Les saisons meurent, les une après les autres (ft. Marius)

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Vergile Lupa
OPUS DEI - OPEN-WOUNDED
OSSATURE: : vingt neuf proies traqués CONTRAT: : célibataire, le coeur et corps libre de toute chaînes BESOGNE: : chasseresse à l'Opus Dei
FABLE: : bercée depuis son plus jeune âge dans les mythes et légendes et formés à tuer ces dieux factices PRESTIGE: : un flingue dans un main, la détermination dans l'autre, machine humaine, le sang bouillant qui appelle le sang GANG: : Enchaîné à l'Opus Dei @EFFIGIE: : karen gillan (ava) DΛNDELION (signa) alas (gif) tumblr BAFOUILLES: : 89 PACTE: : 10/04/2017



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Jeu 21 Sep - 2:57
Rome la belle, Rome l'éternelle. Peu à peu la capitale Italienne se dépeuple, peu à peu la brise de l'automne effleure la chair, fait frissonner les plus sensible qui soit. Sous cet aspect, sous cette délicate atmosphère, la cité qui l'a vu grandir lui semble différente. Plus belle que jamais, mais aussi plus triste. Elle se délecte un instant de cette étrange ambiance, comme si c'était la dernière fois qu'elle posait ses yeux sur Rome. Elle le savait, ce soir, Vergile Lupa mourra, ce nom ne serait plus que quelques lettres sur un certificat de décès. Une âme fauché parmi tant d'autres, arraché à la vie à la fleur de l'âge, comme trop de vies avant elle. Du moins, aux yeux du monde, elle ne sera plus rien. Pensée qui lui laisse un arrière goût amère, triste nécessité pour se libérer de ses chaînes. Au final, la liberté n'était pas aussi sucré qu'elle l'espérait en y pensant. Certes, elle laissait que peu de cœur brisé derrière elle, mais devoir dire adieu à ce qu'elle était lui brisait le cœur au fond. Il était si facile de balayer sa vie passé, même si au fond, celle-ci laisse toujours une trace. Des regrets parfois, d'autre fois, une simple nostalgie. Mais à l'heure actuel, elle est incapable de définir son ressenti, bien trop brouillon pour être lisible. Son esprit revient alors à la réalité, elle se concentre sur le plan, stratagème ingénieux pour la faire disparaître. Idée folle et pourtant assez bien ficelé pour être parfaitement crédible. Elle s'était déjà assuré de la crédulité du témoin oculaire, jeune chasseur encore inexpérimenté, qui a failli y rester lors de sa première chasse. A peine dix neuf ans et quelques chasses maladroite, l n'était donc pas une menace pour la chasseresse d'expérience, ainsi que son complice. Il raterait même une cible fixe. Elle avait prétendu vouloir le former sur le terre pour l'avoir à ses côtés, pensant qu'elle développait enfin une fibre de sagesse, la petite rousse n'avait eu aucun mal à ce qu'on accepte sa requête.

Léger toussotement en arrière plan, le gamin est nerveux. C'est un bon signe pour elle, il était encore plus crédule dans cet état, une fausse manœuvre pourra parfaitement paraître cohérent dans son esprit embrumé. Il est déjà au courant de ce qu'ils sont censé « chasser », une sirène qu'elle aurait prit en filature voilà quelques mois, excuse parfaite pour justifier ses contacts avec Marius, complice de ce « meurtre ». La spectacle commence dès l'instant où le soleil se couche, l'obscurité serait leur meilleure alliée pour disparaître sans laisser de trace. Quelques gouttes de sangs sur le lieu du crime seraient la cerise sur le gâteau. Tout les détails étaient parfaitement établit, rien n'avait échapper à la chasseresse. Rien si ce ne serait un léger imprévu inattendu, mais peu d'âmes vivaient là où elle comptait exécuté son plan, trop peu pour attirer les prédateurs. C'est donc dans la périphérie de la grande Rome que commence cette ronde factice, non loin du Tibre. Soit disant habitat naturel des hommes poissons de Rome dans l'esprit du jeune chasseur. Fausse idée implanter dans son esprit par la malicieuse rouquine, histoire de le mettre à l'épreuve.

L'obscurité envahit rapidement le cœur Romain, pour s'étendre peu à peu dans ses alentours avant de plonger toute la cité dans les ténèbres. La tension grimpe alors d'un cran, que ce soit pour son jeune partenaire ou pour elle. Il fallait que tout se passe parfaitement. Il sait à peine tenir une arme, donc trop de balles risquaient de se perdre, seul inconvénient de la situation, elle devait se montrer prudente en cas d'instant de panique. Après tout, il n'avait pas la carrure d'un chasseur, il n'était que chair à canon, comme de nombreux jeunes. Tous le savait qu'il ne survivrait pas deux ans, en étant gentil. Elle-même le savait aussi. D'un côté, elle espérait que ce soit un événement assez traumatisant pour qu'il se contente de fuir et de ne plus jamais fouler les pieds à l'Opus Dei.

Elle stoppe alors la marche au point de rendez vous. A quelques pas du Tibre. Elle stoppe aussi la marche un peu maladroite du jeune homme, posant délicatement sa main sur son épaule, elle dégaine alors son arme, charger à blanc, munitions inoffensive pour l'homme poisson. Simulant la méfiance à la perfection, comme si celle-ci était sa seconde nature, elle guette les environs. « Ne bouge plus, s'il te plaît... Il ne devrait pas être loin. Il amène toujours ses victimes ici. » Mensonge préparé à l'avance, réplique répéter encore et encore devant un miroir, faignant de nombreux sentiment, finalement, elle avait opté pour un certain calme glacial, mêlé avec finesse avec un lourd sérieux et une délicate crainte. « Rete aux aguets, on ne sait d'où il peut surgir et il ne faut surtout pas qu'il nous repère. » Pour conserver une certaine cohérence, l'effet de surprise était nécessaire. Elle ne devait pas savoir d'où il surgirait. Elle devait se comporter comme elle l'a toujours fait et même si cela était devenu un véritable fardeau pour elle. Elle devait s'en souvenir, Vergile Lupa était une chasseresse, chienne de guerre de l'Opus Dei, gorgé de colère et de haine, un flot incessant de rage qu'elle déferle en tuant ces monstres qui lui ont tout ôté, tel était son rôle. Elle ne devait pas être fragile, elle devait oublié cette peur qui lui tord les entailles impitoyablement.

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Marius L. Vitale
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trentaine apposée sur la paperasse factice, échine piégée entre deux âges. CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté. BESOGNE: : Déposer des pierres précieuses sur les cous dénudés, joaillier alors que le jour défile, artiste de rue lorsque le feu de la soif commence à ravager les entrailles. Crapahuteur au Vatican lorsque la nuit tombe, pour tenter de mieux comprendre les hommes.
ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. Belle gueule juvénile mensongère et factice. ÉCHINE: : Fils de l'ondine dévorant les souffles. Pesce aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, seul maître de mon échine, détournant le regard des bas fonds vers lesquels elle entraine son peuple. @EFFIGIE: : Brendon Urie ❉ CARNAVAGE BAFOUILLES: : 2586 PACTE: : 09/04/2017



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Jeu 21 Sep - 19:28
 

 
« chute des saisons »

  Voûte crépusculaire qui décline, jour de plus qui s’éteint dans les flammes d’un couchant pastel, emporte les souffles dans les ruelles de la ville antique, pavés arpentés par quelques badauds pressés de retrouver leurs antres chaleureuses, cocons pour la nuit, à l’abri des masques délétères se dévoilant sous l’ombre nocturne. Instants où les frontières vaporeuses s’esquissent. Certains ne rentreraient pas, dévorés par la crasse qui dégueule sur les terres, faims odieuses creusant les carnes, déformant l’humanité pour dévoiler les bêtes. L’obscurité gagne, cape fraîche enrobant les silhouettes, alliée des monstruosités, emportant l’étouffement que la chaleur méditerranéenne avait à offrir.

Elles furent pourtant gelées, les eaux troubles du fleuve, dissimulant les ombres, avalant les carcasses qui lui furent offertes, offrandes loin d’être sacrificielles, victimes malheureuses et gobées. L’ondine deviendrait miroir, leurre et outil de fourberie, prête à avaler une échine supplémentaire, chasseresse à la chevelure de braise qui ne serait que dommage collatéral d’une institution odieuse, chienne de l’Opus Dei qui crèverait dans ses odieux bas-fonds. Fin. Voilà l’histoire qui serait relatée, murmurée par les lèvres d’un apprenti qui ne fut qu’instrument des machinations, témoin essentiel, indispensable. Tragédie dont les jeux d’acteurs et autres répliques furent connus sur le bout des ongles, plan hasardeux qui s’était vu étudiés des heures durant. Bête assassine attendant l’heure, le moment opportun dans les flots houleux, entrée en scène spectaculaire et grandiose, faim factice. Elle devait probablement s'attendre à être prise d'assaut sur la terre ferme et non dans les eaux, effet de surprise qui serait avantageux. Silhouette au teint laiteux se dessinant sur la rive, accompagnée d’une seconde, plus chétive, mioche qui deviendrait à la fois spectateur et pièce maitresse du dernier acte, de la révérence donnée. Pauvre âme naïve.

Festivité lancée, bête glissant dans l’onde et sous l’écume vaseuse, provoquant un remous identifiable et propre à l’espèce. Pousser le vice, bien que le jeu fut tout à fait sérieux, dévoilant quelques épines dorsales d’un bleu nuit à la surface, marquant la présence auprès de sa proie à la manière d’un requin aux tenailles affûtée, prédateur en chasse dont quelques écailles lazuli reflétaient les maigres lueurs nocturnes qui venaient de tomber, parant une potentielle attaque, bien que les balles maintenue dans l’arme redoutable ne furent que jouets. Règle donnée de ne pas émerger, monstruosité qui se devait de demeurer méconnaissable, visage inconnu, énorme poisson aux crocs avides et inhumain, une sirène en pleine chasse sur son propre territoire, rien de plus. Une mort discrète, simple, rapide, efficace, pas besoin de surenchérir, d’étaler des tripes, au risque de rendre la scène d’avantage suspecte.  

L’attaque fut sèche, orchestrée de façon millimétrée. Liane et serpent aqueux se détachant du reste de l’onde, s’élevant, eau allée et assassine. La rousse fut happée dans le fleuve tout aussi furtivement. Il y eut quelques secondes de répits, le temps que la scène dramatique fut belle et bien visible, qu’elle tente une quelconque défense pseudo-héroïque qui demeurerait échec, tournoyant autour et la narguant d’une nageoire dorsale épineuse. Elle fut entrainée par les chevilles, happée dans les bas-fonds troubles et encrassés. Crocs affûtés s’enfonçant dans une poche en plastique pleine de son vermeil, récolté au préalable pour ajouter une touche macabre à la mise en scène. Le rouge s’échappe, appâte tout de même les nasaux qui résistent tant bien que mal à la source de sang chaud qu’elle put représenter. Elle fut désormais dévorée, du moins aux yeux du mioche abandonné sur la rive, les mirettes écarquillées et penaudes. Apothéose. Chute. Vergile ne fut plus.

Communication muette et par quelques gestes. Entamer la sortie de scène discrètement, des coulisses, elles aussi préparées, retenant l’échine pâle de la jeune femme après lui avoir tendu la maigre bouteille récupérée dans la foulée, évitant qu’elle ne suffoque sous le manque d’oxygène, attendant son signal et qu'elle se cramponne avant de l’emporter fermement en quelques battements furtifs visant à mettre le plus de distance possible entre cet endroit devenu pseudo-scène de crime et sa carcasse. Escapade et évasion réussie, égo tout de même entaché que de devoir lui servir de baudet et véhicule jusqu’à ce lieu plus paisible qui marquerait les premiers pas d’une liberté trouvée. Balade qui perdura de longues minutes, débouchant en un coin paisible de la campagne romaine jonchée de quelques vestiges d'antan, sac de vêtements secs dissimulé dans un buisson à proximité. Actrice principale relâchée et remontée à l'air libre, oreilles affûtées s'assurant que l'obscurité ne fut que seule et unique compagne. Il n'y eut rien à dire, silence paisible qui en devint presque mélancolique, entrecoupé par la houle et la brise fraîche.
 

 

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