You might kill me with desire (18+)

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You might kill me with desire (18+) - Jeu 14 Sep 2017 - 6:41
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embryon
embryon


EFFIGIE : Sam Heughan
BAFOUILLES : 52
PACTE : 30/08/2017


OSSATURE : Il a écoulé plusieurs années déjà à son compteur, mais il se rappellera toujours son trente et unième anniversaire, en mai, alors qu'il devint lycanthrope.Désormais, ce mois de réjouissance n'est plus ce qu'il a jadis été, assombri par cette part d'ombre qui la suivra à tout jamais.
CONTRAT : Adrian était fiancé à une jeune femme qu'il aimait, et qu'il aime toujours éperdument mais dont les récents évènements l'ont incité à s'en détacher, à s'en tenir loin. La protéger, voilà tout ce à quoi il aspire désormais. Le protéger de lui encore plus.
BESOGNE : Chasseur féroce pour l'Opus d'antan, désormais pauvre âme égarée en quête de besogne.
ÉCHINE : Lycan, un mordu égaré qui ne désire que faire qu'un avec l'ombre.
PRESTIGE : Toutes les capacités qui viennent inévitablement avec le fait qu'il est désormais un loup renard. Une force décuplée, une regénération des cellules, un vieillissement tardif... Ce sont là que des mots qui pèse lourdement sur sa cage thoracique.
GANG : Ancien membre de l'Opus, désormais un loup solitaire il ne cherche pas à prendre place dans un clan pour le moment.
CREDIT : Gorgeousmali
You might kill me with desire
Adrian & Tessa

Wind me tighter than a wire.It's something that you do to me,i run away like mercury.And I know you think it's rough, when you're try'na patch us up and I say honey what is love? I'm sorry,so sorry for what i've done. ✻✻✻  Une autre transformation douloureuse s'était entamée. Cette fois, je n'avais pas eu le temps de me rendre dans les bois. J'avais acheté ma transformation aux limites de la Sainte Cité tout près de mes anciens camarades de chasse. Quel sombre idiot, d'avoir voulu voir Tessa une dernière fois avant que cette satanée lune ne se pointe la nuit tombée. Malheureusement, je n'eus pas le temps de me rendre au musée avant de voir transpercer mes ongles de grandes griffes acérées pouvant faire saigner des jugulaires en une seule tranchée, très vite mon corps fut recouvert d'une épaisse fourrure s'apparentant à la robe d'un majestueux renard. Sauf que ma robe était d'un roux plus auburn que tirant vers l'orange, il y avait même de  légères pointes de doré, notamment sur mon ventre et l'intérieur de mes pattes. Je m'étais vu dans un reflet, vous savez... Cela m'effraya à un tel point que lorsque je repris ma forme humaine je m'en souvins encore, alors que j'avais tendance à tout oublier durant la nuit qui succède à la pleine lune. Je ne savais pas si c'était normal, ou si j'étais l'exception de mon espèce. Je savais seulement qu'il arrivait parfois aux loups que l'on attrapait de clamer leur innocence alors que ces derniers étaient recouverts du sang, et parfois même des tripes de leurs victimes. Maintenant passé de l'autre côté, je comprenais un peu mieux les enjeux, l'horreur aussi que pouvait apporté cette autre " nous " qui errait dans la nuit, qui tuait parfois aussi. Voilà pourquoi, depuis quatre pleines lunes, je cherchais à fuir dans les bois. Malheureusement, tout juste avant de réussir à franchir l'orée de la forêt avoisinant la grande ville, un humain me pourchassa. Je me mis donc à courir, en bondissant lorsque des branches se dessinaient sous mes yeux de lynx. Je pouvais sentir son odeur, une odeur familière. Fuir. Fuir. Fuir. Je n'eus pas le temps de songer à quoique ce soit, un chasseur m'avait dans son champs de mire. Je commençais à connaitre les bois par coeur, ils étaient devenus a seconde demeure, un lieu de détente mais également de torture.

Le pire dans tout cela était que j'étais un loup seul, sans meute, je pouvais mourir. Un peu comme ce soir, pris en chasse et sans issus ma seule chance était de courir plus vite. Elle me suivait, la femme familière, de très près même mais jamais elle ne réussissait à s'arrêter suffisamment longtemps pour me viser.J'étais furtif, me fondant parmi les arbres centenaires, me laissant guider par cette lune maudite et ses rayons illuminant la dangereuse forêt. On pouvait entendre hurler quelques loups au loin, provenant sans aucun doute de la meute de jager. Parmi eux s'y trouvait une louve, celle qui m'avait fait cela, qui avait fichu mon existence en l'air. Je grognai à cette idée et commençai à me fatiguer. Essouflé, je pris quelques secondes avant de repartir de plus belle, recherchant d'un oeil avisé un abri, une cachette pour m'y immiscer et la prendre au piège. L'humaine était une excellente chasseuse, mais je n'avais pas le temps de l'applaudir! C'était de ma vie qu'on causait! Je n'étais pas revenu d'entre les morts pour gentiment mourir ensuite. Non. Il y avait encore trop de mystères non résolus entourant Tessa ainsi que ma famille, je ne pouvais les quitter à nouveau.Le sifflement d'une flèche m'accrochant dans l'oreille me fit hurler à la lune. Elle avait réussi à m'atteindre, à m'écorcher mais ma plaie était superficielle, une petite blessure à l'oreille rien de plus, je continuai à me frayer un chemin à travers la forêt qui devenait de plus en plus dense, même pour l'animal que j'étais devenu. La peur que j'éprouvais un peu plus tôt se transforma en courage, j'étais persuadé qu'elle finirait par se fatiguer, elle n'avait pas autant d'endurance qu'un loup tout de même. Mais qui était-elle donc? Survivrais-je donc à cette traque ?


cadeau:
 
✻✻✻
CODES ©️ LITTLE WOLF.

☾ ☾ ☾ ☾ ☾
†I'm building this house on the moon, like a lost astronaut lookin' at you like a star from a place the world forgot and there's nothing that I can do Except, bury my love for you.
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You might kill me with desire (18+) - Jeu 14 Sep 2017 - 14:12
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embryon
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EFFIGIE : Emilia Clarke
BAFOUILLES : 200
PACTE : 07/07/2017


OSSATURE : 28 ans, la grâce de l'immortalité ne l'a pas touché, elle vieillit et cela ne cessera jamais. Aucun poison dans ses veines, sa beauté commencera bientôt à se faner et elle dira adieux à sa jeunesse épuisée.
CONTRAT : La vie lui a enlevé son âme-soeur. Mort lors d'une partie de chasse, la veille de son mariage. Elle se considère comme veuve, totalement bouleversée à l'idée de pouvoir remplacer celui qu'elle vient de perdre.
BESOGNE : Avant tout elle est chasseuse à l'Opus Dei, elle est née dans le milieu, a commencé dès son adolescence la formation. Elle est l'une des meilleures de l'organisation depuis une dizaine d'années. Aujourd'hui avec la perte de son partenaire, son fiancé, elle décline, même si elle refuse de le montrer. En parallèle elle est nommée il y a quelques mois conservatrice du musée du Vatican. L'art est une passion, qu'elle mêle à sa religion.
FABLE : Fille de l'Opus Dei, élevée dans cette haine du surnaturel, elle le connait sur le bout des doigts, elle connait tous les dangers... et pourtant elle aime s'y frotter d'un peu trop près
ÉCHINE : Sur Rome c'est une bête qui est en voie de disparition. L'humanité se perd, le venin se répand, elle fait son possible pour équilibrer les choses mais elle est faible, qu'une faible chasseuse, qu'une faible humaine.
PRESTIGE : Tessa est une battante, une guerrière, elle a été élevée pour protéger l'humanité, elle se défend très bien à la guerre, est-ce un prestige ? peut-être, elle se sent pourtant si faible qu'elle ingère un tas de drogue qui la booste telle que du sang de vampire... tellement qu'elle en devient dépendante.
GANG : L'Opus Dei dira-t-elle. Pourtant elle n'est plus capable de faire aussi bien son boulot, elle réfléchit... un guerrier ne réfléchit pas, il exécute.
CREDIT : Faust ( ava ), Gorgeousmali ( gif ship profil ), Frimelda pour la signa & Bitterblue pour le gif signa ♥


You might kill me with desire
ft
Adrian

 
Le sentiment principal qui m’envahit ce soir c’est la colère. Elle coule dans mes veines, s’installe dans mon corps et corrompt mes sentiments. Elle guide mon cœur et celui-ci n’est que glace. Suis-je en train de retrouver la raison ? Je ne pourrais pas répondre à cela, je ne sais pas, je sais juste que je dois chasser, devenir le monstre qui tue les créatures qui m’ont peut-être rien demandée. Cette nuit les monstres seront de sorties, tous, la pleine lune leur fait cet effet, ils se glissent, deviennent des ombrent et tuent sans le moindre scrupule pour assouvir leur bestialité. Les soirées de pleine lune, l’Opus envoie de bons chasseurs roder, c’est comme de la surveillance. On protège le reste de la population, les touristes, des étudiants qui ne savent pas encore que Rome est envahie de leurs pires cauchemars.  Cette mission tombe parfaitement, j’ai besoin de lâcher mes nerfs, de reprendre mon rôle que j’ai mis de côté trop souvent.

La préparation est simple. Je pourrais avoir un partenaire mais je refuse. Je ne veux personne d’autre qu’Adrian et il semble avoir de nouveau disparu. C’est ce qui me met en colère, je sais qu’il est en vie, une part de moi est soulagé mais l’incompréhension, la tension que les retrouvailles m’ont laissée ne m’enchantent pas. Il m’a menti, il m’a manipulé et je n’ai rien vu, déjà ma fierté prend chère mais en plus mon cœur saigne, pourquoi avoir fait cela ? Je ne comprends pas, il me promet de rester tant que je peux supporter la situation et pour lui, je supporterais bien des choses mais il est parti, il a directement trahi sa parole. Il n’accepte pas que j’aie eu des aventures ? Que mon âme fût tellement mal que mon corps a cherché des moyens de réveiller des pulsions dangereuses ? J’ai cherché le danger, l’interdit, je crois que le peu de partenaires que j’ai eu me l’ont apporté, lorsque je couche avec une créature, je me rapprochais de la mort et donc de lui, Adrian ne sait pas tout cela, il ne m’a pas laissé le temps de lui expliquer, je suis furieuse contre lui. Il ne fait que me faire souffrir, il n’explique rien, ne parle pas. Il est peut-être vivant mais je crois que je l’ai perdu, qu’il ne me reviendra plus. Bien entendu, j’ai mal, j’ai de la peine, je suis toujours aussi mal, il me rend totalement dingue, je vais devenir folle, hystérique. Je regrette de ne pas l’avoir suivi lorsqu’il est parti. Je n’en étais pas capable, j’étais épuisée, j’avais mal à la tête et mes côtes ne me permettaient pas de courir pour le suivre. A la place j’ai tout cassé au point de faire peur au chat. J’ai besoin d’être seule, j’accepte d’emmener des élèves en mission mais pas ce soir, ce soir mes flèches fuseront et je les récupérerais couvertes de sang. Peu importe la bête, je n’ai pas l’intention de faire de distinction, tout ce qui attaquera, tout ce qui sera une menace mourra. Les loups seront particulièrement présents, la lune les rend fous, cela ne les aide pas pour passer inaperçus, mais elle sert largement aux chasseurs. Les environs de Rome sont pleins de cette vermine, les mordus, les jeunes mordus sont les pires, totalement instables et impulsifs. On ne peut pas les laisser vivre, L’Opus fait son possible pour les détecter avant leur première mutation, quand on arrive pour les tuer, ils ne comprennent pas, ils ne savent pas ce qu’ils sont devenus, j’ai parfois de la peine pour eux puis je me souviens qu’ils pourraient tuer un enfant dans la rue et une flèche en argent se plante entre les deux yeux ou dans le cœur. Je suis la meilleure tireuse de l’Opus, lorsqu’on a un petit gabarit, on fait avec des armes différentes, je peux me défendre bien entendu mais disons que si je peux éviter, cela me servira.

J’enfile ma tenue. Un legging noir, renforcé sur les genoux, pour parer les chutes, les coups. J’y attache une grosse ceinture sombre elle aussi, elle me sert à accrocher des couteaux et mes carreaux d’arbalète. Je la remplis, c’est un poids que je ne sens même plus. J’y accroche aussi un révolver avec silencieux, je charge de balle d’argent mais je mets des balles UV dans une petite pochette qui sert de réserve. J’enfile un débardeur moulant noir aussi, je suis placée devant un miroir en pied et j’attrape mon arc, je le place en bandoulière, je ne le sens même plus dans mon dos. Sur mon épaule j’ai une marque toujours un peu rouge, une ligne rouge, la brûlure de l’arc sur ma peau. Je vérifie mon arbalète, je la charge au maximum, soit deux carreaux, on ne fait pas encore mieux, le tout c’est de savoir la recharger rapidement. J’aime les dégâts que fait une arbalète, les carreaux ne sont pas gros, plutôt fins et peuvent entrer en entier dans le corps d’un monstre et quand il est en argent, c’est la mort du loup assurée. Les carreaux en bois sont trempés dans divers poisons qui blessent et font souffrir, paralysent aussi, cela me permet de les ramener au QG quand on doit avoir des réponses. Je ne me charge pas plus. Je tresse ma tignasse brune, je souffle et alors que je pourrais partir dès maintenant, mon cœur, mon corps réclame quelque chose. J’ouvre le frigo dans une poche Craft se cache du sang, du sang acheté au marché noir, à une bête, du sang de vampire. Il a ce pouvoir de nous faire sentir invincible. Je m’en verse le tiers d’un verre, plus que les quelques gouttes que l’Opus autorise. Je range la poche et j’attrape le verre, je regarde l’ondine fraiche et je le porte à mes lèvres. L’effet de cette drogue si particulière agit immédiatement, je sens presque mes paupières se dilater et tout mon corps se renforcer. Cela doit révéler du mythe… comment pourrait-on être plus forts ? C’est comme les runes que je porte, je sais qu’elles n’ont plus de pouvoir et pourtant j’aime porter celles qui m’inspirent. Celle de la force et du courage, une sur chaque poignet. Je les porte depuis que j’ai été sacré chasseuse et que j’ai reçu les armes.

J’enfile des bottines rangers, je ne prends pas de veste, la chaleur de Rome est toujours là, je n’aurais pas froid, l’action ne m’en laissera pas le temps à vrai dire. Je donne quand même à manger à mon chat, je caresse son pelage roux, il ronronne, il semble m’avoir pardonné ma colère. Jamie a son petit caractère mais il ne semble pas vraiment rancunier, depuis l’absence d’Adrian il est très collant et semble un peu déboussolé, surtout qu’il a vu son maître réapparaître pour à nouveau disparaître, j’imagine qu’il ne comprend pas la situation. C’est dingue, j’ai l’impression de parler d’un enfant, heureusement que je n’ai pas d’enfant avec Adrian, comment j’aurais pu faire avec un ou plusieurs enfants à charge ? Adrian aurait-il fait les mêmes choix ? La question ne se pose pas, maintenant elle ne se posera sans doute jamais, il est de moins en moins probable que j’ai d’enfant avec l’homme que j’aime, si je le revois, j’aurais peut-être un peu de chance et encore, je me demande. Je ne serais sans doute jamais maman. Cette idée me fait de la peine mais qu’est-ce que je peux y faire ? Passons, ce n’est pas le moment de se prendre la tête sur des sujets pareils. La concentration va être de rigueur.

•••••

La nuit est tombée. Sur le noir de ma tenue, on ne voit pas le sang. Deux créatures ont été tués. Comme je le prédisais, les jeunes mordus sont de sortie et ils sont aussi faciles à tuer. Un prétexte de les aider, on les écarte de la vue de tous, dans une ruelle, on leur tire une balle dans la tête, une balle à argent liquide, la mort est quasiment instantanée. Des marques de sang sur ma peau se voient un peu, le rouge ressort sur la pâleur de ma peau. Je suis née en Italie et j’ai la peau qu’une anglaise. D’après ma mère, on a des origines allemandes et françaises, cela viendrait peut-être de là. Ma mère a d’ailleurs un nom de jeune fille très deutch. Peu importe. Je continue ma traque, je rode autour de la cité sainte, mon arbalète est rangée pour le moment, mon arc est dans mes mains. J’ai entendu du bruit et cela me laisse penser que le dicton jamais deux sans trois n’est pas erroné. Je le traque, je le suis, son poile est cuivré à la lumière de la lune, il est bloqué entre la créature lupine et l’humain, c’est l’effet que fait la lune sur les monstres à poil. Il semble savoir que je suis à ses trousses, j’aimerais trouver un moyen de cacher mon odeur mais impossible. Je suis silencieuse mais on peut me sentir. On s’éloigne de la ville. Je tiens le coup, j’ai une parfaite endurance, il ne me sèmera pas ! Ma flèche est encochée, il me faut un meilleur point de tire, il court, il fuit, lâche ces petites bête-là !
Mes côtes sont encore un peu douloureuses, rien d’insoutenable, ma tempe est toujours marquée par mon accident de voiture mais elle ne me fait plus mal. Alors que je commence à comprendre vers où il se dirige, je cherche du regard un engin qui pourrait me faire gagner du temps. Je tombe sur une moto, le genre harley bruyante mais peu importe, peut-être que l’odeur du moteur cachera la mienne et avant qu’il comprenne que la moto est à ses trousses… Je l’enfourche rapidement, je sais comment faire démarrer un véhicule volé, je mets en contact deux fils et c’est parti. On prend la direction des sous-bois qui entoure la ville, les loups ont tendance à se réfugier derrière les arbres mais mère nature ne pourra rien pour lui. Je peux le suivre plus facilement en moto, je serais moins essoufflée et je pourrais reprendre ma course sous la cime des arbres, dans le noir.  

On y arrive sans trop tarder. Je laisse la moto en plan. Je ne l’ai plus dans mon champ de vision. Je prends des lunettes à vision nocturne accrochée à ma ceinture, grâce à cela je repère un mouvement à plusieurs mètres, je fonce, sans savoir si c’est vraiment la bête que je suis. J’avance sans faire du bruit, contrairement à lui, je ne laisse pas de trace. On peut le suivre à la trace. Je me stoppe net quand je le vois reprendre son souffle, la bête semble totalement perdue, peut-être même effrayée. J’encoche une flèche et trois secondes plus tard elle file. Je me précipite trop, il repart au même moment et je ne touche pas assez pour le faire s’arrêter. Je peste et je reprends ma course. Je range mon arc autour de mon épaule, en courant, j’attrape mon arbalète, chargé d’un carreau d’argent et un autre en bois empoissonné. Je récupère ma flèche tombée au sol, elle n’a que trop peu de sang dessus, tire manquée, ma fierté n’aime pas cela. Je la range dans le carquois avec le reste des flèches sans jamais m’arrêter. Je donne un coup de collier, j’accélère, je dois être plus proche de lui pour tirer, les bois ne font pas m’aider, je pourrais perdre des munitions. Les lignes des bois m’aident, elles sont moins denses et me laissent une meilleure vue. Je vise, pas longtemps, je ne peux pas me le permettre. Le carreau part et touche son épaule. Parfait. Cela le ralentit, j’avance un peu et je tire le second, dans le bas du dos. Je m’avance vers lui, je suis peut-être un peu trop sûre de moi car je ne le vois pas se fondre sur moi. Les lunettes de vision nocturne ne m’aident pas dans ce combat. J’ai à peine le temps d’attraper une flèche, pas une en argent en plus et de lui enfoncer dans la poitrine et pas du bon côté du cœur. La chute dans laquelle il m’a entrainé est douloureuse, mon dos est tombé est sur une pierre ou un morceau de bois, quelque chose s’est planté dans l’un de mes flans. Je m’échappe du monstre, je roule sur le côté pour tenter de reprendre mon souffle, je sais que c’est laisser une chance à la bête de partir… mais je dois reprendre mon souffle, je passe ma main au niveau de mes reins, elle ressort rouge. Ce n’est pas vraiment de la panique qui m’envahie, plutôt de la rage, pas question de mourir des griffes d’un bébé loup ! Il faut que je me relève et que je finisse ce que j’ai commencé avec lui, avec ce qu’il s’est pris, je ne lui donne pas cher. Je retire les lunettes de vision nocturne, je reprends mon souffle, ma main appuie sur mon côté, je domine la douleur, pas le choix. Quand j’arrive à m’asseoir sur le sol, la bête a disparu, seulement je suis quasiment sûre de pouvoir la suivre à la trace. Je veux être sûre que son cadavre pourrira dans les sous-bois !


© Frimelda, sur une proposition de © Blork

☾ ☾ ☾ ☾ ☾

But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer
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You might kill me with desire (18+) - Lun 18 Sep 2017 - 22:57
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EFFIGIE : Sam Heughan
BAFOUILLES : 52
PACTE : 30/08/2017


OSSATURE : Il a écoulé plusieurs années déjà à son compteur, mais il se rappellera toujours son trente et unième anniversaire, en mai, alors qu'il devint lycanthrope.Désormais, ce mois de réjouissance n'est plus ce qu'il a jadis été, assombri par cette part d'ombre qui la suivra à tout jamais.
CONTRAT : Adrian était fiancé à une jeune femme qu'il aimait, et qu'il aime toujours éperdument mais dont les récents évènements l'ont incité à s'en détacher, à s'en tenir loin. La protéger, voilà tout ce à quoi il aspire désormais. Le protéger de lui encore plus.
BESOGNE : Chasseur féroce pour l'Opus d'antan, désormais pauvre âme égarée en quête de besogne.
ÉCHINE : Lycan, un mordu égaré qui ne désire que faire qu'un avec l'ombre.
PRESTIGE : Toutes les capacités qui viennent inévitablement avec le fait qu'il est désormais un loup renard. Une force décuplée, une regénération des cellules, un vieillissement tardif... Ce sont là que des mots qui pèse lourdement sur sa cage thoracique.
GANG : Ancien membre de l'Opus, désormais un loup solitaire il ne cherche pas à prendre place dans un clan pour le moment.
CREDIT : Gorgeousmali
You might kill me with desire
Adrian & Tessa

Wind me tighter than a wire.It's something that you do to me,i run away like mercury.And I know you think it's rough, when you're try'na patch us up and I say honey what is love? I'm sorry,so sorry for what i've done. ✻✻✻  Je voyais les heures défiler et me rapprocher de plus en plus de la nuit, et je flippais carrément. S'il y a bien quelque chose qui fait augmenter mon rythme cardiaque, c'était le fait que je devenais une bête complètement incontrôlable lorsque l'astre argenté prenait sa pleine forme, en fait je ne le supportais tout simplement pas. Je me demandais encore comment je faisais pour arriver à vivre comme ça, pourquoi... je n'avais tout simplement pas fait une tentative de suicide. Il était facile de se procurer des balles d'argent ici, un doigt sur la détente. HOP, plus de souffrance. Mais je devrais assimiler le fait que je ne reverrai plus jamais ma fiancée, ou Killian, ni quiconque qui tenait encore à moi malgré ce qui m'était arrivé. Je ne pouvais.. pas!  

Je n'avais pour ainsi dire pas passé une très belle semaine, pas après tout ce qui s'était passé. Je venais de retrouver Tessa. Enfin, retrouver c'était vite dis. Disons que Je vivais très mal avec mon secret. Je vivais très mal avec ce loup qui faisait parti de ma chair désormais. Malheureusement, je devais passer tout cela sous silence et risquer plutôt qu'elle me déteste  pour toujours plutôt que de lui avouer la triomphale vérité. Je préférais qu'elle me voue une haime démesurée et même mourir à nouveau plutôt que d'apercevoir le dégoût dans son regard. J'étais devenu ce qu'elle chasse, moi...
et ce qu'elle chasse c'était les bêtes sanguinaires.
Tel que moi , en pleine lune, un moi plus enragé encore depuis la dernière parce que j'étais en colère. En colère contre elle. Comment avait-elle osé se remettre si vite en selle avec d'autres hommes ? " Elle devait m'oublier " Ainsi donc cela était son excuse. On n'oublie pas l'homme de sa vie en se jetant dans les bras d'un autre! Ça ne se faisait pas! Mais elle, elle avait décidé que si. L'apprendre m'avait fait l'effet d'une gifle. Pour tout avouer, j'aurais préféré ne jamais savoir au moins elle aussi aurait eu un sombre secret et chacun pourrait vivre avec cela, malgré la sensation de cacher quelque chose à l'être aimé. J'aurais fait avec. J'aurais probablement vécu heureux... du moins plus heureux que maintenant. Je me sentais trahi, isolé. Comme si quelqu'un avait arraché mon coeur, au final. Je ne lui avais rien montré de cette rancoeur aigrie. Il était mieux ainsi. J'avais fui, fui aussi loin que je le pouvais, comme je savais si bien le faire. N'était-ce donc pas de ma faute après tout? N'était-ce pas moi qui s'était fait passé pour mort? Bien sûr que si, mais ça n'excuse en rien son attitude, surtout lorsqu'elle m'avait confronté dans cette chambre, m'accusant à tord de mon infidélité alors qu'elle avait elle-même écarté les cuisses. C'est un peu à ce moment que je réalisai l'injustice de ces événements. Tessa se donnait tous les droits, c'était un peu ça qui me faisait rager.Comme si j'avais été le seul vilain de cette histoire. Elle avait ses tords, elle aussi. Elle commettait des erreurs : elle était humaine et moi je ne l'étais plus. Comment pourrais-je donc vivre avec tout ça? Je n'arrivais plus à composer avec tout ça, ce qui faisait de moi un être particulièrement dangereux en pleine lune. Dangereux, et imprévisible.

Ma peau se perlait de gouttes de sueur, c'était là le signe que le processus s'enclenchait. Même si je ne le voulais pas, même si je me haïssais: j'allais me vêtir de ma fourrure auburn cette nuit.Je respirais tellement vite mais je ne pouvais faire autrement c'était l'heure de la transformation. Alors je courus à toute vitesse pour sortir de Rome et de la mire des chasseurs et hors de la vue d'innocents humains dont je pourrais parfaitement enlever la vie et ne jamais m'en rappeler. C'était abominable cette malédiction. Affreux oserais-je même dire. Mais que pouvais-je bien faire? Rien. Je devais attendre, seul contre ces nouvelles habiletés. Le loup en moi était un animal intrépide. Je ne m'en souviendrais probablement pas plus tard, mais j'aimais sentir l'air de la forêt italienne et même entendre craquer sous mes pattes les feuilles et les branches jonchées sur le sol. Je ne m'en souviendrais probablement pas, complètement amnésique, de cette chasse qui avait lieu au moment précis où j'essayai de fuire Rome nouvellement transformer en bestial. Tout ce que je faisais était primitif, instinctif. Je n'étais qu'à demi humain désormais et probablement prévisible pour une chasseuse aussi expérimentée que celle qui tentait de me faire saigner. Pourtant, je n'avais pas l'intention de mourir, ma férocité lycan ne l'y permettrait pas. Alors, alors... quand une première flèche atteignit mon oreille et me fit saigner je sus que je devais user d'une ruse. Il fallait que je la dévore, que je l'anéantisse, cette futile humaine...Je boufferai son coeur, pensais-je donc en relevant la mâchoire et montrant mes crocs. Y pensais-je un peu trop ? Sans aucun doute, j'avais ralenti et cela avait causé ma perte : une flèche traversa dabord mon épaule, je poussai un hurlement de loup, cela faisait un mal de chien - sans vouloir jouer avec les mots - Puis un second tir, en haut du flanc cette fois-ci. Malgré la douleur, je ne pensais qu'à une chose: éliminer cette fille.

Je fis donc ce que j'avais prévu de faire : et m'élancai dans entre les arbres la gueule grande ouverte, prêt à la défigurer mais juste au moment où je fis volte-face elle enfonca une autre flèche, cette fois en argent, transperçant ma poitrine, faisant jaillir le liquide carmin à flot, elle avait... réussi...  et moi je devais fuir si je ne voulais pas mourir ce soir, encore une fois. Je regardai mes mains, elles ne possédaient plus ses griffes acérées, j'avais repris ma forme humaine, chancelant à travers les arbres. Je ne voyais plus rien, j'errais dans la forêt comme un aveugle, tâtant la cime des arbres pour me guider. J'avançai rapidement, je ne voulais pas qu'on me trouve et que l'on m'identifie. Je me croyais fichu mais je continuais ma route jusqu'à ce que je vois cette vieille usine désafectée.Parfaite planque, pensais-je donc en me tenant la poitrine d'une main et en boîtant jusqu'à ce que je ne m'engouffre dans la noirceur des lieux, recherchant l'endroit idéal pour me cacher.L'endroit était sombre et poussiéreux, mais ça ferait l'enfer. Avec beaucoup de mal, je glissai ma main contre le mur pour m'y appuyer, laissant derrière moi une quantité considérable de sang, me fichant de laisser une trace. Je croyais que ce couloir n'arrêterait jamais lorsque je tombai sur la porte en fer forgée. Un monte-charge. C'était bien trop lourd pour elle! Je m'y insérai donc en activant le méchanisme pour ouvrir  la porte, ce dit méchanisme devait bien peser 50 kilos.Je grimaçai de douleur, encore sous l'effet de l'adrénaline je ne me rendis pas compte que ma plaie saignait encore davantage. Je me sentais confus et désorienté. Je m'écroulai par terre comme une grosse roche puis je rampai vers le fond de peine et de misère. Je réussis à me hisser quelque peu, à me redesser le dos adossé contre le mur du fond, à demi-allongé, tenant la plaie la plus béante - celle de ma poitrine - à une main, attendant la mort en tremblant et en poussant des grognements s'apparentant presqu'à des murmures. C'était fini.

D'instinct, je me remis à penser à Tessa, mais aussi à Killian, à ma famille, mes amis et à tous ceux dont je ne m'étais pas préparé à véritablement quitter. Je n'ai jamais pu leur dire que je les aimais. Soudainement , je me mis à rire aux éclats. Qu'avait mis la chasseuse sur ses flèches pour me sentir aussi désorienté? Qu'avait-elle mis pour que je ne vois plus rien? Soudainement, j'entends du bruit au loin. Gloire à mes " super pouvoir " dont celui d'entendre à des kilomètres de là. La chasseuse s'avançait. Et elle avait cette odeur familiaire qui hérissa chacun des poils de mon corps. Mon esprit en connaissait le secret, mais j'étais un déni total, mon coeur se refusait de l'admettre. D'admettre qu'elle était celle qui m'avait loudement blessé. Mais plus la jeune femme avançait, plus son effluve était puissante et plus, je ne pouvais pas me tromper. Paniqué qu'elle ne voit la vérité lui éclater au visage, terrifié qu'elle me voit comme l'animal et non comme l'homme qu'elle a toujours aimé, je cherchai un moyen pour précipiter ma mort, mais en vain. Il n'y avait rien ici pour me taillader davantage, rien non plus auquel je pouvais me suspendre pour m'asphyxier. Les pas se rapprochaient de plus en plus... Il fallait faire vite. Ne me trouve pas, ne me trouve pas chasseuse. Je ne voulais pas y croire j'essayais de me bercer d'illusion, de me dire que cette chasseuse possédait la même trace olfactive que la femme que j'ai aimé et que j'aime toujours. Ne me trouve pas.. égare toi, passe ton chemin. Oh faites qu'elle ne soit pas capable d'ouvrir cette porte, faites qu'elle rebrousse chemin. Dieu entendait-il mes prières? Ou cela n'était réservé qu'à ceux qui était encore humain? Étais-je encore l'un de ses sujets ou bien étais-je devenu le mal? À l'agonie, je pouvais bien penser ce que je voulais, j'y croyais en ce dieu invisible, ma famille était croyante, mon éducation avait été catholique. Fut un temps où j'allais à la messe tous les dimanches. Fut un temps où se marier était ma priorité primaire. Désormais, ma priorité se résumait à sauver ma peau. Quelle ironie du sort...

gifs:
 
✻✻✻
CODES © LITTLE WOLF.

☾ ☾ ☾ ☾ ☾
†I'm building this house on the moon, like a lost astronaut lookin' at you like a star from a place the world forgot and there's nothing that I can do Except, bury my love for you.
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You might kill me with desire (18+) - Mar 19 Sep 2017 - 15:17
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embryon
embryon


EFFIGIE : Emilia Clarke
BAFOUILLES : 200
PACTE : 07/07/2017


OSSATURE : 28 ans, la grâce de l'immortalité ne l'a pas touché, elle vieillit et cela ne cessera jamais. Aucun poison dans ses veines, sa beauté commencera bientôt à se faner et elle dira adieux à sa jeunesse épuisée.
CONTRAT : La vie lui a enlevé son âme-soeur. Mort lors d'une partie de chasse, la veille de son mariage. Elle se considère comme veuve, totalement bouleversée à l'idée de pouvoir remplacer celui qu'elle vient de perdre.
BESOGNE : Avant tout elle est chasseuse à l'Opus Dei, elle est née dans le milieu, a commencé dès son adolescence la formation. Elle est l'une des meilleures de l'organisation depuis une dizaine d'années. Aujourd'hui avec la perte de son partenaire, son fiancé, elle décline, même si elle refuse de le montrer. En parallèle elle est nommée il y a quelques mois conservatrice du musée du Vatican. L'art est une passion, qu'elle mêle à sa religion.
FABLE : Fille de l'Opus Dei, élevée dans cette haine du surnaturel, elle le connait sur le bout des doigts, elle connait tous les dangers... et pourtant elle aime s'y frotter d'un peu trop près
ÉCHINE : Sur Rome c'est une bête qui est en voie de disparition. L'humanité se perd, le venin se répand, elle fait son possible pour équilibrer les choses mais elle est faible, qu'une faible chasseuse, qu'une faible humaine.
PRESTIGE : Tessa est une battante, une guerrière, elle a été élevée pour protéger l'humanité, elle se défend très bien à la guerre, est-ce un prestige ? peut-être, elle se sent pourtant si faible qu'elle ingère un tas de drogue qui la booste telle que du sang de vampire... tellement qu'elle en devient dépendante.
GANG : L'Opus Dei dira-t-elle. Pourtant elle n'est plus capable de faire aussi bien son boulot, elle réfléchit... un guerrier ne réfléchit pas, il exécute.
CREDIT : Faust ( ava ), Gorgeousmali ( gif ship profil ), Frimelda pour la signa & Bitterblue pour le gif signa ♥


You might kill me with desire
ft
Adrian

 

J’ai besoin de me changer les idées, d’oublier. Cette fois c’est différent. Totalement différent que les mois précédents. Je ne suis pas du tout dans la même optique, je n’ai pas envie de me détruire, de me faire du mal, enfaite c’est l’inverse, j’ai une certaine rage que je ne comprends pas. Il faut que je me défoule que j’évacue tout ce que j’ai accumulé ces derniers jours. Ma colère est légitime, elle est contre le monde entier, contre moi, contre Adrian. Je déteste cette période, 2017 est une année affreuse, comment elle peut avoir si bien commencé et continuer sur une telle lancée ? Je ne comprends pas ! Adrian était mort, la pire chose pour moi, le pire de mes cauchemars, la vie sans lui, c’est juste l’enfer qui s’ouvre sur Rome, sur n’importe quel endroit. J’ai pensé à un tas de choses lorsque j’ai vu son visage au loin dans la foule. J’avais l’impression de voir un mirage, peu de gens connaissent cette sensation, on a l’impression d’être totalement fou, que l’on perd la tête, que l’on se met à voir les morts et avec mes connaissances parfaites du surnaturel, je sais que ce genre de folie n’est pas spécialement bonne. Je ne peux pas voir les morts, je ne suis pas une sorcière, cela ne semble même pas envisageable, sinon l’un de mes parents le serait. Sur le moment je me suis posée un tas de questions, mille questions. Il y avait forcément une explication, mais laquelle ? J’ai dû lui courir après pour connaître la solution et l’inévitable c’est produit. Un taxi arrivant un peu vite n’a pas pu m’éviter. Bien sûr, j’ai provoqué l’accident, même si la voiture allait un peu vite sur la route qui longe le fleuve, elle n’aurait jamais pu m’éviter, dans tous les cas possibles. Je suis arrivée comme une furie, sortant de nulle part, le choc était inévitable. Ma tête a heurté le goudron, des côtes ont morflé aussi mais dans l’ensemble cela aurait pu être pire. Cet accident a tout de même rendu quelque chose de positif, Adrian ne m’a pas abandonné, il a fait marche arrière et il est revenu pour voir mon état. Cet accident semble avoir contrecarré ses plans de fuite. On a pu parler, j’étais sous l’effet de la morphine mais les choses, les mots, tout est encore net et clair dans mon esprit. Je sais qu’il a tenté de me mentir, qu’il ne me dit pas tout, pas encore, qu’il ne semble pas en être capable, je peux être patiente, je crois que je pourrais tout supporter, vraiment tout tant qu’il est avec moi, c’est ce que je ne supportais plus, son absence, alors qu’il se soit fait enlever par des extraterrestres, qu’il lui pousse un troisième bras, je crois que je m’en fiche ! TOTALEMENT ! Je l’aime et je crois qu’il ne mesure pas du tout la force de notre amour, l’amour que MOI, je lui porte. Ne doit-on pas un peu se sacrifier ? Peut-être qu’il pense bien faire mais il me torture, émotionnellement, c’est l’horreur. De plus, je pensais l’avoir retrouvé, on est rentré ensemble, je pensais qu’il me prendrait dans ses bras, je rêvais déjà de ses lèvres retrouvant les miennes et pourtant il a fallu que je fasse une gaffe. Je ne voulais plus de mensonges, je voulais être honnête, c’est une qualité comme un défaut, je suis trop franche et parfois j’en dis bien trop. C’est comme cela que je lui ai dit que lorsque de sa pseudo mort, j’ai partagé la couche de deux hommes. Deux créatures, un désir de danger, un besoin d’adrénaline, je voulais me sentir vivante car je mourrais de l’intérieur. Je cherchais un moyen de me mettre en danger, peut-être parce que j’imaginais qu’être la tentation d’un vampire ou d’une sirène pouvait être une chose très dangereuse, je pouvais attirer la mort à mes côtés et peut-être le retrouver. J’ai fait n’importe quoi, la drogue, le sang de vampire, Adrian ne sait pas combien les quatre mois qui ont passé ont été les pires de ma vie. Il ignore tout ce que j’ai fait pour paraître forte et continuer à jouer le rôle de ma propre existence. Alors je suis en colère, lorsqu’il me promet de rester et qu’il claque la porte… il me trahit encore, il me blesse à nouveau, la fuite semble être sa spécialité, il n’affronte pas nos problèmes, j’aurais voulu être assez importante pour qu’il puisse me confier ce qui le tourmente autant. Je suis en colère, je suis épuisée, vulnérable, fragile et blessée. Je suis une femme brisée. Tout cela devient une colère folle, presque de la rage. Il faut que je l’expulse, cela tombera juste sur la première bête qui croisera mon chemin et Dieu sait qu’une nuit de pleine lune, je vais pouvoir me défouler.

Deux bêtes sont mortes sous mes carreaux d’argent, brillants dans la nuit et filant tout droit dans leur cœur. De jeunes loups qui ne comprennent pas ce qui se passent, ils n’ont pas le temps de comprendre que l’argent les tuent qu’ils sont déjà morts. Deux… mais ne dit-on pas jamais deux sans trois ? Je repère rapidement la trace d’un autre loup, sûrement jeune aussi, il ne dissimule pas vraiment son passage et je peux le traquer. Sa vitesse est forcément plus rapidement que la mienne et voler une moto est une solution comme une autre. Je comprends rapidement vers où la bête projette de se réfugier, les bois, les grandes réserves autour de la capitale italienne. Les loups aiment se perdre dans les bois sous le clair de lune. Ils retrouvent un peu de leur véritable nature.

Je laisse la moto avant de le suivre dans la noirceur de la forêt. Je n’ai pas la vision nyctalope, j’enfile une paire de lunette à vision nocturne et je fonce. C’est une traque impulsive, je ne réfléchis pas vraiment à une tactique, je tire lorsque l’occasion se présente. Une première fois touchée, certes mais pas assez pour le ralentir comme j’aurais aimé, seul l’oreille de la créature humanoïde est abîmée, cela ne le stoppera pas. Alors je poursuis, il laisse des traces au sol, on peut le suivre à la trace, il ne fait pas attention, il n’est pas assez prudent, c’est un jeune loup, il ne doit pas savoir comment fuir, comme réagir, comment se contrôler. Cela en fait l’un des pires dangers pour l’humanité. Le moment où je peux enfin montrer de quoi je suis capable c’est lorsqu’il semble déboussoler et qu’il veut comme reprendre son souffle. Mon souffle tient encore la route, la moto m’y a aidé. C’est d’ailleurs un peu pour cela que j’ai volé cet engin. Je tire, plusieurs fois. Un coup dans son épaule, je ne crois pas avoir réussi à viser le cœur. Le carreau en argent à filer dans la nuit. Le deuxième, empoisonné, dans le flan. Je peux m’avancer vers lui, il semble en difficulté et c’est plus simple de terminer une mission. Seulement, je ne m’attends pas à le voir me bondir dessus, je ne vois pas grand-chose sur le moment avec les lunettes nocturnes, tout se brouille. Je chute sur le sol, je sens ma peau au niveau de l’un de mes reins s’ouvrir, je gémis légèrement. La blessure n’est pas grave, je peux parfaitement me débrouiller et finir d’achever cette saloperie de bestiole. J’attrape la flèche en argent que j’ai récupéré, celle qui lui a trouvé l’oreille et qui s’est plantée dans un tronc d’arbre. J’ai juste le temps de la planter dans sa poitrine. La bête crie à la mort et s’enfuit.

Il me faut quelques minutes pour me reprendre, je ne suis qu’une humaine après tout, comment suis-je censée faire ? Je ne guéris pas à la vitesse de la lumière. Je me redresse, ma main est tachée de mon ondine, je grimace, je ne dois pas me laisser déconcentrer. Je serre les dents et je repars en traque. Je fonce dans les bois, ma course est un peu moins rapide mais tout aussi déterminée. Je suis les traces qu’il m’offre, elles sont très visibles et simples à suivre. Je tombe sur un grand hangar, le genre abandonné au milieu de nulle part. Une vieille usine à la sortie des bois. Je sais déjà qu’il est à l’intérieur. J’entre et j’entends du raffut, je suis le bruit, je vois du mouvement. J’enlève mes lunettes, des vieilles lumières automatiques fonctionnent encore et éclairent la zone. Je suis en face d’un monte-charge, la porte de celui-ci vient d’être fermée, pourtant l’engin ne bouge pas, il ne décolle pas, je crois qu’il ne fonctionne plus vraiment en tout cas. J’accroche à ma cuisse mon arbalète et je tente de l’ouvrir, elle se soulève un peu mais son poids est un frein. Le loup est à l’intérieur, il est en train de mourir, je pourrais le laisser-là, bloquée, je suis presque sûre qu’il n’aura pas le temps de s’en sortir. Pourtant, j’ai besoin de vérifier que j’ai bien fait mon boulot. Je regarde autour de moi, il y a un escalier en métal. Je me précipite vers celui-ci. Je monte le premier étage, le bruit doit indiquer mon action à la bête. J’arrive sur une passerelle en métal grillagée. Je la traverse pour arriver au-dessus du monte-charge, sur l’étage au-dessus, j’ouvre la grille de sécurité sans le moindre souci. Je regarde la hauteur, si je saute, je me foule la cheville, c’est sûr ! Je ne vois qu’une solution, l’échelle de maintenance. Elle se trouve sur la droite dans le couloir du monte-charge. Je m’élance pour l’attraper. Elle est humide et rouillée, je manque de glisser, je me rattrape juste à temps. Je descends rapidement, à deux mètres de la cabine, je saute. Il y a toujours une trappe de sécurité, même dans les usines. Je galère un peu mais je parviens à l’ouvrir, un grincement se fait entendre, la faible lumière automatique de l’ascenseur industriel m’éclaire. Je saute à l’intérieur sans réfléchir, sans regarder l’état du monstre. Lorsque je regarde autour de moi, ce n’est pas une bête sur laquelle je tombe.

C’est presque un cadavre que j’ai sous les yeux. Le sang coule sur le sol relativement crasseux et la bête a repris forme humaine. Je reste figée, je ne bouge pas. L’homme que je vois devant moi m’est trop familier. Cela ne peut pas être possible. Si Adrian est là… avec mes flèches, mes carreaux dans le corps… alors cela signifie que c’est lui que je traque depuis le début. C’est ça le secret, c’est ça les quatre mois d’absence. C’est juste la réponse que j’attendais. Est-ce que j’étais prête à la recevoir ? Au choc ? Pas tellement, tout mon corps se met à trembler, il est hors de question que je sois celle qui tue son fiancé, celle qui LE tue. J’ai envie de vomir… Je sens tout mon corps frissonner, trembler. Je m’appuie sur la grille qui sert de paroi. J’ai le souffle coupé, alors qu’instinctivement j’avais repris mon arbalète, celle-ci tombe sur le sol. Le bruit me réveille un peu de ma torpeur et je me précipite vers Adrian qui agonise.
« - Non, non, non ! Ce n’est pas possible… Adrian… »
Il saigne, cela pourrait être pire, les carreaux et la flèches contiennent l’hémorragie. Je dois lui retirer ce que je peux. La flèche cela ne devrait pas être trop compliqué mais les carreaux sont enfoncés dans son corps, ils ne ressortent pas. Je repousse ses cheveux mi-longs de son front fiévreux, je l’embrasse. Je dois me reprendre, je peux le faire, je dois pouvoir l’aider, pourtant le sang coule toujours et cela me stresse. J’ai mal au dos, je tente de faire totalement abstraction.
« - Je dois te retirer au moins la flèche dans la poitrine »
Je pose mon front contre le sien, j’aimerais lui dire combien je suis désolée. Je comprends son silence pendant quatre mois, je comprends sa colère, mais pourquoi me l’avoir caché ? Avait-il peur que je le tue ? Comme j’ai failli le faire là ? Comment je suis peut-être en train de faire ?
« - Je suis désolée, mon amour… reste avec moi !! »
Je caresse son visage, je tente de le stimuler un peu. Je sais déjà qu’il va avoir mal, très mal, mes flèches sont faites pour faire souffrir lorsqu’on tente de les retirer. Sinon cela serait trop facile pour les loups de les arracher, elles s’accrochent aux chairs de la victime et déchire tout. Je souffle, je prends sur moi, l’idée de le torturer ne m’enchante pas mais je dois réparer mon erreur. Je commence à tirer, doucement, je la tourne sur elle-même, comme un tournevis, je sais qu’elle tire sur la chair d’Adrian, je grimace.
« - Je suis tellement désolée… Je sais que cela fait mal… »
J’attrape sa main, je fais une pause dans la torture, il faut que je lui enlève cette flèche en argent qui va l’empoisonner…il y a aussi les carreaux, je ne sais pas même comment gérer la chose, cela me fait peur, j’ai peur.
Je m’écarte un peu, je m’assois sur mes genoux pour souffler, je constate juste sa nudité, même si le spectacle est agréable, ce n’est pas le moment de regarder.
« - Respire, il faut que je continue à retirer la flèche… puis ensuite les carreaux… »
Je caresse son visage, ses cheveux trempés de sueur. Je n’ai même pas d’eau sur moi.
« - Pardonne-moi… Je vais arracher d’un coup la flèche, je crois que cela te fera mal mais moins que si je continue à y aller doucement… »
Je me prépare, je lui tiens l’épaule, mon autre main saisit la flèche. Je souffle, j’ai chaud aussi et l’endroit est étouffant. J’attends un peu, je le regarde souffrir et au moment où il ne s’y attend pas je tire de toute mes forces. Le résultat est sans appel, le sang coule davantage. Je lâche la flèche et je plaque mes mains dessus.
« - On va attendre que tu cicatrises, cela ne devrait pas trop prendre de temps… ».
Alors que je fais un point de compression, j’appuie mon poids sur lui pour éviter qu’il ne perde trop de sang. J’enfouis mon visage dans son cou, j’ai envie de craquer mais ce n’est pas le moment. Je reste appuyée, la plaie ne devrait pas trop tarder à cicatriser.
« - Tu n’as pas intérêt de mourir cette fois, pas maintenant, pas alors que l’on se retrouve… »


© Frimelda, sur une proposition de © Blork

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But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer
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You might kill me with desire (18+) - Mer 20 Sep 2017 - 7:36
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embryon
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EFFIGIE : Sam Heughan
BAFOUILLES : 52
PACTE : 30/08/2017


OSSATURE : Il a écoulé plusieurs années déjà à son compteur, mais il se rappellera toujours son trente et unième anniversaire, en mai, alors qu'il devint lycanthrope.Désormais, ce mois de réjouissance n'est plus ce qu'il a jadis été, assombri par cette part d'ombre qui la suivra à tout jamais.
CONTRAT : Adrian était fiancé à une jeune femme qu'il aimait, et qu'il aime toujours éperdument mais dont les récents évènements l'ont incité à s'en détacher, à s'en tenir loin. La protéger, voilà tout ce à quoi il aspire désormais. Le protéger de lui encore plus.
BESOGNE : Chasseur féroce pour l'Opus d'antan, désormais pauvre âme égarée en quête de besogne.
ÉCHINE : Lycan, un mordu égaré qui ne désire que faire qu'un avec l'ombre.
PRESTIGE : Toutes les capacités qui viennent inévitablement avec le fait qu'il est désormais un loup renard. Une force décuplée, une regénération des cellules, un vieillissement tardif... Ce sont là que des mots qui pèse lourdement sur sa cage thoracique.
GANG : Ancien membre de l'Opus, désormais un loup solitaire il ne cherche pas à prendre place dans un clan pour le moment.
CREDIT : Gorgeousmali
You might kill me with desire
Adrian & Tessa

Wind me tighter than a wire.It's something that you do to me,i run away like mercury.And I know you think it's rough, when you're try'na patch us up and I say honey what is love? I'm sorry,so sorry for what i've done. ✻✻✻  La nuit m'enveloppait de son grand manteau obscur. Des poils s'hérissaient sur mon derme chaleureux, dessinant une fourrure enflammée, rappelant mes racines, celles d'un highlander en bonne en dûe forme. Des crocs acérés perlaient ma grande gueule bestiale.L'animal en moi était né. L'animal qui ne se souvenait plus. L'animal qui pouvait déchirer la chair, écorcher vivant de pauvres êtres innocents. L'animal qui était à contre-courant de ma véritable nature, me plongeant alors en eau trouble. l'Animal qui était tatoué dans mes veines mais non dans mon coeur qui lui restait pur. Il était difficile de décrire la sensation que cela me procurait lorsque je me transformais entièrement, ou parfois que partiellement. C'était un peu comme s'il ne restait plus du tout de mon âme, comme si j'étais effacé , ou du  moins reclus dans un coin de mon esprit, mon côté monstrueux bien en évidence. Cette sensation était horrifiante, mais ce n'était rien en comparaison à cette fuite que j'avais jadis entamé il y a quelques jours, lorsque Tessa me revit, son visage s'exprimant comme s'il avait vu un fantôme. Ce moment était sans contredit le plus terrifiant de tous. Pas parce que j'avais peur d'elle, mais bien parce que je redoutais qu'elle ne me brise le coeur, ou qu'elle ne veuille me tuer. Pire encore, j'avais peur de lui faire du mal alors que je ne faisais qu'un avec la bête. Je n'avais pas tord, je me rendais bien compte que j'étais incontrôlable. Après tout, l'on ne m'avait rien appris pendant ces 4 longs mois en solitaire. Il y avait bien eu Killian, qui venait dès qu'il le pouvait mais il était qu'un simple humain, il m'apportait simplement de quoi me nourrir et sa compagnie qui me permettait de ne pas sombrer totalement de l'autre côté , en enfer. « Tu vas devoir aller en ville sous peu quand je partirai pour l'Écosse, frangin » m'avait-il dit alors en me lançant un sac remplis de provision que j'attrapai avec des réflexes époustouflants, j'en avais déjà déballé le contenu en l'observant du coin de l'oeil. Je me demandais bien ce qu'il pensait de tout ça, il ne me l'avait jamais dit.Il s'était contenté de répondre présent alors que toute ma vie, je l'avais fait suer. Pour ça je ne le remercierai jamais assez. Killian était quelqu'un de bien, et je croyais l'être aussi, nous n'étions pas complètement comme notre paternel qui lui transpirait les ténèbres. Mais... ce n'était plus vraiment le cas depuis que j'avais été mordue par cette putain de louve. Vous le savez, je ne le vivais pas très bien.

Encore moins en pleine lune.
Encore moins en sachant que Tessa avait mal par ma faute.

D'ailleurs, parlant de cette charmante brunette, j'avais honte de mon attitude. Ce n'était pas typiquement Menzies de se comporter de la sorte. J'entends par là : de se comporter comme un lâche qui passe son temps à fuir quand il sentait la soupe brûlante. Mais, en sachant que la pleine lune arrivait, et que je serais complètement bloqué et en proie à laisser l'animal s'agiter, je préférais me tenir loin d'elle, laissant dès lors croire que j'avais brisé cette douce promesse que je lui avais faite. Parce qu'après tout ceci, mon coeur ressentait encore à son égard des sentiments indestructibles. Il y avait quelque chose chez Tessa qui me laissait croire que j'étais fou. Parce que je l'aimais à en mourir. Pour la protéger de mon lourd secret, j'avais fait taire mes sentiments. Pour elle, j'aurais fait mieux encore. Ainsi donc, quand je lui promis que je ne partirai plus que j'étais en quelque sorte là pour rester, je le pensais réellement. Malheureusement, la suite de la conversation m'avait tourmenté. Je croyais, à tord, que je pouvais digérer la chose mais c'était tout bonnement impossible. Vous ne saisissez donc pas ? Tessa était ma moitié. Il n'y aurait jamais d'autres femmes comme elle jamais. Avais-je donc été égoïste de croire qu'il en serait de même pour elle? De croire que me perdre lui couperait toute envie d'aller voir d'autres hommes ou du moins de laisser le temps faire son oeuvre. NON! Apprendre qu'en fait, à la première occasion venue, elle aie profité de ma mort pour se laisser aller dans les bras d'un autre m'a dabord et avant tout dégoûté mais surtout, surtout, cela m'a blessé. Profondément. C'était pire encore que des coups de couteau. Pire qu'une morsure. Alors oui, oui j'avais quitté son appartement...J'avais déjà eu du mal à assimiler qu'elle avait vendu notre foyer, notre si jolie maison. Ce n'était qu'un bien matériel mais nous y avions mis tout notre coeur. La cerise sur le gâteau était cette confidence alors que je venais tout juste de me sentir suffisamment en confiance pour risquer de la toucher, ne serait-ce qu'en lui volant un chaste baiser. Tessa était franche, et c'était tout en son honneur mais j'aurais préféré ne pas savoir. Ça m'avait mis le coeur en pièces détachées, comme le disait Killian souvent avec humour. Tessa, Tessa... pourquoi.. Rien que le fait de savoir que d'autres mains l'ont touchée me donnaient envie de gerber. Il était trop tard maintenant, pensais-je alors.

[...]

Je suis essoufflé, elle me pourchasse depuis quelques kilomètres déjà. Dire que je croyais l'avoir semée à la sortie de la ville! Je grognai plus férocement lorsque j'entendis le moteur d'une moto gronder derrière moi. Elle ne lâcherait pas facilement l'affaire cette petite! Je redoublai de prudence et d'ardeur, ma rapidité lycan mise à rude épreuve. Je n'étais pas très expérimenté dans ma peau de jeune loup, j'avais encore du mal à saisir mon plein potentiel. Je me croyais plus fort et plus vif qu'une simple humaine mais elle était redoutable et lorsque je m'enfonçai dans les bois, elle ne me quitta point du regard.  C'était une chasseuse experte , mais je n'étais que très peu humain pour l'en féliciter. Quand la première flèche fusa je crus que ça y était mais  elle m'écorcha à peine l'oreille. Je ne me rappellerais de rien mais je me souvenais des sentiments que me procuraient cette fuite : une grande poussée d'adrénaline mêlée à de l'affront rien de moins. Je me croyais invincible, fort, robuste, rapide! J'avais encore tant à apprendre.  Lorsqu'elle visa à la perfection mon épaule d'un carreau dont les effets ne tardèrent pas à se répandre dans mon organisme , ma vision se brouilla quelque peu, le second tir me blessa davantage, celui là dans le flanc je poussai un hurlement nocturne à en faire glacer le sang, j'étais devenu la proie. En me jetant sur elle, je pus sentir chaque cm de la flèche enfoncée ma poitrine, faite d'argent elle me blessa à un point tel qu'il était impossible d'émettre un son.Je crus qu'elle allait m'achever là , à ce moment précis mais elle se blessa, ce qui me laissait le temps de filer me cacher. J'y trouvai la vieille usine isolée du reste du monde, cachée par ces bois à perte de vue. Je m'y hissai sachant très bien qu'elle viendrait me trouver ici. Enfermé dans le monte charge, j'attendais la mort me cueillir une deuxième fois, j'étais prêt. Bien plus que lorsque je fus mordu il y a 4 mois. Qui pouvait être prêt à mourir la veille de son mariage d'ailleurs ? PERSONNE. Bien évidemment.

J'avais repris ma forme humaine et je me tenais l'abdomen en grimaçant de douleur quand je l'entendis arriver. Quand son odeur effleura mes narines, j'écarquillai les yeux de stupeur et j'entrai dans un état second. Faible, à l'agonie, je ne faisais que penser à une chose: je priais que ce ne soit pas elle qui aie causé  ces blessures.Effaré à l'idée que la vérité n'éclate, je chercha un moyen de m'enlever la vie, d'accélérer le processus, ayant momentanément oublié que j'étais un loup et que je possédais le don de me régénérer.Ce fut en vain. Je l'entendis taper contre le métal, grimper dans les escaliers elle était fûtée la petite! En quelques secondes à peine je la vis me faire face. Je sentis la couleur quitter mon visage, tremblant à cause de mes blessures et de ce poison qui, je comprenais provenait de l'artillerie de ma fiancée. Je connaissais sa façon de chasser et je ne mis pas tant à comprendre pourquoi je me retrouvais dans cet état. Elle répétait souvent les mêmes gestes pendant ses traques.  Je vis également son visage prendre un teint blafard. Je me sentis désolé qu'elle l'apprenne de cette façon si particulière « Tue-moi TESSA! TUE-MOI, je ne supporte plus ... » Je ne voulais pas qu'elle hésite, je voulais qu'elle plante cette flèche dans mon coeur et qu'elle me laisse partir. Mais cette femme était aussi entêtée qu'amoureuse, et je ne pouvais que la comprendre. Nous étions un tout, les deux pièces qui s'emboîtent parfaitement. Elle parla de me retirer la flèche qui se trouvait dans ma poitrine. Je lui pris instinctivement la main « Non, Tessa, non... » Pas que j'avais peur de souffrir, je voulais simplement mourir mais cette sensation oppressante s'estompa  doucement lorsqu'elle susurra ces mots doux à mon égard. Je fais de mon mieux pour ne pas sombrer, pour ne pas dormir, mais je me sentais si faible. Elle ne m'écouta pas et commençait à tirer doucement sur la flèche, je me raidis aussitôt, soufflant bruyamment entre mes lèvres fermées, retenant un hurlement. Des larmes perlent mes joues, la réalité me rattrape, le plus lourd de mes secrets révélés, j'aurais tant voulu écrire une autre fin à notre si belle histoire. J'écoute chacune de ses paroles religieusement , je tente de respirer, de me calmer mais la douleur fut si vive lorsqu'elle arracha la flèche que je fis un hurlement très bref, suivi d'un murmure à peine audible lorsqu'elle mit sa main sur les plaies  qui saignaient abondamment « Je... ne ...cicatriserai pas rapidement  avec cet argent » J'aurais bien voulu la féliciter de son choix de munitions mais la force me quittait complètement. Je me laissai sagement faire, et me délectai de la caresse de ses doigs contre ma peau en sueur.

Malheureusement pour nous, il restait encore ces dernières bien ancrées dans ma chair. Je fis signe à Tessa que j'étais prêt pour le reste et elle s'y exécuta. Chaque flèche me fit soit grimacer, soit grogner de pure douleur.  Il s'écoula plusieurs minutes avant que je ne parvienne à trouver la force ne serait-ce que d'ouvrir la bouche, quand ce fut le cas ce fut dans un murmure à peine audible « C'est mieux. Beau..coup .. m-mieux. Ô a ghràidh!   » sifflais-je avec une finalité écossaise qui signifiait mon amour dans ma langue native. Je laissai une minute s'écouler tout au plus avant de murmurer faiblement « Je suis désolé » Je me sentais libéré de ma prison quoique la peur était toujours omniprésente, peut-être encore plus maintenant qu'elle avait découvert ma nouvelle nature. C'était différent, déconcertant, mais libérateur somme toute. Je me redresse un peu et tente de m'appuyer contre le mur derrière nous. « Désolé pour tout, maintenant tu comprends un peu mieux pourquoi j'ai osé te mentir de la sorte, c'était pour te protéger » Je ne pouvais cependant oublier le fait qu'elle avait vu d'autres hommes et qu'elle lui avait sembler avoir fait un trait sur nous lorsqu'elle se retrouva dans le lit d'un autre homme que moi.« Il n'y a toujours eu que toi, Tessa, tu es le centre de mon univers » je me prend la tête entre les mains, en proie à un puissant mal de crâne. Que nous réservait l'avenir désormais que les rideaux s'étaient levés, me livrant à nu et ce dans tous les sens du terme à ce soir de pleine lune?
✻✻✻
CODES © LITTLE WOLF.

☾ ☾ ☾ ☾ ☾
†I'm building this house on the moon, like a lost astronaut lookin' at you like a star from a place the world forgot and there's nothing that I can do Except, bury my love for you.
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You might kill me with desire (18+) - Jeu 21 Sep 2017 - 1:31
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embryon
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EFFIGIE : Emilia Clarke
BAFOUILLES : 200
PACTE : 07/07/2017


OSSATURE : 28 ans, la grâce de l'immortalité ne l'a pas touché, elle vieillit et cela ne cessera jamais. Aucun poison dans ses veines, sa beauté commencera bientôt à se faner et elle dira adieux à sa jeunesse épuisée.
CONTRAT : La vie lui a enlevé son âme-soeur. Mort lors d'une partie de chasse, la veille de son mariage. Elle se considère comme veuve, totalement bouleversée à l'idée de pouvoir remplacer celui qu'elle vient de perdre.
BESOGNE : Avant tout elle est chasseuse à l'Opus Dei, elle est née dans le milieu, a commencé dès son adolescence la formation. Elle est l'une des meilleures de l'organisation depuis une dizaine d'années. Aujourd'hui avec la perte de son partenaire, son fiancé, elle décline, même si elle refuse de le montrer. En parallèle elle est nommée il y a quelques mois conservatrice du musée du Vatican. L'art est une passion, qu'elle mêle à sa religion.
FABLE : Fille de l'Opus Dei, élevée dans cette haine du surnaturel, elle le connait sur le bout des doigts, elle connait tous les dangers... et pourtant elle aime s'y frotter d'un peu trop près
ÉCHINE : Sur Rome c'est une bête qui est en voie de disparition. L'humanité se perd, le venin se répand, elle fait son possible pour équilibrer les choses mais elle est faible, qu'une faible chasseuse, qu'une faible humaine.
PRESTIGE : Tessa est une battante, une guerrière, elle a été élevée pour protéger l'humanité, elle se défend très bien à la guerre, est-ce un prestige ? peut-être, elle se sent pourtant si faible qu'elle ingère un tas de drogue qui la booste telle que du sang de vampire... tellement qu'elle en devient dépendante.
GANG : L'Opus Dei dira-t-elle. Pourtant elle n'est plus capable de faire aussi bien son boulot, elle réfléchit... un guerrier ne réfléchit pas, il exécute.
CREDIT : Faust ( ava ), Gorgeousmali ( gif ship profil ), Frimelda pour la signa & Bitterblue pour le gif signa ♥


You might kill me with desire
ft
Adrian

 


Ce loup semble coriace. Ma colère l’est tout autant, ma détermination avec. C’est assez dingue ce que l’on peut faire lorsqu’on a besoin de se défouler. Je ne contrôle strictement rien. Peut-être que je ne vaux pas mieux que les monstres que je m’évertue à tuer. Peut-être que cette rage que je ne comprends pas ce soir, me rend aussi coupable qu’eux. Les questions sont de plus en plus nombreuses, je ne comprends pas comment je fais ne plus être aussi performante, je ne devrais pas me poser autant de question, je ne devrais pas avoir peur de ce que je suis. Parce que je suis humaine, je ne suis pas un monstre, contre nature, je ne suis rien de tout cela, je suis dans mon bon droit, l’Opus ne peut rien contre moi, n’est-ce pas ? Un tas de doutes s’installe, je ne sais pas comment les balayer. C’est la pseudo mort d’Adrian qui a réveillé en moi cette femme qui n’est plus la meilleure. Il a emporté avec lui la meilleure partie de moi lorsqu’il s’est fait passer pour mort. Pourtant maintenant que je le sais vivant, j’aurais dû reprendre un cours de vie bien plus sain, plus normal, je ne devrais pas encore être l’ombre de moi-même et pourtant… rien ne semble vraiment changer, il n’est pas à mes côtés, il est vivant mais loin, il ne m’appartient plus, j’ai l’impression que l’on me déchire encore, à nouveau il emporte cette partie intéressante de moi. Je ne sais pas où est-ce qu’il loge, je pourrais tenter de contacter son frère Killian, seulement, je digère encore son mensonge, il est venu pleurer dans mes bras, il a tâché cette robe blanche que je portais pour ce qui devait être le plus beau jour de notre vie. C’est devenu mon pire cauchemar et Killian semble ne pas mesurer les dégâts que son mensonge à causer. Oh, je sais parfaitement que cette idée ne vient pas du cadet Menzies, c’est Adrian qui a voulu protéger tout le monde à sa façon, pour une raison que j’ignore, en tout cas je sais que ce n’est pas une sombre histoire en Ecosse, je n’y crois pas, on ne me berne pas si facilement. Il y a un truc et j’ignore ce qui fait qu’il s’est éloigné de moi. J’aimerais comprendre, pourtant je lui ai promis d’attendre qu’il me parle, d’attendre qu’il soit prêt, je pense que je peux faire cela pour lui, je ne suis plus à quelques jours prêts. Si on parle bien de jours dans son cas. J’ai l’impression qu’il ne reviendra pas, il est parti et que je l’ai perdu. C’est moi qui l’est fait fuir, ce ne sont même pas les mensonges qu’il a fait pour se sortir d’une situation quelconque. C’est moi qui fait qu’on n’y arrive pas, qu’il me fuit, c’est de ma faute. Mon honnêtement me perdra, si je perds l’homme de ma vie, peut-être que je ne peux que m’en prendre à moi-même. Peut-être que je n’aurais pas dû vouloir me détruire de la sorte. J’ai du mal avec son point de vue, j’aurais aimé qu’il m’écoute, qu’il sache que rien de tout cela n’était prémédité, s’il avait été en vie, rien de tout cela ne se serait produit. Il était mort et moi je voulais le retrouver, me faire du mal, il ne semble pas partager cette idée, il ne voit que le fait que j’ai couché avec des hommes, il n’écoute pas et moi, qu’est-ce que je peux faire ? Je ne sais pas où le retrouver et je dois lui laisser peut-être un peu de temps. Mon cœur essaie de patienter, mon cœur tente de lui laisser du temps pour revenir, mais j’ai peur qu’il ne le fasse pas.

La colère c’est mon moteur ce soir. J’arrive à suivre ce loup, j’avoue que je le traque, je me défoule, deux sont déjà morts et j’espère l’avoir lui en troisième. Les jeunes loups ne se contrôlent pas, ils font des morts avec trop de facilité. J’aurais pu laisser le loup mourir lorsqu’il a reçu deux carreaux et une flèche, pourtant, j’ai besoin de vérifier par moi-même que son cœur va s’arrêter, tout de suite. La bête s’enferme dans un monte-charge. Je rage un peu, la douleur dans mes reins m’essouffle un peu mais je fais avec. Je trouve un moyen de passer à l’intérieur de l’engin qui semble ne plus fonctionner correctement. J’arrive à mes fins. Je passe par l’étage supérieur, je descends par l’échelle de secours et j’atterris sur le toit et j’ouvre une trappe. Je m’y glisse sans même rien vérifier, sûrement un peu trop confiante.

Je ne suis pas prête à ce que je découvre à l’intérieur. Un corps, un humain. Ce n’est pas tant l’état de la personne, pas tant qu’il saigne, j’ai déjà vu largement pire. Ce qui me choque c’est la personne que j’ai en face de moi. Mon cœur veut sortir de ma poitrine, il tape fort et vite, la surprise. J’ai peur, je suis morte de peur, pourquoi ? Je devrais être ravie, je retrouve mon fiancé, seulement les conditions sont relativement étonnantes. C’est lui la bête que je traque depuis un moment, c’est lui sur qui je m’acharne, comment j’ai pu faire cela ? Le souci c’est que je ne pouvais pas savoir, j’ignorais qu’Adrian avait muté. Je… j’ai du mal à réfléchir, je ne sais pas vraiment comment la mine d’information que l’on m’envoie. Adrian est un loup… alors c’est ce qu’il me cachait, c’est la raison de sa pseudo mort. C’est pour cela qu’il s’est fait passer pour mort, qu’il est parti. Je commence à assembler correctement toutes les pieds du puzzle. Je comprends sa décision mais je ne l’accepte pas, j’étais la femme qu’il allait épouser, le lendemain même. J’étais la femme qui partageait sa vie, j’étais… j’étais son âme-sœur, sa meilleur-amie, pourquoi il ne s’est pas confié à moi ? Comment-a-t-il pu me mettre de côté de la sorte ? J’en oublie que je suis aussi l’une des meilleures chasseuses de l’Opus… comment se confier alors que l’on risque sa peau… il a eu peur que je lui plante une dague d’argent dans le cœur. Il n’a pas estimé bon de se dire que je l’aime bien plus qu’une condition humaine, qu’il soit n’importe quoi, je n’aurais aimé. Je l’aime depuis le premier regard qu’il a porté sur moi et à mes yeux, cela n’est pas près de changer. Je me sens un peu vexée, blessée, son frère était dans la confidence, Killian était forcément avec lui. J’ai l’impression d’être manipulée, de ne pas être aussi intelligente pour comprendre, double vexation.

Je respire profondément et je prends mon courage à deux mains, je m’avance vers lui. Ce qui m’importe pour le moment c’est sa vie, qu’elle soit maudite ou pas. Je ne veux pas être celle qui a mis fin à ses jours. Lui me clame de le tuer, je ne peux pas m’y résoudre, je serre les dents, je me pince les lèvres et je ne pleure pas, pas pour l’instant, les larmes ne m’aideraient pas à y voir suffisamment. Je m’excuse, je tente de le rassurer, je lui explique les choses, je lui explique ce que je vais faire. La flèche, en premier je dois retirer la flèche en argent. Elle est trop proche du corps pour rester à cette place-là, par question qu’il meurt, je pourrais me répéter tout le temps. Je m’agenouille à côté de lui, je commence à tirer sur la flèche, elle tourne mal, elle a été conçue pour faire un tas de dégâts dans le corps d’un loup. Je finis par tirer d’un coup. J’entends sa voix crier, c’est rapide et il ne dit plus rien, il endure. Je culpabilise. Je plaque mes mains sur la plaie qui saigne plus que ce que je pensais. Je dois attendre un peu que le sang coagule. Apparemment lorsqu’une plaie a été causée par de l’argent, les loups mettent plus de temps à cicatriser. Je garde les mains sur la plaie, je m’excuse, tout est de ma faute, ce sont mes armes qui l’ont blessé, je ne supporte pas cette idée, si je le tue, comment pourrais-je me regarder dans un miroir ? Comment pourrais-je vivre ?

Je dois retirer les carreaux, je ne peux pas les laisser dans son cœur. L’un est empoisonné et l’autre toujours en argent. L’argent fait, pas mal de dégâts intéressant pour les loups-garous. J’allonge Adrian, je dois retirer le reste et je ne sais pas vraiment comment je vais m’y prendre. Je vois les carreaux mais pour les atteindre je vais devoir les tirer avec une lame. J’attrape le couteau à ma ceinture et quand Adrian est prêt, j’ouvre un peu plus une autre plaie. Je farfouille dans sa chair, je souffre avec lui. J’attrape ce qu’il faut pour sortir le premier carreau, celui en bois, je n’espère ne pas laisser de morceau dans son corps. Cette plaie devrait largement guérir, ce n’est que du bois et du poison, le poison n’agit pas vraiment sur la régénération, mais avec ses autres blessures, je ne sais pas ce que cela va vraiment donner. Je balance le morceau de bois dans le monte-charge avec colère. J’aurais eu envie de le briser en mille morceaux, seulement je n’ai pas vraiment le temps. Je m’attaque à la seconde. C’est plus dur de l’attraper, le métal la rend glissante. Pourtant j’arrive à sortir le bout d’argent, il finit avec le premier à l’autre bout. Je souffle, mon cœur est au bord de la crise cardiaque, mon cœur est couvert d’une fine pellicule de sueur. Il fait chaud dans cet endroit et la situation n’aide pas vraiment.

Je lance un regard inquiète à Adrian. Je suis couverte de son sang mais peu importe. Je m’inquiète.
« - Adrian… comment tu te sens ? »
Sa voix résonne dans l’habitacle restreint dans lequel nous sommes coincés, je n’avais pas pensé au faite qu’Adrian et moi sommes totalement bloqués. Je souris à l’évocation des souvenirs. Cette expression écossaise, j’aime lorsqu’il me la dit, peut-être que tout n’est pas perdu ? Je me remets à peine de ce mot doux qu’il m’excuse, il ne devrait pas, il devrait juste se reposer, il en a besoin.
« - Ne t’excuse pas… repose toi, tu dois cicatriser… »
Je tente de ne pas ouvrir tout de suite ce sujet, il me fait peur, j’ai peur qu’il parte encore, qu’il claque ma porte et que je ne le retrouverais pas. On ne peut pas me l’enlever trois fois, pourtant il paraît que l’on dit, jamais deux sans trois. Il cherche pourtant à se justifier et je grimace, aussi bien de douleur que parce que je voudrais qu’il pense à lui à ce moment-là. Pourtant il s’excuse et s’explique sur son départ, remarque l’endroit est peut-être le bon, il n’ira nulle part et devra supporter cette confrontation. Je caresse son visage, je souris, je ne veux pas le perdre, je ne veux pas qu’il souffre comme moi aussi j’ai pu souffrir.
« - Oui, j’ai compris… Adrian… pourquoi ne pas m’en avoir parlé ? Pourquoi avoir gardé le secret ? Tu as vécu cette expérience seule, j’aurais dû être là… »
Je souffre à l’idée de ce qu’il a pu endurer, il a tout perdu bien sûr, il n’a pas été lâche au point d’être un suicidaire, certains prennent des pilules de sureau mortel. Je retire mon arc d’autour de moi, je le pose à côté de l’arbalète. Je sais que je ne risque rien, j’ai totalement confiance. Sa petite déclaration fait couler les larmes qui menacent depuis quelques minutes. Je me glisse contre lui, je grimace, mon dos me fait mal mais je ne veux pas l’inquiéter, je sens j’ai quelque chose de planter, une branche quand je suis tombée, sûrement, mais cela peut attendre. Je dois m’occuper d’Adrian, cela reste ma priorité.
« - Il n’y a eu que toi aussi Adrian… Il faut que tu me croies… que tu m’écoutes… Ces… les aventures que j’ai eu… ce n’était pas prémédité, parfois j’étais ivre… parfois… laisse tombé… je ne veux pas te faire souffrir avec ça… tu n’imagines pas ce que j’ai vécu, je te pensais mort… je voulais… je cherchais un moyen de me faire du mal… de me détruire… je crois qu’indirectement j’attendais que la mort vienne me prendre pour te retrouver… je n’étais pas assez lâche pour me suicider et vouloir te retrouver et heureusement… »
Je tiens à m’expliquer, je veux qu’il sache, il a besoin de savoir dans quel état il me retrouve, les miettes sont en morceaux et mon cœur ne fonctionne plus rien, il va avoir du pain sur planche.
« - Je t’aime… je… On doit sortir d’ici, à la maison j’aurais pu de recoudre… »
J’embrasse son cou, tendrement, juste une marque d’affection.
« - Comment notre couple peut-il être devenu ce qu’il est ? J’ai tellement peur de te perdre… de savoir que tu es vivant mais que tu ne veux plus de moi… »

Je regarde ses plaies, celle à la poitrine saigne encore pas mal. Je déchire un morceau de mon t-shirt et je fais une boule pour faire comme un pansement.
« - Qu’est-ce qui s’est passé ? Adrian, dis-moi comment cela s’est passé, cette fameuse nuit… »
Je m’écarte un peu de lui, mes mains pressent toujours ses blessures, mais je le regarde, je n’ai pas mon visage de cacher. Je me penche pour l’embrasser mais j’hésite un moment, je cherche une réponse, un conseil de sa part, quelque chose qui me guidera, dois-je l’embrasser ? Je reste de reprendre possession de ses lèvres, de tout son corps mais le moment semble mal venu… même pour le mater.


© Frimelda, sur une proposition de © Blork

☾ ☾ ☾ ☾ ☾

But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer
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You might kill me with desire (18+) - Lun 25 Sep 2017 - 7:57
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EFFIGIE : Sam Heughan
BAFOUILLES : 52
PACTE : 30/08/2017


OSSATURE : Il a écoulé plusieurs années déjà à son compteur, mais il se rappellera toujours son trente et unième anniversaire, en mai, alors qu'il devint lycanthrope.Désormais, ce mois de réjouissance n'est plus ce qu'il a jadis été, assombri par cette part d'ombre qui la suivra à tout jamais.
CONTRAT : Adrian était fiancé à une jeune femme qu'il aimait, et qu'il aime toujours éperdument mais dont les récents évènements l'ont incité à s'en détacher, à s'en tenir loin. La protéger, voilà tout ce à quoi il aspire désormais. Le protéger de lui encore plus.
BESOGNE : Chasseur féroce pour l'Opus d'antan, désormais pauvre âme égarée en quête de besogne.
ÉCHINE : Lycan, un mordu égaré qui ne désire que faire qu'un avec l'ombre.
PRESTIGE : Toutes les capacités qui viennent inévitablement avec le fait qu'il est désormais un loup renard. Une force décuplée, une regénération des cellules, un vieillissement tardif... Ce sont là que des mots qui pèse lourdement sur sa cage thoracique.
GANG : Ancien membre de l'Opus, désormais un loup solitaire il ne cherche pas à prendre place dans un clan pour le moment.
CREDIT : Gorgeousmali
You might kill me with desire
Adrian & Tessa

Wind me tighter than a wire.It's something that you do to me,i run away like mercury.And I know you think it's rough, when you're try'na patch us up and I say honey what is love? I'm sorry,so sorry for what i've done. ✻✻✻ Comment était-ce d'être dans la peau d'une bête alors qu'il n'y a pas si longtemps, j'étais celui qui les chassait ? C'était atroce, inconcevable, insupportable même. Un peu comme tout avait perdu de son sens, de sa signification.  Je me sentais coincé dans ce corps, ce corps qui désormais se métamorphosait en cette chose, sanguinaire, inhumaine. J'aurais tant donné pour que mon histoire soit écrite autrement, pour me marier avec Tessa, et ne plus subir ce mal qui me ronge depuis ma morsure. Mais à quoi bon se plaindre si on ne pouvait changer les choses. Avais-je fini par accepter cette condition? Non. Avais-je réussi à avancer ? Oui, un peu. L'idée de devoir me contrôler pour retrouver ma fiancée et l'amour de ma vie m'avait insufflé quelque peu le courage et l'espoir. Mais la voir près du marché, alors que mon esprit ne s'y était pas préparé ce soir-là, m'avait pris au dépourvu et j'ai agis comme un véritable lâche. Cela ne me ressemblait pas. Et j'étais persuadé que Tessa ne m'avait pas reconnu par mes actes fuyards. En vérité, j'étais redoutable et victorieux. Le genre de chasseur qui faisait peur aux créatures. J'avais une certaine réputation dans l'Opus, j'étais le fils glorieux, un Menzies à l'honneur démesurée. Ma célérité était telle que l'on parlait de moi entre les branches. Et... il y avait moi maintenant, je n'étais plus rien quun amas de honte, de regret et d'amertume. Je me cachais dans l'obscurité, observait en silence alors que j'aurais pu écrire une toute autre page à mon histoire. J'aurais pu agir autrement ces derniers mois, mais me cacher m'avait apparu comme la seule solution. Honteux, j'avais vécu en solitaire dans les bois qui était devenue ma nouvelle demeure. Ne faire qu'un avec la nature, telle était ma destinée. Je me croyais capable de vivre sans elle. Je me croyais invincible mais la réalité me rattrapa rapidement puisque mes sentiments en tant que loup étaient décuplés tout autant que mes sens qui eux, s'étaient améliorés. Je me rendis bien vite compte que je ne pouvais vivre une vie sans mon italienne dans mon existence. Alors je revins à Rome, très peu de temps après que mon frère soit parti voir mon père. Il était probablement devenu son fils préféré maintenant que je n'étais plus là, triste ironie tout de même. Killian valait mieux que moi à bien des égards mais il commettait toujours des fautes, déviait du droit chemin et quand on est Menzies, on ne peut se permettre l'imperfetion. Lui tel que moi  étions des taches pour notre famille.Nous n'étions que d'illustres souillures, lui de par ses actes et moi de par ma récente nature. Stupides idéologies, stupides doctrines enracinées. J'étais un fantôme pour eux désormais et il en était mieux ainsi mais lui, lui il pouvait changer son histoire, changer sa face devant le paternel. Je n'étais cependant pas certain qu'il le veuille de lui-même. Killian n'a jamais aimé notre père et quoi de plus légitime puisque ce dernier ne lui témoignait aucune affection et ne lui accordait jamais de l'attention, du moins pas comme il le faisait à moi. Pourtant, j'étais persuadé qu'au fond de la noirceur de son coeur, se cachait un être aimant, un père fier mais plein d'orgueil qui n'avouera jamais ô combien il nous aimait malgré tout. Je dus cependant faire un deuil de lui dès l'instant où je devins un loup. Les Menzies étant chasseurs de génération et protocolaires, jamais ô grand jamais on ne me laissera vivre si j'ose mettre ne serait-ce qu'une patte dans ma terre natale. J'étais donc seul en permanence, des idées noires plein la tête mais déterminé à la retrouver, c'était probablement ce qui m'avait sauvé d'un suicide, le fait de la revoir. Mais en même temps la peur persistait, elle n'était jamais bien loin, elle errait, elle rampait sous mes pieds, m'attrapaient par les chevilles puis arrachaient mes tripes. Cette peur viscérale de voir l'horreur dans son regard lorsqu'elle s'apercevrait que je suis passé.. de l'autre côté.
[...]
Avoir la mémoire qui flanche et  une transformation était quelque chose d'indescriptible, surtout lorsqu'on se retrouvait prisonnier dans une cage de métal, allongé et blessé profondément par des flèches et des carreaux dont j'ignorais leur provenance. Je regardais, tel un gibier pris au piège, autour de moi, dans la noirceur. Je me rappelais encore avoir toucher mes blessures qui saignaient peu, d'avoir observer mes mains, ensanglantée d'une façon si claire puis soudainement de n'y voir plus rien, ma vue se brouillant à cause des effets du poison dans mon organisme.Je ne me souvenais que d'une chose : j'avais été chassé. Et la chasseuse en était ressortie vainqueur. Je baissais les bras, c'en était fini de mon existence. Il n'existait pas de deuxième chance, il n'y avait rien de tel. Rien du tout. Le néant quoi. Voilà ce à quoi j'étais destiné. Je cherchais le moyen d'en finir avant que l'étrangère ne vienne m'achever. Je ne voulais pas être destiné à être tué par ceux qui étaient autrefois miens. D'un oeil furtif, je me rendis rapidement compte qu'il n'y avait rien de contondant pour parvenir à mes fins. Las, je laissai retomber l'un de mes bras, l'autre instinctivement porté à ma blessure à la poitrine et pourtant, je n'y touchais pas. J'aurais très bien pu le faire et la laisser faire son chemin vers le coeur pour que je ne prenne mon envol à tout jamais mais quelque chose me retint. Ce n'était pas encore mon heure. Et puis je la vis, et puis je ne pus le supporter. C'était de son regard que j'avais le plus peur, pas d'elle en soit. Je l'estimais beaucoup, Tessa. Je l'aimais éperdument et je croyais ne pas pouvoir supporter la honte dans son regard. Pourtant, je la connaissais bien ma dulcinée, j'aurais dû me douter qu'elle ne me lâcherait pas à cause de ma nouvelle condition, mais j'ai écouté la raison plutôt que mon coeur. Pour une fois, avec elle, j'ai agit avec ma tête. Je n'aurais pas dû. Je prenais conscience de mes erreurs, tel un humain. L'étais-je donc un peu ? Oui sans doute. Je frémis, en sueur, j'avais si mal mais je n'osais rien dire, sauf sinon que de l'implorer à en finir. Je ne voulais pas qu'elle me voit ainsi, je ne voulais pas croiser son regard, je le fuyais comme je la fuyais elle depuis le tout début. Sa réponse me surprit, je ne m'attendais pas à un tel émoi, cela me rattrapait bien vite. Submergé par l'émotion, je ne m'étais pas rendu compte que je pleurais. Comme si je venais de la retrouver pour de vrai cette fois. C'était peut-être un peu le cas. C'était comme une renaissance. Sauf que cette fois, j'étais mort et naquit avec une fourrure de loup auburn.

Combien de  temps s'était-il écoulé entre le moment où elle enfonça ses doigts dans ma chair afin d'y faire un passage pour ces satanés carreaux, et l'extraction de ces derniers? Je n'en sus trop rien, j'avais perdu la notion du temps. Ma douleur était muette, je me contentais de grogner entre les dents et de serrer les poings mais je ne vous mentirai pas en vous disant qu'il s'agissait là de la douleur d'une vie. Jamais un objet, une blessure ou quoique ce soit ne m'avait blessé à ce point. Je comprenais désormais un peu mieux pourquoi l'argent pouvait me tuer, à quel point ce métal m'était toxique.  Tessa s'inquiéta de mon état, et moi je lui fis un demi-sourire en coin « Comme un loup qui vient de se faire trouer d'argent? » murmurais-je d'une voix faible, reprenant mon souffle, La douleur était telle que j'en avais eu du mal à respirer, particulièrement à l'endroit où se tenait la flèche d'argent. J'avais l'impression que ma chair tombait, en cet endroit , en lambeaux. Je savais que ce n'était qu'une question de temps avant que je ne puisse pleinement cicatriser...Je l'avais étudié, à l'Opus, pendant des années. Cela me fascinait, de voir que certaines créatures pouvaient guérir de plaies profondes en quelques secondes seulement. Je savais donc que pour l'argent ça pouvait prendre des heures, et que je serai sans aucun doute endolori près des " points d'entrées " quelques jours encore, je ne voulus pas alarmer Tessa alors je restai silencieux et sage surtout.« Tu t'es améliorée depuis, je suis fier de toi. » Puis la discussion s'enchaîne et sans m'en rendre compte, je finis par lui susurrer un mot doux, un mot gaélique particulier, comme si rien ne s'était brisé entre nous. Je ne me rendis pas compte de l'impact de ses paroles, de l'effet que cela aurait sur elle, je les avais dit et puis c'est tout. J'avais fini par m'excuser aussi, elle me demanda de me reposer plutôt. Je fermai les yeux, il faisait si noir ici que j'aurais très bien pu ne pas le faire mais ça me permettait d'être plus zen, plus calme. Ses doigts vinrent me caresser, elles me firent l'effet d'une robe de soie, un peu comme celle qu'elle portait lors de notre première rencontre, je souris, bête, enfantin. Comme si je souriais à un ange. La réalité me rattrapa. Adieu le sourire, il s'évanouit aussitôt que les mots frémissaient sur ses lèvres. Pourquoi ne lui avoir rien dit? Les raisons me semblaient évidentes. Mais je pris soin de les lui faire comprendre « Parce que j'avais peur que tu ne veuilles me tuer, je ne l'aurais pas supporté De voir dans ton regard le dégoût, le dédain, alors que tu étais toute ma vie. Il faut me comprendre, tu proviens comme moi d'une lignée de puissants chasseurs. Nous sommes endoctrinés. Les créatures sont un mal qui nous rongent, ainsi nous pensons donc.. » Ça n'expliquait pas tout. Mais cela pouvait lui fournir certaines pistes. J'enchaîne « J'ai essayé d'être en mesure de me contrôler, et de me souvenir de mes transformations pour pouvoir ensuite essayer de te retrouver. » Mais je n'en étais pas au point où je le voudrais : je n'étais pas capable de me contrôler entièrement et je ne me souvenais que des sentiments suites à mes transformations, et rien d'autres. J'ouvre les yeux, et je l'observe déposer les armes. Je perçois cela comme un signe mais je me tend, comme les cordes de son arc quand elle vint se glisser à mes côtés, c'était instinctif. J'avais si peur de lui faire du mal. Je suis tellement dans les vapes que je ne me rend pas compte qu'elle est blessée elle aussi.Je suis plutôt désemparé face à ces nouvelles paroles, en réponse à mes confidences concernant mon amour intact pour elle. J'avais encore beaucoup d'amertume, malgré ses explications, beaucoup de rancoeur aussi. Après tout, n'y avait-il pas moyen qu'elle passe ses nerfs autrement que de partager son lit avec d'autres gens que moi. L'idée même que quelqu'un soit passé après moi me donnait des frissons incontrôlables. Mais à l'instar de créer de nouveaux tourments, je me contentai de murmurer  Je sais tout ça, je sais que... je t'ai fait vivre un enfer. Je sais que tu n'aurais jamais fait ça si tu avais su... mais.. mais.. » les mots s'étranglaient dans ma gorge, mais... je n'arrivais pas à m'y faire. Voilà donc les mots que j'aurais voulu lui dire. À l'instar de cela, je me confortai dans un silence qui ne prit fin que lorsqu'elle me souffla qu'elle m'aimait.Dès lors, j'incrustai mes prunelles dans les siennes sans jamais m'arrêter. J'pourrais la fixer des heures et des heures sans me  lasser. Tessa avait toujours été d'une beauté unique. Elle était parfaite. Comme si Dieu l'avait dessiné pour me plaire. Il n'y avait pas de femmes plus belles, plus séduisantes. Je frémis sous ce baiser aussi innocent soit-il dans le cou. Comme si rien ne s'était arrêté comme si ces quatre mois séparés l'un de l'autre s'étaient envolés.

Et ses interrogations m'amènent à réfléchir. Pourquoi notre couple en était rendu là. comment on aurait pu faire en sorte de faire les choses autrement, de changer l'histoire. Mais cela ne servait à rien,, cela ne faisait que rouvrir de vieilles blessures, ou bien pire encore cela faisait remuer le couteau dans la plaie apportant souffrance et agonie. Je haussai les épaules en grimaçant « Si je n'avais pas eu cette éducation, je serais venu à toi  » avouais-je alors. Il est vrai que sans nos familles respectives et nos valeurs inculquées depuis la tendre enfance, Tessa aurait été la première à qui je l'aurais dit. Hélas, elle n'était pas là ce soir-là .  « Je ne suis jamais parti, je n'ai jamais cessé de t'aimer ou de penser à toi, sache-le » Je soupirai et cela me donna la nausée. J'avais déjà hâte de cicatriser, pour me remettre sur pieds et retrouver ma force. « Tessa, je .. non. Pas maintenant j'ai peur de me transformer, tes baisers peuvent m'enflammer, tu le sais bien, je n'ai aucun contrôle sur le loup en moi, pas encore... » Mon coeur souffrait à l'idée de l'y lui refuser, après tout sceller un baiser pourrait être perçu comme un signe. Un signe de renouveau. On enterre la hache de guerre et on retourne sur la case départ. Mais c'était plus complexe que cela, elle le savait.« Ce qui s'est passé ce soir là... » Je pris une profonde inspiration et lui déballai tout sur cette nuit où tout allait changer. Je lui racontai ô combien Killian avait eu une bonne idée mais que nous étions pris en embuscade par son clan, plus nombreux que nous. Que dans le soucis de protéger Killian, je m'étais fait mordre à sa place et que je l'avais imploré de me tuer, un peu comme je venais de le faire avec Tessa, je lui racontai tout absolument tout. Je lui dis comment Killian a essayé de me raisonner sur son compte mais qu'au final j'ai décidé d'attendre de pouvoir me contrôler pour revenir la voir. Bref, il n'y eut aucun détails qui m'échappaient. « Je n'accepte pas ce que je suis devenu » avouais-je alors finalement, après avoir tout dit sur cette nuit. C'était un cri du coeur, et j'espérais qu'elle le comprendrait. Sa main se trouvait tout près de la mienne quand je recherchai du réconfort. Je la lui serrai chaudement.

✻✻✻
CODES ©️ LITTLE WOLF.

☾ ☾ ☾ ☾ ☾
†I'm building this house on the moon, like a lost astronaut lookin' at you like a star from a place the world forgot and there's nothing that I can do Except, bury my love for you.
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You might kill me with desire (18+) - Jeu 5 Oct 2017 - 23:08
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embryon
embryon


EFFIGIE : Emilia Clarke
BAFOUILLES : 200
PACTE : 07/07/2017


OSSATURE : 28 ans, la grâce de l'immortalité ne l'a pas touché, elle vieillit et cela ne cessera jamais. Aucun poison dans ses veines, sa beauté commencera bientôt à se faner et elle dira adieux à sa jeunesse épuisée.
CONTRAT : La vie lui a enlevé son âme-soeur. Mort lors d'une partie de chasse, la veille de son mariage. Elle se considère comme veuve, totalement bouleversée à l'idée de pouvoir remplacer celui qu'elle vient de perdre.
BESOGNE : Avant tout elle est chasseuse à l'Opus Dei, elle est née dans le milieu, a commencé dès son adolescence la formation. Elle est l'une des meilleures de l'organisation depuis une dizaine d'années. Aujourd'hui avec la perte de son partenaire, son fiancé, elle décline, même si elle refuse de le montrer. En parallèle elle est nommée il y a quelques mois conservatrice du musée du Vatican. L'art est une passion, qu'elle mêle à sa religion.
FABLE : Fille de l'Opus Dei, élevée dans cette haine du surnaturel, elle le connait sur le bout des doigts, elle connait tous les dangers... et pourtant elle aime s'y frotter d'un peu trop près
ÉCHINE : Sur Rome c'est une bête qui est en voie de disparition. L'humanité se perd, le venin se répand, elle fait son possible pour équilibrer les choses mais elle est faible, qu'une faible chasseuse, qu'une faible humaine.
PRESTIGE : Tessa est une battante, une guerrière, elle a été élevée pour protéger l'humanité, elle se défend très bien à la guerre, est-ce un prestige ? peut-être, elle se sent pourtant si faible qu'elle ingère un tas de drogue qui la booste telle que du sang de vampire... tellement qu'elle en devient dépendante.
GANG : L'Opus Dei dira-t-elle. Pourtant elle n'est plus capable de faire aussi bien son boulot, elle réfléchit... un guerrier ne réfléchit pas, il exécute.
CREDIT : Faust ( ava ), Gorgeousmali ( gif ship profil ), Frimelda pour la signa & Bitterblue pour le gif signa ♥


YOU MIGHT KILL ME WITH DESIRE
ft
ADRIAN
Mes mains n’ont plus la couleur pâle de d’habitude. Elles ont pris la couleur flamboyante du sang. L’ondine est partout, si je n’étais pas en noir, je serais presque recouverte de sang, le sien, le mien, je ne fais même plus la différence. J’ai pris l’habitude de voir cette couleur, de sentir sa texture, sa chaleur…et son odeur. Je me souviens la première fois que j’ai vu l’autopsie d’un monstre. Je me souviens que je voulais être forte, que j’avais l’intention de ne pas flancher… j’étais même pas 16 ans, mes parents en bons experts du Vatican ont voulu me formaliser avec cette pratique, ma mère m’a fait faire des stages pour que je m’endurcisse, pour que je sois plus forte et prête le moment venu. Elle était derrière moi, elle tenait un bloc note, elle s’apprêtait à noter tout ce que le légiste lui donnerait comme information. La bête était morte, c’est sûr, pas moyen qu’il revienne en vie. Le médecin a pris un scalpel, j’entends encore le bruit de la peau qui se scie en deux. Le sang sort directement, il n’y en a pas tant que cela, j’imaginais des litres jaillir, finalement une fois que le cœur ne bat plus, on perd de la substance. La légiste a mis des écarteurs pour tenir la peau et elle a attrapé une pince énorme pour couper les côtes. Jusque-là, je tenais bon, je n’avais pas le choix, je voulais faire bonne figure. Je voulais être forte, je voulais montrer que j’en avais. Pourtant à mon avis, je devais avoir perdu la plupart des couleurs de mon visage. Je ne disais rien, je gardais tout. Une fois les côtes retirées, le médecin a commencé à retirer les organes. Je crois que j’ai vomi dans la poubelle lorsqu’elle sortait le foie, je crois ou un des deux reins, je ne sais plus vraiment. J’ai vu ma mère sourire, un sourire complice avec le médecin, je crois qu’elle avait mis cela au point pour que je me prépare, que cela n’arrive pas lors du premier jour de travail en tant que chasseuse. Il m’a fallu encore quelques autopsies et apprendre quelques bases de la médecine pour être sûr que le sang ne me fasse plus rien, qu’en voir sa couleur écarlate ne me rendrait plus malade, ne me ferait plus paniquer. Pourtant lorsque je vois le sang couler en abondance, je sais pertinemment que ce n’est pas bon. Je sais que la personne est mal en point que je dois agir vite. Je sens toujours mon cœur s’accélérer, je sens toujours des frissons parcourir mon corps. Une légère nausée me prend toujours, j’ai peur, mon estomac se tord. Le pire c’est lorsque l’on connait la personne et qu’il ne faut pas faire de faux pas. J’ai soigné plusieurs chasseurs, j’ai soigné Adrian, je crois que je ne suis pas une très bonne chirurgienne et que recoudre des plaies laisse des cicatrices, Adrian en possède quelques unes qui sont ouvertement de ma faute. Pas que je prenne du plaisir à le marquer de la sorte mais disons que je ne suis pas une pro pour recoudre la peau, pour coudre tout court d’ailleurs. Mais parfois, je n’avais pas le choix et il m’en a laissé quelques unes aussi, il faut le dire ! On a souvent chassé ensemble, je me suis toujours sentie force à ses côtés, depuis qu’il a disparu, mes chasses n’ont plus les mêmes sensations, je n’ai plus le même plaisir. Parfois, je n’ai plus du tout goût à y aller, trop de souvenirs remontent et les souvenirs avec Adrian sont tous douloureux.

Cette chasse me faisait du bien. J’ai tué deux loups avant de tirer sur Adrian. J’étais en forme, tout se passait bien. Et il a fallu que ma cible soit l’homme que j’aime. Comment est-ce que j’ai fait pour ne pas comprendre ? Comment j’ai fait pour ne pas me douter qu’il se tramait quelque chose, il ne voulait pas me dire ce qu’il avait fait, il voulait attendre le bon moment et voilà que c’est moi qui tombe sur lui et que le Destin bouscule tout ce que je pensais, tout ce que ma tête a pu imaginer de travers. Comment j’ai pu imaginer qu’il me trompait ? Et moi pendant qu’il souffrait, qu’est-ce que je faisais ? Rien. Je m’en veux d’avoir mis tant de temps à comprendre, j’aurais dû avoir la puce à l’oreille lorsque son corps n’a pas été ramené par Killian, j’aurais dû poser plus de question, j’étais accablée, totalement éreintée, je pensais l’avoir perdu et je n’ai pas réfléchi, je me suis laissée avoir par les sentiments et j’ai été on ne peut plus faible.  Pourtant mes parents m’ont toujours dit de ne pas me laisser avoir par l’amour, que je dois être toujours plus forte. Seulement avec la perte d’Adrian, je ne suis devenue que l’ombre de moi-même. J’ai l’impression de me réveiller, que tout ce que j’ai vécu avant n’était qu’un cauchemar, la réalité est brutale, c’est comme si je retournais dans mon corps.

Adrian saigne beaucoup. Il saigne et c’est de ma faute. Je ne me plains pas de mes blessures, elles ne sont pas importantes en comparaison aux siennes, je dois l’aider au plus vite. Je dois faire cela pour lui, je ne peux pas le laisser mourir, pas alors que j’ai tiré, je ne me supporterais pas. Mes mains rencontrent une nouvelle fois sa chair, mes doigts plongent dans son corps et je tente de rester concentrée, la lumière n’est pas la meilleure qui soit et je ne veux pas aggraver son état. Je sais qu’une fois l’argent enlever, le processus de guérison pourra s’enclencher, il sera plus lent mais il s’en sortira, il ne mourra pas, alors il ne me reste qu’à retirer ses fichus carreaux. Ils sont bien logés, mes mains sont couvertes de son sang, mon visage un peu aussi, enfaîte j’en ai un peu partout, je tente de remettre mes cheveux derrière mes oreilles pour mieux y voir, du sang sur ma joue, le moindre mouvement me peint d’écarlate. Je reste concentrée et enfin j’arrive au bout. Les deux carreaux sont retirés.

J’ai besoin de savoir comment il va, j’ai peur, peur de causer sa mort, je sais que maintenant, il en faudra beaucoup. Il ne peut rien me faire, le poison qu’il a reçu calmera la bête le temps qu’on reste coincés ici. Je ne partirais pas sans lui, je pourrais remonter par la trappe et le laisser, mais il en est hors de question, mon cœur ne le supporterait pas, je ne vais pas l’abandonner, je vais rester, qu’il le veuille ou non, je suis sa femme… du moins je devrais l’être. Il aurait dû me dire ce qui se passait, il aurait tout dû me dire. Il ne me fait peut-être pas suffisamment confiance mais moi je n’ai pas l’intention de renoncer à lui, je me suis engagée pour lui, j’ai accepté de l’épouser, ce qui signifie que j’étais prête à accepter le pire et le meilleur et on sait tous que le meilleur est agréable mais que le pire est affreux, je suis prête pour cela, il n’aurait pas dû me mettre de côté.

Les deux carreaux reposent à côté de son corps. Il est nu, cela pourrait réveiller des idées perverses mais mon cerveau ne percute pas du tout dans ce sens-là. Je tente de respirer correctement. Je sens mon souffle court, j’ai du mal à calmer mon rythme cardiaque, voir Adrian dans cet état me rend malade. Je ne lui montre pas la blessure que j’ai au niveau des reins dans le dos. Ce n’est pas important, pourtant, je sens qu’elle saigne, elle m’affaiblie doucement. Je peux largement faire avec, je dois m’en assurer et m’en convaincre. Je regarde Adrian, je me sens mal, tout cela est ma faute. Je lui demande s’il se sent mieux, sa réponse me crève un peu plus le cœur. Je ne suis pas sûre qu’il visait à me faire du mal. Pourtant, je culpabilise de l’avoir mis dans cet état. Je ne pourrais plus chasser de loup sans avoir peur de me retrouver face à lui dans un sale état.
« - Je suis désolée… si j’avais su que c’était toi… je n’aurais jamais tiré. »
Peut-être que si finalement, peut-être que j’aurais tiré, imaginons qu’il m’attaque, je dois me défendre. Je l’ai fait à Louis, j’aurais parfaitement pu faire cette erreur avec Adrian. Je lâche un léger rire lorsqu’il arrive à me sortir que je me suis améliorée sur mes tires. Ok, il cherche un peu l’humour, peut-être qu’il faut détendre l’atmosphère.
« - Tu sais parfaitement que je ne manque jamais une cible, tu n’aurais eu aucune chance »
Je le regarde un peu plus taquine mais je crains que ma blague ne tombe à l’eau. Alors je réclame des explications, maintenant que l’on est enfermé ici, que l’on doit attendre qu’il cicatrise, on peut parler et je ne vais pas lâcher le morceau. Je veux connaître les détails, savoir ce qui s’est passé, pour de vrai cette fois, pas juste ce qui l’arrange de me dire. Ses explications me font du mal, il pensait vraiment que j’aurais pu lui vouloir du mal, que j’aurais pu avoir pitié ou ne serait-ce que j’aurais pu arrêter de l’aimer. Je me pince les lèvres pour cacher ma vexation, cette frustration qui monte en moi.
« - J’étais sur le point de te dire oui, tu sais, ce oui qui aurait dû m’engager à toi pour le meilleur mais surtout pour le pire »
Je marque une pause. Mon souffle est court, j’ai mal aux reins, à cette plaie ouverte, je tente de trouver une position plus confortation.
« - Le pire c’est maintenant, comment tu as pu penser une seule seconde que je serais capable de te faire du mal ? Je… je ne dis pas que j’aurais sauté de joie, non, seulement j’aurais pu tenter de comprendre ce qui se passe, j’aurais pu avancer avec toi, on aurait trouvé une solution. Au lieu de ça, tu m’as fait croire que tu étais mort. Tu as voulu que je reprenne le court de ma vie et quand je tente de le faire, tu m’en veux ! Comment je suis censée faire ? Comment je dois réagir à cela ?
Je ne le regarde plus vraiment, ma tête est reposée en arrière sur la taule de la paroi de l’ascenseur industriel. Je regarde en face de moi, je ferme d’ailleurs les yeux pour souffler. Combien de temps avant qu’il ne sente mon sang ? Il devrait se tenir à carreau, le poison le calme, le bloque dans sa mutation, il ne peut pas reprendre sa forme lupine. La suite de notre discours commence m’énerver.
« - NON ! Tu ne sais pas ! Tu ne sais pas ce que c’est ! Tu ne peux qu’imaginer ressentir cette douleur. J’ai cru que tu étais MORT MERDE ! Je préfère que tu deviennes une créature que de devoir vivre sans toi. Je suis ce genre de femme, faible peut-être mais vivre sans toi c’est… je n’y arrivais pas ! Alors ne me dit jamais que tu sais ce que ça fait ! Que tu sais quel enfer tu m’as fait vivre. J’aurais pu être là pour toi, j’aurais pu t’aider. Au lieu de ça, tu ne m’as pas fait confiance. »
Je déglutis. Je tente de me reprendre, de ne pas craquer. Je me rapproche de lui, j’ai besoin d’un contact physique avec lui. J’ai besoin qu’il me touche, qu’il m’embrasse, des gestes simples que je veux retrouver avec lui. Pourtant, lorsque je me penche vers son cou et je l’embrasse, puis je fais une erreur, le baiser c’est trop tôt. Je le prends relativement mal. Je sens mon cœur se serrer. Il n’a pas de contrôle… Je reprends ma position initiale, la tête contre le métal froid. Je ferme les yeux.
« - Si c’est ce que tu veux… je ne te toucherais pas. »
Etre si proche de lui et ne pas pouvoir le toucher, et j’entends toucher intimement, l’embrasser, le caresser, l’avoir dans mes bras, me blottir dans ses presque 2 mètres de carrure. Je soupire. Je sens une larme couler. Ses paroles reprennent et j’apprends alors le récit de cette soirée, cette louve qui les attaque, celle-là même qui le mord et fait de lui ce qu’il est aujourd’hui. Son frère qui est au courant de tout alors qu’il est venu me retrouver pour pleurer son frère. Je me sens affreusement trahie. Je me mordille la lèvre inférieure, la joue, pour calmer mes émotions. Je fixe la porte coincée en face de nous. Je tourne légèrement la tête lorsqu’il m’annonce qu’il ne s’accepte pas. Qu’est-ce que je dois lui dire ?
« - Fais-en une force. Ne vois pas cela comme une faiblesse. JE suis faible, toi maintenant tu es bien plus fort, domine cette bête et fais-en une force »
Je voudrais rajouter et reviens moi… mais en a-t-il envie ? Je n’en suis plus sûre, ce refus de m’embrasser, même pas un baiser, rien. Cela fait 4 mois qu’il ne m’a pas touché. Pas la moindre caresse semble possible. Je tente de me relever, j’ai besoin de marcher, de bouger, l’avoir à côté de moi, rien faire, le voir souffrir… Je grimace, un vertige me déstabilise. Je dois regarder ma plaie. Je ne veux pas l’inquiéter, je ne veux pas qu’il voit mon sang et qu’il se sente mal. Je tâte doucement, j’entaille est assez longue et profonde, elle ne doit pas être grave, simplement elle saigne… le bas de mon débardeur est trempé de sang, s’il n’avait pas été noir, Adrian s’en serait rapidement rendu compte. Je regarde mes mains, nos sangs mélangés. J’ai chaud, il faut chaud dans cette cage de métal, on s’agite et on fait monter la température, je sens un léger filet de sueur coller ma peau. Je sens un vertige me prendre. Je me tiens au métal, je ne veux pas montrer encore de faiblesse. Je tiens.
« - Et maintenant ? Hein ? Maintenant on est condamné à se regarder de loin ? A ne plus avoir le droit de s’aimer ? C’est ça que tu veux ? C’est que tu préfères ? Que je te laisse ? Que je continue ma vie en pensant que tu es mort ? Dis-moi… parce que je suis perdue… qu’est-ce que tu veux de moi Adrian ? »
Je veux sortir de cet endroit, je me sens prisonnière. Je tape contre la paroi, le son résonne. J’appuie sur les boutons comme une folle…, je tente d’ouvrir la porte, elle est trop lourde, voir même bloquée.
« - Comment vont tes plaies ? Elles saignent moins j’ai l’impression… »
J’avance ers lui, je m’accroupie et je lui remets ses cheveux rebelles en arrière, je caresse son visage, je l’admire, je l’aime.
« - Ne me rejette plus… s’il te plait… »

 




© Frimelda, sur une proposition de © Blork

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But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer
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You might kill me with desire (18+) - Mar 10 Oct 2017 - 8:15
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EFFIGIE : Sam Heughan
BAFOUILLES : 52
PACTE : 30/08/2017


OSSATURE : Il a écoulé plusieurs années déjà à son compteur, mais il se rappellera toujours son trente et unième anniversaire, en mai, alors qu'il devint lycanthrope.Désormais, ce mois de réjouissance n'est plus ce qu'il a jadis été, assombri par cette part d'ombre qui la suivra à tout jamais.
CONTRAT : Adrian était fiancé à une jeune femme qu'il aimait, et qu'il aime toujours éperdument mais dont les récents évènements l'ont incité à s'en détacher, à s'en tenir loin. La protéger, voilà tout ce à quoi il aspire désormais. Le protéger de lui encore plus.
BESOGNE : Chasseur féroce pour l'Opus d'antan, désormais pauvre âme égarée en quête de besogne.
ÉCHINE : Lycan, un mordu égaré qui ne désire que faire qu'un avec l'ombre.
PRESTIGE : Toutes les capacités qui viennent inévitablement avec le fait qu'il est désormais un loup renard. Une force décuplée, une regénération des cellules, un vieillissement tardif... Ce sont là que des mots qui pèse lourdement sur sa cage thoracique.
GANG : Ancien membre de l'Opus, désormais un loup solitaire il ne cherche pas à prendre place dans un clan pour le moment.
CREDIT : Gorgeousmali
You might kill me with desire
Adrian & Tessa

Wind me tighter than a wire.It's something that you do to me,i run away like mercury.And I know you think it's rough, when you're try'na patch us up and I say honey what is love? I'm sorry,so sorry for what i've done. ✻✻✻ J'étais persuadé qu'à une époque, on inspirait de nombreux sentiments à ceux qui nous apercevaient dans la cité romaine. Tel un couple mythique, je pouvais sentir leur regard sur nous. Parfois, on pouvait y lire l'envie. La jalousie même. N'avaient-ils jamais vu sous leur regard auparavant? D'autres tournaient la tête, trop gênés que l'on témoigne notre idylle devant tous. La vérité dépassait même leurs pensées. Il n'y avait rien de tangible entre Tessa et moi. C'était abstrait. Comme une oeuvre d'un grand musée comme celui dans lequel elle y travaillait! Nous étions unis, connectés entre nous d'une façon qui dépassait l'entendement. Les gens ne le comprenaient pas vraiment, mais cela a été ainsi dès que mon regard avait posé mes yeux sur elle.Je n'avais qu'à la regarder pour me sentir transporté, elle me donnait des ailes. Elle me rendait vivant. Et que dire du fait qu'elle soit une excellente chasseuse. Ça rendait le tout un peu plus sexy. Je vous laisse vous imaginer ce que donnait notre pageot quand nous avions chassé toute la nuit, enflammés par l'adrénaline, nous nous pâmons face à l'autre alors que les vêtements tombaient dans un bruit sourd à nos pieds. Le sexe... était quelque chose d'incroyable avec elle. Même après des années d'intimité, il n'y avait pour ainsi dire rien de purement platonique. Nous nous aimions, bordel. Nous nous aimions comme au tout premier jour! Il m'avait fallut beaucoup de courage, oui  pour la fuir bien qu'il ne s'agisse pour n'importe qui - et probablement elle - d'un geste lâche. Combien de fois m'étais-je dit que je devais rebrousser chemin et la retrouver... mais la colère avait été si forte. J'avais perçu ses égarements comme une véritable trahison ou comme une adultère alors que nous n'étions pas encore mariés. J'avais été l'animal blessé, et je m'étais retiré en lieu sûr.

Un peu comme je le fis en ce moment.Mon lieu sûr n'en fut finalement pas un mais j'étais soulagé... soulagé qu'elle sache enfin après ces pleines lunes solitaires. Il y avait encore beaucoup à gérer, beaucoup à parler, certes mais je ressentis la pression doucement relâchée. Mais je n'avais pas le loisir de sentir mon coeur plus léger puisque ma souffrance était grande. Mon âme soeur ne m'avait pas loupé à coup sûr, elle s'était improvisé en cupidon un peu plus glauque pour l'occasion. Ce fut donc dans les cris de souffrance que j'acceptai qu'elle me retire les flèches. Chaque fois, j'avais haleté difficilement, déglutissant ma pauvre salive quasi inexistante. Je faisais un bref signe de tête, je voulais qu'elle enchaîne. Quand elle tira sur le premier carreau je hurlai à m'en époumoner « FUCK FHALBH!!!! » un juron écossais dont la signification pouvait ressembler à un bordel de merde bien senti. Pendant l'extraction, je n'avais pas pu la regarder mais maintenant que c'était fini, je repris mon souffle en la contemplant en silence.Je passai une main frémissante dans ma chevelure, fermant les yeux l'espace d'un instant pour reprendre mes esprits. Elle s'était sentie désolée disait-elle, mais ce n'était rien je ne lui en voulais pas.Je finis par entrouvrir mes fentes et finis par la fixer de mes opales claires, comment pouvait-elle s'excuser de m'avoir chasser alors que j'avais ma fourrure lupine ? Je secouai la tête « Tu sais très bien, Tessa... Tu le sais je te connais comme mon âme. C'est ma faute si je me suis fait tiré, j'aurais dû t'en parler » Je lui fais les yeux doux quand elle me réplique qu'elle ne ratait jamais un cible. Nous rions doucement ensemble. Ce moment faisait du bien à nos pauvres coeurs sollicités un peu trop ces derniers temps. C'était le début d'une nouvelle ère. L'acceptance de soi peut-être ? « J'aurais largement préféré que tu en rates une ce soir, quoique... » Je me sentis alors un peu mieux, du moins assez pour m'asseoir un peu plus droit. Au fond de moi, je savais que le pire était à venir. Nous devions parler.

Elle en rajoute une couche, en disant qu'elle était sur le point de me marier et qu'elle aurait accepter de me marier pour le pire... Je secouai la tête « Mais, ma chérie,  ce " pire  " ? Vraiment ? Comprends-tu au moins la frousse que j'ai eu ? Je vou.. » Non. Je ne pouvais en dire plus. Peut-être plus tard, qui sait ? On entre dans le vif du sujet mais je perçois qu'elle a les traits tirés qu'elle grimace. Mais sa phrase me percute totalement que je finis par oublier. Je mord le poing, j'étais tellement impulsif mais c'était encore pire dans cette condition. J'étais furax, mais j'essayais de contrôler ma colère. Elle était dirigée à la fois envers moi à la fois envers elle. «  MAIS si je sais, je suis  passé par les mêmes cases moi aussi! Que crois-tu ? Tu es chasseuse et comme moi de génération en génération on nous balance toujours que les créatures sont le pire fléau, qu'il faut les éliminer. Tu sais quoi? J'ai essayé de me procurer des balles d'argent, pour me tuer. J'ai imploré Killian aussi, puis je me suis dit. Non. Non je peux pas lui faire ça, TE faire ça. Je n'ai rien dit car je voulais me contrôler avant de te revoir.  Ce n'est pas par manque de confiance en TOI , c'est en moi que je n'ai pas confiance. C'est pourtant pas difficile à comprendre, tu sais à quel point je suis surprotecteur. J'ai peur de devenir une bête si .. » Je reprend mon souffle juste un peu « Je veux dire, avec Killian c'était facile, mais avec toi je savais que ce serait une toute autre chose. Tu sais, lorsqu'on s'embrassait ou lorsqu'on faisait l'amour.. Ça  peut me faire transformer je ne voulais pas te blesser car je peux assurément  le faire maintenant. Je suis effrayé à l'idée de te griffer ou de te briser la nuque, ou de me repaître de ton sang» Je la vois déglutir et se glisser vers moi pour tenter de m'arracher un doux baiser , que je lui refusai aussitôt, comme pour confirmer mes paroles. Je savais déjà d'avance qu'elle le prendrait mal. « Je t'aime Tessa, je suis revenu à toi pour me prouver que je peux être plus fort que cette chose,mais j'ai besoin de temps.» Puis je me tais. Ça me faisait mal de la rejeter alors que j'en avais envie moi aussi, chaque parcelles de mon être la réclamait. Mais à l'instar,  je la regarde s'éloigner un peu et tenter de trouver un moyen pour nous tirer d'ici, je la vois aussi s'enrager qu'elle n'y parvient pas.  Elle se retourne vers moi et me balance ces questionnements, plus que légitimes concernant notre couple et ma vision de l'avenir. Je réfléchis, encaissant le tout très sérieusement. « Je veux revenir... en douceur.Crois-moi, mon but n'est pas de te faire mal m 'aingeal. Comme j'ai dit, j'ai juste besoin de temps. » Je ne sursaute que très peu lorsqu'elle tape violemment contre la paroi, elle appuyait sur tous les boutons poussée par une soudaine furie. Je soupirai « Attend que ça guérit je viendrai t'aider à dégager cette foutue porte. Petit avantage d'être un loup » J'étais encore un peu amoché, surtout dans les plaies qui contenait des missiles faits d'argent. Ma douce chasseuse vint s'accroupir près de moi et fronçai les sourcils. Je connaissais ce regard, ses sourcils s'arquaient, son front froncé , elle s'inquiétait encore de mes blessures « Regarde certaines sont complètement guéries , woah ! » C'était la première fois que je fis l'expérience de la régénération des tissus et je ne pouvais à peine camoufler ma fascination en glissant mes doigts sur mes blessures désormais invisibles. C'était magique. Cependant, celles perforées par l'argent étaient encore humides mais bien moins profondes. Ses douces mains vinrent replacer certaines mèches de ma chevelure de feu vers l'arrière, je souris bêtement alors qu'elle me regarde, amoureuse. Je lui rend cet amour en lui caressant aussi le visage. Mon sourire s'évanouit à  l'entente de ses mots « Plus jamais.» promis-je alors en glissant un pouce contre ses lèvres vermeilles. Mon regard toujours perdu dans le sien « Certains de tes missiles étaient trempés de ces poisons que tu aimes tant, n'est-ce pas ? » Ce n'était pas vraiment une question, mais une affirmation. Elle hocha de la tête, ne sachant pas trop pourquoi je lui balançais cela maintenant. Je souris en essayant de me redresser pour former un angle parfait de 45 degré. Il n'y avait qu'ainsi, que je me sentis moins vulnérable. « Je ne risque donc pas de me transformer à nouveau » chuchotais-je alors les opales brillantes. Je tendis mon cou, mon visage s'approchant du sien alors que mes doigts frémissaient contre son derme de poupée de porcelaine. Il y avait longtemps que je rêvais de ce moment, je m'étais imaginé notre premier baiser post transformation, cela m'avait réconforté. Elle m'avait maintenu en vie, c'était à mon tour de l'y maintenir. Je lui devais cela. Elle allait sombrer, je ne pouvais me résoudre à la laisser sombrer. Mes lèvres retrouvèrent les siennes, une attraction naturelle qui fit fondre à nouveau mon coeur récemment glacé. Embrasser quand on devient loup, c'est une toute autre dimension. Je ressentais tout ce que je ressentais lorsque nos lèvres formaient une danse enfiévrée , mais les sensations elles, elles étaient décuplées.Sur le moment, je glissai mes mains sous ses vêtements dabord sur sa poitrine puis contre la peau de son ventre pour finir mon exploration vers ses reins où mes mains se retrouvèrent humides, tâchées de son hémoglobine « Tessa.. tu es blessée ? » demandais-je alors inquiet en lui montrant ma main, ce qui interrompit notre baiser de retrouvailles. « Pourquoi tu ne me l'as pas dit ? » demandais-je alors, complètement abasourdi, voir incrédule qu'elle n'aie pas pris la peine de me dire qu'elle-même avait été blessé. « TU VOIS, c'est exactement pour ça que j'ai tardé à revenir, je t'ai blessé, avoue! » Je me rend la tête entre les mains « Je suis dangereux pour toi Tessa » Je suis las. Je suis dégoûté. Je suis le néant.
✻✻✻
CODES ©️ LITTLE WOLF.

☾ ☾ ☾ ☾ ☾
†I'm building this house on the moon, like a lost astronaut lookin' at you like a star from a place the world forgot and there's nothing that I can do Except, bury my love for you.
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You might kill me with desire (18+) - Sam 14 Oct 2017 - 0:04
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embryon
embryon


EFFIGIE : Emilia Clarke
BAFOUILLES : 200
PACTE : 07/07/2017


OSSATURE : 28 ans, la grâce de l'immortalité ne l'a pas touché, elle vieillit et cela ne cessera jamais. Aucun poison dans ses veines, sa beauté commencera bientôt à se faner et elle dira adieux à sa jeunesse épuisée.
CONTRAT : La vie lui a enlevé son âme-soeur. Mort lors d'une partie de chasse, la veille de son mariage. Elle se considère comme veuve, totalement bouleversée à l'idée de pouvoir remplacer celui qu'elle vient de perdre.
BESOGNE : Avant tout elle est chasseuse à l'Opus Dei, elle est née dans le milieu, a commencé dès son adolescence la formation. Elle est l'une des meilleures de l'organisation depuis une dizaine d'années. Aujourd'hui avec la perte de son partenaire, son fiancé, elle décline, même si elle refuse de le montrer. En parallèle elle est nommée il y a quelques mois conservatrice du musée du Vatican. L'art est une passion, qu'elle mêle à sa religion.
FABLE : Fille de l'Opus Dei, élevée dans cette haine du surnaturel, elle le connait sur le bout des doigts, elle connait tous les dangers... et pourtant elle aime s'y frotter d'un peu trop près
ÉCHINE : Sur Rome c'est une bête qui est en voie de disparition. L'humanité se perd, le venin se répand, elle fait son possible pour équilibrer les choses mais elle est faible, qu'une faible chasseuse, qu'une faible humaine.
PRESTIGE : Tessa est une battante, une guerrière, elle a été élevée pour protéger l'humanité, elle se défend très bien à la guerre, est-ce un prestige ? peut-être, elle se sent pourtant si faible qu'elle ingère un tas de drogue qui la booste telle que du sang de vampire... tellement qu'elle en devient dépendante.
GANG : L'Opus Dei dira-t-elle. Pourtant elle n'est plus capable de faire aussi bien son boulot, elle réfléchit... un guerrier ne réfléchit pas, il exécute.
CREDIT : Faust ( ava ), Gorgeousmali ( gif ship profil ), Frimelda pour la signa & Bitterblue pour le gif signa ♥


YOU MIGHT KILL ME WITH DESIRE
ft
ADRIAN


Je déteste les lieux confinés. Je déteste ce genre d’endroit. J’ai l’impression de perdre tous mes repères, d’étouffer. La chaleur de l’endroit n’est pas très agréable, on est en plein été et même la nuit, il fait encore chaud. Je sens une légère pellicule de sueur recouvrir mon corps, quelques gouttes coulent dans ma nuque, je remonte mes cheveux en un chignon mal fait. Mes cheveux sont pleins de nœud et humide de sang. A force de les remettre derrière mes oreilles, ils sont pleins de sang d’Adrian. Mon corps est plein de sang et pourtant ce n’est pas ce qui me préoccupe. Il faut que j’arrive à retirer tout l’argent du corps d’Adrian. Je l’entends gémir, je le vois fermer les yeux, serrer les dents et les poings et je ne supporte pas être cette personne qui le fait tant souffrir.  Pourtant le dernier carreau d’argent se pose sur le sol en PCV de la cabine du monte-charge. Il retrouve les deux autres instruments de tortures. Je me pose un peu et je reprends mon souffle, son processus de guérison va pouvoir reprendre et surtout il va s’en sortir. Cela prendra plus de temps car je l’ai blessé à coup d’argent, ce métal qui est leur plus grande faiblesse. J’encaisse doucement. Je n’ai pas eu le temps d’y penser vraiment, doucement je me rends compte que je viens de soigner un lycan, un loup-garou, cette créature qui m’avait terrifié lorsque j’étais petite. Adrian, un loup. Mon esprit n’assimile pas, je n’assimile pas, je n’arrive pas à le voir comme il est maintenant, mon cœur est resté dans le passé. J’ai du mal à voir cet homme blessé en bête sanguinaire. J’ai du mal à me dire que sous sa fourrure il pourrait me faire du mal. J’ai envie de lui dire que je n’aurais jamais peur de lui, j’ai envie de lui faire confiance, pourtant j’ai vécu cette épreuve avec Louis et mon bras porte encore une cicatrice de cet événement. Est-ce que je dois m’attendre à ce genre de chaîne ? Les pleines lunes et tout ce qui accompagne le quotidien d’un loup. Je n’ai pas envie de devoir me méfier de lui, enfaîte je n’y arriverais pas, c’est Adrian, c’est toujours lui, je ne vois pas comment est-ce qu’il pourrait me faire du mal. En tout cas, il n’en fera plus ce soir, il est sous l’emprise du poison, il est dans ses veines et bloque sa mutation sous l’effet de la pleine lune. Je sais qu’il ne me fera rien, même si l’on est bloqué indéfiniment dans cet endroit. Je commence sérieusement à étouffer, la pression a beau redescendre un peu, mon cœur bat toujours bien trop fort, je me sens lourde et maladroite, je suis fatiguée, c’est un tout, moralement, physiquement, c’est comme se prendre une grosse claque dans la figure et ne plus savoir vraiment où l’on est, je suis perdue, désorientée, je dois rester lucide pour ne pas perdre pieds, pour Adrian. Sa souffrance est la mienne et parfois j’ai l’impression qu’il m’en veut d’avoir voulu avancer après sa pseudo mort.  Ne comprend-il pas la démarre que j’ai eu ? Il imagine que cela a été une partie de plaisir cette absence, cette période où j’étais une coquille vide, quand Killian m’a annoncé la mort de mon fiancé, tout s’est gelé à l’intérieur de moi, pas moyen de comprendre, d’arriver à retrouver de la chaleur, un peu de vie, j’étais morte et pourtant je faisais partie des vivants, cette dualité en moi… ce désir de provoquer la mort, le plus possible pour le retrouver sans être lâche, la religion, MA religion ne le permettrait pas.

Je m’entends dire des mots, tout cela dépasse le fond de ma pensée. Ce à quoi je pense ? Je veux juste qu’il comprenne cette douleur, on la partage, on devait s’unir et il la jouait tout seul, comment on fait pour former une union parfaite lorsque l’un à peur du regard de l’autre ? J’aimerais obtenir cette relation parfaite, l’aimer quoiqu’il arrive. C’est le cas, il a beau avoir de la fourrure sur le dos à certains moments, il n’empêche que je l’aime et que ce n’est pas près de changer, c’est l’homme de ma vie et ce n’est pas une mutation dans ses gènes qui vont changer quelque chose. Comment a-t-il pu imaginer que j’étais ce genre de femme ? Si je l’ai blessé ce soir, c’est que j’ignorais cette nouvelle condition, que tout cela n’avait justement été caché, j’aurais pu l’aider, je peux toujours, on peut trouver des solutions pour qu’il lutte contre l’animal qui siège en lui, j’en suis persuadée, même si je dois l’empoisonner toutes les pleines lunes, être celle qui le fait souffrir une fois par mois… j’assumerais, il aurait dû se douter que ma place était à ses côtés, à l’aider. Ce soir, cette nuit, j’aurais pu le tuer et j’avoue que cette idée me fait froid dans le dos, si j’avais eu connaissance des choses, j’aurais agi différemment. Il aurait pu être le premier loup que j’ai abattu, même le second, le destin nous offre une chance de rattraper ce qu’on a manqué, on ne devrait pas gâcher cela par des mots durs et des crises de fierté, l’important n’est-il pas qu’il s’en sorte ?

Je l’écoute, ses paroles sont fortes, je les comprends, pourtant ce geste qu’il a… lorsque je tente cette ultime réconciliation. Au fond je sais qu’il a raison, qu’il est plus fort que moi pour ce genre de chose, mais mon cœur ne fait que saigner d’avantage, je me relève, je dois m’éloigner, être dans sa sphère n’arrange rien, cette proximité sans réellement pouvoir le toucher, j’ai l’impression d’être en tort alors qu’un baiser semble si anodin. Je sais que rien ne sera plus pareil, que les sentiments chez lui sont décuplés, que ses passions pourraient prendre le dessus pourtant, on peut lire la déception sur mon visage. Je veux sortir d’ici et je n’arrive à rien, ce n’est pas du haut de mon mètre cinquante-sept que je vais soulever une porte en métal qui semble bien plus lourde que moi. En plus, à tous les coups, il y a un truc qui merde, c’est pour cela que le monte-charge ne répond plus, les boutons sont obsolètes. Je tape un coup dedans, bien sûr, cela n’arrange rien, mais ça me soulage, cela me fait du bien. C’est quand on a besoin d’espace que l’on est prisonnier et quand on a besoin de l’autre, qu’il est absent, parfois la vie est pleine de contradictions. Je déteste cela.

Adrian me dit qu’il se chargera de la porte, une fois ses blessures refermées, il pourra la soulever aisément. Avantage de loups précise-t-il. Je souris à moitié, je croise mes bras sur ma poitrine, un tic que je fais souvent. J’ai appris que les gens qui croisent souvent les bras contre leur poitrine sont ceux qui souhaitent protéger leur cœur. C’est une belle idée qui me plait, même si finalement le mien est en miette et qu’il faudrait tout de même beaucoup de colle pour qu’il reparte normalement. On n’oublie pas ce genre de chose en un claquement de doigts, notre quotidien est totalement différent. Il faut du temps pour prendre de nouvelles marques. Ce qui est étonnant, c’est qu’Adrian pourrait me tuer d’un geste, avec sa nouvelle force, il pourrait faire de moi de la chair à pâté et pourtant, lorsque je le touche, je prends mes précautions, j’ai cette crainte infondée de le briser, pourtant, il ne risque pas grand-chose. Je me suis toujours sentie en sécurité dans ses bras, je suis minuscule à côté de lui, ma tête arrive au niveau de son torse, il pourrait me soulager d’une seule main aujourd’hui et je serais un poids plume pour lui, donc oui, avoir peur de le blesser alors que me tuer pour lui serait si simple… c’est bête.

Je reviens vers lui, apaisée par ses mots. Je ne dis plus grand-chose, je le regarde, je l’admire, je ne veux plus qu’il me cache des choses, qu’il me mette de côté, pour le meilleur et pour le pire, on allait se le promettre. Et maintenant ? Est-il prêt à endurer le pire à mes côtés ?

Mes doigts rencontrent ses boucles cuivrées, je les remets un peu en arrière. Ses plaies cicatrisent bien, certaines ne sont presque plus qu’un mauvais souvenir et je souris à cette idée. J’ai envie de croire à la promesse qu’il me fait, celle de ne plus me mettre de côté… Je ne dis rien, ses actes me prouveront s’il dit vrai, je suis encore sur ma réserve, une part de moi voudrait à nouveau tout lui donner mais une autre est un peu plus sur la réserve. J’ai peur qu’il décide de partir d’un coup, il veut tellement me protéger de lui qu’il en devient égoïste et ne pense pas une seconde à ce que MOI je veux pour nous. Je ne supporterais pas une seconde absence, un nouveau départ, il a détruit trop de chose pour que je me reconstruise sainement en son absence.

Je ne peux m’empêcher de l’admirer, je redécouvre ses traits, son physique, cette beauté écossaise pour laquelle j’ai succombé il y a 8 ans. Il me fait toujours cet effet, je brûle quand je le vois, une décharge parcourt mon corps et je sais qu’il est fait pour moi. Toujours. Si je ne peux pas l’embrasser alors soit, mais je crois que mon regard en dit long. Avec la fatigue, je ne maîtrise plus aussi bien ce que je laisse paraître ou pas. Il me demande si j’ai empoisonné certains carreaux. Ce poison qu’il m’a vu tant de fois utiliser pour ramener des lycans dans les laboratoires du vatican. Ils sont dociles avec ça, pratique, la bête dans son panier et l’humain blessé est à ma merci. C’est sadique mais on ne nous demande pas de réfléchir beaucoup sur les manières à l’Opus, on est une main armée, on agit. Ce sont presque des automatiques, ce poison j’en ai toujours avec moi. Surtout quand je m’amuse à chasser le lycan.
« - Tu me connais bien… Tu risques d’être un peu malade à un moment donné, le poison contredit l’effet de la lune, ce n’est pas sans effet secondaire, sans souffrance parfois… tu n’en as pas beaucoup dans le corps, juste de quoi garder cette forme humaine, peut-être que ça ira… »
Je sens son pouce passer sur mes lèvres, je tente de me contrôler. Il est peut-être blessé, mais c’est mon fiancé, nu, apollon que j’ai sous les yeux, je l’aime et mon corps le désire ardemment. Je ne sais pas ce qui lui fait changer d’avis. L’attraction est naturelle et elle me plait, je ne résiste pas, je me sens presque faible mais c’est Adrian, pour lui j’accepte n’importe quelle faiblesse. Je goûte à ses lèvres, j’ai l’impression de le redécouvrir, c’est passionné, ses lèvres ont manqué aux miennes. C’est divin, ses mains glissent sur mon corps, je frissonne malgré la chaleur et tout aurait pu s’accélérer … Ses mains glissent trop bas, sur ma blessure, celle que je maîtrise, que je cache depuis qu’on est enfermé ici. Je grimace lorsqu’il pose sa main dessus, mais ce n’est pas le tout, c’est qu’il sent le sang qui a imbibé mon t-shirt, sa main en est couverte. Il me la montre comme témoin et je ne peux rien dire, rien arranger. Je m’écarte de lui, mon dos retrouve le métal qui n’est plus aussi frais qu’au début. Je prends mon visage entre mes mains et je l’écoute s’accabler de mes maux. C’est plus fort que moi.
« - ARRETE ! »
Je marque une pause, juste ce mot semble m’avoir essoufflé, je suis fatiguée de ne pas trouver de terrain d’entente, qu’il se calme bon sang. Je me redresse péniblement et c’est à lui de prendre son visage dans ses mains, il s’accuse de cette blessure. Je me dirige vers la paroi qui s’oppose à lui et je pose ma tête sur le métal qui nous emprisonne.
« - Ce n’est même pas toi qui provoqué cela, tu n'es pas cette bête sanguinaire que tu crois être, s'il te plait, arrête... écoute-moi... Je suis tombée, quand tu m’as surprise et que je t’ai planté la flèche dans la poitrine, je ne sais pas, j’ai dû heurter une pierre, du verre par terre, je n’en sais rien, c’est une entaille pas très belle, j’en ai vu d’autres, toi aussi ! Arrête de paniquer, tu me feras peut-être un jour mal, et alors ? Tu crois que d’autres bêtes ne m’ont jamais blessé ? Je sais me défendre, si jamais les choses tournent mal, je n’ai qu’à t’injecter du poison, comme ce soir »
Cette protection est trop lourde. Il doit vivre et non penser à moi dans tous ses actes.
« - Je ne cicatrise pas aussi vite que toi, mais je m’en remettrais »
Je me tourne vers lui et je lui souris. Je suis fatiguée, épuisée. Cette nuit semble juste affreuse, l’une des pires de ma vie et pourtant, quelque chose la rend spéciale.
« - Je suis fatiguée de me battre avec toi, je… tu es un loup… très bien… on peut gérer ça… ça ne se fera pas du jour au lendemain… je ne suis pas en sucre, des bêtes comme toi j’en chasse depuis que j’ai 18 ans, tu le sais aussi bien que moi, tu sais que je suis douée pour ça, pourquoi cela changerait avec toi »
J’avance d’un pas vers lui.
« - Tes blessures ont l’air d’aller bien mieux, comment tu te sens ? Il va falloir qu’on bouge, on risque de tomber sur d’autres loups, c’est la pleine lune… ou d’autres chasseurs, il faut que je te ramène à mon appartement… »
Je retente avec la porte mais rien à faire.
« Fichue porte bloquée ! »
Je prends mon mal en patience, je relativise, ce temps bloqué, c’est pour qu’il se remette. Je reprends ma place assise à ses côtés. Ma tête vient se poser sur son épaule, j’espère qu’il ne voit pas la légère grimace que je fais pour contrôler la douleur au niveau de l’un de mes reins. Discrètement, je passe mes doigts sous mon t-shirt et je tâte la plaie. Elle n’est pas longue mais semble un peu profonde. C’est pour cela qu’elle saigne, j’essuis mes mains sur mon pantalon noir et je ferme les yeux, je pourrais presque dormir. Mes doigts glissent dans les siens et les serrent.
« - Peu importe que tu sois un loup maintenant, je préfère cela à ta mort… »
Cette phrase est une demi déclaration, je lui fais comprendre que je l’aime quoi qu’il arrive.

© Frimelda, sur une proposition de © Blork

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But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer
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