Il faut se croire aimé pour se croire infidèle.

 :: les contemplations :: ÉCORCE ITALIENNE
Il faut se croire aimé pour se croire infidèle. - Ven 6 Oct - 10:01
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sorciers
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EFFIGIE : M. SCHOENAERTS.
BAFOUILLES : 59
PACTE : 23/08/2017


OSSATURE : PRÈS DE 40 ANS.
CONTRAT : CÉLIBATAIRE OPINIÂTRE.
BESOGNE : URBANISTE POUR LA VILLE DE ROME, EX ARCHITECTE.
ÉCHINE : SORCIER, MAGIE NOIRE.
PRESTIGE : PRÉSENCE.
GANG : HELLEBORE (SECOND).
CREDIT : ABΔИDON.
ATHÉNAÏS
&
GALEN


Il faut se croire aimé
pour se croire infidèle.

Les tissus se tordent et se froissent, et le coeur de Galen avec. Le petit organe est débile et obstiné. L'idiot est englué dans la même toile et ronronne sous la caresse du même chant depuis, quoi ? tellement d'années qu'on n'a plus les bons nombres pour les compter. Et le bougre trébuche, qu'on croirait qu'il n'a jamais quitté les bayous de sa Louisiane et qu'il n'a pas déjà été bouffé par le monstre qui vivait là. Quelle imprudence, quand les phalanges s'esquintent du genou vers le ventre ! Et quelle naïveté, quand elles font le chemin inverse avec l'air de n'être jamais tentées d'y revenir ! Galen brûle pour Athénaïs et se consume depuis l'intérieur, un truc qui n'a rien de commun avec le sexe mais le prend pour vecteur. C'est bien le moindre appétit du mendiant et, cependant, c'est ceui qui sied le mieux à des retrouvailles et à ne rien se dire. Car il faut se taire, étrangler la souffrance et museler les griefs. Chair contre chair, on fait celle et celui qui ne sait rien des fossés qui se creusent entre leurs deux âmes à défaut de bien dessouder leurs deux corps. Le larbin plutôt que sa maîtresse joue les aveugles : son horizon se borne à la belle, à la furieuse, à l'égoïste... N'a-t-il pas vécu ce mois de retour au pays que pour le laps de ces secondes, où les baisers sont forts et francs ? où la Suprême consent seulement à ces baisers ? Le supplice de Galen, c'est de troquer ses éternités pour cette enclave vorace, même cannibale, et qui lui donne à croire que sa faim va périr alors même qu'elle l'affame.

Les doigts d'Athénaïs sont trop habiles pour être ceux d'une veuve et ce n'est pas son volage de soupirant qui lui en ferait le reproche immédiat. Au contraire, il resserre l'étau des peaux et frissonne d'abord qu'on aille pour l'atteindre puis, une autre fois, qu'on le fasse. L'américain grogne, aussi - un mugissement de bête aux abois qui se débattrait à défaut de pouvoir lécher ses plaies. Toute résistance serait à la fois vaine et stupide, alors à quoi bon... ? Il aime mieux se rendre, se livrer, le torse et les hanches dépouillés des habits encombrants, et l'échine courbe, asservi par le bon vouloir de la Reine. Quel état misérable que le délabrement de cette créature : il n'a plus l'intelligence de la moindre fierté. En vérité, la raison ne préside plus depuis qu'elle a posé les doigts sur lui, autour de lui.

Ce qu'Athénaïs prodigue, l'Enfer dirait, un ton doucement admiratif étalé sur les lippes, qu'elle sait encore mieux le reprendre.

« Tu n'es pas fatiguée de me tourmenter ? » Il gronde, le timbre fauve, à la lisière de l'ironie et de la menace. Galen n'aime guère les échauffements qu'elle douche, ou plutôt qu'elle prétend noyer. Elle n'est pas taquine, elle est meurtrière, et lui s'impatiente d'entrer en elle. La certitude qu'il en a le droit, un fragment de propriété, le tiraille dans le crâne et dans les reins. En proie à cette colère constante qui le maltraite comme une mauvaise mère, Galen attrape Athénaïs par les fesses et sa bouche déverse son murmure des lèvres aux lèvres : « Épouse-moi. » Dire qu'il entend la faire boire à la même ire serait un bel et terrible euphémisme... C'est au moins autant une revanche qu'une diversion. « Épouse-moi, il répète en italien puis en anglais. » Rome et Louisiane se conjurent, l'homme et le jeune homme périclitent et fondent ; un naufrage douloureusement humide entre les cuisses d'Athénaïs.
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Il faut se croire aimé pour se croire infidèle. - Ven 6 Oct - 23:30
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EFFIGIE : sarah paulson
BAFOUILLES : 1386
PACTE : 16/02/2017
OSSATURE : En quête d'une éternelle jouvence, l'écorce figée dans sa quarante troisième année.
CONTRAT : L'infidèle a jamais possédé, elle reste parée de l'obscur veuvage sous toutes ses nuances. Noces vermeilles, saillies qu'on honore. A l'Eros, myocarde dévoué, thaumaturgie.
BESOGNE : Exilée en sa thébaïde, la furie s'est faite parfumeuse, manipulant onguents et arsenic avec élégance. Des empoisonneuses elle s'est faite souveraine.
ÉCHINE : Fille du démon, au sabbat elle s'abandonne, au carmin des vierges et des chérubins.
PRESTIGE : Acuité visuelle nulle, maudite dépravation, les sens restants démultipliés.
GANG : Hellebore, terreur sanguinolente dont elle se fait autorité. Suprême terrible à la clairvoyance sans égale.
CREDIT : ABΔИDON (ava)
galen
&
athénaïs
Il faut se croire aimé pour se croire infidèle.
A l'éveil de l'enfant trônaient, tous rois qu'ils étaient, la Terreur et l'Orgueil. De cette progéniture dont personne ne voulait réellement, ils firent leur allégorie. Reine providence à la carne souillée, lentement gangrenée par ses démiurges, l'ondine trop tôt spoliée d'une innocence immaculée n'avait pas toujours été telle qu'il l'enserrait en ses bras : tragiquement déglinguée. Nulle thaumaturgie qui ne suffirait à en changer l'état, les débâcles n'avaient laissé qu'un amoncellement de ruines définitivement sinistrées dans le cœur de la bourgeoise. Et pourtant, l'articulation de quelques phonèmes suffit à mettre à mal la dichotomie criarde de l'empoisonneuse, bassesse inattendue qu'il lui projette au visage dans tous ses excès. Heurt qu'elle ne sait prévenir, prise au dépourvu, sans moyen aucun de s'esbigner. Il ne le permettrait pas ; ne restait qu'à ployer l'échine. La chose n'est pas envisageable, elle ne ploiera pas sous le poids de ses caprices. Alors Athénaïs se fige, caryatide qui se voudrait stoïque. Elle ne sait comment réagir la Mahoney, elle dont la fierté étouffe habituellement tous ceux qui l'entouraient, lorsque sur ses cuisses ouvertes, caresses s'attardent avant de se muer en lent abandon. Crier tout bas, à s'en écorcher le myocarde, à s'en esquinter les cordes vocales. Les lippes sur les siennes s'attardent à leur tour, et si l'embarras semble avoir eu un tel impact qu'elle s'en est figée spontanément, c'est avec rage qu'elle en mord la pulpe pour le faire taire quand il s'entête, radotant en vieux garçon qu'il était cette prière qu'il n'avait jusque-là jamais réellement formulée. Noces ardemment désirées par l'une des facettes de Janus, nullement ne serait-ce qu'imaginées par l'autre, tant la psyché a fait la focale sur l'amour occis, c'est précisément l'instant où tout s'écroule : les vérités qu'on pensait universelles, le dédain qu'on ne prenait que pour joute, les ires perpétuées depuis des décennies en une mécanique bien huilée. L'hésitation n'est point laissée au libre cours de la Suprême qui d'un mouvement se retrouve écrouée. Les ongles lacèrent le derme alors qu'elle se débat en vain, sous l’œil intransigeant de quelques mânes, dans une lutte qui n'en a que le nom, alors que sur les corps enchevêtrés se mêlent le cruor qu'elle a absous de ses chairs et le poison qu'elle voudrait lui faire goûter, comme un autre en a déjà fait les frais. Traumatisme encore à vif, le fer vient à nouveau de ronger la charogne suitante, dont les griffes s'abîment à force de délires contre la carapace qu'elle pensait avoir rompu au fil des siècles. Sybillin, qu'il subsiste, malgré tous les efforts qu'elle a pu fournir. Insuffisants. Tout comme l'amour qu'elle a accordé à celui qu'elle pensait connaître. Fourberie qui ferait jaser, celle de prendre au dépourvu celle qui ne pensait pas la chose possible.

Alors, elle agit comme toujours. Elle évite – aisément son regard –, avec impuissance le corps qui sur elle s'abat. Un grognement sourd qu'on assimilerait presque à un sanglot étouffé lui enroue la gorge, sitôt supplanté par un râle. Dans toute son agonie, elle ne le dévore plus mais se laisse croquer par ce loup fallacieux. La peine est considérable, peut-être pas autant que lorsqu'il l'abandonne, chaque fois qu'il s'éloigne de Rome. Le tambourinement en sa poitrine se fait d'une vigueur rare, les questionnements redondants, alors qu'ils s'aiment. Miroir de la coiffeuse qui se fissure sans se briser sous la violence des à-coups, malédiction supplémentaire qu'ils sauraient entraver, l'argumentaire lui semble de plus en plus caduque alors que son parfum, elle hume. Musc de mâle, exhalaisons putréfiérs dans toute leur magnificence, sans parfum prépondérant pour le garrotter ; fantaisie dont il ne semble pas être adepte, simplicité qu'elle se plaisait à haïr lorsqu'elle l'adore, elle en lape l'insignifiant égouttement de ces manières qu'une bourgeoise avait, requérant avec autorité chaque chose qu'elle désirait. Cascade de boucles qui en son dos s'attache à suivre les secousses de ces farandoles automnales, la nuque ploie et le faciès s'expose. Paupières à nouveau ouvertes, orbes écloses, c'est le néant qu'elle goûte, mais sur ses lèvres, un murmure. L'approbation réfractaire de celle qui a tant hésité en ces secondes qui semblent s'éterniser à briser son cœur, une fois encore, tout en devant accepter l'idée que ce serait l'ultime et dernière fois qu'il l'approuverait. Le timbre s'enroue, les lexèmes restent inachevés mais il sait. Il aura deviné. Cependant, cela ne suffirait pas, parce que cette fois, c'est Galen qui exige, Galen qui mène la danse et inverse les rôles, et Athénaïs s’exécute malgré elle, cabot suffoqué d'amour propre, qui sous une contrainte orgastique, lui accorde sa main d'une phrase qu'elle aurait en d'autres temps balayée sans la moindre considération lorsqu'elle en a tant actuellement.

« Je t'épouserai. »  

Sur ses lippe tièdes, le sort en est désormais scellé. Pas pour le meilleur, elle ne lui promettrait jamais, mais bien pour le pire. L'Enfer.
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☾ ☾ ☾ ☾ ☾
You kiss me with your mouth wide open
like you’re not afraid of swallowing poison.
I taste the good and bad in you and want them both.
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Il faut se croire aimé pour se croire infidèle. - Mar 10 Oct - 0:12
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Il faut se croire aimé
pour se croire infidèle.

[ NSFW ] C'est un peu plus graphique, cette fois.

Sa sale petite victoire raflée, il est fébrile, Galen, à la fois mortifié de poinçonner la créature et heureux de lutter sur le seul terrain où il puisse espérer l'emporter. Le sexe a quelque chose de l'évidence, de si impersonnel que c'en est facile. On ne donne rien de soi, ou beaucoup moins qu'à se combattre pour tuer. Galen ne s’est jamais lassé de la discipline, encore qu'elle ait souvent des allures de besogne. Le minable antalgique en vaut bien un autre – et il est bon marché quand on se paie son adorable figure et ses manières toutes en retenue.

Loin dans le ventre, il se repaît d’un orgueil animal et rebattu ; le pur produit de son genre – dominant –, c'est à pleurer de banalité. Athénaïs a d’autres amants et lui d’autres trompe-la-souffrance, mais le biais est si satisfaisant. Surtout, Galen la sent plier, plier pour lui, comme lui le fait en tout temps. Les hommes sont faibles dans la chair, dit-on. Les hommes et Athénaïs, alors, car Athénaïs est délicieusement vulnérable dans la pente.

Pendant un long moment de chaleur moite, on n’entend plus que les assauts furieux de la coiffeuse contre le mur. En canon, les expirations plaintives remplissent les restes de silence tandis que les peaux claquent et les humidités s’échangent. Elle s'agite, muscles bandés puis relâchés, poitrine soulevée, sous les sévices qu'il lui inflige et les services qu'il fait, suivant qu'il s'intimide ou s'enhardit. Les yeux, teintés d’une lueur sombre et fascinée, ne sont plus que des billes plantées sur le visage de la sylphide et Galen y débusque le plaisir, ses nuances, sa moquerie, et tous les reliquats de lui qui s’enfonce et elle qui serre. Les tempes pleines de ce portrait édifiant, il s’esquinte l’énergie, s’use la musculature et s’épuise la patience à chaque poussée dans le ventre ; tout est plaisant, et conspire à lui plaire ; rien n’est satisfaisant, toujours trop peu, trop court, trop tiède. Athénaïs presse encore et encore le bassin contre lui, la sueur perle au nombril et rince la peau jusqu’à eux. Les allers et venues, le passage frénétique, libèrent des bruits exquis au tympan parce qu’ils sont obscènes. Ce tapage indécent et cette débauche de puissance et de fièvre font la moitié des sensations qui fondent dans les entrailles de Galen ; ça force ou ça apaise la violence de ses reins, ça cherche l’eau à la bouche d’Athénaïs ou ça décide sans partage pour eux deux. Il règne dans cette antre qui l’accueille, il convoite la jouissance insane de son sexe, dur, vif, douloureux, qui pénètre inlassablement en elle pour ne s’en extraire qu'à regret. Attisé, troublé, suintant, Galen a l’esprit libre, vivace et conquérant, l’idée folle qu’il peut tout, qu’il est entier et qu’il transpire sa chance, qu’il est esclave du plaisir qui le commande et le dirige, qu’il soupire, gronde et grogne à la bouche, à la gorge et à l’oreille de sa maitresse. Elle est belle, Athénaïs, sous tous les angles où il la voit, l’inspire, l’écoute et l’entreprend. Le corps tout entier est ravi, se cabre et exige davantage.

La promesse, expiré de la bouche à la bouche, lui fauche les plus belles de ses inspirations. Les trois mots tenaillent à la base des vertèbres, si bas et si bassement qu’une douleur s’élève depuis les profondeurs. Une horreur. Une méfiance. Ce serait un bonheur incroyable qu’il aurait perdu toute faculté de le reconnaître. « Jusqu’à ce que la mort nous sépare ? » Galen parle si bas qu'on croirait qu'il ne veut pas s'entendre le dire. C'est que le dernier à s'être fait blasonner de tels serments n'en a pas longtemps réchappé. Il y penserait sans nul doute avec moins de cruauté s'il ne voulait, un peu, lui-même, faire montre de cruauté. Car, le geste méthodique de celui qui le pratique trop et trop bien, Galen s'écarte et la fait pivoter. Il mord dans l’épaule, quand ses mains agrippent les hanches. Les dents dans le cou, les lèvres sur la nuque, les phalanges guident la raideur de son sexe, et ils coulent ensemble entre les cuisses, écartent les chairs, les fouillent et les tracassent sans les forcer. Alors, et à l’oreille, il ronronne : « Tu me tueras, moi aussi ? »
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Il faut se croire aimé pour se croire infidèle. - Mar 10 Oct - 21:47
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EFFIGIE : sarah paulson
BAFOUILLES : 1386
PACTE : 16/02/2017
OSSATURE : En quête d'une éternelle jouvence, l'écorce figée dans sa quarante troisième année.
CONTRAT : L'infidèle a jamais possédé, elle reste parée de l'obscur veuvage sous toutes ses nuances. Noces vermeilles, saillies qu'on honore. A l'Eros, myocarde dévoué, thaumaturgie.
BESOGNE : Exilée en sa thébaïde, la furie s'est faite parfumeuse, manipulant onguents et arsenic avec élégance. Des empoisonneuses elle s'est faite souveraine.
ÉCHINE : Fille du démon, au sabbat elle s'abandonne, au carmin des vierges et des chérubins.
PRESTIGE : Acuité visuelle nulle, maudite dépravation, les sens restants démultipliés.
GANG : Hellebore, terreur sanguinolente dont elle se fait autorité. Suprême terrible à la clairvoyance sans égale.
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C'est qu'il insiste, l'animal, lorsqu'elle lui accorde quelques miettes, déjà bien plus qu'à l'accoutumé. Mufle qui s'adonne aux plus délicieuses des tortures en honorant de ses doigts impertinents la maîtresse qui s'est tant rebiffée. Cynisme conjoint qu'elle mérite sans l'ombre d'un doute, mais elle préfère s'attarder à d'autres réflexions, l'orgueil piqué mais pas moins grandi par la constatation – jubilatoire ou effrayée – que l'adoration de son second n'est pas amoindrie comme elle a pu le croire l'espace d'un instant. Au diable les femmes, il n'y aura jamais qu'elle qui aura la main mise sur le myocarde aux contractions erratiques que contient cette-même poitrine contre laquelle elle s'offre. Pensait-il réellement la maîtriser pour ces plaisirs génésiques, tenir la Mahoney en laisse pour les simagrées de sa libido ? Les saillies sont entières, furieusement interprétées en un ostinato malpropre, et si la furie ne se rebiffe guère, ce n'est que pour le mois passé loin d'elle. Ainsi voudrait-elle qu'il interprète, lorsque ses ongles lacèrent la barbaque avec acharnement. Sueur se mêle au sang, humeurs coutumières, lorsque les bouches s'évertuent à se quereller. Ce n'est pas une parure – d'autant plus une breloque qu'il n'a pas réellement désiré, selon ses dires – qui l'empêchera de chercher des noises à son guide d'antan. L'éphémère subsisté, grignoté par quelques onces de folie meurtrière, n'est que la confiance qu'elle a en lui. Si personne ne sait aussi bien la manipuler, c'est parce qu'il le fait déjà, palliant aux indigences émotionnelles et aux perversions de la Voisin en prenant tout sous sa coupe : les sursauts de conscience sur les conditions qu'elle impose, les colères mal maîtrisées, les ressentiments qu'on peut porter à la tête couronnée. De ceux-ci, elle n'est pas-même effleuré, parce qu'il en contient l'ensemble. Passation de pouvoir lors d'un pénible éréthisme durant lequel il la condamne à se taire pour prêter enfin un peu d'attention à ses suppliques, se faisant souverain d'une union versatile en laquelle les maux ne sont guère plus partagés.

Au creux de ses reins, il ondoie, lui faisant courber l'échine, capturant de sa dentition quelques chairs délicates, charogne précieuse, alors même que la psyché de la sorcière est déjà ailleurs. Les stigmates ressurgissent lorsqu'il pointe l'évidence, tel un coup qu'il aurait porté en ses flancs. Des vœux qu'elle a déjà prononcé. Son souffle se suspend alors qu'aux débris malmenés de la coiffeuse, elle se retient, y lésant la pulpe de ses doigts. Vient-il de gâcher l'affaire ? Sans doute, mais il n'en saura rien, pas davantage que le dos qui se raidit et la réponse qui tarde. Rhétorique primaire. Le tuerait-elle dans de mêmes circonstances ? Sans conteste. Ce qu'il y a là, alors qu'il pilonne avec de moins en moins de régularité, c'est l'Athénaïs qu'on a délaissé. Poupée besognée avec autant de vigueur qu'il le fait. Des putains à en rêver, des négresses aux cuisses amoralement exposées, suintantes de foutre et caressées par ces même paumes qui s'affairent à stimuler, le bougre, enhardi par l'abdication aussi physique que morale de celle qu'il se voit déjà épouser. Plaie encore ouverte, des ébranlements qu'elle pensait incapables de l'impacter et qu'elle tait alors que leur bestialité s'achève sur un orgasme à l'amertume coriace, le ventre encore agité de quelques spasmes, le front appuyé sur la rigidité boisée du meuble. C'est sans attendre, qu'elle se relève, qu'elle repousse plutôt sèchement les pognes de son amant, et que subrepticement, elle disparaît derrière le paravent. Blessure qu'elle ne fait que raviver, en son âme et conscience, feignant le désintérêt pour ne pas se laisser atteindre plus qu'elle ne le devrait. Soierie quelconque dont elle se saisit, alors qu'en sa cage thoracique, le myocarde précipité à la tachycardie ne bat déjà plus aussi vite.

« C'est un fait. »

Aussi concret que la souffrance qu'il saurait lui infliger, tout homme qu'il était, association douteuse au trépassé. Je te tuerai si tu t'égare entre les cuisses de la moindre catin. Migraine lancinante qui semble envahir le crâne de la Suprême alors qu'elle le fixe de ses yeux absents. Néant des émotions en ses orbes – remémoration des lucarnes du Mahoney, lorsque son épouse les artifices avaient douloureusement constaté –, lorsque sur le palais tendre s’enchevêtrent les invectives assassines qu'elle ne sait formuler. C'est qu'elle ne saurait pas l'affronter, son œillade de roquet prétentieux. Le doute accompagne l'affliction à laquelle elle n'est que peu sujette, mais dans laquelle il la replonge d'un simple cerclage ouvragé. La vipère reparaît aussi vite qu'elle s'était logée sous quelques caillasses ombragées, par la violence des lexème proférés, lorsque la veuve nouvellement fiancée récuse son promis, prophylaxie originelle, le sourire en vrac, le coeur tout autant.  

« Je ne suis pas bonne à marier, je pensais que tu le savais depuis le temps. »  
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Il faut se croire aimé pour se croire infidèle. - Mar 10 Oct - 23:57
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Il faut se croire aimé
pour se croire infidèle.

[ NSFW ]

Quoi que sa suite – oubli et néant – l’effraie grandement, l’extinction soulagerait Galen. Une mort qu’on appellerait thérapeutique, c’est assuré, ou un arrêt de l’acharnement aux palliatifs, qui, et c’est dans leur nature, ne résolvent rien. Le sang de cette plaie naïve n’a jamais su coaguler, alors tant pis pour lui. Il a assez vécu, pour voir le monde, se connaître parfaitement et plonger dans les reins qu’entre tous il préfère. S’il ne trépasserait pas heureux, il le ferait de la main de celle qu’il aime. Ce serait un sort plutôt magnanime pour un être aussi pitoyable, qui demande et réclame et quémande et mendie toujours de son sempiternel calvaire. C’est à se demander s’il est amoureux de la femme qui, depuis tout ce temps, le maltraite ou, à force de l'apprivoiser, de son martyr lui-même.

Car c’est lui le tenté, le supplicié de l’insoutenable, celui qui se consume que son ventre brûle contre le cul jusqu’à ce qu’une douleur naisse. Un point de souffrance, une crispation, qu’il ignore en prenant, dans la chaleur des reins, la satisfaction sale, animale et aimante. Le froissement mouillé d’Athénaïs autour de lui arrache un râle à sa gorge suffoquée. Il n’inspire presque pas, il n’essaie pas ; les doigts qui palpent, massent et étreignent toutes les peaux rendent impossibles de tenter autre chose. Ce que le corps obtient, il l’exige encore : le sorcier, la sale bête, s’agrippe au cou et à l’épaule et il assomme le ventre, le fond des reins, et l’intérieur fragile des cuisses de ses coups de butoir. Il n’a de mots que sa paume qui enferme le sein, le délaisse pour les côtes, le bas du ventre, ou la naissance des fesses. L’air aspiré avec humeur, il se fabrique des réflexes, va et vient avec une violence égale et affecte ses mains à se faire pardonner. Il n’en a pas conscience, il a l’âme d’un pilleur et ses précautions amoureuses sont mourantes.
Galen n'en termine qu’à l’entendre se plaindre, et la rattrape. C’est toujours si ténu et si salissant. Quelques fois, l’impie croirait à Dieu pour avoir inventé une telle fureur et l’avoir affublée de modestes fumerolles pour tout épilogue. À ce dieu infernal, il est prêt à croire avec la totalité de son âme boiteuse.

Galen retient ses battements à s’en cogner le coeur contre les côtes et, sitôt qu'il est chassé par les mains mal-aimantes, il se ramasse mollement sur le sol, dos contre le mur et la respiration hachée. Rien n'empêche son sourire tranquille, si ce n'est l'idée qu'il pourrait receler de la victoire. Pas la moindre, néanmoins, car Galen sait qu'il a touché. Il ignore à quel point et, pour une ramée de secondes encore, il s'en moque. Athénaïs lui a tant manqué, avec sa superbe, son dédain, son orgueil et les autres de ses meilleurs esclaves.

Il adore la regarder faire, et lui promettre de le tuer. Et, à tout le moins pour la métaphore, elle s'échine à le faire. « Je m’en fiche, rétorque-t-il comme si elle ne s'occupait pas à lui briser le coeur. » Jamais qu'une énième fois, doit indifféremment exhaler le piteux organe. « Je t'aime, et je t'ai attendue toute ma vie. » Littéralement toute sa vie. Ce genre d'éternités ne fait pas de jolies histoires mais Galen n'en blâme pas entièrement la Suprême : il a sa part – la nette majorité – d'espoir, de pugnacité et de folie.

Or, et comme il les a conçus, il peut en avorter. « Tu as promis. C’est comme si tu avais promis. » Quel enfant, pas si capricieux. Il ne pensait rien obtenir de son forfait audacieux qu'un fourreau caressant mais, maintenant que les mots ont été arrachés à la gorge et lovés dans son tympan, il refuse qu'on lui reprenne le jurement. Alors Galen se jette sur ses jambes, arrange sa tenue comme il peut et la rejoint. Son mètre quatre-vingt-dix planté devant elle, il ne lui concède aucune opportunité de le fuir et, son index filant la ligne de la mâchoire, il anéantit toutes ses chances. « Je t’aime, sentence le louisianais un intervalle plus bas. Si ça t’est à ce point insupportable, imagine quand je ne le ferai plus. » Le museau est tiré vers le haut et Galen dépose un baiser éthéré sur la bouche. « Tu sais ce que m’a appris ce voyage en Louisiane ? Je croyais pouvoir t’attendre une autre vie. Mais non. » Bien sûr que si. Mais l'important n'est-il pas qu'elle y croit ? « Alors épouse-moi, ou renvoie-moi. »
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Il faut se croire aimé pour se croire infidèle. - Mer 11 Oct - 20:36
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Il faut se croire aimé pour se croire infidèle.
Second qui ne tente plus de se perdre en verbiages futiles, préférant confesser le fol amour qu'il ne supporte plus de masquer. Lorsqu'Athénaïs esbigne ses tentatives, tentant d'échapper au prédateur qui la poursuit, la courtise furieusement, il persiste, acculant la sorcière qui sent bientôt le froid baiser du mur contre son dos. Ne subsistent que leurs souffles entremêlés, les doigts délicats de l'amant sur la porcelaine fendue. Baiser qu'il lui dérobe, laissant la madone de marbre – tout au moins en apparence. Mélopée des myocardes entrelacés qu'elle voudrait ne pas entendre lorsque le timbre écorche son oreille par trop de tendresse, n'offrant à son cœur que cette éperdue sensation de félicité neuve qui mutile, scalpel enfoncé des cavités intercostales jusqu'aux entrailles atrophiques bien plus que fécondes pour mieux saisir le méprisable. Bouleversements, pleutreries. Celle de confier sa destinée – si prometteuse – à des pognes autres que les siennes, moins aguerries, imparfaites. La première – l'unique – expérience de l'amour fût désastreuse, ne laissant qu'un trou béant au creux des côtes, un vide palpable dont Médée avait tant souffert qu'elle ne voulait plus s'y perdre. En l'encéphale, les regrets s'amoncellent. C'est qu'c'est douloureux, quand le palpitant crève, laissant la bourgeoise sur le pavé. Bouche entrouverte, inspirations décousues. Odyssée avortée, capitaine quittant son bâtiment pour lui offrir son plus beau périple : naufrage. Utopies, d'un Saturne sitôt dévorées, rendues à l'état de poussière de même que le bourgeonnement logé au creux de ses hanches. Arrondi au fil des mois que le guide avait dû lorgner avec autant de curiosité que les indiscrètes louisianaises, dont l’apitoiement hypocrite n'avait qu'exacerber l'ire de la veuve en son malheur – renforçant sa folie vengeresse –, face au néant, au trépas du fruit de mille espoirs. Retour à la condition d'enfant, fœtus contorsionné qui des attachements maternels si tôt détaché, y retourne. Étuve nourricière, humidité suffoquée. Le malaise naît, pointant les évidences. Nul besoin d'être étreint, si la caresse devient étau. Chronos balaie les derniers souvenirs, égrainant en rapiat des fragments d'éternité, passades pour tout effacer. Le pourpre a coagulé, les paumes de la sorcière entachées jusqu'aux sillons inapparents ; apoptose, manquement à honorer la Terre mère, les étincelles vitales s'éteignant d'elles-même. Chienne de vie.

« Alors épouse moi, ou renvoie moi. »

Ultimatum absous sur des lippes mensongères, appendices ayant par le passé proféré tant d'insanités. Usurpation de la place revenue à d'autres, la verve querelleuse, Voodoo Queen n'ayant su accepter que Fido, Fido, son doux Fido, ne lui soit entièrement dévoué. Os qu'on agite sous la truffe impatiente, carré de peau dévoilé suffisant à appâter l'impudent, elle n'eut plus à se persuader de la dévotion de son second. Étonnement, quand aux facultés dont il eut plus d'une fois l'occasion de se servir sur sa personne et dont il ne fit rien. Inquiet à l'idée de ce qu'il découvrirait dans la caboche névrosée. Pogne de la Suprême qui s'égare sur la face qui la surplombe, sensation de n'être plus que proie d'un cannibale prêt à ronger chairs et tissus pour ne laisser nul particules lui glisser entre les doigts. Ongles qui griffent le derme, la barbe lui dévorant le visage, elle redécouvre les ridules qui plissent son front, anxiété patentée à l'idée qu'elle décline ses engagements, brisant son dernier commandement. Silence pour toute réponse, appuyant sa propre joue contre la paume ouverte de son compagnon comme l'animal chercherait à s'évader, détournant d'instinct les orbes qu'elle n'a plus, venant à clore les paupières pour lui soustraire. Honte qui agite fébrilement le palpitant, lorsque la prise de conscience se fait. L'a-t'elle tant malmené ?  Elle ne le renverra pas, il le sait. Tandem maladroit désormais sur la tangente, elle le retient, voudrait le presser contre sa poitrine inexistante pour le conjurer de ne pas commettre l'irréparable – l'abandonner. Malmener pour mieux tenir éloigné. Être certain que l'ami – l'amant – ne subira pas un sort identique, lorsqu'il confronte leurs errements, la forçant à venir à l'acceptation qu'elle saurait être à nouveau aimée.

« Épouse moi. Ne me laisse plus jamais. » qu'elle murmure. Qu'elle implore, la miséricorde pour son cœur au souffle éreinté. Bastions tortueux qu'elle abat pour se révéler telle qu'elle est, face de l'astre jamais révélée, d'une fragilité pitoyable. Alors, elle encercle sa nuque de ses bras et se retient à lui, lâchant prise. Usée. Terrifiée. Le poids des années n'a jamais été si conséquent.
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Il faut se croire aimé pour se croire infidèle. - Lun 23 Oct - 1:27
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sorciers
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EFFIGIE : M. SCHOENAERTS.
BAFOUILLES : 59
PACTE : 23/08/2017


OSSATURE : PRÈS DE 40 ANS.
CONTRAT : CÉLIBATAIRE OPINIÂTRE.
BESOGNE : URBANISTE POUR LA VILLE DE ROME, EX ARCHITECTE.
ÉCHINE : SORCIER, MAGIE NOIRE.
PRESTIGE : PRÉSENCE.
GANG : HELLEBORE (SECOND).
CREDIT : ABΔИDON.
ATHÉNAÏS
&
GALEN

Il faut se croire aimé
pour se croire infidèle.

Galen la tient fermement contre lui. Il y emploie une force plus virile qu'elle n'est en fait nécessaire car il lui faut prouver quelque chose : qu'Athénaïs a besoin de lui ; qu'il n'est pas lâche d'être parti en Amérique ; qu'il ne l'est pas d'être revenu. Le plaisir insignifiant du corps remue toujours les reins à troubler le cortex préfrontal. Le centre des décisions vacille, une sorte de résolution pour se craqueler à mesure que la Suprême pèse de toute sa détresse. « Je ne le ferai pas, il murmure sur le rythme d'une promesse. À condition que tu ne me laisses pas la première. » Une défiance opiniâtre ne quitte pas un homme trop longtemps attaché au service d'Athénaïs Mahoney : elle peut, au matin, le frôler et vouloir, dès le soir, le briser. Elle est si personnelle et si cruelle... avec lui comme avec tous les autres. Ou bien est-ce spécialement avec lui.

Galen ne dirait pas que son proche entourage est fourni en femmes très bien intentionnées à son endroit (en dehors de Dolores Raffles – pauvre Dolores  – et l'on sait quelle incivilité mortelle il lui a faite pour tout remerciement). Il s'accommodait des insanités de sa mère avec une piété filiale qui empêchait tout son mépris. Ses prétendantes étaient cupides et, de ce fait, piteusement transparentes. Sa grand-mère, Mildred Singer, aurait bien volontiers abrégé son souffle dès minot mais elle était si confusément éprise de la mort et de ses atours que c'en était peut-être, à sa manière, hideuse et meurtrière, une forme d'affection. Athénaïs, enfin. La pire, pour autant qu'il ait pu juger de ses plaies. Et là qu'elle se presse contre lui, qu'elle s'est rarement montrée si vulnérable, Galen songe, pour la deuxième fois de la soirée, à sa rencontre néo-orléanaise. Alice ne lui voulait ni ne lui faisait aucun mal. Humaine, bien ordinaire. Sincère, aussi. Folle, sans le moindre doute, pour l'aimer avec une naïveté si consciente. Il aurait aisément composé avec cette extravagance.

Et il aurait eu tort d'échapper au calvaire délicieux d'Athénaïs qui cède.

Le cerbère prend sa maîtresse dans ses bras et l'emporte jusqu'au lit. « Je ne suis pas idiot, il dit en l'abandonnant sagement parmi les draps. Je sais ce que ça te coûte. » Galen mesure son propre tribut en années, et il a très généreusement contribué au veuvage de la Mahoney. Nul ne lui trouverait de l'impolitesse ou de la précipitation... Cent cinquante ans ne font-ils pas de la courtoisie et des préliminaires honorables ? Son orgueil fut assez raboté pour celui d'une dépouille misérable. Mais il n'est pas idiot, non, et il ne croit pas qu'Athénaïs ait vraiment changé d'opinion. Si pas dans une seconde ni dans une heure, elle reviendra sur son serment pour protéger l'ancien.

Galen s’éloigne pour la survie des centimètres cubes de son crâne. La part la plus sombre de lui-même (et qu’Athénaïs alimente par sa seule existence) veut tout croire et tout adorer. Une autre, mutique mais de plus en plus prégnante, s’effarouche. Une chose le froisse. La rapidité de l’enchaînement. Le nouveau masque de sa reine. Que ce ne soit que ça : un masque. Alors il renfile plus proprement quelques épaisseurs de tissu, il écarte le voilage de la fenêtre et tire sur le verrou. Une empoignade dans ses poches le fait chercher des cigarettes – un réflexe tellement confondant qu’il délaisse son projet dès la rigueur du carton pressentie sous ses doigts. Il se satisfait de la fraîcheur de la nuit et de son silence mystique. « Pourquoi tu ne m’as pas interdit de partir si tu ne voulais pas que je te laisse… ? » Ses pupilles se figent sur Athénaïs, bien que leur lueur de défi se dilue mieux dans le ton : « On sait tous les deux que j’aurais fait ce que tu m’aurais demandé, parait-il la prévenir de ne pas tenter d'éluder. »

Et, partout, de l'écho : je ne te crois pas. Il ne peut pas. Je ne te crois pas. Je ne te crois pas. Je voudrais t'épouser, t'y forcer, je le veux. Je le veux, crache ce putain de myocarde-esclave. Mais je ne te crois pas.
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Il faut se croire aimé pour se croire infidèle. - Sam 28 Oct - 12:46
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sorciers
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EFFIGIE : sarah paulson
BAFOUILLES : 1386
PACTE : 16/02/2017
OSSATURE : En quête d'une éternelle jouvence, l'écorce figée dans sa quarante troisième année.
CONTRAT : L'infidèle a jamais possédé, elle reste parée de l'obscur veuvage sous toutes ses nuances. Noces vermeilles, saillies qu'on honore. A l'Eros, myocarde dévoué, thaumaturgie.
BESOGNE : Exilée en sa thébaïde, la furie s'est faite parfumeuse, manipulant onguents et arsenic avec élégance. Des empoisonneuses elle s'est faite souveraine.
ÉCHINE : Fille du démon, au sabbat elle s'abandonne, au carmin des vierges et des chérubins.
PRESTIGE : Acuité visuelle nulle, maudite dépravation, les sens restants démultipliés.
GANG : Hellebore, terreur sanguinolente dont elle se fait autorité. Suprême terrible à la clairvoyance sans égale.
CREDIT : ABΔИDON (ava)
galen
&
athénaïs
Il faut se croire aimé pour se croire infidèle.
Jugement. Ce n'est plus Athénaïs qui mène, piégée à son propre jeu. Pensées qu'elle ne devinerait nullement à d'autres, inimaginable. Impensable qui pourtant s’exécute sous le regard absent qui pèse, brutalité noire, mais n’affecte en rien. Incapacité à déceler les myriades d'expression s’amoncelant sur le faciès de l'aimé ; néant. Carcasse qu'il soulève de ses bras, emportant la caryatide jusqu'à la couche où, par trop de nuits pour que cela en soit euphémisme, il la rejoignit. Pognes qu'elle appose sur le visage du second, avant qu'il ne la dépose, succinctement. Disparition déjà, il s'éloigne, semblant résolu à ne plus effleurer ces chairs dans la constante inquiétude que provoquent les réactions de la sorcière chez lui. Brise fraîche caressant le derme, entrebâillement d'une lucarne. Affliction muette, Athénaïs se résous à ne pas insister de peur de meurtrir encore un peu plus le myocarde, sans réellement prendre la mesure de ce qu'il remet en question. Dédain qu'elle ne lui a que trop opposé, résistance des plus passives agressives, tout en profitant à dessein des tendresses de l'homme. Elle n'a pas su l'aimer, ne saura peut-être jamais le faire. Elle s'y résous pourtant, rédemption cassante. Si elle n'a rien perdu de sa superbe ou de son panache, dualité des masques qu'il observe, la Suprême semble plus frêle. Plus humaine, proche de celle qu'il a connu un temps. Caractère perclus sous les amoncellements de crasse, d'ires et de courroux terribles, sous  les chérubins sacrifiés et les heurts réitérés de mille et une manières. L'art de se garder d'une potentielle géhenne, ajout indiscipliné, retournant celle-ci sur les autres de la plus viciée des conduites. Sur Galen, report des espoirs, à l'initiation. Détournement de la condition, indirectement, maux pesant sur le sorcier pour ne plus peser sur la psyché de sa maîtresse qui se garde bien d'accéder à ses requêtes. Éluder les phases, satisfaire les aigreurs.

« Tu n'es pas un pantin dont je dois régler chaque mouvement, Galen. Si tu désires aller quelque part, il ne m'est en rien agréable de te laisser partir, mais je ne te l'aurais jamais interdit. »

Est-elle si monstrueuse, qu'il se pense enchaîné de la sorte à sa personne ? Amertume sur le palais, quelques syllabes lui semblent presque mensongères, du moins, gangrenées, reflétant avec une certaine violence l'état et la condition, de ce qu'elle a pu lui faire endurer. Caprices. Impétuosités. Tapotements indistincts des doigts sur ce qu'elle reconnaît sans mal être étui de toutes ses déviances, irritation constante pour son nez. A combien de reprises avait-elle tenté de le défaire de ces habitudes ? Opposition paradoxale et chérie. Délaissant la couche trop vide, Voodoo Queen referme négligemment le cordon de soie retenant les frusques et balaie de quelques pas la distance instaurée. De ses bras, taille qu'elle vient entourer. Silence, lorsque la caboche elle appuie sur le tronc, humant à nouveau, les fragrances ténues. Tendresse primogène, les serres redécouvrant la chaleur de la peau.

« Je sais ce que je t'ai fait. Et je sais que tu m'en veux. »

Je sais que je t'ai meurtri, fait martyr de cet amour que je refusais de voir, ne conjure-t'elle pas, ou seulement dans le silence fat de ses agonies. Pardon qu'elle n'implore pas à genoux, requête non sans quelques remords. Lascive, Méduse aux orbes mortes, lorsqu'elle l'étreint, lorsque de caresses ne tenant plus tant de l'insidieux, elle cajole et malmène. Nuque qu'elle frôle avant le détachement. Balancements intrinsèques, chaloupements du bassin lorsque lui elle se détache, déraison supplémentaire.

« Je n'en attend pas un autre. Il ne tient qu'à toi de t'en aller, si tu ne me désire plus. »

Vipérine prise à ses propres machinations, calculatrice, et s'abandonne, poitrine béante, aux douloureuses fibrillations du palpitant. A l'homme, elle voue son unique culte. Séant juché sur la mollesse du matelas, tignasse qu'elle rassemble de ses doigts et attache. Lasse. Vaincue.
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Il faut se croire aimé pour se croire infidèle. - Ven 3 Nov - 0:11
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Il faut se croire aimé
pour se croire infidèle.

C’est vrai, elle ne lui aurait jamais défendu de s’éloigner. Et tant mieux, car le sale gosse, dans sa bête arrogance, se serait empressé de lui désobéir et de mettre deux ou trois milliers de lieues entre leurs êtres. Néanmoins, et parce qu’Athénaïs est trop intelligente pour ne pas pouvoir le conjecturer, Galen la sait capable d’extorsions et de chantages  autrement plus sournois et bien plus efficaces. Non, elle l’a laissé faire ; monter dans cet avion, fouler la terre qui les avait vus naître et la tromper, un peu. Sa certitude, bricolée à la hâte, le soulage de cette crasse nouvelle, de cette honte jetée en travers de sa poitrine à l’idée que sa peau en ait agacé d’autres. Quelle importance, quand la Suprême le brutalise et l’équarrit ? Quelle horreur, quand elle dit qu’elle va l’épouser. Il est plus naturel de la blâmer de tous les crimes et moins de se reluquer les tréfonds. C’est qu’ils sont, en vérité, aussi sordides l’un que l’autre, très assortis et ça pour le bonheur équitable de celui qui sert et celle qui est servie. Ça a quelque chose de réjouissant et de glaçant, un frisson ambigu qui dévale l’échine du sorcier et ne s’effrite qu’au corps d’Athénaïs contre le sien. Il soupire lourdement, Galen, et les effluves des cheveux lui remontent dans le nez. Ses phalanges s’impatientent, crèvent de la serrer dans ses bras, se laissent tenter, renoncent, recommencent. Il est fébrile et désordonné, et c’est peu dire qu’il lui en veut… Mais ne pas récidiver dans sa bêtise s’avère trop difficile. La torture est si savante qu’elle doit n’avoir que lui pour victime, un piège à ses mensurations dans lequel il trébuche avec joie. Il faut verser au cerbère qu’il est constant, en plus d’être épuisé, alors sa bouche convole naturellement à un baiser entre le front et la tempe.

Dès lors, et pour toute loi : sitôt qu’elle recule, il avance. L’écart est insoutenable et l’attraction, irrésistible, ainsi qu’elle sait toujours l’inspirer à Galen. « Tu crois que c’est à propos de ça ? demande-t-il dans la lie du reproche. » Athénaïs n’est pas parvenue à imprimer plus d’un pas de distance et Galen est déjà tout près du lit, tout près d’elle. Ses vieilles résolutions s’éteignent, d’autant plus vite qu’il tombe un genou après l’autre sur le sol. « Que je ne te désire plus ? » Sa propre voix, fidèle à toutes les syllabes, donne à l’écho de la substance et laisse un goût de bile qu’il déglutit dans un claquement de langue acerbe. « Ou plus assez pour te passer le reste ? » Si le pire aurait tendances à délayer le bon (et elle a eu du temps et de l’imagination pour le contrarier), ces théories sont invraisemblables. À condition de se tenir dans sa carcasse brûlante et son âme chavirée. À condition de le connaître, aussi – et nul ne peut mieux y prétendre que la veuve Mahoney. Elle ne peut pas vraiment le croire. Elle ne profère l’infâme hypothèse, il en est sûr, qu’afin de l’entendre dire : « Tu ne crois pas que je te désire à un tel point que j’ai parfois l’impression d’être né comme ça… ? » Les formes de l’interrogation n’endurent pas le ton. Lui est définitif ; il dicte, le souffle retenu et le nez qui s’enfouit entre les os saillants. « Ou qu’on a eu l’idée de me fabriquer une vie que pour te vouloir. » Oh, il est trop grand garçon pour croire aux âmes qu’on lie par paire mais, à une époque, il l’a choisie et voilà cent ans qu’il lui est en fait engagé, comme fiancé. Alors le crâne de l’indigent fouille le tissu répandu sur les cuisses, hume goulûment de leur chaleur et embrasse centimètre après centimètre de la peau. Galen dresse le front, enfin, quand il va s’enhardir à lui prendre un baiser. Ils auront l’occasion de démêler les autres choses. Plus tard.
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Il faut se croire aimé pour se croire infidèle. - Dim 19 Nov - 23:22
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BAFOUILLES : 1386
PACTE : 16/02/2017
OSSATURE : En quête d'une éternelle jouvence, l'écorce figée dans sa quarante troisième année.
CONTRAT : L'infidèle a jamais possédé, elle reste parée de l'obscur veuvage sous toutes ses nuances. Noces vermeilles, saillies qu'on honore. A l'Eros, myocarde dévoué, thaumaturgie.
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athénaïs
Il faut se croire aimé pour se croire infidèle.
La cadence est infernale, s'éternise encore. Pas de deux, l'un avance, l'autre recule – en conséquence, et selon une habitude précisément millimétrée – et s'évade, pour ne pas laisser poindre le mal qui lui broie la poitrine, tord les boyaux, sacrifie les cœurs. Elle ne veut pas en avoir, Athénaïs, pas lorsqu'il la fait ressentir ces choses-là. Ces choses qui sont réservées à d'autres, tel qu'elle l'a vite saisie, aux premières heures de son mariage. Un homme qu'elle pensait aimer, auquel elle se serait consacrée sans en ressentir le moindre poids, pas avec cette négligence qu'avaient les femmes de son époque. Rares étaient les bourgeoises qui avaient su faire preuve d'autant d'indépendance, parvenant de la sorte à se dissocier de l'autre, du mâle, être elle et non pas eux. L'oisiveté de l'être faisait toujours défaut, quel que soit le siècle dans lequel on venait à évoluer. Pourtant, Galen digresse, n'a cessé de l'encourir à sauter le pas, à se faire enfin sienne. Elle a tout vu, elle n'a jamais avoué. L'ordre est révolu, mais Voodoo Queen s'effraie encore, le myocarde clandestin perclus en sa cage thoracique se mettant soudainement à tambouriner, comme pour fuir ces vanités, affront qu'elle ne veut lui infliger, quand de tant de maux il a été la victime. Elle craint pourtant, Athénaïs, elle se pétrifie de l'intérieur face à ces mots d'amour qu'il confesse, la langue plus déliée que la sienne n'a jamais su l'être. Pas faute d'être assassine, mais dans les passions, l'oiselle se fait brutalement pudique, déraison inexpliquée qui laisse apparaître la faille, brèche qu'il peut sans mal exploiter. Aussi se recroqueville-t'elle inconsciemment, lorsque des bras elle est étreinte, cage aux barreaux dorés qu'est l'amour, pénitence désirable dans laquelle elle s'abandonne, jurant d'absoudre ses moindres pêchés. L'orgueil, avant tout autre, celui de s'ériger au dessus des lois, y compris celles englobant tous les hommes, primaire : l'amour, les affections. Lorsque sur la couche, la carcasse s’alanguit, son attention n'en reste pas moins focalisée sur son second – depuis toujours son égal. Ce ne sont pas des palabres, encore moins des loghorrés qu'elle lui extorque de force, mais bien la démonstration inégalable qu'il saura toujours la faire taire.

Par delà les mots, il y a l'infinitésimal. Les reproches qu'à travers les syllabes, chacun ressasse, tout en en faisant la pénitence. La Suprême s'attache à le toucher, déposant ses doigts graciles sur le derme ouaté, ses lèvres s'entrouvrent, mais elle ne répond nullement. Pas qu'elle ne veut pas le faire ou qu'elle n'accorde pas de crédit à ses promesses : elle ne sait réellement ce qui l'en retient, une quelconque immondice qu'elle ne veut pas avouer. L'opprobre sous laquelle ploie l'échine, confondue au fardeau d'ères anciennes. Il y a de ces passions qui font chavirer les âmes, qui bousillent les cœurs, et flinguent les psychés. La carcasse tout entière semble répondre aux avilissements dont il la rend coupable, lorsque de ses lèvres, il redécouvre la tiédeur molle des cuisses, la chaleur rassurante de cette charogne qu'il a su sublimer de ses intentions réprouvées. Athénaïs se tait, mais écoute, entend, apprend de la moindre de ses exactions, redécouvre l'affection qu'elle s'était promise de ne jamais accepter. Lentement, les paumes se saisissent du visage mille fois chéri, en redessine les reliefs et à la bouche tendre, vile quémandeuse qui ne semble jamais assouvie, elle fait l'irrévérence de se soustraire : au lieu de quoi, elle murmure son prénom. Une fois. Deux fois. Psaumes matrimoniaux, des noces qu'on célèbre dans l'intime, sans témoin autre que les esprits qui hantent les murs de la bâtisse. Enfin, elle ébauche un sourire, susurre quelques palinodies à d'infernales déités pour bénir l'union de leurs âmes, maraude au creux de sa gorge où règnent sans cessse quelques préciosités olfactives et l'embrasse, la sorgue accueillant leurs amours nouvelles – antiques. Une évidence. Maîtresse Mahoney subsiste encore, ne disparaîtra en réalité jamais mais à l'unisson, les palpitants pulsent et s'accordent, sur de nouvelles sonorités. Lloyd est désormais fardé de dualité, ayant trouvé en la personne de la caryatide son égérie la plus saugrenue.
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