESTIGE: : Les pouvoirs d'une belle sirène, de l'espèce des poissons. Elle hypnose, elle manie l'eau ( avec quelques maladresses ) et un certain don pour le meurtre bien entendu... GANG: : Elle n'est pas une sirène reliée à la royauté, enfaîte elle a été élevée pour s'en éloigner le plus possible. Avant son allégeance allait à son père, aujourd'hui il ne va plus qu'à la sorcière qui l'a recueillie et ses proches amis. Cette nouvelle famille qu'elle se recréait doucement. @EFFIGIE: : Lily Collins, la douce by Nephilim <3 BAFOUILLES: : 427 PACTE: : 13/05/2017



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Lun 2 Oct - 15:49

   
 


occhi profondi
ft
giorgio


Trouver quelqu’un ? Trouver quelqu’un ? Mais c’est ce que j’étais en train de faire, c’est lui qui devait être ce quelqu’un et voilà qu’un fantôme du passé resurgit. Je ne sais pas comment je fais pour être aussi malchanceuse. Je tombe sur un homme que j’ai déjà rencontré et qui lui sait ce que je suis. Le blocage, je pourrais pourtant l’hypnotiser et me régaler de son sang, j’en ai besoin, ça oui mais je ne peux pas. Je reste à bonne distance de lui. Trouver quelqu’un, partir en chasse, encore. L’idée ne me plaît mais, pas ce soir mais je sais que je n’ai pas le choix, je dois penser en sirène, je dois me nourrir, la mort est trop affreuse pour que je me laisse prendre dans ses bras, pourtant c’est une vieille amie, elle me suit à la trace. Elle rode, elle attend le moment où je ne serais qu’une ombre pour me prendre avec elle. Je n’ai jamais eu le courage d’arrêter de me nourrir, je n’ai jamais eu le courage d’arrêter de tuer. La mort me fait peur, elle m’effraie, j’ai appris à me fondre dans la masse, à ne pas attirer l’attention sur moi et à faire ma vie, malgré les cadavres que je laisse sur mon chemin. On est tous comme cela, toutes les sirènes ont leur lot de morts sur les bras, Marius dit qu’il faut voir cela comme la chaine alimentaire. On est tout en haut et on doit assumer, personne ne reproche aux hommes de manger de la viande, je dois voir les humains comme de la viande, chose que je ne sais pas faire, je n’ai jamais su faire la différence, mon père a fait en sorte que je me mêle aux humains, j’ai été élevée avec eux, j’ai grandi avec eux, je me prends aujourd’hui pour l’une d’entre eux. Maintenant me voilà dans une ruelle sombre, je pensais pouvoir me repaitre mais finalement c’est toujours le même débat, toujours le même refrain, la culpabilité, pourquoi je n’y arrive pas ? Ce soir est un peu particulier, est-ce qu’une sirène tuerait une personne qu’elle connait ? Il faudrait, ne pas avoir de cœur pour faire cela et je crois que finalement le mien est trop grand et généreux. Je déglutis, je croise les bras sur ma poitrine, je suis toujours à bonne distance de l’humain.
« - Je… Pourquoi tu m’aiderais ? Je viens de tenter de te tuer et tu te proposes de m’aider à chasser ? Il est où le piège ? Tu es chasseur ? »
Je reste méfiante, mon père m’a appris à l’être. Les chasseurs rodent partout et d’autant plus à Rome. Mais quoi de mieux que de vivre sous le nez de ses ennemis pour ne pas être démasquée ? Cela fonctionne depuis trois ans alors je crois que ce plan n’est pas tant erroné. J’inspire. Je n’arrive pas à soutenir le regard du brun en face de moi. Je me pince les lèvres. Je peux repartir à la chasse. Je ne veux pas de clochard ou d’ivrogne, je sais que trop bien qu’ils ne rassasient pas totalement, le sang est plein de sang, l’alcool dans l’ondine est agréable lorsqu’elle n’est pas en trop grande quantité. Je déglutis, je grimace, ma gorge est en feu, je me contiens pour ne pas avoir mes crocs à l’air libre, je ne voudrais pas effrayer mon ex victime.
« - Tu es vraiment près à m’aider ? Parce que j’ai peut-être une idée… Seulement… Je ne veux rien te devoir… Je peux juste te promettre que je ne m’en prendrais jamais à toi ou tes proches si tu le souhaites… et… ne me juges pas trop vite… tu ne sais pas ce que c’est de devoir survivre comme cela… n’ai pas pitié… juste essaie de te mettre un moment à ma place. Si c’était ton dernier recours ? Tuer pour vivre, pour survivre et ne pas souffrir ? Que choisirais-tu ? Ne me dis pas que tu préfèrerais mourir… vous les humains vous ne savez que dire ça, pourtant j’en ai connu des jeunes vampires qui ne se contrôlent pas… c’est juste… »
Je ne termine pas, je me résigne, il ne comprendra pas.
« - Laisse tomber, si tu es près à m’aider, c’est maintenant… Il faut que tu ailles demander de l’aide… je ne sais pas, tu dis que je suis blessée… tu l’attires vers moi et je me chargerais du reste… ça te va ? On n’a pas vraiment le choix, JE n’ai pas le choix. »
Je tente de reprendre le dessus, de relever un peu la tête.
« - Je ne t’obliges à rien… si tu ne veux pas, je me débrouillerais… »

© Frimelda, sur une proposition de © Blork

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Giorgio A. Reppucci
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
OSSATURE: : 34 ans CONTRAT: : En couple avec Calliope Tinovia, et papa dans quelques mois... Un défi de taille qui l'attend, mais il n'est pas sûr d'y être prêt. Cela dit, il fera tout pour, soyez-en sûrs. BESOGNE: : Expert en Histoire de l'Art au sein de la Fondation de Breuillac depuis début octobre et occasionnellement prof particulier d'Histoire de l'Art. Le blond essaye de reconstruire sa vie après sa sortie de prison début mars, où il a passé cinq longues années pour avoir tué trois personnes sous l'effet du sang de vampire, qu'il consommait à l'époque sans se douter que ce n'était pas une drogue comme les autres. Héritier d'une famille aristocratique tyrolienne, il a été renié par son père à cause de ses déboires.
FABLE: : Longtemps ignorant, Giorgio a découvert que les monstres existent réellement, que les mortels tels que lui sont en danger sans même s'en rendre compte. Le blond s'est récemment fait mordre par un vampire, frôlant la mort. Plus que jamais, la menace est devenue tangible à ses yeux, la peur le guette une fois la nuit tombée. Les monstres existent, personne n'est réellement en sécurité. ÉCHINE: : Humain, proie potentielle. @EFFIGIE: : Dan Stevens by Morsmordre (c) BAFOUILLES: : 3359 PACTE: : 02/01/2017



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Mer 4 Oct - 14:17


❝Occhi profondi❞
Rosa & Giorgio
Il était prêt à l'aider. Il était prêt à attirer quelqu'un dans ses filets, ou plutôt, vers ses crocs. Giorgio savait qu'il n'avait pas vraiment le choix : soit il l'aider à trouver une autre victime, soit elle le tuerait, le viderait de son sang. Et ça, c'était hors de question pour le blond. Il ne voulait pas abandonner Calliope, et encore moins ce bébé qu'ils attendaient. Alors oui, il était prêt à tout. Néanmoins, la brune se méfiait de lui, se demandant s'il n'y avait pas un piège caché. S'il était un chasseur ? Le Reppucci arqua un sourcil. Alors comme ça, ils existaient réellement, les chasseurs... Le professeur s'en doutait bien, mais il ne savait rien sur eux, n'avait aucune preuve de leur existence. Qui étaient-ils, étaient-ils organisés ? Au final, y avait encore tellement de choses que le trentenaire ignorait sur ce monde obscur et sanglant, composé de créatures et chasseurs.

« Je ne suis pas un chasseur, j'suis un simple prof. Et je n'ai envie de mourir, voilà pourquoi je t'aiderai. »

C'était aussi simple que cela, il ne fallait pas chercher plus loin. A moins que ce ne soit une sombre envie enfouie de tuer à nouveau, ou du moins, de l'aider à le faire. Giorgio voulait bien croire que non, que ce n'était rien de tel. Qu'il voulait juste s'assurer qu'elle l'épargnerait, qu'elle le laisserait partir, une fois repue. La sirène n'arrivait pas à soutenir le regard de l'ancien aristocrate. Perturbée, affamée. S'il ne se sentait pas autant en danger, peut-être qu'il aurait ressenti de la pitié vis-à-vis de la créature, mais là, il n'y arrivait pas vraiment. Sens aux aguets, instinct de survie plus que jamais en alerte, l'homme voulait juste trouver un moyen pour qu'elle se nourrisse, sans que ce soit lui qui finisse mort, exsangue. Sans rien dire, l'ancien détenu regarda la jeune femme. Elle avait une idée, mais ne voulait rien lui devoir. Oh, le blond s'en fichait, il ne voulait rien en retour ; juste qu'elle l'épargne, tout simplement. Le professeur hocha la tête, histoire qu'elle comprenne qu'il était réellement prêt à l'aider. La créature se lança alors dans un monologue sur la difficulté de devoir survivre de la sorte. Se mettre à sa place ? Ce n'était pas évident, mais Giorgio comprenait son point de vue. Elle devait se nourrir, sinon elle mourrait. En fin de compte, à bien y réfléchir, c'était aussi simple que ça. Si l'on oubliait qu'elle devait ôter des vies humaines, et que là, c'était à lui qu'elle comptait s'en prendre pour apaiser sa soif... Le Tyrolien ne dit rien, ne sachant pas trop quoi rétorquer. Il voulait juste partir d'ici en courant et rentrer chez lui, auprès de sa petite amie.

La buveuse de sang arrêta alors son discours, décidant de passer directement à l'essentiel : il fallait appâter une autre proie. Et c'était lui qui allait devoir le faire. Le cœur de l'homme s'accéléra, sa conscience le pointa du doigt. Criminel, meurtrier. Tu n'as pas changé. Giorgio déglutit, ne voulant pas montrer à quel point cela le déchirer de faire une telle chose... Mais il n'avait pas le choix, il devait le faire pour assurer sa survie.

« Je vais le faire. »

Lâcha-t-il d'une voix nerveuse, qui transpirait l'urgence. Qu'on en finisse au plus vite. Désespéré, Giorgio s'avança dans la ruelle, sans regarder en arrière. Les larmes lui montèrent aux yeux, brûlantes. Mais qu'est-ce que tu fais ? Arrête avant qu'il ne soit trop tard. Il ne pouvait pas. Il y pensait, mais ses jambes ne lui obéissaient pas, comme si soudain elles avaient le pouvoir de choisir pour lui.

« AU SECOURS ! S'IL VOUS PLAIT ! MA PETITE AMIE EST BLESSÉE ! AU SECOURS ! »

Sa voix tremblait, son corps tout entier tremblait.

« AU SECOURS ! S'IL VOUS PLAÎT, AIDEZ-MOI ! ELLE EST EN TRAIN DE MOURIR ! »

Les larmes coulaient le long de son visage. Ses propos étaient faux, mais le désespoir était réel. Il allait aider à tuer quelqu'un. Par instinct de survie. Par égoïsme. Appelez cela comme vous le voulez, pour lui c'était pareil. C'était indigne de l'homme qu'il voulait être.

« Signore ! Qu'est-ce qui se passe ? »

Voilà la victime tant recherchée. Un homme dans la cinquantaine, qui croyait aider quelqu'un qui était en train de mourir. Sans se douter que c'était lui qui allait mourir.

« Elle va mourir ! Elle... est blessée ! »

Il sanglotait réellement. Il avait mal pour cet homme. Il avait mal pour la sirène. Et il avait mal pour lui-même, pour ce qu'il était devenu. Giorgio lui indiqua le chemin, complètement paniqué. Il le menait vers sa mort. Une mort qui lui permettrait de survivre.
Maintenant, il fallait qu'il coure, sans regarder en arrière. Il fallait qu'il s'éloigne d'ici au plus vite, qu'il rentre auprès de Calliope. Mais pas sûr qu'il puisse oublier, qu'il puisse repousser les vieux démons qui étaient prêts à revenir le hanter...


©️ Pando

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Jeu 9 Nov - 1:48
RP TERMINE !

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