It's my pleasure mademoiselle | Diane

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Louis de Rochechouart
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trente trois années accrochées à sa carte d'identité. CONTRAT: : Lui se veut seul, mâle solitaire sans accroche mais elle ne le laissera jamais filer. Pour la pureté de leur nom et de leur engeance ô combien maudite. BESOGNE: : Directeur artistique de la maison de haute couture portant les initiales de sa famille. Le R & le M s'inscrivent sur chacune des tenues.
ÉCORCE: : Plusieurs siècles de richesse, presque 400 ans qu'il essaye de quitter le monde ÉCHINE: : Squalo. Il n'en a pas le comportement et beaucoup le pense un hippocampe. Mais lorsqu'on voit la soeur qui le suit comme son ombre on comprends toute les vérités qui s'attachent à leur nom. PRESTIGE: : Il sent, il voit. Il fascine également, de ses yeux bleus si particuliers. Il se nourrit de sang, se gave d'horreur et vomi la terreur qui le consume. @EFFIGIE: : Raphaël Personnaz par Ambrose, gif par Gorgeousmali, aestetic par Bitterblue BAFOUILLES: : 135 PACTE: : 10/07/2017



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Mar 19 Sep 2017 - 23:18
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Il était perdu. Enfermé dans ses souvenirs, assit derrière son bureau dans une salle entièrement vide. Il n'avait pas encore demandé à ce qu'on ouvre et pour l'instant, celui qui attendait pour la porte se faisait discret. Il avait bien sentit que Louis n'était pas dans son assiette et pour cause. Jamais l'homme n'avait été aussi beau. Jamais il n'avait semblé si différent de ce qu'il était au plus profond de son coeur. Il ne bougeait pourtant pas, ses yeux bleus perdus sur le café devant lui. Les souvenirs venaient voler dans son esprit, arrachant son coeur en réveillant une culpabilité qu'il n'avait pas éprouvé depuis longtemps. Il revoyait le corps de Tessa sous le sien, il sentait leurs souffles et la douceur de leurs baisers comme s'il y était encore. D'un mouvement brusque, il abaissa la photo de la jeune femme sur son bureau. Elle était sa meilleure amie ! Pourquoi, par tous les dieux, avait-il fait ça ! Elle était en deuil, elle pleurait encore Adrian et lui... Lui, tout simplement n'avait jamais oublié. S'il ne portait plus son alliance c'était simplement car il l'avait enfermé dans un endroit où personne ne pourrait jamais la voir. Il ne l'avait pas perdu. Il enferma son visage dans ses mains, le coeur lourd. Puis ses doigts glissèrent jusqu'à ses cheveux, qu'ils attrapèrent avec violence. Pourquoi avait-il fait ça !

Il devait l'appeler. Il devait s'excuser, lui dire que c'était qu'une connerie, que c'était cette putain de magie qui l'avait entrainé à assouvir des désirs qu'il n'aurait jamais dû éprouver. Mais il n'y arrivait pas. Pas encore. Il sentait toujours son parfum sur sa peau. Il était super aujourd'hui. La soif, de sang comme de sexe, était assouvie. Mais Louis haïssait cette sensation de s'être nourri de tout ce qui l'entourait. Encore plus quand c'était le sang de Tessa qui l'avait soigné et qu'il avait voulu posséder. Il l'avait attaqué ! Comment diable avait-il pu faire ça ! Comment avaient-ils pu faire ça tous les deux ? Le requin sortie son téléphone, le déverrouillant d'un appuie sur le bouton central. Il allait taper son message, il allait envoyer le texto quand il se reprit. Pas tout de suite. Il devait lui parler de vive voix. Ce soir, il irait chez elle avec un petit quelque chose pour se faire pardonner. Pas des fleurs, mauvaises idées. Non. Un pendentif. Il irait voir Marius dans l'après midi pour récupérer un collier ou une paire de boucle d'oreille. Quelque chose de neutre pour une amie. Pour rien d'autre qu'une amie. Il n'était pas amoureux. Son coeur tout entier était obnubilé par les souvenirs. Et ce depuis quelque quatre siècles.

Mr de Rochechouart. Vous... Vous aviez un rendez-vous à dix heures. Elle ne devrait pas tarder vous savez. Mademoiselle Borromeo nous a dit que son amie n'était jamais en retard.

Alors le requin accepta d'un signe de tête. Les portes s'ouvrirent, bien après l'heure. Mais de toutes manières, peut de gens avaient l’opportunité de découvrir ce que refermait l'antre des de Rochechouart. Beaucoup avaient vu, sur des vidéos de présentation de la maison, la beauté de l'atelier de Paris. Peut avaient eu la chance de croiser le regard des statues de marbres aux traits des divinités grecques, oeuvres d'une collection privée qui valait quelque milliard et qui seraient toujours refusées aux musées qui les désiraient tant. S'appuyait là Venus, et là bas, Diane, dans sa beauté vénale, servait de l'eau à l'une des fontaines du patio. Toute la richesse de l'Italie brillait dans cet atelier qui faisait, l'espace d'une seconde, oublier qu'on se trouvait au coeur de Rome.

Louis entendit le majordome ouvrir alors qu'il plongeait les mains dans l'eau, pour s'asperger le visage et oublier les pensées violentes que le traversait. Diane n'était sûrement pas au courant de ce qui venait de se passer entre le célèbre créateur et sa... cousine -s'il se souvenait correctement de la chose-. Il releva les yeux et fut incapable de parler. C'était elle. La stupeur le garda silencieux alors qu'il aurait dû tendre une main aimable comme à son habitude.

Mr de Rochechouart. Mademoiselle Rosenwald, l'amie de Mademoiselle Borromeo.

ö oui, les présentations étaient faites. Et pourtant, Louis était toujours aussi silencieux, fixant la jolie blonde comme une apparition. Diane... que murmurèrent ses lèvres, sans le a qui rendait le mot italien mais avec toute la beauté de la langue française. Le regard étonné du majordome ne changea rien. Et pourtant, le requin se réveilla, soudainement. Il devait la toucher. Il devait savoir si c'était elle. Il devait réfléchir ! Mais son cerveau était comme englué dans les souvenirs, jouant encore et encore le rire de celle qui avait tant aimé et qu'il aimait toujours. Toute la puissance de ses sentiments lui éclata au visage. Et il ne pu murmurer un mot de plus jusqu'à ce que finalement, le majordome se glisse à ses côtés et, d'une tape dans le dos que ne pu voir la jeune femme, le réveille.

Excusez moi, je vous ai pris pour une autre que je ne pensais voir. Louis de Rochechouart, c'est un plaisir de rencontrer la cousine de Tessa. Étrange que nous ne nous soyons jamais croisé auparavant quand on connaît l'affection qu'elle vous porte.

Il tendit la main. Il devait savoir. Il devait avoir une réponse. Etait-ce bien elle ? Etait-ce vraiment elle ? C'était impossible. Il se souvenait encore du goût de son sang. Il se souvenait encore de son corps, il se souvenait encore de l'avoir tuée de ses propres mains. Elle ne pouvait être devant lui aujourd'hui. Et pourtant, la ressemblance était bien trop forte et pire encore : leurs auras étaient identiques.


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Diane Rosenwald
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
OSSATURE: : Vingt-huit ans CONTRAT: : Actuellement célibataire BESOGNE: : Archéologue ©Ambrose ♥
FABLE: : Je connais leur existence depuis toute petite. La chasse coule dans les veines de pas ma famille, mais elle a oublié les miennes. La haine coule, mais pas le courage de faire le moindre mal. ÉCHINE: : Je suis simple humaine. Humaine maudite, vouée à se réincarner, à tout oublier des vies passées. Mais une humaine. @EFFIGIE: : Scarlett Johansson, Avatar©National Anthem, Signature©Bitterblue, Aesthetic©Ambrose BAFOUILLES: : 37 PACTE: : 14/09/2017



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Jeu 21 Sep 2017 - 13:33

 
Louis & Diane // It's My Pleasure, Mademoiselle

 
Perdue dans mes pensées, je regarde vaguement Astuce se promener à sa guise au bout de la longe. Une petite promenade au parc, sous le beau soleil de Rome ne fait jamais de mal. Je ne sais pas pourquoi, je commence à stresser pour ce rendez-vous qui m’attend. Je dois rencontrer cet homme, qui m’intrigue tant. Je ne sais pas pourquoi mais je l’ai vu deux fois, et les deux fois j’ai ressenti une sensation bizarre. Comme si je le connaissais, au fond de moi, comme si mon esprit voulait me dire quelque chose, mais sans que je le comprenne. Je suis sûre de ne pas connaitre cet homme pourtant, je ne vois où on aurait pu se rencontrer. Je ne sais pas quel âge il a, mais impossible que nous soyons allé à l’école ensemble lorsque nous étions petits étant donné que j’étais en Allemagne. Peut-être simplement m’attire-t-il… Mais après ce que Tessa m’a dit l’autre jour… Ses révélations résonnent encore dans ma tête. Adrian n’est pas mort… Quel choc ça a du être pour elle quand même. Pleurer son mari pendant quatre mois, le penser mort. Le retrouver. Je me demande comment j’aurai réagi à sa place. J’aurai été en colère, certainement. Je me serai sentie trompée. Pourquoi n’a-t-il pas donné de nouvelles s’il était en vie ? Et l’autre révélation de la soirée… Tessa et Louis. Lui, son meilleur ami, celui qui m’intrigue tant. Je lui en ai parlé, je lui ai avoué que j’aimerai le rencontrer, si ça ne la dérangeait pas. Elle m’a alors proposé de lui parler de moi, en l’informant que je souhaiterai une robe sur mesure. C’était une bonne idée, et puis je pouvais me le permettre. J’ai accepté. Et me voilà à stresser pour ce rendez-vous…

Astuce me saute dessus, me ramenant dans l’instant présent. Je rigole et le caresse. Instinctivement, nous avons pris le chemin de retour étant donné que j’arrive dans la résidence où j’habite. Un petit hôtel particulier, dans le nord de la ville. Je pousse la porte qui nous amène dans le hall du bâtiment. Nous entrons dans l’ascenseur, et montons au quatrième et dernier étage. Je détache Astuce qui se jette sur sa gamelle d’eau. Quant à moi, je dépose mes affaires et me dirige vers la salle de bain. Une petite retouche légère de maquillage, je remets mes cheveux en place, et sors de l’appartement, direction l’atelier.

Arrivée sur place, la beauté du lieu me coupe le souffle. Je m’annonce à un homme, qui m’informe de le suivre. Je souris doucement à la vue de la statue magnifique de Diane. Il pousse des grandes portes, et m’invite à entre dans la pièce. Il est là, devant moi. Louis de Rochechouart. Cette sensation se fait encore ressentir. Je frissonne. L’homme qui m’a guidé jusqu’à ici m’annonce. Je remarque le regard surpris du créateur. Je m’apprête à tendre la main pour serrer la sienne, mais je vois qu’il n’en fait rien, alors je me retiens. Il reste à me regarder, sans bouger. Seules ses lèvres se muent, prononçant mon prénom. Comment le sait-il ? Tessa lui a peut-être dit… Sûrement même… Un petit moment de flottement s’installa, me mettant mal à l’aise. Mais soudain, il semble se réveiller, reprendre ses esprits. Je souris à ses paroles. Puis il me tend la main, que je serre pour le saluer. Une sorte de courant électrique me parcours, me surprend. Je retire ma main aussitôt.

« C’est bien mon prénom pourtant. » Je ne le sais pas, mais ma voix doit lui faire un choc. J’ai toujours la même voix, quelque soit mon corps. Je souris, et reprends. « Tessa doit vouloir vous garder pour elle certainement… Je vous remercie de me consacrer du temps en tout cas. »

Ma voix est douce. Je suis stressée, mais ça ne se ressent pas. Je maintiens le tout intérieurement. La sensation de le connaitre est toujours là, mais je ne comprends toujours pas. Je me frotte doucement la main, sans vraiment m’en rendre compte, suite au petit courant électrique de tout à l’heure.

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ÉCORCE: : Plusieurs siècles de richesse, presque 400 ans qu'il essaye de quitter le monde ÉCHINE: : Squalo. Il n'en a pas le comportement et beaucoup le pense un hippocampe. Mais lorsqu'on voit la soeur qui le suit comme son ombre on comprends toute les vérités qui s'attachent à leur nom. PRESTIGE: : Il sent, il voit. Il fascine également, de ses yeux bleus si particuliers. Il se nourrit de sang, se gave d'horreur et vomi la terreur qui le consume. @EFFIGIE: : Raphaël Personnaz par Ambrose, gif par Gorgeousmali, aestetic par Bitterblue BAFOUILLES: : 135 PACTE: : 10/07/2017



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Dim 24 Sep 2017 - 23:12
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Les souvenirs s'envolent derrière ses iris. Il la revoit rire, il entends le son cristalin s'échappant de sa gorge, il la revoit caresser son ventre rebondit contre lequel il avait si souvent posé son oreille. Il sent la caresse de sa peau. Il a envie de la toucher. Trop envie de la toucher. Peut-être pour se rassurer. peut-être pas. Est-ce vraiment elle ? Ou bien juste un mythe, un reflet de son esprit malade après ce qu'il a fait avec celle qu'il considérait comme sa soeur ? Il avait pensé à Diane toute la soirée et voilà qu'elle apparaissait devant lui. C'était trop facile, pas assez réel. Diane était morte ! Il devait s'en rappeler, il devait arrêter de la voir partout ! Et pourtant elle était là, juste devant lui. Déesse parmi les mortelles, brulante de vie. Il avait envie de la toucher. Il n'y parvenait pas.

Mais pourtant il tendit sa main et, lorsqu'elle la serra, il eu envie de la refermer pour emprisonner la sensation qui faisait hurler son coeur. Il n'en fait rien, lachant plus que poliment la peau qu'il a caressé, si rapidement. C'est elle. C'est bien elle et pourtant il y a trop de différence. Elle lui ressemble sans vraiment le faire, elle porte le même nom, la même aura. C'est elle sans vraiment l'être. Il frisonne, légèrement. Il se perd, il s'enivre. Il doit l'écouter. Elle lui parle mais lui est fasciné par ses lèvres qui bougent.  Jusqu'à ce que son ouïe se reveille; Cette voix. C'était le premier souvenir qu'il avait perdu. Ca s'était effacé, doucement, alors qu'il serrait violemment ses mains autour de sa tête pour ne pas l'oublier. Mais les souvenirs sont traitres et, lentement, peut-être pour aider au deuil, ils ballaient tout. De sa voix jusqu'à la douceur de sa peau puis jusqu'à son visage. Ne restait que les portraits, qui ne reflétaient pas totalement toute la beauté d'un être. Chacun avait son pinceau, sa manière de suivre la mode. A travers le dessin, Diane ne se ressemble pas.  Il l'avait vu à Paris, exposée au Louvre avec lui. Il ne s'en était jamais remit de cette oeuvre inestimable qui l'avait fait une fois de plus basculé. Pourtant il sourit à la jeune femme devant lui, sans laisser transparaitre son trouble. Etre maitre des apparences. Toujours.

Elle ne me cache pourtant pas mais j'ai entendu que vous aviez quitté Rome pendant quelque temps. Vous n'êtes pas originaire d'ici n'est ce pas ? Votre accent vous trahit.

Sa voix n'avait pas couinée, pas flanchée mais son accent français modifiait légèrement l'italien, empêchant la langue de chanter comme elle l'aurait dû. Tout le monde savait qu'il venait du pays des lumières. Des hommes qu'il aurait pu connaître s'il n'avait fuit après le meurtre de la femme qui se trouvait devant lui. Comment était-ce possible ? Diane était humaine. Lui un monstre qu'elle calait contre son sein lorsqu'il pleurait sur l'horreur de sa condition. Elle avait tout su. Elle lui aurait dit si elle avait eu des pouvoirs. Il l'aurait su. Jamais elle n'aurait pu cacher alors que lui glissait tout sans aucun secret. Il ne devait pas penser au passé. Ne surtout pas se perdre avec lui. Le présent lui souriait. Le présent n'était plus qu'un goût acre qui venait s'écraser à son palais. Tout manquait de couleur. Elle lui manquait tant.

Vous venez pour une robe si je ne m'abuse ? Tessa est restée très discrète sur vos goûts et j'espère que je saurais vous plaire. Dites moi avant toute chose : longue ou courte ?

Oublier ses peurs. Faire son travail. Taire son coeur. Uniquement son travail. Il lui confectionnait une robe, elle payait et elle partait. Il courrait puis lui ferait livrer. Rien d'autre. Rien de plus. Il ne chercherait pas à la revoir. Elle ne devait être qu'une apparition faisant hurler un coeur meurtrie. Rien de plus. Rien de moins. Mais pourtant il le savait déjà. Jamais il n'arriverait à la faire partir de sa tête. Il le devait pourtant. Car l'ombre du requin cruel planait sur sa vie. Adélaïde lui avait déjà prise Diane une fois. Il ne lui offrirait pas l'opportunité de toucher à une femme si semblable. Il devrait fuir la jeune femme. Il le savait déjà. Alors autant commencer directement sans possibilité de rêve pour son coeur. Elle n'était pas Diane. Qu'importait la voix ou le comportement. Elle n'était pas Diane.

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Diane Rosenwald
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Lun 2 Oct 2017 - 20:15

 
Louis & Diane // It's My Pleasure, Mademoiselle

 
Louis de Rochechouart… Cet homme, si connu de tous, se tient devant moi. Je me rends compte du privilège que j’ai de me trouver là. Louis. Le meilleur ami de ma cousine, témoin de son mariage raté. Je sens mon corps se crisper, mon cœur se serrer. J’ai cette étrange sensation de le connaitre, plus que je ne le voudrais, plus que je ne le pense. J’ai l’impression que mon corps se souvient de lui, il frissonne, il fait mal à son toucher, mais mon esprit ne s’en souviens pas. En réalité, c’est plutôt l’inverse, mon esprit s’en souvient, il le connait, pas mon nouveau corps. Mais ce serait évidemment bien trop simple si je le savais. Si je savais tout ce que lui et moi avons vécu, tout ce que nous avons traversé. Je me souviendrais, je lui sauterai au cou sans plus attendre, sans hésiter. Mais ce n’est pas le cas. Je ne sais rien, je ne me souviens de rien. Ni de notre rencontre, ni de notre mariage, ni de notre première fois. Ni de notre premier enfant, trop tôt disparu. Il prononce mon nom. Tessa devait lui parler de moi, je vois que c’est chose faite. Une poignée de main électrisante, à laquelle je retire finalement assez vite ma main. Je tente un brin d’humour, pour me détendre plus qu’autre chose. Il me sourit, et je dois avouer qu’il est terriblement craquant quand il sourit. Mais… Est-ce que j’oserai faire quoique ce soit avec lui, connaissant sa relation avec ma cousine. En ai-je envie, déjà ? Je ne sais pas. Il m’attire mais… Cette sensation, étrange. Je ne comprends pas. De toute façon, je ne vois même pas pourquoi je pense à ça, nous venons juste de nous rencontrer, et c’est vraiment pas mon genre de sauter sur le premier venu. Sa réponse me fait sourire et hausser les épaules.

« Mon accent s’est pourtant amélioré je pense… Mais je ne peux apparemment pas cacher que je ne suis pas italienne… Je suis originaire d’Allemagne… Et effectivement, j’ai un métier qui me fait beaucoup voyager. J’étais dans le nord de l’Italie pendant plusieurs années, je suis rentrée juste pour le… » Je baisse un peu la voix. « Le mariage de Tessa… Merci d’avoir été là pour elle, d’ailleurs. » Je ne sais pas s’il est au courant du retour d’Adrian. Je décide donc de me taire. « Vous n’êtes pas originaire de l’Italie non plus, non ? »

Il me semble avoir lu quelque part qu’il était français. Et lui aussi a un léger accent. Bien plus faible que le mien. Il est peut-être ici depuis plus longtemps. Ou alors il est plus doué que moi… Il vient à parler de la raison de ma venue, finalement. Tessa a plutôt été vague sur la robe apparemment. Evidemment, puisqu’on n’a pas du tout parlé de la robe, elle et moi en fait. C’était juste un prétexte pour le rencontrer. Je ne sais même pas de quoi j’ai envie… Courte ou longue ? J’en sais rien…

« Je n’ai pas vraiment d’idée précise en fait… Votre renommée n’est plus à faire, alors je suis venue ici en toute confiance. Je vous laisse libre de tout choisir. Longueur, tissu, couleur, motifs… Une robe simple mais élégante, pour mes soirées de présentation, d’inauguration, pompeuses. Je souhaite juste qu’elle reste sobre, pas sexy, s’il vous plait. » Je tourne un peu la tête, regardant la décoration. Je me souviens de la statue de Diane dans l’entrée, et reporte mon attention sur le jeune homme en face de moi. « J’aime le style nature des robes, des toges de Diane. Je ne demande pas une toge ! » Je rigole doucement. « Mais on m’a toujours dis que je portais parfaitement mon prénom. J’aime le naturel, le simple, le lumineux… » Je souris doucement, me demandant si je m’exprime assez clairement pour qu’il comprenne ce que je veux dire. Sa présence me perturbe, et j’ai peur que ça se retranscrive dans mes paroles ou mes gestes.

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Louis de Rochechouart
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Sam 7 Oct 2017 - 14:12
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Au milieu des tissus et des merveilles, au milieu de l'atelier, il y a elle. Ce visage, si proche de celui de Diane. Cette aura, si peu différente de celle pour laquelle il aurait été prêt à se damner. Il l'écoute, entends chanter l'allemagne dans ses mots. Il s'était rendu sur les Terres de parents de Diane. Il s'était montré le gendre idéal, le fils que tous aime. Il avait même apprit à parler cette langue qu'on disait trop dure pour mieux l'oublier alors qu'il s'était perdu sous l'océan. Il avait tenté de la faire disparaitre de ses pensées mais elle n'y avait jamais été si présente. Il la voyait partout. Dans un regard, dans un rire, dans une crinière blonde qui reflétait le soleil. Diane avait été l'exacte contraire de sa soeur. Aussi blonde que l'autre était brune, bien moins fine que son requin de jumelle, bien plus plantureuse également. Si Adélaïde avait toujours été un canon de beauté, à l'époque de la cour, Diane était la perfection. Une déesse grecque comme tous les avait représenter. Il fit taire le hurlement de son palpitant pour ne laisser comme seule trace qu'un sourire sur ses lèvres.

L'Allemagne est un magnifique pays. J'ai eu la chance de me rendre dans quelques Bundesländer il y a longtemps. Plus longtemps qu'elle ne pouvait même imaginer. A l'époque l'Allemagne n'existait pas encore, toujours fier royaume du Saint-Empire. La jeune femme qu'il avait en face de lui n'était pas née, pas plus que ses ancêtres. Il baissa légèrement la tête à la mention du mariage de Tessa. Ce souvenir n'était pas l'un de ses préférés. Voir sa meilleure amie ainsi brisée avait été douloureux pour le requin. Plus encore lorsqu'il avait vu qu'Adrian ne reviendrait pas. Les amis sont là pour se soutenir les uns les autres. Je ne savais pas que vous étiez à ce... Mariage. N'en dit pas trop Louis. Personne n'a eu le temps d'être présenté avant que.... qu'il se passe ce qu'il s'est passé. Les souvenirs, toujours. Ne pas penser aux souvenirs sans quoi se serait d'autre, bien plus anciens, qui viendraient obnibuler ses pensées. Les accents nous trahissent tous décidément. Un léger rire échappa des lèvres du requin dont les yeux brillèrent, moqueurs. Mais oui, je ne viens pas d'Italie. J'y habite à temps partiel. Je viens de France, de Paris plus précisément. De toute manière, c'était bien la seule ville que les étrangers connaissaient. S'il avait jeté le nom de patelin dans lequel se trouvait le château familial, Diane l'aurait regardé avec des yeux plus que surprit et il n'aurait pu lui jeter la pierre. D'autant qu'avec sa manière bien française de prononcer les noms, elle n'aurait sûrement pas compris.

Il détourne alors les yeux pendant qu'elle parle, se trouvant une bonne raison pour ne pas la dévorer des yeux. Ses mains s'affairent à toucher quelques tissus pendant que ses yeux s'attardent sur des couleurs, réfléchissant déjà à ce qu'il pourrait faire pour elle. Diane doit déjà le savoir, le prix ne serait celui d'une simple robe vue tant de fois sur les défilés. A pièce unique, prix unique.

Je pense que j'ai une idée pour vous. Une robe claire, avec une motif. Tombant aux genoux. A moins que vous aimez le long mais souvent les femmes plus "petites" préfèrent quelques choses de court. Il semble perdu dans ses pensées, ne la regardant pas vraiment alors que déjà ses mains se glissent jusqu'à un carnet. En deux coups de crayons, il esquisse un semblant de modèle, dessinant là des motifs compliqués là un col en U. Elle ne veut pas quelque chose de trop sexy et il doit resté léger sur le décolleté. Les mensurations de son ancienne épouse reviennent à son esprit, qu'il doit faire taire et plonger dans le travail. Mais elle semble identique, de la taille à cette poitrine généreuse dans laquelle il s'était perdu dans un passé si lointain. Louis a l'habitude de traiter avec des femmes et sa réputation vient du simple fait qu'il ne passe son temps à lorgner les demoiselles se présentant à lui, voir même à repousser leurs avances loin d'être discrète. On le dit gay pour son métier et pour toutes ses raisons nées de la jalousie. Pour lui, ce n'est qu'un simple respect qu'il doit à ses clientes.

Que direz-vous de ce genre de modèle ?

Il retrouve alors son regard et lui tends le carnet sur lequel est déjà dessinée une robe. Simple mais élégante, des fleurs gravissant les flancs. Son sourire revient sur ses lèvres, faisant disparaître l'homme en plein travail pour un commercial que Louis ne sera jamais vraiment. Il doit faire abstraction de tout ce qui lui vient en tête alors qu'il fixe le bleu-vert des yeux de sa cliente. Elle est simplement là pour acheter, en tant qu'amie d'amie. Elle n'est pas Diane. Diane est morte et il est tant qu'il face son deuil.

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Mer 11 Oct 2017 - 23:42

Louis & Diane // It's My Pleasure, Mademoiselle

Nous faisons un court instant connaissance, parlant de nos origines, trahies par nos accents respectifs. Bien que le sien se fait bien moins entendre que le mien. Peut-être est-il en Italie depuis plus longtemps que moi ? Ou bien il est simplement meilleur que moi en langues étrangères. Il est vrai que je maitrise presque mieux le latin que l’italien. Mais le latin ne se parle plus, elle fait partie des langues mortes. Et pourtant, j’aime sa sonorité, j’aime comment elle fait vibrer les mots. L’italien est une jolie langue, mais bien différente. L’Allemand… C’est autre chose. Je l’aime, parce que c’est ma langue maternelle, mais il faut avouer qu’elle ne chante pas aussi bien que certaines. Louis m’avoue d’ailleurs qu’il a été en Allemagne il y a quelques années. Je hoche la tête, acquiescent à ses propos. Oui, on a de jolis paysages là bas, c’est vrai. Les grandes plaines me manquent parfois. Berlin aussi, bizarrement. Je ne sais pas pourquoi j’aborde le sujet du mariage de Tessa. Parce que c’est là bas que je l’ai repéré, peut-être ? Que je me suis rendue compte qu’il était si proche de Tessa, que j’ai ressenti cette étrange sensation de le connaitre ? Je ne sais pas. Mais j’aurai peut-être mieux fait de me taire sur ce coup. Ce n’était pas très malin. Manque de tact. Je m’en rends compte au moment où il baisse la tête. Je me mords la lèvre doucement, m’en voulant un peu d’avoir lancé ce sujet.

« Je suis la cousine de Tessa et… On s’entend plutôt bien. Je me voyais mal louper ce jour… Enfin… »

Je me tais. Il n’y a rien à dire de plus. Tais-toi, ou tu vas encore dire des conneries, Diane. J’enchaine plutôt avec une remarque sur son petit accent français, essayant de changer de sujet, de retrouver une valeur sûre, moins triste. Bien que je sais qu’Adrian n’est finalement pas mort. Mais étant donné que je ne sais pas si le couturier le sait… Autant me taire, de peur de faire une nouvelle gaffe. Il rigole. Et son rire est comme une mélodie merveilleuse à l’oreille. Je crois que je pourrais l’écouter rire à l’infini. Mais cette pensée est idiote. Je ne vois pas pourquoi je pense à ça. Je ne suis qu’une cliente venue acheter une robe, pour lui. Rien de plus. Pour moi… Il est… Un mystère, je pense. Un mystère qui ne demande qu’à être résolu. Un mystère qui m’attire, inexorablement, sans que je puisse comprendre pourquoi. J’ai l’impression de le connaitre, mais lui n’en donne pas l’impression. Une mémoire qui fait défaut, oui… Mais deux ? Ce serait bizarre tout de même…

« Je ne suis jamais allée à Paris. Il parait que c’est magnifique. J’irai un jour, certainement. J’irai faire le tour des musées, notamment le Louvre. C’est comme ça qu’il s’appelle, non ? »

Je rigole doucement, puis nous passons au vif du sujet : la robe. Il me demande ce que j’attends. Je lui explique mes attentes, pendant qu’il s’affaire à faire le tour de ses tissus. Je lui explique que je veux quelque chose de simple, me ressemblant. Distingué, mais pas sexy. Il a une idée, qu’il m’explique. Un tissu à motif, robe qui me tomberait au niveau du genou. Il me demande si je préfèrerais long. Je ris doucement à sa remarque.

« Au genou, ce serait parfait. Le long me tasse, effectivement. Bon, je mets des talons de toute façon, mais j’avoue que je suis toujours plus à l’aise dans une robe m’arrivant aux genoux. »

Je ne sais pas s’il écoute vraiment ma réponse ou pas. Je le pense, quand même, mais il a l’air ailleurs, comme absent. Absorbé par ce qu’il fait. Il attrape un carnet, sur lequel je le regarde tracer des coups de crayons. J’admire le travail, moi qui dessine comme une enfant de deux ans. Les seules choses que j’arrive à dessiner, sont des bâtiments architecturaux, et encore, c’est toujours très schématisé, pour que tout le monde me comprenne. Au bout de quelques courtes minutes, il me tend le carnet, me demandant ce que j’en pense. Je regarde attentivement le dessin. C’est absolument magnifique. Je savais très bien que ce qu’il faisait était d’une rare beauté… Mais je ne m’attendais pas à le voir à l’œuvre, pour moi. Jamais je n’aurai pensé venir ici commander une robe en fait. Et pourtant, je peux aisément me l’offrir. Je hoche la tête.

« C’est parfait. Vous m’avez bien cerné, apparemment. Comme si vous me connaissiez déjà… »

Je lui souris, lui rendant le carnet. Petite phrase glissée innocemment, mais en réalité pas tant que ça. Ne sait-on jamais, si ça réveille un peu de souvenirs, peut-être pourrait-il m’aider à éclaircir mes interrogations ? Le connais-je déjà ? Est-il un parfait inconnu ? Peut-être est-ce seulement mon esprit qui se joue de moi. Mais cette sensation est toujours là, elle me tiraille constamment, à chaque regard posé sur lui. Et cet attrait est toujours présent, lui aussi… Tessa n’a pas sur me dire. Peut-être que lui, le pourra. Je suis ici pour cette raison, avant que pour avoir une robe, après tout…

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Louis de Rochechouart
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OSSATURE: : Trente trois années accrochées à sa carte d'identité. CONTRAT: : Lui se veut seul, mâle solitaire sans accroche mais elle ne le laissera jamais filer. Pour la pureté de leur nom et de leur engeance ô combien maudite. BESOGNE: : Directeur artistique de la maison de haute couture portant les initiales de sa famille. Le R & le M s'inscrivent sur chacune des tenues.
ÉCORCE: : Plusieurs siècles de richesse, presque 400 ans qu'il essaye de quitter le monde ÉCHINE: : Squalo. Il n'en a pas le comportement et beaucoup le pense un hippocampe. Mais lorsqu'on voit la soeur qui le suit comme son ombre on comprends toute les vérités qui s'attachent à leur nom. PRESTIGE: : Il sent, il voit. Il fascine également, de ses yeux bleus si particuliers. Il se nourrit de sang, se gave d'horreur et vomi la terreur qui le consume. @EFFIGIE: : Raphaël Personnaz par Ambrose, gif par Gorgeousmali, aestetic par Bitterblue BAFOUILLES: : 135 PACTE: : 10/07/2017



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Sam 14 Oct 2017 - 1:27
Thème


Elle a presque l'air mal à l'aise, chose que Louis ne veut pour rien au monde. Elle est tellement belle quand elle sourit. Tellement plus parfaite, tellement unique et si ressemblante à cette femme qu'il a tant aimé. Il ne peut la laisser partir. Il ne peut accepter qu'elle disparaisse tout comme il ne peut accepter que cette merveille qui rend son visage parfait le face. Son coeur bat si vite dans sa poitrine qu'il en souffre presque. Elle est si belle. Elle ressemble tant à cette femme dont elle porte le même nom. Les différences sont infimes mais hurlent aux iris du requin. Diane était un tout petit peu plus petite, de quelque micro centimètre et sa taille était plus ronde, correspondant à ce qui signifiait beauté dans une époque aujourd'hui révolue. Louis se tait, lui souriant pour tenter de la mettre à l'aise. Elle n'a pas à se sentir gené. Ni l'un ni l'autre ne sont à l'origine du départ d'Adrian. Ou du décès. Il ne le sait pas vraiment, il ignore tout de ce qu'il s'est passé ce soir là. Tessa lui en a parlé quelque fois alors qu'elle pleurait tout contre lui. Il se contentait de lui caresser les cheveux. Une époque maintenant révolue. Il devait appeler sa meilleure amie dès que Diane serait parti. Il devait s'excuser et lui poser milles questions sur sa cousine qui ressemblait tant aux souvenirs.

Le couturier inclina la tête, lui prouvant d'un immense sourire qu'elle avait raison. Oui, ce musée s'appelait ainsi. Ce même musée qui l'avait fait hurlé de peur et de terreur, ce même musée qui l'avait vu s'écrouler devant une toile unique, à la perfection saisissante, reprenant leurs deux visages à une époque qui n'avait plus lieu d'être. Diane Von Schönberg trônait là, une main sur son ventre que personne ne pensait encore rond d'un enfant, Louis à ses côtés, dans un pourpoints de velours écarlate. Le peintre avait retranscrit tous l'amour entre deux êtres aussi jeunes qui ne pourraient pourtant s'epagnouir. Le coeur du requin se sera à ce simple souvenir mais il n'en montrant rien, s'enfermant dans son petit carnet pour ne pas penser, pour ne pas réfléchir, pour ne pas rapprocher leurs traits si similaires. Il devait se concentrer sur les différences. Il devait focaliser sur les plus petits détails. Et laisser sa plume s'exprimer sur le papier sans qu'il ne pense.

Ses doigts font tout pour ne pas effleurer ceux de la belle lorsqu'il lui tend finalement le carnet. Il en sent pourtant la chaleur. Louis rêve de les toucher, de les glisser aux siens et de les porter à ses lèvres. Il a l'impression de revoir Diane mais c'est pire encore que de l'avoir perdu pour toujours. Si c'est bien elle, elle ne se souvient de rien. Ca ne peut être qu'elle. Cet aura, unique, qu'il retrouve, dont il inspire l'odeur à s'en empêcher de respirer pour la garder, pour toujours, en lui. Son sourire ne disparait pas mais alors qu'elle regarde son croquis, c'est un sourire béat qui fait frémir ses lèvres. Il la regarde comme un amoureux transi, comme si elle était unique. Elle l'est. Ou du moins l'était. Il ne sait pas qui est la femme en face de lui. Il ne sait rien d'elle, uniquement qu'elle est la cousine de Tessa. Peut(être une chasseuse comme elle... La pensée est fugace mais elle le glace et immédiatement il reprends contenance. A-t-elle vu le regard qu'il lui offrait ? L'a-t-elle vu la regarder comme la huitième merveille du monde ? Il ne l'espère pas, sans quoi il aurait l'air plus que parfaitement idiot.

On raconte que les gens sont fait pour se croiser à chaque nouvelle vie. Qui sait, peut-être nous sommes nous déjà vu dans une ancienne ?

Il ne peut imaginer à quel point il a raison en murmurant ses paroles. Ses yeux ont cherché ceux de Diane, s'y sont ancré alors qu'il parle. Il s'y perd. Une seconde de trop.

Il ne s'attarde pourtant pas sur ses paroles, la plantant durant quelques secondes sur place pour aller attraper un mesureur. Son sourire est revenu mais plus le sourire du commercial. Non, le créateur entre en action, aussi doux qu'il le serait avec l'une des mannequins chargée d'éblouir le monde avec l'un de ses collections.

Je vais prendre vos mesures si vous voulez bien ? Je n'en ai pas pour longtemps mais, malgré tout le talent qu'on m'offre, je ne suis pas encore capable de vous quadriller d'un simple coup d'oeil.

Nouveau sourire, bien plus amical. Il a envie de parler avec elle. D'en savoir plus. De découvrir si l'âme qu'abrite cette beauté est bien aussi belle que celle qu'il a un jour aimé. Elle lui plait, il ne peut dire l'inverse. Mais Louis n'est pas homme d'impulsion. Il veut comprendre avant toute chose. Comprendre avant de flairer un peu plus sa peau qui lui donnera plus d'informations que tout ce qu'il pourra déduire des mots qu'elle lui répondra. Pour l'instant pas de questions. Juste l'attente de sa réponse pour se mettre au travail et parler avec elle de tout et de rien. Comme avec une amie de longue date depuis trop longtemps oubliée.

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