« Errance » ❧ Ft. Maya

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage


avatar

Marius L. Vitale
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trentaine apposée sur la paperasse factice, échine piégée entre deux âges. CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté. BESOGNE: : Déposer des pierres précieuses sur les cous dénudés, joaillier alors que le jour défile, artiste de rue lorsque le feu de la soif commence à ravager les entrailles. Crapahuteur au Vatican lorsque la nuit tombe, pour tenter de mieux comprendre les hommes.
ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. Belle gueule juvénile mensongère et factice. ÉCHINE: : Fils de l'ondine dévorant les souffles. Pesce aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, seul maître de mon échine, détournant le regard des bas fonds vers lesquels elle entraine son peuple. @EFFIGIE: : Brendon Urie ❉ CARNAVAGE BAFOUILLES: : 2586 PACTE: : 09/04/2017



Message
Lun 7 Aoû 2017 - 14:49

« I'm frozen to the bones, I am. A million mile from home, I'm walking away. I can't remind your eyes, your face. »

Étouffement. Brouhaha infernal et surréaliste, badauds se confinant dans l'immense hall, prolifèrent, pullulent dans ce qui semble être un évènement alien. Carcasse paumée et enfermée, peinant à retrouver une issue, affrontant les individus parés d'artifices soi-disant fantastiques qui s'opposent fièrement lorsqu'ils ne s'extasient pas. Poisson piégé. A croire qu'une guerre venait d'être déclenchée au sein de la capitale italienne, meeting incompréhensible d'êtres qui se pensent surnaturels, demeure de fous à ciel ouvert. Rassemblement et convention ensorcelée. Manifestation qui semble revendiquer l'existence des bêtes qui se tapissent dans les ruelles et dégueulent leurs horreurs une fois la nuit tombée, les adulant comme un phénomène de mode. Qu'est-ce que je foutais dans ce merdier.

Échine à semi-dénudée, mal à l'aise, bizarrerie vantée par quelques curieux, écailles nocturnes qui perlent en reflétant la lueur artificielle, précieuses lazuli ancrée dans le derme, envahissant avant bras et bas de la colonne, apophyse à semi étirée, perçant en une semi-nageoire dorsale, se joignant aux branchies indélébiles marquant les entre-côtes. Monstruosité dévoilée, happée dans un océan d'individus qui semblent trouver ça à la norme, s'extasiant sur le "réalisme" de ce qu'ils s’imaginent n'être que des artifices, fondu parfaitement dans ce décors de dragons et autres héros en tout genre, bien que chimère réelle.

Souvenir déjà flou de ces individus m'ayant arraché à cette fontaine tranquille une bonne heure au par avant, perdue dans les dédales. Chaleur accablante et fournaise épouvantable de la saison estivale, besoin d'un rafraîchissement pour apaiser l'épiderme sec qui se creusait de gerçures sous l'astre délétère. L'échine avait désiré reprendre sa nature première au contact de l'onde, rebelle, métamorphose partielle anéantissant le tissus d'une pauvre chemise qui fut percée dans le dos, lacérée par l'épine dorsale. C'est à ce moment là qu'ils sont apparut, ces êtres étranges, tirant ma carne dans ce lieu absurde comme si j'en fus partie. Impossible de m'en extirper depuis.

Silhouette aperçue qui provoque un froncement de sourcil, peinant à savoir si elle fut bien réelle et présente ou non, devenant désormais point de repère dans cette apocalypse. Attributs inférieurs et illusoires faussant le souvenir, loin de songer qu'elle put les arborer, délaisser le monochrome d'une nageoire puissante, dernière sirène imaginée avec des jambes et se pavanant au milieu d'un chaos terrestre sans nom. Surréalisme à son paroxysme. Faciès connu et enregistré, peinant à savoir si la mémoire fut mensongère et qu'elle ne fut pas qu'une ressemblance.

Hésiter un instant, avant que les jambes ne s'avancent, déterminées dans leur quête d’échappatoire. Les doigts se saisissent du poignet de la soupçonnée sirène, l'entrainant dans mes dédales sans un mot, la discussion viendrait très certainement plus tard, une fois libéré de cet état de sardines en boite au milieu des détraqués. Saint Graal qui se dessine, toilettes devenues point de sauvetage. T-shirt dérobé au vol sur l'un des stands. Porte salvatrice ouverte, libérant mon otage tandis qu'un humain aux cheveux d'un vert fluorescent fut mis à la porte pour mieux nous retrancher et élaborer un plan. « Nèsoï ? » Désignant tourné à la manière d'une question, murmure voulant s'assurer qu'elle ne fut pas illusoire. Au pire des cas passer pour un aliéné, étant donné le contexte, ça ne changerait guère.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne


avatar

Maya Armani
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Une petite trentaine. Elle en fait moins, mais comment être prise au sérieux en s'affichant si jeune ? De toute façon qu'importe puisque c'est un mensonge et qu'elle même ne sait pas toujours ce qu'elle a dit à qui. CONTRAT: : Des amants parfois, toujours sirènes. Quelques fois ces accouplements ont pu donner leur fruit. Personne pour faire chavirer son coeur, de vivant du moins. Son truc c'est plutôt les navires. BESOGNE: : Difficile de trouver un véritable emploi quand on n'a pas de nationalité, ni d'identité approuvée. Alors elle fréquente les milieux de l'ombre. Ou bien elle séduit, elle tue et elle vole..
ÉCORCE: : Beaucoup trop d'années pour les compter. ÉCHINE: : Beauté des mers alanguie sur un rocher. Chant envoûtant attirant marins et pêcheurs depuis des siècles. Ou monstre marin tapie dans les eaux troubles, prêt à charger sur sa proie. PRESTIGE: : Ta peur guide mes dents vers tes artères palpitantes. GANG: : Cuore Nero @EFFIGIE: : Maria Valverde @xMcFlurry BAFOUILLES: : 86 PACTE: : 08/07/2017



Message
Sam 12 Aoû 2017 - 19:50
L'eau c'est le contrôle. Univers connu des côtes jusqu'aux abysses. Liquide amniotique du peuple maritime, rassurant. La terre, milieu chaotique, imprévisible, en constante évolution. L'être humain, il faut bien lui reconnaître cela, sait se montrer des plus inventifs. Et il n'y a bien qu'en fréquentant cette espèce qu'on peut se retrouver dans ce genre de situation insolite et inconfortable. Ne rien maîtriser. Ce qu'elle pouvait détester ça.

C'est l'histoire d'une sirène qui détestait l'humain mais qui pour protéger le milieu aquatique avait fini par s'associer à lui. C'est l'histoire d'une sirène en habit de pirate. C'est l'histoire d'une concession finalement accordé après maintes demandes qu'on pourrait appeler du harcèlement. Viens avec nous Maya, ça va être amusant. Mais oui, on sera tous déguisés en pirates et on va recruter plein de personnes, répandre la bonne parole, ça fait partie de nos activités : sensibiliser. Quoi ?! Tu ne connais pas la ComicCon ? Je crois rêver ! Il faut vraiment que je refasse toute ta culture hein. Allez, viens, c'est pour la bonne cause. Ils s'y étaient tous mis les uns après les autres, puis en cœur. Ce petit groupe qu'elle avait consenti de ne pas boire. Et elle avait cédé. Si elle avait su ce qui l'attendait...

En costume de pirates avaient-ils dit. Elle n'avait pas pu s'empêcher d'esquisser un sourire moqueur. Quoi ? Il avait souri lui aussi, mais elle s'était contenter de lui répondre de son regard en coin si hautain et typique. Ainsi, elle n'avait jamais dit oui, ni validé ce qu'ils appelaient un costume et qui était pour elle une tenue fréquemment portée quelques jours plus tôt. Même si maintenant il n'y avait plus de pirates comme on pouvait en trouver dans le temps. Le petit groupe lui avait quand même donné des indications, la sentant fébrile : des bonnes adresses pour des costumes et un point de rendez-vous pour le jour J. Elle avait quand même jeté un œil à l'intérieur de ces fameuses boutiques. Des lieux délurés, remplis de babioles étranges et inutiles. Extravagant les caractérisait parfaitement. Elle ne vit pas bien le rapport avec la piraterie. Elle demanda. Son sourcil se fronça avant qu'elle n'adresse au vendeur un « Perdon ? » plutôt frontal de son accent indéfinissable. Elle était outrée. Le tissu ne valait rien. Et une épée en plastique ? Elle n'était pas du genre matérialiste mais là quand même, c'était une insulte envers une époque entière. Elle avait connu des pirates, elle.

Un navire lui revint, un qu'elle avait aidé à couler avec un magnifique kraken. Elle savait ce qu'il contenait et également qu'il n'avait pas bougé la dernière fois qu'elle y avait été. C'était une excuse comme une autre pour refaire un tour dans l'océan. Néanmoins, sa dernière sortie avait laissé derrière elle une douleur mémorable et elle savait combien la transformation inverse était pire. Le revers de deux millénaires d'existence. Il y avait donc deux choix : Aller chercher une tenue de pirate malgré une souffrance certaine ou ne pas aller au... truc. La décision aurait dû être d'une grande facilité. Elle revint avec une tenue complète et véritable, épée et poignard au fourreau, certes mouillée et un peu délavée mais qui avait su faire face au temps bien à l'abri dans un coffre.

Une sirène en habit de pirate, c'était presque aussi cocasse qu'un Edgard en costume d'Edgard. A ceci près que Maya avait une classe inouïe dans cette tenue. Elle était magnifique et rayonnante tant cela lui rappelait quelques délicieux souvenirs. La piraterie, une grande époque pour laquelle elle avait aimé user de ses jambes. Et ce malgré un costume totalement masculin. Quelle ne fut pas sa rechute vers les tréfonds de l'immense lassitude que l'humanité lui donnait, à la façon d'un urticaire peu douloureux mais incurable, lorsqu'elle vint à leur rencontre. Une bande de pirates de pacotilles avec des épées en mousse dans ces mêmes affreuses frusques qu'on l'avait envoyé acheté. Si Manrico et les autres avaient de-suite applaudit l'aspect réaliste de sa tenue, Nora n'avait pas pu s'empêcher de lui jeter un regard torve, empreint de jalousie. Imperturbable, Maya leur avait répondu que ce n'était pas un aspect et que sa tenue était d'origine. Ils avaient ri, s'étant habitués à ses excentricités. Ils prenaient ça pour de l'humour.

La sirène millénaire fut transformée en enfant. Perdue dans la foule colorée, monstres, curiosités, aberrations. Sirènes, sorciers, vampires, et maintenant tout ça ? Il y avait des choses qu'on avait oublié de lui raconter. Elle croisa un homme habillé en sirène, coquillage sur la poitrine, perruque rouge outrageuse. Elle fut profondément choquée par cette vision. Heureusement elle avait juste à suivre, tenant la main de l'un d'entre eux, elle ne savait même pas lequel. Ils l'emmenèrent à ce qu'ils appelaient leur stand. Elle reconnut l'énorme drapeau noir des Sea Shepherds au fond. Ils lui expliquèrent ensuite qu'ils devaient rester là, à expliquer l'importance de leur activité et montrer des photos aux passants et aux intéressés. Maya resta plantée là jusqu'à ce quelqu'un ne la tire ailleurs et ne l'emmène dans les toilettes. Elle pu admirer une nuque tout du long, se demandant à qui elle appartenait. Sirène pour sûr, entre l'odeur et l'évidence. Elle ne dit mot, comprenant très bien qu'il cherchait un endroit intime pour parler. Était-ce seulement possible ?


«  Bah bien sûr que c'est moi Maëlhàn ! »

Maëlhàn, vieilles connaissances, pas si vieille selon elle mais assez. Une sirène un peu comme lui, qui préfère l'eau. Alors se croiser avec quatre jambes relève de l'impossible.

« Toi ici, je n'ose y croire, je suis contente de te voir. Il faut que tu m'aides, c'est quoi cet endroit de fou ? Et tu fais quoi avec tes branchies à l'air ?! Personne ne t'a rien dit ? En plus du fait que tu ne ressembles vraiment à rien dans cet entre-deux aberrant. 
Au fait ici on m'appelle Maya je crois.
»
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Marius L. Vitale
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trentaine apposée sur la paperasse factice, échine piégée entre deux âges. CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté. BESOGNE: : Déposer des pierres précieuses sur les cous dénudés, joaillier alors que le jour défile, artiste de rue lorsque le feu de la soif commence à ravager les entrailles. Crapahuteur au Vatican lorsque la nuit tombe, pour tenter de mieux comprendre les hommes.
ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. Belle gueule juvénile mensongère et factice. ÉCHINE: : Fils de l'ondine dévorant les souffles. Pesce aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, seul maître de mon échine, détournant le regard des bas fonds vers lesquels elle entraine son peuple. @EFFIGIE: : Brendon Urie ❉ CARNAVAGE BAFOUILLES: : 2586 PACTE: : 09/04/2017



Message
Mer 16 Aoû 2017 - 1:33

« I'm frozen to the bones, I am. A million mile from home, I'm walking away. I can't remind your eyes, your face. »

Chaos. Retranchement donné dans une planque pathétique, maigre espace un tant soi peu banal dans cet antre rocambolesque et demeure de fous déambulant de façon grossière. Qui l'eut cru que les commodités furent un jour antre rassurante et paisible. Ridicule. Mirettes qui détaillent le minois de la supposée sirène, doute étroit persistant, problème que de devoir l'imaginer dans d'autres atours qu'une humanité illusoire et parfaite, sans parler de l’accoutrement qui ne facilita en rien la chose. Espérance tue, peut-être futile. Confirmation qui s'extirpe enfin de ses lippes, provoquant l'esquisse d'un sourire. Hasard prodigieux. Patronyme d'origine qui sonnait presque faux, oublié dans les flots salins presque une soixantaine d'années plus tôt, jamais ré-employé depuis lors, dissimulé derrière une banalité et norme pour ce monde. Peut-être que ça avait du bon de l'entendre, nostalgie douloureuse, myocarde abandonné dans l'étendue océanique, dégueulé sur le bitume et les pavés comme un malpropre. Tristesse ravalée, incomprise, alors que les comparses furent de plus en plus entrainés dans les bas-fonds, captifs de tentacules odieuses et d'une tête couronnée détestable, poisson tapis au possible, retranché dans sa solitude, loin des crasses honteuses et de la vérité qui démange. Voilà que nous fument deux, souvenir que Nesoï fut alter égo méprisant la terre ferme en persistant à aduler le grand bleu, orc tenace qui avait souhaité demeurer dans les eaux malgré tout.  

« Faut croire qu'on a tout deux été jeté sur le rivage comme des malpropres. » Rictus amer, apposant directement le doigt sur la plaie béante. D'autres circonstances de retrouvailles auraient été préférables bien entendu, loin de ses abominables orteils. Profond soupir, triste vérité. En avoir presque oublié le lieu et la tenue arborée, sourcil se haussant. « Trop longue histoire, maigre incident, j'ignore comment je me suis retrouvé au beau milieu de cette folie. Ils semblent dans un monde parallèle ou dans une sorte d'hypnose collective et se fichent bien de quelques écailles. Je crois qu'ils ont pris ça pour un costume ridicule. Il faut qu'on sorte d'ici et élabore un plan avant de devenir cinglés. As-tu vu ces sirènes grotesques ? C'est une honte. » Pourtant la curiosité demeure, ignorant tout bonnement la pratique qui se déroulait derrière la porte, besoin constant de vouloir assimiler, décortiquer, comprendre le genre humain toujours aussi étranger. « Et toi, que fais-tu dans un tel accoutrement ? Ou tu as un problème d'anachronisme ou tu t'es laissée embobinée. » Scepticisme et méfiance, bien que le tissus arboré fut en tout point fidèle. Se serait-elle déjà laissée attrapée ? Empêtrée dans les lubies fantasmagoriques de cette humanité par moment si insaisissable ? Pourtant la question adéquate fut probablement ce qu'elle fit là tout court, sur deux pieds, sur le continent.

Battant de la porte qui grince, l'entre-ouvrant avec prudence, vérification que la tranquillité fut belle et bien donnée avant de la refermer avec soin, le temps de retrouver un vêtement de chair plus convenable pour le bitume. Grimace alors que les apophyses se rétractent, écailles se désagrégeant sous les doigts alors qu'elles furent ôtés, semi-nudité aussitôt couverte par le t-shirt précédemment dérobé à la volée. Artifice d'une humanité parfaite, masque apposé. Pourtant avoir l'amère sensation d'être alien face à cet attroupement, individu peut-être trop normal. Peut-être qu'ils rejetteraient ma carcasse directement en direction de la sortie de par l'absence de bizarrerie. « Marius. C'est moins exotique, je te l'accorde. » Désignant actuel soufflé, oreilles devenues plus coutumière à ce dernier, arboré quelques années plus tôt, il fut l'un des nombreux emprunts succédé lors des dernières décennies.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne


avatar

Maya Armani
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Une petite trentaine. Elle en fait moins, mais comment être prise au sérieux en s'affichant si jeune ? De toute façon qu'importe puisque c'est un mensonge et qu'elle même ne sait pas toujours ce qu'elle a dit à qui. CONTRAT: : Des amants parfois, toujours sirènes. Quelques fois ces accouplements ont pu donner leur fruit. Personne pour faire chavirer son coeur, de vivant du moins. Son truc c'est plutôt les navires. BESOGNE: : Difficile de trouver un véritable emploi quand on n'a pas de nationalité, ni d'identité approuvée. Alors elle fréquente les milieux de l'ombre. Ou bien elle séduit, elle tue et elle vole..
ÉCORCE: : Beaucoup trop d'années pour les compter. ÉCHINE: : Beauté des mers alanguie sur un rocher. Chant envoûtant attirant marins et pêcheurs depuis des siècles. Ou monstre marin tapie dans les eaux troubles, prêt à charger sur sa proie. PRESTIGE: : Ta peur guide mes dents vers tes artères palpitantes. GANG: : Cuore Nero @EFFIGIE: : Maria Valverde @xMcFlurry BAFOUILLES: : 86 PACTE: : 08/07/2017



Message
Mar 26 Sep 2017 - 11:28
Maya le regarda reprendre forme humaine avec une certaine envie, elle détaillait l'expression de son visage, décriait la crispation de ses muscles. Sa souffrance n'était rien et c'était bien ce qu'elle jalousait. Encore que ce sens, bien qu'elle trouvait cela incompréhensible et absurde, restait le plus facile. Elle était redevenue créature marine pour repêcher cette tenue et elle avait cru mourir, elle qui ne connaissait rien de la mort, être immortelle sans la moindre peur. Maintenant elle ne pouvait que se dire non sans mélancolie qu'un jour elle serait peut-être coincée sur terre, incapable de subir cette douleur à nouveau. Si une légère lueur de vague à l'âme lui traversa le regard à cette pensée, cela ne dura que quelques secondes, appuyée sur le meuble des lavabos et jouant avec le filet d'eau qu'elle faisait couler sans interruption, elle lui répondit rapidement.

« J'ai vu les fausses sirènes, cela m'a demandé beaucoup de sang froid. Mais je ne comprends pas, est-ce qu'ils savent ? Peut-être un coup des sorciers si tu pense à l'hypnose... Moi je... Je sauve des orques. C'est comme ça que je suis arrivée ici. Ne me demande pas le rapport entre cette foire et le fait de sauver des orques, parce que je n'en sais rien ! Et ils m'ont dit de m'habiller en pirate... J'ai fait leur boutique, et tu sais quoi, ils vendent des tas de tenues de ce genre faites dans des torchons ! Jamais je ne porterai une breloque ! »

Elle tapota alors la garde de son épée, faisant basculer la lame et son fourreau contre le meuble derrière elle. Le bruit sourd qui retentit était unanime : il s'agissait bien d'une véritable épée. Tout de même ! Et c'est qu'elle devenait bavarde à croisé un ami ainsi, elle avait envie de lui raconter tout ce qu'il lui était arrivée depuis sa dernière discussion avec une sirène. Et cela remontait à des années. Elle ne se montrait jamais aussi loquace avec les humains, il est si facile de déraper.

Les aventures de Marius et Maya chez les illuminés terrestres, conclut-elle de leur discussion. Ces humains étaient imprévisibles, il fallait bien leur donner ça. « Dis, tu rends quelques services à la Cuo... » commença-t-elle avant de se faire interrompre par l'arrivée d'une femme dans les toilettes. Celle-ci, entièrement bleu et très étrangement dévêtue fusilla l'homme du regard. Nèsoï haussa les épaules, elle qui aurait pu pisser au milieu d'une rue sans état d'âme. Elle avait tout de même compris que la pudeur existait ici-haut le jour où elle s'était fait arrêtée par la police pour nudité.

Vous pouvez y aller, nous n'avons pas le pouvoir de voir à travers les murs, fit-elle d'un air sérieux alors qu'un silence lourd de sens s'était installé, entre eux-deux qui voulaient discuter tranquille, et elle qui était visiblement très attachée à ses toilettes pour femmes uniquement. Maya était parfaitement premier degré en disant cela, ne réalisant aucunement qu'elle avait fait un trait d'humour. A moins qu'elle ne soit une pince-sans-rire des plus douées. Alors ils attendirent tous les deux, se regardant en se parlant avec leur sourcil de ineffabilité de l'être humain, tapotant ses ongles sur le lavabo ou jouant avec l'eau pour la vieille sirène. Le bruit d'écoulement couvrait agréablement le clapotement de l'urine dans la cuvette. Le temps ne parut pas durée une éternité pour eux qui vivait cette éternité, quelques minutes n'étaient rien, mais tout de même, la femme bleue pris son temps. Lorsqu'elle sortit enfin, celle-ci regarda de travers Maya qui jouait toujours avec l'eau, ne manquant pas de lui faire une remarque écologique que la sirène ne comprit pas. Il y a des tonnes et des tonnes d'eau partout sur terre !

Ils crurent alors que la porte se referma pouvoir reprendre leur conversation, c'était sans compter sur un nouveau battement. Comme si un car entier venait de larguer sa marchandise devant les toilettes. Un groupe relativement homogène en habits, teinte de peau et petits accessoires bariolés qui se précipita sur chaque porte, alignant ensuite plusieurs pions derrière chacune jusqu'à remplir la petite pièce et continuer vers l'extérieur.

« Ça me donne faim, tout ça. »

Elle les aurait bien tous vider pour leur apprendre à déranger la grande créature mythologique qu'elle était, si seulement il ne fallait pas refréner ce genre d'ardeur... Et là dessus, la reine avait été on ne peut plus clair. Elle indiqua la sortie à Marius, espérant qu'il connaîtrait peut-être un autre endroit calme pour rattraper le temps perdu.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Marius L. Vitale
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trentaine apposée sur la paperasse factice, échine piégée entre deux âges. CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté. BESOGNE: : Déposer des pierres précieuses sur les cous dénudés, joaillier alors que le jour défile, artiste de rue lorsque le feu de la soif commence à ravager les entrailles. Crapahuteur au Vatican lorsque la nuit tombe, pour tenter de mieux comprendre les hommes.
ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. Belle gueule juvénile mensongère et factice. ÉCHINE: : Fils de l'ondine dévorant les souffles. Pesce aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, seul maître de mon échine, détournant le regard des bas fonds vers lesquels elle entraine son peuple. @EFFIGIE: : Brendon Urie ❉ CARNAVAGE BAFOUILLES: : 2586 PACTE: : 09/04/2017



Message
Sam 30 Sep 2017 - 18:38

« I'm frozen to the bones, I am. A million mile from home, I'm walking away. I can't remind your eyes, your face. »

Déroutante sensation, à l'image d'un songe vaporeux et qui fut bien trop trouble que pour être véridique, hasard bien trop grand. Rictus pourtant apposé sur les lippes, ravi de la présence de l'autre, sirène millénaire, carcasse jugée sage et rassurante, appréciant la retrouvaille sans en voiler l'engouement. Ils furent rares ces derniers siècles, les enfants de l'ondine allié, préférant dénigrer le bitume et souffrir en silence de l'étendue manquée et disparue, mirettes dédaigneuses s'apposant sur les jambes qui furent à l'origine un présent, ne fut plus que fardeau qui faisait oublier les natures véritables. Chuchotement presque rassurant de l'ondine qui s'écoule, à deux doigts de la plier sous la volonté, d'en faire un serpent doucereux à l'étreinte délicieuse, n'oubliant pourtant pas le lieu, l'endroit. S'ils adulèrent le surnaturel, peu certain qu'une démonstration de pseudo magie à leurs yeux fut une idée des plus judicieuses.  

Explications qui tombent, deux sirènes paumées dans l'antre de ses fous. Au moins elle semblait toute aussi ravie de la rencontre, soudainement devenue bavarde. Les ultimes dires provoquèrent un maigre ricanement, emprunt de scepticisme face au manque de rapport entre les propos, la tenue et le lieu, à moins que l'univers bipède ne voit l'initiative uniquement comme un jeu, une boutade ridicule, œillères face à la véracité des catastrophes dont ils furent coupables, bourreaux des eaux rendus aveugles par leur orgueil. « Sauver les orques ? Dans un endroit pareil ? J'ai bien l'impression que tu t'es faite bernée. » Mirettes qui se lèvent au ciel, approuvant le titre qui fut donné, désignant nos carcasses pour la journée, collant merveilleusement bien au lieu.

Retrouvailles qui n'eurent pas le temps d'être savourées, interrompues par une étrange créature coupant Nésoï dans sa lancée, antre de retranchement violée, en oubliant qu'une présence masculine ne fut certainement pas la bienvenue, apposant sur l'intrus qu'un regard hautain et glacial, qu'elle se dépêche. Bras se croisant sur le torse, attente détestable, agacement perceptible en un haussement de sourcil, ne disant pourtant mot jusqu'à-ce que l'humaine s'évapore, malheureusement remplacée par tout un troupeau de donzelles déviant leurs mirettes outrées sur l'individu de sexe opposé, ne répliquant que par un soupir. « Pas certain que ce soit une idée judicieuse dans un trou pareil. » Réponse murmurée, à peine audible, réflexion qui en appâterait presque la trachée. Les pas s'enchainent, délaissant le repère avec appréhension, iris cherchant un nouvel havre de paix, balayant les lieux bondés. « On peut toujours les hypnotiser pour en faire nos esclaves. » Remarque sarcastique, imaginant d'ici la réorganisation des lieux, royaume factice, trônes offerts, alors que paradoxalement les rêves et aspirations ne furent pas de gloire, bête passive qui se contentait de son statut, n'aspirant qu'au retour de son océan.

Un bras lui fut tendu, jugeant plus sage de s'enchainer l'un à l'autre dans cette prolifération, ne pas perdre la sirène de vue alors qu'elle fut retrouvée, entamant une esquives de corps, persuadé d'avoir entre-aperçu une brèche vers l'extérieur entre deux stands. La victoire fut gagnée au bout de quelques dizaines de mètres de torture, retrouvant la fournaise externe qui ne fut guère rafraîchissante. « Pas fâché d'être enfin libre. Avec cette chaleur, nous ferions mieux de dénicher un plan d'eau pour aller nous délier les nageoires. Il me semble que la plage ne doit pas être bien loin. Où en étions-nous d'ailleurs ? Tu parlais de services il me semble. A moins que ton estomac ne hurle après un pauvre palpitant à dévorer. » Elle fut relâchée, distance apposée, cherchant la direction à emprunter. Ce fut dans la théorie, en réalité poisson incapable de retrouver son chemin.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne



Contenu sponsorisé



Message
Revenir en haut Aller en bas
 
« Errance » ❧ Ft. Maya
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» ♣ Présentation de Maya Whiteflow ♠ [Validée]
» Mariage des soldats Maya II et nain32
» Prénsentation de Maya Henson
» [Décembre] Byul Maya
» (*Limited Edition*)~[Edit 2 de l'Atelier de Maya & Byss]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
RIGOR MORTIS ::  :: PÉRIPHÉRIE ROMAINE-
Sauter vers: