shattered and hollow (perceval)

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Stella Niven
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
OSSATURE: : 21 ans, tout juste la majorité internationale et déjà un peu trop vécu. CONTRAT: : malgré son jeune âge, la jolie est veuve et il serait bien malaisé de dire si elle en est accablée ou pas. BESOGNE: : caissière en librairie, elle se démène trop d'heures par semaine pour payer ses factures. pourtant, elle adore ça, le petit rat de bibliothèque. FABLE: : bienheureuse dans son ignorance, elle est particulièrement loin de se douter que créatures et chasseurs sont réels. @EFFIGIE: : ella purnell par balaclava / solosand - soie BAFOUILLES: : 27 PACTE: : 16/06/2017



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Mar 1 Aoû - 21:14
Perceval & Stella
the saints can't help me now, the ropes have been unbound
Perceval ne lui parle plus. Il ne répond plus à ses sms, ni à ses mails, et ne retourne pas non plus ses appels. D’abord, elle s’est demandé si c’était une erreur de sa part – un mot de travers, un plan reporté une fois de trop. Elle a désespérément fouillé sa mémoire à la recherche d’un indice. Rien n’est venu. Blessée, elle a cherché à comprendre, envoyant des messages réguliers, demandant comment il allait. En l’absence de réponse, elle s’est excusée sans savoir pourquoi, a demandé pardon pour une ou des actions qu’elle n’avait aucun souvenir d’avoir commises. Et puis elle s’est tue : peut-être avait-il simplement besoin d’un peu de temps, sûrement reviendrait-il de lui-même lorsqu’il serait prêt à le faire. Pendant ses journées de travail, pendant des soirées entre amis, elle s’est surprise à surveiller son téléphone, à l’affut d’un message ou d’un simple signe de vie de sa part, quelque chose démontrant qu’il ne l’ignorait pas volontairement; qu’il ne la repoussait pas de sa vie sans même l’en informer autrement que par ce silence dérangeant. En vain.

Décidant de prendre les choses en main, de le forcer à lui parler, elle enfile ses chaussures et se présente chez lui sans s’annoncer. Trois coups frappés à la porte,  et elle attend devant le battant, essayant de tendre l’oreille, espérant capter un quelconque bruit qui confirmerait sa présence. N’entendant rien, elle recommence. Toujours rien. Stella hésite, puis rebrousse chemin, dépitée. Et, tout juste sortie de l’immeuble, tourne les talons une seconde fois, cette fois pour contourner le bâtiment. Qu’à cela ne tienne : elle l’attendra à l’intérieur. S’armant de patience et d’un peu trop de volonté, elle finit par atteindre l’une des fenêtres du logement, sur laquelle elle concentre ses efforts – elle n’est pas verrouillée. À un passant qui la regarde d’un drôle d’air, elle feint l’embarras et le désespoir de s’être enfermée dehors sans le vouloir, croisant les doigts pour qu’il ne pose pas plus de questions et passe son chemin. Une fois la fenêtre ouverte, elle se faufile dans l’ouverture, prenant soin de ne rien faire tomber alors qu’elle se laisse glisser jusqu’au sol.

C’est le bruit de la douche qui l’accueille à l’intérieur de l’appartement – la raison pour laquelle il n’est pas venu ouvrir. Lâchant un soupir, elle s’avance dans le salon, remarque les chaussures de travers dans l’entrée, une près de la porte et l’autre plus loin, comme si on les avait enlevées à la hâte. Le pantalon traîne un peu plus loin, en direction de la salle de bains, une chemise négligemment jetée par-dessus, au sol. Et alors que Stella va pour les récupérer et les plier plus convenablement, ses doigts frôlent une tache humide sur le tissu fin, recouvrant de noir le bleu déjà foncé de la chemise. Lorsqu’elle retire la main, une fine pellicule rougeâtre recouvre sa peau, et il ne lui faut pas plus de quelques secondes pour reconnaître ce que c’est : du sang. Laissant tomber le vêtement comme s’il venait de lui brûler les doigts, elle s’avance rapidement dans le couloir, le cœur battant, soudainement glacée. C’est la terreur qui l’envahit, la peur de revivre encore l’horreur, de retrouver son cadavre exsangue au fond de la douche, mutilé, comme Lui. Elle ne réfléchit plus, Stella, toute dédiée qu’elle est à sa crainte. « Perceval ? » Elle demande, elle implore, et s’il ne répond pas dans la seconde, elle est toute prête à faire irruption dans la pièce sans se soucier des possibles conséquences. « Percy tu vas bien ? » Elle tremble de tout son être, le cœur menaçant de lui rompre les côtes, sa main fine appuyée sur le mur du couloir pour soutenir ses jambes qui menacent de ne plus la porter.
(c) AMIANTE


Dernière édition par Stella Niven le Mer 27 Sep - 22:34, édité 1 fois
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Perceval Rousseau
WENDIGOWAK - TEAR YOU APART
OSSATURE: : trente-et-un faits divers qui se tassent dans les colonnes des journaux. la jeunesse délaissée, l'enfant est mort, vive le monstre. CONTRAT: : le cœur s'emballe vite, bat un peu trop fort au creux de la poitrine, les sourires s’agrandissent. mais l'intérêt est éphémère, véritable papillon des sentiments, la curiosité l'a déjà emporté vers d'autres fleurs. BESOGNE: : traître ambulant, les préceptes du vatican s'estompent dans la chair qu'il dévore. l'arroseur qui finira arrosé, les yeux seront bientôt crevés.
ÉCHINE: : wendigo. monstre dissimulé derrière un masque en lambeaux de chair humaine. GANG: : les crocs désormais au service de la cuore nero, soldat incapable quémandant ses butins auprès de son ancêtre pour repayer ses dettes sanglantes. @EFFIGIE: : iwan rheon (c) AMIANTE BAFOUILLES: : 53 PACTE: : 05/05/2017



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Sam 2 Sep - 5:08
STELLA & PERCEVAL
partir, c'est
mourir un peu. surtout, si on
crève en route.
Sinistres craquements dans la pénombre. Les os se fendent dans la mâchoire du monstre. Les crocs lacèrent la chair crue. Il dévore sans savourer, engloutit sans déguster. Il ronge jusqu’à la dernière fibre de muscle, lèche jusqu’à la dernière goutte de sang. Perceval ne sait plus s’arrêter. Il ne laisse plus rien de l’homme qui a été, si ce n’est quelques os que sa propre mère ne saurait identifier. Pourtant, alors même que la panse s’arrondit, le vermillon dégouline encore des babines, l’estomac se repaît du festin, il a encore faim. Il a toujours faim. Puits sans fond, chute inexorable, boulet qui traîne à sa cheville. Il voudrait en dévorer un autre encore, il voudrait chasser, tuer, massacrer, remplir un frigidaire entier de morceaux de chair découpée. Il se servirait au moindre creux, préparerait mille mets aux fabuleuses senteurs, ferait rôtir la barbaque plutôt que déchiqueter la carne sanguinolente. Animal désorienté encore, étranger dans son propre corps, il ne saurait reconnaître les crocs acérés dans sa gueule, bute contre les ramures qui poussent sur son crâne, se noie dans ses sens saturés. Perceval s’accroche à son humanité perdue, à son cœur trop grand, ses rêves d’enfants. Terrifié à l’idée de lâcher prise, de succomber aux instincts, de laisser la bête gagner, devenir le monstre qui l’a empoisonné. Toute la volonté rassemblée pour rentrer les griffes vides. Échine voûtée, crâne abaissé, silhouette parmi les ombres, faciès dérobé aux regards indiscrets. Incertitude qui tord les entrailles, l’envie de trouver refuge dans l’étreinte de l’ancêtre, surgir couvert de carmin à sa porte. Encore. Mioche pathétique, trainant sa carcasse ensanglantée à travers Rome sous son manteau sorgue. L’accoutrement maculé de vermeil délaissé au plancher, tandis que le coupable s’engouffre dans la douche. L’eau coule un poil ardente, les mains frottent un peu fort, la peau rougeoie, mais la souillure est toujours là, sous la surface, tapie dans l’ombre. Perceval aura beau gratter jusqu’au sang, il ne se lavera jamais de ses péchés.

Maelstrom pourpre à ses pieds. Le flot constant noie ses sens. Le calme avant la tempête. Le prénom déchire la contemplation mélancolique. La surprise étreint le corps, l’affolement souffle sur le cœur. Il n’est plus seul chez lui. Malgré les serrures toujours verrouillés, mécanique des gestes dès lors que le battant se referme. Trois verrous trônent sur la lourde porte d’acier, testament même de la paranoïa avancée. Seule la mère adorée possède toutes les clés. Pourtant, ce n’est pas sa voix qui s’est élevée, ce n’est pas son arôme qui valse désormais sur son palais. Boum. Le myocarde cogne un peu plus fort dans sa poitrine dès lors que l’esprit pose un nom sur l’intrus. « Stella ? » Chaleureuse étreinte contre son cœur, trop vite rattrapé par l’inquiétude et la peur. La distance délibérément installée depuis la morsure, les appels qu’il ne décroche plus, les messages qu’il supprime avant de lire pour ne pas être tenté de répondre. C’est pour son bien. La phrase se répète dans l’espoir de convaincre l’esprit réfractaire. Perceval n’aimerait rien de plus que contempler la beauté brune, se perdre dans le dédale de leurs plaisantes conversations, se gorger de l’électrisante sensation de leurs touchers plus ou moins accidentels. Il veut nager de nouveau dans les eaux troubles, partagé entre l’envie de plus et la peur de blesser. Mais il ne peut plus. Perceval ne peut se permettre de la mettre en danger, de l’exposer au monstre qu’il est devenu, celui qui ne rêve que de la dévorer. Menace omniprésente de la tragédie, entre faim dévorante et crocs qui s’égarent. « Je vais bien, Stella. » Il sait qu’il ne devrait pas et pourtant, elle est là. Si près que son parfum l’obnubile, si près que la volonté s’écroule, que les rouages de l’esprit tombent en ruines. La pogne déjà sur la poignée, seul une serviette blanche à sa taille pour couvrir son intimité. « Qu’est-ce que tu fais là ? Comment t’es rentrée ? Il se passe quelque chose ? » L’inquiétude débordante. Les sentiments triomphent de la prudence. Perceval oublie qu’il est sale encore, que la mâchoire a quelques faibles traces de grenat encore, que la chevelure dégouline carminé toujours.
(c) AMIANTE

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Stella Niven
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
OSSATURE: : 21 ans, tout juste la majorité internationale et déjà un peu trop vécu. CONTRAT: : malgré son jeune âge, la jolie est veuve et il serait bien malaisé de dire si elle en est accablée ou pas. BESOGNE: : caissière en librairie, elle se démène trop d'heures par semaine pour payer ses factures. pourtant, elle adore ça, le petit rat de bibliothèque. FABLE: : bienheureuse dans son ignorance, elle est particulièrement loin de se douter que créatures et chasseurs sont réels. @EFFIGIE: : ella purnell par balaclava / solosand - soie BAFOUILLES: : 27 PACTE: : 16/06/2017



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Mer 27 Sep - 22:31
Perceval & Stella
the saints can't help me now, the ropes have been unbound
Son prénom résonne derrière la porte, en une question légitime qu’elle ignore expressément. Elle ne se consacre qu’au soulagement d’entendre l’eau qui arrête de couler pour laisser place à la voix de Perceval, qui l’assure que tout va bien.  Fermant les yeux un instant pour faire passer le vertige qui la saisit, elle reste appuyée fermement au mur, jusqu’à ce que les points colorés qui dansent sur ses paupières fermées disparaissent enfin. Et il est là, bien vivant et en un seul morceau (de ce qu’elle peut voir, quoique la serviette immaculée qui lui cercle les hanches ne laisse que très peu de place à l’imagination), devant les prunelles inquiètes. Les questions déboulent et Stella ne les écoute que d’une oreille, hésitant une seule seconde avant de s’approcher. Elle se blottit contre son ami sans prudence, sans pudeur, ne pensant pas même une seconde qu’il pourrait la repousser; après tout, il l’ignore depuis des semaines. Sa peau est chaude, encore humide de la douche qu’il a quittée quelques secondes plus tôt. Le cœur bat sous son oreille, le rythme régulier achevant de réconforter la douce enfant.

Semblant soudainement réaliser la situation (non seulement il est en serviette et elle est pressée contre lui, mais en plus, elle a à s’expliquer), elle se détache à contrecoeur, croisant les bras, le regard fixé sur le plancher. « Je suis entrée par la fenêtre… ? » Elle relève brièvement la tête, s’empresse de fuir les prunelles océan de Perceval. « Tu répondais plus, j’voulais savoir ce que j’avais fait… Pourquoi tu voulais plus me voir. » Elle hausse les épaules, triturant sa lèvre inférieure de ses dents. Elle sait bien que s’introduire chez les gens lorsqu’ils coupent les ponts est stupide, limite inquiétant. Elle n’a pas réfléchi, tout bonnement. « J’ai juste… voulu ranger la chemise. » Et puis il y a eu le sang, et le vent de panique qui a soufflé tout ce qu’il lui restait de logique, prête à défoncer la porte, à agripper le premier objet venu pour défendre son ami, si le besoin s’en faisait ressentir. L’inquiétude qui l’a prise à la gorge, la terreur de le perdre lui aussi; elle se retient d’ailleurs pour ne pas le toucher, pour ne pas agripper de sa main fine les doigts masculins, jusqu’à ce que ses jointures en deviennent blanches. « Elle est pleine de sang, Percy. Qu’est-ce qui se passe ? » Elle coule un regard de bronze sur Perceval, inquiet et effrayé; elle n’a pas peur de lui, mais pour lui. Tout ce sang... ça ne peut rien annoncer de bon. Elle se rappelle son mari, le corps retrouvé exsangue, et son esprit ne peut s'empêcher de vouloir associer les deux occurrences, à son corps défendant. Chassant l'improbable hypothèse, refusant d'associer Perceval avec un meurtrier, elle songe à toutes les autres explications possibles - elle sont si pauvres, et si peu nombreuses...

Cherchant sur le visage ami un signe réconfortant, la promesse de n'avoir rien à se reprocher peut-être, elle finit, inévitablement, par remarquer la trace sanglante qui orne sa mâchoire. Ses doigts tremblants touchent le menton, l'incitent à tourner la tête pour qu'elle puisse mieux voir, essuyant le carmin qui assombrit la peau immaculée d'un geste nerveux. « Tu devrais retourner sous la douche... » ce n'est qu'un murmure, une supplique chuchotée alors que ses propres mains lui semblent à présent étrangères, l'écarlate maculant la pulpe de ses doigts comme une marque indélébile.
(c) AMIANTE

_________________
- C'est une souffrance étrange.
Doucement.
- Mourir de nostalgie pour quelque chose que tu ne vivras jamais.
(c) FRIMELDA
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