Born to be wild ~ Irénée

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Antonia Ponti
SORCIERS - TO KNOW IS LIKE A HUNGER
OSSATURE: : 24 ans CONTRAT: : Célibataire BESOGNE: : Mécano ÉCORCE: : 25 ans ÉCHINE: : Sorcière élémentaire PRESTIGE: : Manipulation de l'air pour faire bouger les objets, ressemble à la télékinésie GANG: : Nostro Regno @EFFIGIE: : Vanessa Hudgens - Poupette BAFOUILLES: : 115 PACTE: : 31/07/2017



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Mar 8 Aoû - 11:14
La radio inonde les lieux de musique, le volume poussé bien trop fort pour que je n’entende quoi que ce soit d’autres que les rifs de guitare et les solos de basses. Installée sous une voiture, je bosse sur les longerons d’une bagnole suite à un choc. Rien de palpitants, du coup, je gueule à tue-tête le refrain de ma chanson. Les cardans ont déjà été réparés, et elle sera comme neuve d’ici une heure… Je pourrais alors bosser sur ma bécane, la bichonner, la pomponner…

Ma bécane, c’est une roadster, qui se repose pour le moment à l’entrée du garage, mon casque nonchalamment posé sur l’assise. Couchée juste à ses cotés, la truffe vers la route, dort ma chienne, Wika, une saarloos qui parait peu commode à la première approche, mais qui sait être un véritable amour avec sa maitresse. Elle dort comme une bien heureuse, se moquant éperdument du brouhaha qui lui casse pourtant bien les oreilles.

Elle et moi nous nous sommes installées en banlieue de Rome, le long du Tibre, en direction de la mer. C’est calme, tout en ayant tout de même pas mal de passage. Je n’aime pas la capitale, du moins, pour ce boulot… J’y vais que pour affaire ou pour le plaisir… Mais pour les bagnoles, ici c’est parfait. J’ai plus grand pour bien moins cher.
Le parking peut accueillir environ une demi-douzaine de bagnoles, quand le garage en lui-même en héberge deux, parfois trois, bien que je ne puisse travailler que sur une seule à la fois. Je bosse en solo, pour le moment, et j’apprécie cette solitude.

Installé sur une des voitures du parking, un chat se dort la pilule… Il ne m’appartient pas, mais il semble avoir élu domicile ici. Wika le supporte, même si je la vois parfois partir en courant pour tenter de la choper, le faisant doubler de volume alors qu’il se carapate on ne sait où.

J’ai quasiment fini sur cette voiture lorsque Wika se lève et se met à aboyer. Je me fais rouler sous la voiture pour en sortir, baissant alors le son de la radio. J’entends un moteur de moto, bien reconnaissable. Je m’assoie sur le chariot, genoux pliés, bras en appuie sur les genoux, en observant l’arrivée de mon visiteur. Il n’a pas rendez-vous, et je n’ai rien entendu dans le bruit de son moteur… Qu’est ce qui l’amène par ici ?

Je me lève, frotte mes mains pleines de cambouis à l’aide d’un torchon déjà bien sale et me dirige vers l’entrée. Ma salopette n’est attachée que par une bretelle, l’autre coté retombe et dévoile un débardeur noir. Mes bras son nus, assez musclé pour mon gabarit tout en restant esthétique, mais sales. Mes cheveux son attachés en un vague chignon, retenant ce qu’il peut pour éviter de les retrouver coincés dans un roulement ou autre.

Je m’approche de l’entrée, retenant Wika, et découvre mon visiteur impromptu… Grand, balaise, plutôt pas mal si on aime le coté très animal du mec….
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Irénée N. Carissi
LYCANS - HOWL TO THE MOON
OSSATURE: : 38 ans CONTRAT: : Célibâtard-HomicidoPresqueInvolontairement-Veuf - (Re)marié aux vins et spiritueux de la supérette discount du coin BESOGNE: : Fabricant et dealer d'une drogue dure commercialisée par la Nostra Regno - ah, ces sponsors du crime
ÉCHINE: : Sorcier pur, suprême déchu mordu par la fourbe lupine PRESTIGE: : Je crève dans mon dedans actuellement, j'ai les pouvoirs d'un gosse de 15 ans et les capacités irrégulières de ces gens en proie à une dualité interne. Mais j'ai un Beretta 92 FS et je sais viser. GANG: : Je collabore avec la NR pour qu'elle assure ma protection - et quand je dis collabore, je veux dire que je travaille pour eux - mais je ne suis membre d'aucun coven, d'aucune meute et je n'ai prêté allégeance à personne - faut pas déconner non plus @EFFIGIE: : Jason Momoa by Bel' © Sign code by Grey Wind © Gifs by Varri <3 & Hawaiian Jesus BAFOUILLES: : 4805 PACTE: : 06/06/2017



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Lun 14 Aoû - 0:59
BORN TO BE WILD
Antonia & Irénée
- Fils de pute ! beuglé-je en sortant d’un bureau de tabac, effaré, les yeux rivés sur mon énorme cylindrée. Au sol. Couchée. Sur le flanc. Comme morte. J’avais espéré que le vacarme entendu durant mon achat soit dû à un carambolage ne mettant pas en cause mes affaires. Surtout pas ce genre d’affaire. Parce que ce n’est pas la pauvre mobylette de monsieur tout le monde. Ce petit bijou coûte plus cher qu’une Porsche. J’en paie toujours le crédit à ma putain de banque pour légitimer le fait que c’est ma propriété. Tu m’étonne que je loue des caisses 70% de mon temps pour des jobs de merde. Je m’avance à grandes enjambées. Contourne le monstre noir de 200kg sans oser le relever, de peur de voir son chrome éraflé. Parce que je suis sûr qu’il l’est… Il vient de se manger un trottoir rugueux, ça serait un miracle que la peinture soit intacte. – Mais… Mais PUTAIN ! Je louche vers l’automobiliste zélé responsable de son créneau manqué. J’espère vraiment que t’as une bonne assurance mec. J’vais te faire aligner la monnaie. Il a le coude appuyé sur le rebord de sa fenêtre, et il s’y penche pour voir l’étendu des dégâts. Ses lunettes de soleil me voilent son regard mais je suis à peu près sûr qu’il se retient de rire. Les traits de son visage sont aussi amusés que si on venait de lui raconter une bonne blague. Je te jure que tu ne vas pas te bidonner longtemps.

Je fais un geste en direction de l’Augusta. Il hausse les épaules, mi-figue, mi raisin. – Vous étiez mal garé aussi, faut dire. Pardon ?Pardon ?, craché-je, sincèrement surpris par le culot dont il fait preuve. Je contourne sa caisse pour me poster en face de lui. Il a un bref mouvement de recul mais coupe le contact de sa voiture. Je ne sais pas si c’est de la pure folie ou s’il est vraiment sûr de lui. Des conneries qu’il raconte.C’est bon ! Elle a rien ta mo… J’ouvre sa portière. Il bat des bras un instant, les lève au dessus de sa tête comme si je le braquais d’un flingue. Tente de se jeter sur le siège passager dans un couinement très – trop – aiguë. Il doit s’en rendre compte parce qu’il se racle la gorge la seconde d’après. – Je réitère : Pardon ? Il est tordu. Cambré parce que son levier de vitesse lui rentre dans les reins. Ses lunettes de soleil ont glissées de son pif tant et si bien que je peux dire que ses billes sont vertes. Et qu’il a un peu peur, quand même.Elle a rien… J’crois bien… rectifie-t-il. - Ah… Tu crois. Si je la relève et qu’elle a quelque chose, on s’arrange à l’amiable ou bien je m’énerve encore un peu ? Sa mâchoire se crispe. Je peux sentir d’ici son pouls qui s’accélère et la décharge d’adrénaline qui tend son corps d’un aplomb qu’il ne devrait pas avoir. – Tu sais pas qui je suis hein ?, qu’il me dit avec un air de défit risible. – Qu’est ce que tu veux que ça me foute ? Tu pourrais être la réincarnation de Gandhi que j’aurais tout autant envie de te faire traverser ton putain de pare brise.J’suis le petit Luigi ! Silence gênant.Le petit Luigi, le fils du gros Luigi je… Je remue la tête de droite à gauche. Ca fait très mauvais film sur la mafia italienne. Et très cliché ces noms pourris.Désolé mec. T’es un connard anonyme pour moi. Mais j’imagine que ça veut dire qu’on s’arrange pas à l’amiable ?



Le bolide roule à vive allure sur la nationale qui borde Rome. Il n’y a presque personne à cette heure-là, sur la route. Et elle défile. Elle défile vite, la route… Au point que les traits blancs en son centre deviennent une ligne continue parfaite. A en faire louvoyer ma roue avant. Ce n’est pas normal. Je la sens qui va chier avant même qu’elle ne chie. Elle est voilé, me dis-je trop tard. Je n’ose pas écraser mes doigts contre les freins, ce qui pourrait me faire plus de mal que de bien. Je chasse. Dérape. Zigzague. Mon palpitant s’emballe. Mon cerveau me suggère des trucs dingues – comme de sauter tant qu’il en est encore tant. Ce qui est con. Très con. Parce que si je vais ça, je vais surtout crever. Mais ça va vite. Trop vite pour pouvoir avoir les idées claires. Les bons réflexes. L’adrénaline irradie mon corps. Je manque de me ramasser, vu l’allure excessive et, par chance, ne me ramasse pas. Je vais taper dans l’une des barrières de sécurité à droite et repars aussitôt sur la voie de gauche. J’arrive à me stabiliser en reprenant une allure raisonnable – assez raisonnable pour ne pas aller dans le décor. Reste un moment comme ça. Au pas. Presque sur le bas côté. Hésite à m’arrêter pour appeler une dépanneuse. Un taxi. Quelqu’un. N’importe qui. Je suis trop loin de chez moi pour risquer de me planter et suis incapable de remettre ma roue en état à main nue…

C’est le panneau d’un garage qui me dissuade. Je suis la direction indiqué, longe le Tibre. Me gare sur un parking quasiment désert. Le contact est coupé à l’instant où une gamine pointe le bout de son nez avec son clébard à l’entrée du hangar. Ses bras barbouillés et sa tenue significative laisse peu de doute quant à son rôle au sein de l’établissement.

Je fais danser mes clés entre mes doigts. M’avance. M’arrête à deux mètres, d’elle, au moins. Pour le clébard. On ne sait jamais. D’autant que j’ai jamais pu blairer les chiens à partir du moment où ce n’était pas les miens. Et ils me le rendent généralement plutôt bien.  – Ma roue est voilée. Je suppose. J’ai pas retourné la bécane, tu comprends bien, pour vérifier. Et le carbone est niqué sur le côté gauche. Je jette un coup d’œil par-dessus mon épaule. – Tu penses que tu peux la réparer ? Je dodeline de la tête. – Pas immédiatement. Mais au moins dans la semaine. Et me prêter un truc pour que je puisse rentrer chez moi ? J'ai de quoi payer. De suite. En cash. Le petit Luigi a été très généreux après quelques tapes sur le nez.



acidbrain

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Broken and Torn
Recommencer le combat, affûter ma lame pour replonger en moi. Un fantôme se pavane dans son anonymat […] Car dans la ville je meurs à nager dans des yeux, des regards transparents qui me noient à petit feu. La zone est de mépris, la vague est d'indifférence. La foule est un zombie et je vogue à contresens. ∞


   


Dernière édition par Irénée N. Carissi le Dim 20 Aoû - 22:19, édité 1 fois
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Antonia Ponti
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Lun 14 Aoû - 9:21
Wika s’assoie alors que je la tiens par le collier. Elle semble humer l’air, comme si elle cherchait à s’approprier l’odeur de notre visiteur. Son attitude est peu habituelle sans que je ne sache vraiment ce qui cloche. Elle est plutôt calme, je décide alors de la lâcher, tout en gardant un œil sur elle. Elle ne bouge pas, restant à mes côtés, n’ayant sans doute pas décidé si l’inconnu était digne de confiance ou non.

L’homme me regarde, me d »taille presque… Je plisse les yeux en l’observant à mon tour, avant de les poser sur sa bécane. Je ne peux cacher mon intérêt pour la machine, mes yeux s’éclairent, et un petit sourire s’affiche sur mes lèvres, que je fais vite disparaître lorsque le balaise s’arrête devant moi en jouant de ses clés. Pas de bonjour… J’apprécie tiens… J’aurais même eu tendance à le lui faire remarquer s’il avait en plus été du genre macho à me demander mon patron. Mais non, il me parle direct de sa moto, de ce qu’il pense qu’elle a et ne semble pas inquiet de la laisser entre les mains d’une petite nana. Et ça… J’apprécie, ça efface même le manque de politesse.

Je m’approche de la bête, et m’agenouille devant elle… La moto, entendons nous bien. Je laisse mes yeux détailler les dégâts une bonne poignée de secondes avant de me relever pour donner mon propre avis.

« Elle est effectivement bien voilée… Il s'agit d'une déformation permanente, mais d'ampleur trop importante pour être rattrapée par la tension des rayons. La solution est de remplacer la jante, Mais ça coute assez cher, surtout vu le modèle… J’peux tout de même tenter un redressage. C'est pas garanti, et peut même aggraver le défaut. Mais la jante étant de toute façon inutilisable, autant essayer. »

Je montre à présent les dégats sur la carrosserie. Qu’est qu’il a foutu avec cette merveille sérieux ? Y’a des baffes qui se perdent j’vous l’dis.

« Esthétiquement, la moto est ruinée… » J’exagère un peu, mais ça me fait mal au cœur de voir un tel bolide dans cet état. « la coque arrière est grattée de partout et creusée, mais les attaches sont bonnes, même s'il semble manquer des pions ou des vis. Il faut que je regarde plus en détail, mais déjà le carénage est rayé assez profondément, ça se voit à l’œil nu »

Je lâche la moto des yeux pour revenir à lui. J’ai besoin de savoir comment s’est arrivé pour diagnostiquer l’ampleur des dégâts, même si la plupart du temps j’ai droit à un « Elle est tombée alors qu’elle stationnait »

« Vous avez eu un accident ? »

Je sais que la réponse est oui, une seule chute en stationnement ne l’aurait pas esquintée à ce point. Reste à savoir les circonstances.

« Pour le prêt de véhicule, faut voir aussi avec votre assurance, mais j’ai quelques voitures de prêt… Même si j’imagine que vous seriez plus deux roues non ? »

Je l’invite à me suivre dans le garage sans le dire, y entrant moi-même, lui emboitant le pas.

« Faudra effectivement plus d’une journée de boulot là d’ssus si vous voulez la récupérer comme neuve. »
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Irénée N. Carissi
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Dim 20 Aoû - 23:27
BORN TO BE WILD
Antonia & Irénée
Elle me contourne dans un cliquetis entêtant. Je ne saurais dire si elle a des pièces dans l’une de ses poches ou si ça vient de la bretelle branlante de sa salopette. Son chignon mal fait – ou bien fait, j’ai connu des gonzes qui étaient capables de passer trois heures dans une salle de bains pour se donner un style coiffé/décoiffé de son genre – dodeline sur le sommet de son crâne lorsqu’elle se baisse pour constater des dégâts de ma bécane. Je croise les bras sur mon torse, très peu enclin à causer mécanique dans le détail. Je suis assez désappointé par l’état de l’Augusta sans en rajouter des couches infinies en termes techniques. Et pourtant, il ne manque que le coup de sifflet réprobateur de la donzelle pour étayer son discours catastrophique. Je la toise, de là où je suis. Me cale sur l’une de mes guibolles pour renforcer l’air arrogant qui m’empêche de lui sauter de suite à la gorge. J’ai difficilement diminué ma consommation d’alcool, ce qui me rend légèrement soupe au lait. De base, je ne suis pas la patience incarnée, alors là, on ne va pas se mentir, j’ai du mal à ne serais-ce qu’accepter la vérité. De fait tu comprends bien que l’exagération tragique, je l’exècre... Fais moi plaisir gamine, essaie de rester optimiste. Elle se redresse. Pointe du doigt les estafilades dans le carbone. Esthétiquement la moto est ruinée ? me répété-je mentalement, parfaitement surpris par l’audace. Un hoquet désapprobateur me secoue l'échine. – On va peut être nuancer le propos, craché-je, rétif. Une Augusta de ce type – une Augusta édition limitée à 100 000€ donc – ne PEUT PAS être esthétiquement ruinée même si elle passait sous un bus.

Ses mirettes brunes se plongent dans les miennes, une petite moue professionnelle entravant son faciès d’un sérieux presque grave. Un accident ? Non… Non. Je roulais et le choc est apparu d’un coup. Comme par magie. Le karma parfois, quel chien. Je roule des yeux. – Un connard me l’a percuté lorsqu’elle était en stationnement. J’ai pas vu de suite que la roue était voilée. J’ai tapé dans une glissière de sécurité en arrivant. Je décroisse les bras de mon buste, en la sentant sceptique. Qu’elle constate, clairement, que mon état physique n’est pas celui de quelqu’un qui c’est méchamment viandé sur le bitume. Je suis propre et ne possède aucune égratignure alors que je conduis visiblement sans casque – ou je l’ai sacrément bien caché.

Elle délaisse la moto. Entre dans son hangar - où je la suis sans qu’elle n’ait besoin de me le dire. Le langage administrativement pompeux qu’elle me sert me fait bruyamment soupirer dans son dos. Ok c’est profondément stupide lorsqu’on a une bécane quasiment inestimable mais…Je n’ai pas d’assurance, soufflé-je comme je soufflerais qu’il fait un peu chaud aujourd’hui. Je m’arrête dès elle pivote vers moi, secouant mes épaules d’un geste sec qui banaliserait presque le fait de ne pas avoir d’assurance pour ce genre d’engin. Je suis un mauvais garçon. Les mauvais garçons sont au dessus de ce genre de principes. Regarde. J’ai même pas de permis. Comment tu veux que je prétende à une assurance quand la seule chose que j’ai appris à manœuvrer c’est un renne entre les arbres du Norrland ?Mais je t’assure que j’ai toujours de quoi payer, confirmé-je une nouvelle fois. Ce qui ne t’autorise pas à avoir un avis, négatif ou positif, sur ma façon de me gérer, soit dit en passant. - Tant pis pour la voiture de prêt, continué-je en opinant du chef.  Je me démerderais avec une voiture de prêt directement louée à un organisme de location de voitures de prêt... Je sens déjà les démarches chiantes.Je veux quand même la récupérer comme neuve, ma cylindrée.

Je tapote doucement les poches de mon jean à la recherche de mon téléphone. Le sort à l’instant où je balance les clés de l’Augusta à la brunette. – La laisse pas dehors Letty Ortiz. J’vais appeler quelqu’un pour qu’on vienne me chercher. J’imagine que je vais avoir des conneries de papiers à signer avant de pouvoir m’barrer d’ici ? On en a pour combien, tu penses ? Que je paie pas un taxi pour qu’il reste à poireauter sur ton parking.




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Lun 21 Aoû - 11:18
Je le sens se tendre, retenir de me déverser ses pensées et sa réponse ne fait que me le confirmer, ça m’éclate. Quoi, Monsieur le balaise n’aime pas mes vérités ? Fallait pas te planter avec ta bécane… Mais voilà, bien que j’aie exposé des vérités mécanique, je retiens le reste, gardant cette distance professionnelle qui m’est imposé par mon boulot. Si je veux des clients, faut rester commerciale, aimable et ne pas balancer aux motards aux gros bras que leur pénis ne leur permet pas de se prendre pour des dieux sur leur deux roues.  

Je l’écoute m’expliquer « l’accident » et en le détaillant un peu, j’arrive à le croire. Le choc est frais, ça se voit sur la moto, et lui, il n’a rien, même pas une tache sur ses fringues. S’en est d’ailleurs presque étonnant.
Entrant dans le hangar, je ne peux retenir de lui répondre.

« J’imagine que le connard qui a percuté la moto va avoir cher de dentiste lui … non ? » Je pense que la note de celui qui toucherait à la mienne serait sacrément salée… et au vue des biceps de mon client, nul doute qu’il fait des dégâts.

Je m’arrête à ma tablette, prenant quelques formulaires à remplir pour inscrire la moto à mes patientes à traiter. Puis je pianote sur l’ordinateur pour vérifier les pièces nécessaires lorsqu’il m’annonce ne pas avoir d’assurance. Il est sérieux ?
Je me tourne vers lui, un air ahuri sur le visage. Une telle merveille mérite une assurance en béton, pour pouvoir la bichonner !Mais bref, ça me regarde pas, tant qu’il paie, il peut bien gérer ses affaires de la manière qui lui convient.

« Pas d’assurance… Ok… »

Il m’écoute pas, commence à me tutoyer – ah ouais tu la joues comme ça mon coco ?- et son ton change un peu. Si j’ai cru entre apercevoir un léger respect au départ, il semble s’être vite envolé.

« Elle sera comme neuve ta chérie, t’inquiète » dis-je d’une voix basse comme pour moi-même, mais peut-être assez fort pour qu’il l’entende. J’attrape ses clés au vol avant de reprendre « Laisse, j’dois bien avoir une mobylette à te filer pour dépanner. Par contre, faut que je regarde d’un peu plus près pour les pièces pour faire un devis complet. »

Je quitte le hangar juste le temps d’aller chercher la grosse cylindrée dehors. Au point mort, elle pèse tout de même bien son poids la cocote pour mon petit gabarit et c’est tant bien que mal que je la fais rouler jusque l’intérieur avant de la poser sous une lampe pour l’inspecter de plus près. Installée sur le pont élévateur, je l’ausculte comme une chose précieuse, vérifiant l’état de manière plus approfondie. Les dégâts ne sont pas aussi importants que ça.

« C’est l’affaire de 3, peut-être 4 jours en fonction de mes autres clients et du délai de livraison des pièces. C’est surtout de la taule froissée à l’arrière. »

Je reviens vers mon établi, tapote sur mon ordinateur, puis lui sors le devis à signer, lui tendant le tout, avec la fiche client. C’est chiant, mais ça fait parti du jeu.

«  Y’en a pour 2540 euros, pièces et main d’œuvre. Pour le prêt de véhicule, c’est pour moi. »

Les papiers dans ses mains, je l’abandonne pour aller chercher une moto de prêt. Je reviens, quelques minutes plus tard, entrant dans le hangar sur une Suzuki Gsx-S 1000   noire et rouge, pas toute jeune, mais dans un état nickel.

« J’ai celle-ci qui peut dépanner le temps de… «  

Je descends de la bécane ; fière de ce petit bijou que j’ai dorloté quelques années durant.
« Me faut juste une garantie, une caution pour te la laisser… »

Je croise les bras et m’appuie légèrement contre elle, comme un rempart entre lui et la liberté qu’elle peut lui offrir.
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Irénée N. Carissi
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Dim 10 Sep - 12:45
BORN TO BE WILD
Antonia & Irénée
Elle pianote sur sa tablette. Semble atterrée par mon manque d’assurance mais a la décence de ne pas en débattre. (i]Un point pour toi.[/i] Va récupérer ma moto à l’extérieur lorsque je me fais une raison et range mon portable. Le temps qu’elle regarde avec exactitude les pièces qui lui faut et qu’on négocie le tarif du devis, j’aurais trois fois le temps d’appeler un taxi pour qu’il vienne me chercher dans les dix minutes. La bécane est donc une nouvelle fois inspectée. Je m’approche, vaguement, louche sur les égratignures qui me font, décidément, mal dans mon petit cœur de matérialiste – ce n’est pas mon genre généralement mais pour le coup j’avoue l’avoir vraiment mauvaise. Et la sentence tombe. Moins d’une semaine d’attente. J’arque un sourcil, franchement surpris par la nouvelle. L’édition limité ne semble pas être aussi irréparable que ce que je le pensais et les pièces sont vachement moins introuvables que ce que mon esprit paniqué l’avait pronostiqué.

Je la seconde jusqu’à l’établi. Y appui mes coudes pour récupérer les deux feuilles qu’elle me tend, étonné, encore, du tarif plus qu’abordable qu’elle me propose. Avec ça j’ai même une bécane de prêt gratuite ? Soit elle aime bien ma gueule, soit elle a pas assez de client pour faire sa difficile… Cette meuf répare à perte, ce n’est pas possible. Je lui envoie une œillade sceptique par-dessus les papiers. L’ignore lorsqu’elle va me sortir la Suzuki du fin fond de son énorme hangar et manque de m’étouffer en avalant ma salive de travers lorsqu’elle me réclame une caution. T’es sérieuse ? Visiblement oui. Elle l’est. Elle se colle même à son petit bijou. Le menton fier et arrogant de celle qui ne laissera passer personne pour la lui prendre de force. Si tu savais comme ça serait facile pour moi de te dégager de là et de te la voler, ta précieuse moto. Mais je n’en fais rien. Préfère couler un regard envieux vers l’Augusta perchée sur son élévateur. – T’es en train de me dire que ce que je te laisse n’est pas une caution suffisante ? Tu penses vraiment que je vais te céder ma cylindrée contre… Une grimace dédaigneuse m’arrache un rictus. L’expression est rapide mais je suis sûr qu’elle a dû en capter l’essence. – Contre ça ? soufflé-je dans un geste de main ample qui englobe sa Suzuki. Je secoue la tronche dans une négation énergique. – Rêve pas Letty. Je reviendrais. Et je peux même te payer avant d’avoir vu ton travail pour te prouver mon incroyable… Bonne foi.

Je me coupe. Relève le museau dans un frisson désagréable. Hume l’air, plus par réflex canin que par véritable nécessité… Parce que, de toute façon, c’est le crissement de pneus qui m’interpelle, pas une odeur étrangère – d’autant que je ne connais aucune odeur dans ce foutu local. Ca fleure le cambouis. Au mieux un parfum très féminin en arrière fond, mais il est clairement tué par les moindres vapeurs d’essence et de pot d’échappement. Je me redresse. Penche la caboche par l’entrebâillement de la porte coulissante laissée entrouverte. Une voiture s’engage à fond dans le parking. Me surprend assez dans la vivacité de l’action pour me faire hoqueter et serrer les dents dans l’expectative – cognera ou cognera pas dans un des engins laissé à l’extérieur ? Les freins sont écrasés avec violence… Et vu comment le cul de la caisse chasse je suis même prêt à parier que le conducteur vient de relever violemment son frein à main. Il ne me faut qu’une fraction de seconde pour savoir qui va sortir de l’habitacle. Le petit Luigi. Je souligne dans un sourire moqueur la persévérance de ce type pour récupérer les quelques 5000 euros que je viens de lui soutirer. La portière conducteur claque. En sort un mec que je ne connais finalement pas. Balèze. Si large d’épaules et si tassé qu’on dirait qu’il n’a pas de cou. Le cheveu très court. Je le suspecte d’avoir un début de calvitie… Enfin de la où je suis... Mes mirettes caressent ses côtes. Je capte le ceinturon imposant d’un holster. La portière passager claque. Mes mirettes chavirent sur la gueule amoché du petit Luigi. Son nez comprimé dans un énorme pansement blanchâtre, comme un plâtre. Vu le bruit mat que ça a fait lorsque j’ai tapé dedans, je suis certain de le lui avoir cassé. Je l’ai senti craqué sous mes phalanges.

Je dodeline de la tête. Abandonne les feuilles sur le comptoir de Letty. Me tourne vers elle dans une expression incroyablement neutre. Si tu voulais savoir comment se portait le mec qui avait tamponné ma moto…Un chirurgien esthétique plutôt, articulé-je sérieusement. – Je pense qu’il lui faudra au moins ça, au mec qui a touché ma bécane pour retrouver sa face d’antan. Pas un dentiste. Je claque ma langue sur mon palais pour approuver cette subtilité de généralistes. De toute façon, tu vas pouvoir en juger par toi-même.


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Antonia Ponti
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OSSATURE: : 24 ans CONTRAT: : Célibataire BESOGNE: : Mécano ÉCORCE: : 25 ans ÉCHINE: : Sorcière élémentaire PRESTIGE: : Manipulation de l'air pour faire bouger les objets, ressemble à la télékinésie GANG: : Nostro Regno @EFFIGIE: : Vanessa Hudgens - Poupette BAFOUILLES: : 115 PACTE: : 31/07/2017



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Mer 13 Sep - 9:26
Voilà… Je le savais, il a beau ne pas avoir ouvert sa gueule en arrivant, le voilà qui me toise, se croyant plus malin que moi. J’ai un petit sourire narquois qui s’affiche sur le visage alors qu’il me prend de haut, persuadé que ma requête est arrogante. Ouais j’veux une caution… Pas parce que j’ignore à quel point ta bécane est chère, mais parce que tu me files aucune garantie… Pas d’assurance hein… est-elle seulement à lui cette bécane ou l’a-t-il volé ? Pas de casque, une bécane de folie abimée suite à un « accident »… M’en faut pas plus pour me mettre à douter de la véracité de ses propos. Et moi j’fais quoi avec une bécane volée après… Trop d’emmerdes, et les emmerdes, ça me connaît assez pour ne pas m’en créer au garage.

Me prends pas pour une débutante chéri… Je sais que ta précieuse vaut 10 des miennes… Mais si tu préfères repartir à pied, ou en taxi… pose le cash et… Je lui fais signe, l’invitant à partir s’il le souhaite lorsqu’une bagnole se la joue rodéo sur mon parking. Je me redresse, observe le petit manège qui se déroule devant mes yeux qui se plisse. Je n’aime pas qu’on joue les cow boy chez moi. Wika se lève et grogne. Elle n’aime pas non plus ce genre de visiteurs.

Wika, au pied !

La chienne se tourne vers moi, vers la voiture en grognant et lors de mon second rappel, elle se tourne vers moi et vient se coucher à mes pieds sans quitter nos visiteurs de la truffe et des yeux.
Je sais reconnaitre des mafieux lorsque j’en vois, et ceux-là en sont, c’est évident. De plus, la tronche du second, éclatée, plâtrée, me laisse penser qu’il s’agit de l’homme dont me parle à nouveau mon client. Je plisse les yeux, les emmerdes, il me les a apportées sur un plateau.

Quelles emmerdes t’as rapporté avec toi mec… Je me parle à moi-même, mais je sais qu’il a du m’entendre. Wika se relève à mesure qu’ils avancent, et je suis obligée de la tenir au collier pour qu’elle reste à sa place. Je l’emmène dans mon bureau avant de fermer la porte et d’avancer vers nos visiteurs, l’air de rien. On l’entend faire les cent pas derrière la porte, et on distingue sa silhouette derrière la vitre opaque.

En passant près de mon client, je lui glisse un « Tu l’as pas loupé… ça me plait bien… » puis sors du hangar pour intercepter le molosse et son chef. Je sais que les emmerdes vont me tomber dessus par sa faute, mais je n’aime pas ces mecs là… Ils salissent la beauté de la mafia, ils sont une honte ces fils à papa qui se croient tout permis sous prétexte que leur père s’est fait un nom dans le réseau… L’avantage que j’ai à Rome, c’est que bien que mon nom, ou plutôt celui de mon père, soit plus que respecté, ma tronche elle, est encore inconnue. Je peux me permettre encore pas mal de choses.

Messieurs… J’peux vous aider ? » Je lance un menton vers le défiguré, sachant pertinemment que c’est lui la… ‘’tête’’… L’autre n’est qu’un gorille sans cervelle, un soi-disant garde du corps. J’en ai maté des plus balaises. »Vous êtes perdus… ou vous avez un soucis avec votre berline ?
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Irénée N. Carissi
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OSSATURE: : 38 ans CONTRAT: : Célibâtard-HomicidoPresqueInvolontairement-Veuf - (Re)marié aux vins et spiritueux de la supérette discount du coin BESOGNE: : Fabricant et dealer d'une drogue dure commercialisée par la Nostra Regno - ah, ces sponsors du crime
ÉCHINE: : Sorcier pur, suprême déchu mordu par la fourbe lupine PRESTIGE: : Je crève dans mon dedans actuellement, j'ai les pouvoirs d'un gosse de 15 ans et les capacités irrégulières de ces gens en proie à une dualité interne. Mais j'ai un Beretta 92 FS et je sais viser. GANG: : Je collabore avec la NR pour qu'elle assure ma protection - et quand je dis collabore, je veux dire que je travaille pour eux - mais je ne suis membre d'aucun coven, d'aucune meute et je n'ai prêté allégeance à personne - faut pas déconner non plus @EFFIGIE: : Jason Momoa by Bel' © Sign code by Grey Wind © Gifs by Varri <3 & Hawaiian Jesus BAFOUILLES: : 4805 PACTE: : 06/06/2017



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Dim 1 Oct - 22:18

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ANTONIA & IRENEE

La chienne bronche. Renâcle. Insiste dans son désenchantement de voir les mafieux fouler son parking. Son territoire. Polluer son air. Et je suis plutôt de son avis, pour le coup. Ces mecs sont des cons, pour ce que j’en sais. Elle finit cependant enfermée, râlant derrière sa porte et moi, fainéant, me rabat sur le comptoir en regardant la mécanicienne allée rencontrer les mafieux courroucés. – Oh… C’est fragile. Un nez, lui dis-je sans prendre la peine de bouger. Ne me prend pas pour un lâche. J’estime juste que ce n’est plus mon problème à partir du moment où tu te portes volontaire pour faire tampon. Parce que, clairement, même moi je me serais pas senti assez investi dans le truc pour aller courtoisement les saluer en faisant comme si je ne savais pas ce qu’ils voulaient. Ils me veulent moi, y pas à chier.

Je vois mal de là où je suis mais j’entends bien. Je n’ai qu’à tendre l’oreille pour savoir qu’ils s’arrêtent dès qu’elle leur adresse la parole et en me penchant un peu, bousculant nonchalamment une clé, je vois l’œil torve du petit Luigi se poser sur moi. J’agrémente son froncement de sourcils vexé par un coup de menton poli. Un bonjour lointain et distant – bien que purement ironique. – Notre voiture va bien, lâche-t-il coulant en tentant d’esquiver la donzelle sur sa droite. Mais elle se décale, ne le laisse pas entrer. Téméraire Letty.Nous ne voulons pas d’ennui, vous savez ? continue-t-il particulièrement mielleux. Il lui envoie un sourire sincère – parce que je pense qu’il l’est vraiment – courbe légèrement l’échine en signe de parfaite soumission. Et beh, comme quoi, parfois, avoir une paire de seins ça aide à se faire des amis. Même si ladite paire de seins est pleine de cambouis et que la tenue ne la met pas en valeur. Je hoquette en secouant la tête de droite et de gauche. – Nous souhaiterions juste parler à… Luigi lève une main vers moi, dans un geste très sec qui prouve à lui seul un énervement plus que passager. Je te rappelle que c’est toi qui as écrasé ma bécane mec, pas l’inverse. Si tu t’étais montré aussi courtois avec moi que ce que tu l’es avec elle, tout se serait beaucoup mieux passé pour ton putain de nez.Au Monsieur, là bas. Au Monsieur. Vaut mieux entendre ça que d’être sourd. Je pouffe. Décroche de la scénette qui se joue en me redressant. – En toute amitié. Ben voyons. Dans trente secondes il lui dit même qu’il va m’inviter boire un thé.

Et puis, tout se passe très vite. Dans un moment royal d’inattention confortable je détourne le regard – parce que je fais tomber la fameuse clé sur le comptoir et que je me baisse juste une seconde pour la ramasser. Je l’effleure à peine quand ça se met à gueuler.  Genre à gueuler copieusement. Quelques insultes fusent, dans un italien très nerveux – il me semble reconnaître un Sale Pute sans que je ne puisse en mettre ma main à couper. En relevant les mirettes je suppose que le petit Luigi a voulu passer en force pour venir me voir ou qu'il s’est senti d’humeur romantique – les ronds de jambes qu’il a sorti à la gonze étaient peut-être une espèce de parade nuptiale très maladroite. Dans tous les cas Letty n'a pas été OK avec l'initiative engagée. Luigi est de dos, il a reculé d'au moins 5 pas - je me demande vaguement s'il n'est pas au téléphone, même - et son gorille tient son flingue – un truc énorme vu d’ici : gros calibre, gros trou dans le derme en prévision. Il le pointe fermement sur la tronche halée de la brunette, dans une grimace carnassière. Ca c’est le genre de mec qui fait son taff pour le sang et les viscères. Là il rêve de tirer. Ca le démange. Les raisons il s’en cogne. La mafia il s’en cogne. La morale il s’en cogne. Il n’a d’ouïe que pour les ordres de son boss – dont il se cogne humainement parlant.

D’une impulsion je me retrouve dans l’angle mort des protagonistes extérieurs – ce qui ne semble pas les déranger, ça continue de causer fort de toute façon – et j’abaisse la poignée du bureau où le clébard est enfermé. Pour qu'il en sorte. Disons qu’elle sera 20 fois plus furtive que moi. Puis elle aura l'avantage de l’effet de surprise, que je ne peux pas me permettre avec mes 110 kilos. Je m’engage cependant à sa suite, sans trop savoir pourquoi dans le fond. Parce que c’est tes problèmes mec, et qu’elle a été bien sympa de se faire braquer un flingue sur la tempe pour essayer de les régler à ta place. Ouais… Sûrement.




Couleurs Dialogues:
 





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Mar 17 Oct - 17:08
Oh je ne sais que trop bien ce qui les amène ici, dans mon garage. Loin d’être perdu, ils ont en ligne de mire leur but. Cependant, je m’interpose, croisant mes bras sous ma poitrine et me plaçant entre lui et l’entrée, bien décidée à les faire partir s’ils ne le décident pas d’eux même. Mais la partie est loin d’être gagnée d’avance, car il n’hésite pas à me dire clairement ce qu’il est venu faire, et nul doute qu’il n’est pas là pour bavarder avec « le monsieur là-bas ». Il tente de passer, d’abord en me faisant son numéro, auquel il comprend rapidement que je ne suis pas le moins du monde réactive. Puis, il essaie de me le faire comprendre un peu plus sérieusement, changeant de ton, forçant légèrement le passage. Je refuse, pose ma main sur son bras alors qu’il me contourne, le lui tort ce qui lui arrache un grognement et quelques insultes. Il tente de riposter, mais j’esquive. Luigi n’est vraiment pas un adversaire à la hauteur, et le fait qu’il sous-estime à ce point mes capacités sous prétexte que je suis quoi déjà ? Ah oui, une « sale pute » … Il me met en joie celui-ci. Il se mange alors un gentil coup de coude au niveau de l’oreille. Il a perdu du terrain, je le vois qui se recule, titubant légèrement sous l’effet de choc, maintenant son oreille comme s’il pensait qu’elle allait tombée. Abruti.
Molosse intervient, plus vite que son gabarit ne me l’avait présagé. Du coup, malgré moi je me retrouve en situation de faiblesse. Je lui fous un coup dans le nase, ce qui lui arrache à lui aussi quelques insultes. L’odeur de sang et de morve… Il s’essuie, balançant par la même occasion un mollard. Son bras me maintient contre lui, et me soulève du sol. C’est que je ne dois même pas faire la moitié de son poids à ce gros lourdaud, ce n’est pas une gloire qu’il y parvienne.

Je sens le canon de l’arme venir me chatouiller la tempe. Sans appuie au sol, je ne peux que difficilement me débattre pour me libérer, et l’utilisation de mon pouvoir ici, en public… ce sera en dernier recours. J’ose espérer en cet instant que mon client, fautif de cette visite impromptue, va se bouger pour me sortir de la merde qu’il a lui-même créée. Luigi tend la main vers gorille pour le retenir, lui intimant l’ordre d’attendre. Ma cervelle sur son costume ne semble pas l’enchanter… Malgré le coup de coude, il ne semble pas encore enclin à me buter. Il profite que je sois coincée pour s’avancer vers l’entrée de mon atelier.

Le molosse desserre un peu son étreinte et mes pieds retouchent le sol. Une seconde passe, je réfléchis à la tournure des choses, cherchant la meilleure option pour me libérer et inverser la tendance… Mais rien ne se déroule comme je l’avais imaginé.

Wika libérée, arrive sur eux, son regard se porte sur Luigi, le plus près d’elle, prête à en découdre pour sauver sa maitresse. Les babines retroussées ne laissent aucun doute sur ce qu’elle compte faire. Je sens le molosse desserrer son étreinte, me libérant complètement pour porter secours à son patron qui s’est mis à courir…. Grossière erreur… Cours connard, cours… Elle ne le lâche pas et finit par lui sauter dessus, chopant une jambe. Je vois Luigi s’étaler au sol, tombant lourdement. Son nez vient à nouveau de prendre cher. J’en aurais presque mal pour lui, si seulement je faisais preuve d’empathie.
Le molosse pointe son flingue sur mon chien, et alors que je vais pour le frapper et lui faire lâcher son arme, je vois que le motard est sorti de l’atelier, prêt à se prêter au jeu lui aussi.

Wika ! criais-je. Et immédiatement la chienne lâche sa proie et revient à mes pieds en grognant, prête à de nouveau intervenir le moment venu…
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