Ca ne va pas se passer ainsi!

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Fausto Oldoïni
VAMPIRES - THE JAGGED JAWS
OSSATURE: : 38 ans CONTRAT: : Célibataire BESOGNE: : créateur et directeur d'une boîte d'évènementiel
ÉCORCE: : 200 ans ÉCHINE: : Vampire @EFFIGIE: : Tom Ellis, Praimfaya BAFOUILLES: : 15 PACTE: : 23/08/2017



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Dim 10 Sep - 14:08
Ca ne va pas se passer ainsi!
Gants ? Check. Lunettes de soleil ? Check. Parapluie noir opaque ? Check. Bien, il semblerait que je sois prêt pour faire une petite sortie en ville de jour. Oui, de jour. Non, je ne suis pas encore devenu suicidaire (autrement je ne prendrais pas toutes ces précautions pour éviter les rayons du soleil), mais là il y avait urgence. Une urgence du type impossible à repousser plus longtemps. J’ai été indulgent, bien plus que lui ne l’a été avec les affaires de Tiffany Houston, mon alter égo féminin, mais j’ai moi aussi mes limites. D’abord une autre sirène qui s’immisce dans cette maison sous les traits de la femme de ménage, alors que nous n’en n’avions pas besoin enfin ! Puis…Ca. Non, là, il a dépassé les bornes, ça ne va plus. Plus du tout. Et je compte bien lui faire comprendre mon mécontentement. Je sais qu’il travaille à cette heure alors que moi non, contrairement à la nuit où j’effectue le gros de mon travail officiel ainsi que mon petit plaisir de fin de soirée. C’est bien pour cela que je dois me déplacer jusqu’au centre afin de pouvoir le trouver et lui souffler un peu dans les branchies.

Je descends au garage, bien caché au sous-sol, et monte dans ma voiture aux vitres teintées, traitées spécialement pour ne pas laisser filtrer les UV, et démarre sur les routes de Romes, en direction de la boutique de ce cher Marius. Oui, sentez le sarcasme et l’ironie dans mon ton, car là, je bous, vraiment, je bous. J’aurais bien aimé bouillir pour tout autre chose avec Marius, mais je ne dois pas être son genre que voulez-vous, mais là n’est pas la question. Les routes sont fréquentées et je vais peut-être plus vite que strictement nécessaire (ou légal), mais je m’en fiche, ce n’est pas comme si je n’avais pas les réflexes nécessaires pour conduire à une telle vitesse et j’avais choisi la voiture adéquate pour ce genre d’exercice.

J’arrive dans le centre et me gare aussi près que je le peux de la boutique de Marius, mais je suis bien à deux pâtés de maison de là tout de même. Satanés touristes ! J’attrape le parapluie se trouvant sur le siège passager et je le sors en premier de la voiture avant de sortir, bien à l’abri des rayons nocifs du soleil. J’avance dans les rues de Rome comme si ces dernières m’appartenaient, mon assurance retournant les têtes et ma mauvaise humeur visible écartant les gens de ma route. Mieux valait effectivement pour eux qu’ils ne restent pas sur mon chemin. Bientôt, la boutique est en vue et je sens la colère grimper à nouveau en moi. J’avance et repli mon parapluie quand je suis sous le porche, soumettant ma nuque au néfastes rayons juste le temps de pousser en grand les portes de l’endroit, ma présence ne passant pas inaperçu et je remarque une petite dame présente, mais tant pis. De toute façon, c’est toujours mieux avec une audience.

"MARIUS LUCIUS VITALE. Comment oses-tu me faire ça à moi ?!" je m’avance vers le centre de la boutique, me forçant à garder les yeux braquer sur mon colocataire et non pas à me perdre à observer tous les magnifiques bijoux qu’il peut confectionner "Je veux dire, on est peut-être pas dans un accord parfait, mais déjà que je n’ai rien dis à propos de la petite là, mais alors maintenant tu me ramène…Ca ! Non, non, non, là ça ne va pas être possible. Tu sais ce que les gens comme elle font aux gens comme nous ? J’ai encore de belles années devant moi et Tiffany aussi, alors non c’est –" soudain je vois ce que Marius montrait à la dame et lève les yeux au ciel, mais c’est comme si on avait dégonflé un ballon soudain "Allons, ma belle, avec ton teint et tes yeux ce n’est pas ça qu’il te faut. Essayes plutôt…" mon regard parcours les diverses parures du regard et lui en désigne une "Ceci, ça sera parfait sur vous."
avengedinchains
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Marius L. Vitale
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trentaine apposée sur la paperasse factice, échine piégée entre deux âges. CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde sel qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté. BESOGNE: : Précieuses qui étincèlent de leurs éclats délétères, joaillier aux phalanges habiles ornant les nuques de gemmes. Murmures et secrets glanés ou soufflés, informations échangées, babines fourbes crapahutant à la cité sainte une fois le crépuscule tombé.
ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. Belle gueule juvénile mensongère et factice. ÉCHINE: : Fils de l'ondine et des abysses dévorant les souffles. Piranha aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, désolation d'un poisson avisé maître de son échine, détournant le regard des bas fonds dégueulasses. @EFFIGIE: : Brendon Urie ❉ faust (ava) / DΛNDELION (gifs/aes) BAFOUILLES: : 2942 PACTE: : 09/04/2017



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Mar 12 Sep - 16:23
 

« bitch please »

Ravageur. Rictus qui s'étire sur les lippes, belle gueule appâtant d'entrée, mirettes capturant les saphirs de la donzelle errante au beau milieu des gemmes qui dégueulent leur opulence. Éclats givrés qui furent lueur ambiante, précieuses en tout genre qui cherchent à rivaliser avec l'astre diurne qui irradie à l'extérieur. Joaillerie dans la pénombre, loin de la fournaise méditerranéenne, oasis égaré dans les ruelles. La climatisation en deviendrait presque excessive, certain qu'elle eut déjà provoqué quelques maladies par les contrastes. Qu'importe, caprice égoïste d'un poisson détestant la chaleur estivale. Maudite saison, partagée entre canicule et tourisme proliférant sur les plages, limitant les allées et venues dans la méditerranée saline et manquée.

Talons qui claquent, raisonnant entre les écrins, cliente esseulée au regard vagabond, émettant le souffle d'une requête au bout de quelques secondes. Délicieuse brune aux longs cils dont les vibrations de son palpitant parvinrent presque à provoquer les flammes d'une soif assoupie, épiderme laiteux dans lequel les crocs s'enfonceraient comme s'il s'agissait de beurre, salissant son échine pour en dérober le vermeil. Gants immaculés dénichant quelques éclats dans leurs écrins de velours, les étalant sur le verre du comptoir. Nuque qui fut dégagée de façon millimétrée gestes méticuleux connus et maitrisés à la perfection, pourtant interrompus dans leur lancée. Double paires d'iris s'apposant sur l'élément perturbateur dans un même écho.

Furie qui débarque, entrée fracassante et pour le moins inattendue du vampire au beau milieu de la journée. N'avait-il donc pas peur d'être réduit en cendre à cette heure ? Excentricité de plus à ajouter aux dédales, rien ne fut plus véritablement étonnant venant de la part de Fausto, sensation que tout avait déjà été vu, ne comptant plus le nombre de fois où les doigts s'étaient apposés sur les tempes en un soupir d'exaspération comme à cet instant précis, honteux de le voir débouler de la sorte devant la cliente, anéantissant d'avance toute tentative de piège et autre appâts. Elle ne serait visiblement pas repas éperdu dans les draps de satin après quelques coups de reins sulfureux.

Voilà qu'il crache son venin, risquant sa peau à la lueur diurne pour piquer une quelconque crise. En rester pantois une seconde, culot de venir entre-couper une séance de travail et de s'en mêler, déballant sa frustration face à une jeune femme. « Cesse de faire tes simagrées devant mademoiselle, c'est indécent. » Réplique sèche et d'un calme déconcertant, d'avantage blasé qu'autre chose. Elle prend peur la belle brune, mal à l'aise face à l'étrange discussion qui s'appose, préférant visiblement se retirer, entamer une fuite vers la sortie, observant le galbe de sa silhouette disparaître avec amertume et refermer la porte. Peu de chance qu'elle revienne. « Adieu le repas. » Pensée qui s'extirpe en un murmure, soupir et grimace.

Irritabilité, affrontant désormais le vampire du regard, bagatelle habituelle que d'être confronté à ses enfantillages. « Tu te comportes comme un enfant emprunt de jalousie et qui réclamerait de l'attention. » Voilà ce qu'il semblait être, ne supportant visiblement pas de ne plus être le seul égaré ramené après avoir quémandé de l'aide. Bien qu'à l'ordinaire ce furent des créatures, non des cabots de l'Opus Dei en perdition comme ce fut visiblement l'objet de la reproche. « Comme si une petite chasseresse de rien du tout allait te faire peur. Elle ne va pas te faire de mal. » Sourcil qui se hausse, rangeant les parures sorties avec soin avant d'ôter les gants immaculés visant à ne pas les abîmer d'une quelconque trace. Bras qui se croisent fermement, reprenant l'affrontement.



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Fausto Oldoïni
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Lun 25 Sep - 14:37
Ca ne va pas se passer ainsi!
Indécent ? Indécente ?! Bon Dieu, dîtes-moi qu’il plaisante ? Mais je vais vous dire ce qui est indécent moi, c’est qu’il accepte de m’aider quand des chasseurs ont bien faillit m’avoir il y a un moment de cela, me laisse l’installer chez lui avec tout ce qu’il faut pour Tiffany, qu’il faudra peut-être que je fasse sortir ce soir d’ailleurs, histoire de changer un peu. Je lève les bras au ciel en même temps que les yeux, agacé par la nonchalance avec laquelle il prenait cela au départ. Non mais franchement. La cliente fuit cet échange et c’est tant mieux pour le moment, même si, je me doute, Marius va encore me reprocher d’avoir fait fuir un client (voire un repas, connaissant la sirène en face de moi). J’agis peut-être comme un enfant en mal d’attention, mais lui se comporte comme un tyran égoïste. Et puis il n’a pas à s’en étonner, il commence à me connaître suffisamment pour savoir que je suis en constante demande d’attention, je ne suis pas devenue créateur d’évènements juste pour le plaisir d’hurler des ordres et de permettre à mon fashion sense de s’exprimer en – presque – toute liberté, enfin ! Je faisais partie de cette noblesse dorée de l’Italie, celle que tout le monde regarde et envie. Qu’il ne s’étonne pas, dans ce cas.

Et en plus, il a le culot de me dire que cette fichue chasseresse de l’Opus Dei ne me ferait rien ? Ha ! Elle est bien bonne celle-là. Ne pas m’en méfier ? A-t-il cru que j’étais né de la dernière pluie ? Bon sang, soit ses neurones se désagrégeaient avec les années qu’il prenait, soit il était bien plus naïf que je ne lui créditais. Ou pire encore, mais je ne pouvais envisager cette possibilité, non, pas Marius. Je fais quelques pas en avant, posant mes mains sur les vitrines du joaillier, et m’exprime à nouveau, exaspéré.

"C’est là où tu laisses les apparences te séduire Marius darling. Les chasseurs, quels qu’ils soient, sont des machines à tuer, enfin ! Ne te laisse pas tromper par sa petite bouille d’humaine à peine sortie de la puberté et de sa fine stature, je suis sûr qu’elle prévoit d’attendre que tu dormes, bien enroulé dans ta certitude qu’elle ne te veut pas de mal et puis…" je fais un bruit significatif d’une lame tranchant quelque chose "Plus de Marius Vitale. Ni de moi si on va par-là, parce que je doute qu’elle laisse un vampire comme moi en vie, soyons honnête." Je me redresse, réajuste ma veste de costume noir de gestes courts précis "Alors je te préviens Marius, la garder chez toi est une très, très mauvaise idée. Mais si tu tiens à poursuivre cette voie de suicide assisté, je n’aurais pas d’autre choix que de retourner chez moi."

Oui, pour moi, cela semblait une menace bien réelle. Après tout, ma compagnie était quelque chose à apprécier.
avengedinchains
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Marius L. Vitale
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OSSATURE: : Trentaine apposée sur la paperasse factice, échine piégée entre deux âges. CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde sel qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté. BESOGNE: : Précieuses qui étincèlent de leurs éclats délétères, joaillier aux phalanges habiles ornant les nuques de gemmes. Murmures et secrets glanés ou soufflés, informations échangées, babines fourbes crapahutant à la cité sainte une fois le crépuscule tombé.
ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. Belle gueule juvénile mensongère et factice. ÉCHINE: : Fils de l'ondine et des abysses dévorant les souffles. Piranha aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, désolation d'un poisson avisé maître de son échine, détournant le regard des bas fonds dégueulasses. @EFFIGIE: : Brendon Urie ❉ faust (ava) / DΛNDELION (gifs/aes) BAFOUILLES: : 2942 PACTE: : 09/04/2017



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Lun 2 Oct - 19:57
 

« bitch please »

Roc, granit de chair qui s'impose, bras croisés, sourcil se haussant, anticipant un drame et de longues tirades dignes d'une tragédie grecque. Il fut apprécié, le fils de la nuit ancré dans les dédales d'une demeure dégueulant son opulence, excentricités ô combien agaçantes qui parsemèrent pourtant quelques miettes inattendue dans une éternité morose sur le bitume où les jours finissaient par se ressembler. Il effrayait, le temps passé, le décompte des siècles pesant sur la carcasse, ceux qui promettaient de venir, l'ennui fut l'ennemi juré, à abattre de sang froid, persuadé qu'il ferait venir la folie s'il prenait un tant soi peu ses aises aux ongles crochus, se liant à l'amertume de la terre ferme, la crainte de devoir y demeurer encore et toujours, alors que l'exil ne devait être que temporaire. Tristesse que d'être le témoin d'un déclin qui perdurait et allait de mal en pis, fils de l'onde dégueulé sur un tarmac sordide et détestable.

Retour à la réalité, grimace alors que ses paluches s'apposent sur une vitrine translucide et dépourvue de traces, joaillier méticuleux qui en deviendrait maniaque à l'excès, se doit d'avoir une devanture impeccable, commerce prisé par une élite qui n'accepterai en rien une vulgaire trace de doigt maladroite, antre où les touristes furent affublés de regards accusateurs et dédaigneux, priés silencieusement de mettre la poudre d'escampette, à moins que la faim ne soit dévorante. Bref ricanement succinct, alors qu'il reprend, émet son inquiétude qui fut pourtant bel et bien légitime, étant le premier à jouer d'un minois qui fut gueule d'ange aux grands yeux de cocker paumé pour appâter dans les crocs, user de la ruse pour mieux mordre et déchiqueter les carnes, sirène qui se joue des séduits, appâte, use de ses charmes, engeance d'une peuplade trompeuse et de beaux diables chanteurs. « Tu semble oublier que ce genre de jeu m'est coutumier. Je sais à quoi j'ai à faire derrière son minois de poupée angélique. » La réplique fut presque désintéressée, prenant presque un malin plaisir à le contredire, bien que cela enclencherait très certainement de nouvelles tirades dans cette pièce de théâtre grotesque.

« Elle ne sera plus chasseresse pour longtemps. Ce n'est qu'une gosse qui a été enrôlée trop jeune, qui commence à comprendre les subtilités qui se planquent derrière les crocs et éprouver de la culpabilité. Elle ne partira pas, elle a besoin d'aide. » Locution qui reprend, tout à fait sérieuse, iris ambrées s'encrant dans les siennes, fermes. Il fut nuancé, l'avis quant à l'odieux Opus Dei, à ces chiens destructeurs et tout aussi avides de vermeil que les bêtes qu'ils traquaient. Ils ne furent que victime, idées imposées dans leurs esprits trop jeunes, profitant de leurs faiblesses, jouant avec leurs peurs, pantins façonnés de manière à se faire hostiles, à exécuter des ordres absurdes. La méfiance fut longtemps le maitre mot en compagnie de Vergile, rousse sulfureuse refusant d'abandonner ses armes en la présence d'une bête, peu importe ses intentions pacifiques ou encore le fait qu'elle l'eut sauvé à plusieurs reprises. La confiance fut cependant gagnée, petit à petit, serpent venimeux qui parvint toujours à ses fins. « Les clichés veulent que les vampires soient tous vêtus de noirs, maléfiques à souhait, à se lamenter sur leur sort en trainant dans des tombes pour attendre la nuit, or tu en es loin si je ne m'abuse. » Ton sarcastique, lui donnant le fond de la pensée par une pique qu'il eut mérité, maigre vengeance pour son irruption et la fuite de la donzelle qui aurait dut servir d'amuse-bouche.

Pourtant, une phrase vint irriter l'air de vainqueur, l'entravant d'une grimace, mirettes arrondies le questionnant du regard. « Wow, une minute. Chez toi ? Tu veux dire une vraie maison ? Ailleurs ? Tu te fiches de moi Fausto ? Tu veux dire que je t'ai dans le nageoires depuis belle lurette alors que t'aurais pu disparaître tranquillement ? » Le ton s'obscurcit au fur et à mesure, crocs aiguisés menaçant de percer, retenant un maigre feulement qui voulut s'extirper. Impression d'avoir été mené en bateau, qu'il se jouait d'une hospitalité qui lui fut offerte en un moment de faiblesse. « Qu'est-ce que tu attendais de moi au juste ? Que je sois ton putain d'animal de compagnie pour passer le temps ? » Ils tranchent, les mots, couteaux, bras se déliant pour lui faire écho, paumes s'apposant sur le verre givré de la vitrine, exigeant une excuse et réponse valable.



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Fausto Oldoïni
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Lun 16 Oct - 10:25
Ca ne va pas se passer ainsi!
Je lève les yeux au ciel avec un soupire dramatique. Et c’est en empruntant les chemins que l’on connaît le mieux que l’on risque le plus d’avoir un accident de voiture. Merci Marius pour cet argument qui ne veut rien dire, mon chou. Ou du moins, qui ne veut rien dire pour moi. Je ne suis pas sensible au charme de ta petite rouquine, et ce ne sont pas ses grands yeux de biches ou son sang (que je ne toucherais pas, j’ai des standards tout de même) qui me feront changer d’avis envers elle, non, on et re-non. Elle est une humaine, certes, avec les faiblesses et les failles inhérentes à ces derniers, mais elle reste une chasseuse bon dieu ! Je m’agace autant que je l’agace lui, je le sens bien et je ne sais pas si nous serons toujours amis après cette conversation, mais il fallait que je lui ouvre les yeux sur les dangers dans lesquels il se jette sans réfléchir plus longuement.

J’aurais pu lui dire tout cela, mais je pense que ça reviendrait à pisser dans une contrebasse, ce qui n’arrangerait les affaires de personne tout en abîmant un magnifique instrument de musique qui n’a rien demandé à personne, alors, dans un nouveau soupir, je me tais et le laisse continuer de m’expliquer par A+B qu’il ne risque rien avec cette gamine, qu’elle cherche à se repentir de ses péchés envers les créatures de notre monde, que son parcours de chasseur n’est qu’une erreur de jeunesse. Ha ! Et moi je suis le petit jésus en culotte de velours, mais bien sûr ! A d’autres mon beau Marius. Je lève les bras au ciel et fais quelques pas dans la boutique, hésitant presque à aller tourner le panneau en position « Fermé » afin de garantir la pérennité de notre tranquillité, mais m’en abstient.

"Mais c’est le monde à l’envers ! C’est l’hypnotiseur hypnotisé !" mon ton part un tout petit peu dans les aigües, cette voix que je réserve habituellement à mon alter-égo féminin, mais qui, parfois quand je pars un peu en live, montre le bout de son nez "Qui te dit que ce n’est pas une tactique pour s’infiltrer, pour en apprendre plus sur toi et les tiens et ensuite engendrer un génocide de masse ? Car crois-moi, ce n’est pas une idée si farfelue quand on entend certains de leurs chasseurs !" sa réplique sur les clichés me tire un bruit offusqué "Mais je ne te parle pas de clichés, mais de faits documentés ! Et par ailleurs, à une époque on n’avait pas le choix, l’évolution a du bon malgré tout."

Puis vint l’explosion à laquelle je ne m’attendais pas vraiment. Ce qui explique pourquoi, lorsqu’il commence à me demander si j’ai un chez moi, je cligne des yeux comme un poisson dans son bocal, non pas gêné, mais étonné. Je le laisse terminer et hausse simplement les épaules.

"Bien évidemment que j’ai un chez moi. Je suis Italien de souche mon petit poisson, ma famille a été une famille très influente durant le 18ème siècle. Certes, pas exactement à Rome, mais j’avais tout de même une cousine qui a fini Comtesse de Castiglione. Evidemment que j’ai un chez moi. Dans les quartiers Nord, même pour être précis." A la notion d’animal de compagnie, je ris, très fort, si bien que j’en ai mal aux côtes au bout d’un moment "Toi ? Un animal de compagnie ? Allons, je suis peut-être excentrique, mais pas totalement dérangé. Si j’avais essayé je m’en serais mordu les doigts, ou plutôt, tu t’en serais chargé pour moi. Non, je n’attendais rien de spécial de ta part, hormis peut-être un peu de compagnie ? Mais pas au sens animal de compagnie, enfin. Au sens, cousin éloigné ?" je hausse à nouveau les épaules, ce qu’il peut faire des drames pour pas grand-chose "Je pensais effectivement repartir quand mes blessures auraient été guéries, mais…J’aime bien passer du temps avec toi, donc je suis resté. Ma maison est entretenue par une femme de ménage et je passe régulièrement récupérer les quelques lettres qui n’arrivent pas à la boîte d’évènementiel. Mais j’ai toujours participé aux frais et tu le sais."

Qu’il ne commence à croire que j’ai abusé de son hospitalité par pingrerie, car ça n’est pas le cas.
avengedinchains
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Marius L. Vitale
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trentaine apposée sur la paperasse factice, échine piégée entre deux âges. CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde sel qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté. BESOGNE: : Précieuses qui étincèlent de leurs éclats délétères, joaillier aux phalanges habiles ornant les nuques de gemmes. Murmures et secrets glanés ou soufflés, informations échangées, babines fourbes crapahutant à la cité sainte une fois le crépuscule tombé.
ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. Belle gueule juvénile mensongère et factice. ÉCHINE: : Fils de l'ondine et des abysses dévorant les souffles. Piranha aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, désolation d'un poisson avisé maître de son échine, détournant le regard des bas fonds dégueulasses. @EFFIGIE: : Brendon Urie ❉ faust (ava) / DΛNDELION (gifs/aes) BAFOUILLES: : 2942 PACTE: : 09/04/2017



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Dim 12 Nov - 18:14
 

« bitch please »

Soupir. Phalanges qui se portent aux tempes alors qu'il recommence à jacasser. Détestable que de savoir qu'il eut en partie raison, suicidaire que de constamment pactiser avec l'ennemi, apposer des contrats invisibles et autres magouilles dans l'ombre de supérieurs avisés. Langue de serpent, poisson se faisant reptile pour mieux tourner les choses à son avantage, trouver une ancre et un repère peu importe le camp et la situation, il y eut toujours des individus redevables. Funambule risquant de se casser la gueule sur le bitume à tout instant, statue de sel qui donnerait merveilleusement bien dans la collection de traitres et autres déserteurs de la matriarche à tête couronnée dont les odieuses tentacules cherchent à maintenir fermement ses enfants. « Ne sois pas stupide, je suis loin d'être un appât à requins, il y a mieux comme fretin à pêcher pour pister un nid de sirènes. » Véridique. Loin d'être à la tête de l'une des ramifications de la détestable Cuore Nero, sirène solitaire qui ne planquait que quelques rares égarés dégueulés dans les ruelles et délaissés à leur sort, loin de fréquenter quotidiennement ses pairs, tendance nette et précise à les esquiver au possible. Discrétion demeurant le mot d'ordre. Cible médiocre se planquant derrière ses maigres accords avec le Vatican et autres magouilles donc.  

Bombe larguée, pression de plus en plus intense sur le verre de la vitrine, phalanges contrariée au même titre qu'une mâchoire qui se crispe. Voilà qu'il eut un domicile étranger, avouant, la vile sangsue nocturne qui ne s'était évidement pas vanté de sa fortune, abusant des lieux au point de l'emplir d'un amas de choses ridicules et ô combien détestables lorsque la situation ne s'y prêtait pas, loin de saisir ce genre d'humour. Des vices encombrant qui eurent bien souvent anéantis la crédibilité lorsque les repas furent appâtés, ramenés en un murmure pour être consumés avant consommation, donzelles faisant face aux excentricités exposées lorsque les accessoires ne furent pas oubliés, prenant peur. Oh combien de chasses ratées qui se soldèrent par une hypnose délétère, tricherie détestable qui ôte tout l'aspect sportif et entrave l'égo.

Profonde inspiration, phalange regagnant leur position sur les tempes, à croire que le geste fut coutumier lorsque Fausto fut dans les parages. « Donc si je comprends bien, tu restes là tout ça parce que tu manquais de compagnie à l'image d'un vieux célibataire incapable de rester seul. Tu ne veux pas qu'on termine directement dans un pieu pendant que tu y es ? Ça permettrait de passer outre l'étape du "j'aime bien passer du temps avec toi." » Sarcasme à peine voilé. « Et c'est maintenant que tu n'y trouves plus avantage parce qu'une chasseresse rôde que tu le dis. Tu avoueras que ça sonne comme du profit. » Mais qu'est-ce qui m'as pris de te garder dans les nageoires aussi longtemps sans te mettre à la porte ? Interrogation qui plane, demeure muette, idiot de ne jamais vraiment avoir enquêté sur sa condition. Sifflement, les aiguisées pointes d'elles-mêmes, tenailles affutées qui percent les gencives, exposées avec amertume, oubliant que le lieu fut encore ouvert et qu'un client potentiel put surgir à tout moment malgré l'aura négative s’émanant des lieux. « T'as deux minutes pour me convaincre de ne pas t'infliger le supplice de la goûte d'eau en te gardant captif dans une grotte durant les trois prochain siècles. » Extrapolation bien entendu, lien qui fut qualifiable d'"amitié" bancale malgré tout, d'avantage partagé entre l'agacement et le terriblement sentiment d'être blasé, n'étant au fond pas si étonné que ça venant de sa part.

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