save water and drink vodka أمل Marius

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage


avatar

Jillian Gioconda
SORCIERS - TO KNOW IS LIKE A HUNGER
OSSATURE: : 26 ans, douceur de la peau, qui ne peut que se faner avec lenteur sous les sourires. CONTRAT: : Tu es à la recherche de ton sexe apple ? Contacte vite Jiji-l'amoroso pour obtenir des conseils sur comment foirer ta vie amoureuse (appel surtaxé). BESOGNE: : stagiaire en journalisme, dernière année en école de journalisme.
FABLE: : le mensonge est vice, le silence est pire. elle sait. ÉCORCE: : 26 ans (15 août) ÉCHINE: : Sorcière PRESTIGE: : Contrôle du feu, girl on fire, so cliché. GANG: : gang des licornes, rien que ça. @EFFIGIE: : jennifer lawrence, vio. BAFOUILLES: : 2381 PACTE: : 05/04/2017



Message
Ven 29 Sep - 21:26


save water and drink vodka  





Comment une fille du feu, pouvait-elle autant apprécier un monde dans lequel elle était impuissante ? Leur enfant fut un étrange paradoxe, que ses parents ne vinrent jamais à saisir. Ils pensaient que son don refléterait sa personnalité : fougueuse, dangereuse et toujours en quête de pouvoir. La sorcière qui deviendrait Suprême, c'était elle. Il ne fallait pas douter de l'amour de ses parents, mais ils pensèrent qu'elle serait bien plus difficile que son aînée liée à l'eau. Elle ne fut jamais une enfant difficile, sorcière douée, enfant intelligente et avec un projet « professionnel » instable, mais qui avait le mérite d'être un moteur. Elle ne fut jamais une déception, mais lorsqu'ils évoquaient la gosse du milieu, elle restait éternellement « celle qui aurait conquis le monde ». Admirer le monde lui faire la courbette, ne fut ni envie, ni même une possibilité. Peut-être qu'elle serait devenue Suprême, peut-être qu'elle aurait trouvée un subterfuge à la maladie et peut-être qu'elle serait heureuse en amour : tout cela était abstrait. Elle préférait vivre dans le présent, et ne jamais vivre dans les regrets et les remords qui venaient à dévorer l'âme de ceux qui ne cessaient de se remémorer le passé sans imaginer que le futur était pour maintenant. Le monde était tombé dans cette mélancolie qu'elle ne saisissait pas. La sorcière était de ceux qui avançaient, parfois cela semblait absurde cette capacité de relativisation, mais cela lui servait. Dans un contexte logique : elle ne se serait jamais amusée à sortir toute seule même après le temps écoulé depuis son agression. La vie était un challenge, qu'il fallait affronter et en jouer. Marius semblait bien plus attaché à ses racines, de par la particularité de sa vie et de sa nature de sirène. Il n'hésita pas à venir lui balancer qu'il arriverait à la faire taire avec une berceuse. Il lui proposait de boire un verre plus pour lui-même, peut-être, difficile à dire. Laissant échapper un ricanement face à sa dernière réflexion. « J'ai entendu ça plusieurs fois, j'crois que la danse fait peur. » Elle repensait à Isiah et ne pouvait s'empêcher de sourire, parce qu'il avait dansé.


L'odeur salée laissa place à un univers qu'elle semblait connaître avec bien plus de détails : la ville, festive et clichée tellement cela ressemblait à un village de carte postale. Renfilant ses talons une fois sur les pavés en réalisant que tout le monde semblait admirer le fait qu'une blonde se promenait  pieds nus sur le sol d'une ville dont elle ne connaissait que le nom. Loin de Rome, cela ne pouvait que venir rendre la chose plus intrigante et riche. Les regards embués, l'âme alcoolisée sans aucun doute et elle se disait que cela était triste et difficile à critiquer à la fois. S'installant finalement dans un bar, dont l'âme semblait tapis sous l'odeur d'alcool et de tabac. La sorcière afficha un sourire tandis qu'il venait à lui demander ce qu'elle prenait.   « J'vais prendre un Bloody Mary. » La sorcière déposa naturellement son regard vers son interlocuteur en observant ce dernier. « Tu es un habitué ? Je ne connais que ton nom en réalité, alors que tu sais que j'étais à une soirée de merde et en plus tu connais mon nom. » La sorcière afficha un sourire en venant retirer sa veste pour la foutre dans son sac parce qu'elle n'était pas en short et en décolleté pour prétendre se cacher à cause du jugement des autres. Il fallait bien l'avouer qu'une fois ses longs cheveux blonds détachés, cela ferait d'elle un cliché vivant – elle n'en avait rien à foutre. « Sauf si tu décides de jouer le mec mystérieux jusqu'au bout, chacun son truc. » Le mystère et elle, ça faisait deux.






© TITANIA


edit: ta réponse était parfaite

_________________
Par amour pour toi, je te dirais que je suis condamnée, et que je ne demande qu'à rêver. Par amour pour moi, tu me répéteras que tu seras là même quand mon âme s'envolera. Par amour pour nôtre histoire, elle s’achèvera avant que tu ne sois obligé de me dire Adieu et non au-revoir. La vie est belle, écoute là quand elle se rebelle, crois-moi, tu ne profiteras jamais assez d'elle. Sourire, c'est refuser de mourir.
 fucking face.
Bitch please:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Marius L. Vitale
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trentaine apposée sur la paperasse factice, échine piégée entre deux âges. CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté. BESOGNE: : Déposer des pierres précieuses sur les cous dénudés, joaillier alors que le jour défile, artiste de rue lorsque le feu de la soif commence à ravager les entrailles. Crapahuteur au Vatican lorsque la nuit tombe, pour tenter de mieux comprendre les hommes.
ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. Belle gueule juvénile mensongère et factice. ÉCHINE: : Fils de l'ondine dévorant les souffles. Pesce aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, seul maître de mon échine, détournant le regard des bas fonds vers lesquels elle entraine son peuple. @EFFIGIE: : Brendon Urie ❉ CARNAVAGE BAFOUILLES: : 2586 PACTE: : 09/04/2017



Message
Sam 7 Oct - 21:26

« You know you look so tired. You’re gonna stay up late tonight. Under the stars. »

Effluves alcoolisées qui devinrent presque enivrantes, appâtant les papilles pourtant repues. Elle ne courait presque plus, l'égarée gobée, vermeil déjà oublié par le palais. Étrange que d'aimer l'ambre chaleureuse, liquide brûlant qui n'eut rien d’apaisant, agrémentant presque les soifs tranchantes et sèches. Vice apprécié, peut-être par habitude, à force d'arpenter les bars, sillonnant les comptoirs lors de chasses où les proies furent glanées avant l'ivresse. L'un des rares mets humanoïde porté aux babines, estomac n'osant s'approcher des étrangetés qu'ils purent se mettre sous la dent, préférant de loin son régime s'apparentant au carnivore stricte, à la manière d'un vieillard qui aurait peur de la nouveauté. Alcool et sorbets furent donc les favorisés, bien que quelques repas durent se glisser, histoire de paraître lorsqu'il le fallut.

« T'as surtout oublié que j'suis un gros poisson. La danse, les pieds tout ça... » Manque de conviction vis à vis des échines qui s'adonnent sur les postes légitime, poisson plus habile avec ses nageoires et porté par les eaux plutôt que soumit à une pleine gravité, gestes contre-natures, gigot d'une lourdeur sans nom, bien que mouvement et maux emmagasinés. Pourtant, ils furent habiles les pieds, jambes adroites qui savaient s'adonner à la course lorsqu'il fallut décamper, en proie à un quelconque cabot de l'Opus Dei armé jusqu'aux dents. « J'traine pas mal dans les bars ouais. » Ne pas préférer apposer une raison, bien qu'elle fut parfaitement logique avec un peu de réflexion. Les carcasses éperdues devaient bien provenir de quelque part après tout. Signe succinct en direction du barman, quémandant deux verres qui glissèrent rapidement sur le bois. Contenu qui fut analysé machinalement, le faisant tournoyer avant de trinquer et le porter aux lippes, gorgée chaleureuse donnant le ton avant d'être reposé, raisonnant.

« Que veux-tu que j'te dise ? J'suis pas bien intéressant et d'un ennui mortel. Puis c'est pas comme si j'étais plus avantagé. » Savoir qu'elle prit part à une soirée douteuse ne fut pas réellement une information capitale et un déballage d'existence, elle fut toute aussi mystérieuse en un sens, malgré son côté expansif, sorcière de feu qui adulait l'ondine et son calme. Le mystère fut cependant coutumier, entretenu souvent par mégarde, habitude que de ne pas avoir à beaucoup parler et déblatérer, jugeant les banalités ennuyeuses et ce qui fut qualifié de surnaturel en général tabou. De toute manière parler ne fut pas réellement donné dans les eaux, cordes vocales servant essentiellement pour attirer jusqu'aux crocs par quelques chants assassins.

Haussement de sourcil, mirettes balayant l'étendue qui se débauchait dans chaque coin des lieux, pathétiques. Maigre idée qui germe, revenant à la blonde pour lui renvoyer une ébauche de rictus. « Mais soit, on a qu'à partir sur un interrogatoire et quelques questions indiscrètes. Et je t'autorise à m'refourguer un gage si j'me réserve des jokers, ou m'enfiler un verre cul sec. J'te laisse choisir, mais j'suis infernal une fois bourré, te voilà prévenue. » Autant pimenter les choses avant de perdre patience. Ivre incluait forcément quelques meurtres sur le chemin et très probablement terminer dans des draps inconnus, au delà du fait d'être du genre caractériel. « Les femmes d'abord. »


HJ:
 

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne


avatar

Jillian Gioconda
SORCIERS - TO KNOW IS LIKE A HUNGER
OSSATURE: : 26 ans, douceur de la peau, qui ne peut que se faner avec lenteur sous les sourires. CONTRAT: : Tu es à la recherche de ton sexe apple ? Contacte vite Jiji-l'amoroso pour obtenir des conseils sur comment foirer ta vie amoureuse (appel surtaxé). BESOGNE: : stagiaire en journalisme, dernière année en école de journalisme.
FABLE: : le mensonge est vice, le silence est pire. elle sait. ÉCORCE: : 26 ans (15 août) ÉCHINE: : Sorcière PRESTIGE: : Contrôle du feu, girl on fire, so cliché. GANG: : gang des licornes, rien que ça. @EFFIGIE: : jennifer lawrence, vio. BAFOUILLES: : 2381 PACTE: : 05/04/2017



Message
Mar 10 Oct - 16:27


save water and drink vodka  







« C'est une bonne remarque, mais cette excuse n'est pas universelle, je te l'accorde donc seulement à toi. » En effet, puisque nombreux furent ceux qui vinrent à justifier cette absence de danse par simple flemme. La sorcière ne tolérait pas que la « flemme » soit un argument lors d'un débat. La blonde comprenait le refus, mais il ne fallait pas venir se plaindre si elle, après, elle allait danser ailleurs et qu'elle vivait sa vie. Jillian entrerait en guerre pour instaurer la danse comme un sport national, une matière à part entière pour les diplômes universitaires ! Son idée avait le mérite de démontrer qu'elle aimait ce qu'elle vint à faire de sa vie durant de nombreuses années et qu'elle continuait d'user jusqu'à ce que son corps vienne à abandonner toute raison de vivre. Le jour où elle ne danserait plus, la sorcière serait morte et le problème ne se poserait plus. Cela marchait comme pour les alcooliques et les drogués qui refusaient de se faire aider : ils arrêtaient par la force, quand le corps venait à se rompre et que l'esprit venait à s'envoler. Tout le monde avait sa propre drogue et dans le cas de Jillian il s'agissait de la danse, de rire et de la sensation étrange que lui offrait l'adrénaline. Pour une sirène, il était possible de sortir le cliché suivant : l'eau était une drogue. Difficile de dire si cela était possible autrement d'ailleurs. Ou alors, les bars ? Il ne cacha pas qu'il traînait souvent dans les bars. Jillian ne s'embêtait que très rarement à venir boire aussi loin de la capitale. Cela ferait l'occasion de croiser de nouveaux individus et de peut-être se faire des potes. Jillian n'avait rien contre ses amies, mais elle appréciait toujours les nouvelles rencontres qui étaient parfois le fruit d'une simple rencontre hasardeuse dans un bar.


La sorcière laissa échapper un rire lorsqu'il fut incapable de savoir quoi dire sur lui et qu'il vint à laisser entendre qu'il n'en savait pas plus sur elle… en réalité, c'était totalement vrai et la sorcière le savait parfaitement. « J'suis un livre ouvert, y a autant de mystère en moi que dans le destin du Titanic. » Tout le monde savait que ce bateau coulait à la fin, et il fallait être con pour se faire « spoiler » la fin de l'histoire. La sorcière n'avait aucun amour pour les spoilers, mais il était ridicule que la fin d'un tel film pouvait connaître un spoile assez important pour venir à briser la surprise de fin. D'autant qu'il était évident que Rose ne pouvait pas crever de par le sexisme de l'époque et que le bonheur dans un film dramatique n'en pouvant pas exister… il ne restait qu'une seule possibilité et Jack était uniquement utile à ça. Le sujet n'était pas là et ce fut un jeu proposé, tandis que la demoiselle l'écoutait avec attention le monsieur. C'était honorable comme idée, mais elle n'osa lui avouer que de toute façon elle n'allait pas boire ou très peu, car son corps ne saurait supporter le mélange de traitement et une surdose d'alcool – l'emmener à l’hôpital n'était certainement pas dans les projets du presque inconnu. La sorcière approuva alors avec un immense sourire. « Va pour cet interrogatoire, et sache que si tu es ivres, tu auras droit à un taxi direction chez toi. » La sorcière n'était pas infecte et alors qu'elle laissait échapper un sourire en coin en venant le regarder durant des brèves secondes avant de trouver une question qui sembla sortir naturellement. « Que fais-tu dans la vie ? » Basique, après tout.




© TITANIA


edit: faut faire comme le boulet que je suis : utiliser l'option « surveiller le sujet »

_________________
Par amour pour toi, je te dirais que je suis condamnée, et que je ne demande qu'à rêver. Par amour pour moi, tu me répéteras que tu seras là même quand mon âme s'envolera. Par amour pour nôtre histoire, elle s’achèvera avant que tu ne sois obligé de me dire Adieu et non au-revoir. La vie est belle, écoute là quand elle se rebelle, crois-moi, tu ne profiteras jamais assez d'elle. Sourire, c'est refuser de mourir.
 fucking face.
Bitch please:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Marius L. Vitale
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trentaine apposée sur la paperasse factice, échine piégée entre deux âges. CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté. BESOGNE: : Déposer des pierres précieuses sur les cous dénudés, joaillier alors que le jour défile, artiste de rue lorsque le feu de la soif commence à ravager les entrailles. Crapahuteur au Vatican lorsque la nuit tombe, pour tenter de mieux comprendre les hommes.
ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. Belle gueule juvénile mensongère et factice. ÉCHINE: : Fils de l'ondine dévorant les souffles. Pesce aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, seul maître de mon échine, détournant le regard des bas fonds vers lesquels elle entraine son peuple. @EFFIGIE: : Brendon Urie ❉ CARNAVAGE BAFOUILLES: : 2586 PACTE: : 09/04/2017



Message
Ven 13 Oct - 22:57

« You know you look so tired. You’re gonna stay up late tonight. Under the stars. »

Gorgée d'ambre, elle brûle, se devait d'être parcimonieuse. L'ivresse serait aisément perceptible au vu des litres sanguins déjà gobés, ébriété aux effluves rougeâtres, mue par la gloutonnerie précédente, qui n'attendait que quelques flammes alcoolisée pour se déclencher, entrainer la carcasse dans un doux océan vaporeux et terriblement trouble. Sensation presque délicieuse que d'être enrobé d'un nuage cotonneux, pourtant peu raisonnable. « Honnêtement, j'pourrai encore pioncer dans une flaque d'eau que ça me serait égal. » Le ricanement s'échappe, fait écho au tintement du verre qui retrouve le bois, mirettes se levant en direction du plafond. Avantage d'être un poisson menu, de savoir se replier disparaître, fretin chétif capable de se faufiler dans la moindre fontaine, bien plus à l'aise dans une eau claire que dans des draps de satin.

Haussement de sourcil alors qu'une question s'extirpe, s'élève. « Ce que j'fais dans la vie ? Sérieusement ? » Elle fut d'une banalité sans nom, presque ennuyeuse même, le genre qui fut pré-mâchée et taillée sur mesure pour des individus bipèdes avec une bien maigre existence, eux qui furent comparables à des rejetons morts en bas âges de par leur fragilité et carcasses éphémères. « J'ai pas de date de péremption j'te rappelle. Faudrait quelques encyclopédies pour relater tout ce bordel. » Haussement d'épaules désintéressé, ne sachant pas quoi apposer comme mots, mieux valait éviter les tirades contant les passes-temps qui s'étaient enchainés les siècles derniers, bien que trop vagues jusqu'aux années soixante, lorsque les odieux orteils furent quotidien. Elles s'étaient succédées comme les chemises, les professions, les dénominatifs et autres savoirs faire, passant de sauvetage en eaux salines à façonneur de parures en passant par d'autres excentricités perdues comme la plomberie qui fut pratique pour les sautes d'humeur où l'ondine suivait, anéantissant les canalisations. « Je suis joaillier en ce moment, j'sais ce que tu vas dire, c'est cliché, mais faut croire que j'aime les cailloux. » Nouveau ricanement précédant une gorgée. Probablement les maigres mois de pirateries à traquer la moindre pierre précieuse ou pièce d'or, un des rares arrières goûts d'une première escapade qui fut apprécié, bien que les richesses furent superflues. Au moins les précieuses avaient le mérite d'attirer les regards avides de curiosité et par définition quelques clientes délicieuses.

« Je suppose que c'est à moi donc. Groupe sanguin ? » Rictus carnassier, dévoilant presque les aiguisées qui se dissimulent, se parent d'une normalité factice, alors qu'elles furent affutées et capable de glisser dans le moindre derme. Elle put paraître sérieuse, demande qui ne présageait rien de bon, feintant presque la soif mordante avant qu'elle ne fut ravalée, adoucissant les traits. « Ça va je plaisante. Ça t'arrive de te brûler ou t'es du genre un ignifuge sur pied ? Enfin si on te mets sur un bûcher est-ce que ça reviendrait à te chatouiller ? » Question peut-être stupide, pourtant curiosité palpable, désireux de savoir où furent les limites des élémentaires qui furent opposés.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne


avatar

Jillian Gioconda
SORCIERS - TO KNOW IS LIKE A HUNGER
OSSATURE: : 26 ans, douceur de la peau, qui ne peut que se faner avec lenteur sous les sourires. CONTRAT: : Tu es à la recherche de ton sexe apple ? Contacte vite Jiji-l'amoroso pour obtenir des conseils sur comment foirer ta vie amoureuse (appel surtaxé). BESOGNE: : stagiaire en journalisme, dernière année en école de journalisme.
FABLE: : le mensonge est vice, le silence est pire. elle sait. ÉCORCE: : 26 ans (15 août) ÉCHINE: : Sorcière PRESTIGE: : Contrôle du feu, girl on fire, so cliché. GANG: : gang des licornes, rien que ça. @EFFIGIE: : jennifer lawrence, vio. BAFOUILLES: : 2381 PACTE: : 05/04/2017



Message
Sam 14 Oct - 21:12


save water and drink vodka  





La conversation était lancée et Jillian ouvrait le bal avec une simplicité surprenante. Elle n'était pas une adepte de ces questions basiques, mais elles avaient le mérite d'ouvrir la personne en face et de forcer à confier des banalités. La sorcière n'avait rien à cacher, au contraire elle avait certainement plus à dire qu'à masquer. Marius lui semblait plus porter sur le mystère. La population croyait sans doute qu'agir de façon mystérieuse, sensuelle ou tout simplement en provoquant avec les mots suffisait à contenter le monde et à offrir un leurre : pas chez la blonde. Elle ne comptait pas faire des suppositions farfelues, mais se pencher sur ce que la brun pouvait ne pas évoquer, mais qui existait bel et bien dans son âme et sous sa chair. Donc oui, la première question était banale, parce qu'elle n'était pas douée d'une curiosité maladive ou malaisante : tu as mangé beaucoup d'humains après des rapports sexuels ? Non, Jiji n'était pas cette fille qui viendrait pousser le vice des questions malsaines juste pour le plaisir de gagner à un petit jeu qui n'existait que dans l'esprit de celui qui était un joueur. Il s'attendait sans doute à une question plus exaltante, mais Marius devrait se contenter de cela pour démarrer un interrogatoire qui saurait devenir plus intéressant par la suite. Il ne sembla d'ailleurs pas apprécier cette question, ce qui arracha d'autant plus un sourire à la sorcière qui vint à hocher la tête : elle était sérieuse, ce n'était pas négociable. « J'sors d'une soirée de merde, tu sais une encyclopédie auditive ça pourra être que mieux. »  La sorcière afficha un regard surpris : joaillier. Vraiment ? La sorcière laissa échapper un petit rire taquin tandis qu'il venait lui-même admettre qu'il s'agissait d'un cliché. Il était difficile pour elle d'imaginer ce qu'elle ferait comme métier une seule vie durant, alors se projeter sur des siècles et plus… cela semblait improbable. La sorcière avait conscience que sa nature pouvait lui offrir des opportunités, mais elle se contenterait d'un seul cycle de vie, pour en profiter chaque seconde et l'épée de Damoclès de la mort saurait venir lui rappeler que « procrastiner » était un crime. « Les clichés existent pour une raison, je sais vers qui me tourner si j'veux des trouver des cadeaux. » Parce que clairement, cela ne serait pas pour elle.

La question sur le groupe sanguin invita la demoiselle à réellement se poser la question : des années qu'elle se tapait des prises de sang et elle ne connaissait toujours pas son groupe sanguin. La sorcière vint alors à réaliser qu'il serait définitivement temps de s'inquiéter sérieusement à son état de santé. La question de servir de mcdo à Marius ne sembla même pas lui venir à l'esprit. Venant sortir de sa légère réflexion. La seconde question fit place alors à une scène assez clichée : les sorcières, c'est l'heure du barbecue. La blonde laissa échapper un rictus en coin en repensant à cette image que tout le monde avait de Salem. « Le feu c'est moi. » Prenant une voix faussement sensuelle et dramatique. « Non le feu n'a aucun effet sur moi. J'peux me brûler, traverser les flammes, m'en servir à ma guise et le contrer autant que je veux. Le numéro des pompiers ne me sera jamais utile, et c'est bien dommage ils sont sexy.  » Il était impossible de la brûler, mais cela ne coûtait rien d'essayer après tout. Ce fut donc à son tour et cette fois-ci la question vint instinctivement. « C'est comment de vivre sous une monarchie en 2017 ? » La monarchie des sirènes, expliquée vaguement par ses parents pour sa culture de « potentielle future suprême ratée ». Aujourd'hui, elle avait un sujet de cette monarchie sous les yeux.




© TITANIA

_________________
Par amour pour toi, je te dirais que je suis condamnée, et que je ne demande qu'à rêver. Par amour pour moi, tu me répéteras que tu seras là même quand mon âme s'envolera. Par amour pour nôtre histoire, elle s’achèvera avant que tu ne sois obligé de me dire Adieu et non au-revoir. La vie est belle, écoute là quand elle se rebelle, crois-moi, tu ne profiteras jamais assez d'elle. Sourire, c'est refuser de mourir.
 fucking face.
Bitch please:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Marius L. Vitale
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trentaine apposée sur la paperasse factice, échine piégée entre deux âges. CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté. BESOGNE: : Déposer des pierres précieuses sur les cous dénudés, joaillier alors que le jour défile, artiste de rue lorsque le feu de la soif commence à ravager les entrailles. Crapahuteur au Vatican lorsque la nuit tombe, pour tenter de mieux comprendre les hommes.
ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. Belle gueule juvénile mensongère et factice. ÉCHINE: : Fils de l'ondine dévorant les souffles. Pesce aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, seul maître de mon échine, détournant le regard des bas fonds vers lesquels elle entraine son peuple. @EFFIGIE: : Brendon Urie ❉ CARNAVAGE BAFOUILLES: : 2586 PACTE: : 09/04/2017



Message
Lun 16 Oct - 1:38

« You know you look so tired. You’re gonna stay up late tonight. Under the stars. »

« Pas certain que tu sois prête à entendre quelques siècles de blablas futiles. » Ricanement. Oh que non, elle ne fut pas prête, énumération de faits ennuyeux et d'une banalité sans nom qui furent cumulés, mémoire lourde et emplies d'évènements en tout genre. Bien que tout fut relatif, ils n'eurent rien d'exaltant pour une âme immortelle, coutumier des faits qui furent qualifiés de surnaturels, existence normale, mais pourtant terriblement fantastique et emplie d'aventures pour des oreilles humaines qui ne connurent que l'éphémère, loin des flots tumultueux et des abysses emplis de mystères.  

Informations glanées, emmagasinées. Un index curieux ose, s'approche de son épiderme, s'enfonçant dans une joue pour en tâter la texture, mais surtout la température dégagée, comme pour avoir une confirmation qu'elle fut brûlante et plus chaleureuse que la moyenne, l'imaginant soudainement comme un volcan à l'apparence humanoïde qui ne demandait qu'à exploser. Sirène parfois naïve du monde environnant, de l'inconnu, des choses qui ne furent pas encore encrées malgré les décennies, impression d'être parfois vieillard qui peine à s'adapter à la modernité et au monde humanoïde, au delà d'une technologie qui fut totalement ennemie. « Désolé, fallait que je sache. » Excuse qui sortirait presque à la manière d'un gosse venant d'apposer une paume bien à plat sur la gazinière, doigts retrouvant la fraîcheur du verre avec prudence.

Interrogation qui tombe, marque une crispation immédiate, rictus qui s'éteint. Sujet tabou, fil du rasoir, faisant oublier instantanément l'insouciance et le calme de la soirée. Odieuse reine devenue maquerelle, entrainant son peuple dans les abysses profonds, gloire qui ne fut plus qu'une ombre décharnée, sirènes qui ne furent bonnes qu'à finir prostituées pour satisfaire son désir de conquête et faire tourner son commerce. Ô combien elle fut détestable, répugnante, à avoir forcé ses mioche à se perdre sur le bitume, leur imposant des jambes. Tête couronnée qui fut incontestablement monstrueuse, à faire tomber.

Verre qui se brise entre les doigts, ambre qui se déverse dans l'éclat. Quelques mirettes s'apposent après avoir sursauté, intriguées par le son si particulier du cristal réduit en miette. Un juron manque de s'échapper, alors qu'une plaie se forme, vermeil à vif qui perle déjà, ne perdurerai pas longtemps. La main est dissimulée sous le comptoir, réflexe visant à faire disparaître la régénération instantanée, le contre-nature. Incident suspect, mâchoire crispée, ferme, tenailles aiguisées pointant d'elles-même, dissimulées derrière les babines qui en viendraient presque à siffler de façon venimeuse. « Tu dois bien avoir une idée non ? Tu veux savoir si je vend aussi ma couenne pour satisfaire l'égo d'une reine devenue putain et maquerelle ? » Après tout, puisqu'elle posait la question, elle fut certainement au courant de la pseudo-monarchie en déchéance d'avantage proche de la dictature. Ton qui en dit long, venimeux, iris dilatée, bête prête à bondir à la gorge, hostile. Le jeu en devint trop sérieux, question qui fâche et certainement pas à apposer. Sirène évitant au mieux les magouilles qui eurent lieu dans le bordel de la régente, détourne le regard avec désolation, triste constat. « J'vais prendre l'air ou j'vais en bouffer un. » Filer. Avant de sauter à la gorge du premier venu, de coller le faciès du barman et son regard de merlan-frit dans le verre brisé, d'hypnotiser la pièce entière pour qu'ils rampent tous autant qu'ils sont. Colère sourde et silencieuse ravalée tant bien que mal, foudroyante, maintenue dans la jointure des doigts blanchie. Pas sec et déambulation entre les échine, manquant d'en envoyer une dans le premier mur venu.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne



Contenu sponsorisé



Message
Revenir en haut Aller en bas
 
save water and drink vodka أمل Marius
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
Sujets similaires
-
» Save The human right to food: International mission to Haiti
» Shark in the water
» Une bouteille de vodka, deux grands enfants et trois étoiles
» Lena& Carmelia ♦ save me ~
» Tell me would you kill to save a life. || Esprit d'Enfant.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
RIGOR MORTIS ::  :: PÉRIPHÉRIE ROMAINE :: → PLAGE-
Sauter vers: