save water and drink vodka أمل Marius (terminé)

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Jillian Gioconda
SORCIERS - TO KNOW IS LIKE A HUNGER
OSSATURE: : 26 ans, douceur de la peau, qui ne peut que se faner avec lenteur sous les sourires. CONTRAT: : Tu es à la recherche de ton sexe apple ? Contacte vite Jiji-l'amoroso pour obtenir des conseils sur comment foirer ta vie amoureuse (appel surtaxé). BESOGNE: : stagiaire en journalisme, dernière année en école de journalisme.
FABLE: : le mensonge est vice, le silence est pire. elle sait. ÉCORCE: : 26 ans (15 août) ÉCHINE: : Sorcière PRESTIGE: : Contrôle du feu, girl on fire, so cliché. GANG: : gang des licornes, rien que ça. @EFFIGIE: : jennifer lawrence, vio. BAFOUILLES: : 2464 PACTE: : 05/04/2017



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Mer 23 Aoû - 22:30


save water and drink vodka  





Assise sur la plage, elle avait son short dans le sable, tout comme ses pieds. La blonde regardait l'océan, tel un mauvais cliché de film. Elle ne pouvait pas s'en empêcher d'admirer l'océan alors que la maison juste derrière elle était le coeur de la joie. Une maison bourgeoisie, un gosse de riche tout comme elle l'était depuis quelques années. Gamine ouvrière, adolescente dorée. Il fallait admirer la vitesse à laquelle tournait la vie : elle tournait aussi vide qu'une bouteille de Vodka se vidait en soirée. La demoiselle buvait, jamais plus que nécessaire et ce soir elle se la jouait covoiturage et n'était donc pas « Sam » puisque raccompagnée par sa meilleure amie. Enfin, en théorie, puisque cette dernière risquait de se trouver une nana d'un soir avec qui elle consumerait le « grand amour » avant de se rendre compte le lendemain que finalement il ne s'agit pas de la « femme de sa vie ». La demoiselle écoutait la musique derrière elle en écoutant la musique de l'été qui passait en boucle. Tout semblait doux, normal et rien de mieux qu'une soirée pour évacuer le stress – quasi inexistant chez Jiji – et profiter pour faire de nouvelles rencontres. Le problème soulevé était donc le suivant : comment se lier à des gens, qui partageaient plus avec une religieuse qu'avec Jillian ? La blonde n'était pas contre les différences, au contraire. Néanmoins, elle avait du mal à tenir une conversation positive avec des gens qui soutenaient une éducation religieuse tout en essayant de se taper la première fille assez ivre pour céder. La génération de Jiji était particulière, et peut-être que son état d'esprit n'était tout simplement pas normal et que sa joie naturelle ne signifiait pour autant pas qu'elle était apte à supporter tous les cons de son enfance dans la même pièce. Parce qu'il fallait bien l'avouer : la différence fut fulgurante entre ce qu'elle était et ce qu'elle est. La blonde, déjantée mais pas très féminine était restée déjantée, mais n'était désagréable à observer. Elle voyait le monde comme il était et cela même si tout le monde imaginait Jiji comme une fille limitée et trop naïve. Alors oui, peut-être que Jiji n'était pas sombre et ne portait pas une vision défaitiste du monde sur ses épaules, mais elle n'était pas bête. La scène restait donc, celle d'une éternelle innocente qui observait les vagues en écoutant de la musique commerciale. Ce fut alors que le propriétaire de la superbe maison en bord de plage qu'elle nommerait « Jean-Kevin » puisqu'elle ne connaissait même pas son prénom tant le lycée lui semblait loin. Il vint alors à demander comment se passait sa soirée alors que sa démarche – même assise – laissait supposer un verre de trop. Ce fut alors avec un grand sourire qu'elle vint à répondre. « En fait, je me fais grave chier et j'sais pas trop comment te l'annoncer. Du coup, bah j'vais y aller. La blonde afficha un sourire en lui tapotant légèrement sur l'épaule, tout en se redressant. Elle vint à récupérer ses affaires, venant embrasser les quelques personnes appréciées avant de finalement s'en aller, le sac sur le dos, les chaussures dans une main et le téléphone branché à ses écouteurs dans l'eau : elle s'en allait sur du Ed Sheeran et dans sa tête ça sonnait classe.

La marche sur la plage fut longue, teintée de musiques pas glorieuses, de playback, de fredonnements et de nombreux pas de danses – à chaque fois que Beyonce passait dans le coin. La blonde longea les côtes sans réelle se soucier de sur quelle plage elle se situait. Les plages italiennes étaient belles, longues, et était agréables. La demoiselle ne se soucia réellement de sa situation que lorsqu'elle remonta sur les rochers pour longer la côte en continuant de profiter de ce cliché vivant qu'était cette soirée : elle avait mal aux pieds, sans aucun doute qu'il faisait froid et bien sûr la scène aurait été très belle même en appelant un taxi par la suite. Pourtant, elle continuait à se promener sur ces plages, montant sur les rochers pour observer les plages de loin. Ne pouvant s'empêcher de s'arrêter au bord de la falaise, de lancer céline dion et d'imiter la scène de Titanic – sans Jack donc. Cela la fit rire, et elle s'empressa de reprendre son chemin de façon banale en chantonnant. La chanson fut moins drôle lorsqu'un écouteur sembla purement et simplement la lâcher, lui offrant donc un son dégueulasse et cela pendant pas moins de 10 minutes. Pourtant, ce fut ce son dégueulasse qui offrit à la demoiselle l'attention nécessaire pour observer sur un rocher une forme humanoïde ou presque. La blonde avança alors en silence, coupant toute musicalité pour finalement s'immobiliser. Sortant son téléphone pour braquer sa lampe torche dans une infinie indélicatesse en direction de « l'ombre » qui se distinguait très clairement et ce ne fut pas une erreur : une sirène. Enfin, l'autre sexe, mais ça restait une sirène. La blonde écarquilla les yeux en effectuant un geste idiot inexplicable de « je me laisse tomber par terre les mains en l'air pour montrer que je ne suis pas dangereuse » alors qu'elle lâchait de façon totalement sérieuse. « Promis je ne suis pas armée et j'ai compris qui était le méchant de Moby Dick » Vraiment, non.



© TITANIA

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 L'opportunité, tu l'as embrassé. Tu m'as admiré, dans l'idée que je pouvais devenir tienne. Tu pensais me dominer, m'enlacer, te glisser sous mes draps dénués de soie. La maladie, pensait de moi qu'elle me posséderait à chacun de mes pas: elle se trompait, cent fois, milles fois. Elle ne me connaissait pas, et n'embrassera jamais mes émois.  
 fucking face.
witch please:
 


Dernière édition par Jillian Gioconda le Dim 29 Oct - 21:18, édité 1 fois
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Marius L. Vitale
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trentaine apposée sur la paperasse factice, échine piégée entre deux âges. CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde sel qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté. BESOGNE: : Précieuses qui étincèlent de leurs éclats délétères, joaillier aux phalanges habiles ornant les nuques de gemmes. Murmures et secrets glanés ou soufflés, informations échangées, babines fourbes crapahutant à la cité sainte une fois le crépuscule tombé.
ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. Belle gueule juvénile mensongère et factice. ÉCHINE: : Fils de l'ondine et des abysses dévorant les souffles. Piranha aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, désolation d'un poisson avisé maître de son échine, détournant le regard des bas fonds dégueulasses. @EFFIGIE: : Brendon Urie ❉ faust (ava) / DΛNDELION (gifs/aes) BAFOUILLES: : 2942 PACTE: : 09/04/2017



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Ven 25 Aoû - 21:11

« You know you look so tired. You’re gonna stay up late tonight. Under the stars. »

Nocturne. Délicieux clapotis des vagues berçant les rochers sous la lueur faiblarde d'un astre immaculé. Fragrance saline qui s'empare des nasaux affûtés, douceur d'un silence délectable glissant à l'oreille, aux antipodes de l'agitation diurne, des individus proliférant sur le sable, épidermes à l'air dans l'espoir de se faire un tant soi peu rôtir. Touristes peu ragoutant qui furent en pleine saison de reproduction, envahissant la moindre parcelle où les rayons diurnes s'apposent, adulant l'horrible canicule étouffante auprès des côtes. Détestables. La nuit fut reine, toute aussi aimante que l'ondine mère, étreinte protectrice de l'élément de prédilection. Marée assoupie, d'un calme plat et d'une beauté sans égale, horizon se perdant dans les étoiles clairsemant.

Galbe d'une donzelle éperdue, doigts courant le long d'une cuisse rafraîchie par l'onde tiède de la méditerranée. Râle qui s'extirpe de ses lèvres véhémentes. Innocente piégée. Elle semble se plaire dans le jeu, naïve qui ne su guère à quoi s'attendre, appâtée entre les verres. Échines dénudées perdue dans un ballet de minuit. Minois de poupée exquise et aux yeux de biche. Elle fut dérobée, emportée dans les flots, privée de son précieux oxygène. Tenailles d'albâtre qui savent où viser, malgré l'obscurité abyssale, perçant sa carne avec avidité, laissant perler le vermeil salvateur. Effluves sanguines récoltées avec soin. Myocarde qui se perd, s'éteint, annihile toute résistance vaine. Bête à nu dont le derme se ravive, belle gueule conservée au détriment du souffle dévoré. Gloutonnerie de prince qui apaise l'incendie ravageur alors que la carne souffre paradoxalement. Squelette d'origine retrouvé, laissant tomber les artifices sous forme d'orteils peu adroits, chair qui bouillonne, laisse perler les écailles par centaines. Apophyses qui s'étirent, percent le long de la colonne, nageoire dorsale qui se dresse, épineuse. Carcasse à la dérive, la belle n'est plus que marionnette désarticulée, emporté dans l'ombre d'un gouffre abyssal, abandonnée dans les flots obscurs, oubliée alors que son effluve hante encore les papilles, langue passant sur les crocs affûtés, n'en perdant pas une miette.

Surface de l'écume regagnée en quelques battement caudales, étreinte délicieuse de la saline retrouvée. Méritée. Ce fut l'humidité d'un rocher qui fut gagné en tant que trône après quelques immaturités. Contemplation silencieuse de la voûte et de l'infini, pensées vagabondes et nostalgiques qui s'élèvent. Rayons caudales frôlant la surface, écailles de la couleur de la nuit et aux éclats lazuli faisant écho à la voûte étoilée, nocturne encré dans le derme qui reluisait sous la maigre lueur. Accalmie agréable, loin de l'agitation et la crasse que les pavés romains dissimulaient, des eaux troublées du Tibre qui ne fut plus que l'ombre de ce qu'il eut été. Océan manqué.

Immersion odieuse. Paix entravée par un visiteur, intrus déboulant de nulle part, trop absorbé par quelques songeries futiles que pour l'avoir remarqué. Lueur aveuglante qui s'appose, provoquant un sursaut suivit d'une grimace. Le réflexe est donné, replongeant à l'eau d'un geste furtif, saline protectrice. Méfiance soudaine, individu bien capable d'être l'un des cabots de l'Opus Dei au canon chargé et aux poches emplies de caulerpa assassine. Mirettes qui se font discrètes, immergé jusqu'à l'arrête du nez, elles s'apposent discrètement sur une jeune femme aux abords maladroite. Fais chier. Elle m'avait vu, c'était un fait. Hésitant pourtant à regagner les artifices humanoïdes, bien qu'elle ne sembla pas rebutée, le moins du monde. « Tout va... bien ? » Étrangeté de la question étant donné la situation, ne sachant définitivement que faire, repéré, poisson à nu. Idiot que de rester planter là, égoïste envers le terrain conquit, refusant d'abandonner la vue pour une gamine paumée aux réactions étranges. Était-elle ivre ? Question qui se posait. D'où est-ce qu'elle sortait celle-là ? Froncement de sourcils, observant son manège, référence incomprise. Naïf lorsqu'il pouvait s'agir de culture populaire humanoïde, malgré les presque soixante ans écoulés depuis les premiers pas lourds et patauds sur le bitume romain. « Moby Dick ? » Interrogation qui s'élève d'elle-même, maigre mouvement d'approche, bras se croisant sur un rocher à hauteur de l'écume, alors qu'elle démontrait sa bonne foi, iris qui se lèvent, cherchant à mieux détailler la bipède.

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Jillian Gioconda
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Sam 26 Aoû - 16:42


save water and drink vodka  





Que d'ironie pour une sorcière élémentaire du feu, que d'être aussi attachée à l'eau. La blonde ne se prétendait pas foncièrement logique, mais cela fut toujours ainsi. Au début, elle pensait que cela était le fait de quitter l'appartement merdique de son enfance, pour une belle maison avec une piscine qui créa son amour de l'eau, mais au fil du temps elle réalisa que cela fut toujours un moyen pour elle de trouver le repos, le calme et la tranquillité. Pourtant, elle savait la nature même dangereuse de l'océan, de l'eau en général. La noyade n'était pas sa peur, ni même l'idée de finir en steak comme dans Sharknado ou les dents de la mer. Ce fut ses parents, qui vinrent à lui enseigner ce qu'il y avait à savoir sur les mythes de l'océan, de par ce rêve absurde de l'admirer devenir une Suprême et par définition posséder un grand savoir. Ce fut pour cette raison, qu'elle vint à plonger dans l'univers des sirènes et autres créatures maritimes. Pour autant, il existait une large différence entre la théorie et la pratique et elle était la première à l'attester. Il ne fallait pas donc croire, que tomber nez à nez avec une sirène était une chose naturelle pour la sorcière, qui voyait plutôt la chose comme une rencontre plaisante, mais difficile à imaginer autrement que pour se faire tuer par la suite. Cela fut donc logique pour Jillian d'effectuer un mouvement de recul, comme pour se justifier de cette intrusion – mieux valait croiser une sirène qu'un couple pré-pubère entrain d'essayer de copuler après tout. La demoiselle s'attendait donc à une fuite, une agression ou tout simplement à une hallucination, mais la sirène vint à répondre et même à poser des questions. En effet, elle se retrouvait conne à tomber toute seule sur le sable. Venant hocher la tête d'un air assuré. « Oui tout à fait, mais ma dernière rencontre avec une sirène, c'était devant un Disney, j'étais pas prête psychologiquement ». Jiji elle était rarement prête psychologiquement : elle vivait sa vie, se prenait une surprise dans la gueule, rigolait et finalement reprenait son chemin de façon totalement innocente avec cet immense sourire débile sur le visage. Néanmoins il fallait avouer que le sable avait le mérite de lui offrir un certain confort après la légère chute. La demoiselle s'enfonçait déjà, dans des paroles qui n'avaient aucun sens et elle pourrait parler de la pluie ou même de sa propre vie qu'elle serait tout aussi incohérente. L'étudiante en journalisme tenta donc une référence à Moby Dick, grande œuvre littéraire anglaise qui avait le mérite d'être forte métaphoriquement. La blonde s'attendait donc à un départ furtif après cette vague approche, et la sirène resta, s'approchant même.

La demoiselle afficha un sourire en coin en venant s'installer confortablement sur le sable, déposant ses chaussures sur le sol et en s'installant en tailleur pour observer l'individu qui se trouvait en face d'elle. « Oui, euh Moby Dick... » La demoiselle vint à placer ses paumes l'une sur l'autre face à elle. Laissant paraître un sourire rassurant tandis qu'elle séparait délicatement ses paumes comme pour ouvrir un livre. Laissant alors libre cours à sa magie. Vinrent  à se dessiner entre ses mains, des formes humanoïdes sous des flammes, légères, mais réelles. L'histoire, elle allait la raconter, et laisser cet espace étroit entre ses deux paumes, dessiner la réalité de ses mots. Un ballet enflammé, une scène de théâtre dont le seul décor serait les flammes. Elle avait l'imagination, quand certains avaient la pyromanie pour eux. « Moby Dick, raconte l'histoire d'Ishmaël, un homme fuyant l'humanité et prenant le large avec le capitaine Achab, dont la cruauté n'a d'égale que son obsession : se venger, après la perte de sa jambe. Cette jambe, arrachée par Moby Dick, un cachalot blanc d'une rare férocité. Le capitaine longera les mers, entraînant dans sa folie le péril de son équipage, de par l'obsession de sa vengeance, causée par une perte dont il est le seul fautif. Moby Dick survivra, coulant le navire en ne laissant qu'un rescapé en la personne d'Ishmaël. Ce dernier tentait de fuir l'humanité et c'est sur l'océan, échoué sur une planche de cercueil qu'il fit face au pire dont elle était capable.   La demoiselle referma ses mains avec un léger sourire au bord des lèvres. Des années qu'elle n'avait pas effectué cela, puisqu'elle le faisait pour son frère pour l'amuser ou simplement l'aider à s'endormir. Le blonde secoua légèrement la tête. « J'suis pas néophite, faut pas s'inquiéter.  J'suis pas dangereuse, la chasse à la sirène c'est contre mes principes on va dire. Chiante, pas dangereuse, la preuve je m'incruste alors que tu étais tranquille. »  








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Marius L. Vitale
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trentaine apposée sur la paperasse factice, échine piégée entre deux âges. CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde sel qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté. BESOGNE: : Précieuses qui étincèlent de leurs éclats délétères, joaillier aux phalanges habiles ornant les nuques de gemmes. Murmures et secrets glanés ou soufflés, informations échangées, babines fourbes crapahutant à la cité sainte une fois le crépuscule tombé.
ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. Belle gueule juvénile mensongère et factice. ÉCHINE: : Fils de l'ondine et des abysses dévorant les souffles. Piranha aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, désolation d'un poisson avisé maître de son échine, détournant le regard des bas fonds dégueulasses. @EFFIGIE: : Brendon Urie ❉ faust (ava) / DΛNDELION (gifs/aes) BAFOUILLES: : 2942 PACTE: : 09/04/2017



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Lun 28 Aoû - 22:05

« You know you look so tired. You’re gonna stay up late tonight. Under the stars. »

Inconscience dictée par ce qui put être qualifié d'ivresse sanguine, estomac repus avec gloutonnerie. La belle dévorée court encore dans le palais, effluves montant un brin à l'esprit, provoquant l'imprudence que de rester aux abords de la plage, scission qui aurait dut rester frontière il y a bien longtemps déjà, homme avide de conquêtes devenu possessif, s'autoproclamant divinité, égoïste annihilant tout ce qui leur était offert, étendant leurs filets assassins, laissant dégueuler leurs marées noirâtres et autres atrocités. Ils furent les monstruosités, bien  que prétextant l'inverse. Pas faux en un sens, tords venant de tout les partis, ne comptant plus les échines dénudées de leurs vies qui s'accumulaient depuis plusieurs siècles. Vague écho des dires de la blonde, de l'histoire contée, comprenant où elle avait voulu en venir. Elle ne sembla pas hostile le moins du monde, jeune femme maladroite s'installant confortablement, comme si la discussion avec une entité qualifié de "surnaturelle" fut d'une banalité sans nom. Il y avait toujours quelque chose d'attrayant en ces individus qui ne fuyaient pas, banalisant le vrai, mû par une curiosité plus que certaine. Ils étaient rares.

Ses doigts s'animèrent, créant une vie chaleureuse, flammes devenues entités. Elles provoquèrent d'abord un froncement de sourcils, élément chatoyant à l'opposé, ennemi. Le feu asséchait, à l'image de l'astre diurne et de la canicule dégueulant dans les ruelles méditerranéenne. Elles furent fascinante, ballet délicieux qui se mouvait sous la magie, captivant les iris à l'image d'un papillon de nuit cherchant la lueur, public conquit. Sorcière à nu, expliquant soudainement pourquoi elle n'avait pas semblé plus étonnée que ça par la présence d'un fils de l'eau dans les parages. Un "enfant du diable" comme beaucoup se plaisaient à les nommer injustement, quand bien même le diable ne fut pas qu'une invention futile créée au même titre que la religion pour se donner bonne conscience, déterminer des lois régies et bien souvent absurdes. Croyances qui furent floues, typiquement humain que d'imaginer qu'ils furent protégés par une entité suprême.

Elle eut en réponse un maigre sourire, intruse tout d'abord détestée qui fut au final attrayante, distraction dans les heures fraîches de la nuit où la solitude fut d'ordinaire maitre. Bras qui se hissent, rejoignant cette fille du feu, la jugeant pacifiste. Au pire des cas elle se révélait être en position de faiblesse, vagues alliées qui ne feraient que l'emporter dans les profondeurs, stupide que de vouloir oser l’offensive en ces territoires. « J'admets, moi qui comptais profiter du calme de la soirée et des étoiles, c'est loupé. » La nuit fut aimée, obscurité permettant de glisser dans l'onde en toute discrétion. « T'as pas peur de t'faire bouffer à ce que je vois et pas l'air du genre à savoir chasser grand chose de toute façon, si tu perds l'équilibre à chaque fois qu'une créature apparaît. » Ricanement qui s'échappe, boutade et sarcasme bon enfant, imitant son tutoiement, plongeant dans les familiarités.

Les écailles nocturnes furent ramenée contre le torse, rainures caudales bercée sous les vagues et la saline tiède. « C'est joli. Ce que t'as fait avec le feu. » Compliment emprunt de sincérité, danse enflammée encore à l'esprit, presque cadeau que d'avoir user de magie face à un illustre inconnu, qui, accessoirement, l'aurait probablement dévoré si la chasse précédente ne fut pas fructueuse. De mémoire, elle fut la seule élémentaire de feu rencontrée, visiblement une première pour tout les deux. « Marius. » Autant faire les choses correctement après tout, lui tendant une main au doigts palmés et à l'avant-bras sertit de quelques écailles reluisant sous la clarté lunaire en guise de bonne foi.

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Jillian Gioconda
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Mer 30 Aoû - 18:37


save water and drink vodka  





De ces histoires, dont il ne restait que des murmures le soir, reflets de nos âmes et miroirs de nos pêchés. La demoiselle aimait ces classiques, qui venaient rappeler au monde la folie dont l'entité humaine était apte. Tuer un humain, était un crime. Parcourir les mers pour venir assassiner un cachalot était folie, mais nullement un crime dont l'atrocité ne saurait égalé la mise à mort d'un être dont la cervelle serait similaire à un être humain. La facilité du jugement, était souvent la morale des comptines pour les enfants. Jamais, la morale ne fut retenue. Après tout, personne ne venait au monde avec la moralité d'un nazis : tu tueras ton prochain s'il possède une différence dans sa nature. Elle pourrait citer toutes ces histoires, que le monde se racontait pour s'endormir le soir, se persuader du bien fondé de la continuité absurde de son étrange capacité à survivre. Le monde, s'était attaqué aux sorcières de Salem et le monde retenait de cette histoire qu'elles furent brûlées : mensonge, ces femmes prétendues sorcières furent pendu en large majorité. La vérité sur le monde, s'effaçait au cours de temps. Il n'en restait que des idées, des principes suggérées pour délaisser la vérité au profit d'une impression, d'une mémoire inexacte. Nombreux diraient, que la vérité absolue n'existait pas, et en effet : il n'était jamais véridique, de dire tout était vrai, mais il était encore possible d'affirmer lorsqu'il était question d'un mensonge. Jiji, elle n'en gardait que ce qu'elle voulait, comme tout le monde. Les flammes racontaient sa vision et jamais cela suffirait pour venir rendre hommage à ces nombreux pages, trop sans doute, qui venaient raconter la folie d'un homme. Peut-être que la forme venait même prendre le pas sur le fond, et que dans la mémoire de l'homme poisson il ne resterait que la facilité déconcertante de Jiji à faire jouer un théâtre entre ses mains. Le pire, serait qu'un jour, elle brûle un théâtre pour reproduire la pièce – dans ce cas là, elle deviendrait une pyromane, mais également une artiste aux nombreuses facettes.


Raconter une histoire, ne signifiait pas refuser d'admettre qu'elle en vivait une. Certes, elle n'allait pas se taper la discut' avec Polochon ou Ariel, mais cela avait le mérite d'être atypique comme fin de soirée. Laissant l'individu s'approcher d'elle, tandis qu'elle admirait la scène avec un sourire un coin, comme impressionnée et incroyablement calme en même temps sans parvenir à réellement masquer son excitation. En réalité, l'inconnu pouvait aussi très bien venir pour l'étrangler, mais cela prendre un risque inutile sachant qu'une sorcière avait de la ressource. La blonde laissa néanmoins échapper un rire sincère lorsqu'il vint à dire qu'elle n'avait pas peur de se faire bouffer… sans vouloir le vexer, il n'avait pas la tête d'un terminator.   « Non, sauf si faire mes courses en heure de pointe est considérée comme de la chasse. Quoi que, les soldes c'est assez similaire tu sais ». Elle n'exagérait même pas. « J'ai un très bon équilibre, mais c'était la première fois que je voyais une véritable transformation aquatique. » Difficile de définir le tout : une sirènification ? Sans doute pas.   Qu'importait le comment, le pourquoi ou le vocabulaire. La sorcière fut touchée par le compliment, simulant une référence tout en restant assise alors qu'elle prenait un air faussement distingué. « Merci, j'ai piqué ça dans un Disney… un film. » Ne voulant pas se moquer, elle préféra simplement parler d'un film plutôt que de le perdre dans une culture qu'il n'avait peut-être pas… même si l'entrepris Disney était sans doute plus connu que Moby Dick. Il se présenta finalement avec politesse, venant à tendre sa main qui fit sourire la demoiselle. Elle ne se cacha pas, et admira sa main sans aucun jugement négatif, au contraire. Profitant de la scène, elle redressa finalement les yeux dans ceux de son interlocuteur pour venir serrer sa main. « Jillian, enchantée. » Venant lâcher sa main avec un sourire. « Jolie queue, même si c'est super bizarre dit comme ça donc on va plus parler de nageoire, je sais pas trop, donc j'vais me taire. » Haussant les sourcils avec un sourire en coin en venant enfoncer ses mains dans le sable. « Pardon pour l'intrusion, à ta place je m'aurais fait fuir, alors merci. Donc, Marius,  tu es un habitué de cette plage ? »








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SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trentaine apposée sur la paperasse factice, échine piégée entre deux âges. CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde sel qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté. BESOGNE: : Précieuses qui étincèlent de leurs éclats délétères, joaillier aux phalanges habiles ornant les nuques de gemmes. Murmures et secrets glanés ou soufflés, informations échangées, babines fourbes crapahutant à la cité sainte une fois le crépuscule tombé.
ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. Belle gueule juvénile mensongère et factice. ÉCHINE: : Fils de l'ondine et des abysses dévorant les souffles. Piranha aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, désolation d'un poisson avisé maître de son échine, détournant le regard des bas fonds dégueulasses. @EFFIGIE: : Brendon Urie ❉ faust (ava) / DΛNDELION (gifs/aes) BAFOUILLES: : 2942 PACTE: : 09/04/2017



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Mer 6 Sep - 16:28

« You know you look so tired. You’re gonna stay up late tonight. Under the stars. »

Mirettes qui se lèvent au ciel, babines laissant échapper un maigre ricanement à sa remarque pour le moins pacifiste. Poignée de main en bonne et due forme, geste typiquement humanoïde malgré l'apparence arborée. Nuit sereine, douceur des flots, rien de plus, doutant qu'un élément perturbateur et hostile se glisse dans le tableau. Humeur n'étant pas à l'animosité. Elle semblait tout de même un tant soi peu imprudente, bien que certainement pas sans ressources au vu de ses flammes. Chance que d'avoir à faire à une bête à l'estomac repus en ces territoires conquis par la peuplade des eaux, belle gueules trompeuses et aux airs d'anges innocents faits pour appâter jusqu'aux crocs, parfaits leurres dissimulant l’infamie. Fourberie artificielle au chant envoûtant.

« C'est plutôt l'inverse à vrai dire, j'suis pas né bipède. » Rectification préférable et qui s'impose quant à la transformation. Odieux orteils qui furent octroyés quatre siècles plus tôt, bien que dénigrés jusqu'aux années soixante avec amertume. Jambes lourdes et détestées qui furent vêtements, contrat passé entre la maquerelle sertie d'une tiare honteuse et d'autres sorciers, ancêtres de la blonde et ses étincelles. Pacte qui ne fut pas réellement apprécié, bien que les pieds patauds accordés furent désormais utiles. « Désolé de te casser le mythe de la belle rousse aux seins recouverts de coquillages donc. » Pauvre donzelle qui tombait sur un bien piètre spécimen au caractère bien trempé, à l'égo sur-dimensionné et loin de la douceur des images contées, sacrée première rencontre. « Ouais, j'ai vu l'disney, j'ai pas aimé. » Au moins une référence relativement saisie, l'apposant presque fièrement. Bien que l'odieuse rousse chouineuse et gaga du prince en un regard au point d'en vouloir des gambettes donnait des envies irrésistibles d'assassinat. Innocence et romantisme à outrance jusqu'à en vomir. Curiosité insatiable que de savoir se que les hommes avaient fait de ce qu'ils pensaient être mythe, amusé de voir les diverses représentations données sur la peuplade aquatique.  

Rictus au compliment renvoyé, maigre rire qui s'échappe en voyant la maladresse et la plaisanterie franchement basse et peu terrible qui pourrait en découler du "t'en a jamais vu d'aussi grosse". « Me force pas à faire cette blague douteuse, même si t'en crèves d'envie. » Doigts qui glissent le long d'une des nageoires pelviennes, en caresse les rainures douçâtres par simple réflexe, iris se perdant dans les flots assombris.

« M'en faut plus qu'une blonde hyperactive pour me terrer sous l'eau. La mer c'est mieux pour se délier les nageoires. Parce que la piscine ça va cinq minutes... » Profond soupir. Triste consolation, étendue marine manquée, abandonnée à regret, dégueulé sur le sol. Bien obligé face au soi-disant progrès et autres évolutions humaines, des carcasses de navires en métal qui devenaient impossibles à couler, chasses raréfiées, poisson crevant de faim dans les eaux devenues sombres et entachées. Minute de songerie qui s'écoule, nostalgie ravalée pour poser à nouveau le regard sur la sorcière perdue sur les côtes. « Et toi ? Qu'est-ce que tu fous aussi près de la flotte à cette heure ? Je croyais que les élémentaires feu avaient tendance à fuir ce genre d'endroits. » Opposition des éléments maternels, curiosité que de rencontrer ce genre d'individus sur ce terrain.

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Jillian Gioconda
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OSSATURE: : 26 ans, douceur de la peau, qui ne peut que se faner avec lenteur sous les sourires. CONTRAT: : Tu es à la recherche de ton sexe apple ? Contacte vite Jiji-l'amoroso pour obtenir des conseils sur comment foirer ta vie amoureuse (appel surtaxé). BESOGNE: : stagiaire en journalisme, dernière année en école de journalisme.
FABLE: : le mensonge est vice, le silence est pire. elle sait. ÉCORCE: : 26 ans (15 août) ÉCHINE: : Sorcière PRESTIGE: : Contrôle du feu, girl on fire, so cliché. GANG: : gang des licornes, rien que ça. @EFFIGIE: : jennifer lawrence, vio. BAFOUILLES: : 2464 PACTE: : 05/04/2017



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Ven 8 Sep - 16:55


save water and drink vodka  





Dans un autre contexte, il aurait été envisageable d'imaginer qu'il était né avec trois jambes, et peut-être seulement un seul bras pour compenser le trop plein du bas de son corps. Il y avait parfois des idées, qui venaient frapper l'esprit de la blonde, qu'elle se demandait parfois si elle ne devrait pas noter ces dernières pour écrire un livre  sobrement intitulé « le livre de la connerie ». Cela deviendrait sans doute un bide, qui ne serait jamais étudié à l'université, mais cela aurait le mérite de dénoncer la plus pure stupidité, sans méchanceté – chose en voie de disparition. La demoiselle pencha naturellement la tête vers ses pieds et leva la main qui contenait ses talons.   « Les pieds c'est franchement pas sexy, d'où cet instrument de torture, punition mystique ». Les talons, une arme terrible pour toutes les femmes qui devaient supporter ces derniers. La blonde se contenta d'esquisser un sourire en venant laisser tomber les deux chaussures dans le sol. Jillian n'était pas une accro du shopping, et encore moins une accro des talons, mais cela donnait toujours un style il fallait bien l'avouer. C'était comme porter des coquillages sur sa poitrine et se coiffer avec une fourchette : cela donnait un style. La sorcière afficha un sourire lorsque Marius vint à lui répondre sur les disney, démontrant qu'il avait donc connaissance de ces films qui berçaient l'enfance de la plupart des enfants des pays aisés depuis blanche neige durant la seconde guerre mondiale. Il clama sans honte qu'il n'aimait pas ces films, et cela était son droit et contrairement à ce que la sorcière laissait paraître : elle était plus ou moins d'accord avec lui. « Disons que si on retire le sexisme, l'histoire classique, le massacre de l'oeuvre originale pour en faire de la guimauve, ou encore la création par Disney du syndrome de la princesse… bah y a Polochon. » Née dans un monde où la magie était la réalité, les Disney furent souvent moqués par ses parents, tandis qu'elle vint à apprécier ces derniers de par ses amies au fil des années. Pour Jillian, les Disney étaient une avancée au niveau de l'animation dans le monde du cinéma, mais il ne restait dans l'esprit des gens que des souvenirs, de cette innocence qui brillait loin de toute souffrance. Une fuite, ces films étaient une fuite effrénée pour rêver, et elle pouvait difficilement le reprocher à autrui. La sorcière n’éprouvait pas ce besoin de fuite dans l'imaginaire de l'enfance tant cela semblait aisé pour elle de s'évader en claquant des doigts. Pour elle, il suffisait de se perdre dans une blague qu'elle ne voulait pas faire et Marius ne fut pas innocent sur la question venant se moquer avec une certaine forme de sympathie.   « J'ai un humour douteux, j'suis blonde on m'excuse généralement. » C'était un cliché, dont elle aimait rire et qui tombait à l'eau lorsqu'on prenait pour plus conne qu'elle n'était.


La sorcière hocha la tête et haussa les sourcils : elle imaginait difficilement une sirène s'éclater à faire des longueurs dans une piscine, mais si cette dernière était superbe. Quelle idée d'atroce, de se savoir condamné à s'exiler de son milieu naturel. Au fond, Marius avait la même souffrance que les astronautes en mission – superbe image et très belle comparaison. L'idée d'admirer son berceau de vie, mais d'en être éternellement éloigné au nom d'une contradiction parfois grotesque.   « C'est comment la vie dans l'océan ? » La question pouvait sembler stupide, mais elle était sincère et la curiosité de la demoiselle ne pouvait s'empêcher de s'exprimer. Jillian était paradoxale, puisqu'elle aimait l'eau, mais serait incapable d'apprécier une croisière tant elle se sentirait captive de ce bateau si cela était trop long. Cette contradiction qui révélait pourtant un amour inexplicable de l'océan, et qui ne manqua pas d'échapper à Marius qui n'hésita pas à poser une question aussi franche que précise. Jillian laissa échapper un rire en observant la mer durant des brèves secondes. « Oui et les élémentaires du feu sont aussi des personnes qui sont avides de pouvoir, avec un désir de domination et qui ne connaissent même pas le principe d'un four.  » La demoiselle pouffa avant d'observer Marius avec un air moqueur. « J'étais en soirée, et la soirée était franchement nulle, donc marcher au bord de plage était ma première idée. Puis tu sais, les élémentaires du feu auraient tendance à te dire qu'ils ne sont pas du genre à prendre la fuite avec un air méchant en fronçant les sourcils. » Jillian n'avait rien contre les élémentaires du feu, mais cet orgueil omniprésent faisait toujours rire la demoiselle. « Puis dans les faits, tu aurais dû essayer de m'attraper pour me bouffer dans l'eau, et moi en retour j'aurais abusé d'une incantation pour t'empêcher de te transformer, et puis voilà tout ça dans un moment mélodramatique vraiment très intense. Tu as l'habitude des élémentaires peut-être, ou des sorcières en générale ? » La demoiselle laissa échapper un rire moqueur contre elle-même, en reprenant un ton plus « calme et sérieux » en prononçant sa question ;










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 L'opportunité, tu l'as embrassé. Tu m'as admiré, dans l'idée que je pouvais devenir tienne. Tu pensais me dominer, m'enlacer, te glisser sous mes draps dénués de soie. La maladie, pensait de moi qu'elle me posséderait à chacun de mes pas: elle se trompait, cent fois, milles fois. Elle ne me connaissait pas, et n'embrassera jamais mes émois.  
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Marius L. Vitale
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trentaine apposée sur la paperasse factice, échine piégée entre deux âges. CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde sel qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté. BESOGNE: : Précieuses qui étincèlent de leurs éclats délétères, joaillier aux phalanges habiles ornant les nuques de gemmes. Murmures et secrets glanés ou soufflés, informations échangées, babines fourbes crapahutant à la cité sainte une fois le crépuscule tombé.
ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. Belle gueule juvénile mensongère et factice. ÉCHINE: : Fils de l'ondine et des abysses dévorant les souffles. Piranha aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, désolation d'un poisson avisé maître de son échine, détournant le regard des bas fonds dégueulasses. @EFFIGIE: : Brendon Urie ❉ faust (ava) / DΛNDELION (gifs/aes) BAFOUILLES: : 2942 PACTE: : 09/04/2017



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Mer 13 Sep - 19:44

« You know you look so tired. You’re gonna stay up late tonight. Under the stars. »

Iris sceptiques qui s'apposent sur les talons perdus dans le sable. Armes fatales qui raisonnent dans les ruelles pavées de la ville éternelle, redressant les échines femelles avec élégance lorsqu'ils furent maitrisés, n'osant guère imaginer la torture insufflée à longueur de journée, jambes déjà bien assez lourdes de nature. Ne certainement pas envier la gente féminine, peinant déjà parfois à demeurer stable, bien que les pieds furent maitrisés depuis les décennies à les arborer en guise de parure diurne. Illusion parfaite. « Une bien piètre excuse. » Cliché donné, maigre rictus s'apposant une fois de plus. Manquerait plus qu'elle ne sorte celui des poissons et de leurs mémoires défaillantes et elle aurait sombré.

Question qui provoque un froncement de sourcils accompagné d'un haussement d'épaules, ignorant véritablement que répondre. Mirettes éperdues dans l'écume qui caresse la cuirasse d'écailles qui reluit faiblement sous l'astre nocturne, berce affectueusement de son voile maternel. « C'est... différent. » Perspicace. « J'suis pas certain d'avoir une comparaison parfaite, omis une délicieuse sensation de liberté. J'ai un faible pour les tempêtes au beau milieu de nulle part, ça donne vraiment la sensation d'être vivant. » Confidence soufflée, nostalgie s'emparant des quelques maigres syllabes qui ne furent pourtant que peu représentatives. Chaos nocturne et eaux déchainées favorisées, un brin trop délaissé depuis près de soixante ans. Ce fut bien avant les ravages engendrés par l'orgueil et l'avidité humaine, avant que les filets ne soient si fins et trop présents. Chute d'une pêche qui fut la goût de trop, témoin impuissant d'une malheureuse déchéance.

Changement de sujet probablement plus doux, bien que paradoxalement plus hasardeux, délaissant les vagabonderies de l'esprit qui commençaient à naitre en se mêlant à quelques souvenirs. « Le genre pyromane ratée donc. » Taquinerie qui s'extirpe d'elle même, lui lançant un air enjoué pour l'accompagner. « Rêve pas, je t'aurais envoûtée avant. J'ai la gueule d'un poisson naïf, mais j'suis pas né de la dernière pluie. » Provocation donnant naissance à un maigre ricanement. Tricherie d'une hypnose assassine qui fut souvent faiblesse, appâtant jusqu'aux crocs par quelques fredonnements. « J'ai rencontré quelques sorcières. » Pour ne pas plutôt dire qu'elles ont souvent fini dans des draps pour un ballet des plus sulfureux. Enfin, une toute autre histoire. « Puis niveau élémentaire, j'maitrise la flotte. » Mettre la phrase à exécution, dévoilant un peu plus l'opposition entre nos carcasses alors qu'un maigre filet d'onde saline s'élève, serpente autour des bras de la blonde pour l'effleurer par sa fraîcheur avant de rejoindre l'écume.

« Bouge pas. » Idée qui germe, compagnie qui ne semblait de toute manière pas prête de filer, apposée pour la soirée. Elle eut une bonne discussion, malgré ses petits airs de pile hyperactive. L'eau fut regagnée, l'abandonnant sur la rive pour quelques instants. Refuge hors de ses mirettes, le temps d'étouffer la plainte tandis que la carne se déchire, s'écartèle, délaissant la cuirasse  au profits d'un derme laiteux. Jambes illusoires regagnées, seules les branchies persistent, marquent l'appartenance qualifiée de surnaturelle, stries clauses entre les côtes. Tête qui émerge, pieds malhabiles cherchant le sable pour dompter la houle et regagner la plage. La nudité ne fut qu'un maigre détail, pudeur n'étant qu'un vague concept humanoïde, passant à côté de la sorcière avant d'aller dénicher le tissus délaissé entre deux rochers à quelques mètres de là, chance que notre campement établit soit à proximité. Costume enfilé, col de chemise replacé au millimètre près, faisant un signe de tête à la blonde pour qu'elle emboite le pas. « Amène-toi, on va essayer de rattraper ta soirée de merde, doit bien y avoir un bar sympa dans les environs. »


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Jillian Gioconda
SORCIERS - TO KNOW IS LIKE A HUNGER
OSSATURE: : 26 ans, douceur de la peau, qui ne peut que se faner avec lenteur sous les sourires. CONTRAT: : Tu es à la recherche de ton sexe apple ? Contacte vite Jiji-l'amoroso pour obtenir des conseils sur comment foirer ta vie amoureuse (appel surtaxé). BESOGNE: : stagiaire en journalisme, dernière année en école de journalisme.
FABLE: : le mensonge est vice, le silence est pire. elle sait. ÉCORCE: : 26 ans (15 août) ÉCHINE: : Sorcière PRESTIGE: : Contrôle du feu, girl on fire, so cliché. GANG: : gang des licornes, rien que ça. @EFFIGIE: : jennifer lawrence, vio. BAFOUILLES: : 2464 PACTE: : 05/04/2017



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Mar 19 Sep - 20:42


save water and drink vodka  





  « Ceux qui savent trouver des bonnes excuses sont pires, ils en abusent ». Il n'y avait des bons menteurs, que ceux qui en usaient, en abusaient et qui venaient ensuite s'en plaindre – ou se faire plaindre. Jillian était de nature à rire d'un cliché à son attention, le rendant inoffensif lorsqu'il était prononcé par les autres. Sans doute que cela n'était pas évident, et que les gens aimaient s'imaginer qu'elle adorait subir une auto flagellation avec amour et pudeur… mais non. La demoiselle voyait sa propre critique comme une façon d'aimer ses défauts – et blonde n'en faisait pas réellement pas partie donc l'exemple était assez mauvais en réalité. La sorcière ne s'attendait pas à une grande compréhension de sa pseudo-philosophie de vie, mais cela lui offrait toujours les portes de la tranquillité d'esprit. Elle se moquait des clichés sur elle-même, mais ne viendrait jamais rire d'un inconnu sur des idées pré-conçues. Il ne semblait pas méchant, il ne ressemblait pas à un bisounours pour autant, alors inutile de l'enfermer dans une catégorie. Cela n'empêcha pas la future journaliste de venir poser des questions indiscrètes, puisqu'il était libre de lui dire que cela ne la regardait pas et de repartir d'où elle venait. Sa réponse ne fut pas immédiate, et une réflexion sembla naître. Cette réflexion fit émerger une surprenante confession, portant la demoiselle à apprécier un peu plus l'inconnu, puisqu'il faisait preuve d'une agréable franchise. Elle n'en attendait pas autant, et le son de sa voix laissait paraître une mélancolie, douce amère le rendant sincère. La sorcière se posa un bref instant la question : quand est-ce qu'elle se sentait réellement vivante ? Son regard se porta naturellement vers ses mains un bref instant avant de laisser échapper un rire en déposant à nouveau son regard sur la sirène.   « Je me sens vivante quand je danse dans ma salle de bain, ta vie est légèrement plus trépidante que la mienne si tu veux mon avis. » La sorcière laissa échapper un rire, qui n'était pas destiné à blesser Marius, mais cela était nerveux de par la simplicité presque stupide des rêves de la sorcière.

De confiance, la sirène n'en manquait… et l'humour se dessinait. Une forte estime de sa personne sans doute, mais il était difficile de venir le contredire : elle n'était pas à son avantage à la plage. Il fallait bien avouer que c'était sans doute le seul endroit au monde où elle n'aurait pas l'avantage. N'importe où en ville, elle trouverait un moyen de démarrer un incendie ou même d'user d'un sortilège de protection : là, elle aurait juste le temps de se noyer.   « J'voudrais pas te contredire. » Il trouvait son visage naïf ? Elle n'allait pas venir lui dire qu'il avait le visage du malin au réveil. La sorcière opta alors pour un sourire en coin en haussant les sourcils l'air moqueur.  L'annonce des « sorcières » côtoyés ne vint pas à surprendre la demoiselle, puisqu'elle avait l'impression d'en croiser partout même lorsqu'elle essayait simplement de faire un jogging. L'intervention suivante de l'homme-poisson, vint à faire taire toute remarque, laissant la sorcière apprécier la scène, sentant l'eau venir caresser sa peau, cette sensation élémentaire à tout ce qui se dégageait d'elle. Une fois le filet évaporé, elle admira la mer pour finalement déposer un regard faussement choqué et accusateur.   « Plagiat de mon idée, tu as juste utilisé de l'eau. » Secouant la tête négativement avec un petit air hautain qu'elle mimait à la perfection. Ce visage tomba aussi vite qu'il était venu pour laisser place à un visage serein, celui du quotidien. En revanche lorsqu'il vint à lui dire de ne pas « bouger » la demoiselle laissa paraître un visage semi inquiet, alors qu'il abandonnait l'eau et qu'elle dressait un doigt pour s'exprimer. Observant la mer en laissant sa mémoire travailler.   « La dernière fois qu'on m'a dit ça, le mec bandait pas et il est jamais revenu. » Vraiment, Jiji avait un talent inavoué pour garder les souvenirs honteux pour elle autant que pour les autres.


Ce fut d'un geste naturel qu'elle vint à se saisir de son téléphone, envoyant un sms pour prévenir sa meilleure-amie et l'avertir qu'elle rentrait à Rome sans elle, et qu'au besoin, elle pouvait toujours l'appeler dans la nuit. La sorcière fut plongée plusieurs minutes sur son téléphone et ce n'est qu'une fois la tête redressée qu'elle vint à saisir la scène de nudité qui se jouait devant-elle. Cela ne l'offusqua pas plus que cela d'ailleurs, n'étant pas de nature pudique. Se redressant une fois Marius rhabillé qu'elle vint à saisir le pourquoi du comment et elle afficha un grand sourire en venant à se redresser et le rejoindre. « Tu sais que devoir me supporter dans un bar est risqué ? Tu risques de passer une soirée de merde. Parce que je vais essayer de te faire danser, je vais beaucoup parler pour pas grand-chose et le pire c'est que j'ai pas besoin de beaucoup boire pour m'amuser donc j'suis même pas ivre. » La sorcière n'avait pas besoin de boire à l'excès pour s'amuser. Marius allait vite se lasser, se moquer ou alors peut-être allait-il la trouver un brin pathétique, cela n'était pas impossible non plus. La blonde était à l'origine de bien des critiques, mais il fallait avouer qu'au moins avec elle, ça bougeait. Le simple trajet vers une plage plus « civilisée » ne sembla pas l'empêcher d'ouvrir le dialogue, et parfois de savoir se taire pour admirer le paysage. « Si jamais tu as des regrets, tu as le droit de retourner admirer l'eau tu sais. Faut pas te sentir obligé, j'ai la tête d'une fille fragile et gentille, mais j'suis pas démunie. » De la ressource, et aussi le profil typique de la fille qui risquait de se faire agresser, mais ça serait oublié le côté pyromane de la sorcière.







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Marius L. Vitale
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trentaine apposée sur la paperasse factice, échine piégée entre deux âges. CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde sel qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté. BESOGNE: : Précieuses qui étincèlent de leurs éclats délétères, joaillier aux phalanges habiles ornant les nuques de gemmes. Murmures et secrets glanés ou soufflés, informations échangées, babines fourbes crapahutant à la cité sainte une fois le crépuscule tombé.
ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. Belle gueule juvénile mensongère et factice. ÉCHINE: : Fils de l'ondine et des abysses dévorant les souffles. Piranha aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, désolation d'un poisson avisé maître de son échine, détournant le regard des bas fonds dégueulasses. @EFFIGIE: : Brendon Urie ❉ faust (ava) / DΛNDELION (gifs/aes) BAFOUILLES: : 2942 PACTE: : 09/04/2017



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Mer 27 Sep - 14:48

« You know you look so tired. You’re gonna stay up late tonight. Under the stars. »

Ébène humide rejeté en arrière d'un geste succinct, perles d'eau s'extirpant, ne laissant que les effluves salées dans la crinière, se mêlant à l'odeur naturellement iodée, qui fut souvent traitresse pour les flairs affûtés. Ce fut une toute autre créature qui se présentait aux minettes de la sorcière. Vêtements glissés sur le derme asséché, tissus replacé au millimètre près, il dégueule d'opulence, trahit la profession, les précieuses qui passent entre les doigts le jour durant, elle en deviendrait presque cliché, à capturer les mirettes de donzelles de par quelques joyaux exposés, écho des écailles d’un lazuli nocturne aux reflets d’or parant la véritable carne désormais dissimulée sous les artifices. Paraître est important, faiseur et vendeur de gemmes à la clientèle fortunée, belle gueule mise en évidence, lampion fourbe attirant les insectes avant de les gober avec avidité. Paradoxe alors que la luxure n’est qu’accessoire, une futilité pour un être qui n’a guère besoin de richesses ou matérielle, peinant encore aujourd’hui à saisir les conceptions monétaires et autres subtilités boursières.

« Tu vois j'suis revenu. » Haussement de sourcil accompagnant un rictus qui en devint presque provocateur, paluches glissant dans les poches où trônent quelques gemmes perdues et oubliées, leur valeur non négligeable demeurant pourtant abstraite. Paradoxe de la phrase, n'être d'ordinaire que l'amant qui délaisse qu'elle semble décrire, mensonge, replis stratégique au lendemain d'ébats houleux étant la marque de fabrique, salaud écumant les drapés et les oscillations de corps, dévorant à défaut de jeter lorsque les échines furent consommées. Haussement d'épaules, pile électrique collant bien à l'image d'une flamme incandescente qui ne savait tenir en place, élément confondu avec ses mèches d'or. « J'peux toujours te chanter une berceuse si tu m'fais chier. » Maigre ricanement, solution comme une autre pour servir d’échappatoire. « T'inquiète tout ça m'a donné envie d'un digestif. » Ne jamais dire non à l'alcool, ambre appréciable qui réchauffait la trachée au même titre que les effluves sanguines. « Puis c'pas toi qui disait que t'aimais danser dans ta salle de bain ? Ce sera l'occasion de faire une démo. Même si j'préfère regarder. »

Sable délaissé, ne laissant que le doux son de l'eau léchant le sable, alors que quelques promeneurs nocturnes se font apercevoir, civilisation regagnée. Le dévolu fut jeté sur une bicoque animée où raisonnaient le claquement de quelques queues de billard entre deux notes de musique. La bâtisse sentait la bière et le tabac, effluves imprégnant jusqu'aux murs recouverts d'un lambris luisant où trônaient quelques cadres promouvant la consommation de spiritueux. Le comptoir fut prit d'assaut, esquivant les badauds et autres créatures en parfait état d'ébriété. Humains pathétiques incapables de tenir debout, semblables à des sirènes paumées et arborant leurs jambes pour la première fois. Le parfait milieu contradictoire, aux antipodes de la plage silencieuse bercée par la voûte crépusculaire, chimère sous son masque et oubliant les écailles qu'elle eut présenté à la jeune femme. « Qu'est-ce que tu prends ? » Tournée offerte, probablement par habitude, fait de prendre soin des donzelles éperdues dans les griffes acérées.


HJ:
 

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