« A Friend is always welcome.. Are you a friend ? »

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage


avatar

Wallerand Von Hägen
WENDIGOWAK - TEAR YOU APART
OSSATURE: : Le temps est mon illusion. CONTRAT: : Marié [i]avec des fournaux[/i] BESOGNE: : Un peu de sang, quelques organes et une délicate peau cuite, et vous avez une très bonne recette. Croyez-moi, je suis un cuisinier étoilé. ÉCORCE: : Sombre vie que celle d'un cannibale, douce illusion que mon cent-soixante-dix-neuvième anniversaire. ÉCHINE: : Cannibale. Un vilain mot pour un coq comme moi. PRESTIGE: : Je guéris rapidement, je ne crains pas la maladie, et je suis plus agile. D'aucun dirait que je vous suis supérieur. @EFFIGIE: : Gordon Ramsay, © Kai BAFOUILLES: : 16 PACTE: : 25/07/2017



Message
Mar 1 Aoû 2017 - 21:24

   
« A Friend is always welcome.. Are you a friend ? »
« Vengeance is in my heart, death in my hand,
blood and revenge are hammering in my head. »

   
Je me souviens d'une maison si vaste que le ciel en personne soufflait sa colère sur le toit carmin. Je me souviens d'une imposante demeure résistant à la rage des dieux, un établissement doré béni par les prêtres de tous les cultures de la nature. Trônant ici, dans le nord de Rome, je me souviens d'un faste foyer, maison de ceux qui ont été rejeté et maudit, d'une clinique de l'absurde, fière et féroce. Je me souviens d'un mobilier luxueux, lit d'une génération qui riait aux cieux inhumains de l'hiver. Je me souviens d'une ambiance électrique où la neige papillonnait, attendant un souffle confidentiel, âpre son d'alarme, témoin d'une gravité peinte à travers les murs. Le délicat papillon sillonne les couloirs, gravissant les marches vers le sommet.

Je vois un restaurant timide, sombre et inconnu. Il n'est pas le palais que j'ai laissé. Il est austère. Qui mangerait ici ? Je me pose la question. La façade n'a pas le luxe d'antan. Jadis, c'était la demeure des Dieux. Aujourd'hui, il n'y avait qu'une annexe. Mais qu'as-tu fait, Charles.. Je pousse la porte du foyer, intense sensation que je ressens. Je prends un souffle. Personne pour m’accueillir. Inacceptable. Je monte les marches, vers les cuisines. Personne pour surveiller les couloirs. Inacceptable. Je m'énerve, tapant contre un mur. Troisième étage, l'étage des cuisines et du restaurant. Personne. Enfin, je croise quelques cuisiniers qui amène de la viande. Je les suis. Ils déambulent. Je ne sais ce qu'ils fond. L’entrepôt des marchandises est desservi par un ascenseur, pourquoi les cuisiniers marchent dans les couloirs ? Je m'énerve encore.

Remontant les couloirs, je ne puis m'empêcher de remarquer les différences avec le restaurant de l'époque. Je maugrée dans les couloirs sans fin. J'ai toujours pensé que mon restaurant serait éternel, qu'il serait l’œuvre de ma vie qui perdurerait au-delà de ma mort. C'est avec une certaine rage que je regardais, que je contemplais l'horreur du restaurant que j'avais créé.

Il me fallu quelques heures pour vraiment m'y retrouver. Les ingrédients n'étaient  plus à la même place, et les rares nouveaux wendigowaf avaient voulu défendre leur territoire. Ridicule. Ils travaillaient pour moi, désormais. Avec insulte lunaire et regard solaire, ils avaient rapidement changé leurs fusils d'épaules. Il ne manquait qu'un problème, et justement il venait justement d'arriver. Plat en main, et derrière le bar construit luxueusement en bois de noyer, il suffisait d'attendre. Il sursauta dès qu'il vit que j'étais là. Bonne chose. Je lui fis signe d'approcher. Il devait savoir qui était le patron, et le chef de cuisine.

« J'ai ramené cette recette de Toulouse. Goûte. » Il semble hésiter. Bien. Il n'est pas fou. Mon regard sévère se pose sur lui. Le plat ressemble à un véritable tiramisu. Les ingrédients sont différents, néanmoins. Plus exotique, comme on dit. Je savoure des yeux le plat que j'ai réalisé. A peine Charles, cet homme ambitieux et très mauvais gestionnaire, arrive devant moi qu'il s'installe naturellement sur un siège du bar. Je lui tends une cuillère. Il goûte, plantant sa cuillère dans le plat. Un léger liquide verdâtre coule le long du met délicat tandis que la poudre de café -qui n'était pas du café- s'imbibait dans le cœur du plat alors qu'un lit de sang accompagnait délicatement la rivière verdâtre.  

Soudain, Charles-Edouard toussa. Je l'observai, le regard sans grande compassion. Il avait échoué dans la tâche que je lui avais confié, et -probablement pire qu'un échec- il m'avait déçu. C'était une question d'honneur et de réputation. Il se tenait la gorge, comme si il pouvait ralentir l'affliction. Ridicule petit geste. Je n'échoue pas. Jamais. Son visage, souffrant, avait affiché l'incompréhension. Je le regardais de haut alors qu'il essayait, en vain, de se maintenir debout.

« Je crains d'avoir mis une noix de sauge. Peut-être plus. » J'essuyais mes mains à un torchon, repoussant l'idée d'avoir manipulé la sauge, même si j'avais pris toutes les mesures nécessaires à ma propre protection.

Je fis alors sonner une légère cloche pour indiquer aux commis de se débarrasser du corps sans vie de mon ancien second. Désormais, la place était vacante. C'est alors à ce moment que la porte en bois du restaurant s'ouvrit, laissant un homme rentrer. Je levai mon visage pour apprécier une visite.

« Monsieur de Rochechouart » dis-je dans un Français impeccable, avec un léger accent du sud-ouest de la France. « Je suis ravi de constater que je puis compter votre maison parmi nos fidèles clients. »

Je le regardais s'avancer vers moi. Avait-il rendez-vous ? Que voulait-il ? Je n'aimais pas les surprises, et mon regard le fixait. Le restaurant était vide, mais il était encore tôt. Seize heure, je pense. Je l'attendais fermement au bar où je lui servirais, probablement sous peu, un de ces cocktails qui avait fait fureur chez les vampires et les poissons ces dernières années. Il devait avoir une réception à organiser, du moins l'espérais-je. Les finances n'étaient pas terribles à cause de cet imbécile de gestionnaire. Une location ferait du bien à des comptes, et il fallait encore négocier avec les autres atouts..

   
egotrip


   
   
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Louis de Rochechouart
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trente trois années accrochées à sa carte d'identité. CONTRAT: : Lui se veut seul, mâle solitaire sans accroche mais elle ne le laissera jamais filer. Pour la pureté de leur nom et de leur engeance ô combien maudite. BESOGNE: : Directeur artistique de la maison de haute couture portant les initiales de sa famille. Le R & le M s'inscrivent sur chacune des tenues.
ÉCORCE: : Plusieurs siècles de richesse, presque 400 ans qu'il essaye de quitter le monde ÉCHINE: : Squalo. Il n'en a pas le comportement et beaucoup le pense un hippocampe. Mais lorsqu'on voit la soeur qui le suit comme son ombre on comprends toute les vérités qui s'attachent à leur nom. PRESTIGE: : Il sent, il voit. Il fascine également, de ses yeux bleus si particuliers. Il se nourrit de sang, se gave d'horreur et vomi la terreur qui le consume. @EFFIGIE: : Raphaël Personnaz par Ambrose, gif par Gorgeousmali, aestetic par Bitterblue BAFOUILLES: : 135 PACTE: : 10/07/2017



Message
Lun 11 Sep 2017 - 20:57
Thème


Les phalanges de Louis étaient blanches. Pire. Blanchâtres. Serrées à s'en faire mal alors qu'il écoutait les nouvelles doléances de sa soeur. Il la voyait se plaindre en tournant sur elle-même, il l'écoutait hurler sans vraiment le faire. Adélaïde était encore plus belle que jamais et pourtant. Pourtant il avait envie de fuir, encore une fois. Il déglutit, avant de finir par se lever. Il n'aurait pu dû faire ça mais peu lui importait.Elle s'approcha, comme un oiseau de proie fonce sur un rongeur. Il ne lui tenait pas tête et elle le savait parfaitement. Alors il baissa légèrement la sienne et lui glissa :

Je m'en occupe Adé d'accord ? Reste tranquille. Je m'en occupe.

Elle avait plongé ses iris dans les siens et il y avait lu des questions, de la suspicion. Il rendrait les armes trop facilement mais Louis n'en pouvait plus des conflits. Il voulait simplement la considérer comme sa soeur. Oui, elle ne le ferait jamais. Il serait toujours le maître de son coeur. Mais il ne le voulait pas. Il voulait simplement qu'ils agissent comme ils le faisaient devant les caméras, qu'elle rit quand il embrassait sa joue, qu'ils soient le frère et la soeur complice dont il avait toujours rêvé. Ils auraient pu si elle n'avait été obnubilée par le sang et par lui. Ils auraient pu...

Louis sorti, ouvrant un bouton de sa chemise devant la chaleur qui régnait encore sur Rome. Avec un grand sourire, il donna l'adresse au chauffeur et, quelques minutes plus tard, il se trouvait devant le restaurant. Depuis combien de temps n'avait-il pas dit bonjour à l'allemand, depuis combien de temps n'avait-il accepté de faire goûter des plats merveilleux à ses compagnons. Wallerand le savait. Si Adélaïde acceptait la viande humaine avec délectation, s'amusant d'en faire manger aux hommes, ce n'était pas le cas de Louis.

Le français n'était pas annoncé, pas même attendu mais il entra comme un petit prince dans ce lieu qui avait, il devait l'avouer, perdu en charme. Il ne chercha pas son chemin, et, à l'entrée, demanda à parler au gérant. On lui offrir la direction et l'étage et Louis fit glisser sur ses lèvres un sourire alors qu'il voyait l'allemand. Inclinant légèrement la tête comme salutation, il ne passa pas par quatre chemin pour lui répondre, refusant de tourner autour du pot pendant des heures.

Monsieur Von Hägen. Vos plus fidèles clients reviennent en même temps que vous à ce que je vois. Vous nous auriez presque manqué durant votre absence. Simple salutation. Les vieilles habitudes françaises ne pouvaient s'oublier. Adélaïde m'envoie vous trouvez. Elle aimerait réserver le restaurant et vos services pour une "petite" réception. Les guillemets étaient audibles et il était facile de comprendre pourquoi. Les réceptions de la demoiselle de Rochechouart étaient dignes de ses origines nobles, inspirées du Versailles qu'elle n'avait que trop bien connu. Je suis donc venue pour convenir avec vous d'une date. Un Vendredi serait l'option qui plairait le plus à ma soeur. Grand nouveau sourire du requin. Les dents en moins.

_________________
You spoke made the heavens, You broke the power of sin and death


En italien dans le texte
En français dans le texte
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
« A Friend is always welcome.. Are you a friend ? »
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Goodbye my old friend...
» Hey my friend [PV]
» 01. My friend, mes amis ♪ [Fe Brittany]
» It's a carousel my friend - Défi {Vera}
» Goodbye my friend

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
RIGOR MORTIS ::  :: NORD :: → VIA CONDOTTI-
Sauter vers: