Will you alibi me? - Sam 19 Aoû 2017 - 22:24
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EFFIGIE : Colin O'Donoghue; Tag (ava)
BAFOUILLES : 36
PACTE : 02/07/2017


OSSATURE : 36 ans
CONTRAT : Célibataire
BESOGNE : Chasseur pour l'Opus Dei
FABLE : C'est dans les larmes et la douleurs que l'apprentissage se fait pour la première fois, sans en avoir conscience, puis c'est en prenant le chemin de la violence, de la vengeance, que les informations s'impriment de manière dénfitivies dans son esprit.
ÉCHINE : Fragilité dans le coeur, dans le corps, mortalité s'apparentant à la fois à une vraie plaie qu'à une bénédiction, celle de ne pas être autre chose qu'un Humain.
Will you alibi me?
Il ne faut pas se mentir, mais quand on est chasseur à l’Opus Dei, la vie sociale…ce n’est pas tout à fait ça. Voire pas du tout. Alors, je ne dis pas que c’est impossible d’avoir une vie sociale, simplement que ce n’est pas aussi simple que pour d’autres professions moins…Disons secrète. C’est toujours compliqué de répondre à la fameuse question que toute personne que l’on rencontre pose : « Et tu fais qui dans la vie ? ». J’en suis venu à dire que je suis exterminateur. Au moins les gens me posent moins de question par la suite, et ce n’est pas totalement un mensonge. Si eux pensent à rats, cafards et autres nuisibles, moi je pense à vampires, wendigo, sirène…Sorcière aussi, parfois, mais pas toujours.

La preuve en est que j’ai sympathisé avec une sorcière, Wicca – ce qui doit faciliter les choses il faut bien le dire, qui travaille comme indic’ pour le Vatican. Si l’Opus et le Vatican sont deux entités bien distinctes, il arrive qu’une alliance ponctuelle soit nécessaire et ce fut durant l’une d’elle que je rencontrai Ana. Les choses ont assez vite dérapées sur divers niveaux ; découvrir qu’elle est une sorcière, d’une part. Le premier choc. Puis qu’elle soit un véritable détecteur de mensonge humain. La chose qui a bien faillit tout faire tourner au vinaigre entre nous. Pour la simple et bonne raison que si elle a de suite refuser mes petits numéros de charme, ce qui arrive plus souvent qu’on ne le croit et fort heureusement pour moi, le fait qu’elle ait très vite compris ce que j’avais pu faire et surtout avec qui j’avais pu passer une nuit, ça, ça m’inquiétait un peu plus. Sauf que, jour de chance pour moi, elle ne fait pas partie des gens que je redoute dans l’organisation, que ce soit le Vatican ou l’Opus. Elle a accepté de garder ce petit secret pour elle.

Ce qui fait que maintenant, on se revoit de temps en temps, prendre un café quand je ne suis pas en train de chasser, ou en train de me perdre avec d’autres gens dont je tairais le nom, et qu’elle a du temps aussi. Sauf que me faire parvenir une missive (par coursier bitch please), me sommant de venir la voir dans son appartement du quartier Ouest, ce n’est pas chose courante entre nous. Surtout depuis que les SMS existent, vous voyez ? Chose qui aurait tendance à me faire penser qu’il y a anguille sous roche et que c’est possiblement urgent. Alors pour une fois, je délaisse mes orchidées chéries et me dirige à l’adresse indiquée.

Je monte, sonne à l’appartement correspondant à son nom et attend que la porte s’ouvre sur la jeune femme.

"Je sais que tu m’aimes bien, mais un sms aurait suffis tu sais ?"

Dis-je, un sourire amusé sur les lèvres et mains nonchalamment placées dans mes poches.
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Will you alibi me? - Mar 22 Aoû 2017 - 11:29
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EFFIGIE : Olga Kurylenko, ©Shadow Dancer
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PACTE : 11/07/2017


OSSATURE : 32 ans
CONTRAT : Divorcée - Célibataire
BESOGNE : Chasseuse de tête (dans le recrutement) - Informatrice du Vatican
ÉCHINE : Sorcière Wicca
PRESTIGE : Pouvoir de détection des mensonges
GANG : Membre du coven Aconit

 
Lisandro & Anastasia // Will you alibi me ?

 
Je sors de ce maudit hôtel quatre étoiles aussi vite que possible. Il me faut de l’air, il faut que je me calme, il faut que je rentre chez moi, et que je m’y enferme à double tour. Plus jamais je ne prends l’ascenseur. Pas envie que ce qu’il vient de se passer recommence. Hors de question que je me retrouve bloquée une nouvelle fois à l’intérieur de cette machine infernale avec mon ex-mari. Puisque apparemment le destin – ou je ne sais pas qui – m’en veux… Autant ne pas trop chercher à le provoquer. Il faut que… Que j’appelle Lisandro ! J’espère qu’il acceptera la requête particulière que j’ai à lui faire… Je sors mon portable de mon sac à main, et découvre avec horreur qu’il n’a plus de batterie. Bordel de merde. Et j’habite à l’autre bout de la ville… Le temps que j’arrive chez moi, Jacopo aura peut-être déjà mené son enquête, je n’en sais rien. Je réfléchis un instant à comment contacter Lisandro… Il habite avec l’Opus Dei… Je ne suis pas sûre de pouvoir y entrer comme ça. Il faut que je lui envoie d’urgence… Un coursier ! Bon… Seul petit problème… Comment je fais pour savoir où trouver un coursier sans le GPS de mon portable ? Et le GPS de ma voiture ne fait pas les renseignements comme ça je pense… Je regarde autour de moi, à la fois pour vérifier que Jacopo n’est pas là, et à la fois à la recherche d’un plan de la ville qui pourrait m’aider. Je ne vois aucun des deux. Je soupire. Reste l’ancienne manière donc… J’aborde un passant, je lui demande s’il sait où je peux trouver un coursier. Réponse négative de sa part, mais il me propose gentiment de se servir de son GPS pour en trouver un. Je le remercie chaleureusement. Information en main, je monte dans ma voiture, fais un petit détour vers le coursier pour envoyer une missive à Lisandro où je lui demande de venir chez moi, à l’appartement, le plus vite possible, puis me dirige enfin vers l’appartement. Appartement que Jacopo connait. S’il voulait vraiment me faire chier, il pourrait venir m’y retrouver. Mais à vrai dire je ne pense pas qu’il le veuille non plus. J’aurai pu aller à la maison de la mer, au moins là bas je suis tranquille vu que personne, ou presque, ne connait son existence. Mais il faut que je voie Lisandro, et ça ne peut se faire qu’à l’appartement. Il y a la circulation, je suis bloquée dans les bouchons… J’espère que Lisandro n’arrivera pas avant moi tout de même. Je repense à cette matinée de folie, à cette rencontre improbable. Parmi la population de Rome… Quelle est la proportion de malchance que je me retrouve coincée dans un ascenseur… Avec mon ex-mari… Sérieux quoi… J’aurai pu être bloquée avec n’importe qui d’autre, mais il a fallu que ce soit lui. J’espèrais bien ne plus jamais le revoir pourtant.

J’arrive enfin chez moi. Lisandro n’attend pas devant ma porte, c’est déjà ça. Je dépose mes affaires sur la table de la cuisine à droite de la porte, et commence à faire les cent pas dans mon appartement. Dépêche toi Lis’… Je vais mettre mon portable à charger lorsque j’entends sonner à la porte d’entrée. J’ouvre précipitamment, sans réfléchir. Heureusement pour moi, c’est bien Lisandro et non Jacopo. Je regarde son sourire… Mais je suis bien trop stressée pour y répondre à vrai dire. Je lui attrape le bras, et le tire vers l’intérieur de l’appartement pour pouvoir fermer la porte à clé derrière lui. On ne sait jamais.

« Je n’avais plus de batterie et il fallait que je te vois absolument pour te demander un truc… J’ai besoin de toi, j’ai besoin que tu te fasses passer pour mon mec ! » Me rendant compte de ce que je lui demande, je soupire. Il faut que je lui explique. Je tire une chaise de la table pour l’inviter à s’y asseoir. Je pousse mes affaires qui sont sur la table, et m’assois à ses côtés. « Okay, désolé. En fait… Je viens de recroiser mon ex-mari… A vrai dire, je viens de rester bloquer dans un ascenseur avec lui, pendant plusieurs heures. L’enfer étant donné comment s’est fini notre mariage… Il m’a trompée. Bref, voilà. Je ne veux pas qu’il sache que je n’ai toujours personne depuis cinq ans, alors je lui ai dis que j’avais quelqu’un… Et le problème, c’est qu’il est détective… Donc il me faut vraiment un alibi en béton… Alors voilà j’ai pensé à toi ! J’me suis dit qu’on pourrait se rendre service mutuellement. Je te sers d’alibi quand tu en as besoin, et toi tu me sers d’alibi. Est-ce que tu es partant ? »

A vrai dire, Lisandro ne savait certainement pas que j’avais été mariée, encore moins que j’étais divorcée, ni que j’avais été trompée. Et il ne doit pas connaitre non plus mon angoisse de l’attachement sentimental depuis. Si lui n’a rien pu me cacher grâce à mon pouvoir… Moi j’ai pu lui cacher bon nombre de choses. Choses qu’il découvre aujourd’hui. Je suppose que ça va lui faire un choc, mais je n’y pense pas. J’attends juste sa réponse. Je me demande à qui est-ce que je pourrais le demander s’il refuse… Je sais qu’Elijah serait prêt à le faire pour moi, mais ça me gêne de lui demander. Pour plusieurs raisons… Je me lève et va chercher deux bières dans le frigo, que je décapsule et ramène sur la table. J’en pose une devant le chasseur.
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Will you alibi me? - Mer 23 Aoû 2017 - 11:43
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BAFOUILLES : 36
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FABLE : C'est dans les larmes et la douleurs que l'apprentissage se fait pour la première fois, sans en avoir conscience, puis c'est en prenant le chemin de la violence, de la vengeance, que les informations s'impriment de manière dénfitivies dans son esprit.
ÉCHINE : Fragilité dans le coeur, dans le corps, mortalité s'apparentant à la fois à une vraie plaie qu'à une bénédiction, celle de ne pas être autre chose qu'un Humain.
Will you alibi me?
A peine la porte est-elle ouverte et ma petite plaisanterie sortie que je me retrouve à entrer manu militari dans l’appartement de la belle, manquant de me ramasser au passage, tant je ne m’attendais pas à autant de force dans une femme comme Anastasia. Je savais qu’elle était largement capable de se défendre toute seule, là n’était pas la question, mais pour tirer ma carcasse de bien quatre-vingt kilos du haut de mon mètre quatre-vingt, ce n’est donner à tout le monde il faut bien le dire. Reprenant pied une fois de l’autre côté de la porte, je lui lance un regard inquisiteur. Okay, je suis là, elle m’a envoyé un coursier, bon sang, pour me demander de venir et me fais rentrer dans son appartement comme si sa vie était menacée, je veux savoir ce qu’il se passe. Sa vie n’est pas vraiment menacée, si ?

Je n’ai pas longtemps à attendre avant qu’elle ne commence à parler, et pour dire le moins, sa proposition me fait ouvrir de grands yeux. Comment ça, me faire passer pour son mec ? Enfin, en soi, pourquoi pas, ça pourrait même se révéler très amusant, mais…pourquoi ? Enfin je veux dire, une femme comme elle ne doit pas vraiment avoir de mal à trouver un Jules, n’est-ce pas ? Je dis ça, mais je n’en sais rien en fait. Notre relation, à Ana et moi, reste très superficielle, des petites boutades, des secrets partagés (surtout dans le sens moi-Ana que l’inverse, soyons honnêtes), bref, ce genre de choses. Alors me demander, du jour au lendemain de jouer le rôle de son petit ami sans raison apparente…

"Pardon ?"

Elle m’offre une chaise et je m’assois dedans avec joie, je sens que pour cette conversation, il vaut mieux que je sois assis. M’expliquant, petit à petit, le pourquoi du comment, je range les informations dans mon cerveau et…Est un peu perdu, je dois bien l’avouer. Si jusque-là Ana avait conservé cette aura de mystère autour d’elle, cette dernière venait de salement se faire grignotée par ce que venait de me révéler la brune. Eh bien. C’est vrai que je n’ai pas vu d’alliance à son doigt, mais de là à la croire mariée puis divorcée, non, ça ne me serait jamais venu à l’esprit. Plus encore que personne n’a réussi à lui changer les idées plus longtemps qu’une nuit (je suppose, elle n’est pas pénitente ni abstinente que je sache) depuis le dit divorce. Eh bien, ça fait beaucoup de choses à prendre ne compte d’un coup.

Si d’un certain point de vue la chose pouvait avoir l’air puéril, ne pas vouloir montrer à l’ex mari qu’elle est seule (ce qui ne veut pas dire au fond du trou pour autant soit dit en passant), je pouvais comprendre. Je pense que je ne voudrais pas non plus laisser un ex, qui m’aurait trompé, savoir que depuis lui, je n’ai pas été capable de refaire ma vie avec un autre. Ouais, non, je peux comprendre. Effectivement, si en plus ce dernier est détective, il faut quelque chose de solide. Ce qui me ramène à : pourquoi moi ? Mais la réponse, elle me la donne toute prête ; un service mutuel. C’est vrai que vu sous cet angle…J’accepte avec plaisir la bière et en bois une gorgée avant de prendre la parole.

"D’accord." Première chose, je lève une main cependant, lui faisant comprendre qu’elle exprimerait sa possible joie dans un instant "Par contre, vu que ton ex est un détective, il va falloir qu’on se coordonne au poil de chameau près sur notre histoire commune, voir créer des preuves pour que cela fasse crédible. Sinon, il va très vite comprendre que c’est du flan notre histoire. Une préférence ?"

Un grand sourire illumine mon visage. Quelque part, je sens que j’allais bien m’amuser. Et en mettre plein la tête au dis ex si jamais je le croisais, à mon avis.
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Will you alibi me? - Mar 29 Aoû 2017 - 1:33
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EFFIGIE : Olga Kurylenko, ©Shadow Dancer
BAFOUILLES : 432
PACTE : 11/07/2017


OSSATURE : 32 ans
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Lisandro & Anastasia // Will you alibi me ?

 
Pauvre Lisandro. A peine arrivé, la porte à peine ouverte, que je lui saute déjà dessus. L’attrapant par le bras, je l’entraine à l’intérieur, refermant la porte. Je n’attends pas plus longtemps avant de lui poser la question fatidique, suite à cette journée folle. Je me rends compte qu’il ne doit rien comprendre, que je l’agresse légèrement… Je reprends mes bonnes manières en lui proposant une chaise pour qu’il s’asseye. Je m’assois juste à ses côtés, après avoir poussé mes affaires qui nous gênaient sur la table. Je soupire, et lui donne une explication. La rencontre avec mon ex. L’enfer de la situation. Le fait que je ne me sois jamais posée avec quelqu’un d’autre suite à sa trahison, suite à sa tromperie. Je me livre, comme jamais je ne l’ai fais avec lui finalement. Il ne savait pas grand-chose, maintenant il va en savoir presque plus que certains de mes amis. Je m’arrête pour les confidences, lui reposant la question. Est-il partant ? C’est toujours une idée folle, mais je ne vois pas d’autres solutions. Je ne veux vraiment pas passer pour une désespérée aux yeux de Jacopo. Désespérée, je ne le suis pas. Blessée, oui. Et je ne veux pas qu’il voit qu’il a réussi à m’atteindre. Je viens déjà de me péter la main à cause de lui, ça suffira… Elle me fait toujours souffrir d’ailleurs, mais j’essaie de ne pas le montrer. Je me relève, pour aller chercher deux bières dans le frigo de mon petit appartement. Petit appartement pas si petit que ça, mais j’ai toujours l’impression de me sentir un peu à l’étroit quand je suis ici, comparé à la maison de la plage. Et puis, l’appartement est nettement plus encombré que la maison, ce qui rajoute à l’ambiance étriqué. Des plantes un peu partout. La plupart me servant pour faire des potions, des onguents, des mélanges de plantes… La lumière se faufile à travers les feuilles. Il fait sombre ici, comparé à la maison aux grandes baies vitrées. Mais je m’y sens bien quand même. C’est mon petit cocon étriqué. Je pose une bière devant Lisandro, attendant sa réponse. Impatiente que je suis, je le regarde avec insistance pendant qu’il boit sa bière. Le premier mot qu’il dit me rassure immédiatement. Il est d’accord ! Je m’apprête à le remercier, lorsqu’il lève la main. J’attends donc… Je sens les conditions arriver. Mais il n’en ai rien en fait. Aucune condition. Juste une précision. Ah oui, se coordonner… Je n’y avais pas pensé à vrai dire… Merde… Je m’assois, et pose mon visage dans ma main gauche, celle qui ne me fait pas mal, accoudée sur la table, pour réfléchir quelques secondes. Puis je regarde Lisandro.

« Je t’ai rencontré le soir même où j’ai appris qu’il me trompait. Où je l’ai confronté à la vérité, et qu’il m’a menti. Dans un bar. J’avais juste envie de me changer les idées, de me venger. Tu y trouvais ton compte. Et finalement on s’est un peu trop pris au jeu. Je sais que ça lui fera mal. »

Je bois une gorgée de ma bière. Je réfléchis à d’autres détails, à ce qu’il va falloir qu’on fasse. Finalement, il va falloir qu’on se connaisse par cœur, si ça fait cinq ans qu’on sort ensemble. Qu’on vit ensemble ? Je me lève, lui faisant signe de ne pas bouger, que j’en avais pour deux minutes. Je me dirige vers ma chambre, et vers la salle de bain. Je reviens avec un petit sac que je pose par terre.

« Des affaires, à mettre chez toi. Au cas où ? Quelques vêtements, des affaires de toilettes, une brosse à dent. Comme si j’habitais avec toi quoi. Il faudrait que tu en laisses aussi chez moi, si tu peux. » Je fais une pause, rebois deux-trois gorgées de ma bière, et semble soudain me souvenir de quelque chose. « Au fait ! Il ne sait pas que je suis une sorcière, il ne connait pas mes pouvoirs. C’est pour ça qu’il n’a pas hésité à me mentir. Je préfère encore garder cette information secrète, je ne sais toujours pas comment il réagirait… C’est peut-être un chasseur lui aussi. Je ne l’ai pas trop étudié, préférant vraiment l’oublier. Mais bon, vu que le destin en a apparemment décidé autrement… »

Autant jouer avec le destin. Jouons à ce jeu sadique, de faire souffrir l’autre. Oh je sais me défendre, il n’y a pas de souci là-dessus. Surtout avec lui, je n’ai aucun scrupule à monter des coups en douce, à l’envoyer paitre, à lui envoyer des phrases acerbes en pleine figure. Ma main aussi. Ça soulage tellement. Le coup de poing qui s’en est ensuivi a été nettement moins agréable, mais j’aurai du le prévoir, que l’ascenseur était dur. Je regarde Lisandro, essayant de savoir si mes propositions lui conviennent ou pas. Il a peut-être d’autres idées auxquelles je n’ai pas pensé ? Je suis ouverte à toute proposition de toute façon. Désespérée, je le suis peut-être un peu finalement.

« Tu dois vraiment me prendre pour une désespérée en fait, maintenant… » Je rigole de dépit. La situation est risible. S’inventer une vie, une romance. Quelle idée… Ce n’est pas comme ça que je trouverai le vrai. S’il y en avait un quelque part. Peut-être que je ne me poserai plus jamais. Peut-être que je suis voué à enchaîner les coups d’un soir, sans plus. Je ne sais pas.
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Will you alibi me? - Mer 30 Aoû 2017 - 17:32
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Will you alibi me?
Devrait-il se sentir rassuré ou inquiet qu’elle pense à un scénario aussi vite ? Probablement rassuré. En revanche, qu’elle cherche absolument à blesser cet homme ? Il préfère se dire qu’il est du bon côté d’Ana pour le coup. Il n’ose imaginer ce qu’elle lui ferait s’il en venait à la décevoir, elle aussi. Bon, ça ne risque pas d’arriver à ce point-là, puisqu’il est loin de vouloir s’engager dans une relation (réelle) avec elle, dans une relation tout court à dire vrai. C’est bien là que repose le nœud du problème de sa vie sentimentale. De par son propre souci, son propre secret qui, à l’heure actuelle, ne devrait plus en être un, il reste seul. Bon, soyons honnête, vu le rythme de ses missions, ce n’est pas franchement très grave, il n’a même pas le temps d’y penser, sauf quand il se retrouve confronter à une situation comme celle qu’il vit en cet instant, lui rappelant à quel point sa vie pouvait sembler vide et froide. Les gens pensant cela n’aurait pas totalement tort, mais il fait en sorte d’oublier cela, de le refouler au plus profond de lui jusqu’au moment où il ne peut plus le garder pour lui et qu’il se laissera aller dans les bras d’un autre, pour ne jamais le revoir ensuite.

"Ca me semble correcte mai–"

Il s’interrompt et la regarde partir, restant sagement assis à attendre son retour. Après tout, que pouvait-il faire de plus maintenant ? Ils devaient voir d’autres choses, essayer de connaître des petits détails de leurs vies respectives, afin de paraître crédibles. Dans quoi s’est-il embarqué encore ? Il se passe une main sur le visage, sentant poindre un mal de crâne rien qu’en pensant à ce tout ce que cet arrangement impliquait.

Finalement, il la voit revenir, et observe attentivement ce qu’elle lui tend, écoutant tout aussi attentivement les explications. Ah, et il ne sait pas qu’elle est sorcière ? Eh bien, une chose qu’il devra garder pour lui…Bah, au point où ils en sont, ce n’est pas un détail pareil qui va lui faire peur (c’est quand il commence à se dire que la nature même de la jeune femme face à lui ne devient qu’un détail qu’il se dit qu’il devrait consulter, un jour, peut-être, ou pas). Il pose les affaires sur la table et pose une main rassurante sur l’épaule d’Ana.

"Mais non. Tu ne veux simplement pas le laisser voir ta solitude et je le comprends, crois-moi, on est prêt à beaucoup de choses quand on veut garder quelque chose bien caché…" il lui offre un petit sourire entendu et reprend "Bon, d’accord, j’admets que personnellement j’aurais plus jouer sur le côté femme forte qui n’a pas besoin d’un homme fixe dans sa vie pour être heureuse, mais c’est ta situation, donc c’est toi qui choisis comment tu la gère. En revanche…" il pousse un peu les affaires vers Ana "Disons que garder ce genre d’affaire dans les locaux du l’Opus ferait désordre, surtout que je doute très fortement que mes chers patrons me laissent ramener une femme de manière régulière avec moi dans les locaux…Aussi charmante puisse-t-elle être. Mais t’en ramener à moi, il n’y a aucun problème, je peux te les apporter demain matin à la première heure si tu le souhaite."

Il se rassoit plus confortablement et reprend un peu de bière, tranquillement.

"Bon, et si on commençait à s’apprendre l’un l’autre, ça peut s’avérer utile, tu ne crois pas?. Un jeu des 20 questions, ça te tente ?"
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Will you alibi me? - Mer 13 Sep 2017 - 13:52
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Je lui explique mon plan, ce qui aurait pu se passer. L’idée m’est venue toute seule, tout simplement parce que ça a failli arriver, réellement. Mais ça a dévié à un moment. J’ai bien rencontré un homme ce soir-là. Le soir où tout s’est fini avec Jacopo, où je lui ai dis que je savais, où il m’a tout de même menti, ignorant mes pouvoirs, mon don. J’ai rencontré un homme, on a parlé. Je crois que ce soir là, j’aurai voulu coucher avec lui, juste pour me venger de Jacopo. Mais ça ne s’est pas fait. Homme bien trop poli, bien trop élevé pour faire ce genre de chose. Nous avons parlé, une bonne partie de la nuit, il m’a raisonnée. Il ne s’est rien passé ce soir là, pas de quoi faire enrager Jacopo. Pourtant, apparemment, il le croit, et il croit que depuis ce moment là, j’ai toujours quelqu’un. Je vois toujours cet homme, c’est devenu mon meilleur ami, Elijah. Un lycan. Si j’avais su qu’un jour je serai aussi proche d’un cabot… Le seul que je supporte d’ailleurs. C’est vrai, j’aurai pu lui demander à lui plutôt qu’à Lisandro d’être mon faux petit ami. Mais… Je ne sais pas s’il aurait accepté. Et je ne veux pas l’embêter avec ça. Et… Je ne veux pas jouer à ce jeu là avec lui. Trop risqué. Et puis, avec Lisandro, je sais que ça peut-être à double but. Il m’aide, je l’aide. C’est donnant-donnant.

Je ne lui laisse pas vraiment le temps de répondre, me dirigeant vers ma chambre et la salle de bain, revenant avec un sac. Je lui explique que ce sont certaines de mes affaires, qu’il pourrait laisser chez lui, au cas où Jacopo décide d’enquêter dur de ce côté-là. Je ne sais pas jusqu’où il est capable d’aller, mais je sais que c’est un très bon détective. Enfin, c’était un super flic. Donc je ne doute pas vraiment de ses talents de détective. Je viens de lui fournir de quoi bien s’occuper l’esprit, mais on ne sait jamais. Je l’informe aussi qu’il ne sait pas que je suis une sorcière. J’ai toujours fait en sorte qu’il ne l’apprenne pas, ne sachant pas comment il réagirait, ayant certainement peur qu’il prenne la poudre d’escampette, ou m’agresse, de peur… Je faisais passer mes frissons pour de la frilosité, et allait préparer mes onguents chez mes parents au besoin. Je frotte doucement ma main douloureuse. Elle me fait de plus en plus mal. Je ne devrai peut-être pas trop trainer à mettre quelque chose dessus avant que ça n’enfle trop, ou devienne noir, je ne sais pas trop… Je rigole de dépit en me rendant compte de la situation. Lisandro doit vraiment me prendre pour une désespérée maintenant… Je lui fais part de ma pensée. Je le regarde alors poser le sac sur la table, et venir apposer sa main sur mon épaule. Je repousse mes cheveux en arrière d’une main, et sourit en coin face à sa remarque. Ouais, c’est vrai que lui aussi garde un secret. Il reprend la parole. Une femme forte, qui n’a pas besoin de mec ? Non… Je sais que ça sonnerait faux aux oreilles de Jacopo. Et je sais que ça lui fera plus mal de se savoir remplacé. Surtout si ça s’est fait le soir même. Je ne réponds pas, je laisse Lisandro continuer. Je le regarde pousser le sac vers moi, l’interrogeant du regard. Je soupire. Je n’y avais pas pensé, effectivement. J’ai tendance à oublier que c’est un chasseur de l’Opus Dei. Bon, en même temps, Jacopo ne pourra surement pas non plus rentrer dans sa chambre dans ce cas. Donc pas besoin d’y laisser des affaires. Je lui souris doucement.

« Je n’y avais pas pensé, excuse moi. Enfin du coup, ça m’étonnerait qu’il puisse aller voir dans ta chambre, donc ça devrait le faire. Je veux bien pour tes affaires s’il te plait. Il connait mon appartement, pour le coup… »

Il se rassoit, et me propose un jeu des vingt questions, afin d’apprendre à nous connaitre un peu plus, que notre relation fasse vraie. Je bois aussi une gorgée de bière, et sourit.

« Bonne idée ! Excuse-moi par contre, il faut que je fasse un truc avant… » Je me lève, vais dans ma cuisine ouverte, et sort un sac de glace du congélateur, que j’appose directement sur ma main, puis retourne m’asseoir. « Mauvaise rencontre avec le mur de l’ascenseur, excès de colère, de contrariété face à Jacopo… Bref… Alooooors… Première question : Tu as de la famille ? C’est quoi leurs noms ? Merde… ça fait déjà plus d’une question ça ! » Je rigole doucement, attendant qu’il réponde tout en buvant ma bière de ma main gauche, la droite étant posée sur la glace.
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Will you alibi me? - Jeu 12 Oct 2017 - 13:10
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Will you alibi me?
"T’excuses pas, tu ne peux pas tout retenir de ma vie, non plus. Quoi que ça va probablement changer après ce soir"

Dit-il, un rire dans la voix. Après tout, c’est pour ça qu’il est, au final, non ? Donner des informations à Ana afin de faire croire à son ex-mari qu’ils entretiennent une relation stable et saine, sincère. Ha ! La bonne blague. Mais s’il peut rendre service tout en se rendant service, ce n’est pas Lis qui allait se plaindre. Un hochement de tête suffit pour donner son accord et un signe de compréhension de la situation à Anastasia, ce n’est pas comme s’il n’était pas debout tôt de toute façon alors venir à…Quelle heure l’arrange au fait ?

"Tu voudrais que je viennes à quelle heure demain matin ? Que je n’arrive pas pour trouver porte close, ça serait ballot."


Il la regarde partir et revenir aussi vite avec une poche de glace. La grimace qui se peint sur son visage est sincère. Frapper dans un mur, qu’il soit fait de béton ou d’un quelconque matériau composite dont sont fait ceux des ascenseurs modernes, ça ne fait jamais du bien et oui, ça sent le vécu, tout à fait. Combien de fois il s’est battu avec des gens pour finir par frapper le mur, parce que la personne a bougé juste au bon moment ? Il a arrêté de compter, pour être honnête. Mais le fait est qu’il connaît la douleur et elle a raison de mettre de la glace dessus, même si, vu la couleur et la forme de ses phalanges, elle a peut-être un poil trop attendu pour que cela puisse avoir un réel effet bénéfique, mais tant pis.

Sa question est légitime, il est logique qu’elle commence par les origines, et pour n’importe qui, les origines sont : la famille. Le fait est que répondre à cette question va être très rapide, puisque Lisandro n’a pas de famille. Enfin, pas vraiment. C’est tellement compliqué toute cette histoire…Il joue un peu avec sa bouteille de bière, les ongles essayant de décoller l’étiquette alors qu’elle ne lui a rien fait. Ce n’est pas un sujet douloureux à proprement parlé. Pas le fait qu’il soit orphelin de naissance du moins. Ca, il s’y est fait depuis des années, en revanche parler de ceux dont il a hérité le nom ? Ca c’est une autre histoire. Une qu’il aurait dû résoudre à l’époque par des séances chez un psy pour personnes ayant vécu un traumatisme comme le sien, mais il a toujours refusé. Il n’aime pas que les gens cherchent à rentrer dans sa tête.

"Je n’en n’ai pas, à proprement parlé. Enfin, je n’en n’ai pas, point final. Avantage, tu n’auras pas à rencontrer des beaux-parents ennuyeux ou trop bizarres."
Une petite blague pour détendre l’atmosphère "Je suis orphelin de naissance, mais j’ai été adopté à mes douze ans, par ceux dont je porte encore le nom aujourd’hui. Mais ils sont morts quand j’avais quinze ans, vampires."

Il n’explique pas plus, Ana est intelligente, elle comprendra ce que ça signifie pour le reste de sa vie, pour son choix de carrière. Le reste n’est plus que de l’histoire aujourd’hui. Maintenant c’est à son tour de poser une question, ce qui permettrait probablement de dévier la conversation.

"A mon tour."
Il fait mine de réfléchir, tapotant le goulot de sa bouteille contre son menton doucement et finit par reposer les yeux sur Ana "Est-ce que tu as d’autres origines qu’Italienne ?"

Question bateau, mais en général, ce genre de jeux finit par diriger les questions alors il ne s’en fait pas.
avengedinchains
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Will you alibi me? - Mer 25 Oct 2017 - 17:02
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embryon
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ÉCHINE : Sorcière Wicca
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GANG : Membre du coven Aconit

 
Lisandro & Anastasia // Will you alibi me ?

 
« Vers neuf heures, ça te conviendrait ? Si c’est trop tôt, tu viens plus tard hein ! Au pire tu m’envoies un sms quand tu es prêt ? Mon portable aura de la batterie promis. »

Je rigole doucement, puis me lève un instant pour aller chercher un sac de glace dans le congélateur. Je le pause sur ma main avec une grimace de douleur. Saleté d’ascenseur. Ou saleté d’ex-mari plutôt… L’ascenseur n’avait rien demandé lui. Enfin, après tout… Il n’avait qu’à pas tomber en panne. Ça m’aurait grandement arrangé ça… Lisandro me propose un jeu des vingt questions, histoire que l’on apprenne un peu plus à se connaitre, au cas où Jacopo viendrait à nous croiser ensemble, et qu’il nous posait des questions. Je réfléchis un instant, puis lui demande s’il a de la famille, et quels sont leurs noms. Question qui me semble effectivement inévitable, surtout si l’on est censé être ensemble depuis… Longtemps… Sa réponse me surprend. Je ne pensais pas qu’on avait ce point en commun. Ou ces points en commun plutôt… Lui aussi a été adopté… Et lui aussi ses parents adoptifs sont morts… Vampires… Je ne sais toujours pas si les miens ont été tués par un vampire ou une sirène, et ça me rend folle. Mais ce n’est pas le sujet maintenant… Je murmure un petit « Désolé » avant de prendre une nouvelle gorgée de bière. Je le regarde réfléchir, attendant patiemment sa question. Elle arrive finalement. D’autres origines qu’italienne ? Je lui souris.

« Mon nom de naissance est Nedeliaïeva, d’après les papiers. Je suis russe à la base. Mais j’ai toujours vécu en Italie, sous le nom Di Renzo. Donc techniquement, oui je suis Russo-italienne. Mais je me sens nettement plus Italienne que Russe. Je ne connais rien de la Russie. J’ai le tempérament de feu des italiens ! »

Je fais un clin d’œil en souriant. J’ai essayé d’en apprendre un peu plus sur ma famille biologique. Mais finalement… A quoi bon ? Ça ne servait pas à grand-chose, et j’ai vite abandonné les recherches. Je sais juste qu’ils étaient une riche famille des hautes sphères de Russie. D’où l’héritage extravagant reçu à mes douze ans…

« A mon tour ! » Je réfléchis un instant. Ce n’est pas si facile que ça en fait de trouver des questions à poser… « Quelle est ta passion ? »

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Will you alibi me? - Sam 28 Oct 2017 - 13:24
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FABLE : C'est dans les larmes et la douleurs que l'apprentissage se fait pour la première fois, sans en avoir conscience, puis c'est en prenant le chemin de la violence, de la vengeance, que les informations s'impriment de manière dénfitivies dans son esprit.
ÉCHINE : Fragilité dans le coeur, dans le corps, mortalité s'apparentant à la fois à une vraie plaie qu'à une bénédiction, celle de ne pas être autre chose qu'un Humain.
Will you alibi me?
Lisandro lui confirme que neuf heures est une heure correcte pour lui apporter quelques affaires, et la suit dans son rire à la notion de batteries dans son téléphone. Effectivement, si elle pouvait éviter d’avoir recours à un coursier à chaque fois qu’elle a besoin de lui parler, sinon ça allait finir par lui revenir cher (d’une part), mais en plus ça attirerait l’attention sur lui plus qu’il ne le souhaitait. Autant éviter, surtout que des SMS, si son ex-mari était un détective privé ou un policier, il avait déjà oublié ce détail, voir des SMS de sa part ne ferait qu’ajouter à la véracité de leur histoire bidon et ça n’en serait que mieux.

Puis vient la première question pour officiellement cimenter cette histoire de faux couple et pendant un instant il hésite sur ce qu’il va lui répondre, avant de finalement lui raconter la vérité. De toute façon, si son ex cherche un peu, il trouvera facilement les histoires d’adoption et encore plus facilement l’histoire de la mort de ses parents. Même si l’affaire a été rapidement classée, il y a eu quelques courts articles dans les journaux locaux, sur le drame. Pas de vraies pistes et certainement pas la vérité sur leur mort, officiellement, cette affaire a été classée sans suite et si à l’époque il n’avait pas compris, aujourd’hui, il sait que c’était la meilleure chose à faire. Il n’est toujours pas sûr de quel vampire a tuer ses parents, s’il est encore vivant ou s’il a été exterminé, mais il continue de chercher, de savoir, même si ses missions l’empêche de chercher de manière aussi exhaustive qu’il le souhaiterait. L’excuse de son interlocutrice est balayée d’un geste de main leste ; elle n’y est pour rien dans cette histoire, elle n’a pas à s’excuser. Certes, ce n’est pas exactement la joie d’en reparler, mais il a fait son deuil, depuis le temps.

Refusant de rester sur une telle note, il change de sujet et pose sa propre question, à laquelle il a une réponse qui le surprend. C’est vrai qu’il ne l’aurait jamais imaginée Russe d’origine…Après, si elle a effectivement toujours vécu en Italie, ceci explique beaucoup de chose. Son sourire revient et il lève sa bière.

"A l’Italie dans ce cas !"

Il a envie de lui demander si elle sait parler un peu le russe malgré tout, même en apprentissage tardif, mais c’est à son tour de lui poser une question, et il attend sa prochaine question. Au moins, elle a le mérite de se diriger vers des terrains plus tranquilles que celui juste avant, ce qui n’est pas de refus.

"Je dessine, un peu. Et j’aime bien jardiner, j’ai des orchidées dans un petit coin de l’Opus Dei. Je ne dirais pas que ce sont des passions à proprement parlé, mais ce sont des passe-temps que j’apprécie. Le dessin plus particulièrement."

Le souvenir d’Alonso qui lui soustrait son dessin des mains pour le montrer à ses parents, peu de temps avant que ces derniers ne l’adopte restera gravé dans sa mémoire. Il lui tire d’ailleurs un sourire, et il reprend vite la parole.

"Quel était ton rêve, étant enfant ? Parce que soyons honnête, on rêve tous d’un métier quand on est gamin mais bien souvent la vie s’arrange pour partir dans une autre direction."
avengedinchains
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Will you alibi me? - Mer 29 Nov 2017 - 20:58
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Lisandro & Anastasia // Will you alibi me ?

 
Rendez-vous fixé le lendemain matin à neuf heures pour qu’il m’apporte ses affaires, afin de faire croire à Jacopo que j’ai quelqu’un dans ma vie, s’il lui vient à l’idée de mener l’enquête sur ma vie actuelle… Pitoyable, je vous l’accorde, mais c’est encore plus pitoyable d’avouer ne pas pouvoir me poser avec quelqu’un depuis notre divorce, non ? Enfin, me voilà à jouer au jeu des vingt questions avec mon alibi, Lisandro. Il faut qu’on apprenne à se connaître, pour paraitre crédible si jamais Jacopo pose des questions. Je commence à parler de famille. Je ne sais pas ce qui m’a pris. Mauvais choix. Pour lui, comme pour moi. Mais bon, après tout, c’est aussi un des sujets qu’on doit connaître l’un de l’autre. Orphelins tous les deux. Point en commun que l’on aurait certainement préféré éviter d’avoir pour le coup… Je m’excuse tout de même d’avoir évoqué ce sujet épineux, et surtout douloureux. Lisandro change de sujet en enchainant sur une nouvelle question. Il en vient à évoquer mes origines, me demandant si je suis seulement italienne. Je lui avoue être en réalité russe, mais avoir vécue tout ma vie en Italie. La Russie… C’est un ressentiment étrange qui me lie à ce pays. Je sais que je suis originaire de pays blanc, je sais que mes parents biologiques étaient russes, mais… Je ne me sens pas tellement russe au fond de moi. Peut-être est-ce parce que je ne m’y suis pas assez intéressée. Finalement, je n’ai eu aucun lien avec mes parents biologiques. Aucun lien donc avec la Russie. Et pourtant, je sais que j’y suis attachée tout de même en un sens, quand je me dis que j’aurai pu grandir là bas, vivre là bas, et ne jamais connaitre l’Italie. Il faudrait que j’aille visiter mon pays tout de même, un jour. Que j’aille à la rencontre de mes origines. Quand j’aurai enfin vengé la mort de Geremia, Agostino et Enia. Impossible de mettre de côté l’enquête pour aller se promener… Je lui avoue me sentir nettement plus italienne que russe. Nous trinquons donc à l’Italie, avant que ce ne soit à mon tour de lui poser à nouveau une question. Je réfléchis un instant, et finis par lui demande s’il a une passion, et quelle est-elle. Sa réponse me surprend, mais me plait énormément. J’esquisse un large sourire, tout en le laissant finir. Le dessin, hein ? Les orchidées ?

« Nous avons plus de points en communs que nous le pensions apparemment. J’aime beaucoup dessiner aussi. Un de mes passe-temps préférés, après la musique. Quant au jardinage… Une sorcière wicca se doit de savoir un minimum jardiner pour cultiver les plantes médicinales… »

Je rigole, et le laisse poser sa question, curieuse. Il me demande finalement qu’elle était mon rêve, étant enfant. Je réfléchis un instant, c’est une bonne question.

« Mmh… Etonnamment, je ne rêvais pas de devenir chanteuse, ni vétérinaire, ni je ne sais quel métier dont rêvaient toutes les autres petites filles. Je ne me suis jamais imaginée faire tel ou tel métier. Je rêvais juste d’être une princesse, de trouver mon prince charmant, comme dans les contes pour enfants. Je regardais tellement le dessin animé Anastasia, d’où provient mon prénom, que je m’imaginais à sa place. Princesse russe oubliée, retrouvée par son prince charmant. » Je rigole. « Quelle idée… J’étais bien naïve ! »

Princesse russe oubliée. A bien y pensé, ce prénom me colle peut-être plus à la peau que ce que nous pensions tous. Pour le prince charmant par contre, on repassera hein… Un prince charmant ne trompe pas sa femme, il ne lui ment pas non plus. Ou alors ce n’était pas lui mon prince charmant ? Ou alors, il n’existe pas, plutôt. Ouais, c’est fini cette époque où je croyais au prince charmant. Je ne suis plus cette petite fille naïve.  A mon tour de poser une question donc… Je bois une gorgée de ma bière pendant que je réfléchis.

« Aller, je pars dans le basique pour celle-là, parce que je commence déjà à sécher ! Quel est ton film préféré ?! »
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