Rêve Céruléen ft Varri ▲ Terminé

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Rêve Céruléen ft Varri ▲ Terminé - Ven 11 Aoû - 1:15
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lycans
lycans


EFFIGIE : Jason Momoa
BAFOUILLES : 8440
PACTE : 06/06/2017


OSSATURE : 38 ans
CONTRAT : C'est compliqué / Varribataire - c'est comme être en couple sauf qu'on se l'avoue pas / Polygamie non assumée avec les vins et les spiritueux de la supérette discount du coin
BESOGNE : Sentinelle, chimiste et auto-capitaine pour le compte de la Nostro Regno
ÉCHINE : Suprématie anéantie - Lupin
PRESTIGE : Sens accrus - Plus agile, plus fort, plus rapide que le commun des mortels, mais pas que le commun des surnaturels - Régénération - Rage, impulsivité, agressivité CHECK - Capacité à péter les plombs en un temps record, CHECK - Instincts primaires enclenchés CHECK - Titiller l'bestiaux : NON CONSEILLE
GANG : Nostro Regno
CREDIT : Sign code by Solosland © Gifs by Varri <3 & QCEENMERAS
Rêve Céruléen
Varri & Irénée
Ca aurait été trop beau que tu restes à ta place. Je résiste un peu, quand même. Grogne et râle en faisant rouler les muscles de mes épaules comme un gros félin près à bondir. C’est un rêve. Laisse la faire. Elle a répondu à toutes tes questions. Tu n’as aucune raison de tricher si ce n’est parce qu’elle ébranle ta fierté de mâle alpha. Je me laisse plaquer au sol. Trouve la situation furtivement ridicule, parce qu’elle fait la moitié de mon poids et que, tous les paris du monde ne m’enlèveraient pas la possibilité physique de n’en faire qu’à ma tête. Elle va penser que je n’assure pas me dis-je dans un élan de révolte. Je me redresse quand elle passe sa langue sur mes lèvres, me faisant entrouvrir la bouche. Je la vois flou tant elle est proche. Sens son bassin caresser mon bas ventre ; d’une caresse intime qui m’empêche de me battre pour la place du dominant. Ce n’est que partie remise. Je soupire. Tente de pencher la tronche de côté pour avoir, au moins, accès au spectacle de nos ébats. Je veux te voir t’empaler sur moi. Elle se cambre. Appuie ses mains sur mes pectoraux. Je me recouche convenablement. Et d’un geste lent, expert et horriblement excitant, elle m’avale entièrement. A chaque millimètre qu’elle prend en elle mon visage se crispe d’un plaisir réel. Vraiment réel. Je l’éprouve jusque dans mes tripes. Partout dans mon corps. Je ferme les yeux. Empoigne sa croupe pour la presser plus fort encore contre moi. Et j’ai véritablement du mal à revenir à moi pour écouter sa foutue question. Je n’avais pas l’impression d’être aussi chiant quand je t’ai posé les miennes, de questions. Mais ce n’était pas pareil parce que les préliminaires sont toujours moins intenses. Tu es fourbe Varri Bjurman.

Elle remonte d’une lenteur calculée. M’arrache une injure quand je serre ses fesses pour qu’elle s’arrête un instant. – Non, craché-je vite, le souffle court. Je relâche légèrement la pression. Me rappelle que je suis censé avoir rêvé d’elle ; ne pas avoir beaucoup hésité à lui sauter dessus, littéralement, dans cette salle de bains luxueuse. – Enfin si, enchaîné-je hébété. Après t’avoir eu une première fois… Avant j’ai du rapidement te fantasmer peut-être. Comme on fantasme sur une jolie fille qu’on croise dans la rue. Ensuite la haine… L’attirance. Tout ça s’est mélangé. Cela dit je n’ai pas le souvenir d’avoir penser à toi pour m’aider à bander.J’en sais rien putain ! J’en sais rien. Lâche-moi. Me renvoie pas mes interrogations emmerdantes. Elle se redresse, s’affaisse. Se redresse, s’affaisse… Fatale. Dans une série de va et vient de plus en plus énergique. Profonde. M’offre le spectacle de ses courbes en mouvement. Lascive. Elle dégage une odeur de mûre sauvage encore plus entêtante. Elle emplie l’espace en un temps record. Saupoudré d’une flagrance de stupre qui me rend dingue. Je dois me mordre violemment l’intérieur des joues pour ne pas réclamer. La réclamer encore et encore. Plus vite. Plus fort. Ne pas lui dire que je me damnerais juste pour l’avoir. La posséder. Me repaître du rebond de ses seins et de ses cheveux qui dansent et d’elle toute entière. Profiter de ses cris. Les apprendre tous. Les découvrir tous. Ma pogne se déplace sur ses flancs lorsque sa langue se fait avide. Et je gémis contre ses lèvres dès qu’elle m’attise. Me maudis que ça puisse marcher aussi facilement. Qu’elle puisse me mener grâce à son entrejambe – certes confortable et chaleureuse, mais quand même. J’ai un oublie de dignité. Je ne suis que faiblesse.

Je tente de me redresser. Elle proteste. Je lui mords l’épaule. Probablement plus fort que ce que je ne l’aurais voulu. Dans un endroit qui ressemblerait moins à un cauchemar elle aurait eu une marque, le lendemain. Je bloque ses hanches. Les maintiens fermement dans une cambrure qui me va pour m’activer sous elle, à défaut de pouvoir le faire sur elle. Mêle à mes coups de reins, de plus en plus puissants, une part de pouvoir non négligeable. Je la sens pulser autour de moi, proche de l’orgasme. Capitule dans un instant de grâce et lui rend sa liberté. Proteste cependant. Agrippe sein et cheveux pour lui arracher un baiser sauvage. Assoiffé. Comme si ma vie en dépendait. – T’arrête pas, t’arrêtes plus, m’exclamé-je la voix brisée, rauque, gutturale. – T’arrête pas jusqu’à que tu crèves. Jusqu’à me crever. Ses cuisses se pressent autour de moi. J’aimerais me relever mais je ne peux pas. Même esquisser le geste me semble improbable tant mes muscles sont contractés. En bout de course. Au seuil de la jouissance. Elle m’hypnotise à se mouvoir. A me surplomber. A balancer sa tête dans tous les sens. A arriver à faire briller sa tignasse dorée dans le projo dégueulasse de la réserve. Elle m’énerve à arriver à être belle dans une position qui me révulse d’ordinaire. A me bouffer ma volonté ; mon poing d’honneur à dominer chacun de mes rapports. C’est parce que c’est un rêve, me consolé-je en me sentant venir. L’orgasme me terrasse dans un spasme brutal. Mon bras se plaque dans le dos de Varri ; la ramène lourdement contre mon torse. Mon visage s’enfoui dans son cou, ses cheveux, son épaule pour étouffer le grondement de délivrance qui remonte de ma gorge. Je frissonne. Des pieds à la tête. Me détends. Petit à petit. – C’était bon, soupiré-je dans un hoquet nerveux. - Tu penseras à moi maintenant, affirmé-je dans une certaine fierté-groggy, tu penseras à moi la prochaine fois que tu te toucheras. Ca te tiendra plus chaud que tes principes. Je la garde contre moi. Un peu. Pour qu’elle me garde en elle. Un peu. La relâche un peu vite. Un peu maladroitement - comme si elle avait la peste ou une connerie du genre – sans pour autant lui intimer de dégager, vite.

Je ferme les yeux à m’en faire plisser le front. Pose une main sur mon cœur. Affolé. Inspire profondément les parfums qui nous entourent. M’y vautre dedans. Est-ce que je peux dormir dans ce rêve ? Je m’humecte les lèvres, comme pour récupérer son goût. Et maintenant ? Tu n’as ni clope, ni bière… Est-ce que tu vas survivre à l’après sexe Lars ? Je tente de chasser cette idée de ma tête. T’es coincé, de toute manière. J’arque un sourcil. Reprend finalement conscience de l’espace. Doucement. Dans les couleurs vives et résonnantes de l’adrénaline. Je penche mon visage vers Varri. La regarde. La contemple dans une soif du détail presque artistique. – C’est le moment où je pars. Normalement. Pour rien gâcher. Là… Je suis un peu paumé.C’est le moment où les filles normales attendent qu’on les prenne dans nos bras, j’imagine ?, demandé-je, emprunt d’une curiosité certainement très naïve mais pas dénuée de sincérité. Parce que je te jure que je ne sais pas, en vrai.Mais tu n’es pas une fille normale. N’est-ce pas, Amour ? Toi après le sexe tu te contentes de prendre tes distances, tout en étant belle et… J’inspire profondément. – Et en sentant bon. Fuck. Comment tu fais pour arriver à sentir bon ? Je me détourne dans un sourire. Roule des mirettes jusqu’au plafond. Il faudrait que je remonte mon pantalon… Que je remonte mon pantalon et que je ferme ma gueule le temps qu’il nous reste de calme.



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“Wait I rise, Lordy Mama”
Sa chaîne va se rompre, le Vorace bondira ▲ Guerre, au seul souvenir des maux que tu déchaînes, fermente au fond des cœurs le vieux levain des haines ; dans le limon laissé par tes flots ravageurs des germes sont semés de rancune et de rage et le vaincu n’a plus, dévorant son outrage, qu’un désir, qu’un espoir: enfanter des vengeurs.
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Rêve Céruléen ft Varri ▲ Terminé - Ven 11 Aoû - 7:44
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sorciers
sorciers


EFFIGIE : Charlize Theron
BAFOUILLES : 9208
PACTE : 04/01/2017


OSSATURE : 37 ans
CONTRAT : Kiffe se soumettre à un certain mâle alpha et a du mal à l'admettre. A le palpitant qui déconne en sa présence. En couple donc, toujours fourrée dans les bras d'Irénée.
BESOGNE : Ancien officier de police. Morte aux yeux du monde dans l'asile dont elle s'est échappée.
FABLE : Elle a des doutes, surtout depuis qu'elle a perdu le bébé difforme qui grandissait en son sein. Celui qui a bien failli la rendre folle
ÉCHINE : Tout porte à croire qu'elle est la chair faible. Une humaine. Et pourtant, ses rêves ont toujours été peuplés de visions indéchiffrables à la symbolique poignante. Maintenant qu'elle est à Rome, elle rêve éveillée - sur le passé des gens. Elle est sorcière mais ignore encore tout de la vraisemblance de cette situation.
PRESTIGE : Clairvoyance empathique. Varri peut vivre les souvenirs des autres.
CREDIT : Cya


Into my skin
Irénée N. Carissi & Varri Bjurman
Evidemment qu’il proteste. Ils le font presque tous, pour la forme – les hommes qui peinent à laisser la femme diriger que ce soit dans la vie quotidienne ou dans l’intimité. Mais dans le fond, Lars aime ça. Varri le voit dans ses agates fiévreuses – il goûte au plaisir qu’il y a de ne pas trop savoir à quoi s’attendre. De s’en remettre à la sensibilité de l’autre et de la voir vraiment. Il l’interrompt d’un nouvel élan indompté et Blondie saborde sa tentative de se redresser en le plaquant au sol – en récolte un coup de canines sur l’arrondi de l’épaule qui la fait frémir de la tête aux pieds. Lui arrache une œillade fiévreuse. Laisse-toi faire. Qu’elle a beau lui intimer sans ouvrir la bouche mais le mâle prend le dessus, lui étreint les hanches pour mieux se mouvoir sous elle et imposer son rythme. ça, c’est déloyal. Le va-et-vient se couple à la sensation intime d’un fourmillement de plaisir dans son ventre. Elle s’appuie contre ses abdominaux, gémit – voudrait le pincer, car son pouvoir l’échaude. La fait mouiller à n’en plus pouvoir. C’est pas juste. Parce que c’est à elle de l’achever. Il semble avoir entendu sa muette supplique parce qu’il finit par lui redonner les rênes de leurs ébats, non sans la gratifier d’une étreinte sauvage et passionnée, la suppliant de ne plus s’arrêter. Son timbre éraillé la rend dingue et elle se fend d’un sourire satisfait tout en le chevauchant avec plus d’intensité. De langueur torride. Elle le sent étroitement, se durcir toujours plus, à la frontière d’une jouissance explosive. Et s’applique à l’y faire venir, gémissant de plus belle – incapable de museler la vague de plaisir qui la submerge. Kaboom. Un sursaut de chaleur l’irradie, la fait trembler. Elle se contracte autour de lui et le sent venir en elle. Moult sensations galopent dans sa carne. Elle est essoufflée. Se sent au bout de sa vie. Délicieusement éreintée par cette chevauchée là. Il la ramène contre lui, vient nicher son museau dans son cou pour mieux renâcler son plaisir et elle sent ses muscles se dénouer dans relâchement libérateur. Et il lui cause – lui affirme que c’était bon. Que l’évidence même fait qu’elle pensera à lui maintenant lors de ses nuits solitaires. Minois proche du sien, elle le regarde. Sent les perles de sueur entre ses seins ce qui la fait frémir à l’air ambiant. « Ce serait aussi bon en vrai, tu sais. » Qu’elle lui murmure, un peu honteuse d’avoir en elle cette envie de le convaincre. De vouloir récidiver ce que le rêve leur a mis en tête. C’est qu’elle en aurait presque oublié toute la merde qui les a conduit là. C’est qu’elle en aurait presque oublié sa paillasse froide qui l’attend. Ses murs dénués de tout. L’araignée tissant sa toile comme seul foutu animal de compagnie. Léger flottement tandis qu’ils restent emboîtés le temps que le Kvène s’en lasse. Elle choppe la nuance de trouble dans son regard, pressent que l’un comme l’autre ne sont pas très habitués à l’après. Surtout ici, dans une réserve irradiée par la lumière artificielle – forcés d’attendre qu’une idée de génie ne leur vienne pour fuir leur adversaire commun. C’est elle qui a instigué ça, c’est donc à elle d’en finir. Elle se renverse sur le côté, le libère de son poids pour s’étendre sur le dos et remuer ses orteils endoloris par la posture gardée plus d’une dizaine de minutes. Je me suis pas réveillée. Elle joue le constat dans sa tête, se demande quelle frustration ça aurait été pour elle qu’une telle effervescence ait pu la ramener à la réalité. Pourquoi se sent-elle liée à lui ? Maintenant. Dans un désir vorace. C’est le mystère qui l’interroge. Tandis qu’elle fixe le plafond, préoccupée par son souffle qu’elle est occupée à reprendre – elle sent les orbes du mâle couler dans sa direction. Il l’observe et la blonde met quelques secondes avant d’obliquer ses yeux dans les siens, l’interrogeant avec perplexité. Il lui dit que d’habitude, il s’enfuit à ce moment là. Elle, arque un sourcil entre circonspection et amusement singulier. Elle aussi, ne reste jamais. Du moins, rares sont ceux qui peuvent se targuer de la voir passer la nuit dans leur pieu. Il cause de filles normales – celles qui aiment probablement qu’on les prenne dans les bras. Tourne ça en question attendrissante, comme si Varri pouvait lui en dire davantage sur ce que veulent les femmes. Elle laisse échapper un petit rire. Pas moqueur, juste franc. On est coincés là toi et moi mais je ne pense pas être la mieux placée pour te faire une leçon de courtoisie en amour. Il lui livre une hypothèse assez juste sur elle – chose qui la dérange, dans le fond. Parce qu’en vrai, ils ne se connaissent pas. Pas tant que ça. Varri se concentre sur les boutons de sa chemise qu’elle s’applique à refermer un à un, écoutant Lars admirer sa propension à sentir bon après le sexe. Il sourit et c’est contagieux. Elle s’en amuse. « C’est un rêve. Peut-être que je décide malgré moi d’être belle en toutes circonstances. » Qu’elle lui lâche d’une mine faussement prétentieuse. C'est plaisant de goûter à l'auto-dérision. Elle soulève ses cheveux dans une gestuelle sur jouée avant de se pencher vers l’avant pour récupérer son sous-vêtement, risette au coin des lèvres. « Les filles normales aiment probablement se sentir importantes, pas seulement pour le sexe. » Lui répond-t-elle quant à sa précédente interrogation. Le souvenir de ses coups d’un soir lui revient brièvement en tête. Tous les mâles ne sont pas friands des vas et vient de taulard. Elle a cru, un jour, pouvoir se trouver quelqu’un pour de vrai. Avec qui partager et faire sa vie. Mais a préféré se marier à son boulot. Alors…
Varri enfile son tanga dans un claquement accompli avant de se redresser sur un bras pour promener son regard sur le Kvène étendu à ses côtés. Il est beau. A la fois farouche et attendrissant dans sa manière d’appréhender les choses. Leur relation. « Tu n’es jamais tombé amoureux ? Tu t’es jamais dit « Wow, cette fille, je la veux rien que pour moi. Pour la vie. » ? » Blondie imagine que ça motive aux élans de tendresse, ce genre de réflexions. Creuse furtivement dans sa mémoire pour y déterrer les mirages d’un attachement pareil. « Je ne vais pas t’en vouloir d’être un handicapé sentimental, Lars Hjelm. » Non. Parce que les handicapés sentimentaux se reconnaissent entre eux.

Elle s’assied en tailleur, regarde tout autour d’eux – prend conscience de l’insalubrité de l’endroit. « Alors, c’est quoi cette formule ? Ces espèces de runes mystérieuses ? Où as-tu appris à faire ça ? » T’es un chaman, c’est ça ? Doté d’un pouvoir immense. Elle s’humecte les lèvres, se dit que ça serait bien de se blottir contre lui et d’attendre. Rejette cette pensée d’une légère négation du chef. « C’est pas des conneries, tout le mysticisme qui entoure notre culture. » Sa mère en était la preuve même.        


Codage par Emi Burton

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BRUTALE.
L'âme susurre et le cœur se noie. Dans les abîmes d'une rage folle  - créature famélique et vorace qui fouille les entrailles à la recherche d'une raison. Une seule suffit pour qu'elle exulte. Fanfaronne et se digère. N'en reste alors plus que les cendres. Celles de son monde dévasté.(c)lazare.
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Rêve Céruléen ft Varri ▲ Terminé - Ven 11 Aoû - 18:39
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lycans
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OSSATURE : 38 ans
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ÉCHINE : Suprématie anéantie - Lupin
PRESTIGE : Sens accrus - Plus agile, plus fort, plus rapide que le commun des mortels, mais pas que le commun des surnaturels - Régénération - Rage, impulsivité, agressivité CHECK - Capacité à péter les plombs en un temps record, CHECK - Instincts primaires enclenchés CHECK - Titiller l'bestiaux : NON CONSEILLE
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Rêve Céruléen
Varri & Irénée
Je dois m’asseoir pour récupérer les bords de mon pantalon. Il a glissé jusque sous mes genoux dans notre bataille des corps. Pour repartir en arrière. Me recoucher. Inconfortable. Me dandiner. Me rhabiller quand la réflexion de Varri me fait tressaillir. Je me retourne presque entièrement vers elle. Brusquement, m’attendant, bêtement, à ne voir qu’un ersatz d’elle, qu’un souvenir, qu’une projection de son rêve. Quelqu’un d’autre. De moins farouche. Parce que même après le sexe Varri est farouche. Elle l’est plus qu’avant le sexe. Elle est plus sur la défensive. Même si nous n’avons pas échangé ensemble de longues soirées en tête à tête à palabrer sur nos points de vue philosophiques et sur nos vies, j’ai la sensation étonnante de la connaître. Pas mieux que quiconque mais parfois mieux qu’elle. Pour le lien que j’ai crée – celui que j’avais pensé avoir refermé – et parce qu’on se ressemble plus que ce qu’on aimerait se l’avouer, dans le fond. Tu prends le compliment ? Sérieusement ? Avec humour ? Tu ne fais pas semblant de ne pas l’avoir entendu ? Tu ne m’envoies pas chier ?... Si tu savais, Varri, que la première fois que je t’ai dis que tu étais belle tu as fait comme si je ne disais rien. Comme si tu en avais assez d’entendre toujours le même refrain. Comme si on te le disait trop souvent, que ça t’étais dû. Tellement dû que tu n’avais même pas besoin de l’écouter. Ca t’as fait paraître plus arrogante que toutes les minauderies faussement prétentieuse du monde.Tu sais bien que non, sortis-je dans un étonnement certain, sans trouver la force d’y mettre un trait d’humour qui pourrait semer le doute. Parce qu’il n’y en a aucun à semer. Parce que c’est la vérité. Ce n’est ni coulant, ni hypocrite, ni mielleux. Elle est belle et elle sent bon.

Elle récupère son tanga dans un geste souple. M’apprend qu’elle n’en sait visiblement pas plus sur la bienséance après le coït. Mais qu’il n’y a pas que ça d’important pour une femme. Me surprend de sa question bien trop personnelle avant que je ne saisisse qu’elle est posée pour étayer un propos plus que par curiosité malsaine. Intrusive. Je hoche la tête par la positive. Hausse une épaule dans une hésitation étrange. J’ai aimé Eija mais ne l’ait jamais prise dans mes bras. Jamais spontanément. Jamais, après avoir couché avec elle. Jamais je ne me suis tourné pour l’enlacer comme, je suppose, beaucoup de couple le font. Jamais je n’ai eu la sensation que, si je ne l’étreignais pas, j’allais en crever. J’allais suffoquer. J’allais le regretter. Que ma peau allait fondre sans son contact. Jamais ça ne m’a fait mal. Genre vraiment mal. En dedans. D’une douleur brûlante et glaciale. Jamais. Jamais ça ne m’a paru vital. Jamais je ne me suis senti incomplet sans elle à mes côtés. Jamais elle ne m’a ébloui ; à l’aube d’un été ou d’un hiver. Dans un vaisseau de lumière qui l’aurait rendu irréelle. Qui aurait rendu son corps irrésistible au point que j’en aurais eu besoin. Besoin de le toucher et de le serrer fort contre moi, sans la récompense du sexe. Parfois elle me l’a demandé. Alors parfois je l’ai fais. En de rares occasions seulement. Si rares qu’il me serait possible de les compter. Et chaque fois je le savais. Je le savais parce qu’elle me fixer longuement. Fumer ma clope ou boire mon café – j’étais plutôt café à l’époque. Comme si elle attendait le bon moment pour me supplier de sa douce voix. Comme si le bon moment existait et, même si je me suis toujours persuadé du contraire, je pense que pour les accolades il en existe finalement un. Parce qu’il suffit d’une bière et d’une clope pour qu’il soit trop tard. Pour que tout parte à la dérive.

J’inspire profondément. Me dégage de ces idées, la remercie en silence d’être chiante mais conciliante avec les autres handicapés sentimentaux. Et décoche une œillade sceptique vers la porte. – Tu veux dire la culture Kvène, corrigé-je en me hissant sur les coudes. Perd mon sérieux la seconde d’après dans un hoquet mi-joueur, mi-désolé. – Nos cultures, oui. J’imagine cependant que nous n’avons pas les mêmes spécialités. Je donne un coup de menton vers les runes. – Ce n’est pas grand-chose, ça. C’est un cercle avec des lettres. Un simple sort de protection comme toutes les religions et les peuples en ont. Faut apprendre son texte et… Je tends mon flanc vers elle. – Avoir une source d’hémoglobine à proximité. Tout le monde peut le faire. Court silence.Enfin presque tout le monde. Y a aussi une histoire de fluide, de prédisposition ; des conneries héréditaires mais, ta mère était noaidi alors ça doit être des trucs que t’es capable de reproduire. Mes doigts pianotent sur le lino en un rythme régulier. Ma langue claque sur mon palais. – Dans le Norrland, pendant 10 ans, dis-je comme une évidence. – C’est là que j’ai appris. Une école terrible le froid du Norrland. Puis il faut chasser dans le Norrland, pour pouvoir bouffer dans le Norrland. Puis tu te pèles le cul  d’Août à Juin dans le Norrland. Puis faut tenir dans le Norrland. Psychologiquement. Pendant 10 ans sans véritable conversation. Parce qu’il n’y a pas foule dans le Norrland. D’autant que tu peux rien t’acheter dans le Norrland parce qu’il s’en fout de tes thunes le Norrland. En redescendant sporadiquement en ville parce que le Norrland ne fournit pas en femmes… Tout ça pour ça, craché-je dans une rancœur amère, plus pour moi que pour elle. Parce que la référence est privée. Celle de ma pauvre mutation qui est en train de gâcher 15 ans de ma vie quand il n’a fallut qu’une minute à Anya pour pourrir mon existence. – Enfin. Peu importe, conclue-je dans une contraction de mâchoire. Tu m’étonne que je n’en veuille plus de cette chose, dans ce couloir. Cette chose immonde qui me tue.

Dépliant mes bras, je prends appuie sur l’un d’eux pour tendre l’autre vers Varri. Ma main louvoie sous sa chemise. Se plaque sur sa cicatrice. – Comment elle est arrivée là ? demandé-je dans une caresse que j’aurais voulu moins tendre. Mes prunelles se dérobent. Se baissent vers ce qui m’intéresse. – Si la culture Same te plait tant, pourquoi tu ne vas pas vivre avec eux ? Je dérive sur ses côtes. – Les Sames peuvent bien te pardonner de ne pas être restée dans la réserve quand tu n’étais pas en âge de prendre toi-même cette décision… Je veux dire à partir du moment où je suis assez fou pour coucher avec toi et aimer ça, tout est possible… Même si je te déteste, Amour. Aucun changement. Aucune variable. Je la rapproche légèrement de moi. Sors presqu’immédiatement ma paluche de sous son haut. – Embrasse moi, soufflé-je non sans une pointe de désir que je repousse en toussotant. Viens te mettre contre moi… Voir ce que je rate 99% du temps. Voir si c’est vraiment agréable. On a que ça à foutre de toute façon… Je lui souris. – Je sais ce que tu vas me dire Varri. Mon romantisme et ma spontanéité te font chavirer le cœur. Ouais. C’est incontestablement mes plus grandes qualités. Mais fais-moi plaisir, grogné-je en venant lui mordre l’angle de la mâchoire. Allez...




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OSSATURE : 37 ans
CONTRAT : Kiffe se soumettre à un certain mâle alpha et a du mal à l'admettre. A le palpitant qui déconne en sa présence. En couple donc, toujours fourrée dans les bras d'Irénée.
BESOGNE : Ancien officier de police. Morte aux yeux du monde dans l'asile dont elle s'est échappée.
FABLE : Elle a des doutes, surtout depuis qu'elle a perdu le bébé difforme qui grandissait en son sein. Celui qui a bien failli la rendre folle
ÉCHINE : Tout porte à croire qu'elle est la chair faible. Une humaine. Et pourtant, ses rêves ont toujours été peuplés de visions indéchiffrables à la symbolique poignante. Maintenant qu'elle est à Rome, elle rêve éveillée - sur le passé des gens. Elle est sorcière mais ignore encore tout de la vraisemblance de cette situation.
PRESTIGE : Clairvoyance empathique. Varri peut vivre les souvenirs des autres.
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Irénée N. Carissi & Varri Bjurman
D’aussi loin qu’elle se souvienne, Varri n’a jamais fait de distinction discriminatoire entre leur communauté respective. Les Kvènes ne sont pas tellement différents des Sames même si l’un comme l’autre soutiendrait le contraire. Par orgueil et par fierté. Vivre parmi les blancs lui a appris cela – la distance lui a permis de ne pas s’insinuer dans la brèche de facilité et les considérer comme étant ennemis. Elle a étudié leurs similitudes et leurs différences. Elle a appris à comprendre les enjeux et les motifs de leur révolte. Mais jamais elle n’a considéré les Kvènes avec condescendance, en accord avec les humeurs futiles des Sames. D’ailleurs, jamais ne sa mère ne l’a incité à le faire lorsqu’elle vivait avec elle. Lars se hâte de préciser – de rappeler la frontière qui les sépare. S’est-il déjà vraiment demandé s’ils ne vénéraient pas les mêmes dieux ? Ne s’est-il jamais dit que leurs communautés étaient nées du même bras chamanique ? Animiste. Varri déplore le manque de recul. Cet aveuglément qui s’est mu en haine au cours des générations. Elle a bien tenté de jouer les intermédiaires, d’apaiser les griefs de par une certaine neutralité, mais elle est née Same et ce n’est pas impartial. Malgré toute sa bonne volonté.
Les billes cristallines se perdent un instant sur les motifs inscrits sur la porte avec du sang. Lars lui explique que c’est un sort de protection comme il en existe dans chaque religion. Qu’il s’agit simplement de retranscrire les symboles avec de l’hémoglobine, d’articuler la formule et de prier pour être en capacité de le faire. Il lui parle de prédispositions – lui affirme qu’elle les a étant donné que sa mère était chamane. La mine assombrie par la réflexion, Blondie l’écoute attentivement, songeant aux rituels culturels de sa communauté. Le tambour, le joïk, les seidis – tout ce qui assied le mysticisme de leurs croyances. La magie, finalement. Elle existe bel et bien. Le Kvène et elle-même en sont peut-être la preuve vivante. Il a un pouvoir et elle aussi.
C’est un rêve Varri.
Le pragmatisme s’invite à nouveau pour lui rappeler qu’elle est dans un hôpital psychiatrique. Qu’elle a tué un homme et qu’elle ne s’en souvient pas. Alors comment croire ce qu’il se passe dans ce rêve même si ça lui parait intense et authentique ?
Le Kvène parle alors du Norrland, là où il a appris à développer ses facultés – semble-t-il. Une pointe d’amertume fait tressaillir la syntaxe. Il cause des dix ans qu’il a passé dans les montagnes comme s’il n’avait pas eu le choix. Comme si ça avait été vécu comme un exil. Le froid vigoureux, le dénuement de tout ce qui fait une civilisation, la solitude – ce n’est pas ainsi que Varri s’imaginer cette retraite. Et en ça, elle en ressent une certaine déception à l’entendre parler. Tout ça pour ça. Qu’il crache. Les yeux de la blonde s’agrandissent légèrement dans une interrogation muette. Tout ça pour quoi, Lars ? Qu’est ce que tu cherchais en allant là-bas ? N’as-tu pas fui la civilisation pour mieux te retrouver ? N’as-tu pas désiré être plein ? Entier ? Plus proche que jamais de cette nature que l’on commence à oublier ? De nos racines que l’on commence à dédaigner ? Lars coupe court au sujet, énervé par les réminiscences de ce qu’il considère manifestement comme un échec. Blondie baisse les yeux, tripotant machinalement les pans de sa chemise pour ne pas démontrer le trouble qui la tenaille. Elle fait courir sa langue sur ses lèvres dans une mûre réflexion avant que l’homme ne se penche dans sa direction pour passer ses doigts sur la cicatrice ornant le bas de son ventre, à la limite de l’élastique de son sous-vêtement. Varri tressaille distinctement, réfrène cette envie qu’elle a de repousser sa pogne. C’est qu’elle attire forcément l’œil, la cicatrice - courant sur vingt centimètres de sa peau. Lézarde blanche qui témoigne d’une incision précise datant d’un bon nombre d’années. Blondie accueille le lot de questions dans un silence mortifère. Lars veut des réponses, envoie valser la distance règlementaire instiguée pour se protéger l’un de l’autre. C’est intime et troublant. La main remonte, caresse. Varri contracte son ventre et soupire longuement.
Il veut aussi savoir pourquoi elle ne retourne pas chez les siens si tout ça lui manque tant – évoque un choix qu’elle n’a pas fait à l’époque où on l’a arraché à sa communauté. Suggère la compréhension des siens.
Elle se fend d’un sourire triste, mordant et spontané. Puis il abat la distance, libère sa panse de son contact pour mieux la rapprocher de lui. Lui demande de l’embrasser pour voir ce que ça fait. L’enquiert de se serrer contre lui pour voir ce qu’il loupe quand il refuse la chaleur d’un contact affectif avec ses partenaires. Il vient taquiner sa mâchoire de ses canines, ironise sur des traits de caractère qui ne collent pas au personnage.

Par quoi commencer ?

Varri pourrait faire le choix de se jeter corps et âme dans la dernière opportunité. L’embrasser. Le faire taire. Lui faire oublier ce qu’il veut tant savoir mais elle sait que ça ne serait que partie remise. Parce que la curiosité gratte toujours plus derrière la paroi de la suspicion. Et que comme il dit si bien, ils sont coincés ici tous les deux pour un temps qu’elle ignore.
Et si elle se réveillait ? Maintenant. Si elle le laissait là, sur sa faim. Il n’y a rien de courageux dans la fuite et elle ne se remettrait pas elle-même d’une telle bassesse.
Varri tend l’échine, le regard trouble. Se redresse pour mieux le regarder. S’entiche de sa sincérité. Du désir qu’il articule au travers d’une énième provocation. « Je ne peux pas y retourner, Lars. » Elle est à quelques centimètres de son visage, ses yeux plantés dans les siens pour y boire toutes les nuances de sa personne. « Je n’ai pas grandi là-bas. Je n’ai pas vécu ce qu’ils ont vécu. Je ne suis plus des leurs. » Les Sames. « Et finalement, je crois que je l’aime bien ce recul de blanche. Parce que ça me permet de voir des choses qu’eux, ne voient pas. Et je me sens utile. Utile, malgré mon incompétence. » Elle reprend sciemment ses dires, le ton néanmoins dénué d’amertume. Parce que c’est compliqué de changer les choses mais qu’elle est téméraire. Qu’elle s’est faite une promesse et qu’elle compte bien la tenir. Même si ça doit être infime et que ça doit prendre du temps. Ses efforts ne seront pas réduits à néant.
Il lui faut se faire violence pour daigner s’ouvrir à lui. Ça a la complexité d’une bataille où les points pour et contre s’affrontent. Elle n’a pas l’habitude d’exhumer ses escarres de la vie mais la complicité du moment lui donne envie d’essayer. Parce que dans le fond, ça lui fait du bien. De mettre des mots dessus, ça lui permet de se détacher. De devenir plus forte.
« On m’a fait une césarienne. » Articule-t-elle en biaisant son regard sur l’angle de la pièce – sur un point invisible qui ne lui ferait pas subir la pression du regard masculin. « C’en est la cicatrice. Il y a dix ans, je me trouvais dans cet hôpital. J’étais enceinte de huit mois. Et ils ont du me l’enlever car il était mort. » Il, pour ne pas dire la chose. Le monstre. L’enfant qu’elle a désiré garder avant de se rendre compte qu’il la rendait malade. Celui qu’elle a probablement tué de ses incertitudes et de son insidieuse vésanie. Varri déglutit difficilement en souvenir du traumatisme. Son instinct maternel défaillant lui saute de nouveau à la gueule dans une culpabilité qui a tout de l’effronterie.
Dans une inspiration, la blonde est secouée d’un frisson. Elle daigne enfin plonger ses yeux dans ceux du Kvène – trouvant le courage d’affronter ce qu’elle peut y lire. Jamais elle ne se serait crue capable de lui parler de ça. A lui.
Ça la fait sourire, finalement. De se rendre compte qu’elle aime leur proximité. Leur jeu. Mais une certaine gravité palpite dans ses prunelles à l’idée que s’il lui arrivait de retourner ça contre elle, un jour – elle serait capable de le tuer.
Varri repousse ses sombres pensées, détend les vertèbres pour venir embrasser les lèvres du mâle dans un frisson exquis. Elle voudrait que son baiser soit moins intense, plus détaché mais n’y parvient pas. Tant pis. Elle accole son front à son poitrail avec lenteur, comme un chat viendrait renifler le museau d’un comparse avec méfiance. Comme s’ils s’apprivoisaient en silence. Pourquoi je fais ce que tu me demandes ? Elle pivote avec langueur du chef et roule des épaules pour venir se couler contre lui. Hasarde sa pommette contre la mâchoire de Lars dans une caresse affectueuse – ignore l’alarme qui gueule dans sa tête, l’alertant de la frontière qu’elle abat. De tout ce qu’elle vient de lui céder de sa personne. « S’il te plait. Serre-moi fort parce que j’ai l’impression de tomber. » Elle se blottit contre lui, amène son râble à rejoindre le sol pour mieux s’y serrer, fluette. Ses jambes s’emmêlent aux siennes dans cette étreinte chaleureuse et elle ferme les yeux, se concentrant sur le pouls qui bat la cadence dans le thorax masculin. La rythmique apaisante qui lui donne envie de rester là sans rien dire. De s’écouter vivre.


Codage par Emi Burton


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BRUTALE.
L'âme susurre et le cœur se noie. Dans les abîmes d'une rage folle  - créature famélique et vorace qui fouille les entrailles à la recherche d'une raison. Une seule suffit pour qu'elle exulte. Fanfaronne et se digère. N'en reste alors plus que les cendres. Celles de son monde dévasté.(c)lazare.
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Rêve Céruléen ft Varri ▲ Terminé - Mar 15 Aoû - 0:19
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lycans
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EFFIGIE : Jason Momoa
BAFOUILLES : 8440
PACTE : 06/06/2017


OSSATURE : 38 ans
CONTRAT : C'est compliqué / Varribataire - c'est comme être en couple sauf qu'on se l'avoue pas / Polygamie non assumée avec les vins et les spiritueux de la supérette discount du coin
BESOGNE : Sentinelle, chimiste et auto-capitaine pour le compte de la Nostro Regno
ÉCHINE : Suprématie anéantie - Lupin
PRESTIGE : Sens accrus - Plus agile, plus fort, plus rapide que le commun des mortels, mais pas que le commun des surnaturels - Régénération - Rage, impulsivité, agressivité CHECK - Capacité à péter les plombs en un temps record, CHECK - Instincts primaires enclenchés CHECK - Titiller l'bestiaux : NON CONSEILLE
GANG : Nostro Regno
CREDIT : Sign code by Solosland © Gifs by Varri <3 & QCEENMERAS
Rêve Céruléen
Varri & Irénée
Je te rassure Varri, en 30 ans les Sames n’ont pas vécu de grandes histoires. Nous sommes si proche que je la vois flou. Que je ne vois clairement que ses lèvres qui bougent au rythme lent et assuré de ses mots. Que ses hautes pommettes se mouvoir. Ses fossettes se creuser. Mais tout le reste est flou.  Et je hoquette comme si elle venait de me gifler lorsqu’elle reprend ce que je lui ai dis plus tôt. Elle n’est pas mordante, pourtant je me vexe légèrement. Remue une épaule agacée dans un : - Tu sais bien que je ne le pensais pas, résolu. Forcément que je ne le pensais pas. J’avais juste très envie de te voir nue. J’ai balancé ça comme j’aurais balancé n’importe quoi, pourvu que ce soit un minimum blessant. L’essentiel c’était de te prouver que je te détestais et que j’étais assez détestable pour que tu tombes ton haut sans aimer ça. Sans m’apprécier davantage. Je ne sais pas si ça a marché, mais ce fut au moins assez marquant pour que tu ne l’oublies pas.Les Sames auraient certainement plus de choses à t’apprendre que les blancs, poursuivis-je en reportant mon attention sur elle. Même si tu n’y restes pas toute une vie mais juste quelques temps. Ne serais-ce que pour ton don ai-je envie d’ajouter. Je me mords la langue. Je ne suis pas censé être au courant. Quand bien même je le serais ça ne serait pas à moi de lui conseiller ce genre de choses. Vous n’êtes pas intime Lars. Vous vous parlez dans un rêve. Pas dans la réalité. Elle ne sait même pas où tu es dans la réalité. Elle doit toujours te penser quelque part en Suède, certainement pas à 20 minutes de son asile, dans la réalité. Varri n’est pas ton amie. Elle ne le sera jamais. C’est le contexte qui la rend aimable. Parce qu’il est assez improbable pour briser certaines de ses barrières. Dès qu’elle te reverra. Qu’elle comprendra. Elle ne réfléchira pas Lars. Elle regrettera tout ce qui c’est passé dans ce rêve. Toutes vos autres rencontres. Puis elle t’enverra en prison. Le plus vite possible. Parce que tu seras toujours un monstre pour elle, avec cette part obscure assez fascinante pour qu’elle t’ouvre ses cuisses mais pas assez pour qu’elle t’absous de tes pêchers. Elle ne t’aidera jamais, elle. Elle continuera de te juger. Tu es un tueur sanguinaire sans âme… Et quoi qu’il advienne, elle te détestera. Toujours. Toute sa vie ou toute la tienne. Sans avoir besoin que tu lui trouves des excuses. Que tu remettes en cause ses compétences. Alors récupère ton loup et barre toi de là. Vite.

Je baisse la tronche pour éviter qu’elle capte mon trouble passager. Lui qui n’arrive même pas à être balayer par la déclaration de Varri sur sa césarienne. Je tique pourtant. Ne comprends pas pourquoi elle me dit ça, finalement. Pourquoi elle ne m’envoie pas bouler. Pourquoi elle ne m’embrasse pas de suite, manière de me faire taire. Pourquoi elle se confie. Pourquoi elle fait tout ça si elle est persuadée que je suis vrai. Que je suis moi. Que j’ai une enveloppe charnelle, quelque part. Que je suis le bon Lars Hjelm. Me dis que c’est impossible. Qu’elle doit encore douter. Qu’elle oubliera à son réveil parce que je ne suis qu’un rêve et cette évidence me fait un peu de mal. Me fait un peu de bien. Je n’irais pas la voir à l’asile. Il faut que je trouve une solution à distance pour… Briser ça, me motivé-je en portant une main sur sa jambe pour la lui caresser. Doucement. Dans un geste qui se veut rassurant et que je me méprise de lui donner. Je relève les mirettes lorsque je sens son regard. Est-ce que ce gosse était voulu ? Est-ce que ça faisait longtemps que tu étais avec le père ? Il est où, d’ailleurs, le père ? C’est à cause de ça que vous vous êtes quitté ? Ou c’était un accident que tu as voulu assumer ? Seule. Je ravale chacune de ses questions. Les enterre pour ne jamais les lui poser. Je ne veux pas savoir. Ta vie ne m’intéresse pas. Tu ne m’intéresse pas. Et je m’en convaincrai.Je suis désolé, Varri, soufflé-je avec empathie. Parce que je te jure que je comprends. Même si je n’en donne pas l’impression. Même si le crime est facile s’il est justifié par un regain de vengeance… Même si me dire qu’Eija le méritait m’aide à dormir la nuit, noyé sous 3 litres de Whisky… Il y a d’autres choses, plus insidieuses qu’un loup enchaîné, qui me rongent. Le mieux c’est de ne jamais y penser. De faire comme si ça n’avait jamais existé.

Elle m’embrasse. Mon palpitant s’excite quelques secondes. Se calme alors qu’elle pose son front contre mon torse. Je repars en arrière. Lentement. Comme si je ne voulais pas l’effrayer. Tu t’en fous, Lars, de l’effrayer. La laisse se lover dans mes bras dans un frisson grisant. Mon nez s’enfouit dans ses cheveux de blés, en respire profondément les effluves. Mes paluches cherchent des bouts de peau pour s’y agripper. Et je la serre lorsqu’elle me le demande, dans un soupir d’aise. Le plus fort que je peux sans l’étouffer. Même si je ne suis pas sûr de pouvoir l’étouffer dans un rêve. Je m’enivre d’elle. M’enivre de cette simple accolade. Me maudis d’être si bien, là, juste à l’écouter vivre. Je ferme les yeux. La pulpe de mes doigts trace des sillons sur son derme. Je ne saisis pas de suite ce qu’il y a de bien à ça. Trouve l’instant agréable mais un peu ennuyant. Songe à passer ma main sous son tanga pour qu’il se passe quelque chose. Mais me rétracte. Nos cœurs battent en même temps. Dans une symbiose parfaite. Je gigote légèrement. La ramène plus encore contre moi, si c’est possible. Grogne en m’étirant ; en venant frôler sa tempe de mes lèvres. Il n’y a que nous et le silence. Et plus rien autour. Ni le loup. Ni les bruits de ses pas. Ni nos problèmes. Ni les doutes, ni la peur. Ou presque. Je dois rester longtemps, contre elle, pour que la peur, ne devienne trop présente. La peur d’aimer ça. Pas dans un futur proche, mais dans le présent. Je n’aimerais pas ça sur le long terme. J’aime ça maintenant, de t’avoir dans mes bras et lâcher prise. Je suis même persuadé que j’aimerais ça encore demain, et après demain… Que je ne me passerais pas de ce que tu me cèdes parce que ça me donne l’impression d’être vu. D’être sentis. D’exister dans un rêve comme je n’ai probablement jamais existé dans la réalité. D’être tangible. Pas pour mes actes, mes révolutions ou mes crimes. Mais dans une globalité terrifiante. D’être quelqu’un de simple, pour quelqu’un de simple. Sans apparat. Sans chose à se prouver. Sans rien d’autre que ce que je suis.

Je me recule. Brutalement. Comme si elle venait de me brûler. Je réprime à grands coups de claques mentales l’envie de fondre une nouvelle fois sur elle pour l’embrasser. Réprime mon envie de lui promettre que je viendrais la sortir de son asile dès qu’on se réveille, juste pour recommencer. Depuis le début. Avec le sexe.C’était bizarre, dis-je très vite en me relevant. Je ressemble à un gamin pris en faute. Arrange mon pantalon pour attirer l’attention sur autre chose que mon malaise. Que sur mon attendrissement accidentel – enfin accidentel, c’est bien toi qui lui a  demandé un câlin. Grimace vaguement. C’était bizarre mais… Pas désagréable, souhaité-je rajouter avant qu’une décharge faire tressaillir mes épaules. Je me tourne vers la porte. La tâche brunie de mes runes redevient doucement rougeâtre. – C’est fini, murmuré-je contrit. Cette pièce renferme notre flagrance. Dès qu’on va ouvrir la porte l’autre va se pointer de suite, même s’il traîne au rez-de-chaussée. – Je ne suis pas encore prêt à me faire bouffer volontairement, je t’avoue, Amour. Alors j’hésite. Quelques longues minutes. Cherche la bête avec un pouvoir étrangement usé et inefficace. Je suis en train de le perdre. Je vacille. Me décide à abaisser la poignée pour aller dans le couloir. Rien.Je ne sais pas où il est, articulé-je lorsqu’on se met en marche. Je ne sais même plus où il faut aller. Dehors on a dit. Dehors... Ah oui… C’est vrai. C’est avec appréhension qu’on emprunte les escaliers, que Varri ne met pas longtemps à retrouver – je suis bien trop occuper à tenter de deviner où l’autre se cache. Un étage. Deux… Trois.

J’attrape le bras de blondie. – Attend, demandé-je. Y a un truc bizarre. Je dois m’accrocher à la rampe pour ne pas m’écrouler. Une douleur puissante derrière mes yeux y éteint toutes les couleurs. Ne me laisse que dans un monde monochrome. – Attend, répété-je pour m’assurer que ma voix fonctionne. Que je suis encore là. Je ne suis pas en train de me réveiller. C’est autre chose. Je lâche la rampe. Me pince l’arête du nez. Tire Varri en direction d’une porte pour sortir de cette cage d’escaliers suffocante. Et c’est magique. Plus rien. Plus de douleur. Je capte pas comment elle put partir aussi rapidement. Ni même pourquoi elle est apparue. – Ca v… commencé-je en relevant les mirettes pour capter celle de Clochette… - Je… Ma bouche s’ouvre. Ne se referme pas. Je m’avance d’un pas. Nous ne sommes plus à l’hôpital. Nous sommes dans l’appartement italien de Varri… Nous sommes dans mon souvenir. Dans mon rêve. Dans ma tête…. Nous sommes là où tout a commencé. Tout y est. Le bordel. L’ambiance ermite. Les dossiers ouverts sur les tables et… Je me baisse. Coince un bout de tissu entre mon index et mon majeur. Le monte à hauteur de visage. Sa culotte déchirée, bordel de merde ! J’arque un sourcil. Sincèrement surpris… Pas parce que je me demande qui a pu être aussi sauvage… Mais bien parce que je sais qui l’a été. – J’ai rien fait, mentis-je.


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“Wait I rise, Lordy Mama”
Sa chaîne va se rompre, le Vorace bondira ▲ Guerre, au seul souvenir des maux que tu déchaînes, fermente au fond des cœurs le vieux levain des haines ; dans le limon laissé par tes flots ravageurs des germes sont semés de rancune et de rage et le vaincu n’a plus, dévorant son outrage, qu’un désir, qu’un espoir: enfanter des vengeurs.
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Rêve Céruléen ft Varri ▲ Terminé - Ven 18 Aoû - 22:58
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sorciers
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EFFIGIE : Charlize Theron
BAFOUILLES : 9208
PACTE : 04/01/2017


OSSATURE : 37 ans
CONTRAT : Kiffe se soumettre à un certain mâle alpha et a du mal à l'admettre. A le palpitant qui déconne en sa présence. En couple donc, toujours fourrée dans les bras d'Irénée.
BESOGNE : Ancien officier de police. Morte aux yeux du monde dans l'asile dont elle s'est échappée.
FABLE : Elle a des doutes, surtout depuis qu'elle a perdu le bébé difforme qui grandissait en son sein. Celui qui a bien failli la rendre folle
ÉCHINE : Tout porte à croire qu'elle est la chair faible. Une humaine. Et pourtant, ses rêves ont toujours été peuplés de visions indéchiffrables à la symbolique poignante. Maintenant qu'elle est à Rome, elle rêve éveillée - sur le passé des gens. Elle est sorcière mais ignore encore tout de la vraisemblance de cette situation.
PRESTIGE : Clairvoyance empathique. Varri peut vivre les souvenirs des autres.
CREDIT : Cya


Into my skin
Irénée N. Carissi & Varri Bjurman
Qu'est ce qu'il peut comprendre à tout ça, le Kvène ? Comment peut-il sincèrement compatir alors qu'il la hait et qu'il est tellement plus simple – pour l'un comme l'autre – de se confondre en mépris plutôt que de s'offrir au monde, écorché. Varri a beau se répéter que c'est une erreur de délier sa langue - même dans ce rêve - même si tout est confus. Elle se sait caresser intimement un vain espoir. Celui d'une présence. D'avoir quelqu'un sur qui elle peut compter. Pour une fois, elle veut abattre son mur de glace. Elle veut fendre sa carapace forgée après des années de survie téméraire dans l'endroit hostile qu'est le monde. Pour lui ? Pourquoi, lui ?

Elle voudrait comprendre mais se noie dans des sensations étranges. Dans le plaisir qu'elle a de se serrer contre lui. Et pour la première fois, elle ressent comme une appartenance. Irradiant de son corps, lui marquant la chair, comme douloureuse. Comme s'il la possédait. Vraiment. Et comme si cela pouvait l'enivrer de lui appartenir. En l'espace d'un instant, elle peut comprendre ce que cela fait de s'en remettre à lui. De lâcher prise sur le contrôle et sur sa vie. Lars Hjelm est le chef de sa communauté et les Kvènes croient en lui. Férocement C'est un meneur et elle se sent l'envie d'y goûter à cette loyauté. Juste pour voir, si c'est moins usant que de s'occuper de soi. Tandis qu'il la serre dans ses bras, les doigts masculins l'effleurent. La caressent. Elle ferme les yeux et hume son odeur – cette empreinte érotique qu'il se traîne d’après leurs ébats. Elle bouge un peu. Sa chevelure dorée en désordre vient à lui chatouiller le poitrail. Il la serre, encore et elle soupire longuement – se maudissant de lui offrir cette satisfaction – d'exprimer la plénitude qu'instigue en elle une telle étreinte. Une telle complicité. Parce qu'elle aime ça. Plus qu'elle ne l'aurait cru.
Sûrement est-ce un peu exacerbé par le rêve ? Sûrement que c'est parce que son esprit plie face à l'oppression anxiogène de sa prison et qu'il en faut peu pour réveiller sa passion. Les prétextes se multiplient dans sa caboche mais elle ne voudrait pas qu'il la lâche. Pour rien au monde.
Qu’elle la touche sa folie, la blonde. Qu’elle l’effleure.
Une décharge électrique semble brusquement ébranler la charpente musculeuse. Lars se recule, la relâche et se hâte de se remettre sur ses pieds dans un malaise palpable. Varri se redresse sur un bras et le regarde faire avec étonnement – cherche d'une œillade attentive les ridules réprobatrices marquant l'effigie masculine. ça ne t'a pas plu ? La question lui traverse l'esprit mais refuse de franchir ses lèvres serrées. Il lui dit que c'était bizarre et elle comprend que c'était plaisant. Trop plaisant peut-être. Ou juste trop pitoyable.

Une once de fierté outragée palpite dans les prunelles de la belle. Est-ce qu'elle devrait s'en vouloir de ne pas avoir mis fin à ce rapprochement avant lui ? Tu t'ramollis Varri. Songe-t-elle en fixant le sol, un peu engluée dans le bien-être qui s'est enfui à toutes jambes en même temps que la présence d'esprit du Kvène lui est revenu. Il lui dit tristement que c'est fini et Blondie lève les yeux pour suivre son regard. Les runes sur la porte faiblissent. Redeviennent de simples motifs creux qu'un enfant de cinq ans aurait pu barbouiller. Varri relâche doucement ses épaules, se garde tout de même de soupirer. Elle se doit de rassembler les quelques miettes de son ego qui ont volé en éclat. Les quelques bribes de témérité qui pourraient lui donner le courage de finir ce rêve. D’abattre les faiblesses dans un dernier sursaut de survie.

Elle se relève, plaquant ses paumes sur les plis de sa chemise pour l’arranger autour de ses hanches. Elle reste durant quelques secondes à fixer ses pieds avant d’acquiescer distraitement aux dires de son interlocuteur. Dans le fond, elle s’en cogne de la bête. Ça lui parait secondaire, toute cette lutte acharnée. Ce qui la taraude, c’est sa présence à lui. Et le pourquoi de cette obsession entêtante qui s’est imposée à son cerveau sans qu’elle ne la voit venir. Lars se concentre, cherche la bête dans l’établissement, met en branle le sens de l’orientation de la belle. Elle retrouve la cage d’escaliers qu’ils empruntent avec prudence. Commencent à descendre avant que le Kvène ne lui étreigne le bras dans l’alerte. Elle pivote vers lui en le dévisageant, essayant de comprendre ce qui cloche. « Tu le sens ? » La menace s’invite dans un frisson d’inquiétude. Maintenant qu’ils ont quitté leur cocon protecteur, ils sont plus vulnérables que jamais, et la blonde appréhende à nouveau une rencontre avec la bête. S’ils crevaient vraiment ? S’ils étaient voués à revivre cette traque, encore et encore. A mourir dans la tourmente d’un cauchemar qui se répète sans cesse. Lars l’entraîne vers la porte d’accès à l’étage et tout s’ébranle. Tout vacille. « ça change. » Murmure-t-elle en contemplant ce qui prend forme. Elle tourne sur elle-même et se mord sauvagement la lèvre inférieure. Une pièce familière s’ébauche, agrémentée d’un mobilier rudimentaire que jamais elle n’aurait pensé aimer revoir. Son appartement italien. L’hôpital froid et sordide de Kiruna disparaît pour la ramener à cet endroit où elle s’est vue dépérir. « C’est chez moi. En Italie. » Qu’elle articule, la stupeur laissant petit à petit place à la circonspection. Je n’y ai pas pensé pourtant. Il y a dix mille autre endroits où j’aimerais être plutôt qu’ici. En esquivant son mouvement, la belle croise la mine déconfite du Kvène, tenant un morceau de tissu dans sa pogne relevée. Bégayant son égarement. Surprise de reconnaître sa lingerie, la blonde lui prend des mains dans un geste sec. « Hé ! » Elle recule d’un pas, constate en balayant d’un regard le désordre qui règne dans le salon de son appartement. Tout ça lui rappelle quelque chose. Cette nuit là… Elle s’est réveillée à dix heures du matin, incapable de se souvenir ce qu’elle a fait dans la nuit – sa caboche la gratifiant d’un mal de tête carabiné. Les papelards froissés sont toujours égarés sur la table comme si elle avait passé ses nerfs dessus. « J’comprends pas. » Elle sent son estomac se tordre, relâche le tissu serré dans sa paume pour constater qu’il est déchiré. « J’veux pas être ici. Pas à ce moment là. A croire que le cauchemar est entier. » Il n’y a rien de réconfortant à retourner à un moment où l’on se sent plus bas que terre. Mais pourquoi cette culotte est-elle là ? Celle qu’elle portait avant de ne plus se souvenir de rien. De se réveiller lavée sans se rappeler être passée sous la douche, s’être changée. Elle se retourne à demi vers Lars, remarque un instrument à ses pieds. S’avance pour s’abaisser et le récupérer. Une paire de ciseaux, lame maculée de sang. La paire de ciseaux sur laquelle elle n’a plus mis la main après cette fameuse soirée. Sourcils froncés dans une réflexion mutique, la blondine se relève doucement et le serre brièvement dans sa paume dans un mouvement décomposé. « Comment ça, t’as rien fait ? » Répète-t-elle évasivement. Le museau se redresse légèrement en direction de la charpente masculine, plonge dans les billes émeraude tumultueuses d’un trouble palpable. « Ma mémoire me joue des tours. Ma mémoire me joue des putains de tours depuis que je suis à Rome. Et ce n’est pas qu’moi le problème. J’en suis sûre. » Elle cherche les indices. Vainement. Blondie passe la langue sur ses lèvres d’un air songeur, laisse tomber le bout de lingerie à ses pieds pour s’emparer de la pogne droite du mâle et glisser son index sur la marque profonde qui l’entaille. « Comment t’as fait ça, Lars ? » Qu’elle lui demande en soutenant son regard. Espérant saisir ne serait-ce qu’une trace de malaise. Elle bat des paupières et secoue du chef pour aiguiser sa réflexion. « Comment est-ce que tu sais que je suis dans un asile, à Rome ? Comment sais-tu tout ça ? Je ne t’ai rien dit. » Le pouls trahit une soudaine agitation – comme si certaines pièces du puzzle commençaient à s’agencer. « Où est ce que tu es ? Où est ce que tu dors là ? » Elle s’avance d’un pas et le confronte de sa frêle carrure, son buste touchant presque le sien. « Dis moi la vérité. » Parce que toi et moi, ça n’a aucun sens. Tu le sais bien. Elle lève sa main armée, vient lentement appliquer la lame contre la jugulaire de l’homme, l’obligeant à redresser le menton. « Pourquoi on est connecté ? Pourquoi tu as voulu me faire l’amour au début de ce rêve ? Comme si ça s’était déjà passé ? Pourquoi j’ai l’impression que ce n’était pas la première, dans la réserve ? Je me rappelle de tout, Lars. De tout avant que je n’arrive à Rome. » Dans les yeux de la belle, miroite une onde folle. Une émotion sincère de détresse.        


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Rêve Céruléen ft Varri ▲ Terminé - Sam 19 Aoû - 23:55
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Rêve Céruléen
Varri & Irénée
Elle me retire la culotte des paluches dans une exclamation réprobatrice qui m’arrache un sourire franc. Ne soit pas prude Varri, je viens juste de te voir nue. On n’est pas à ça près, me semble-t-il. Elle se recule. Inspecte ses dessous. Se perd dans ses pensées. Je fais un tour sur moi-même. Constate de l’état de l’appartement. Si je m’en fie à lui j’ai réussi à nous ramener juste avant que je n’en parte. Ou pas loin. Juste après qu’on ait couché ensemble en tout cas. Les papiers sur la table tout froissés en attestent. L’une des chaises est même renversée – je ne me souvenais pas de ce détail. Par chance nos doubles ne rejouent pas le remake de cette soirée. Pas comme ce bon inspecteur Hammarström qui a récité son texte avec une exactitude que j’aurais certainement déploré dans ce contexte là. Parce que ça aurait impliqué que tout ce que j’ai fait depuis n’a servi à rien. Que j’aurais pu nous épargner tout ça. Toutes ces prises de têtes et ces oublis dangereux. Que j’aurais dû la laissé avec ses certitudes ; la laisser venir m’arrêter pour les aveux que je lui avais fait. Et que son meurtre, et que l’asile, n’auraient été que des espèces de dommages collatéraux inutiles. Qu’elle aurait souffert pour savoir, quelques jours après seulement. Que toutes ces manigances fatigantes nous auraient épuisées pour un résultat catastrophique. Quelle idée, aussi, d’avoir voulu démanteler ce con de réseau de drogue laponne alors que tu n’étais pas de service ce soir là… Quelle idée d’avoir suivi cette fille dont tu ne connaissais rien. Quelle idée d’être entrée dans ce salon VIP. De m’avoir vu, de m’avoir provoqué, d’être resté, de m’avoir amené chez toi, de m’avoir plu et embrassé.J’imagine que tu ne voulais pas non plus être dans l’hôpital, tout à l’heure, murmuré-je en donnant un petit coup de pied dans le ciseau ensanglanté sur le sol. Avoue que tout ça serait beaucoup trop simple si on allait exactement où il nous plait d’aller. Si j’avais eu le choix là, maintenant, ce n’est pas vraiment le lieu que j’aurais choisi. Même si j’ai aimé y être. Ca m’aurait épargné bien des soucis.

Je relève le menton lorsque Blondie s’avance. Se baisse. Ramasse ce que je viens de bousculer de l’orteil. Me questionne dans une panique qui commence à monter. Dans un malaise presque palpable. Il plane là et tout est prêt à partir vau-l'eau sans que je ne puisse rien y faire. Je ne peux pas fuir. Je ne peux pas lui fournir d’explication. Il me reste toujours le suicide, mais je ne sais toujours pas s’il n’y aurait pas des répercussions dans le monde réel et je n’ai toujours pas envie de crever pour de vrai. – Je ne nous ai pas amené ici, dis-je très vite en haussant les épaules. Je n’ai donc rien fait à ce sujet. Comment tu aimes qu’on traite tes culottes dans le privé ne me regarde pas, après. Oui Lars. Fais dériver le sujet de conversation de l’appartement sur ses mœurs légères. Je suis sûr que ça va vachement lui plaire d’avoir à débattre sur ce qu’elle fait de ses culottes. Surtout lorsqu’elle ne se souvient pas de sa soirée. Surtout lorsqu’elle doit être persuadée d’avoir bu un verre blindé de GHB. Ses mirettes me percutent. Bouleversée. Emplies d’une incompréhension palpable qui me fait dodeliner de la tête dans une expression démunie. Je pourrais tout lui dire. Je pourrais lui expliquer. Lever toutes les zones d’ombres. Lever les barrières que lui a infligées son propre cerveau. Les drogues. Peut-être même un peu elle-même, dans un déni total de la vérité abjecte. Et puisqu’on est là je pourrais la pousser à nous amener dans son subconscient. Faire parler ses rêves avec ces images Freudiennes pour qu’elle puisse saisir et analyser ses propres métaphores. Pour que le sens de sa détention l’aide à tenir. Que son espoir de vengeance la maintienne à flot.

Je me détourne. Une seconde à peine. Elle me fait ouvrir la main. Voit une estafilade qui barre ma paume. Je fronce les sourcils. Muet mais imperturbable. J’aurais pu me faire ça n’importe comment. Je ne savais même pas qu’il me restait encore une marque. Je ne savais même pas que je m’étais taillé autant. Je suis bourré 90% de mon temps Varri. Cette balafre pourrait avoir un million de bonnes raisons d’être là aujourd’hui. Je ne lui répond pas. Elude ça d’un geste de main sec quand elle continue sur sa lancée me faisant soupirer, agacé. – Je le sais parce que tout se sait lorsqu’une enfant du pays se fait interner après avoir butée quelqu’un. Parce qu’on me l’a dit, très probablement. Parce que j’ai dû parler de toi à quelqu’un lorsque j’étais très très saoul et que ce détail m’a marqué. Parce que t’es partie de Suède pour une histoire de meurtre et que tout le monde sait où tu t’es rendue. Parce que ta vie n’est pas un secret … Parce qu’on est dans ta tête et que je l’ai senti. Prend la version qui te va le mieux. Elle s’avance. Un frisson me parcourt. – Je suis dans un salon. Et je dors par terre parce que je suis tombé du canapé, soufflé-je en la laissant me foutre la lame de son arme de fortune sous la gorge. Je relève la tête sinon la position n’est pas confortable. Roule des yeux. Possiblement un peu vexé qu’elle en arrive à cet extrême pour m’extorquer des réponses que j’aurais pu lui donner sans qu’elle ne me menace. Ou pas lui donner, d’ailleurs. Il n’empêche qu’elle a un sacré problème de communication. Je crois qu’elle me surpasse en maladresses discourtoises. – Arrête ! T’es en train de faire n’importe quoi là tu… Je claque ma langue sur mon palais. Fixe l’angle de la pièce juste pour ne pas avoir à me confronter à sa détresse. Je te hais parce que tu me donnes envie de te réconforter quand, toi, tu te contenterais de me laisser seul avec moi-même. -… Tu fais vraiment n’importe quoi.

Mes poings se serrent. Assez forts pour faire blanchir mes phalanges. Avant de se détendre. De relever les pans de la chemise de Blondie. De venir se poser délicatement sur ses hanches. Je me penche légèrement. Sens la pression du ciseau, toujours contre ma jugulaire. – Varri… Amour…, dis-je doucement, d’un timbre sincère et désolé. Je la lâche d’un côté. Viens caresser son avant bras tendu du bout de mes doigts. - Est-ce que tu as vraiment envie de me faire du mal ? Je me penche encore un peu.  – Je n’aime pas que tu tente de me faire parler comme ça, avoué-je en une moue contrite, surtout que ça ne fait pas parti des méthodes qui marchent le mieux sur moi. Mon front se pose sur le sien. Ma paume roule sur ses reins. L’approche de moi. La love contre moi. Mes doigts s’enroulent autour de son poignet pour ne pas qu’elle m’égorge de suite. – Un jour tu te souviendras de tout, assuré-je quelques octaves en dessous de mon timbre habituel, perdant mon regard sur sa bouche en contrebas. – Ta mémoire reviendra comme par magie. Un matin, un soir, une après-midi. Tu sauras pourquoi tu l’as perdu et pourquoi tu la retrouve si tard. Tu sauras qu’avant ce n’était simplement pas le bon moment. Le bout de mon nez frôle le sien. – Je ne sais pas… Je ne sais pas pourquoi on est connecté. Je ne sais pas vraiment comment c’est possible. Et si j’ai eu envie de te faire l’amour au début de mon rêve c’est parce que… La commissure de mes lèvres s’étire en un évident sourire. – Parce que je te hais mais que tu es complètement mon style Amour. Or je ne savais pas que c’était vraiment toi. Comprend, sinon, que je ne me serais pas permis de te sauter dessus. Je ne suis pas très civilisé mais j’ai toujours su me tenir, même si une fille me plaisait. Puis, j’te l’ai dit, j’ai pensé à toi, avant de m’endormir. Mes lèvres touchent à peine les siennes. – C’est si difficile à croire que c’était la première fois qu’on faisait l’amour, tout à l’heure ?, minaudé-je. C’est parce que c’était trop bon, Amour ? Parce que je t’ai fait ressentir ce qu’aucun autre ne t’as fait ressentir avant ? Dis-moi… Un frisson désireux secoue mes épaules. – Dis-moi que je t’ai laissé une marque indélébile sur la peau…  Dis-moi que tu ne m’oublieras pas même si t’es censée avoir détesté ça. Mes paupières se ferment. Un instant. - Je viendrais te voir. Dans ton asile. Je ne sais pas quand mais je viendrais te voir. En vrai, promis-je.

Je me redresse, brisant tout contact. Mes bras se rabattent mollement le long de mon corps. Ma jugulaire reprend sa place contre la pointe tiédie de l’arme blanche. – Allez vas-y. Tue-moi. Tu avais l’air décidé. Tu avais l’air de le vouloir. De le vouloir vraiment. Et je n’ai pas répondu à tes questions. Pas tout à fait en tout cas. Alors, tue-moi. Avec un peu de chance je me réveillerais. Et tu te réveilleras aussi. Tue-moi, Varri. Plante cette foutue lame dans ma foutue gorge. Tuer Lars Hjlem, même si pour de faux, ne doit pas être une opportunité à laisser filer. D’autant que je me laisse faire. Profite-en.



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“Wait I rise, Lordy Mama”
Sa chaîne va se rompre, le Vorace bondira ▲ Guerre, au seul souvenir des maux que tu déchaînes, fermente au fond des cœurs le vieux levain des haines ; dans le limon laissé par tes flots ravageurs des germes sont semés de rancune et de rage et le vaincu n’a plus, dévorant son outrage, qu’un désir, qu’un espoir: enfanter des vengeurs.
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Rêve Céruléen ft Varri ▲ Terminé - Dim 20 Aoû - 12:51
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sorciers
sorciers


EFFIGIE : Charlize Theron
BAFOUILLES : 9208
PACTE : 04/01/2017


OSSATURE : 37 ans
CONTRAT : Kiffe se soumettre à un certain mâle alpha et a du mal à l'admettre. A le palpitant qui déconne en sa présence. En couple donc, toujours fourrée dans les bras d'Irénée.
BESOGNE : Ancien officier de police. Morte aux yeux du monde dans l'asile dont elle s'est échappée.
FABLE : Elle a des doutes, surtout depuis qu'elle a perdu le bébé difforme qui grandissait en son sein. Celui qui a bien failli la rendre folle
ÉCHINE : Tout porte à croire qu'elle est la chair faible. Une humaine. Et pourtant, ses rêves ont toujours été peuplés de visions indéchiffrables à la symbolique poignante. Maintenant qu'elle est à Rome, elle rêve éveillée - sur le passé des gens. Elle est sorcière mais ignore encore tout de la vraisemblance de cette situation.
PRESTIGE : Clairvoyance empathique. Varri peut vivre les souvenirs des autres.
CREDIT : Cya


Into my skin
Irénée N. Carissi & Varri Bjurman
Comment peut-on être aussi jeté ? Qu’elle se demande alors qu’un rire sardonique voudrait faire vibrer sa gorge. Elle est paumée. Sa mémoire lui fait faux bond et tout autour elle se contredit sans cesse. C’est que ça la rendrait parano, toutes ces conneries. Elle ne peut pas expliquer cette amnésie mais tout semble la ramener à ça. A cet instant. Le premier avant que cela récidive et qu’elle ne tue quelqu’un. Sans savoir pourquoi ni comment. Et c’est à lui qu’elle pose toutes ces questions – Lars Hjelm – le gars qui n’est pas censé être là. Le Kvène qui hait les Sames. Celui qui aurait très bien pu commettre le meurtre s’il n’était pas à plus de trois mille kilomètres d’ici. Le bouc émissaire parfait que lui pointe son esprit malade. T’es d’un pathétique, Varri. Qu’elle se dit, songeant à cette attraction qui la dévore. Celle qu’elle attribue à ce manque d’humanité qui sévit dans son présent depuis qu’on l’a enfermé sans le moindre contact avec l’extérieur. A croire que ça arrange les psys de l’asile de voir leurs patients tomber au plus bas. Peut-être pour mieux les trépaner. Lars se défend mais elle écoute peu ses premières remarques, trop occupée à se battre avec toutes les questions qui lui viennent en tête. Les angoisses qui lui remuent les tripes. Mais lorsqu’il exprime son agacement en lui servant tout un lot d’hypothèses, l’invitant à choisir celle qui l’arrange, Varri se claquemure derrière une mine froide. Vexée. Pourquoi tu fais ça, Lars ? Pourquoi tu ne me donnes pas de réponse ? Claire. Précise. Dénuée de tout soupçon. Pourquoi tu me culpabilises de vouloir savoir ? Il s’anime d’un sursaut réprobateur et Varri comprend qu’elle lui a plaqué la lame du ciseau contre la gorge. Elle pourrait se raviser mais le ne le fait pas. Parce qu’elle lui en veut. Elle lui en veut d’être aussi avare en réponse. D’avoir cette impression qu’il lui ment. Si elle fait n’importe quoi ? Peut-être. Si tu savais ce qui s’passe dans ma tête, Lars. Ça aussi, c’est n’importe quoi.
Le Kvène se tend dans une violence pernicieuse et elle raffermit sa prise sur le ciseau comme s’il était une menace à endiguer. Elle essaie de lire en lui, ne détourne pas son regard teinté d’une gravité pétrie d’émotion. Elle s’attend à ce qu’il se rebiffe. Qu’il se défende. Qu’il dégoupille. Mais au lieu de ça, l’homme désarme. Fait courir ses paluches sur ses hanches en venant lui murmurer quelques mots. Amour. Il se penche, teste la résistance du poignet. Varri rentre la tête dans ses épaules. Frissonne. Grimace. Les paupières se ferment sur son trouble et ses épaules chaloupent. Elle essaie de se soustraire, sans vraiment y mettre la volonté. Fais pas ça. De quoi a-t-elle envie ? Vraiment. Si ce n’est d’entailler sa chair avec sa lame ? Juste pour quoi ? Se prouver qu’elle est une meurtrière ? Le faire disparaître ? Le faire avouer ce qu’il ignore ?
Arrête de faire ça Lars. L’implore-t-elle sans même ouvrir la bouche. L’ossature crânienne flirte avec la sienne, la main glisse dans son dos, la rapproche – intime, complice – tandis que l’autre s’assure de tenir la lame à distance respectable. Blondie se laisse faire, incapable de lui résister et s’il contrôle parfaitement ses gestes et ses intentions – elle, se sent saboulée par le ressac de ses émotions contradictoires. Et qu’il lui cause, lui assurant que sa mémoire lui reviendra au moment opportun comme si tout ça était arrivé dans un but bien précis. Comme s’il savait. Elle lève ses mirettes vers lui – les noie dans les siennes tandis qu’il sourit d’un air canaille en lui confiant que même s’il la hait, elle lui plait et que c’est la raison de leur rapprochement si soudain. Son souffle se mêle au sien. Il la cherche et elle incline le chef dans une mouvance enivrée. Quand il l’a vu dans la salle de bain, il croyait à un rêve et l’on se permet tout dans un rêve. Comme de tuer des gens sans ressentir le moindre remord. Est-ce que ça lui ferait ça si elle se décidait à appuyer la lame contre sa gorge ? « Arrête. Arrête… » Murmure-t-elle dans un gémissement plaintif. Pour elle-même. Pour lui. Parce que sa proximité réveille son désir. Sa fièvre. Sa hantise. Et qu’il lui demande si c’était bon – assez pour qu’elle se rappelle de lui et qu’il évince tous ceux qui seraient susceptibles de passer dans sa couche. L’ego du mâle veut être rasséréné. Il veut se sentir important entre ses cuisses, assez pour qu’elle lui en redemande ou probablement pour chasser de potentiels concurrents. Blondie se sent défaillir. Ses épaules roulent vers l’arrière et elle se cambre intuitivement contre lui, les phalanges se réveillant de leur emprise sur la paire de ciseaux ensanglantées. Elle se réveille de sa transe, écarquillant les yeux lorsqu’il lui assure qu’il viendra la voir à l’asile. Une promesse. Formulée avec aplomb. D’où lui vient-elle, cette soudaine ferveur ? Varri cherche dans les yeux de son interlocuteur les prémices d’une blague de mauvais goût. Le début d’une méchanceté comme il sait lui balancer. Il aurait de quoi être en colère – elle le menace.
Eberluée, la blonde reste à le fixer. Elle demeure immobile tandis que lui tend le râble pour mettre fin à ce rapprochement insidieux. Il se résigne, l’invite à donner suite à ce qu’elle était sur le point de faire. Que je te tue ? Elle ferme les yeux, les re-ouvre – enlisés dans les miasmes de sa réflexion. Elle inspire avec émoi, appuie légèrement sur la jugulaire. Entaille superficiellement le derme. Essaie de trouver le courage d’aller plus loin. Car si ce geste lui est venu – ce n’est pas pour rien, non ? Elle se demande.
Pourquoi ?
Pourquoi ?
« Non. » Convient-elle d’un ton ferme en relâchant la pression contre la gorge masculine. « Non. Je sais pas pourquoi je fais ça. » Que je te menace. « Sûrement parce qu’il me faut un coupable. Une personne physique. Une tierce personne pour expliquer ce qui déconne dans ma tête. » Elle relâche le ciseau avec rage, porte les mains à son crâne. Emmêle ses phalanges dans ses cheveux désordonnés. « Pourquoi tu ferais ça ? Venir me voir ? Aller de l’autre côté du globe pour voir une femme que tu hais. Prendre des risques pour elle ? Alors qu’elle représente ce que tu détestes. » On se voile bien la face toi et moi. Elle voudrait être dure pour rendre tout ça moins éprouvant. Pour lui comme pour elle. Mais sa chaleur lui manque. Déjà. Elle s’avance, se coule contre la charpente, se serre contre lui pour sentir son palpitant faire taire ses turpitudes mentales.
Boum boum. Elle s’enivre de sa mélodie. Goûte à la satiété de connaître tout de lui. Jusqu’aux plus infimes sonorités de son corps qui palpite de vie. « Je crois que j’aimerais ça. Te voir en vrai. Te toucher. Même si je comprends pas bien pourquoi. » Elle le pince gentiment au niveau des côtes, constate qu’il n’a plus aucune trace de sa blessure précédente. « Il faut qu’on se réveille. Il faut que tu te réveilles. Entier. J’aimerais t’aider. » Elle se hisse jusqu’à son oreille. « Dis-moi quoi faire pour t’aider. » Lui murmure-t-elle. Parce qu’elle en a marre de s’éterniser sur ses divagations. Celles qui la ramènent toujours au même endroit – l’asile. Il se passe ici autre chose – une chose qui n’a rien à voir avec elle et ses tourments.

Le loup.

Il gratte à la porte et pousse l’huis. Moins menaçant qu’à leurs précédentes rencontres. Varri s’arrache aux bras du Kvène pour pivoter vers lui. Elle se trouve entre l’animal et Lars. Fait signe à Lars de ne pas s’inquiéter. De ne pas bouger. Elle s’avance d’un pas, perdue dans sa contemplation. Parce qu’elle admire la bête hirsute et massive. Va jusqu’à tendre une main jusqu’à lui, paume tournée vers le ciel pour ne pas qu’il perçoive son geste comme une menace. Elle aimerait l’apprivoiser, tente de confronter ses prunelles étriquées comme deux fentes d’un noir d’encre perdues sur un brouillon de nuances reptiliennes. « Si tu le veux, il faudra d’abord passer par moi. »



Codage par Emi Burton


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BRUTALE.
L'âme susurre et le cœur se noie. Dans les abîmes d'une rage folle  - créature famélique et vorace qui fouille les entrailles à la recherche d'une raison. Une seule suffit pour qu'elle exulte. Fanfaronne et se digère. N'en reste alors plus que les cendres. Celles de son monde dévasté.(c)lazare.
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Rêve Céruléen ft Varri ▲ Terminé - Dim 20 Aoû - 20:37
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lycans
lycans


EFFIGIE : Jason Momoa
BAFOUILLES : 8440
PACTE : 06/06/2017


OSSATURE : 38 ans
CONTRAT : C'est compliqué / Varribataire - c'est comme être en couple sauf qu'on se l'avoue pas / Polygamie non assumée avec les vins et les spiritueux de la supérette discount du coin
BESOGNE : Sentinelle, chimiste et auto-capitaine pour le compte de la Nostro Regno
ÉCHINE : Suprématie anéantie - Lupin
PRESTIGE : Sens accrus - Plus agile, plus fort, plus rapide que le commun des mortels, mais pas que le commun des surnaturels - Régénération - Rage, impulsivité, agressivité CHECK - Capacité à péter les plombs en un temps record, CHECK - Instincts primaires enclenchés CHECK - Titiller l'bestiaux : NON CONSEILLE
GANG : Nostro Regno
CREDIT : Sign code by Solosland © Gifs by Varri <3 & QCEENMERAS
Rêve Céruléen
Varri & Irénée
Le ciseau pique ma peau. L’entaille dans un picotement dérangeant. Je grimace légèrement entre deux négations de Varri. Elle qui ne comprend pas. Qui ne sait pas. Qui ne sait plus. Qui ne me tue pas. Elle lâche son arme. La jette sur le sol, exaspérée. Ses doigts se perdent dans sa crinière blonde. Elle la fait bouger en de subtiles vagues de cheveux dorées. Elle arrive même à la faire scintiller dans la lumière artificielle et jaunâtre de l’appartement. Je me perds dans la contemplation. Un instant j’ai envie que ses doigts soient les miens juste pour le plaisir de faire scintiller sa crinière blonde, moi aussi. De la toucher. De l’embrasser. Pour qu’elle se taise. Qu’elle arrête de réfléchir. De s’infliger cette souffrance inutile quand, visiblement, personne n’a envie de lui fournir de réponse. Pourquoi je viendrais Amour ? Hein, alors qu’on se déteste. Et pas depuis hier. Depuis des années. Depuis qu’on s’est battu, il me semble. Au lycée ou au collège, je ne sais plus. Je sais seulement que c’était quelque part par là. Peut-être même bien avant. Peut-être que tu m’as détesté la première fois où tu m’as vu. Je devais être plus chétif mais pas moins con. Pas moins hargneux. Pas moins haïssable. Pas moins dangereux. Pas moins tout un tas de choses. Enfin… On s’en fout. L’important c’est : Pourquoi je suis capable de faire quelque chose que tu serais parfaitement incapable de faire pour moi ? Alors que je suis un meurtrier. Que j’en ai conscience. Que tu me méprises pour ça. Que je n’ai jamais su me ranger. Que je ne vaux rien. Que je suis nocif. Que je devrais t’écraser parce que tu es Sames et Blanche et que je suis Kvène. Ca voudrait dire que nous ne sommes pas définit que par nos actes les plus mortels et que le meurtrier n’est pas forcément dépourvu d’éthique. Ca voudrait dire qu’à travers l’incohérence que tu trouves à ma haine envers les tiens, ou une partie des tiens, il y a un Homme qui peut être meilleur que ce que tu peux l’être. Et que c’est horrible. Horrible de se dire que quelqu’un qui peut tuer un enfant parce qu’il est né du mauvais côté d’une réserve, peut aussi être celui qui te tend la main au moment où tu en as le plus besoin. Et pas seulement parce qu’il s’en veut de savoir ce que tu ignores. Mais aussi parce qu’il te porte de l’affection. Parce qu’il est en mesure d’en ressentir. Et que tout ça l’humanise. Le positionne en sauveur alors qu’il est le bourreau.

Elle vient dans mes bras. Eux que je referme autour d’elle pour la presser contre moi dans un soupir d’aise. Ma joue se pose contre sa tête après un baiser furtif sur sa tempe. Je la respire profondément. Son odeur de mûre emplit une nouvelle fois mon nez lorsque je ferme les yeux pour profiter de son souffle frappant régulièrement ma chair. Ca va être tellement bizarre, Amour, lorsqu’on va se revoir en vrai. Toi qui ne râle même plus aux surnoms que je te donne. Je me recule légèrement quand elle pince mes côtes. Caresse tendrement l’angle de sa mâchoire de l’un de mes pouces. Oui. Il faudrait qu’on se réveille. Je hoche la tête. D’abord de haut en bas, puis de gauche à droite quand il est question de m’aider. Parce que je ne sais pas comment faire pour que le loup réintègre sa place. Comment le museler dans un coin de mon esprit. De ma tête. Dans mon subconscient. Surtout maintenant qu’il a gouté à la liberté, même si cette liberté est en train de le tuer. Qu’elle fut éphémère. Parce que si j’étais à sa place, et je le suis un peu, je pense que je préfèrerais mourir, finalement, plutôt que de ne plus être moi. J’ouvre la bouche. Pour lui dire. Lui dire que le problème n’est pas seulement délimité par une part d’ombre dont il serait ingénieux que je me sépare. Mais lorsqu’on parle du loup… Il gratte à la porte. Si fort qu’il fait céder l’huis. Varri s’échappe de mon étreinte. J’esquisse le geste de la retenir. Or le loup semble faible. Plus faible encore que moi… Il chancelle plus que ce qu’il ne marche. Il me paraît soudain plus petit et plus risible que jamais. C’est toi. Toi si piteux que me mène une vie infernale… Je fronce les sourcils. Grimace lorsqu’il tangue vers Blondie. Fais un pas en avant. M’arrête. Le fixe. Fixe le monstre. Fixe le monstre que je suis.

Il paraît que les chiens descendent des loups… Mais pas celui là. Pas cette partie de moi. Elle ne descend de rien d’autre que de mes instincts les plus grégaires et primitifs. Dans ses yeux, malgré la main tendue de Varri, il n’y a rien d’amical, de bienveillant ou de vaguement domestiqué. Le loup ne pense qu’à manger. A survivre parce qu’il se sent faiblir loin de sa véritable enveloppe charnelle. S’il me jette un coup d’œil c’est juste parce qu’il se sent épié à épier sa proie et que je le dérange. Que je me dérange. Ici et maintenant. A me voir dans une mutation parfaite de lupus. A me voir bestial… Je comprends comment j’ai pu tuer Eija. Un loup n’a pas de sentiment humain. Un loup n’aime pas. N’as aucune pitié. Un loup ne pense qu’à trois choses : Se reproduire, manger et tuer. Il n’y a pas de place pour les nuances. Pas de place pour la culpabilité. Il est impossible de raisonner un loup. Les lycanthropes ont toujours envie de viande fraîche après leur première transformation. En atteste la mort de tous ses Sames, bien que je ne les ai jamais pleuré. J’imagine que lorsqu’ils sortent métaphysiquement du corps de leur hôte le résultat est quasiment similaire. Surtout lorsqu’ils se sentent défaillir après des heures de lutte acharnée.

Je m’arrache à ma réflexion. Sur le loup et sa faim. Cela me coûte. Je dois faire un incroyable effort, me semble-t-il, pour me concentrer une nouvelle fois sur Varri. Sur la perfection presque irréellement de son profil. La bête rampe. Mon pouvoir ondule le long de mon corps. Je le laisse m’assaillir tel un torrent une dernière fois. L’air se gorge d’une flagrance de forêt, d’herbe humide et de musc. – Amour, soufflé-je en posant une main sur son épaule. Quelque chose implose. Ma pupille se contracte. Mon iris se noie d’une multitude de flammes bleues liquides. Comme de l’eau. Je fais reculer la bête. Elle gronde, téméraire. Ses griffes immenses raient le parquet de l’appartement aux milles secrets.

Je me glisse devant Varri. Lui fait face. La pousse. Mes paumes viennent épouser ses joues. Ma bouche se plaque contre la sienne en un langoureux baiser jusqu’à ce que sa croupe tape contre le rebord de sa fenêtre. Alors je me soustrais à elle. – Tu ne l’apprivoiseras pas. Il est sauvage. Il est tout ce qu’il y a de terrible en moi. Il me ronge de l’intérieur, tu sais. Je baisse le menton. Fais un pas en arrière. – Réveille-toi Varri. Je pense que tu avais raison. Je pense que le loup a faim. Mais il ne me tuera pas s’il veut vivre. Sa résilience n’est pas aussi claire qu’au début de ce cauchemar. On se retrouve bientôt. Mon pouvoir se dissipe. Le loup trouve un appui solide sur ses pattes. Bondit en avant pour s’accrocher brutalement à l’une de mes épaules. Ses pattes lacèrent mes côtes pour s’y agripper dans une douleur brûlante. Et lorsque je vais pour m’écrouler, sous le poids de la bête et du déchirement, je le rappelle à moi dans une ultime concentration de magie. Les plaies sur mes flancs et mes omoplates l’aspirent dans un hurlement terrible. Explosion. Une lumière vive jaillit de nous. De moi. Je suis propulsé contre un mur. Mon cœur s’arrête vaguement de battre. Le choc est féroce… Brouille ma vision et mon esprit.

Black out.

Je me réveille dans un sursaut. La bouche grande ouverte à la recherche d’oxygène sans arriver à en aspirer. J’ai la sensation désagréable que ma cage thoracique est comprimée. Que quelqu’un d’énorme est assit sur mes poumons sans voir que ça me pose un problème évident de respiration. Je roule sur le côté. Sur le ventre. Bas des pieds. Pose mon front contre mon avant bras, étrangement brûlant, puis contre le carrelage frai de mon appartement. De mon appartement ? Un hoquet de surprise me fait me redresser sur les coudes dans une aspiration parfaite. Je tousse longuement. Regarde autour de moi. Prend subitement conscience de mon corps… Me rend compte qu’il est réel. Tout comme les courbatures qui le parcourent quand j’essaie de me relever. Mauvaise idée. J’abandonne. Me laisse submerger par une odeur de mûre et de musc ; par une envie bestiale de chasser, de m’enfuir et de rôder autour de l’asile de Varri. J’ai mal au crâne, putain. Je grimace. Tente de lutter – mais je crois que j’ai trop lutté et que je n’ai plus la force de rien. Alors je me traîne. Arrive à me mettre à quatre pattes. Traverse mon salon à la vitesse d’un mollusque tétraplégique. Me rue sur le placard aux fioles bleutées et en ingurgite deux. Sans hésiter. Sans voir si une seule aurait fait l’affaire. Je me fous le dos contre un mur. Les yeux rivés sur une bouteille de bière. Il ne faut plus que je dorme, me dis-je comme si c’était le plan le plus ingénieux du monde. Plus jamais.




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Rêve Céruléen ft Varri ▲ Terminé - Lun 21 Aoû - 12:27
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BESOGNE : Ancien officier de police. Morte aux yeux du monde dans l'asile dont elle s'est échappée.
FABLE : Elle a des doutes, surtout depuis qu'elle a perdu le bébé difforme qui grandissait en son sein. Celui qui a bien failli la rendre folle
ÉCHINE : Tout porte à croire qu'elle est la chair faible. Une humaine. Et pourtant, ses rêves ont toujours été peuplés de visions indéchiffrables à la symbolique poignante. Maintenant qu'elle est à Rome, elle rêve éveillée - sur le passé des gens. Elle est sorcière mais ignore encore tout de la vraisemblance de cette situation.
PRESTIGE : Clairvoyance empathique. Varri peut vivre les souvenirs des autres.
CREDIT : Cya


Into my skin
Irénée N. Carissi & Varri Bjurman
Varri voudrait tellement y croire, à sa capacité à changer le monde. Influencer les choses. Etre autre chose que ce pantin de chair faible et impuissant – ballotté dans des mondes qui lui sont complètement inconnus. Si elle pouvait utiliser son pouvoir, maintenant – pourrait-elle voir des souvenirs de la bête ? De cet animal dissocié de l’humain qu’elle hante ? Le loup la fascine. Peut-être car la ferveur animiste de ses racines a toujours été une obsession enivrante dans le fond. Croire à la nature. A son pouvoir. Aux effigies sauvages qui veillent sur le monde. La bête n’est pas civilisée, mais a-t-on vraiment besoin de l’être ?
Blondie se noie dans les prunelles opaques du loup. Sa main tremble légèrement tandis qu’elle replie les phalanges, plus bien sûre de ce qu’elle doit faire, maintenant. L’air se charge à nouveau d’électricité, une odeur de forêt imprègne l’atmosphère comme si le décor changeait. Varri regarde autour d’elle, relâche sa main le long de son corps avant de se redresser dans un hoquet de surprise. Lars pose sa main sur son épaule et la bête gronde, s’agite, lutte. La blonde comprend qu’il est en train d’utiliser son pouvoir pour la faire reculer. En témoignent les traces de griffes sur le plancher à mesure que le lupus se voit repousser. Le Kvène apparaît brutalement dans son champ de vision, lui intime de reculer d’une légère impulsion avant de joindre ses lèvres aux siennes dans un baiser fiévreux. Elle se laisse entraîner, le voit s’arracher à elle avec frustration lorsqu’il décide de reprendre ses distances. Tandis qu’il parle, Varri sent son cœur se serrer. Il met le doigt sur son impuissance, lui explique que la créature est sombre, sauvage, indomptable. Elle est comme un mal qui le gangrène. Le minois de la belle s’imprègne d’une profonde tristesse. Elle veut s’avancer vers Lars mais son corps ne lui obéit pas. Adossée au chambranle de la fenêtre, elle sent le désespoir l’assaillir à nouveau. Comme là-bas. Dans la vraie vie. Dans cet asile. Réveille-toi. Qu’il lui dit et la blonde sait qu’elle n’a plus le choix. Et que lui, a fait le sien.
« Attend ! » Qu’elle lui crie, heurtée par une soudaine détresse. « NON. Lars ! » Elle s’avance, sa main se dresse dans un geste désespéré. Mais il est trop loin d’elle, et la bête lui bondit dessus. La masse hirsute balaie littéralement le titan au teint hâlé. Blondie peut sentir la violence du choc de là où elle est. Elle écarquille les yeux, ne se rend pas bien compte que des larmes lui troublent la vue.
On se retrouve bientôt. Qu’elle se répète alors qu’elle a l’impression que son cœur va bondir en dehors de sa cage thoracique. Elle voit tout de la lutte entre l’homme et la bête. Devine que Lars essaie de l’absorber dans un dernier élan de combativité. L’image du lupus se brouille, se tord dans un rugissement féroce. Il l’aspire en lui.
Claquement. Varri se sent balayée par un souffle puissant, la pièce devient aussi lumineuse que blanche – à s’en brûler les rétines. Elle ferme les yeux, entend le bruit d’un choc, devine que le corps de Lars a été propulsé par l’arrière. Elle retombe sur ses genoux, se sent l’envie de rendre gorge. « Lars ! Lars ! » Crie-t-elle.

Sa propre voix se fait lointaine. Absente. La lumière devient l’obscurité omniprésente. Le cœur tambourine quand Varri se redresse de ce qui semble être une couche. Peur panique. Elle tâtonne du bout des doigts pour en distinguer les limites. Elle ne voit rien et se rappelle de la lumière artificielle automatique sur laquelle elle n’a aucun contrôle. De ses nombreux réveils où son esprit doit retrouver sa cohérence dans une flaque d’encre. Elle sanglote entre deux inspirations. S’étrangle dans un soupir en ramenant ses genoux contre elle. Son uniforme lui colle à la peau. Elle se sent nauséeuse. Je suis revenue.
Elle pivote et pose ses pieds sur le sol froid. Tente d’enraciner son esprit à la réalité pour que ce soit moins douloureux. Non. Ses doigts s’enfoncent dans le matelas fin. « Cet endroit est un foutu cauchemar. » Elle frissonne, place ses phalanges contre son plexus pour essayer de chasser la douleur qui la tenaille de l’intérieur. Et si c’était vrai ?
Elle veut y croire. A Lars. A cette connexion. A ce qu’ils ont vécu même si c’était à des lieues de cette réalité là. Peut-être qu’elle se fourvoie. Elle sait qu’il vaut mieux qu’elle pense à ça. Ne rien avoir pour ne pas souffrir du manque ou de l’absence. Mais c’est plus fort qu’elle. Elle veut que ce soit vrai pour ne pas être aussi creuse. Aussi vide.

On se retrouve bientôt.

Elle se laisse tomber en arrière, devine les contours de sa geôle dans l’obscurité à laquelle ses yeux finissent par s’habituer.

« T’as intérêt à venir. T’as intérêt à venir me voir. » Qu’elle murmure pour elle. Comme s’il pouvait l’entendre. Malgré les kilomètres. Par le biais de leur lien sensitif qu’elle ne peut expliquer. Ou peut-être que c’est sa folie qu’elle abreuve en croyant à tout ça.

FIN


Codage par Emi Burton


☾ ☾ ☾ ☾ ☾
BRUTALE.
L'âme susurre et le cœur se noie. Dans les abîmes d'une rage folle  - créature famélique et vorace qui fouille les entrailles à la recherche d'une raison. Une seule suffit pour qu'elle exulte. Fanfaronne et se digère. N'en reste alors plus que les cendres. Celles de son monde dévasté.(c)lazare.
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Rêve Céruléen ft Varri ▲ Terminé -
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