the ships are left to rust (iseult)

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Giacomo Fibonacci
LYCANS - HOWL TO THE MOON
OSSATURE: : 49 s'étiole au faciès marbré de l'ancien. fissures notées au masque pourrissant d'un carnaval passé. CONTRAT: : divorce notifié. le myocarde cogne de noces nouvelles, l'attrait retrouvé, les bacchanales mortuaires pour un noctule enivrant. BESOGNE: : inspecteur, police criminelle. le canon logé à la paume, le sang en rigole sur la parure et les lippes. traque de la fourberie humaine. paluches plongées à la fange, aux cercles infernaux. moissonneur de pécheurs. crocs aux cuisseaux.
ÉCORCE: : 147, vie de moitié incisée. tombeau encore éloigné. ÉCHINE: : lupus sous l'échine du mensonge. monstre au revers du costume. l'humain est un pyjama, une erreur, le voile d'une stupeur cannibale. GANG: : nostro regno. paluches à la poudre séquestrée. paquets revendus au contrat malsain des trafiquants. picaille prospère. orbes clos aux transactions. @EFFIGIE: : MIKKELSEN (ΛLDEBΛRΛN, ZIGGY STARDUST) BAFOUILLES: : 4464 PACTE: : 14/12/2016



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Mer 30 Aoû - 7:42
PRÉNOM
&
PRÉNOM
the ships are left to rust
Carcasses alanguies. Cancrelats exposant leur couenne flétrie d'UV ravageurs. Châteaux émergeant du sable. Ballon décimant quelques journaux et têtes. Certains clament joies des vacances, lui beugle à l'incarnation d'un enfer. Horde de touristes. Vauriens ne balbutiant pas une gerbe d'italien. Plaintes qu'il voit s'accumuler au commissariat, demande renforts de divers linguistes. Mais l'enfer, c'est la plage, le repos impossible, la déconfiture hebdomadaire. Journée de congé qu'il peut enfin prendre, se vautrer dans l'idée qu'il ne croisera pas les cafards geignant. La voiture amarrée en bordure de route, l'œil se fait connaisseur aux courbes dévoilées, à ces gosses enturbannées de tissus minuscules. Evidemment que l'image plait au loup, titille quelques envies viciées du fond d'un boxer tendu. Plage. Repère des loubards. Plèbe des fossoyeurs de corps. Giacomo refuse de se faufiler à l'antre des touristes, au cœur d'un maelstrom indiquant danger à chaque recoin. Barbarie que sont les vacances. Le moteur gronde plus loin, s'échoue devant quelques terrains escarpés. L'homme ne peut s'y refugier, mais l'animal certainement. Fracas dans l'habitacle. Mutation charpie. Un loup sort du bolide sous le regard étonné des passants cherchant le conducteur qui se faufile pourtant sous leur rétine curieuse.  

Mer. Le lupin n'y vient pas pour la baignade. Horreur de l'épiderme trempé. Crainte d'être emporté. Noyé. De rejoindre les abysses peuplés. L'échine se vautre sous l'astre solaire, se complet à la brûlure charmante d'un épiderme déjà noirci. Mer. Les billes observent toujours, questionnent les corps devenus nourriture pour faune aquatique. Combien remonteront à la surface dans quelques jours, années. Gravats de vie, chairs boursouflées d'un passage à l'ondine. Ce sont les plus odieux. Ces corps ballonnés, défigurés d'un transport marin.  

Silhouette portée par l'écume, ramenée au rivage. Au premier regard, il refuse de lever un dextre. Jour de congé. La mort attendra. Œillade qu'il risque une seconde fois. Bestiole à présent échouée au sable. Quelques remous, derniers instants d'un souffle à présent évaporé. Crevé. Tentacules. Poulpe. Les toubibs évoqueraient un calamar géant. Le fauve surgit sur ses deux pattes, musarde à l'approche du macchabé céphalopode. Viande. Il entreprend de trainer les huit vers son repère, bougonne à l'idée de ne pas avoir apporté de cabas. Obligation de transporter le gélatineux entre les crocs. Néant de vie autour de lui. Il questionne le transport, songe à trancher les extensions du nautile.

Réflexions avortées à l'arrivée d'une silhouette. Vivante. Apportée par les flots. Peuple de l'eau. Les sourcils se froncent, le corps se place en barrière du festin clamé le premier. "J'espère que c'était pas ton copain. Il est crevé, ça f'ra une bonne pièce pour le barbec de c'soir."
CODAGE PAR AMIANTE


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(PRÉSENCE RÉDUITE
14/10 - 22/10)
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Dim 10 Sep - 15:50
The ships are left to rust
Giacomo & Iseult

Et sous l’ondine claire, sur laquelle se reflète les rayons généreux du soleil de l’après-midi, tu t’ébats. Danse sous-marine, rencontres fortuites. Et surtout la douceur de l’eau sur la peau, devenue écailles. Nage à contre-courant et nageoires épuisées. L’été permet de telles folies. Se fondre parmi l’immense foule touristique, ces amas d’individus empilés les uns sur les autres sur les étroites plages. Feindre une brasse, plonger, disparaître, avalée par les profondeurs, ne refaire surface qu’une fois la soif des abysses satisfaite.

L’eau est particulièrement agréable aujourd’hui, température fort appréciable. Tu n’as eu aucun mal y t’y glisser, à laisser s’échouer sur la rive ton enveloppe corporelle humaine pour laisser à l’eau le loisir de dévoiler ton identité réelle. Balayée la pollution de l’air, devenu irrespirable en ville. Tu suffoquais, incapable de prendre une bouffée d’air, de réellement respirer. Incapable de vivre, tant l’envie de rejoindre l’eau était devenue entêtante. Tu n’avais même pas pris la peine de revêtir le traditionnel maillot de bain qu’affectionne tant la race humaine. Vêtue d’une simple robe, tu avais pris le chemin de la plage et t’étais glissée dans attendre dans l’eau. Il devait être midi à ce moment là, car la plage avait été désertée. Seuls quelques courageux continuaient à affronter l’immense étendue d’eau. Les enfants barbotaient sous les yeux attendris des parents. Un jeune homme semblait, chercher les sensations fortes, regrettant surement qu’il n’y ait pas plus de vagues. Calme était la mer aujourd’hui. Agitée, elle t’oblige à imaginer bien d’autres scénarios pour pouvoir la rejoindre. Elle te met au défi de retourner à ton état naturel. Défi stupide, que bien souvent tu ne parviens à relever, ton frêle corps, entraîné par les vagues, les remous, avalé, soumis au bon vouloir de Poséidon.

Voilà bien trois ou quatre heures que ton corps humain s’est échoué sur les rivages. Parvenir à le retrouver. La douleur d’enfiler à nouveau des membres gigantesques, une peau si fragile. L’eau elle-même semble tout à coup plus fraîche. Impossible pourtant de la quitter. Allongée, tu te laisses porter par les aléas de la surface de l’eau, par ses imperfections. Respiration calme, méditation le visage tourné en direction du ciel bleu. La chaleur du soleil mord la peau. Sensation pourtant agréable. Corps nu exposé au baiser de l’astre solaire.

Grognements. Le corps entier réagit à la surprise et te voilà à nouveau presque entièrement sous l’eau, ne dépasse qu’un regard attentif, balayant la zone. Un immense loup. Crainte, surprise. Ton corps est parcourut d’un gigantesque frisson. De là où tu es, tu peux le voir. Le peut-il ? La question ne semble pas se poser. Le carnivore est en chasse et parmi les carcasses, choisit son repas du jour. Il saisit dans la gueule sa pauvre victime. Les tentacules pendent de la gueule féroce. Spectacle insupportable pour toi. Tu bondis hors de l’eau, suis l’animal, prête à lui bondir dessus à tout moment. Mais le canidé laisse place à un homme, imposant. Carrure toute aussi impressionnante que la taille du loup. Et toi, nue, vêtue de ta tenue d’Eve, frêle, tremblante, vacillante sous le souffle d’une légère brise, s’apprête à le confronter.

« J'espère que c'était pas ton copain. Il est crevé, ça f'ra une bonne pièce pour le barbec de c'soir. »

Sa voix roque est arrogante. Tu plonges sur l’animal au sol, ignorant par la même le lupin. Inspecter chaque recoin. Le pauvre poulpe est bien mort. Qui était-il ? Aurait-il pu être l’un des tiens ? Regard accusateur, en direction du meurtrier.

« A quoi jouez-vous, à tuer de la sorte en plein jour ? »

Etrange phrase échappée de tes lèvres. Impossible à croire que tu en sois l’émetteur. Prise de conscience du corps dénudé, provoque sur tes joues un léger changement de couleur. Le rouge aux joues et une main pudiquement placée devant la poitrine, un pas en arrière, relevée.

« Quelqu’un pourrait vous voir ! »

Et qu’est ce que cela te ferait ? Rien, absolument rien, car enfin, tu ne connais pas cet homme. Tu secoues la tête, désapprobatrice, donneuse de leçons . La langue claque contre le palais et le regard sur détourne. Coin isolé de la plage, presque désert. Il n’y a que vous deux, et votre troisième compagnon déchu, posé tristement dans le sable. Regard attristé.

« Il avait très certainement une famille. »

Phrase chuchotée.

Etrange de se retrouver du côté-ci de la morale. Cela te concerne, de prêt, comme de loin. Car enfin, tu pourrais être la victime, comme tu es si souvent le bourreau. Voilà peut-être ce que l’on est censé penser, ressentir, avant de fondre sur un innocent. Mais à quoi bon songer à de telles choses ? Pourquoi ce loup immense devrait-il ressentir un quelconque remord, quand toi, tu n’en as jamais ressenti aucun ?
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