Il faut se croire aimé pour se croire infidèle.

 :: les contemplations :: ÉCORCE ITALIENNE
Il faut se croire aimé pour se croire infidèle. - Mer 30 Aoû - 1:43
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sorciers
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EFFIGIE : M. SCHOENAERTS.
BAFOUILLES : 59
PACTE : 23/08/2017


OSSATURE : PRÈS DE 40 ANS.
CONTRAT : CÉLIBATAIRE OPINIÂTRE.
BESOGNE : URBANISTE POUR LA VILLE DE ROME, EX ARCHITECTE.
ÉCHINE : SORCIER, MAGIE NOIRE.
PRESTIGE : PRÉSENCE.
GANG : HELLEBORE (SECOND).
CREDIT : ABΔИDON.
ATHÉNAÏS
&
GALEN


Il faut se croire aimé
pour se croire infidèle.

La sueur roule sur sa nuque et ruisselle jusqu’aux reins. Le climat romain est épouvantable, et Galen s’en souvient dès le premier pas sur le tarmac. Il tire sur la fermeture-éclair de son blouson et fait sauter, de même, les deux premiers boutons de sa chemise. Il n’y a aucun air pour le rafraîchir vraiment mais l’idée œuvre de son côté. Après un mois passé en Louisiane, où la chaleur est constante mais humide, la moindre oscillation météorologique lui coûte. Aussi, et tout le temps de récupérer ses bagages et de la douane, il soupire et consulte sa montre. Il n’est pas tout à fait dix heures le matin et il vient de passer dix-huit heures en avion ; sa patience est mauvaise, pour ne pas dire anéantie.

Pourtant, tout s’est passé selon ses plans. L’avocat de son père est un vampire, une qualité qui déplaît à Galen, comme elle ennuyait Abraham, mais fort pratique pour faire valoir ses droits sur plusieurs décennies. Une créature sérieuse et appliquée. Malicieuse, par moment. Qui a son temps, surtout. Le sorcier a dû lui faire entendre que ses propres années étaient comptées et, passée cette difficulté, les choses sont allées d’elles-mêmes. Il était, en fait, prêt à rentrer dès la troisième semaine. Ses pensées convolaient à Rome, c’était exaspérant. Tant et si bien qu’il a décidé d’un ridicule pèlerinage que, dès le deuxième jour, il n’employait qu’à forniquer pour se tromper l’ennui.

Le voilà de retour à la capitale, et plutôt satisfait. Il se coule – littéralement – dans un taxi. Son front colle à la vitre. Le bitume succède au bitume et il finit par s’assoupir. Ses rêves sont assez froids, d’autant qu’il a laissé des fragments de son esprit dans les trois ou quatre poupées de chair demeurées à Rome tout ce temps. Le lien est branlant. Galen ne peut, de toute façon, jamais communiquer avec eux par un simple vecteur de pensée. Il doit avoir confiance dans les idées qu’il a patiemment incrustées. Il n’aurait jamais quitté Athénaïs à une autre condition.

C’est elle qui le tourmente. Elle a pris acte qu’il partait sans tâcher de le retenir. Athénaïs savait sans doute qu’il s’y précipiterait si, d’aventures, elle le tentait. Elle feint trop bien le détachement et lui trop bien l’orgueil. Ils se sont donc quittés sur une impression que Galen n’a pas su qualifier. Il était sûr qu’elle lui manquerait. Il a prétendu que non. Ce mensonge insipide a le talent de le réveiller, une fraction de seconde avant que son chauffeur ne pile. Les doigts s’agrippent à la portière et les injures en langue anglaise affluent. « On y est, répond indifféremment l’autre dans celle de Dante. » En effet, ils y sont. Il devra faire le reste du chemin à pieds.

Le coven Hellebore fera une acclimatation acceptable. Il aurait pu disparaître quelques jours dans une garçonnière mais Galen tient à revenir aux affaires. Le mois s’est écoulé sans qu’il reçoive tellement de nouvelles, ou rien qu’il ait jugé digne de son intérêt. Au moins, l’atmosphère était calme, pour autant qu’il a pu en juger. Il ne s’inquiète pas du silence. Il ne s’inquiète pas de sa solitude. Il est près de onze heures, maintenant, et l’expatrié s’autorise une cigarette, le cul en travers d’un escalier. Il envisage de dormir, dans n’importe quel fauteuil, pour une petite centaine de jours. Ses tempes tiraillent, de plus en plus, puisqu’il est infoutu de dormir en vol. Le tabac sinue difficilement dans ses poumons. Plus que la fatigue, c’est la lassitude qui lui pèse un cadavre. Et cette chaleur insupportable, qui le fait se frotter la nuque et battre les cheveux collés à sa peau.

« Je t’ai manqué ? »

Galen n’a pas besoin de jeter un regard par-dessus son épaule ou de tendre l’esprit. Le parfum d’Athénaïs est caractéristique.
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Il faut se croire aimé pour se croire infidèle. - Ven 1 Sep - 23:58
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EFFIGIE : sarah paulson
BAFOUILLES : 1386
PACTE : 16/02/2017
OSSATURE : En quête d'une éternelle jouvence, l'écorce figée dans sa quarante troisième année.
CONTRAT : L'infidèle a jamais possédé, elle reste parée de l'obscur veuvage sous toutes ses nuances. Noces vermeilles, saillies qu'on honore. A l'Eros, myocarde dévoué, thaumaturgie.
BESOGNE : Exilée en sa thébaïde, la furie s'est faite parfumeuse, manipulant onguents et arsenic avec élégance. Des empoisonneuses elle s'est faite souveraine.
ÉCHINE : Fille du démon, au sabbat elle s'abandonne, au carmin des vierges et des chérubins.
PRESTIGE : Acuité visuelle nulle, maudite dépravation, les sens restants démultipliés.
GANG : Hellebore, terreur sanguinolente dont elle se fait autorité. Suprême terrible à la clairvoyance sans égale.
CREDIT : ABΔИDON (ava)
dilettino
&
athénaïs
Il faut se croire aimé pour se croire infidèle.
Langueur passagère en une torpeur estivale. Des absents, l'inopinée disparition on ne remarquait que passés les premiers chagrins. Des habitudes on se surprenait à être esclave, enchaîné aux stimulations improbables d'un compagnon d'éternité qu'on ne percevait plus comme dissociable de soi. Unité destructrice, palpitants enragés en une lutte en laquelle tant auraient perdu espoir, croisades des cœurs solitaires, gangrène noire qu'elle n'avait su accepter. Aimer lorsqu'on portait encore le deuil d'un aimé. Cynisme des Parques, ressemblance même dudit amant en celui dont elle avait muettement arraché la vitalité, sacrifiant l'instigateur de ses anathèmes au seul maître dont elle s'était faite égérie. Lucifer. Paganisme décrié, messes obscures et sabbat rituel. En la ronde calcinée, sur le chœur chantant des esclaves, la Suprême révélait aux fidèles les pires de ses desseins, figure sybilline dont les parfums étaient autant source d'extase qu'exhalaisons nocives. L'atmosphère d'ordinaire déjà difficilement supportables était en ces mois d'été devenu véritablement méphitique, ire latente d'une harpie furibonde. Si elle n'en reconnaîtrait jamais fondements, le coven et ses adeptes avaient pourtant pris la juste voie de la prudence quant à l'attitude à adopter en présence de l'aveuglée. Dieu seul savait ce que l'impie leur ferait si la moindre aigreur déraisonnée venait à se saisir de sa personne. Certains en avaient sans doute déjà fait les frais, dégâts minimes dont elle ne s'était pas même soucié une fraction d'éternité. Il saurait veiller à ces détails-ci, collatéraux dont il se trouvait en charge par son rôle de second tant la Suprême s'en désintéressait. Ce n'était pas les autres, c'était l'ancestral qui bouillonnait entre ses paumes offertes, peinturlurées d'un cruor encore chaud qu'elle venait d'ôter à quelques nourrissons à peine nés qui ne vagiraient plus et dont les carcasses chétives rejoindraient une terre qu'ils n'auraient pas même eu le loisir de fouler. Mordoré jasant, filigrane hâlé d'une tignasse cisaillée, de surcroît empreinte d'un capiteux parfum dont la fille du démon avait voulu capturer l'essence. Elle ne vivait que pour ces exhalations imparfaites dans leur innommable complexité, recréant les effluences d'une matinée de printemps. Les anciens, médisants, prétendaient que ces fragrances détraquaient ceux qui les portaient. Posséder l'odeur d'un être, c'était le faire sien dans ses coutures les plus intimes, capturer la putréfaction de son âme et la faire acquisition. Peut-être n'étaient-ils pas si loin d'une vérité larvée sous le masque des convenances. Empoisonneuse elle était, empoisonneuse elle resterait.

L'heure est déjà bien avancée. Chuintement caractéristique du sablier qu'elle manipule en ses griffes, rempart face aux affres temporelles, substitut de fortune face aux irisations dénuées de sens, la diablesse ne manquait guère de multiplier les ruses pour pallier à l'amoindrissement dont elle se déferait plus. Son second n'ignorait donc point qu'elle l'attendrait sciemment, tout en mimant le désintérêt. Caryatide figée au sommet du marmoréen charbonné d'un escalier. Reine en son palais des courants d'air, veuve cloîtrée en sa forteresse inatteignable, l'impétuosité maîtresse d'une psyché tortueuse, Athénaïs était pleinement consciente qu'à ce jeu là, elle le perdrait. A quoi bon.

« Je commençais à me lasser d'avoir à remplir ton rôle. »

Invective que le quidam pressentirait moqueuse sans déceler le reproche, la colère, le manque et les étourdissements émotionnels qu'elle masquait par une répétition acharnée d'efforts. L'évidence n'avait pas besoin d'être formulée. L'abandon à un homme ne lui était envisageable, tant les méninges s'attardaient sur l'archaïsme d'un amour faible, l'ensemble voilà par un veuvage élégant, grâce obscure hantant les venelles en une fantasmagorie démoniaque. Voodoo Queen. Enfin, elle se décide, rejoignant l'amant refoulé de quelques enjambées, glissant tout naturellement l'une de ses paumes tendres sur ce crâne dont elle saurait redessiner jusqu'aux détails les plus futiles. Jugement qu'on tait, effleurement qui se fait fugace avant qu'elle ne daigne prendre place aux côtés du dandy, abandonnant sa stature guindée un battement de cils.

« Je ne pensais pas que tu tarderais autant. »
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☾ ☾ ☾ ☾ ☾
You kiss me with your mouth wide open
like you’re not afraid of swallowing poison.
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Il faut se croire aimé pour se croire infidèle. - Mer 6 Sep - 18:38
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Il faut se croire aimé
pour se croire infidèle.

Un sourire craque dans la pulpe des lèvres. Elle n’aura pas l’occasion d’en saisir les contours, puisque Galen, la bouche cousue et la posture statique, le garde pour lui. Il n’obtiendra aucun autre préambule, rien d’autre et rien de mieux, qu’un détachement scrupuleux dont les rares failles sont déloyales. À force d’années et de lui persécuter le sillage, Galen sait qu’il vaut mieux l’apathie de la Suprême que son appétence, et plus encore lui être indifférent que de la frôler aux phalanges. On se ramasse des déceptions, les éclats de soi, et on contemple les abysses inutiles de sa propre vie. Oui, Galen se satisfera très bien de ces quelques mots, si pragmatiques et fonctionnels soient-ils. « Me voilà retourné à mon poste. » Il souffle avec de la résignation. Dans le creux du coven, ce n’est un secret pour personne que sa charge à Hellebore ne lui inspire aucune fierté particulière. En revanche, il s’acquitte admirablement de ses tâches, et ça avec un zèle qui jure. C’est que le clébard aime obéir à sa maîtresse.

Il aime au moins autant lui revenir.
Il aime bien pire qu’elle le touche.

Le râble se tend, s’aplanit, sous l’impact délicat des doigts. Même la chaleur qui étouffe la cité lui semble déjà plus supportable. L’oasis dure le temps du frisson et, sitôt morcelé à la base de l’échine, Galen recouvre la totalité de ses esprits. La paume rejoint la paume et il la tient, la retient et la guide jusqu’à ce qu’elle soit près de lui. Athénaïs n’a plus besoin de sa longe depuis des décades, et ça a, de fait, le goût d’une courtoisie surannée, que l’on a insérée dans son crâne de minot avant toute autre chose. Comme c’est un égard pour la femme plutôt que pour l’infirmité, il ne pense plus guère à s’en excuser. « Mon père a cru bon de mourir sans mettre ses affaires en ordre, fait-il sur un ton de conversation. » Étant entendu qu’il s’agit d’une erreur que le fils ne commettra pas. « Je te le raconterai, si on dîne ensemble. » Le timbre suggère nettement qu’il ne pense rien en faire. D’abord, cela ennuierait sans conteste la Suprême (comme toute personne sensée, ce que ne sont pas les avocats et les notaires). Ensuite, il souhaite que le détail de ses affaires demeure pour lui. Ce n’est pas que Galen ait jamais caché quoi que ce soit à Athénaïs (à l’exception du tableau, dont elle connaît l’existence mais pas la localisation) cependant que, dans sa mince tentative d’autonomisation, il croit, avec un fond d’une touchante naïveté, que le le plus d’aspects doivent lui être réservés. Elle en ferait peut-être quelque chose. Sans doute rien. En revanche, elle saurait et ça lui est inexplicablement intolérable.

Il inhale une nouvelle bouffée de tabac. C’est une autre chose à laquelle le louisianais a passé beaucoup – beaucoup trop – de temps. Ce salopard de Kairos était, il faut dire, très patient : les secondes s’égrenaient à la manière dont la magie les aurait tordues. Si Galen n’ignore pas qu’on appelle ça l’ennui, il a fait celui qui n’en savait rien.

« Je suis presque surpris que t’aies réussi à faire tenir les murs de cet endroit en mon absence. » Bien qu’il guigne l’enceinte, ces subtilités graphiques sont stériles en compagnie d’Athénaïs. Elle ne prête aucune considération aux sollicitations et suggestions visuelles tandis qu’un mois a engourdi les intonations qu’il n’avait que pour elle. « Rome a été sage ? » Et par Rome, Galen veut dire Athénaïs. Qu’est-elle allée inventer quand il était à l’autre bout du monde ? Quelles machinations ? Quelles folies ? Pour obtenir des informations plus sensibles, il est pressé d’aller fouiller le ventre de ses pantins et de leur soutirer des impressions. Il peut, cela étant, accorder la primeur à la Suprême, dont l’opinion compte, en dépits de sa débâcle américaine, toujours le centuple des autres. Toutes les autres.
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Il faut se croire aimé pour se croire infidèle. - Mer 20 Sep - 0:07
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EFFIGIE : sarah paulson
BAFOUILLES : 1386
PACTE : 16/02/2017
OSSATURE : En quête d'une éternelle jouvence, l'écorce figée dans sa quarante troisième année.
CONTRAT : L'infidèle a jamais possédé, elle reste parée de l'obscur veuvage sous toutes ses nuances. Noces vermeilles, saillies qu'on honore. A l'Eros, myocarde dévoué, thaumaturgie.
BESOGNE : Exilée en sa thébaïde, la furie s'est faite parfumeuse, manipulant onguents et arsenic avec élégance. Des empoisonneuses elle s'est faite souveraine.
ÉCHINE : Fille du démon, au sabbat elle s'abandonne, au carmin des vierges et des chérubins.
PRESTIGE : Acuité visuelle nulle, maudite dépravation, les sens restants démultipliés.
GANG : Hellebore, terreur sanguinolente dont elle se fait autorité. Suprême terrible à la clairvoyance sans égale.
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athénaïs
Il faut se croire aimé pour se croire infidèle.
Renoncement qu'elle sait torture, du moins pour un temps. Endossement de responsabilités qu'elle n'estime guère à sa hauteur, fantaisies impromptues dont elle ignore le poids. Sagesse qu'il faut reconnaître à l'éconduit, celle de ne plus prêter attention aux caprices de sa compagne, quand bien même elle est consciente d'une injustice farouche à son égard, lorsqu'au creux de ses draps, elle s'abandonne. Nuitée sépulcrale, sabbat mortifère qu'on invoque pour ne s'imposer aucun questionnement supplémentaire, progéniture démoniaque ondoyant, soie contre soie, oraison néfaste au sépulcre. Elle ne peut l'aimer ainsi, tant le myocarde semble encrassé, mécanique du cœur imparfaite. Hantise du passé, phonèmes susurrés au crépuscule lorsqu'aux ombres se mêlent vices et succubes. Stupre et débauche. Le comprend-il réellement ? A-t'elle sacrifié celui qui l’idolâtrait, pour quelques idéaux surannés ? Solitude comme bête noire, trop caractérielle pour accepter la reddition, l'hérésie s'immole en une complaisance amère, sans accepter l'évidence, celui d'un crachin poussiéreux, sable écoulé en parure chronophage dont elle se revêt, reine mère aussi instable qu'austère. Dilemme inaltéré, inaltérable, elle referme les doigts sur la paume offerte comme elle s'y est, quoi qu'elle en dise, favorablement accoutumée. Elle ne saurait changer ces errements inopportuns, choisissant sciemment de meurtrir l'impatient par son indocilité caractérisée, et ne tarde guère à laisser ses griffes effleurer le derme fantasmé. Les absences lui étaient péniblement supportables, semant la confusion à travers le masque des reproches lorsqu'elle n'en pense rien, et il sait.

Comme il sait qu'elle débecte ces longues proses dégueulées aux notables, indigestes. Il ne fera nul discours sur ses affaires, elle ne s'en préoccupera pas davantage, ils feront aisément le tour de la question en choisissant d'ignorer celle-ci. Répétition immodérée, ballet des civilités contrefaites. Ainsi reprendront-ils le cours d'une existence qui ne se définit plus que par sa si imparfaite unité, moitiés d'âme difficilement distinguées. Ce n'est pas faute de l'avoir rejeté par le passé.

« Rome est ce qu'elle est. Tu n'y feras rien. »

Ego qu'il flatte – à regret ? – en apposant au tableaux des extravagances l'ultime comparaison ; les archaïsmes empoisonnés, les madones surannées. Rhétorique tragique.Ne vois-tu donc pas par toi-même ? Invective muettement la parfumeuse en dardant ces pupilles dénuées d'étincelles sur un visage qu'elle n'a pas besoin d'apercevoir pour en deviner les ridules soucieuses. N'avait-il après tout pas toujours été le plus inquiété d'entre eux deux ? Elle sait. De ses ongles méticuleusement raccourcis, elle effleure l'ombre d'une arcade, redessine muettement l'arrondi de bajoues au glabre absent, remplacé par quelques épanchements hirsutes dont elle redécouvre la rudesse primaire, intérêt qu'elle tait. Las, sans doute, le dandy louisianais, de ces escarmouches proférées sans arrêt aucun. Grand bien lui fasse ; Athénaïs se débecte. Furtive, l'infime considération d'un baiser subtilisé, elle renonce pour ne céder le pas à aucune échauffourée dont il saurait, à raison, la rendre fautive, déclenchant un énième cataclysme. La potence pour une éternité de regrets jamais formulés, pour un nouveau refus de s'abandonner alors que le fils prodige prenait congé de sa maîtresse.

« M'en veux-tu encore ? »

Murmure indicible qu'elle soupire au creux d'une épaule, tirant sans plus tarder sur les soiries l'en recouvrant pour nicher son faciès marmoréen dans la concavité charnelle, effleurant la clavicule avant d'humer la multiplicité olfactive de son second. Excentricité n'ayant plus rien de surprenante, c'est de la sorte qu'elle l'a toujours aimé, n'usant plus de ses orbes dénaturées pour deviner ses humeurs, démultipliant ses sens autres pour pallier au manque. Et pourtant. Ne lirait-elle pas davantage en lui, si elle était à même de déchiffrer ces lueurs dansantes qu'on voulait miroir de l'âme ? Pardon qu'elle n'implore pas, sous-jacent, mais ire qu'elle veut faire vaciller jusqu'à l'absentéisme le plus conséquent. Intimité moqueuse, incompréhensible, elle laisse quelques minutes la carcasse guindée de côté pour tenter de découvrir tous les secrets qu'elle ne peut ignorer. Elle ne le supporterait pas et à nouveau, il sait. Et il n'enfonce que le clou un peu plus dans sa volonté de ne rien dévoiler.

« J'espère que je t'ai au moins manqué. »

Bouleversement, retour à l'incipit. Chatte lascivement dorlotée, mièvreries jamais prononcées, inenvisagées, elle provoque l'homme dont elle n'aime rien moins que les accès de rage, préférant sans nul doute aux tendresses les retrouvailles emportées. Interrogatoire qu'elle ne formule pas encore, brûlant d'être avertie de toute rencontre. Féminine, par dessus tout. Ironie du sort, la jalousie s'impose, brusque, mais jamais révélée. La géhenne aux païens.
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Il faut se croire aimé pour se croire infidèle. - Mar 26 Sep - 12:58
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EFFIGIE : M. SCHOENAERTS.
BAFOUILLES : 59
PACTE : 23/08/2017


OSSATURE : PRÈS DE 40 ANS.
CONTRAT : CÉLIBATAIRE OPINIÂTRE.
BESOGNE : URBANISTE POUR LA VILLE DE ROME, EX ARCHITECTE.
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Il faut se croire aimé
pour se croire infidèle.

Rome est infernale. Athénaïs est infernale. Et l’enfer, ce n’est pas un cloaque de torture, brûlant et palpitant, où les chairs sont à vif et pénitentes. L’enfer, c’est une douleur exponentielle, qui confine à l’insupportable, et, lorsqu’elle est à la cime et que le dôme de votre carcasse paraît devoir céder sous la pression, il croît lui aussi, pour n’offrir que l’espace strictement nécessaire. Il n’y a nul soulagement et nul répit. Il n’y a que le désespoir. Et, finalement, il n’y a plus rien. Galen en est là, à tâter les tréfonds de son être en quête d’un fluide, d’un battement, d’un sursaut. Il craint de ressentir toujours, il craint de ressentir plus fort, mais il craint pire encore de ne plus rien ressentir du tout. Pourquoi serait-il rentré à Rome sinon ? Pourquoi lui serait-il docilement revenu ?

« Rome est ce qu’elle est. Tu n’y feras rien.
- Tu ne m’en voudras pas d’essayer… ? »

Il y a une inflexion caustique, une plaisanterie très vague, alors qu’elle se le figure aux phalanges. Galen se laisse faire et la dévisage en retour.
Le louisianais l’a toujours trouvée belle bien au-delà de la sémantique. C’est sans rapport avec la régularité de ses traits ou la courbe nette et impressive de ses lèvres – deux qualités que, du reste, elle possède. C’est son altérité. Qui que l’on soit et quelle que soit l’estime que l’on se porte, Athénaïs renvoie à ce qui manque, jure et ternit. Elle pose une exigence. Elle était entrée dans la pièce, la première fois, qu’il aurait voulu arranger le mobilier pour lui faire un passage, un élysée. À cette époque, elle le voyait et ne le regardait pas et lui s’imaginait qu’elle était attirante. Il était en-dessous de la vérité, a-t-il réalisé plus tard. Athénaïs envahit, comme il envahit, lui. C'est un murmure, une rengaine, une présence. Jusqu'à faire partie de soi. Galen voudrait croire qu’il est sa seule victime, qu’il est idiot, naïf et romantique – trop pour son âge et son époque. Il aimerait que ce soit ainsi. Il aimerait être le seul. Mais elle commet vraiment ces choses.

Là qu’ils sont proches, proches à déjà se toucher, la fantaisie de l’embrasser lui prend l’arrière du crâne. Un mois loin d’elle (sans elle) ressemble, à s’y méprendre, à deux ou trois éternités. Galen est faible et Galen est tenté, tout en sachant que c’est exclu. Le sorcier refuse le risque d’être éconduit alors qu’il s’efforce de paraître si admirablement détaché. N’avoir jamais, en quatre semaines de temps, cessé de penser à elle est une humiliation très suffisante. Athénaïs serait ravie de la contempler.

Galen ne répond rien pour ne pas dire qu’il lui en veut de tout, toujours. Il lui en veut d’exister. Il lui en veut pour toutes les années où il ignorait qu’elle le faisait. Il lui en veut de l’avoir laissé partir, de se blottir contre lui, d’humer le derme poisseux. La chaleur romaine rend l’étreinte difficilement soutenable. Il voudrait l’orgueil de s’en libérer et non le plaisir, fuyant et invincible, de la retrouver. Il finit par chasser la main qui l’épie – celle qu’elle reprend – et grogne un peu. « J’ai été très occupé, finit-il par articuler. » Trop occupé pour lui en vouloir. Trop occupé pour qu’elle lui manque. Menteur ! Qui pense-t-il abuser, au juste ? Mauvais menteur ! « Je suis fatigué, d’ailleurs. Entre le séjour et l’avion... » Il s’entend dire des choses creuses, qui lui provoque ce même inconfort qu’il possédait face à son père ; Galen sait qu’il ne dira rien de juste, rien de vrai, et qu’en fin de compte il sera forcé de perdre. Ça le persuade de s'extirper, le râble droit et les semelles plantées une marche en-dessous. « Alors à moins que t'aies besoin de moi... » Il est amusant, Galen, à croire qu'il est impressionnant, qu'il a ne serait-ce qu'une chance de donner le change. Il bouillonne après lui, aussi, d'être revenu, rentré, avant toute autre chose dans cette maudite ville. Il n'est pas si pressé d'enfiler ses habits de second et d'aller évider la rancoeur de ses congénères, que la Suprême d'Hellebore n'aura pas manqué de disperser.

Encore qu'elle ne le fasse jamais si bien qu'avec lui.
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Il faut se croire aimé pour se croire infidèle. - Dim 1 Oct - 2:38
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EFFIGIE : sarah paulson
BAFOUILLES : 1386
PACTE : 16/02/2017
OSSATURE : En quête d'une éternelle jouvence, l'écorce figée dans sa quarante troisième année.
CONTRAT : L'infidèle a jamais possédé, elle reste parée de l'obscur veuvage sous toutes ses nuances. Noces vermeilles, saillies qu'on honore. A l'Eros, myocarde dévoué, thaumaturgie.
BESOGNE : Exilée en sa thébaïde, la furie s'est faite parfumeuse, manipulant onguents et arsenic avec élégance. Des empoisonneuses elle s'est faite souveraine.
ÉCHINE : Fille du démon, au sabbat elle s'abandonne, au carmin des vierges et des chérubins.
PRESTIGE : Acuité visuelle nulle, maudite dépravation, les sens restants démultipliés.
GANG : Hellebore, terreur sanguinolente dont elle se fait autorité. Suprême terrible à la clairvoyance sans égale.
CREDIT : ABΔИDON (ava)
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Il faut se croire aimé pour se croire infidèle.
Aux premiers jours, Galen l'épiait. L’œil torve, le sourire engageant de ceux qu'ont les jeunes premiers dont l'esprit n'a pas encore été façonné par l'amertume et les désillusions, encore enthousiasmés par la moindre découverte. Il papillonnait, offrant quelques mots à ces dames qui se pâmaient, quelques traits d'esprits et rhétorique qui en ces salons louisianais faisaient fureurs. De tout temps, les hommes avaient aimé provoquer l'admiration de leurs semblables, ne reculant devant nulle bassesse pour ce faire et pourtant, ce n'était pas le cas du fils Lloyd envers qui elle n'était rien de moins qu'une étrangère croisée en société. Ni concubine, ni promise, la propriété sacrée d'un autre, blasphème à demi-suggéré. La prohibition de l'acte envisagé exaltant le capricieux Eros, le sens commun s'estompe et l'ont se met à conjecturer, élucubrant tout de la figure jusqu'aux spécificités de la tendre psyché, le tout saupoudré d'un fantasme inégalé. Muse. Élégie. Inatteignable et pourtant si réelle. Il pense qu'elle ignore tout, qu'elle ne surprend jamais ses regards sans doute trop appuyés, ses airs canailles et la tiédeur molle dont il fait face à son époux. Son cœur est là, à un autre, à celui dont elle porte le nom terrible ; déjà, les premières ébauches funestes. Ire naissante en leur couche, début des avilissements auprès de quelques négresses détestables. Les cris d'Athénaïs sont tus. Elle s'y obsède, se rêve à tempêter, brisant vases précieux et porcelaines de Chine pour scander au monde tout entier ses prochaines volontés. Elle s'obstine dans son silence et manigance seule quelques funestes entreprises, des esquisses tout juste envisagées, jamais réalisées. Miettes de Chronos égrenées au fil des années, l'affaire empire, dégénère, l'esclavagiste commet l'irréparable : l'homicide. Le crime passionnel, non pas pour faire souffrir – et pourtant, il le méritait pour tout ce qu'il avait pu lui faire endurer – mais pour le retenir. Le faire sien, éternellement, par un pur égoïsme de femme souillée. Dès lors, il n'y a plus eu d'homme. Il n'y avait rien qu'elle et le monde, sur quelques traces barbares, lacérations sanglantes. Il n'y a plus eu de chaleur, de mots, d'images, et enfin, son admirateur refoulé, elle a remarqué. Perçu avec clarté lorsque plus aucune lumière elle ne ressentait. Sans plus attendre, à son bon plaisir attaché. Son cœur, dévoré. Sa promise, répudiée sans plus de cérémonie, pour la délectation cruelle de la nouvelle amante.

Peut-être qu'il n'y a jamais eu que lui, qu'elle ne lui dira jamais. Le pas résonne, brut, sommation du second de s'éloigner, signe qu'il est encore irrité, un mois plus tard, par les caprices qui ne sont pourtant plus pour lui une rareté. Elle voudrait saisir, mais elle ne sait qu'être avare. Bourgeoise en tout. En temps ordinaire, elle l'aurait laissé s'éloigner, sans même chercher à le faire s'expliquer. Lasse de toute logorrhée, elle se serait contenter de poursuivre ses agissements, mais pas aujourd'hui. L'absence lui a pesée, elle en est insatisfaite. D'un désir inassouvi qu'elle refrène pour ne pas l'écorcher. Elle se renfrogne, fronce les sourcils, crispe les doigts. Des serres, et non plus des pognes aptes à quelques caresses. Fuit-il devant elle, ose-t'il réellement le faire ? L'idée d'entrer dans une colère noire la saisit, tant la frustration est palpable. Elle devine à son timbre les ridules au coin de ses lèvres, le cynisme brillant en ses orbes.

« Le voyage, évidemment. »

Cynique à son tour. Poison au bord des lèvres, baiser maudit qu'elle ne lui enverra pas. L'alliance est gangrenée d'un amour néfaste. Tumeur maligne qui les consume chaque fois qu'ils s'éloignent. La fierté domine, l'orgueil reprend le dessus. Du marmoréen à ses pieds, elle se détache, remontant vers les étages pour s'échapper en sa tour dorée, non sans laisser derrière elle le parfum de la victoire : le glissement d'une fermeture, le froissement d'une étoffe, d'une robe. L'invitation à peine masquée, la suggestion d'une course-poursuite dans les escaliers comme par le passé. Sans laisser à l'homme le temps d'y parer, elle se dérobe à son regard, la courbe d'une épaule tout au plus évoquée, mais c'est assez. Athénaïs est furieuse, son amant paraîtrait l'avoir délaissée, quand elle est seule obstinée en cette anicroche illogique. Elle l'aime, mais surtout, elle le hait. C'est ainsi, c'est sa seule manière de l'adorer. C'est sans doute pourquoi, sans plus de cérémonie, elle lui referme la porte au nez.

Aux premiers jours, Galen l'épiait.
Et déjà, sciemment, Athénaïs l'ignorait.
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Il faut se croire aimé pour se croire infidèle. - Dim 1 Oct - 20:19
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EFFIGIE : M. SCHOENAERTS.
BAFOUILLES : 59
PACTE : 23/08/2017


OSSATURE : PRÈS DE 40 ANS.
CONTRAT : CÉLIBATAIRE OPINIÂTRE.
BESOGNE : URBANISTE POUR LA VILLE DE ROME, EX ARCHITECTE.
ÉCHINE : SORCIER, MAGIE NOIRE.
PRESTIGE : PRÉSENCE.
GANG : HELLEBORE (SECOND).
CREDIT : ABΔИDON.
ATHÉNAÏS
&
GALEN


Il faut se croire aimé
pour se croire infidèle.

Il supplie en silence qu’elle commande. Rassieds-toi. Le complet cabot l'exaucerait. Arrête ces enfantillages ridicules. Il rallie celle qu'un mois plus tôt il a quittée ; au nom de quoi se serait-elle métamorphosée ? Aucune sincérité ne présidait à son espoir qu'elle changerait (en allez savoir quelle créature pire encore). Il espérait plutôt s'altérer, lui. Ses folies se seraient évanouies, bouffées par le néant. Son orbite aurait opté pour un astre différent, moins proche et prompt à le consumer, et il en aurait conçu une certaine liberté ou, à tout le moins, un quelque soulagement. Embrasse-moi. Il supplie en silence qu'elle ordonne, le sorcier qu'Athénaïs Mahoney a puis s'est aliénée. Galen patiente à ses pieds et l'état de son esprit empire.

L'américain enrage d'avance de ce qu'il sait qu'elle va dire. L'exécrable ne le déçoit pas, qu'il pourrait proférer ses mots un quart de seconde avant qu'elle ne les plante elle-même. Athénaïs lui tourne le dos et gravit le même chemin qu'elle avait descendu jusqu'à lui. C'est peu dire que son loyal lieutenant en conçoit de la haine... Elle l'emporte toujours ; n'a-t-il rien retenu ? ; sera-t-il toujours aussi candide, stupide et primitif ? Une créature domestiquée et aux réflexes affûtés, comme lorsque ses rétines lui donnent à voir ce qu'il aime et qu'il déteste le plus au monde. C'est assez.

Elle avale l'escalier, une marche après l'autre, et lui se triture les mauvaises habitudes, toutes ensemble. Il vaut mieux que cet are de peau damnée il y a plus de cent ans – à moins que son aimable participation à la vengeance ne l'ait condamné à son tour. Le châtiment est si probable et son propre sermon est si chétif qu'il cavale bientôt, à son tour, jusqu'au palier.
À la porte, les phalanges marquent l'hésitation et se suspendent autour de la poignée. James, James, James... déplore, railleur, le timbre paternel depuis les fronces de sa mémoire. Renonceras-tu toujours à l'orgueil minimal ?

Au battant qui cède à la première poussée, il faut croire que oui.

« Ne dis rien. » On entend distinctement qu'il réclame plutôt qu'il n'exige. On entend distinctement s'il te plait ou bien est-ce la mélopée de par pitié. Galen s'avance, approche, et s'arrête dans le dos d'Athénaïs. S'il la domine d'une tête, l'échine est tentée de courber afin que les lèvres joignent la nuque. Sa chaleur entoure la sienne, et il prend le temps de se demander : combien de fois s'est-il tenu proche à pouvoir l'irriguer de sa magie ? Jamais encore il ne l'a commis. Par peur de découvrir le vide, sans doute, l'absence de quoi que ce soit pour ou contre lui. « Tu me manques, toujours. » La bouche chuchote à l'oreille et croit que ça lèchera la plaie qu'il a laissée dans la vanité de son bourreau. « Je reviendrai ce soir. » Le coin de la mâchoire le nargue et le fait tanguer, un peu. « Ne sois plus en colère après moi d'ici-là, et j'essaierai de faire de même. » Sans jamais l'avoir frôlée, il s'échappe comme il est entré.

◈ ◈ ◈

Il réapparait plus tard qu'il ne le voulait (une difficulté qui le contrarie au plus haut point mais qui ne peut être réglée pour l'heure). Une de ses comparses s'attarde lorsqu'elle le voit entrer. « Qu'est-ce que tu as fait ? » C'est, entre autres choses, une empathe alors Galen ne s'embarrasse pas d'être surpris ou offusqué. « D'abord, je suis parti, énumère-t-il. Puis je suis revenu. » « Je ne sais pas ce que je préfère. » « Moi non plus. » Après un léger moment de flottement, le louisianais demande « Je peux ? » et l'autre ne l'empêche pas d'entrer et d'aller lire dans ses sentiments fracturés. Ce traitement ne dure guère plus d'une minute, après quoi Galen disparait à l'étage.

« J'ai un cadeau pour la Suprême d'Hellebore. » Il franchit le seuil sans autre forme de politesse. De son blouson est extrait un écrin sombre et satiné qui, dès qu'il est entrouvert, dévoilé un anneau en argent finement ouvragé. « Ne prends pas la peine de le refuser, dit aussitôt Galen. Il ne vient pas de moi mais d'un vampire de Baton Rouge. » La bête a cru le flatter en le chargeant de rapporter le présent à Rome en souvenir de l'Amérique. Le sorcier, quant à lui, ne se sent pas lié par l'obligation d'avouer la provenance du bijou. Il lui plait d'offrir ce qu'Athénaïs n'accepterait pas si cela venait de lui.
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Il faut se croire aimé pour se croire infidèle. - Dim 1 Oct - 23:25
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EFFIGIE : sarah paulson
BAFOUILLES : 1386
PACTE : 16/02/2017
OSSATURE : En quête d'une éternelle jouvence, l'écorce figée dans sa quarante troisième année.
CONTRAT : L'infidèle a jamais possédé, elle reste parée de l'obscur veuvage sous toutes ses nuances. Noces vermeilles, saillies qu'on honore. A l'Eros, myocarde dévoué, thaumaturgie.
BESOGNE : Exilée en sa thébaïde, la furie s'est faite parfumeuse, manipulant onguents et arsenic avec élégance. Des empoisonneuses elle s'est faite souveraine.
ÉCHINE : Fille du démon, au sabbat elle s'abandonne, au carmin des vierges et des chérubins.
PRESTIGE : Acuité visuelle nulle, maudite dépravation, les sens restants démultipliés.
GANG : Hellebore, terreur sanguinolente dont elle se fait autorité. Suprême terrible à la clairvoyance sans égale.
CREDIT : ABΔИDON (ava)
dilettino
&
athénaïs
Il faut se croire aimé pour se croire infidèle.
Appétence qu'il ne sait contenir, l'indigent mord à l'hameçon, prise victorieuse. Elle jubile, mais sa consécration temporaire reste incomplète. Les corps s'effleurent sans s'étreindre, les mots n'abreuvant que davantage son désir de comprendre. Son désir de se laisser enserrer, fragilité soudaine au creux de ses bras. Elle ne voulait que la violence en cet étau charnel. Si forts qu'il la broierait sans mal contre son derme enfiévré, ébauchant de tendres contusions sur cette carcasse malléable selon ses souhaits, l'ornant de quelques ombrages bleutés. La maladie d'amour, la langueur sous une torpeur estivale disparate. L'automne s'annonce, amoncellement mortuaire, ruines en devenir, et avec celui-ci les divines inconstances d'Athénaïs. Les murmures du diablotin n'y changeront rien. Des prunelles qu'elle brûlait en l'instant de déposer sur son faciès qu'elle devinait fermé, successivement divisé entre craintes et espoirs informulés. N'aurait-elle pu être plus dévastatrice qu'en ignorant résolument les bouleversements de son cœur, provoquant mille heurts à la seconde par le maintien d'un veuvage volontaire, d'une dentelle obscure soulignant l'éclat de cet amoncellement de fils d'or qu'elle conservait précieusement. Une mèche jadis procurée à l'étalon piaffant d'impatience, billet doux suggérant l'accomplissement de quelques espérances. Gage d'un amour qu'ils ne devinaient nullement si sensiblement meurtrier, contraints à d'autres mœurs, enfants d'autres temps. Il résiste en son âme et conscience à baiser sa peau, elle le sait, à courber l'échine pour entailler de ses canines cette nuque résolument offerte, ultime provocation. Que ne sait-elle pas, prête à tempérer les moindres de ses réactions. Et pourtant, cette fois, il se défile. La Louisiane l'aurait-elle changé si soudainement ? Pour quelles raisons seulement ? Myocarde qui s'emballe, envisageant le pire. Perdrait-elle lentement prise sur sa proie préférée ? Pour quelle raison, et surtout, pour qui ? Une femme ? Contrôle qu'elle ne supportera de devoir abandonner sur son jouet, eût-elle dû le tuer. Tandis que les pas se volatilisent, que le silence reprend ses droits sur la demeure, Athénaïs chancelle, faiblesse dont aucun ne saurait se faire le témoin tant les désordres demeurent de ceux de l'intime, des plaies jamais pleinement pansées qu'en bête meurtrie, elle conserve férocement siennes. Lupa primitive aux instincts blasphématoires, maudite hérésie qu'on subodore intouchable.

Péremptoires sont les manières qu'elle lui oppose, le ton désobligeant, mais il ne part jamais bien longtemps. Isolation temporaire en sa thébaïde, la Voisin trépigne, concédant à à son corps défendant à l'attendre. D'une chambre qu'elle n'abandonnera pas, se délestant à l'ombre d'un paravent coquet de ses nippes obscures. Courbes qu'elle devine de l'effleurement de ses paumes, renflements solitaires et abîmes profondes, alors qu'au miroir elle fait face, sans même s'y contempler. Amorause chérie qu'elle embrasse, connerie pathétique dont elle se gausserait presque. De ceux qui pensaient la détruire elle s'est défaite, balayant avec négligence les ignobles cafards qui se dressaient face à elle. Conquérant parmi les hommes, sauf d'un seul, qui s'insurge. Rébellion aussi délicieuse qu'intempestive, bien que significativement divergente de celle des morts dont elle se moque, enjambant les macchabées, elle s'en délecte. Encore. Séant déposé, au premier craquement elle se fige, caryatide soudainement interdite. Déshabillé au corps qui suggère sans confesser, imprécation gracieuse à la bienséance, fine broderie sur derme laiteux, elle s'immobilise devant la coiffeuse et tourne progressivement la tête en le laissant lui prendre la main.

Ego qu'il sait flatter d'une simple formule, avant la poursuite, tout autre. « Il ne vient pas de moi mais d'un vampire de Baton Rouge. » Déception de la Suprême dissimulée, semi mensonge qu'elle pressent sans piper mot. Les contours de l'anneau elle découvre du bout des doigts, en redessinant les gravures alors que d'une discrétion feinte, une risette transparaît à la commissure de ses lippes. « Un goût certain pour les bijoux de femme. Tu savais qu'il me plairait. » Elle sait. Corps qu'elle effleure, se redressant pour de quelques pas étouffer la distance persistante, avant de relever le menton. Supplication muette de femme à homme, d'égal à égal, Suprême n'est plus que maîtresse, lorsque de sa bouche carmine si furieusement coquette, elle s’unit spontanément à l'aimé.
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Il faut se croire aimé pour se croire infidèle. - Mar 3 Oct - 23:20
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EFFIGIE : M. SCHOENAERTS.
BAFOUILLES : 59
PACTE : 23/08/2017


OSSATURE : PRÈS DE 40 ANS.
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BESOGNE : URBANISTE POUR LA VILLE DE ROME, EX ARCHITECTE.
ÉCHINE : SORCIER, MAGIE NOIRE.
PRESTIGE : PRÉSENCE.
GANG : HELLEBORE (SECOND).
CREDIT : ABΔИDON.
ATHÉNAÏS
&
GALEN


Il faut se croire aimé
pour se croire infidèle.

Après qu’il a abandonné le coffret aux doigts graciles, Galen scrute la découverte du contenu. Sa nervosité va croissante, qu’on dirait qu’Athénaïs a droit de vie et de mort sur lui. Il mate obstinément les phalanges qui vont et viennent et apprivoisent le métal aux détails minutieux. C’est de l’orfèvrerie d’une qualité certaine et, s’il accordait encore de l’importance aux possessions mortelles, ce fils de propriétaire terrien, embourgeoisé jusqu’à la moelle, serait le premier à en estimer les heures d’un labeur expert. Au lieu de quoi Galen inspecte Athénaïs qui inspecte le bijou ; elle pourrait haïr l’anneau pour haïr son second et celui-ci nourrit d’ores et déjà quelques remords de lui avoir cédé son bien. Il aurait été tout aussi valorisé dans le fond du Tibre. Son généreux donateur aux dents longues n’aurait guère apprécié ce sort mais, enfin, Galen appréhende tant que ses attentes soient déçues qu’il n’écoute pas très bien les mots soufflés par la bouche écarlate. « Ce vampire avait plusieurs talents… » Comme le sorcier lui-même, qui ne nie jamais, bien sûr, qu’il savait que le cadeau plairait. Il ne la connaît que trop et, surtout, ne vit souvent – toujours – qu’à dessein de lui plaire. N’accourt-il pas en permanence avec un gibier de sabbat ou le cadavre d’un ennemi ? Il y découpe aussi, et chaque fois, davantage de son amour-propre.

« Athénaïs, il exhale sur ses lèvres. » La réprobation point, sans conviction. Galen souffre ce baiser jusqu’au soulagement, encore qu’il ne comprenne pas bien ce qu’il craignait à ce point ; qu’elle ne le veuille plus jamais ; d’être définitivement lassé de ce jeu ; d’avoir épuisé tout son courage. Il guérirait d’elle qu’il ne saurait quoi faire et quoi devenir et, cependant, cela commence par sa bouche qui ne répond pas, ses bras qui ne ceignent pas, son corps qui ne va à la conquête de l’autre sous le prétexte qu’on lui en a, soudain, donné la permission.

Il veut croire qu’il est un peu plus fort et un peu plus rompu que cela.

Il y avait une femme à La Nouvelle-Orléans. Alice. C’est bien le moment de penser à elle… ? Ils ont passé trois jours – trois jours entiers – ensemble avant que Galen ne s’envole pour la capitale italienne. Alice aimait Galen comme on aime sur le coup : sans calcul et sans prévision, absolument, et se fichant que ce soit pour treize heures ou pour trente siècles. Ils se sont rencontrés alors qu’il ne voulait pas rentrer à Rome et qu’elle ne voulait pas aller signer les quatre exemplaires de son divorce et se sont quittés résignés à s’y rendre. Pourtant, Galen sait qu’il aurait suffi qu’il demande… il n’aurait ni pleurniché ni quémandé, il lui aurait simplement proposé de rester et ne serait plus jamais reparti de Louisiane. Naturellement, Alice ignorait qu’il était un sorcier et que son corps ne vieillissait plus mais ce mensonge-omission ne comptait pas. Plus. Pas tant. Soixante-douze heures ne laissent guère le temps d’y réfléchir avec efficacité.  De toute façon, il est trop tard. Galen a choisi d’être là, n’est-ce que dans l’espoir d’un ersatz de baiser.

Le menton d’Athénaïs est coincé entre son index et son pouce. Galen aime la regarder et se remémorer qu’elle est belle comme il faut avoir des yeux pour lui rendre justice. Il y a, en plus, tout un plaisir coupable à la détailler quand elle ne peut rien en faire, quand elle est forcée, un peu, de se fier à lui et de lui déléguer son proche avenir. Comme lorsqu’il la repousse, d’une poigne exigeante, jusqu’à la coiffeuse sans que son corps sache jamais s’éloigner d’elle plus d’un misérable centimètre. Galen veut Athénaïs, il la veut depuis le matin, mais pas par provocation, parce qu’il l’aurait contrarié d’une quelque manière. Par abandon. Alors elle est hissée sur le bord et il se presse plus fort contre elle. « Elle rend bien, il dit en passant la boucle d’argent à l’annulaire droit de la Suprême. » Machinalement, ses pupilles dégringolent jusqu’à la main ainsi parée, réflexe aussi mécanique que la sienne qui retrousse le tissu sur la cuisse. Oh, Galen peut être celui qu’on n’épouse pas pour peu qu’on l’aime mieux…

À son tour, il l’embrasse. Il est gentil, prudent. Puis de moins en moins. Ses manières s’abîment comme la pulpe des lèvres sous ses canines.
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Il faut se croire aimé pour se croire infidèle. - Jeu 5 Oct - 23:12
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EFFIGIE : sarah paulson
BAFOUILLES : 1386
PACTE : 16/02/2017
OSSATURE : En quête d'une éternelle jouvence, l'écorce figée dans sa quarante troisième année.
CONTRAT : L'infidèle a jamais possédé, elle reste parée de l'obscur veuvage sous toutes ses nuances. Noces vermeilles, saillies qu'on honore. A l'Eros, myocarde dévoué, thaumaturgie.
BESOGNE : Exilée en sa thébaïde, la furie s'est faite parfumeuse, manipulant onguents et arsenic avec élégance. Des empoisonneuses elle s'est faite souveraine.
ÉCHINE : Fille du démon, au sabbat elle s'abandonne, au carmin des vierges et des chérubins.
PRESTIGE : Acuité visuelle nulle, maudite dépravation, les sens restants démultipliés.
GANG : Hellebore, terreur sanguinolente dont elle se fait autorité. Suprême terrible à la clairvoyance sans égale.
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(/!\ Arrête ici ta lecture jeune padawan, si ton cœur quelques culbutes ne peut supporter.)

galen
&
athénaïs
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Noces sanglantes, parjure par mille occasions répété. Aux cœurs meurtris, quelques mirages, celui d'un amour estimable, de familiarités usuelles. Les lèvres ébauchent un baiser, une morsure, la violence d'une caresse. Tendresse se meut en absurdité, lorsque les pognes s'écharpent sur quelques frusques qu'on voudrait arracher, les doigts du diablotin se frayant chemin sur la peau laiteuse des cuisses dévoilées. Soies à la chaleur désirable, aux effluves terribles. Hydre tentatrice dévorant le fruit prohibé, c'est l'anathème qu'elle incite à dessein, lorsque la pogne insolente s'évade sous le drapé à la présence inopportune – immoralité scabreuse qu'on ne justifiera que par le patronyme de Méduse. A elle seule, tous les vices, les capitaux, parjure originelle. Vêtement dont elle le déleste sans tarder davantage, les reins arqués contre la coiffeuse où le séant s'est fait maladroitement place quand le corps de l'autre la maintient avec brutalité primaire. Férocement. Qu'elle envisage de le laisser lui échapper n'était guère une option : femme il voulait aimer, harpie il devrait honorer. Souffles courts, entremêlés, le myocarde entravé de quelques heurts émotionnels, c'est édéniquement dévoilée qu'elle ne tarde plus à lui faire face. Tissu qu'elle entrave de ses griffes, lui ôtant sans plus tarder, elle tourmente de ses lèvres ce visage à la brûlure galante, inflammation de ses propres chairs face à l'étroitesse des contacts. Liaisons dangereuses où ils se perdront, le futur n'étant qu'incertitudes amoncelées, elle s'y abandonne pourtant, suspendue à ses lèvres.

L'Enfer, c'est les autres. Il n'était enfer que si ainsi l'on en décidait. Les démons créaient ainsi leurs propres châtiments à force de déraisons, l'ébauche n'en était nulle autre pour ceux qu'on auraient nommés impies. Apostat du second qui de la sorte, renonce à son égarement le plus prononcé, inclinaison inarticulée, qu'elle fait chanceler de quelques caresses étroites, de quelques suppliques en tant que sa soudaine obligée. Union des âmes avant l'union des chairs, en un cri sourd résonne la complainte ubuesque de l'empoisonneuse. Comment saurait-elle faire face, lorsqu'il viendrait à la quitter, le palpitant broyé par mégarde – ainsi qu'elle le prétendrait, s'éloignant d'une vérité pourtant limpide. Il y en a eu d'autres ; des chiens errants, des cabots enragés. À l'ombre d'une nouvelle lune, la déité couverte d'opprobre sitôt l'affaire achevée. Il n'en sait rien – a renoncé à douter, sachant qu'elle n'évoquerait jamais le sujet. Le jeu des dupes persiste lorsque la Suprême se refuse à lui allouer quelques vérités. Le temps a passé, les rares chimères aux attributs pernicieux se sont volatilisés, ne laissant derrière eux que l'amertume, le parfum des amours contrariées. L'ancien n'est pas si loin, bien que d'aimé il n'est jamais été question. Alliances gargantuesques sur cénotaphes de leurs empoignades souillés. De leurs noms, il ne saura jamais rien ; sans doute est-ce mieux ainsi. Connaître l'identité de ses rivaux passés ne ferait qu'empirer une situation dans laquelle ils étaient déjà profondément embourbés. Condamnés à mimer quelques unions fantasmées lorsque l'anneau à la main gauche il vient pourtant de lui passer, la Reine-mère abdique et relègue pour quelques heures ce statut qu'elle prend grand soin de préserver pour ne laisser aucune faille paraître aux yeux de potentiels réfractaires à la monocratie qu'elle a imposé.

Subrepticement, la dextre s'égare en territoire dont la découverte n'est plus à faire. Amorause qui ne l'empêche guère de percevoir le trouble dont elle le rend coupable par cette intimité ancienne, elle effleure, puis elle empoigne. Épanouissement succin sur les épaules nues, bleuissement provoqués à souhait, elle cajole de ses doigts délicats quelques caprices phallocrates, la coercition exercée sur le membre n'étant nullement encline à supporter quelconque rebuffade de sa part. Cuissardes offertes au plaisir de l'amant, ingression subite, les paupières les orbes aveugles viennent recouvrir alors que la caboche elle incline, baisant lentement le derme brûlant en une rafle sommaire. Inquisition souveraine qui veut tout et ne concéderait rien lorsque de l'appendice elle s'approche dangereusement, elle se dérobe. Ire qu'elle veut ressentir sous l'élasticité tiède de ses paumes, c'est l'inversion des rôles qu'elle enclenche. Se voulait-il despote conquérant ou cerbère dévoué ? Le dilemme était sien, devrait-il se faire violence pour la moindre réponse en remporter. Initiation des cœurs affamés, l'idée s'ébauche dans le crâne de la parfumeuse qui du bijou se repaît. Agitation sous-jacente, annulaire qu'elle mordille avec outrecuidance sous le regard de son second, c'est son irrévérence qu'elle réclame lorsque Chronos se fige, pour sceller le temps d'un instant ces épousailles qu'elle ne lui mendiera jamais. Veuvage cruel pour le palpitant sacrifié, ce n'est que par impétuosité ardente que sien, le cœur de la noire madone il ferait.
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