Rêve Céruléen ft Varri ▲ Terminé

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Rêve Céruléen ft Varri ▲ Terminé - Dim 6 Aoû - 17:24
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lycans
lycans


EFFIGIE : Jason Momoa
BAFOUILLES : 8440
PACTE : 06/06/2017


OSSATURE : 38 ans
CONTRAT : C'est compliqué / Varribataire - c'est comme être en couple sauf qu'on se l'avoue pas / Polygamie non assumée avec les vins et les spiritueux de la supérette discount du coin
BESOGNE : Sentinelle, chimiste et auto-capitaine pour le compte de la Nostro Regno
ÉCHINE : Suprématie anéantie - Lupin
PRESTIGE : Sens accrus - Plus agile, plus fort, plus rapide que le commun des mortels, mais pas que le commun des surnaturels - Régénération - Rage, impulsivité, agressivité CHECK - Capacité à péter les plombs en un temps record, CHECK - Instincts primaires enclenchés CHECK - Titiller l'bestiaux : NON CONSEILLE
GANG : Nostro Regno
CREDIT : Sign code by Solosland © Gifs by Varri <3 & QCEENMERAS
Rêve Céruléen
Varri & Irénée
Il n’y a que les vibrations du sol. Les vibrations du sol et quelque chose qui ressemble à un bourdonnement. Une voix. Celle de Varri. Mais les mots. Ses mots. Je ne les comprends pas. C’est hachuré, un peu si on s’appelait et qu’on ne captait pas. Ou comme si on essayait de se parler sous l’eau. Ouais. Plutôt comme ça. C’est à cause du vacarme dans ma tête. Ou de son silence. Son silencieux vacarme. C’est à cause de l’incohérence, de la douleur, de l’adrénaline même, peut-être. Celle qui ankylose jusqu’à l’esprit. Et un peu le corps. J’suis toujours en charpie. C’est à cause du choc. La logique voudrait qu’après une telle claque, mentale et physique, on ait quand même un ou deux trucs pétés, à l’intérieur. Or c’est qu’un rêve. Si j’ai envie… Si j’ai envie on peut dire que tout ça ce n’était rien ? Que ça comptait que pour du beurre ? Je tente une nouvelle fois de me mouvoir. Sous la question sans logique de Varri. La première que j’entends correctement : C’est moi ? Non… Non ce n’est pas elle. Pourquoi ça serait elle ? Ce qui n’enlève rien au problème de fond. Si c’est vraiment un problème. Je roule sur le dos. Jette un regard de côté pour la voir. Plus paniquée. Plus choquée par ce qui vient de se passer que ce que je ne l’aurais véritablement imaginé. Tout ça, c’est pas vrai. Pourquoi ces larmes ? ai-je envie de lui demander sans pour autant être certain de vouloir en connaitre la réponse. Parfois, il vaut mieux, juste, ne pas savoir. Je l’écoute quand même. Détourne mon attention sur le plafond immaculé. Je me concentre sur une imperfection et sur le timbre de Varri. Il est comme une berceuse. Un calmant. Mon palpitant s’y calque. Sans effort particulier. Malgré ce qu’elle dit. Malgré la déroute pas du tout rassurante qu’elle ressent. Qu’elle laisse transparaître. Malgré qu’elle ait eu envie de m’embrasser. Malgré le fait que cette déclaration n’arrive franchement pas au moment le plus propice. Avant… Avant que je m’énerve ça aurait été bien. Le timing Varri. Soigne ton timing.

Je soupire. Elle se lève. M’encourage à faire pareil. Le problème c’est que chaque fois que j’essaie de bouger un élancement me traverse le dos. A certain endroit la douleur est sourde, provoquée par de simples contusions. A d’autre son acuité mordante m’indique la présence de plaies ouvertes. – Attend, murmuré-je d’une voix rocailleuse. Est-ce que j’ai envie qu’elle parte ? Qu’elle me laisse, finalement ? Je dois m’y reprendre à deux fois avant de m’asseoir. Je grimace. Me passe une nouvelle fois une main sur le torse. Constate d’entailles, probablement superficielles puisque j’arrive encore à respirer… Puisque je ne me suis pas réveillé. J’aurais du me réveiller, me dis-je en baissant un peu plus le menton. La violence du choc. Cette impression de mourir. La brûlure dans ma poitrine… La vision de moi allongé sur le canapé. Pourquoi je ne me suis pas réveillé ? C’était violent. J’en ai eu envie… De revenir à la réalité. Tellement envie.D’une salle de bains. Je tends le cou vers Varri. – C’est une salle de bains qui me ferait vraiment plaisir. Pour me passer un coup de flotte. Je me redresse à mon tour. Sans prendre sa main. Parce que la mienne est dégueulasse et que je suis lourd. Trop lourd même quand on est pleine de bonne volonté. – Pas de tour de passe-passe irréaliste. Je veux y aller en marchant… En marchant…, me dépêché-je d’ajouter en titubant légèrement. Ca va me faire du bien. Les premiers pas sont un véritable enfer. Ca me tire. Et ça me lance. Et ça me pique. Et ça me retourne le bide. Ca me fait battre le cœur partout là où ça tire, ça lance, ça pique. J’ai l’impression de pulser. De pulser si fort que ça serait visible à l’œil nu. Je trouve le sol mou. Puis dur. Puis inconfortable alors qu’il ne change de texture à aucun moment. Puis il penche à droite. A gauche. Bêtement je fais gaffe de pas toucher les murs parce que je pourrais les tâcher. Genre on est à Kiruna.Ca serait bien, finis-je par me répondre à haute voix. Je dodeline de la tête. – Ca serait bien qu’on soit à Kiruna, reprends-je plus fort. Qu’on y soit vraiment. Elle est belle ta baraque.

Elle pousse une porte. Celle de la salle de bains tant attendue. Je marque un temps d’arrêt. La trouve vraiment sympa avec ses deux vasques, sa baignoire, ses murs en bois et son sol clair ; deux énormes miroirs ronds s’accordent à l’ensemble très suédois. Une fenêtre, moyenne, au carreau opaque pour ne pas qu’on puisse y voir au travers. Je ravale un commentaire. L’un de ceux qui mettrait en exergue l’incroyable différence entre ça et le bouge dans lequel elle vit en Italie. Je me demande même si nous sommes vraiment dans sa maison. Dans sa maison actuelle ou si nous ne sommes pas dans celle de son père. Sa maison d’enfance. Peut-être que c’est exactement la même. Tu ne sais pas où elle vit et avec qui et comment. Je m’avance doucement. M’arrête devant mon reflet dans un hoquet de surprise. Y a des évidences. J’ai saigné du nez et je me suis mordu la langue. J’ai un goût de fer dans la gueule et je suis incapable de sentir autre chose que ça. Mais mon buste… Mon buste est rouge. Pas que parce que y a de l’hémoglobine, mais comme si j’avais pris un énorme coup de soleil. Et je suis complètement violet au niveau de mes côtes. Celles sur lesquelles je suis violemment retombé. Je fais un tour sur moi. Mon dos semble avoir survécu. Il est mâché mais pas difforme. Ni bleu, ni violet, ni rouge. J’aurais vraiment dû me réveiller quand même.

Sans réfléchir je monte dans la baignoire. Tourne le bouton. Un jet d’eau glaciale fouette mon visage. Me coupe le souffle. Puis elle se tiédit. Je pose les deux mains sur le mur. Savoure la sensation jusqu’à m’apercevoir que j’ai toujours mon pantalon et que c’est foutrement désagréable. Tant pis, je le garde. Y a Varri, dans la pièce. C’est certainement le bon moment pour être un peu pudique. Mais un jean mouillé ça colle et c’est chiant et c’est lourd. Je peste. Recule un peu. Vire ce con de jean en galérant. Le balance plus loin dans un bruit mouillé. Elle va pas faire sa sucrée. Elle m’a déjà vu à poil. Je me frotte le poitrail pour enlever le maximum de sang. Qui revient, forcément, en force, vomi par ces coupures merdiques. Va te faire foutre. Je coupe l’eau. Récupère une serviette.  L’enroule autour de mes hanches. En prend une autre. La plaque contre les entailles. Ca va mieux. Je reviens vers les vasques. Ouvre un placard, au hasard, pour voir s’il n’y a pas de désinfectant… Me rappelle que je ne vais pas mourir d’une infection. Le referme d’un coup sec en envoyant promener la serviette censée faire compresse. – Ce n’est pas toi, dis-je au bout d’un long moment de silence. Je me sers de reflet pour la fixer. Ne me résous pas à lui faire face. Rester à une distance convenable. Ne pas la toucher. Ne pas essayer de lire en elle. Ne pas me rappeler.Même si t’y a pensé, à me faire du mal, ça ce n’est pas de toi. C’est… Je hausse les épaules. – Ca doit être ma part d’ombre à moi qui a foutu le camp. Mes doigts pianotent sur le meuble en bois. – J’ai failli mourir. C’est dramatique dit comme ça. Je soupire. – Dans ce rêve j’entends. Pas en vrai. Mais je ne me suis pas réveillé. J’ai eu faiblement conscience de mon corps. Du vrai. Mais je ne suis pas arrivé à me réveiller. Je prends mon courage à deux mains. Pivote légèrement. – Je crois qu’il y a un problème Varri. Si je restais bloquer là ? Dans son rêve. Avec ma bête. Pour toute la vie. Si je ne me réveillais jamais ?... Non mais là aussi c’est dramatique… Dis comme ça.Laisse tomber. Ce rêve me rend dingue.

Mon regard glisse sur ses jambes. Toujours nues. Redessine vaguement le contour de son tanga noir. Se perd sur son débardeur blanc, légèrement transparent sous la lumière artificielle. Sur sa bouche. – Tu ne t’es pas changée, soufflé-je comme distrait. Un frisson fait tressaillir mes épaules suivi de près par une petite décharge électrique qui me rappelle que j’ai mal. – Je te hais, Varri Bjurman. Mon beau palabre laisse peu de place aux doutes. La haine que je te voue est un fait qui s’encombre de peu de variables. Et ma haine ne date pas de hier. T’es blanche. T’es Same. Je hais tout ce que tu représentes. Ce que t’es. Je te trouve ingrate. Chiante. Horriblement chiante. Incompétente. Je me dis qu’il faudrait que tu penses à une reconversion. Le genre urgente. Et je veux que tu me laisses là. Au milieu de ton rêve. Je veux que tu te réveilles… APRES… Seulement après m’avoir embrassé. J’opine du chef. – Embrasse-moi Varri. Puisque tu en as envie. Fais-le. Pour voir. Juste pour voir. Pour me détester encore plus. Parce que tu me détesteras. Tu me détesteras comme ça, lorsque tu rentreras à Kiruna, dans ta belle maison. Tu me détesteras pour le souvenir que j’aurais laissé, dans ta tête. Le souvenir de ce baiser. Puis ce n’est qu’un rêve. Je me redresse. Lui saisi les hanches dans une impulsion vive, ignore la torsion déplaisante que ça entraîne. La repousse en arrière. Jusqu’à la porte, contre laquelle elle se cambre, se presse contre moi, pour ne pas que la poignée lui rentre dans les reins. – Je t’ai tâché, soupiré-je. Quelques gouttes écarlates s’imprégnant dans son débardeur immaculé. La pulpe de mes doigts remonte sur ses côtes. Passe sur ces tâches. S’attarde dans un frémissement intense sur sa poitrine. – Quitte-le. Quitte ton débardeur.





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acidbrain

☾ ☾ ☾ ☾ ☾
“Wait I rise, Lordy Mama”
Sa chaîne va se rompre, le Vorace bondira ▲ Guerre, au seul souvenir des maux que tu déchaînes, fermente au fond des cœurs le vieux levain des haines ; dans le limon laissé par tes flots ravageurs des germes sont semés de rancune et de rage et le vaincu n’a plus, dévorant son outrage, qu’un désir, qu’un espoir: enfanter des vengeurs.
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Rêve Céruléen ft Varri ▲ Terminé - Lun 7 Aoû - 7:53
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sorciers
sorciers


EFFIGIE : Charlize Theron
BAFOUILLES : 9206
PACTE : 04/01/2017


OSSATURE : 37 ans
CONTRAT : Kiffe se soumettre à un certain mâle alpha et a du mal à l'admettre. A le palpitant qui déconne en sa présence. En couple donc, toujours fourrée dans les bras d'Irénée.
BESOGNE : Ancien officier de police. Morte aux yeux du monde dans l'asile dont elle s'est échappée.
FABLE : Elle a des doutes, surtout depuis qu'elle a perdu le bébé difforme qui grandissait en son sein. Celui qui a bien failli la rendre folle
ÉCHINE : Tout porte à croire qu'elle est la chair faible. Une humaine. Et pourtant, ses rêves ont toujours été peuplés de visions indéchiffrables à la symbolique poignante. Maintenant qu'elle est à Rome, elle rêve éveillée - sur le passé des gens. Elle est sorcière mais ignore encore tout de la vraisemblance de cette situation.
PRESTIGE : Clairvoyance empathique. Varri peut vivre les souvenirs des autres.
CREDIT : Cya


Into my skin
Irénée N. Carissi & Varri Bjurman
La main suspendue dans le vide, Varri observe le Kvène. Elle la lui tend, sa menotte. Avec témérité. Mais elle s’attend à ce qui la morde - à ce qu’il la repousse avec virulence dans un grognement méprisant. Parce que c’est elle qui le retient là, le séquestre dans son rêve malgré elle. Qu’elle se donne le droit de le forcer à subir son malaise – tout ça parce qu’elle refuse d’être seule. Qu’elle refuse de repartir là-bas, dans sa geôle exigue et froide et qu’elle n’a pas le cran d’affronter les conséquences de sa décadence. Le destin.
L’œil vif de la blonde détaille furtivement les plaies ouvertes du titan, ne comprenant pas vraiment comment cela ait pu arriver. Des entailles et coupures cisèlent son buste amoché. Du sang goutte le long de sa mâchoire. Il a l’air d’être passé sous une voiture. Mais c’est un loup qui s’est échappé de ses entrailles dans un flottement hypnotique. Pas de voiture. Pas de cohérence.
Il lui demande d’attendre, se redresse pour constater par lui-même l’étendue des dégâts. Varri suit des yeux les pérégrinations de la paluche masculine, grimace en sentant le frisson douloureux qui le parcourt. Douce empathie. T’es finalement toujours là. Elle se résout à ranger sa main le long de sa hanche lorsque Lars la dédaigne pour se relever seul. Il parle d’une salle de bain, exige d’y aller en marchant et Blondie opine simplement du chef. Tout d’abord en retrait, elle l’observe peiner. Voudrait se mouvoir ses côtés pour l’aider à avancer mais se résigne à le laisser seul – à lui rendre son périmètre et une illusion de contrôle sur sa carne. La salle de bain. C’est ici que tout a commencé et que tout finira probablement. Varri le dépasse, s’avance dans ce qui semble être un couloir aux teintes chaleureuses. Son chez elle est identique à s’y méprendre avec la réalité. Elle embrasse d’un regard morose les quelques détails empreints de souvenirs, caressent du bout des doigts les meubles en pin avant d’aviser la porte au bout du couloir. Lars prend la parole et elle se tourne vers lui, une faible risette venant à chasser sa nostalgie. Moi aussi j’aimerais y être. A Kiruna. Dans sa maison. Celle dans laquelle elle s’est vue vivre. Celle dans laquelle elle a un jour imaginé pouvoir élever des enfants. Un tas de choses futiles auxquelles les gens normaux pensent. Ceux qui n’ont pas la tête truffée de toute cette merde.
Elle le guette avec circonspection lorsqu’il franchit la porte de la salle de bain qu’elle vient de lui ouvrir. Il ne semble plus y avoir de colère en lui. Malgré tout ce qu’il vient de lui cracher – malgré l’impulsivité tonitruante dont il a fait preuve. Tout semble s’être tu avec cette masse noire ayant surgi avec violence du corps du Kvène. Son corps est tuméfié. Il l’examine attentivement dans le miroir. Varri songe un instant à le laisser seul – à lui céder un peu d’intimité mais finit par hausser les épaules en réponse à son cheminement de pensées. C’est un rêve et maintenant qu’un loup cavale dans sa tête – ou dans la leur – elle n’a nulle envie de rester seule. Ce qu’elle veut, c’est comprendre. Mais il est encore trop tôt pour abrutir d’interrogations celui qu’on vient de molester.
Patience. Et surtout. Fermer sa gueule.
Lars jette un voile d’indifférence sur elle, s’avance jusqu’à la baignoire pour s’y tenir debout et allumer la pomme de douche. Varri imagine son soulagement, à sentir l’eau ruisseler sur sa peau – laver le sang, apaiser les plaies. L’homme s’agite et Blondie trahit sa surprise. Il gesticule pour retirer son jean trempé et elle se sent con à rester plantée là – à ne rien faire d’autre que de le fixer. Elle se tourne aussitôt vers le lavabo et se penche pour s’asperger le visage d’eau froide. Tente vainement de faire descendre sa température, parce qu’elle sent une bouffée de chaleur la submerger. Et quoi, Varri. C’est pas comme si t’en avais pas déjà vu. Des hommes à poil. C’est pas comme si tu l’avais pas déjà vu, lui. Parce qu’il a bien déboulé ainsi tandis qu’elle se trouvait dans cette salle de bain luxueuse inconnue, portant une robe qui ne fait pas partie de sa garde robe. Oui mais là c’est différent. Parce qu’une envie se profile dans sa conscience. Une envie dérangeante.
Varri essuie les traces khôl qui ont coulées sur ses joues quand elle a pleuré. Les traces de ce maquillage sorti de nulle part, mettant en évidence son éreintement psychologique. Enrage en silence qu’il ait réussi à les lui arracher, ces larmes. L’eau s’arrête de couler, la charpente musculeuse et mutilée s’évince de la baignoire pour rejoindre les vasques et Varri sent son cœur s’emballer. Sans raison. Ou juste parce qu’il s’approche à nouveau. Elle recule, croise les bras contre sa poitrine – manque de s’éclaircir la voix pour briser le silence. Réveille-toi Varri. Qu’elle se sermonne. Tu n’as rien à gagner à t’entêter. Mais elle pense au loup. A l’étrangeté grandissante de ce rêve et au lien puissant qu’ils partagent sans vraiment qu’elle sache pourquoi.

Ce n’est pas toi Trop occupée à fixer le carreau à ses pieds, Varri peine à se concentrer sur le timbre guttural du Kvène. Elle finit par lever les yeux et croise les billes attentives de son interlocuteur qui la traversent de par le biais du miroir. Ce n’était pas elle qui lui affirme, mettant sur le tapis une part d’obscurité qui se serait échappée de lui. Une sombre facette, en forme de loup. Il tapote sur le meuble, trahit quelques appréhensions et met des mots dessus. Il a failli mourir. Mourir en dans ce rêve et se réveiller. Et c’est ce qu’il aurait voulu – se réveiller. S’enfuir et la laisser seule.
Il se tourne vers elle et la confronte de ses prunelles tumultueuses, redoute un problème dont il tait finalement les explications. D’une œillade plissée, Blondie l’observe en trahissant une certaine inquiétude. Tu as peur. Qu’elle réalise brutalement. Pour la première fois de sa vie, la lapone voit l’Indomptable craindre quelque chose. Il élude finalement. Préfère en revenir à sa tenue qu’il lui fait remarquer toujours légère. Varri bat des cils, fronce les sourcils avant de hausser les épaules. Non, elle ne s’est pas changée. Et elle aussi, ça la rend dingue. De penser qu’elle attend quelque chose de lui – inconsciemment. Intimement.
Il la détaille de la tête aux pieds, d’un de ces regards qui désosse – qui met à nu les faiblesses. Elle ne veut pas qu’il change de sujet. Elle veut qu’il lui explique pourquoi un loup s’est arraché à sa silhouette. Pourquoi sa puissance s’en est allée. Où est-t-elle ? Dans son rêve ? En elle ?
Mais la fièvre est contagieuse et lorsqu’il reprend la parole, elle se trouve malade d’un désir brûlant. Va te faire foutre Lars. Il dit la haïr – elle et tout ce qu’elle représente. Met en relief tous les torts qu’il considère répréhensibles. Incompétente. Finalement, c’est ça qui la fait le plus tiquer. Elle sent une secousse révoltée lui mordre les membres, contracte la mâchoire pour ne pas avoir à lui cracher sa bile. A rajouter à ses plaies. Parce qu’il l’attaque, ça passe encore, mais qu’il remette en question tout son travail – tout ce à quoi elle a passé sa vie – lui laisse un goût amer en bouche. La suggestion tombe comme un cheveu sur la soupe au milieu de la critique. Qu’elle l’embrasse. Varri le regarde, quelque peu hébétée par sa requête. Qu’elle l’embrasse pour voir ce que ça fait – qu’elle l’embrasse histoire de le haïr pour une bonne raison. Ce souvenir, impérissable. La provocation mordante revient au galop derrière ses lippes mais la belle ne desserre pas les dents pour la lui offrir. C’est quoi cette arrogance. C’est quoi cette prétention ? La tête voudrait se rebiffer quand le corps voudrait obtempérer. Se couler contre la charpente abîmée. Lui dérober ses lèvres impudentes.

Puis ce n’est qu’un rêve. C’est d’autant plus incompréhensible de s’insurger pour un rêve.

Il s’anime, l’attrape par les hanches pour la repousser tout contre la porte et se conglomérer à elle. La fulgurance du geste créé la débandade du palpitant, ranime le chaos dans la respiration. Elle désaxe le bassin pour ne pas souffrir de la poignée qui appuie contre sa chute de reins, le presse contre celui du mâle par obligation. Sent une vague de chaleur fourmiller en elle. Elle ferme les yeux – espère vainement que ça pourrait lui passer ou que cela puisse agir sur la passion du Kvène. Si proche, il parle à nouveau. Regrette d’avoir mis du sang sur son haut – hasarde ses doigts le long de ses courbes. Sur ses seins. Et qu’il lui demande sur ton fiévreux de l’enlever. Un frisson secoue le derme, les tétons pointent douloureusement à travers le tissu. « C’est comme ça que tu m’aimerais ? » Lui dit-elle dans un murmure, les yeux grand ouverts cette fois-ci, confrontant les calots du mâle. Elle attrape son débardeur par le bas, l’extirpe et le laisse tomber à ses pieds. « Muette et docile. » Qu’elle ajoute à quelques centimètres de lui. Il saigne toujours et d’une légère inflexion, Varri amène son buste contre le sien, lui attrape les poignets pour faire dévaler ses mains jusqu’à ses fesses. Elle s’avance, l’amenant à reculer contre les vasques. Lorsqu’il touche, elle ressent sa douleur et elle s’imprègne de la torsion du faciès. « Et qu’est ce qui se passera si j’aime ça. » Reprend-t-elle, si grave tandis que son corps irradie à son contact. « Si tu aimes ça. » Elle le sent excité et se rend compte que son sous vêtement et la serviette de bain qu’il a enroulé autour de ses hanches est sont les seuls remparts à l’accomplissement primitif d’une attraction si brutale. Elle porte une main jusqu’à son visage, lui caresse la joue dans un élan de tendresse et tend ses lèvres vers les siennes pour y respirer tout contre sans les toucher. « Je ne voudrais pas te laisser partir après ça. Je ne sais pas d’où ça me vient. » La réalité à Kiruna était tellement plus simple. Sans équivoque. Probablement car Lars ne se baladait jamais à poil. Parce qu’elle n’était pas en détresse psychologiquement et qu’elle n’avait jamais trouvé de réconfort auprès de lui. « Mais je vais le faire. T’embrasser. » Assure-t-elle, yeux mi-clos,  profitant de cette proximité pour lui embrasser le coin des lèvres. « Parce qu’elle m’a jamais paru aussi tentante, l’idée de te haïr. » Varri se serre contre lui, se redresse pour pouvoir l’atteindre pleinement. Elle vient capturer sa lèvre supérieure entre les siennes, la mordille. Elle le cherche.
Il a le goût du sang mais rien de trop désagréable. Elle soupire.

Mais quelque chose ne va pas. Ça tremble autour d’eux. Ça ondule. Le décor se brouille, s’assombrit. Et la belle salle de bain laisse place à une chambre d’hôpital, chargée de matériel médical. Hébétée, Varri s’arrache à Lars, laissant traîner une œillade dévastée autour d’elle.  

« Quelque chose ne va pas. C’est pas moi. Je t’assure c’est pas moi. » Et pourtant, elle reconnaît cette chambre. Cet hôpital. C’est celui où son enfant est mort.
                     
Codage par Emi Burton

☾ ☾ ☾ ☾ ☾
BRUTALE.
L'âme susurre et le cœur se noie. Dans les abîmes d'une rage folle  - créature famélique et vorace qui fouille les entrailles à la recherche d'une raison. Une seule suffit pour qu'elle exulte. Fanfaronne et se digère. N'en reste alors plus que les cendres. Celles de son monde dévasté.(c)lazare.
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Rêve Céruléen ft Varri ▲ Terminé - Mar 8 Aoû - 1:56
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Rêve Céruléen
Varri & Irénée
Son débardeur est retiré. Tombe à nos pieds. Un frisson visible me secoue. Un soupir ténu passe mes lippes. Je ne comprends pas bien quel intérêt j’aurais à n’aimer que les facettes d’elle qu’elle me propose. Surtout quand je pourrais les avoir toutes. Acquiesce pourtant. Le plus bêtement du monde. Sans savoir si c’est ce qu’il faut dire. Ce qu’elle veut entendre. Est-ce que ça se dit seulement ? Que j’aimerais n’avoir que ton silence et ta docilité ? Les yeux mi-clos. Le palpitant dans la gorge. Dans les tempes. Je réponds oui. Encore. Je remue la tronche. J’aimerais tout ce que tu veux pourvu que je puisse te toucher. Te sentir. Mes paumes épousent ses formes. Mes doigts pincent la croupe offerte. Je recule lorsqu’elle me l’intime. Hypnotisé. Happé par la sensualité qu’elle met en œuvre. Bute dans une vasque. Grogne d’un plaisir douloureux plus que d’une véritable douleur. – T’aimeras pas, soufflé-je rapidement, la bouche sèche. T’aimeras pas. T’aimeras pas parce que tu ne te l’avoueras pas, de toute façon. Ou tu me détesteras encore plus d’avoir aimé. Ca sera comme après. Comme toujours, probablement, dans ta vie. Tu me feras payer pour ce que tu ne veux pas ressentir. Ca sera facile. Tu verras. Ca sera facile… Et moi que j’aime ou pas… Ce n’est pas ton problème. On s’en fout. Moi je n’ai pas besoin de détester ça pour assumer de le faire. Je retiens ma respiration lorsqu’elle s’approche. Qu’elle caresse ma joue. Je remonte l’une de mes mains le long de son dos. Presse sur la cambrure de ses reins pour la faire plus pressente. Finis sa course sur sa nuque que j’enserre. Tu ne voudras pas me laisser partir parce que tu es triste là où tu es. Pour rien d’autre. Arrête de réfléchir. Embrasse-moi. Mes paupières se ferment. Elle vient me mordre la lèvre supérieure. Mon bide se contracte. Mon corps la réclame. Explicitement. J’esquisse le geste de passer sous son tanga. Me redresse à peine. Vacille. Les vasques. Les vasques foutent le camp ! Putain de merde !

Je manque carrément de partir en arrière lorsque ce sur quoi je suis posé se soustrait à mon fessier. Mais me retiens. Par chance inexplicable plus que par talent incontestable. Varri m’échappe. Capte plus vite que moi, qui ai décidément du mal à m’intéresser à l’environnement. Elle me laisse les bras ballants et la bouche ouverte. Je lève le menton. Une chambre d’hôpital ? Le rebaisse vers celle qui me dit que ce n’est pas de son fait. M’aperçois qu’elle n’est toujours pas habillée. – Varri ! râlé-je en enroulant un bras autour de sa poitrine. Je rabats son dos contre mon torse dans l’élan. La garde contre moi. C’est stupide, Lars. Vous êtes seul. C’est un rêve. Personne d’autre que toi ne peut la reluquer. Je dodeline de la caboche. – Ce n’est pas moi non plus, finis-je par balancé, un peu déçu. C’est vraiment le dernier lieu que tu aurais pu m’inspirer. Que j’aurais eu envie que ça m’inspire. Ca a tout flingué. La mine contrite j’examine la chambre qui n’a rien d’extraordinaire d’autant que je ne la reconnais pas. Tous les hôpitaux ont la même gueule, de toute façon. Je sais qu’on est en Suède pour les quelques instructions que je peux voir sur les babioles qui trainent – des babioles du milieu, rien qui ne m’intéresse vraiment. Et malgré ça. Malgré ces désinfectants, ce lit fait, ces moniteurs éteints qui semblent en parfait état de marche… Tout est horriblement silencieux. Comme si nous étions seuls. D’une solitude angoissante. Comme s’il n’y avait rien d’autre que cette clinique et nous. Je préférais le cosy de ta salle de bains y a pas à dire.J’imagine qu’il va falloir sortir d’ici.. Je la relâche. Doucement. Lui laisse l’espace nécessaire pour s’éloigner de moi et trouver un truc à mettre. Une seconde. Une seconde à peine.

Un vent invisible frôle mon visage. Agite mes sens. Mes doigts tâtent la chair de Clochette. La malaxe un peu pour lui intimer de ne plus bouger. De rester, finalement. – Varri… murmuré-je d’une voix étranglée. Un grésillement fait pulser mes veines. Mon âme de Suprême. Mon pouvoir. Il rampe sur moi comme une limace. Lutte pour se traîner avec les muscles qu’il n’a plus. M’inonde comme il ne m’a pas inondé depuis des mois. Comme je pensais qu’il ne m’inonderait plus. Il dilate mes pupilles. Remonte le long de ma colonne vertébrale. Tend ma nuque. Se roule à sa place. A la place de la bête. Il cherche brièvement un coven qui n’existe que dans la réalité, pas dans ce rêve. Et il explose dans l’air comme la pression atmosphérique avant un orage. Jusqu’à ce que mon souffle s’étrangle dans ma gorge et que j’ai du mal à respirer. Ma main se plaque plus fort contre le ventre de Varri. La sensation m’arrache un demi-sourire. – Je te sens. Mon pouvoir éclate. Semblable à un nuage chargé de pluie. Une averse invisible, chaude. Brûlante. Et il ondule. Il ondule sur la peau de Blondie à la recherche de chacune de ses particules. Il cherche son eau. L’eau de son corps. Tout ce qui la constitue. En prend conscience avec une parfaite maîtrise. La traverse dans un soupir repu de mûres sauvages. Dans une vague sensationnelle. La flatte de l’intérieur, d’une tendresse intime et improbable. Si tu savais Varri comme il était prisé mon pouvoir. Celui de commander à l’eau, où qu’elle se trouve. Avec lui je pouvais vider un corps de son essence… Comme je pouvais m’en servir pour effleurer des endroits inaccessibles. Il faisait le bien comme il faisait le mal.  

Je recule d’un pas. Coupe tout contact. Regarde mes mains avec attention… Je ne suis plus sûr de vouloir retourner dans la réalité, finalement. On est bien ici. J’ai mal physiquement mais je me suis retrouvé, entièrement. J’imagine que je pourrais guérir dans ce rêve comme dans la vie. Alors pourquoi se faire chier à reprendre un corps lupin d’alcoolique lorsque je pourrais redevenir le Suprême d’un monde onirique ? Dans un spasme je laisse tomber mes bras le long de mon corps. Relève le menton pour chercher les mirettes de Varri, dans lesquelles je me noie. – Est-ce que tu penses qu’on pourra se haïr Amour, dans la réalité ?, demandé-je d’une voix pleine, ronde. Un jour… Un soir. Une nuit... N’importe quand. Il y a quelqu’un. Je penche la tête sur le côté. Fais serpenter mon pouvoir sur le sol. – Tout ça a trop un goût d’inachevé, continué-je, placide. La porte s’ouvre dans un claquement tonitruant. Le loup. Enorme. Aussi grand que large. Brun. Il nous rejoint en une foulée. Furieux. Bondit en ma direction. Sa gueule béante et écumante visant ma tête. Elle se referme dans une puissance effrayante. A le faire vibrer tout entier. A quelques centimètres de mon oreille. Il est en suspension. Entre ciel et terre. Retenu par le serpentement vicieux de mon pouvoir. Tirer par le col dans un gargouillis désappointé. Et je n’ai pas bougé. – Je pense qu’il faudrait que tu te réveille, maintenant, dis-je d’une lenteur indéchiffrable. L’eau s’accumule au niveau du dos de la bête. Lui fait battre des pattes. Avant que d’un geste anodin – une pichenette dans l’air – elle soit renvoyée de la où elle vient. Elle repasse la porte avec une violence et une rapidité insensée. Elle percute brutalement le mur d’en face, là où un immense cadre en verre annonce les mesures de sécurité et autres informations insipides. La bête couine. Retombe sur le sol. Disparaît dans notre angle mort avec une aisance discutable.

- Nous… Je fronce les sourcils. Nous ne sommes plus dans ton rêve. On va tous pouvoir rentrer chacun de notre côté. - Nous... L’une de mes jambes flanche. Je me rattrape à un chariot en métal. Saisi pas cette faiblesse fulgurante. Frappante. Déchirante. Tente de me remettre droit. En vain. Ma tête me lance. Je mets un temps interminable à comprendre ce qui ne va pas. A poser mes yeux sur mon flanc. Sur mon flanc d’où un bout de verre sort fièrement. Mon cœur manque un battement. J’abandonne le chariot en métal dans une panique palpable. Lève les mains. N’ose pas toucher ce qui vient d’apparaître dans ma chair, comme par enchantement. N’imagine pas -  ne veux pas imaginer – que tout ce qui peut arriver à ce connard de loup m’arrivera à moi aussi. – Non… Non non non. C’est le mur du fond qui arrête ma course et à la tête de lit que je me retiens. Je suis vraiment bloqué… Alors. Ici. Avec une bestiole assez conne pour vouloir nous suicider.Non. Non ! Je dégage un moniteur, d’un revers de main rageur. Elargis un peu plus la plaie. – Va chier ! beuglé-je. J’hésite. J’hésite un bref instant à me l’enfoncer carrément, ce bout de verre. A voir s’il peut atteindre mon foie. A voir si on peut vraiment mourir dans un cauchemar.



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acidbrain

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“Wait I rise, Lordy Mama”
Sa chaîne va se rompre, le Vorace bondira ▲ Guerre, au seul souvenir des maux que tu déchaînes, fermente au fond des cœurs le vieux levain des haines ; dans le limon laissé par tes flots ravageurs des germes sont semés de rancune et de rage et le vaincu n’a plus, dévorant son outrage, qu’un désir, qu’un espoir: enfanter des vengeurs.
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Rêve Céruléen ft Varri ▲ Terminé - Mar 8 Aoû - 19:29
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sorciers
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EFFIGIE : Charlize Theron
BAFOUILLES : 9206
PACTE : 04/01/2017


OSSATURE : 37 ans
CONTRAT : Kiffe se soumettre à un certain mâle alpha et a du mal à l'admettre. A le palpitant qui déconne en sa présence. En couple donc, toujours fourrée dans les bras d'Irénée.
BESOGNE : Ancien officier de police. Morte aux yeux du monde dans l'asile dont elle s'est échappée.
FABLE : Elle a des doutes, surtout depuis qu'elle a perdu le bébé difforme qui grandissait en son sein. Celui qui a bien failli la rendre folle
ÉCHINE : Tout porte à croire qu'elle est la chair faible. Une humaine. Et pourtant, ses rêves ont toujours été peuplés de visions indéchiffrables à la symbolique poignante. Maintenant qu'elle est à Rome, elle rêve éveillée - sur le passé des gens. Elle est sorcière mais ignore encore tout de la vraisemblance de cette situation.
PRESTIGE : Clairvoyance empathique. Varri peut vivre les souvenirs des autres.
CREDIT : Cya


Into my skin
Irénée N. Carissi & Varri Bjurman
Ce n’est plus le temps des grands discours. Ils ont déjà trop parlé - se sont trop engueulés. A s’en faire mal, à s’esquinter. Et Varri veut oublier tout ce qu’il lui a dit – tout ce qu’il lui a dit de trop vrai. Cette vérité qui blesse et qui torpille toutes les certitudes qu’elle a établies. Alors c’est d’un regard fiévreux qu’elle l’aborde. Voudrait causer son naufrage.
Lars esquisse quelques gestes du chef pour répondre à ses questions et approuve ses dires dans un mutisme hébété. Blondie aime le voir frissonner quand elle s’exécute. Elle aime le voir si peu loquace face à la sensualité de son approche. Il acquiesce seulement et la blonde esquisse une risette sauvage. Provocatrice. Tu n’aimerais pas ça. Du moins, pas ma docilité. Tu les aimes entreprenantes, Lars Hjelm. Elle le voit dans ses yeux. Leur teinte est plus profonde, expression d’un désir vorace dont elle s’abreuve sans compter. Elle aime cette influence qu’elle a sur lui, commence à croire qu’elle pourrait aimer leurs engueulades si elles se finissaient toujours ainsi. Mais ce n’est qu’un rêve Varri. Et probablement que tu te fantasmes l’issue. Dans l’espoir de reprendre contenance.
Elle remue légèrement contre lui, sent un spasme exquis lui parcourir les cuisses lorsqu’il lui caresse les fesses. Besoin irrépressible qui lui fait clore les yeux un instant avant qu’elle ne les ouvre à nouveau quand il parle. T’aimeras pas – qu’il lui dit. Mais Varri sait déjà qu’elle y prend goût à cette douce mutinerie. Le cortex a cessé de dérouler ses automatismes. Son instinct de survie. Ne reste plus que son corps et les sensations qu’il réclame. Varri veut le goûter et le sentir. Contre elle, en elle. Lars Hjelm est sa nouvelle obsession.

Mais tout ça s’étiole. Et la vésanie de cette situation leur saute à la gueule en un rien de temps. L’hôpital. L’hôpital froid avec ses teintes bleutées. Sa fragrance de produits chimiques qui fait gerber. Alors que Blondie se sent contrebalancée par un nouveau sursaut de panique, Lars ceint son buste d’un bras voulant protéger sa pudeur. La sensation de son corps brûlant dans son dos la réconforte furtivement. Juste le temps de calmer le cœur qui cogne dans sa poitrine. De se dire qu’elle est vraiment malade si elle a gâché leur promiscuité pour un cauchemar pareil. Lars affirme que ce n’est pas de son fait. Varri songe à l’évidence mais sent l’angoisse lui nouer les entrailles. Pourquoi ici ? Maintenant ? Ses forces semblent la quitter le moment d’un soupir. Elle se laisse couler contre l’échine du mâle avant qu’il ne la libère de son étau et qu’elle se fasse violence pour rassembler ses esprits. Le silence environnant la pétrifie et à peine a-t-elle esquissé une mouvance du buste que Lars la retient – lui intime d’une pression de ne pas bouger tandis que ses cordes vocales trahissent un émoi. Les globes de la belle roulent jusqu’à lui, l’interroge avec circonspection. Qu’est ce que t’as vu ? Qu’est ce qu’il se passe ? Il semble ailleurs, secoué par un frisson qu’elle devine exquis et elle lui distingue une aura explosive, brutalement revenue pour lui évider la vue. La paluche ouverte contre son ventre, Lars raffermit sa prise et Blondie n’a guère le temps de l’interroger quant à ce qu’il dit. Qu’il la sent. La nervosité meurtrissant ses entrailles se dissipe en un clin d’œil, sous l’ondulation fulgurante d’un bien-être qui lui parcourt le corps dans une ondée sauvage. Les mains de la belle rejoignent la pogne du mâle pour l’appuyer contre son ventre avec plus de ferveur, paupières closes et lèvres entrouvertes. Elle se sent bien là et elle ne voudrait que ça s’arrête pour rien au monde. C’est comme un courant qui la traverserait de la tête aux pieds – une décharge de chaleur réconfortante. Une vague de plaisir indescriptible. Elle est là et pourtant son esprit dérive. S’évapore à quelques centimètres de son corps. Flotte. Varri se rend compte qu’elle a lâché la main de Lars quand il rompt le contact. Elle reste à vaciller sur ses pieds durant quelques secondes, clignant des yeux avant de revenir dans cette pièce froide et silencieuse. « Qu’est ce que c’était ? » C’était bon. Elle l’interroge du regard, voudrait comprendre ce qu’il se passe. Avec lui et sa partie obscure qui a détalé dans son subconscient. L’encéphale se réveille de sa sieste. Les questions se bousculent dans sa tête. Varri croise le regard du Kvène – saisit le doute qui coudoie sa raison. Il lui pose une question et elle a envie de fondre sur lui pour l’embrasser. Pour le faire taire. Faire comme si de rien n’était. Comme si tout ça n’existait pas. Qu’il n’y avait qu’elle et lui pour s’explorer. Se découvrir. Elle étouffe la pulsion dans ses méandres, relève les yeux vers lui pour lui offrir un sourire furtif. « Réalité… » Le mot est un peu obscur. La notion, lointaine. Varri ne sait plus où elle a détalé, sa réalité à elle. Est-ce qu’ils pourront se haïr ? Passionnément. A la folie. Pour de vrai ? Sans que leur cerveau ne leur joue des tours – sans qu’un putain de pouvoir cosmique vienne ébranler tout ça ? Dur à dire. « Et pas qu’un peu, amour. » Lui répond-t-elle, d’une oeillade qui peine à se faire indifférente. Varri voudrait rire au ridicule de la situation. Eux deux à moitié nus, avec l’envie furieuse de s’unir dans la sueur et le stupre tandis que tout tend à les séparer. C’est inexplicable. Inextricable surtout.
Une humeur rieuse flotte un instant entre eux avant que l’endroit ne se rappelle à elle dans son entièreté douloureuse. Foutu hôpital.

Le silence. Omniprésent dans un malaise palpable. Un bref couinement du revêtement du sol du couloir fait lever le museau de la blonde dans la direction de la porte close. Elle la regarde durant une poignée de secondes avant que cette dernière pivote sur ses gonds avec la violence d’un ouragan. Le battant s’ouvre, tape contre le mur et une masse hirsute et sombre dont on distingue les mâchoires vomissant leur écume se rue dans leur direction. Le loup. Instinctivement, Varri tend une main et étreint le bras du Kvène tout en reculant d’un pas. Tout va trop vite pour qu’elle n’ait le temps de faire quoi que ce soit. Elle ramène son bras libre contre son visage, s’attend à être balayée par la masse velue. Rien. Juste le grondement outragé de la bête, émettant des borborygmes furieux. La blonde ouvre les yeux et les biaise lentement sur le loup qui est retenu immobile dans les airs comme par une main invisible. « Bordel de merde. » Lâche-t-elle dans une franche stupéfaction, observant avec impuissance le duel qui se livre là. « Comment tu fais ça ? » Est-ce à cause du rêve ? Des libertés que l’on s’offre. Est-ce que si Blondie fait le vœu de courir vite, cela se réalisera ? Dans un mélange d’excitation et d’effroi, la donzelle tressaille. Les dires du colosse lui arrachent un froncement de sourcils mécontent. « Non. » Et ça se passe d’explication. Que se passera-t-il si la part obscure du Kvène reste claquemurée en elle ? Si ce loup la traque sans relâche lorsqu’elle aura l’œil fermé ? Que se passera-t-il si Lars s’en va et qu’elle reste là, seule, dans cet hôpital cauchemardesque ? La gueule de l’animal est à quelques centimètres du faciès masculin – il s’agite en vain avant d’être renvoyé dans le couloir dans une puissance colossale. Fracas. Bris de verre. Couinement et son feutré des pattes qui cavalent pour s’éloigner. Saisie par les évènements, Varri met quelques secondes avant de remuer. Elle fait couler son regard sur Lars, replie les phalanges pour serrer les poings. « Est-ce que je peux le faire, moi aussi ? » Le questionne-t-elle. Cela sonne bêtement. Avec une crédulité de gosse en pleine attraction. Elle inspire profondément et tend à faire plier sa propre conscience, visant à lui faire apparaître une tenue décente – chose qu’elle est parvenue à faire dans sa vision du commissariat un peu plus tôt. Mais rien ne se passe. Varri baisse la tête, constate que ses seins sont toujours à l’air libre et écarte les bras dans un geste agacé. « J’y arrive pas. Pourquoi j’y arrive pas ? » Lars parle, désemparé et si Blondie voulait croire à un jeu quelques secondes auparavant – tout vient de disparaître avec l’inquiétude qu’elle lit sur sa physionomie. Il recule, panique et Varri fait quelques pas sur le côté pour pivoter face à lui. Il bute dans le mur, envoie avec fureur valser un appareil médical qui explose en morceaux à leurs pieds. Une brutale secousse lui fait reprendre conscience – elle voit le sang, suintant d’une plaie à l’abdomen apparue mystérieusement. La serviette blanche enroulée autour de ses hanches qui s’imprègne lentement de carmin. Bordel de merde. Le loup est blessé. Lars est blessé. « C’est pas des conneries. » Pas qu’une pure folie ? La blonde jette un coup d’œil inquiet vers l’encadrement de la porte avant de le rejoindre. Elle lui saisit sa paluche restée en suspend près du bout de verre planté dans son flanc et la serre dans la sienne, histoire d’attirer l’attention. « Lars. Regarde-moi Lars. » Le ton est calme, étrangement calme. C’est à son tour de tenter de le réconforter. Même si elle a peur. Très peur. Elle lui attrape le menton, plonge ses mirettes dans les siennes. « Est-ce que tu vas me dire ce qu’il se passe, vraiment, maintenant ? » Elle s’humecte les lèvres d’un air grave, remonte sa main pour lui caresser la joue dans une certaine tendresse. « Je vais t’enlever ça. Et je vais te soigner. Parce qu’on est dans un hôpital, tu vois. Mais il va falloir qu’on sorte d’ici. Je sais où trouver ce qu’il nous faut. » Fais-moi confiance. Qu’elle l’implore en silence. Elle tend son museau, dépose un rapide baiser sur ses lèvres. « C’est ta partie obscure, ce loup. Et c’est quoi ce pouvoir que tu as ? » Trop de questions. Pas assez de temps. Ils ne savent pas quand le loup pourrait revenir. Et pourquoi cette bête veut le bouffer, lui, si il est lui. Elle cligne des yeux, chasse ses réflexions d’une négation du chef. « Ne bouge pas. » Elle pose un index sur ses lèvres pour l’inciter à rester calme, applique ses doigts sur le bout de verre saisi dans la chair et tire brusquement. Ça le libère dans un bruit de sussions. Blondie attrape une serviette et la lui plaque contre la plaie pour endiguer le sang qui s’écoule. Elle tourne les talons, se rend jusqu’au petit placard au fond de la pièce et l’ouvre pour en sortir des vêtements. Ses vêtements. Ses foutues fringues lorsqu’on l’a amené ici en urgence et qu’elle a perdu l’enfant. Dans une grimace nauséeuse, la main s’en éloigne. Pas question que je remette ça. Que je revive ça. Elle  farfouille à la hâte à côté, en sort une chemise qu’elle enfile et boutonne sur son râble puis met la main sur un pantalon en matière synthétique et à la couleur des patients de l’hôpital. « ça devrait t’aller. Non pas que l’idée de te voir gambader à poil me déplaise mais bon. » Lui lâche-t-elle. Elle s’approche, lui fourre le vêtement dans les mains en ne le lâchant pas du regard, attentive. « Tu penses à quoi ? »                  


Codage par Emi Burton

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BRUTALE.
L'âme susurre et le cœur se noie. Dans les abîmes d'une rage folle  - créature famélique et vorace qui fouille les entrailles à la recherche d'une raison. Une seule suffit pour qu'elle exulte. Fanfaronne et se digère. N'en reste alors plus que les cendres. Celles de son monde dévasté.(c)lazare.
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Rêve Céruléen ft Varri ▲ Terminé - Mer 9 Aoû - 4:52
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lycans
lycans


EFFIGIE : Jason Momoa
BAFOUILLES : 8440
PACTE : 06/06/2017


OSSATURE : 38 ans
CONTRAT : C'est compliqué / Varribataire - c'est comme être en couple sauf qu'on se l'avoue pas / Polygamie non assumée avec les vins et les spiritueux de la supérette discount du coin
BESOGNE : Sentinelle, chimiste et auto-capitaine pour le compte de la Nostro Regno
ÉCHINE : Suprématie anéantie - Lupin
PRESTIGE : Sens accrus - Plus agile, plus fort, plus rapide que le commun des mortels, mais pas que le commun des surnaturels - Régénération - Rage, impulsivité, agressivité CHECK - Capacité à péter les plombs en un temps record, CHECK - Instincts primaires enclenchés CHECK - Titiller l'bestiaux : NON CONSEILLE
GANG : Nostro Regno
CREDIT : Sign code by Solosland © Gifs by Varri <3 & QCEENMERAS
Rêve Céruléen
Varri & Irénée
Ma main se rapproche du bout de verre. Et j’ai la tronche pleine d’interrogations. Elles fusent, aussi imprécises que stupides. Elles se contredisent, en majorité. Me font ignorer des variables importantes. Brise la frontière entre le réel et l’irréel. Me donnent la sensation étrange, incohérente, que mourir ici signerait un arrêt de mort véritable. Que mon corps, le tangible, celui qui est tombé à côté du canapé, ne se relèverait alors plus jamais. Que je crèverais probablement d’une crise cardiaque. Sur le papier. Que ce rêve est trop lucide pour m’épargner. Que le plus sûr serait que je me réveille mais j’en suis incapable. De toute façon, je ne me réveillerais jamais avec une partie de moi manquante. Rester semble la version la plus appréciable. Ca impliquerait un coma. Une mort cérébrale qui rendrait tout ça moins fun, sur le long terme. Je l’enfonce ou pas ce bout de verre ? Ca me soulagerait. Sans conteste. Ca ferait taire ces voix, ces interrogations, ces certitudes. Parce que j’aurais une réponse concrète, rapidement. Je n’aurais pas à chercher. A me battre. A trop réfléchir. A me perdre en supposition. Ca serait reposant. Vraiment. Il n’y aurait plus rien. Juste une crise cardiaque sur le papier. Je tique. La mort est plus tentante que la vie. Au-delà d’une perte d’espoir absurde, je me rends compte avec une violence surprenante que je n’aime pas ce que je suis devenu. Que cet homme avec sa bouteille de Whisky, par terre, dans son salon, n’est pas celui qui est parti de Kiruna pour une femme. La gangrène qui le ronge, celle qui est censée le rendre plus fort si elle est acceptée – le rendre plus fort dans une douleur intense mais rapide – entraîne sa chute, un peu plus chaque jour.  Dans tous les cas, cette situation va me tuer. Ici ou ailleurs.

C’est les doigts de Varri autour de mon poignet qui me ramène à moi, dans un hoquet presque imperceptible. Je secoue la tronche. La regarde lorsqu’elle m’ordonne de le faire. Me rattache à ces deux billes claires plongées dans les miennes, d’où l’assurance voile une infinie panique. Elle me pince le menton, m’oblige à me concentrer, à l’écouter. – Non, soufflé-je doucement. Qu’est ce que tu veux que je te dise, Varri ? Sans que ce ne soit compromettant, pour moi… Sans que ce ne soit traumatisant, pour toi. Que je suis un sorcier ? Le plus puissant des terres Kvènes ? Que tu ne pourras jamais faire ce que je fais, même en rêve ? Que je suis descendu à Rome pour une Same, pour un amour dérisoire, certainement pas réciproque ? Que je me suis fait mordre par un loup-garou ? Que j’ai tué à cause de ça… Que t’es là pour ça. Que t’es dans un asile pour ça. A cause de moi, même si je n’ai jamais proposé ce genre de solution. Même si j’aurais espéré qu’on te reconduise durement à l’aéroport plutôt que l’on t’enferme. Mais c’est ma faute parce que j’ai rapporté. Parce que j’ai dit que tu me dérangeais. Parce que c’était vrai, dans le fond. Parce que, même dans l’oublie et la prudence, il y aurait eu des chances pour qu’on retombe nez à nez l’un de l’autre. Parce que t’aurais pu finir par te rappeler, me faire comparaître comme un suspect… Comme un coupable vu les évidences. Parce que t’aurais pu en crever d’être trop têtue… Tout ça… Tout ce que je pourrais te dire ressemblerait au synopsis d’un mauvais film. Il s’appellerait ma vie et ses conséquences… Il ne serait pas cool. Il ne te plairait pas. Il t’inspirerait le mépris. La folie même. Alors épargne-nous les explications foireuses, je t’en prie. D’autant que je ne sais pas mieux que toi pourquoi je me suis scindé… Le domaine de la psyché n’est pas mon domaine de prédilection. Peut-être parce que je ne m’accepte plus. Surement pour ça… Et libérer un loup qu’on a trop longtemps enchaîné le rend parfaitement irrationnel. Mourir ou retourner dans sa cage magique, muselé… Il a visiblement fait son choix.

Elle me passe la paume sur la joue, m’arrache un grognement qui ressemble à un ronron. Effleure doucement mes lèvres des siennes en m’assurant qu’elle va m’enlever ce que je me suis coincé dans le flanc… Me demande, pour mon pouvoir ; ce que c’est, d’où il vient. Refuse la réponse avant que je ne lui dise que je ne la lui donnerais pas. M’ordonne de ne pas bouger dans une négation de la tête. Entrave ma bouche de son index. Je déplie légèrement le cou pour m’en éloigner. Ne saisi pas bien comment elle veut me retirer le bout de verre et encore moins si c’est prudent de le faire sans savoir s’il touche certain de mes organes. On a quoi, de ce côté-là ? Des trucs importants qui pourraient entraîner une hémorragie ? Puis me soigner, j’imagine, implique de soigner le loup. Ca ne me réjouit pas. Trop tard. Un geste vif et c’est fini. L’arme est arrachée de mes chairs endolories. Mes prunelles s’écarquillent. Une insulte amère remonte dans ma gorge. Elle n’en sort pourtant pas. Une serviette appliquée contre la plaie dans une brûlure désagréable me coupe l’herbe sous le pied. Je suis pris d’une bouffée de chaleur, bien content de tenir fermement le rebord du lit pour ne pas tituber… Ou m’écrouler. Puis elle se recule. Fouine dans quelques recoins. Elle cherche de quoi me recoudre, me dis-je en maintenant la serviette en place sans oser la soulever pour voir l’état de la blessure. Si le loup cicatrice, est-ce que je cicatrice aussi ? Ou c’est l’inverse ? Comme je ne cicatrice pas aussi bien qu’un loup, est-ce qu’il cicatrisera aussi mal que moi ? Elle revient. Me met un pantalon entre les doigts de ma paluche disponible – celle qui lâche rapidement le haut du lit. J’arque un sourcil. Constate avec déception qu’elle a passé une chemise… Puis avec effarement qu’elle n’a rien d’autre. Rien pour me panser mieux que ça.

Je pense que tu ne serais pas une bonne infirmière, souris-je en coulant un regard entendu vers la compresse qui presse mon flanc. – Et qu’il me manque une main pour m’habiller. D’une demande muette je lui intime de tenir la serviette. Défais celle que j’ai à la taille. Me fige. Un instant. Nu. La contemple. La surplombe. Refoule l’envie fulgurante que j’ai de la basculer sur le lit. Malgré la douleur que ça engendrerait. Déplie le pantalon. Me contorsionne pour l’enfiler sans trop me baisser, sans trop faire de gestes amples et brusques. – J’ai envie de toi, soupiré-je avec ce qui pourrait ressembler à une pointe d’agacement. – Même comme ça. Même en vrac. Je me redresse. Me sens bête, un peu. Parce que ce n’est absolument pas le moment de penser à ça. Mais que j’y penserais probablement jusque sur mon lit de mort. – Je me dis : Hey, est-ce que je pourrais lui faire l’amour sans perdre tout mon sang ? Quelle position me le permettrait ? Est-ce qu’on aurait le temps avant que l’autre ne revienne ? Je me passe le revers de la main sur le front. – Et ta chemise n’y change rien. Tu pourrais avoir 18 couches de vêtements que ça n’y changerait rien. Cette réflexion m’arrache un sourire. Je me penche vers elle. Glisse une main sur sa croupe. Profite de la tiédeur de sa peau. De sa douceur. Fais claquer l’élastique de son tangua. – D’autant que je n’ai même pas besoin de te toucher, tu sais, pour te faire jouir, murmuré-je tout contre ses lèvres dans un éclat de pouvoir. Dans une caresse psychique. Moins intense que la première mais plus explicite. Je gémis en la sentant vibrer. Ferme les yeux. Déglutis.

Je peux le sentir aussi, continué-je en me remettant droit. Plus sérieux, moins fiévreux. J’essaie de reprendre contenance. Je repousse sa main, celle qu’elle a toujours sur ma compresse. Me décide à regarder dessous. Je ne saigne plus. Ce qui est un bon point. Les contours de la plaie, boursouflés, sont visiblement en phase de cicatrisation. Je suis donc mis à la même enseigne que le loup.S’il arrive. Je balance la serviette au loin. - Si je me concentre je suis même à peu près sûr de pouvoir te dire exactement où il se trouve. Je claque ma langue sur mon palais. – Enfin, exactement… Il faudrait que je connaisse cet hôpital pour être véritablement précis. Mais je peux, plus ou moins dire là où il se trouve. Le problème c’est que… Je ne suis pas sûr que la solution réside dans la fuite. C’est comme courir sur un tapis roulant, ça ne va nous mener nulle part. Lutter contre cette partie de moi sans avoir la possibilité de la détruire c’est… J’expire. Lève les yeux au ciel. Je peux parfaitement la faire passer par l’une des fenêtres du dernier étage… Et ça ne me servirait qu’à crever avec cette chose dans la chute. Je ne sais même pas si je me réveillerais après ça... Ca m’emmerderait un peu, mine de rien, de ne jamais me réveiller. Cependant je ne veux pas d’elle, tu vois ? Je ne veux pas refusionner avec ça. Elle est douloureuse, cette partie de moi. Elle n’est pas seulement obscure. Elle me ronge. Elle empêche mon accomplissement personnel. - J’aimerais… Que tout redevienne comme avant…

Or Varri ne peut pas répondre à mes questions. Elle ne peut pas me trouver de solution. Elle n’a pas conscience de ce monde magique et de toutes ces nuances. Tu la soules Lars. Même si elle n’est pas tout à fait humaine, même si elle fait partie de ce monde, dans le fond. - Pourquoi tu restes ?, m’étonné-je finalement, après un court silence. Parce qu’elle est dans un asile Lars. T’es mieux qu’un asile. Même le loup est mieux qu’un asile. Je fais un bref signe de la main. – Fais comme si j’avais rien dit. Je la contourne. Réprime l’envie de la toucher. Encore. De l’effleurer. Juste l’effleurer. De respirer son parfum, légèrement voilé par celui de l’hôpital. De plonger mon nez dans ses cheveux. Mes mains sous sa chemise. J’évite les débris de moniteur sur le sol. Me dirige vers la porte à contre cœur. – On ne perd quand même rien à tenter de se barrer du bâtiment. Tu saurais où est la sortie la plus proche ?


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acidbrain

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“Wait I rise, Lordy Mama”
Sa chaîne va se rompre, le Vorace bondira ▲ Guerre, au seul souvenir des maux que tu déchaînes, fermente au fond des cœurs le vieux levain des haines ; dans le limon laissé par tes flots ravageurs des germes sont semés de rancune et de rage et le vaincu n’a plus, dévorant son outrage, qu’un désir, qu’un espoir: enfanter des vengeurs.
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Rêve Céruléen ft Varri ▲ Terminé - Mer 9 Aoû - 19:09
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sorciers
sorciers


EFFIGIE : Charlize Theron
BAFOUILLES : 9206
PACTE : 04/01/2017


OSSATURE : 37 ans
CONTRAT : Kiffe se soumettre à un certain mâle alpha et a du mal à l'admettre. A le palpitant qui déconne en sa présence. En couple donc, toujours fourrée dans les bras d'Irénée.
BESOGNE : Ancien officier de police. Morte aux yeux du monde dans l'asile dont elle s'est échappée.
FABLE : Elle a des doutes, surtout depuis qu'elle a perdu le bébé difforme qui grandissait en son sein. Celui qui a bien failli la rendre folle
ÉCHINE : Tout porte à croire qu'elle est la chair faible. Une humaine. Et pourtant, ses rêves ont toujours été peuplés de visions indéchiffrables à la symbolique poignante. Maintenant qu'elle est à Rome, elle rêve éveillée - sur le passé des gens. Elle est sorcière mais ignore encore tout de la vraisemblance de cette situation.
PRESTIGE : Clairvoyance empathique. Varri peut vivre les souvenirs des autres.
CREDIT : Cya


Into my skin
Irénée N. Carissi & Varri Bjurman
Les non dits la contrarient, évidemment. Comment peuvent-ils se sortir de là sans savoir de quoi il en retourne ? Pourquoi le mâle s’entête à garder tout pour lui et à la laisser dans son ignorance ? Si Varri. Toi, tu peux probablement sortir parce que tu n’as rien perdu ici. Depuis le début c’est la même rengaine. Le même problème. Depuis qu’elle a mis le pied à Rome, on lui dit rien. On l’isole. Alors non, l’implore-t-elle dans sa caboche. Ne fais pas ça. Ne me mets pas en marge, toi, un Kvène.
Il lui dit qu’elle ferait une mauvaise infirmière et la blonde arque un sourcil avec le besoin de se justifier même si c’est émis avec un sourire. « Va te faire foutre. » La voix légèrement éraillée par les péripéties vécues s’assouplit de légèreté. « Tu vois bien qu’y a rien pour bander ta plaie ici. C’est l’affaire de cinq minutes. Je sais où trouver ce qu’il nous faut. Et marcher avec un bout d’verre dans le bide ne doit rien avoir d’agréable. Enfin j’imagine. » Debout devant elle, il la surplombe et lui intime de garder la serviette appuyée en compresse tandis qu’il se change. Varri plante son regard dans le sien, essaie tant bien que mal de ne pas se faire distraire par la vision de lui, nu – à quelques centimètres d’elle seulement. Surtout qu’il se suspend un instant, et qu’elle lit dans son regard la fièvre d’un regain de désir. Le vêtement se froisse, il se plie douloureusement pour l’enfiler et la musculature de la blonde se détend. Mais il lui parle et elle ferme les yeux dans un soupir indéchiffrable – il finit par articuler ce qu’elle pense tout bas. Ce qu’elle muselle dans ses tripes. Moi aussi. Moi aussi j’ai envie de toi. Une lueur ardente louvoie dans les calots de Blondie mais elle chasse le tout d’un sourire détendu. Essaie de minimiser l’attraction tout en se rendant compte que ses phalanges se nouent de plus en plus à la serviette maintenue contre la plaie. Même comme ça, il a envie d’elle. Après avoir manqué de se faire tuer par la bête, dans l’égarement de leurs pensées succinctes. Elle s’attendrit de lui voir cette mine contrite, plisse une œillade entre gravité et sollicitude. « T’es aussi cintré qu’moi Lars Hjelm. Tu sais ça ? » Parce qu’il faut l’être pour penser à ça. Maintenant. « Moi sur toi. C’est probablement la posture qui te ferait le moins souffrir. » Qu’elle minaude avant de se maudire pour la suggestion. Elle baisse la tête, fuit un instant son regard. Toi et moi, c’est insensé non ? Il lui cause des couches de vêtements qui ne changeraient rien au fait qu’il ait envie d’elle et elle s’imagine vêtue de la plus improbable des tenues pour faire descendre la température de son corps. Un costume de frite géante ? C’est pas sexy un costume de frite géante. Elle manque de lui proposer d’y songer histoire de réfréner ses ardeurs mais se ravise. Il s’anime, plus proche d’elle. Sulfureux. Egare une main sur son cul, joue avec le sous-vêtement noir qui épouse ses rondeurs. Et elle, soupire. Ferme les yeux et laisse l’homme effleurer ses lèvres en lui concédant cette ascendance. Tu me tues.Il se fait bourreau d’un plaisir abrupt. Et ses palabres réveillent la volupté féminine, une fois de plus. Ça fourmille dans son bas ventre – Blondie se contracte, vacille un peu sur ses jambes avant de darder son regard dans le sien, troublée. « Arrête ou tu vas m’rendre dingue. » Geint-t-elle, la rachis coulant contre son torse pour s’y lover, les ongles manquant de s’enfoncer dans ses avant bras. C’est injuste. T’as pas l’droit. Il fait remuer un truc en elle et la blonde devine que le loup n’a pas eu droit à autant d’égard qu’elle. Varri inspire profondément, redresse les épaules pour essayer de se décrocher de cette fascinante sensation et en revenir au vrai problème. Lars dit pouvoir sentir la bête, met en relief leur connexion particulière. La lapone secoue brièvement ses extrémités pour reprendre entièrement contrôle sur son corps évanescent. « ça c’est bien. Enfin, j’imagine. » S’il peut sentir le loup approcher, alors – ils peuvent très bien l’éviter. « Mais j’imagine que lui aussi, sait où tu te trouves. » Les globes retombent sur la plaie à son flanc qu’il a libéré de son point de compression. Ça ne saigne plus. Ça cicatrise. « Wow. » Lâche-t-elle, véritablement soufflée par cette découverte. « Décidément... Tu ne manques pas de surprise. » Comment c’est possible ? Elle secoue vaguement la tête, essaie de mettre ce nouveau lot d’interrogations dans un coin de sa tête pour plus tard. Là, la réflexion tourne autour du lupus. De ce qu’il veut et de ce qui est probable. Le Kvène semble réellement inquiet de devoir se réapproprier cette partie de lui-même. Blondie plaque ses mains contre ses tempes, essaie de réfléchir tout en ignorant les connexions qui se font malgré elle dans l’encéphale. Il est toujours question d’un loup. Les Sames. Giacomo. Est-ce une représentation onirique du monstre qui est en chacun de nous ? Ou est-ce qu’il s’agit d’une preuve éminente d’une culpabilité dans l’affaire qui l’amène en Italie ? Il est en Laponie. Et je suis en Italie. Passe à autre chose Varri. Peut-être qu’elle influence inconsciemment la forme que prend la chose. Oui c’est sûrement ça. Vu que ça l’obsède. La blonde s’éclaircit la voix, papillonne des yeux avant d’en revenir à Lars. « Ne pas la tuer ou tu ne te réveilleras plus jamais. » C’est angoissant quand elle y pense. Cette perspective. Elle voudrait l’aider. Vraiment. Mais il ne lui dit pas tout et en manquant cruellement d’informations, il lui est difficile d’échafauder un plan. Une stratégie. Quelque chose.

- Pourquoi tu restes ? Qu’il lui demande dans une franche interrogation. Varri croise les bras contre sa poitrine, un peu gênée par ce qu’est censée sous-entendre la question. Parce que j’en ai envie. Car je veux pas te laisser, aussi étrange que ce soit. Même pour moi. Les lèvres restent closes et Lars lui demande d’oublier – ce qui la rassure, d’une certaine manière. Elle passe l’index sur ses lèvres d’un air songeur puis le regarde s’éloigner en prenant soin de l’éviter. Il propose de tenter leur chance en quittant le bâtiment et la blonde ne peut qu’être d’accord. Cependant…

« Tu fais chier, Lars. » Qu’elle souffle, irritée. « Tu fais chier avec tous tes foutus secrets. Comment veux-tu que je t’aide si tu ne me dis rien ? » Elle contracte la mâchoire, le détaille d’un regard sévère avant de le rejoindre jusqu’à la porte. Elle se penche par l’encadrement, lorgne à droite puis à gauche, la mine sombre. « Ouais. Je sais par où est la sortie. On est au troisième. Et je propose qu’on ne passe pas par l’ascenseur. » Elle reconnaît l’endroit car arpenter les dédales l’a littéralement traumatisé. Surtout lorsqu’on l’a forcé à rester alitée des jours durant pour se remettre physiquement de sa grossesse avortée. Foutu cauchemar. La nomination « obstétrique » est placardée sur le mur tous les cent mètres. Les chambres s’enchaînent, interrompues par quelques salles où sont gardés les nouveaux nés. Elles sont vides. Heureusement.
Blondie s’avance en tête, contourne quelques brancards mis en travers du couloir tout en guettant les néons frémissant dans leur sillage. Elle espère qu’une chose – que Lars ne soit pas attentif, ou pas assez curieux pour lui poser les questions qui dérangent. « Où est-ce que tu le vois ? Où est ce que tu le sens ? » Lui demande-t-elle en jetant un œil dans sa direction par-dessus son épaule. « Est-ce qu’il est à cet étage ? Tu vois un numéro, quelque chose ? » Varri ignore si le Kvène peut voir à travers les yeux de la bête. Si c’est le cas, sûrement que le loup peut aussi voir par le biais des siens. Épineux, donc. « Du feu. Le feu pourrait l’éloigner de nous. Faudrait trouver de quoi se faire une torche ou quelque chose. » La chemise trop grande bat contre ses cuisses à chacun de ses pas. Le sol couine et le silence semble asphyxier le reste de l’aile. Il n’y a qu’eux. Que nous et cette créature carnassière, réclamant l’homme. Elle chasse.

Un vagissement s’élève alors dans la torpeur fantomatique des lieux. Un bébé pleure. Deux pièces plus loin dans le couloir froid et aseptisé. Le portrait de la belle s’ébrèche de stupeur – la mâchoire se décroche et le corps se raidit. « Cours. » Qu’elle parvient à articuler, saisie par l’effroi. N’écoute pas. Cours. La supplique n’est pas formulée de vive voix. Varri n’en a pas la force. Ce bébé. Elle sait qui il est. Le sien. Le défunt. Le funeste. Sa part d’ombre à elle qu’elle a laissée derrière elle il y a plus de dix ans déjà. Sans même se retourner, Blondie tend la main vers l’arrière pour attraper celle du lapon. Fermement. Elle l’entraîne alors à sa suite dans une foulée habile, évitant les obstacles leur barrant le passage. Un chariot en métal, deux ou trois brancards renversés. Tout devient plus chaotique à mesure qu’ils galopent comme si ça avait été la fin du monde là-dedans. Le souffle cavale à lui faire péter les poumons. Varri aperçoit le coude du couloir face à elle – sait qu’après quelques mètres, se trouvent la porte menant aux étages inférieurs. Tandis qu’ils foncent, la silhouette du lupus surgit à l’angle de leur destination, le poil dressé sur son dos massif et la mâchoire écumant sa menace. Blondie freine instinctivement sa course, manque de glisser au sol et se rattrape juste à temps aux épaules de Lars. « Merde ! » Crache-t-elle avant d’obliquer dans la grande salle communiquant avec la deuxième partie de l’aile. C’est une sorte de salle d’attente immense, où les banquettes se multiplient. Un énième couloir se déroule sous leurs yeux. Face à eux, deux ascenseurs qui ne semblent pas hors service. « Par là, la sortie. » Le panneau sortie de secours indique une autre issue mais le risque de se confronter à porte close est grand. « Est-ce que tu peux encore le repousser ? » Le loup. De son pouvoir.


Codage par Emi Burton


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BRUTALE.
L'âme susurre et le cœur se noie. Dans les abîmes d'une rage folle  - créature famélique et vorace qui fouille les entrailles à la recherche d'une raison. Une seule suffit pour qu'elle exulte. Fanfaronne et se digère. N'en reste alors plus que les cendres. Celles de son monde dévasté.(c)lazare.
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Rêve Céruléen ft Varri ▲ Terminé - Jeu 10 Aoû - 1:18
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lycans
lycans


EFFIGIE : Jason Momoa
BAFOUILLES : 8440
PACTE : 06/06/2017


OSSATURE : 38 ans
CONTRAT : C'est compliqué / Varribataire - c'est comme être en couple sauf qu'on se l'avoue pas / Polygamie non assumée avec les vins et les spiritueux de la supérette discount du coin
BESOGNE : Sentinelle, chimiste et auto-capitaine pour le compte de la Nostro Regno
ÉCHINE : Suprématie anéantie - Lupin
PRESTIGE : Sens accrus - Plus agile, plus fort, plus rapide que le commun des mortels, mais pas que le commun des surnaturels - Régénération - Rage, impulsivité, agressivité CHECK - Capacité à péter les plombs en un temps record, CHECK - Instincts primaires enclenchés CHECK - Titiller l'bestiaux : NON CONSEILLE
GANG : Nostro Regno
CREDIT : Sign code by Solosland © Gifs by Varri <3 & QCEENMERAS
Rêve Céruléen
Varri & Irénée
- Tu fais chier, Lars. Tu es vulgaire, Varri, réponds-je du tac au tac alors qu’elle soupire. Ca fait deux fois que tu m’insultes en moins de 5 minutes. Et je reste courtois. A ta place je serais contente au lieu de râler. Je croise les bras sur mon torse. La laisse réitérer, une nouvelle fois. Tu ne peux pas m’aider. Ca me semble clair puisque je ne te dis rien. Elle inspecte le couloir. J’inspecte brièvement sa chute de reins. T’es chiante mais, y a pas à dire, t’as de nombreux arguments qui excusent ton caractère de merde. Tellement bien que je loupe la première partie de son plan. Saisis au vol que nous sommes au troisième. Comment tu sais qu’on est au troisième ? C’est à mon tour de me pencher pour loucher dans le couloir, déliant mes bras pour me retenir au chambranle. Obstétrique. J’arque un sourcil. T’as dû y faire un sacré séjour pour connaître le nom de chacun des étages… Je m’avance. Doucement. Moi j’aurais plutôt proposé qu’on le prenne, justement, l’ascenseur. Je n’ai pas l’impression que ce loup puisse y apparaître comme par enchantement. Quant à avoir l’idée de couper les câbles c’est lui prêter une intelligence qu’il ne doit pas avoir, vu son niveau d’énervement. On aurait pu, au moins, être tranquille pendant quelques secondes. Sans stresse. Pourtant je me tais. Prends le parti de lui faire confiance – tout ça est un peu ma faute alors je veux bien croire que la plupart de mes idées actuelles sont nulles au possible – et je la suis, légèrement en retrait. Voguant de droite et de gauche pour jeter un coup d’œil dans, à peu près, chacune des chambres. Elles sont toutes vides. Parfois il y a du sang sur les draps. Parfois, les lits sont faits. Parfois tout est en bordel. C’est comme si nous étions dans un souvenir où tous les protagonistes auraient été subitement retirés. Depuis pas assez longtemps pour que la poussière s’accumule, mais assez pour qu’aucune de leur présence n’hante les lieux. Notre solitude est encore plus frappante dans le silence de ce couloir. Dans l’écho froid de nos pieds nus contre le lino blanc piqueté de gris.  

Je me recentre seulement à l’entente de la voix de Varri. Relève faiblement le menton. Traîne un peu plus la patte. Ce n’est pas que je m’ennuie Amour, c’est que je suis désespérément désespéré.Je ne le vois pas, soufflé-je. Je le sens comme je te sens. Parce qu'il est plein de flotte aussi. Une vague de pouvoir déferle en moi. Descendant du sommet de mon crâne jusque dans mes pieds. Et il se répand sur le sol comme une flaque métaphysique énorme. Ondule jusque sous les pas de Varri pour s’incruster dans le plancher. Il cherche une source d’eau. Je ralentis. Renifle l’air. Ferme presque les mirettes pour oublier un instant où nous nous trouvons, ce qui m’aiderait grandement à me concentrer.  – C’est un loup. Un loup qui fait parti de moi. Ce n’est pas la bête du Gévaudan, tu ne vas pas l’effrayer avec une torche et une fourche. Des pleurs. Je m’arrête que lorsque je bute dans le dos de Varri. Balance un regard par-dessus mon épaule, une angoisse étonnante me tordant le bide. Un gamin ? Dans ce cauchemar ? Ma magie est rappelée immédiatement. Renvoyée dans les méandres de la coursive pour voir s’il s'y trouve âme qui vive. Rien. Elle a beau chercher. Lézarder les murs. Gorger les pièces de son essence. Elle ne trouve aucun corps. Que le vide et la mort. Qu’une réminiscence du passé. Et pas le mien. Courir… Pourquoi il faudrait qu’on courre ? Elle m’attrape le poignet sans me demander si je suis d’accord. S’élance sans raison si ce n’est ces exclamations enfantines. Je ne lutte pas, même si j’en ai envie, ne serais-ce que pour me remettre à la recherche du véritable danger. Je tente de la freiner, en vain. Pile net à la vue du loup – toujours aussi balèze, taille poney. Me laisse tirer vers la gauche sans même savoir où nous allons. Je capte des sièges enclenchés les uns dans les autres. Les entends se faire défoncer par un poitrail beaucoup moins précieux que le notre.

On déboule dans une nouvelle artère. Elle ressemble aux autres, au panneau de sortie près. On s’y arrête. J’ai les poumons en feu. Même dans un rêve je ne suis pas endurant pour deux sous. Le loup arrive. Dérape sur le sol. Ses griffes raclent. Grattent. Tentent de trouver une accroche pour repartir de plus belle dans notre direction. – Je peux faire ça toute la nuit si ça me chante, Amour. Une onde de choc inonde l’allée. Dérape, racle et gratte les murs. Charge la bête de plein fouet. Coule sur elle comme un filet pour la maintenir au sol. Museau sous la patte. Elle hurle. Essaie de se relever. Y parvient presque. Nouvelle onde. Elle est pressée plus fort contre le lino. Je me retourne. La regarde se débattre. Peut-être pas toute la nuit, finalement. Elle est puissante. Ca me demande une énergie folle que de la garder en place. Un peu comme lorsqu’elle est dans ma tête, en fait. Je recule d’un pas. Puis de deux. Sens le lien faiblir. Elle rampe. Tous ses muscles roulent sous sa peau en une agitation improbable. Elle se tord la nuque. Gronde quand elle se sent repoussée, une fois de plus. Par chance l’ascenseur arrive. La musique des portes qui s’ouvrent est salvatrice. Je bondis à l’intérieur avec Varri. Rend la liberté au loup à l’instant où les portes se referment. Chancelle jusqu’au mur du fond pour m’y appuyer, des gouttelettes de sueurs désagréables léchant mon échine. – Putain, craché-je. J’ai envie de me laisser tomber sur le sol. De fermer les yeux, un instant. Une éternité. De rester là et de me laisser couler dans ce moment de calme. Je comprends ces gens qui crèvent noyés à quelques mètres du bord. Je comprends leur abandon alors qu’ils voient les rives salutaires.

- On est où ?, dis-je pour me remettre d’aplomb, et parce que la question me semble soudainement très importante. J’attrape le regard de la blonde. – Tu dis que ce n’est pas toi qui nous a amené ici mais tu sais parfaitement où nous sommes. Alors, où nous sommes ? Je me redresse dans une grimace. – Nous sommes toujours dans ta tête. Nous ne sommes pas dans un rêve annexe. Nous sommes toujours dans le tien… Et le bébé ? Pourquoi… J’ai un sursaut. Comme si je venais de me prendre une claque. Une bonne grosse claque. Tu savais qu’on était au troisième étage parce que tu savais à quel étage se trouvait l’obstétrique. Et si tu savais à quel étage se trouvait l’obstétrique… Si tu as eu peur de ses pleurs de gosses…Varri…, soufflé-je le timbre légèrement éraillé. – Il n’y avait personne de réel… Quand le bébé s’est mis à pleurer. Il n’était pas vraiment là. C’était un souvenir. Il n’était pas comme… Nous. Il n’avait pas d’enveloppe charnelle, quelque part. Je ne le sentais pas. Pourquoi on a couru lorsque tu l’as entendu ? Varri, c’était qui ce… Je suis interpellé par les chiffres numériques des étages qui défilent. Reste une seconde entière la bouche légèrement entrouverte. Y a des issues de secours dans les étages supérieurs ? me demandé-je très bêtement. – Pourquoi on monte, interrogé-je en coupant court à la conversation. Je m’avance nerveusement. – On peut pas voler. Tu le sais ça, qu’on peut pas voler ? On est dans un rêve où il ne suffit pas de vouloir pour pouvoir on… On a juste des automatismes de notre vie réelle, récité-je comme une leçon sans relever les yeux du cadrant. Coi. Le plat de ma main tape brutalement contre les boutons. Nada.Faut que ça s’arrête… murmuré-je en claquant mon poing contre le bouton d’arrêt d’urgence. Encore et encore. Sans aucun résultat. On continue de monter. On monte jusqu’au dernier étage. Je n’ai pas besoin d’interroger l’espace… Je sais qui nous attend derrière les portes coulissantes.

La sonnette d’ouverture retentit. Il veut m’épuiser pensé-je furtivement. Intuition qui s’évapore dès que la mâchoire du loup apparaît. Elle claque, impressionnante. Il se rue sur nous, colossal. Dans un réflex malheureux je rétorque. Balance le loup à l’autre bout du couloir dans un effort plus difficile que je ne l’aurais imaginé. Il percute lourdement des chaises. Fait un strike. La plaie sur son flanc se met à resaigner. Me fait tituber avant d’embarquer Varri par le bras et de partir en courant dans des dédales que je ne connais pas. Mais je n’ai pas besoin d’aller bien loin pour trouver les escaliers et les dévaler de deux étages. Pas plus. On est trop facile à pister si on reste là… Il doit y en avoir d’autres de l’autre côté de la bâtisse. Je ne prends pas la peine de regarder dans quel secteur nous nous trouvons. Entends le loup pas loin derrière nous. Entre dans une pièce d’un grand coup d’épaule après avoir bifurquer dans un nouveau corridor, plus étroit. Une remise, putain, quand on a la poisse… Il n’y a pas de fenêtre et ça ne doit pas faire plus de 9m². Je pousse Varri vers le fond. Plante mes doigts dans ma blessure pour en recueillir de l’encre écarlate. Trace des runes dans un cercle presque parfait sur l’aggloméré. Y appose ma paume. Psalmodie dans ma barbe. L’hémoglobine s’illumine faiblement. Se fige dans le bois, brunit. Je tombe sur le derch. Retiens ma respiration. Il est là. Les pattes du loup cliquettent comme si elles étaient munies de talons aiguilles. Il s’arrête. Mon ventre se contracte. Le loup hume bruyamment l’air. C’est à l’odeur qu’il nous repère… Lui. Un gargouillis mécontent fait vibrer sa gorge. Il se remet en mouvement. Ignore la réserve. La porte. Nous. On a disparu. Pendant un temps.

J’expire dans un rire nerveux. Pars en arrière pour me coucher. Par terre. Savoure la fraîcheur du revêtement. Rabats mon bras devant ma tronche. Le rythme effréné de mon palpitant me fait trembler tout entier. Puis l’adrénaline. Y a l’adrénaline, aussi.Alors… Varri. C’est quoi ton secret ?, formulé-je, essoufflé. Je ne me redresse pas. Reste sans bouger. Non. Je n’ai pas oublié ce que je t’ai demandé dans l’ascenseur. Je dodeline de la tête dans un sourire indescriptible. – Le mien c’est que j’aime bien l’ésotérisme... Court silence. - Si c'est ton cauchemar... Fais nous sortir de cet hôpital.


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“Wait I rise, Lordy Mama”
Sa chaîne va se rompre, le Vorace bondira ▲ Guerre, au seul souvenir des maux que tu déchaînes, fermente au fond des cœurs le vieux levain des haines ; dans le limon laissé par tes flots ravageurs des germes sont semés de rancune et de rage et le vaincu n’a plus, dévorant son outrage, qu’un désir, qu’un espoir: enfanter des vengeurs.
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Rêve Céruléen ft Varri ▲ Terminé - Jeu 10 Aoû - 7:59
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sorciers
sorciers


EFFIGIE : Charlize Theron
BAFOUILLES : 9206
PACTE : 04/01/2017


OSSATURE : 37 ans
CONTRAT : Kiffe se soumettre à un certain mâle alpha et a du mal à l'admettre. A le palpitant qui déconne en sa présence. En couple donc, toujours fourrée dans les bras d'Irénée.
BESOGNE : Ancien officier de police. Morte aux yeux du monde dans l'asile dont elle s'est échappée.
FABLE : Elle a des doutes, surtout depuis qu'elle a perdu le bébé difforme qui grandissait en son sein. Celui qui a bien failli la rendre folle
ÉCHINE : Tout porte à croire qu'elle est la chair faible. Une humaine. Et pourtant, ses rêves ont toujours été peuplés de visions indéchiffrables à la symbolique poignante. Maintenant qu'elle est à Rome, elle rêve éveillée - sur le passé des gens. Elle est sorcière mais ignore encore tout de la vraisemblance de cette situation.
PRESTIGE : Clairvoyance empathique. Varri peut vivre les souvenirs des autres.
CREDIT : Cya


Into my skin
Irénée N. Carissi & Varri Bjurman
Varri ne relève pas le petit surnom dans l’angoisse du moment. Elle serre les dents, ses globes écarquillés ne manquant pas une seule mouvance de la bête titanesque qui s’anime sur le lino imparfait. Alors fais le. Fais le vite. Varri appuie sur le bouton d’appel de l’ascenseur et fait volte face pour lorgner l’ennemi. Le cœur manque un battement mais s’accroche solidement à son sang froid. L’animal est violemment percuté par une force invisible, contraint de plier l’échine au sol. Il s’ébroue, rauque avec férocité, tente de se redresser mais l’emprise du Kvène le cloue au sol. Assez longtemps pour que les portes s’ouvrent et qu’ils s’y ruent tous deux, bercés par le murmure de leur respiration chaotique. Rez-de-chaussée. La lumière tressaute et le mécanisme se met en route. Blondie distingue par l’entrebâillement des portes métalliques la masse sombre se ruer dans leur direction. Trop tard. Une vague de soulagement la submerge tandis que la charpente musculeuse de Lars s’appuie contre le mur du fond. Il semble épuisé. C’était un excès de zèle quand t’as dit pouvoir faire ça toute la nuit. Songe-t-elle en biaisant sur lui une œillade attentive. Elle voudrait fixer le cadran numérique avec intensité mais la voix de Lars l’alpague. Une question lui est posée. De celles qu’elle n’aurait pas voulu entendre. Elle tourne la tête, serre les poings contre ses hanches – voudrait lui confronter son silence. Le soupçon galope dans l’esprit du mâle – il s’exclame quand il dit être encore dans un de ses rêves à elle. Sinon, comment connaitrait-elle les lieux aussi bien ? Tu ne veux pas répondre à mes questions alors pourquoi je répondrais aux tiennes ? Pense-t-elle amèrement. Il parle du bébé et Varri fait volte face pour plonger ses yeux dans les siens. D’un regard, elle essaie de lui intimer de se taire. « Ce n’était pas un souvenir. C’est un cauchemar. » Son bébé à elle n’a jamais vagi. Le monstre qui est sorti de ses entrailles n’a jamais poussé le moindre cri car il était mort. Difforme. Néfaste. Varri ne saurait expliquer pourquoi ils se baladent encore dans les méandres de ses angoisses propres. Elle a beau essayé de changer l’endroit, elle n’y arrive pas – comme si le loup avait pris possession de ses peurs les plus intimes. La mine de Lars semble se décomposer lorsqu’il lève les yeux dans le dos de la blonde. Elle l’interroge d’un œil farouche avant de se tourner pour constater qu’ils ne descendent pas au rez-de-chaussée. « J’ai appuyé sur le bouton. Ce n’est pas moi. » Lâche-t-elle dans un murmure agacé. Quand comprendras-tu que ce n’est pas moi ? « Je savais qu’on aurait pas du prendre ce putain d’ascenseur. » Parce que la bête contrôle tout. Varri est à peu près sûre que ce bébé, c’était d’elle. Lars lui livre une explication qui semble ridicule de par son évidence mais la blonde s’y intéresse brièvement. Il ne suffit pas de vouloir faire quelque chose pour le faire. Des automatismes de vie réelle. Alors c’est vrai ? – ce pouvoir. Ce mystère qui l’auréole. Pourquoi n’arrive-t-elle pas à rentrer dans sa tête ? Elle voudrait tellement.
Lars essaie tant bien que mal d’inverser le processus en appuyant sur les boutons des étages d’en dessous. Désespéré, il enfonce le bouton d’arrêt d’urgence mais rien ne se passe. Varri se fend d’un sourire désespéré. Sinistre. On se fait balader. Depuis le début. L’endroit est peut-être de son fait à elle mais l’adversaire, c’est le Kvène qui l’a enfanté. Elle voudrait le lui dire. Le lui rappeler. Pour qu’il la lâche.

Ding. Les portes coulissent et le loup les attend, plus furieux que jamais. Dans un élan combatif, Lars le fait gicler contre la ribambelle de chaises alignées. Varri se laisse entraîner cette fois-ci. Elle se fait violence pour que ses jambes se remettent à fonctionner correctement. Le lapon enfonce la porte d’accès aux étages inférieurs et ils les dévalent deux par deux dans une vivacité inouïe. C’est dingue comme l’adrénaline décuple l’endurance. Varri a l’impression que son cœur va céder – et pourtant, ses jambes continuent de la porter. Et elles le feront. Jusqu’à ce que je crève des griffes de ce monstre. Quatrième étage. Ils déboulent dans le couloir, essaient de devancer l’animal. Mais lui, ne semble pas fatigué. Et il ne leur accorde aucun répit. Lars jette son dévolu sur une porte qu’il enfonce d’un coup d’épaule. Blondie rentre, admire d’un œil dépité les quatre murs resserrés sur eux avant que Lars ne lui intime d’une impulsion de se ranger dans le fond. Elle accole son dos contre le mur puis s’y laisse glisser, tête renversée vers l’arrière. Souffle court. Tandis qu’elle pense à la fin, le Kvène s’active mystérieusement. Il trace des sortes de runes avec son sang sur la porte close tout en déblatérant des mots en langue inconnue. Blondie le fixe, circonspecte avant que la présence de la bête ne se rappelle à eux par le bruit de ses griffes sur le lino du couloir. Genoux serrés contre son buste, Varri ferme les yeux durant quelques secondes. Elle cesse de respirer, comme si cela pouvait les sauver. C’est qu’elle y croit, la téméraire.
Suspendus aux grognements de l’animal, les deux lapons restent immobiles. Il s’attarde puis passe son chemin. Quoique Lars ait fait, ça a marché. Pour combien de temps ? ça, elle l’ignore.
Le Kvène s’étend sur le sol, gondolé par le soulagement et Varri penche son museau vers l’avant dans un gémissement nauséeux. Elle glisse une main contre son front – sent ses tempes palpiter sous la pression sanguine. Le timbre masculin brise la rythmique de leur respiration affolée pour articuler une question. Une question qui la fait rouler des yeux. Mais il la devance dans sa réflexion – précisant que le sien est d’aimer l’ésotérisme. Facile à préciser maintenant que tu viens de prononcer une foutue formule en peignant des symboles avec ton sang. Blondie se mord la lèvre inférieure – s’en veut d’être aussi impuissante. « J’essaie. Je t’assure. Mais j’y arrive pas. » Lui glisse-t-elle dans une mine déconfite. Dans un froncement de sourcils, elle précise. « Je crois que le loup se sert de ce que j’ai dans la tête pour t’atteindre. » Elle ferme les yeux, ramène quelques mèches de cheveux folles vers l’arrière de son crâne. « Je suis désolée. » Elle est franchement désappointée, la blonde. Encore malmenée par son palpitant qui dérape. Elle ne veut pas mettre des mots sur ce traumatisme du passé revenu la hanter. Ça lui tord le bide rien que d’y penser. A l’idée qu’il puisse savoir.
Varri s’avance, le rejoint – les membres secoués par de légers tremblements, encore malmenés par la course poursuite. « Et si on s’en foutait ? Si on attendait que le loup vienne nous cueillir ? » Demande-t-elle, candide. C’est peut-être ça, la solution. Qu’il les bouffe pour qu’ils puissent enfin se réveiller. Sortir de la torpeur.
La blonde se penche sur lui pour l’embrasser à pleines lèvres. Lui palpe les chairs de ses doigts avides. Elle rompt le contact pour se redresser sur ses genoux et prendre place à califourchon sur lui. « C’est p’têt ça la solution. Qu’on arrête de fuir. J’veux que tu me touches. Que tu me fasses oublier tout ça. » Elle remue légèrement sur lui, vient inspirer à la frontière de ses lèvres et lui mord la mâchoire dans une impulsion fiévreuse. « On s’en fout. Laisse moi te faire l’amour. » Lui susurre-t-elle dans le creux de l’oreille, suave.


Codage par Emi Burton


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BRUTALE.
L'âme susurre et le cœur se noie. Dans les abîmes d'une rage folle  - créature famélique et vorace qui fouille les entrailles à la recherche d'une raison. Une seule suffit pour qu'elle exulte. Fanfaronne et se digère. N'en reste alors plus que les cendres. Celles de son monde dévasté.(c)lazare.
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Rêve Céruléen ft Varri ▲ Terminé - Jeu 10 Aoû - 19:24
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lycans
lycans


EFFIGIE : Jason Momoa
BAFOUILLES : 8440
PACTE : 06/06/2017


OSSATURE : 38 ans
CONTRAT : C'est compliqué / Varribataire - c'est comme être en couple sauf qu'on se l'avoue pas / Polygamie non assumée avec les vins et les spiritueux de la supérette discount du coin
BESOGNE : Sentinelle, chimiste et auto-capitaine pour le compte de la Nostro Regno
ÉCHINE : Suprématie anéantie - Lupin
PRESTIGE : Sens accrus - Plus agile, plus fort, plus rapide que le commun des mortels, mais pas que le commun des surnaturels - Régénération - Rage, impulsivité, agressivité CHECK - Capacité à péter les plombs en un temps record, CHECK - Instincts primaires enclenchés CHECK - Titiller l'bestiaux : NON CONSEILLE
GANG : Nostro Regno
CREDIT : Sign code by Solosland © Gifs by Varri <3 & QCEENMERAS
Rêve Céruléen
Varri & Irénée
Tu n’as rien dans la tête qui pourrait m’atteindre Varri. S’il voulait vraiment m’atteindre il déterrerait ce que la drogue a endigué. Ce que je t’ai fait oublier. Alors essaie plus fort de nous faire sortir de là. Il n’est pas magicien, ce connard de lupin, il est juste féroce. Je frotte mes yeux contre mon bras. Le laisse lourdement retomber le long de mon corps. Ne commence pas à te comporter en connard Lars. Ton sort va probablement durer une bonne heure et vous êtes enfermé dans 9m². Si tu ne veux pas que ce soit elle qui finisse par te buter, ravale tes revendications contrites. Prend sur toi. Ce n’est qu’un foutu rêve comme tu le dis si bien. Je me contorsionne légèrement pour lui jeter un regard. M’étonne des excuses qu’elle me fait. Dans le fond, dans l’inavoué, j’estime ne pas les mériter. Dans la forme elles me font du bien. Elles font redescendre la pression. Les nerfs. Calme mon palpitant, même. – Ne soit pas désolée Varri, soufflé-je. Ce n’est pas de ta faute. Alors c’est de la tienne ? La situation est assez complexe pour que je n’aie aucune envie de me pencher sur la question. Probablement que c’est ma faute. Probablement parce que cette bête me représente. Les probablement sont comme les si, on pourrait faire et défaire le monde avec. Et c’est stupide. Tout bonnement stupide. Je ferme les paupières. Quelques secondes. Espère qu’elle va finir par la cracher, son histoire comme j’ai craché la mienne. Qu’on ne va pas passer notre temps à se regarder en chien de faïence, dans un silence de plomb. Qu’elle va arriver son explication. Qu’elle va enfin me dire où nous sommes et pourquoi l’obstétrique. Même si ça ne me regarde pas et que c’est sa vie. Et que pourquoi aurait-elle envie de me dire ça à moi ? Lars Hjelm ? Le meurtrier.

Les rouvre dans un hoquet énergique. – Pardon ? Tu étais là quand je disais que je ne pouvais pas le tuer sans risquer de me tuer aussi, dans la vraie vie, la réelle, celle dans laquelle je respire ? Est-ce que tu penses que l’inverse est une solution qui me laisserait plus de chance de m’en sortir ? Et si oui alors pourquoi on court ? Pourquoi TU cours si t’as envie de partir ? Ca fait un moment que je te dis que tu peux y aller. Que je gère seul cette histoire de merde… Personne ne te retient ici. Ce n’est pas ma faute si une course poursuite avec un monstre te paraît plus grisante que ton pauvre asile/anafranil/insomnie. J’esquisse le mouvement de me mettre sur l’un de mes coudes. L’avorte dès que la bouche de Varri se plaque sur la mienne. Langoureuse. La pulpe de ses doigts louvoie sur mon derme. Entre les quelques blessures qu’il me reste. Je soupire contre ses lèvres. La laisse m’enjamber dans un spasme intense. Mon palpitant remonte immédiatement dans ma gorge dès qu’elle se remet à causer et je suis prêt, bien trop vite, dès qu’elle ondule sur moi. Je pourrais te prendre de suite. Sans te laisser respirer. Je remets droite dans un grognement extatique – son bas ventre se frottant contre le mien. Passe mes mains sur ses cuisses. Attrape les rebords de sa chemise. M’applique à défaire chacun de ses boutons dans une inspection envieuse. – Qu’on arrête de fuir la bête ou qu’on arrête de se fuir nous, Amour ?, demandé-je en faisant glisser le vêtement sur ses épaules, sans le lui ôter. Quelques traces rouge foncée fendent la peau diaphane de ses seins. Je me redresse. Vif. M’assoie presque, un bras enroulé autour de ses reins, pour embrasser sa poitrine. Y faire serpenter ma langue entre les empruntes de mon sang. Je peux sentir ton cœur pulser dans ma bouche.

Et je la bascule, sur le côté, en la suivant dans sa presque chute. Son dos percute le sol. Mon torse se plaque sur ses seins pour la maintenir en place. Sa position initiale fait que j’atterris directement entre ses jambes écartées, là où je me presse dans un tremblement terrible. – Ca se mérite, Varri, de me monter dessus, ronronné-je dans son cou. Et mes bobos ne sont pas arguments qui justifie cette place. Je la mords dans un coup de bassin puissant. – Ne bouge pas, murmuré-je en me relevant de quelques centimètres à peine. Mon regard cherche le sien. Mes lippes se posent sur sa clavicule. – Si tu réponds à chacune de mes questions, sincèrement, je te laisserais faire ce que tu veux. Je descends. Lentement. Mes expirations faisant naître sur sa peau de légers frissons. – Tu n’auras qu’à remuer la tête, suggéré-je en arrivant au niveau de l’élastique de son tangua. Mes phalanges s’y accrochent. Le lui retire, ce qui m’oblige à reculer. Le bout de tissu est balancé plus loin, sans grande considération. – Tu ne voulais vraiment pas venir dans cet hôpital, tout à l’heure ? Couper court à notre échange par simple attrait de la frustration. Ma langue roule sur l’intérieur de sa cuisse. – Tu as fait un séjour en obstétrique, ici ? Je la pince. L’une de mes mains palpe sa hanche. – Tu as déjà pensé à moi de cette façon là ?, susurré-je d’un ton badin. – Depuis combien de temps tu n’as pas fait l’amour ? Mon pouvoir crépite sur sa peau. Fourmille dans ses reins quand je la lape sans même attendre sa protestation. Parce qu’elle était volontairement déloyale, cette question là. Elle trésaille. J’insiste peu. Remonte vite. Passe une main dans ses cheveux. Lui soulève la nuque pour qu’elle m’embrasse et me noyer dans son baiser.

Un silence plus sauvage nous englobe. Il exacerbe la tension de nos corps. Mon pantalon est baissé dans une fébrilité palpable. Impatiente. Mon sexe se colle contre le sien. – Varri…, soupiré-je presque douloureusement. Tu me rends fou. Je veux te traverser. T’occuper. Te maintenir au sol de mes coups de reins. Je veux t’entendre crier mon nom et je veux décider du rythme de nos ébats. Je la pénètre sans difficulté. Laisse échapper un râle rauque quand je m’enivre d’elle. Etroite. Brûlante. Me contente d’un aller-retour profond, ample, avant de ressortir, contrarié. Je malmène ses côtes. Les pince pour qu’elle se cambre plus encore. - … Tu es sûre que tu veux être dessus ?



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Sa chaîne va se rompre, le Vorace bondira ▲ Guerre, au seul souvenir des maux que tu déchaînes, fermente au fond des cœurs le vieux levain des haines ; dans le limon laissé par tes flots ravageurs des germes sont semés de rancune et de rage et le vaincu n’a plus, dévorant son outrage, qu’un désir, qu’un espoir: enfanter des vengeurs.
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Rêve Céruléen ft Varri ▲ Terminé - Jeu 10 Aoû - 21:51
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PACTE : 04/01/2017


OSSATURE : 37 ans
CONTRAT : Kiffe se soumettre à un certain mâle alpha et a du mal à l'admettre. A le palpitant qui déconne en sa présence. En couple donc, toujours fourrée dans les bras d'Irénée.
BESOGNE : Ancien officier de police. Morte aux yeux du monde dans l'asile dont elle s'est échappée.
FABLE : Elle a des doutes, surtout depuis qu'elle a perdu le bébé difforme qui grandissait en son sein. Celui qui a bien failli la rendre folle
ÉCHINE : Tout porte à croire qu'elle est la chair faible. Une humaine. Et pourtant, ses rêves ont toujours été peuplés de visions indéchiffrables à la symbolique poignante. Maintenant qu'elle est à Rome, elle rêve éveillée - sur le passé des gens. Elle est sorcière mais ignore encore tout de la vraisemblance de cette situation.
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Irénée N. Carissi & Varri Bjurman
Varri le sait - il pourrait refuser de céder. Après tout, ils sont dans une réserve étriquée, cernée par des produits d’entretien. Ils sont là, dans un hôpital presque vide – à fuir les pleurs d’un nourrisson. A s’esbigner des griffes acérées d’un loup gigantesque qui les traque sans relâche. Lars réclame des réponses et elle, exige son corps. Là, maintenant. Malgré l’endroit cocasse - la frayeur laissée comme une empreinte dans leur esprit hagard. Tu ne peux pas me refuser ça. Songe-t-elle avec une certaine satisfaction, sentant le corps musculeux répondre à ses tocades désinvoltes. Elle le surplombe avec lascivité, serre ses cuisses autour de son bassin tout en plongeant un regard impérieux dans le sien. Les larges paluches ne tardent pas à remonter le long de ses cuisses. L’homme aime à appuyer l’ardeur de ces retrouvailles, ce à quoi Blondie répond dans un gémissement d’impatience. Tais-toi, Lars. Il s’attaque aux boutons de sa chemise avec attention et précaution pour dévoiler ses seins à sa bouche gourmande. Varri se tend à son contact et le presse contre elle lorsqu’il se penche brusquement vers l’avant pour promener sa langue sur ses courbes. Elle se mord les lèvres pour ne pas gémir d’un plaisir qu’elle considère absurde. Elle aurait presque honte de se liquéfier d’envie – assez pour être à deux doigts de le supplier de la laisser faire. « Laisse-moi te… » Commence-t-elle à articuler dans une envie de profiter de son ascendance. Mais le mâle la prend de court et la retourne brusquement pour prendre place au dessus. Un grognement de frustration s’échappe de la bouche de Blondie. Tu veux pas la lâcher, ta place de dominant, c’est ça ? Elle darde ses prunelles avec défiance dans les calots de son vis-à-vis, le sent se raidir entre ses cuisses et ferme les yeux en sentant une vague d’excitation affluer en elle. Oh non. Ça ne peut pas être aussi simple. Elle tente de lui saisir les poignets, de se montrer farouche en dévoilant ses canines d’un air mutin. Prédateur. L’homme décrète que lui monter dessus est une récompense, ce à quoi elle lui répond d’un claquement de langue réprobateur, œillade plissée dans sa direction. « Tssss… C’est trop te demander de te laisser faire, c’est ça ? » Barbare arriéré. Persifle-t-elle dans sa tête dans une provocation sulfureuse plus qu’insultante avant qu’il ne la fasse glapir dans un coup de reins visant à la clouer au sol. A asseoir sa foutue domination sur elle. Varri soupire longuement, cherche à se cambrer sous les lèvres du Kvène. Il taquine sa clavicule, jubile de son effet sur elle et en profite même pour mettre des conditions à sa coopération. La révolte anime brièvement les prunelles de la belle. « Salaud. » Répondre à tes questions pour espérer te chevaucher ? ça c’est particulièrement fourbe, Lars Hjelm. Sa vindicte s’étiole à mesure qu’il dévale le long de son ventre. Elle remue légèrement, balancée entre refus d’obtempérer et l’effervescence qu’il distille en elle. Il lui enlève son tanga en un rien de temps, lui arrache quelques frissons irrépressibles en lui chatouillant l’intérieur de la cuisse avec sa langue. Paupières closes, Varri se cambre légèrement – peinant à faire la part des choses entre la question posée et les sensations ressenties. Le chef oscille brièvement à la négation. Non, elle ne voulait pas finir ici. Qui le voudrait ? C’est particulièrement tordu, même pour une nana comme elle qui a des difficultés à assumer. A sa seconde question, elle essaie vaguement de fermer ses cuisses avant d’abdiquer. Je te hais parce que c’est trop bon, Lars Hjelm. Elle acquiesce alors dans un soupir agacé, porte ses mains à sa tête et creuse son ventre. Tu te sens puissant, là ? Jeu douloureux. Et voilà qu’il lui demande si elle a déjà pensé à lui de cette manière – et la question pertinente la fait tressaillir de vérité. Elle ne s’en rappelle pas. Elle n’y a jamais vraiment pensé avant. C’est un peu nébuleux, même pour elle. « Tu veux savoir si je me suis déjà touchée en pensant à toi ? » Qu’elle le questionne en tentant de se redresser sur ses coudes pour le regarder. ça te ferait trop plaisir. « Je sais pas. » L’échine se renverse contre le sol. La voix trahit son émoi. La dernière question est carrément intrusive, soulève en elle un nouveau ressac de riposte mais il n’attend pas qu’elle réagisse. Il la lèche et la fait frémir d’une nouvelle ondée inexplicable. D’une pression sensible dans les tréfonds de son ventre. Il cesse. Elle inspire profondément, accompagnant son geste jusqu’à ce qu’il revienne contre elle pour l’embrasser. Elle le sait sur le fil du rasoir. Fiévreux. Enivré. Il soupire son prénom et libère son sexe tout contre son intimité. Elle vacille et ferme les paupières, réceptive à sa fragrance hypnotique, à sa proximité entêtante – songe aux conditions qu’elle a respectées et que lui, oublie sciemment. Il se glisse en elle et elle se cambre dans le mouvement, resserre ses cuisses dans un étau passionné tout en agrippant ses épaules. Elle se mord férocement les lèvres, étouffe un glapissement de plaisir avant de deviner ses préoccupations. Il reste un peu en elle avant de se mouvoir pour en sortir et l’interroge à contrecœur. Est-ce qu’elle veut passer dessus. Une risette canaille  lui donne l’air frivole. Elle fait chalouper une de ses jambes autour du mâle avant de l’inciter à se tourner d’une impulsion du bassin. Elle se penche sur lui, promène sa langue sur ses lèvres dans une caresse subtile – de bas en haut. Elle s’appuie sur lui d’une inflexion des hanches, compresse son membre tout en se mordant les lèvres avec avidité. Et elle le regarde avec intensité, souhaitant se voir révéler les ridules de satisfaction sur son visage. Découvrir chez lui les mêmes faiblesses que les siennes. « Et toi… Il t’est arrivé de penser à moi comme ça ? » Le timbre roule dans un murmure mielleux tandis qu’elle le chevauche d’abord lentement. Prend le temps de savourer la raideur dont il l’honore. La blonde ondule, libère ses mains du poitrail masculin pour le laisser profiter de la vue. Du nombril dansant sous ses yeux, de ses seins frémissant rebondissant légèrement à chacun de ses mouvements et de sa chevelure cascadant sur ses épaules. Elle accélère la cadence, attentive aux frémissements de bassin de l’homme qui en demande plus – elle voudrait le faire capituler. Le faire implorer. Elle se renverse sur lui pour lui mordre le derme, goûte à sa sueur dans un plaisir sauvage. Se retire pour mieux reprendre. Le faire trembler d’un air de conquête. L’embrasse à nouveau pour respirer contre ses lèvres en murmurant tout près. « Je veux bien crever si c’est dans tes bras. »  


Codage par Emi Burton

☾ ☾ ☾ ☾ ☾
BRUTALE.
L'âme susurre et le cœur se noie. Dans les abîmes d'une rage folle  - créature famélique et vorace qui fouille les entrailles à la recherche d'une raison. Une seule suffit pour qu'elle exulte. Fanfaronne et se digère. N'en reste alors plus que les cendres. Celles de son monde dévasté.(c)lazare.
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