Bébé canine et écaille de fer | Marius

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Ezio N. Di Scipio
VAMPIRES - THE JAGGED JAWS
OSSATURE: : Il roulait sa bosse comme un mortel depuis trente six ans jusqu'à ce que l'émail le fige pour l'éternité CONTRAT: : Lié à la chaleur des corps trop nombreux qui viennent réchauffer sa couche sans que jamais son coeur ne batte. BESOGNE: : Assasin pour une cause qui fait briller ses yeux. Il traque et tue pour la Mano Rossa, gagnant pour chaque mort une nouvelle félure dans son âme.
ÉCORCE: : Il a été changé seulement trois ans plus tôt, ce qui arrondit son âge à trente neuf ans. Il ne les aura jamais et ne dépassera jamais la trentaine figée dans la glace ÉCHINE: : Dents blanches, sang au menton. Devenu vampire depuis si peu de temps. PRESTIGE: : Voler la vie, d'un coup de dent ou d'un coup de crosse. Une balle en plein coeur, des crocs en plein cou. Il tue avec la grâce du prédateur, avec tous les pouvoirs de l'immortalité. GANG: : Mano Rossa @EFFIGIE: : Colin Farrell par Ambrose (ava') OMEGA (CSS) Feng (gif profil) BAFOUILLES: : 222 PACTE: : 27/06/2017



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Ven 8 Sep - 21:01
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Il avait vu rouge. Trop vite. Sans même réfléchir, comme à son habitude, le vampire avait foncé. Il avait entendu sa nuit, il s'était nourri à même cette satané gorge qu'il ne pouvait quitter sans en comprendre la véritable raison. Il ne l'avait pas transformée, il n'avait fait d'elle une immortelle et il s'était rendu compte avec bonheur qu'une simple morsure ne changeait en rien les mortels. Mais il avait rapidement oublié son pseudo bonheur, enivré qu'il était pas la rage, grisé par le sang qui circulait dans ses veines sans être le sien. Il se sentait puissant, plus puissant que tout ce qu'il avait été. C'était mieux que la coke, il en faisait l’expérience à ce moment précis. C'était l’instinct, et seulement l'instinct qui parlait. La rage et la jalousie du chasseur à qui on avait tenté de voler la proie. Il avait haït la sensation de danger qu'il avait ressentit toute la journée, mêlée à l'impuissance tant les rayons du soleil hurlaient. Il avait détesté, au moment m^mee où il avait mit les yeux sur sa proie, les traces de morsures qui se glissaient à sa gorge, jurant avec celles qu'il avait lui-même apposé. Il ne s'était jamais senti aussi territorial. Il n'y avait aucun sentiment entre la petite brune et lui. C'était simplement qu'il avait posé sa marque. La sienne et pas celle d'une saloperie de sirène.

Il avait quitté Jade tôt, bien avant que le soleil ne commence à pointer son nez. Son téléphone lui avait indiqué 3h41. Dans trois heures, peut-être un peu plus, le soleil daignerait s'éveiller; Ezio n'avait pas hâte. Car ce serait du temps qu'il ne pourrait utiliser à détruire la créature qui avait aussi voler dans son assiette.

Suivant l'odeur, qu'il avait sentit trop profondément sur le corps de l'humaine, il se mit à traquer, ses sens à vif. La colère s'enfonçait dans ses iris devenus aussi sombre que le corps qui battait lentement dans sa poitrine. Ezio n'était pas passé par les toits, gardant une attitude mortelle qui ne présageait rien de bon. Il ne jouait pas ce soir. Il traquait véritablement pour tuer, certain qu'il était de sa suprématie sur celui qui avait osé se nourrir à la gorge de son calice. Il avait créé un lien avec Jade sans le faire exprès, un lien qu'il renforcerait à chaque fois qu'il se nourrirait d'elle. Un lien qui l’entraînait à se battre une fois de plus. Faisant craquer ses phalanges, le vampire vit remonter des souvenirs qu'il croyait avoir oublié. Il s'était battu, si souvent, dans les rues de sa napolitaine native. Il avait détruit des beaux visages et c'était prit des raclées qu'il n'avait jamais oublié tant les séquelles s'étaient toujours faites ressentir. En perdant sa mortalité, Ezio avait perdu les souvenirs qui se rappelaient d'eux-mêmes à lui. Il avait cru oublier. Le simple craquement de ses doigts soufflait un vent chargé de sang.

La sirène était un homme, comme le vampire s'en était douté. Un homme qui se nourrissait ce soir à une autre gorge. L'immortel attrapa ses cheveux, le jetant au loin, sans prendre le temps de se signaler ou de saluer. Le grognement dans sa poitrine faisait office de présentation.

T'as changé de gorge cette fois ? Elle appartient pas à un vampire au moins ? T'as vérifié fils de pute ?!

Agression aussi verbale que physique tant la position du vampire en disait long. Ses crocs, découverts, sa gorge feulant, sa garde haute il n'était pas là pour bavarder. Il laissait une seconde à la sirène pour réagir. Après quoi il lui sauterait à la gorge sans même expliquer la raison de sa haine. La sardine devait bien le savoir. Il avait obligatoirement vu les traces de crocs dans la gorge de Jade.

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Marius L. Vitale
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trentaine apposée sur la paperasse factice, échine piégée entre deux âges. CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté. BESOGNE: : Déposer des pierres précieuses sur les cous dénudés, joaillier alors que le jour défile, artiste de rue lorsque le feu de la soif commence à ravager les entrailles. Crapahuteur au Vatican lorsque la nuit tombe, pour tenter de mieux comprendre les hommes.
ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. Belle gueule juvénile mensongère et factice. ÉCHINE: : Fils de l'ondine dévorant les souffles. Pesce aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, seul maître de mon échine, détournant le regard des bas fonds vers lesquels elle entraine son peuple. @EFFIGIE: : Brendon Urie ❉ CARNAVAGE BAFOUILLES: : 2586 PACTE: : 09/04/2017



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Sam 9 Sep - 8:28

« There's a look on your face I would like to knock out. See the sin in your grin and the shape of your mouth. All I want is to see you in terrible pain. »

Murmure suave de l'ondine qui s'écoule, insuffle son chant. Silence d'une place délaissée aux heures nocturnes alors qu'habituellement envahie par les badauds qui y prolifèrent. Il n'y eut plus que les crasses dégueulant dans les ruelles, temps obscurs où les crocs affûtés se dévoilent, où les jeux de piste et autres parties de chasses s'établissent dans l'ombre et la fraîcheur de la nuit. Quelques imprudents rôdent encore, rares, bien souvent porté par des effluves d'un alcool trop généreux. Pavés désert qui se voit battu par les talons de la belle éperdue logée sous un bras. Ses mirettes aux grands cils de biche s'égarent dans la contemplation de l’œuvre monumentale, l'une des quelques merveilles que Rome avait à vanter, incontestable.

Elle rit, glissant ses doigts dans l'onde fraîche et translucide, écrin d'innocence qui ne voit pas le piège se fermer, aveuglée par sa naïveté humaine. Faim. Elle tiraille la carne, épiderme qui se fane au fil des secondes qui s'envolent. Besoin d'un vermeil et d'un souffle, bête voleuse en chasse, proie cernée, appâtée pour se perdre dans la gueule d'elle-même. Silhouette qui se glisse dans son dos, l'enlace, elle en ronronnerait presque. Quelques mots s'échappent, content une légende désuète et dégueulant de niaiserie à propos des pierres de la fontaine imposante. Syllabes qui finissent par se perdre, se métamorphosent en fredonnement imperceptible, s'immiscent, conditionne, capturent, hypnose délétère, odieux chant marin. Alors les tenailles aiguisées percent, entravent son épiderme laiteux, belle qui penche d'elle-même la tête pour présenter sa nuque en un râle, n'y voyant là qu'un plaisir délicieux. Ivresse sanguine. Elle se perd. Ondine pourpre bienfaitrice ravivant la carcasse, gloutonnerie méritée et exquise, myocarde qui s'éteint, échine de la donzelle sombrant dans une inconscience vaporeuse.

Festin de prince entravé, odieux intrus s'immisçant bien trop furtivement. Poigne qui arrache les crocs de leur prise, entraves les dernières gorgées gourmandes, apprenant les joies d'un vol plané avant d'épouser les pavés quelques mètres plus loin. Geste culotté. Journée de merde. L'individu, parfait inconnu au bataillon, fut foudroyé d'un regard dédaigneux, usant de toute la maitrise et contenance possible pour ne pas lui sauter de suite à la gorge. D'où il sortait ce con ? Le genre à venir vouloir casser des crocs plutôt que de vouloir émettre une discussion. Ses syllabes tranchantes furent d'abord incompréhensibles, visiblement coupable d'un crime qui m'échappait, probablement une histoire de cul.

« Qu'est-ce que tu veux au juste ? J'espère que t'as une bonne raison d'faire ton ridicule petit show et d'interrompre mon repas. » Amertume palpable, sifflement venimeux. Grognement qui fut renvoyé, roulant le long de l’œsophage pour faire écho à celui du vampire qui venait d'apparaître, position offensive adoptée, monstre des eaux qui se voulait hostile, ne comptant certainement pas se laisser entraver par une chauve-souris. Babines relevées et dévoilant les crocs encore emprunts de suc vermeil. Revers de main qui ôte les preuves du délit d'un geste bref, belle dévorée inconsciente au sol. « J'ai croqué ta petite amie ? J'vois que ça. Même si t'es visiblement trop con que pour vouloir m'fonçer dessus près de la flotte. » Rictus carnassier, presque provocateur. Ondine claire prête à se faire arme et tombeau, défendre son enfant, vrombissant presque d'envie de le piéger dans ses tentacules aqueuses. Il n'eut pas l'air de vouloir s'amuser, méfiance envers ce fou furieux qui semblait bel et bien vouloir m'arracher les écailles. La violence ne fut en général pas la solution favorite, préférences données à la manipulation et la fourberie, bien qu'il fallait bien sortir les crocs de temps à autre, souvenir d'un temps où les carcasses de navires furent englouties avec délectation en pleine tempêtes.


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Ezio N. Di Scipio
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ÉCORCE: : Il a été changé seulement trois ans plus tôt, ce qui arrondit son âge à trente neuf ans. Il ne les aura jamais et ne dépassera jamais la trentaine figée dans la glace ÉCHINE: : Dents blanches, sang au menton. Devenu vampire depuis si peu de temps. PRESTIGE: : Voler la vie, d'un coup de dent ou d'un coup de crosse. Une balle en plein coeur, des crocs en plein cou. Il tue avec la grâce du prédateur, avec tous les pouvoirs de l'immortalité. GANG: : Mano Rossa @EFFIGIE: : Colin Farrell par Ambrose (ava') OMEGA (CSS) Feng (gif profil) BAFOUILLES: : 222 PACTE: : 27/06/2017



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Jeu 21 Sep - 17:56
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Cette fois la jalousie n'a plus aucune place. Ezio, au regard qui lui est rendu, à simplement envie de se battre. Il a simplement envie de foncer, de hurler et de détruire quelque chose de beau. En réponse à ses propres peurs, en réponse à ses propres douleurs. C'est cet illustre inconnu qui prendra pour tous. Le vampire n'a jamais détruit une créature de l'eau. Ô, il s'est amusé à faire sortir de ses gongs Poppy. Il s'est amusé à tuer sous son museau pour qu'elle s'en prenne à lui mais elle n'a rien fait. Serait-il un rien masochiste ou alors si certain de sa supériorité maintenant qu'il est devenue une créature immortelle se nourrissant à la gorge des innocents ? Il n'en a aucune foutu idée et à dire vrai, il s'en fiche. Il a juste envie de détruire, pour ne pas se perdre dans des pensées qu'il n'a envie de découvrir. Cette satané sirène a quelque chose de merveilleux en lui, un soupçon qui fait voir sombre à l'Italien. Figé, babines découvertes, il le toise, il écoute. Il ne rugit pas encore, se contentant de gronder. Plus bête qu'animal pour ce soir.

Trop con ? T'es qui pour te permettre ça ? J'men branle de ta flotte et de ce qui va avc. T'as bouffé à une gorge déjà marquée y a pas si longtemps que ça espèce de connard ! T'le sait pourtant qu'faut pas faire chier les vampires.

Il gronde trop, comme un chien qui aboi sans vraiment mordre. Le vampire ne réfléchit pas, sans quoi il aurait prudemment reculé. Poppy est une sorcière plus agréable, de tempérament comme de physique, que la créature devant lui. Elle ne lui ferait pas de mal à son petit vampire chéri. Ezio a bien trop confiance en lui, c'est là son plus violent défaut. Mais il ne recule pas. Ses yeux, naturellement si sombres, se sont encore un peu plus obscurcis. Il n'attends qu'une seconde, qu'un mouvement. C'est un leger gémissement du corps pas encore totalement vidé de sa substance aux pieds de la sirène qui le fait bondir. Il n'attendait pas de l’inattention. Il veut faire mal, il veut frapper.

Ses crocs ne happent que le vent alors qu'il loupe son coup. Grondement violent, visage déformé par les dents qui viennent pointer pour rappeler, un peu plus, qu'Ezio n'est plus vraiment humain. Il n'en a plus rien lui qui n'est plus qu'une chauve souris à moitié consciente de la futilité de sa vie. Elle ne tient pas à grand chose, lui encore nouveau né au milieu de toutes ses créatures déjà dix fois centenaires. Il se rattrape sur ses pieds, déjà en garde, déjà prêt à repartir. Sa patience n'existe pas. Il veut combattre. Il veut faire mal à son adversaire. Il veut le détruire comme il a détruit son égo en touchant à sa proie. Jade a prit déjà pour une première fois mais c'est maintenant à l'auteur de ce crime qu'il veut faire payer le prix. Ridicule petite créature.

Va y ! Fait mumuse avec ta flotte ! Vient putain ! T'm'a foutu en colère et j'te jure que tu vas le payer !

Il voulait faire sortir de ses gongs la sirène. Car Ezio savait, au plus profond de lui, que la rage aveugle était une faiblesse et s'il y été terriblement sensible, il voulait transformé son adversaire en un miroir de sa propre personne pour espérer lui faire mal. Rien qu'une fois. Rien qu'une petite seconde. Faire couler du sang plus salé que la normale. Se plaire de l'entendre hurler de douleur. Juste une fois.

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Marius L. Vitale
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trentaine apposée sur la paperasse factice, échine piégée entre deux âges. CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté. BESOGNE: : Déposer des pierres précieuses sur les cous dénudés, joaillier alors que le jour défile, artiste de rue lorsque le feu de la soif commence à ravager les entrailles. Crapahuteur au Vatican lorsque la nuit tombe, pour tenter de mieux comprendre les hommes.
ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. Belle gueule juvénile mensongère et factice. ÉCHINE: : Fils de l'ondine dévorant les souffles. Pesce aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, seul maître de mon échine, détournant le regard des bas fonds vers lesquels elle entraine son peuple. @EFFIGIE: : Brendon Urie ❉ CARNAVAGE BAFOUILLES: : 2586 PACTE: : 09/04/2017



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Sam 23 Sep - 19:49

« There's a look on your face I would like to knock out. See the sin in your grin and the shape of your mouth. All I want is to see you in terrible pain. »

Regards de pierre qui furent témoins, tritons de granit sonnant le glas inaudible d'un affrontement dont les raisons furent futiles, fontaine majestueuse au eaux claires qui fut sur le point de devenir assassine. Bêtes défendant une proie, vulgaire morceau de viande qui fut percé de crocs affamés, la véritable raison fut animale, instincts premiers, rien de plus. Sangsue terrestre qui défendait son parti et ses biens, s'autoproclamant maître d'une échine étrangère. Calice souillé par quelques écailles conquérantes. Le souvenir d'une brune paumée revint en mémoire, silhouette trouble dans un remous vaporeux qu'avait engendré quelques plaies profondes. Elle eut pitié d'un animal blessé, dégueulé sur un rocher léché par le sel et l'écume, sirène qui s'était empêtrée  dans les pales assassines d'une hélice. Elle fut salvatrice, l'étrange donzelle pourtant détestable, ayant offert sa carne et son vermeil pour raviver la monstruosité échouée. La marque de l'autre côté de sa nuque n'avait été aperçue qu'après coup, empreinte du vampire visiblement venu quémander son dut, défendre son animal de compagnie, sa poche de sang ambulante. Fais chier. Ce fut pourtant pratique, d'avoir un être à disposition qui tendait son cou, offrait son ondine purpurine, lien à la fois envié et dénigré, ne sachant pas réellement si la contre-partie fut agréable, lien indéfectible encombrant. L'hypnose restait probablement mieux.

Haussement de sourcil, effaçant le rictus narquois qui trônait jusqu'alors, réalisant que la chauve-souris fut sérieuse et ne ferait certainement pas de cadeau, crocs affûtés qui rêvaient très certainement d'anéantir les écailles adverses et invasives. Soirée de merde en perspective, forcé d'élaborer un plan pour calmer Dracula. « Je crois que t'as mal compris, c'est ta petite copine qui m'a appâté. Faudrait p'tetre que t'apprennes à ton animal domestique de pas fourrer ses paluches pleines de sang dans la gueule d'une sirène affamée. » Sarcasme qui fut trop tentant, s'échappant de lui-même entre les lippes assassines, crocs luisant dans l'obsidienne nocturne, préférant rester dehors, arborés fièrement.

Voilà qu'il attaque, pathétique tentative qui se solde par un échec, petit impulsif qui fonce tête baissée, retenant un ricanement digne de ce nom. D'où sortait-il celui-là ? Il n'eut en réponse que des mirettes dédaigneuses, égo ravivé de par son essai lamentable, quémandant le grabuge comme le ferait un enfant. A croire qu'il fut nouveau né appâté par la moindre gouttelette sanguine. « Mais c'est que t'en deviendrais presque mignon. » Locution qui s'extirpe en un rictus carnassier, doigts se glissant dans les poches, presque désintéressés, provocation feintée par le désintérêt ambiant, délectable que de jouer un peu plus avec des nerfs qui furent déjà à vif. « M'enfin si t'as vraiment envie que je t'arrache les crocs et te mette ta déculottée du siècle, à ta guise. »

Haussement d'épaules, gestes fluides qui s'en suivent, doigts cherchant l'onde endormie à distance, l'éveillent. Elle se dresse en un serpent délétère sous le murmure insufflé mentalement, élément allié qui ne nécessitait pas de se salir les mains tout de suite, permettant de jouer d'avantage avec la proie qui fut donnée, donzelle à moitié vidée délaissée pour un appât nettement plus gros. Eau furtive qui capture, se saisit du fils de la nuit, se fait piège, emprisonnant ses membres pour entraver ses gestes, l'immobilisant, ne laissant que sa tête à l'air libre. Il ne fut plus que pantin, jouet qui se moquait précédemment du terrain sans même se soucier qu'il put lui porter préjudice. Quel con de s'attaquer à un gros poisson à proximité de flotte. « Toujours pas envie de baisser d'un ton ou t'excuser d'avoir niqué mon repas ? J'ai l'éternité devant moi. Le soleil en revanche... » Approche de quelques pas, enserrant l'emprise et la pression aqueuse. Envisager sérieusement de chercher un moyen de le maintenir tranquille jusqu'à ce que l'aube pointe son museau fut tentant, règlerait le problème purement et simplement, bien que les lieux furent malheureusement un brin trop touristiques.


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ÉCORCE: : Il a été changé seulement trois ans plus tôt, ce qui arrondit son âge à trente neuf ans. Il ne les aura jamais et ne dépassera jamais la trentaine figée dans la glace ÉCHINE: : Dents blanches, sang au menton. Devenu vampire depuis si peu de temps. PRESTIGE: : Voler la vie, d'un coup de dent ou d'un coup de crosse. Une balle en plein coeur, des crocs en plein cou. Il tue avec la grâce du prédateur, avec tous les pouvoirs de l'immortalité. GANG: : Mano Rossa @EFFIGIE: : Colin Farrell par Ambrose (ava') OMEGA (CSS) Feng (gif profil) BAFOUILLES: : 222 PACTE: : 27/06/2017



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Sam 14 Oct - 14:30
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Il le savait. Ezio avait beau mettre les fautes sur la sirène, il savait parfaitement qu'elle n'avait pas agit seule et que Jade y était pour beaucoup. Dieu qu'il a envie de détruire cette créature incapable de ne pas se mettre en danger. Il a envie de l'étrangler, en un geste qui n'aura finalement rien de passionnel. Il a envie de la snetir suffoquée, de se perdre à la voir mourir. Ses pulsions sont presque trop sadiques alors qu'il pense à celle devenue son calice. Et pourtant, malgré toute la haine qu'il éprouve pour la jeuen femme, il ne peut s'empêcher de se battre. Elle lui appartient et à lui seule ! Sa gorge est marquée des crocs de l'immortel et il doit faire un exemple pour se prouver quelque chose. Il aurait pu intervenir de loin, perché sur une tour, confortablement installée, un simple sniper à la main. Et tirer. Voir exploser la cervelle de la sirène, voir la matière grise couvrir les murs. Il n'aurait pris aucun risque. Mais il aviat besoin de sentir ses phalanges craquer sous les coups, il avait besoin de montrer son visage pour que jamais plus l'autre ne recommence. Il n'en voulait pas vraiment à la vie de la créature sortie de l'ondine. Il voulait juste lui faire suffisamment mal pour lui passer l'envie de recommencer.

Ezio grogne alors qu'il loupe sa proie. Il frémit, comme un félin devant un animal qu'il rêve d'égorger. Ses doigts ne forment plus des poings, bien plus ouvert pour permettre à ses ongles de devenir des griffes. Ses crocs dévoilés forment un sourire alors que ses yeux ne deviennent plus que deux fentes. L'animal a prit le pas sur l'homme, s'enfonçant dans le coeur du jeune vampire.

Le voilà qui joue avec l'eau. Le sourire d'Ezio, devenu plus grand, disparaît brutalement alors qu'il la sent l'attirer, le saisir entre ses pattes contre lesquelles il ne peut lutter. Elle est bien plus souple, s'étirant quand il veut frapper. Il ne heurte aucune surface dure, ne comprend pas. Ses poings s'enfoncent dans l'ondine comme dans du beurre et il ne cherche pas à réfléchir. Non, il veut frapper encore; Il veut frapper plus fort. Quel imbécile qu'il fait, quel spectacle pitoyable qu'il offre. L'homme se débat comme un animal contre quelque chose d'intengible.

Va t'faire foutre ! Sois un homme, bat toi putain ! Au lieu de jouer au prince des océans ! J'tai niqué ton repas ? Avec plaisir ! T'ma niqué ma proie connard !

D'autres noms d'oiseaux s'échappent de ses lèvres, alors qu'il lui ordonne de le descendre. De toute manière, il ne peut rien faire d'autre Il se débat, contre les liens liquides qui le maintiennent. Il grogne, il feule. Mais il doit bien s'en rendre compte : il est impuissant face à la sirène.

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Marius L. Vitale
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trentaine apposée sur la paperasse factice, échine piégée entre deux âges. CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté. BESOGNE: : Déposer des pierres précieuses sur les cous dénudés, joaillier alors que le jour défile, artiste de rue lorsque le feu de la soif commence à ravager les entrailles. Crapahuteur au Vatican lorsque la nuit tombe, pour tenter de mieux comprendre les hommes.
ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. Belle gueule juvénile mensongère et factice. ÉCHINE: : Fils de l'ondine dévorant les souffles. Pesce aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, seul maître de mon échine, détournant le regard des bas fonds vers lesquels elle entraine son peuple. @EFFIGIE: : Brendon Urie ❉ CARNAVAGE BAFOUILLES: : 2586 PACTE: : 09/04/2017



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Dim 15 Oct - 18:31

bébé canine & écaille de fer
Ezio & Marius

« There's a look on your face I would like to knock out. See the sin in your grin and the shape of your mouth. All I want is to see you in terrible pain. »
Misérable. Échine pâle prise au piège dans la cristalline délétère, fils de la nuit, sangsue terrestre, devenant proie fragile en son piège. Il eut beau montrer crocs et griffes, il fut désormais semblable à une algue voguant dans les flots, subissant le courant, neutralisé. Bavardage qui s'échappe encore de ses lippes, culot de continuer les provocation malgré sa situation, égo et mâle à la cervelle qui peinait à réfléchir avant d'agir ne réalisant pas le bordel dans lequel il venait de se fourrer, tout droit dans une gueule emplie de tenailles affûtées avec soin. « Ça t'arrive de la fermer et réfléchir avant de te la ramener inutilement ? » Soupir, alors que les doigts glissent dans les poches, désintéressés, y trouvent refuge, contemplant la prise d'avantage animal qu'humanoïde non sans une certaine satisfaction. Il en fut presque beau, dépourvu de sa liberté, commençant à comprendre l'attrait qu'éprouvaient les humains pour leurs animaux de compagnies et autre lubies d'enfermement des autres espèces en tout genre.

Si l'amusement fut d'abord de mise, délectable, il en devin rapidement agaçant, poisson se lassant déjà du jeu insufflé, rictus carnassier se dissipant, au profit d'un faciès grave, emprunt de dédain, neutralité sans faille alors que la bête en face eut démontré qu'il ne fut pas bien hostile face à son échec. Le genre de cabot qui aboyait fort pour montrer ses crocs, se faire impressionnant au possible pour éveiller les craintes, mais ne parvenait guère à mordre. Il n'eut pas trouvé la bonne victime cette nuit. « J'ai franchement pas envie de me salir les nageoires pour quelque chose d'aussi insignifiant. » Raison futile à l'origine, coupable qui ne fut pas en partie le bon, blâmant celui qui fut appâté plutôt que l'échine humaine infidèle. Lieu qui ne se prêtait pas à ce genre de grabuge de toute manière, alors que quelques passants purent encore se faufiler pour profiter du calme nocturne, prêt à les envoûter dans un doux fredonnement trouble si cela arrivait.

Le poing s'abat, se fait roc, percute la mâchoire adverse avec l'optique de lui briser ses foutus crocs dont il fut si fier. Oh ils repousseraient, mais les l'édenter temporairement fut jubilatoire. Paume s'approchant ensuite, enserrant sa gorge avec fermeté, ambre dilaté des mirettes le soutenant avec férocité. Sifflement venimeux qui s'échappe des babines, face à l'évidence qu'il ne s'arrêterait pas sans avoir été calmé, ondine qui se fait plus calme, retombe lourdement, libère ses membres, pas réellement le moment de gaspiller de l'énergie. Impression qu'il fut un gosse, nouveau né, se devant d'avoir une leçon pour respecter ses ainés, une histoire d'éducation ridicule. Ongles qui s'enfoncent dans sa chair blafarde, se font griffes, écailles aiguisées perlant sur le derme des avant-bras, cuirasse nocturne présageant l'hostilité. Il fut jeté avec violence, carcasse envoyée sur le pavé, espérant qu'il ait de bons réflexes sous peine de se briser quelques os. « Me force pas à recommencer et poursuivre. » Doute que cela lui suffise, mais maigre espoir qu'il fut assez raisonnable que pour courber l'échine et mettre les voiles, leçon apprise. « Allez dégage. » Grondement qui roule, en deviendrait presque feulement assassin, posture offensive, eau bouillonnant, lui laissant une chance de ne pas faire d'avantage le con.
(c) DΛNDELION

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Bébé canine et écaille de fer | Marius
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