De sang et de vin , n'y aura-t-il que cela ? [PV Vittorio]

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De sang et de vin , n'y aura-t-il que cela ? [PV Vittorio] - Lun 25 Sep - 22:14
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vampires
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EFFIGIE : Ben Whishaw
BAFOUILLES : 2176
PACTE : 01/08/2017


OSSATURE : 36 ans et 492 ans au compteur vampirique
CONTRAT : Veuf
BESOGNE : Espion pour le clan Vacaresco/ accessoirement Vigneron
FABLE : Fils de boyard autrefois, il a gardé de cette époque son éducation et l’art de gouverner. Enfant muet jusqu’à 15 ans, il se révèle à la mort de son père au moment de reprendre le domaine familial. Les Vulpesco sont vassaux du clan Vacaresco depuis plusieurs générations. Fidèle, loyal. Il épousera de toute son âme la cause de son monarque. Redonner ses lettres de sang à Dragos Vacaresco c’est son objectif. Enfant unique, il voit un frère en celui qui le fera immortel. Fraternité évoluant en sentiments bien plus profonds qu’il n’aurait imaginé malgré l’horreur et le dégoût que provoquera sa transformation. Humaniste, il se met en retrait le temps d’apprivoiser sa bête. Revient sur ses terres. Reconstruit son domaine en exploitant les Roms. Ces gens le fascinent, le redoutent. Les rumeurs circulent : c’est un démon. A force de les côtoyer, son intérêt se porte sur l’une d’entre eux. Etonnant car les femmes n’ont que peu d’intérêt pour lui. Elle suscite désir et convoitise en lui portant à son tour de l’intérêt. Il fera d’elle son infant : Masha Stoian.
ÉCHINE : De la race des Princes. Immortel assoifé


De sang et de vin - N'y aura-t-il que cela ?Vittorio & Dum'
C’est un sourire goguenard que je lui lance, après ce magnifique sous-entendu.

- Je ne peux manifestement pas te laisser dans l’ignorance…il est vrai qu’elle demande un certain doigté pour l’allumage. J’éclate de rire en lui emboitant le pas quelques minutes après qu’il ait quitté la piscine. …désolé pour la grivoiserie…c’était impossible de résister à l’appel. Rectifiais-je en me frottant le nez comme lorsqu’on sait qu’on pense le contraire de ce qu’on vient de dire. Car bien entendu je ne regrette pas cette grosse allusion indigne de mon éducation.

Une douche italienne, je ne connais pas mieux depuis l’invention des bains turcs ou romains. L’avantage de la douche, se sont ses parois semi-opaques et son espace suffisamment grand pour tenir à plusieurs…Je ne rentre pas immédiatement dedans, apprécie le tableau de cet Apollon qui s’offre à mes yeux. Magnifique. Il me faut plusieurs minutes avant de me décider à le rejoindre. La frustration de ne pouvoir l’admirer est bien vite remplacée par le plaisir de le toucher, de sentir sa peau sous mes doigts savonneux. Un jeu cruel qui me demande un minimum de contrôle pour ne pas écouter les pulsions de l’immortel à vouloir le boire. Un jeu aux couleurs d’une harmonie faisant suite à notre découverte commune. En cet instant, je veux croire que la suite sera bien différente, que ça ne sera pas une simple expérience pour lui. Que voulez-vous je reste un incorrigible romantique derrière l’armure d’autrefois et celle d’aujourd’hui de l’homme d’affaires.

Je dors peu mais le corps a besoin de s’apaiser parfois surtout après une nuit comme celle-ci, qui s’accumule à la suite de plusieurs nuits sans sommeil. Je n’imaginais pas qu’il serait resté…dormir. Je n’imaginais pas que je l’aurais laissé dormir avec moi. Non je n’imaginais rien de tout cela, pourtant je l’ai souhaité, même murmuré au creux de son oreille, gémissant.

Peut-être que j’aurais dû le garder enlacer contre moi les quelques heures de nuit avant que le soleil ne se lève…peut-être…je partage si peu mes nuits de cette façon, que je me suis détaché de son corps pour trouver le repos et mes habitudes.

Oui peut-être que j’aurais dû…
Je ne sais pas pourquoi je n’ai pas bougé alors qu’il s’efforçait de ne pas faire de bruit pour partir…pour fuir.

Oui peut-être que j’aurais dû…
La dernière chose qu’il m’a laissé, ne cesse et n’a jamais cessé de faire écho en moi. Perdono…puis le silence. Un silence que je maudis, me privant des battements de son cœur…de lui tout entier.

Allongé sur le ventre, je sens les muscles de mon dos se tendre à mesure que mon corps se crispe pour contenir déception…tristesse…colère contre lui, contre moi-même pour avoir bêtement espérer ce qui ne pouvait être et ne sera jamais.
L’immortel rit, se moque…pleure le sang damné…pleure son inlassable solitude.

Je n’ai pas cherché à savoir pourquoi il était parti, c’était sûrement ce qu’il fallait faire. Rome est devenue étouffante, j’en suis parti sans date précise de retour, prétextant être en service commandé pour mon Roi auprès d’Umberto. Ce dernier eut en charge de faire passer les contrats signés à Monsieur Sedara, seuls et uniques liens, qui à présent, nous unissaient…après tout ce n’est que du business.

***********
2017, Vérone foire aux vins – “Vinitaly”

Evènement incontournable à ne pas manquer pour tout professionnel qui se respecte. C’est un peu exagéré mais cela fait du jeu et je reconnais que ce genre de manifestation reste divertissante pour sa diversité, d’autant que c’était tellement éloigné de mes fonctions habituelles que ça devient distrayant.
Je ne m’absentais que le temps d’un week-end pour l’occasion. Tout était planifié par mon fidèle Umberto, Aller-retour sur un vol privé, pas de réservation d’hôtel mais je logerai dans l’appartement d’un compatriote en plein centre-ville, absent quelques temps.

Le Domaine Vulpesco est largement représenté et mitoyen à de grands noms français. Je ne m’inquiète pas pour notre “Frascati Superiore”, n’y pour son succès, cela fait plusieurs années que nous participons à cette foire mais ce n’est peut-être que la seconde année à laquelle je participe…histoire de me changer.
L’exercice n’a rien de très différent des dégustations plus privilégiées, que nous offrons directement entre les murs de ma demeure. C’est plus grand. Plus bruyant. Je ne sais pas si je renouvellerais pour une troisième année l’expérience rien que pour le lot constant de personnes que cela engendre. Moi qui est si familier avec mon silence et ma solitude que l’immersion est à la fois grisante et assommante.  

Je m’emploie à faire ce que je sais faire le mieux : charmer mon auditoire en parlant de mon vin et de ses particularités. Vantant les cépages et le climat propice à la bonification du raisin, jusqu’aux récoltes nocturnes pour obtenir le meilleur rien que le meilleur.

Un bref instant, mon odorat est perturbé mais suffisamment longtemps pour me faire perdre le fil de mon discours. Je ne trouve plus mes mots, regardant de droite à gauche et de gauche à droite, perçant la foule de mon regard pour voir s’il n’y a pas un visage familier…son visage.
Mon collaborateur reprend le relais, je m’excuse auprès de nos potentiels clients puis me retire à l’arrière du stand.
Je suis certain que ce parfum est à lui, tant il est resté dans ma mémoire.


©️ Justayne
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De sang et de vin , n'y aura-t-il que cela ? [PV Vittorio] - Mar 26 Sep - 20:05
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EFFIGIE : Luca Argentero
BAFOUILLES : 1242
PACTE : 19/05/2017
OSSATURE : 35 ans
CONTRAT : Célibataire
BESOGNE : Gérant d'un restaurant
FABLE : La vie n'est pas suffisamment compliquée comme ça, il faut maintenant qu'on nous invente des problèmes aux allures de créatures fantastiques ? Allons bon, ce ne sont que des conneries ! Du moins, c'était ce que je croyais...avant qu'elle n'entre dans ma vie et ne foute tout en l'air.
ÉCHINE : Plus humain, tu meurs.
PRESTIGE : J'ai un sens inné pour...rien en fait ! M'attirer des emmerdes ?
GANG : Je me suffis à moi tout seul, en tant que Roi Suprême de la Maladresse et des Autruches
CREDIT : SHADOW DANCER
L'effervescence, la foule, les commandes et les dégustations, je n'ai pas arrêté depuis ce matin. Cinq heures de route dans les pattes et il a fallu tout installer avant l'arrivée des premiers clients. Contrairement aux maisons dont la réputation n'est plus à faire, les artisans de bouche et autres exposants moins populaires doivent jouer des coudes pour obtenir une place convenable. Parfois même, d'une poignée de mains, glisser quelques billets. L'organisation est capitale pour ce genre d'évènements et j'ai la chance de compter sur une équipe motivée pour me seconder. J'avais oublié à quel point j'aimais ça. Malgré la fatigue, le brouhaha incessant similaire à un essaim en activité et les traditionnelles rencontres des concurrents. Interpeller les visiteurs, leur présenter des échantillons sur canapés, raconter deux-trois anecdotes du restaurant, sur ses employés...tout était bon pour capter leur attention. Trois serveurs, deux cuisiniers et moi-même, nous n'étions pas certains d'afficher complet. Mais c'était sans compter l'heure du déjeuner, le coup de bourre et le monde qui arrivait des différents halls. J'ai dû retrousser mes manches et alterner entre service et cuisine. Enfin cuisine...un bien grand mot pour un espace aussi restreint ! La chaleur des feux, la course entre chaque couvert, des sensations oubliées mais retrouvées en un rien de temps.

" Vittorio ! Il te reste du Frascati au frais ? ", demanda Gino en prenant la commande d'un couple. A proximité de la cave à vin, je l'inspectai avant de faire "non" de la tête. " J'y vais ", annonçai-je, passant mon tablier par-dessus ma tête pour venir le nouer à ma taille, direction le domaine Vulpesco.

Le vrai plus, dans ce genre de foire, c'est qu'on réduit la distance de ses fournisseurs à quelques cloisons plutôt qu'à des kilomètres. J'avais repéré les nôtres avant l'ouverture, au cas où nous aurions besoin de nous ravitailler. Aussi me retrouvai-je rapidement où je devais être. Où lui...n'aurait jamais dû se trouver.

Je l'ai entendu avant de le voir. Suave. Envoûtant. Technique et assuré. Quand les autres s'exclament pour se faire entendre, il se contente de parler. Tous, je le sais, sont subjugués par ses mots. Une personne se déplace dans l'assemblée et me laisse l'apercevoir. Noblesse à l'état pur. Même dans cette atmosphère suffocante, il respire l'aisance et le charme. Il me faut partir avant qu'il ne constate ma présence.

Je ne perds pas une minute et fais le chemin inverse, passant au milieu des tables pour regagner l'extérieur du bâtiment. Gino hèle mon nom, comme si je n'avais pas remarqué où j'allais, que je me trompais de route. Je traverse une marée humaine à contre sens, cherchant l'air qui est en train de m'échapper. Une fois dehors, je contourne l'édifice pour me tenir à l'écart, soutenant ma démarche par une paume appuyée sur le mur de béton. J'avance lentement, sans jamais quitter cette rugosité sous mes doigts, salvatrice. Après tout ce temps, jamais je n'aurais pensé me prendre une gifle pareille. L'effet de surprise, sans aucun doute. Juste...l'effet de surprise. Tête baissée, je ferme les yeux et expire, cherchant à calmer le sang qui bout dans mes veines. Je dois y retourner. Me comporter dignement et rejoindre l'équipe du Forno. Me concentrer sur ce qui importe aujourd'hui, à savoir contenter la clientèle et notre caisse enregistreuse. Je vais y arriver. Je n'ai pas le choix. Je suis le seul à l'avoir vu, après tout...il a sûrement d'autres chats à fouetter que de s'inquiéter de ma petite personne !
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De sang et de vin , n'y aura-t-il que cela ? [PV Vittorio] - Mer 27 Sep - 12:05
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EFFIGIE : Ben Whishaw
BAFOUILLES : 2176
PACTE : 01/08/2017


OSSATURE : 36 ans et 492 ans au compteur vampirique
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BESOGNE : Espion pour le clan Vacaresco/ accessoirement Vigneron
FABLE : Fils de boyard autrefois, il a gardé de cette époque son éducation et l’art de gouverner. Enfant muet jusqu’à 15 ans, il se révèle à la mort de son père au moment de reprendre le domaine familial. Les Vulpesco sont vassaux du clan Vacaresco depuis plusieurs générations. Fidèle, loyal. Il épousera de toute son âme la cause de son monarque. Redonner ses lettres de sang à Dragos Vacaresco c’est son objectif. Enfant unique, il voit un frère en celui qui le fera immortel. Fraternité évoluant en sentiments bien plus profonds qu’il n’aurait imaginé malgré l’horreur et le dégoût que provoquera sa transformation. Humaniste, il se met en retrait le temps d’apprivoiser sa bête. Revient sur ses terres. Reconstruit son domaine en exploitant les Roms. Ces gens le fascinent, le redoutent. Les rumeurs circulent : c’est un démon. A force de les côtoyer, son intérêt se porte sur l’une d’entre eux. Etonnant car les femmes n’ont que peu d’intérêt pour lui. Elle suscite désir et convoitise en lui portant à son tour de l’intérêt. Il fera d’elle son infant : Masha Stoian.
ÉCHINE : De la race des Princes. Immortel assoifé


De sang et de vin - N'y aura-t-il que cela ?Vittorio & Dum'
Je deviens fou, il n’y a pas d’autres explications. Tellement d’odeurs, de personnes …c’est impossible, je dois me tromper. Je passe mes mains sur mon visage jusqu’à enfouir mes doigts dans mes cheveux toujours indomptables, réfléchissant. Pourquoi je pense encore à lui ? Pourquoi mes mâchoires se crispent rien qu’à la simple évocation de son souvenir ?

Je feins de m’intéresser à notre stock lorsque l’un vient chercher du Frascati. L’illusion a -t-elle fonctionné ? Je m’en contre fous après tout je ne n’ai pas à me justifier. C’est lorsqu’il repart une bouteille à la main que je l’entends malgré ce capharnaüm bruyant. Son prénom. Vittorio. J’ai l’impression de ressentir une nouvelle fois le métal froid de cette pointe de flèche me percer. Le doute n’est plus permis. Son parfum. Son prénom. Sans que je réfléchisse davantage mes pas m’ont déjà porté hors du stand. Il ne me faut pas longtemps pour repérer sa silhouette en train de se frayer un chemin parmi la foule avant d’atteindre une porte de sortie. Porte que je passe avec aisance et vitesse surnaturelle, avant qu’elle ne se referme, sans qu’il ne sente ma présence.  Je l’observe, sa main appuyée contre ce mur telle une béquille. Le souffle lui manque. Mon visage se penche légèrement cherchant à comprendre ce qui l’affecte à ce point. Je vais jusqu’à tendre le bras dans sa direction pour poser ma main sur son épaule, le réconforter de je ne sais quoi, mais je m’abstiens aussitôt, réprimant le désir de le toucher…de me souvenir de lui. Mes doigts se referment en même temps que je retire mon bras.
Après un léger toussotement pour signaler ma présence, j’entame la conversation pour le saluer… sans faire allusion à son état du moins pas immédiatement.

– Bonsoir Vittorio. Je ne pensais pas que tu participais à ce type d’évènements…tu n’es pas là pour le “plaisir”… Ma voix vibre sur ce mot sans le vouloir alors que je désigne son tablier de la main. Il est vrai que je n’ai pas encore eu le temps de prêter attention à la restauration. Bien que complémentaire, je laisse le démarchage des restaurants à d’autres vous comprendrez pourquoi. Incompatibilité alimentaire et d’horaires, certaines affaires ne peuvent se régler toutes de nuit. Tes affaires se portent bien d’après ce que j’ai pu voir passer pour tes commandes de Frascati, je suis content pour toi, Vittorio…oui content.

Le calme apparent n’est qu’une façade. Oui tout n’est que mensonge et illusion, même cette froideur que je tente de maintenir par ma distance, tout comme le ton monocorde de ma voix à peine trahie par un tremblement.
Dedans j’enrage, déchire mon âme de colère. Pourquoi est-il parti ? Toi aussi…

C’est une explosion d’images qui m’assaillent. Tout jailli ne faisant qu’empirer mon désarroi et cette foutue colère qui me vrille. Ses caresses. Sa peau dorée…chaude. Ses baisers faisant échos aux miens. Son corps cherchant mon étreinte. Tout n’a été qu’une mauvaise pièce de théâtre qu’il m’a jouée. Je retiens le poing qui n’aspire à partir pour me soulager de sa trahison. Vais même jusqu’à lui sourire.

– Vérone est une ville magnifique en tout cas…pleine de surprises. Je recule, amorçant mon retour à l’intérieur de la foire. …Je te laisse prendre l’air….les affaires continuent. Peut-être à plus tard…Vittorio. Je ne lui laisse pas le temps de répondre que la porte se ferme déjà sur moi.

Une fois dedans, je ne retourne pas au stand. Passe le dos de ma main sur ma bouche pour apaiser le besoin soudain de boire…pour masquer les crocs lorsque je grimace ma colère trop longtemps contenue. Il faut que je sorte. Que je m’éloigne d’ici. Loin pour retrouver la paix. Pour le chasser de ma tête.
Je connais bien Vérone, sais où aller si je veux me détendre mais pas le temps, j’ai soif maintenant et pas que de sang…je bénis cette foire aux vins et ses dégustations gratuites pour les pique-assiettes. D’instinct, mes pas m’ont conduit dans une impasse mitoyenne à la Hall d’exposition. L’alcool fait battre son cœur plus lentement et tanguer son corps jusqu’au coin de cette benne à ordures où il se défroque pour pisser son trop plein de boissons.
Je ne lui laisse pas le temps de finir sa vidange pour planter mes crocs dans sa jugulaire. Je le vide en quelques secondes, ingérant son sang imbibé. Le corps s’affaisse à mesure que la vie le quitte, je m’arrête juste avant la lie et m’arrachant de sa gorge. Son sang se mêle au mien, provoquant râles de plaisir et d’extase. Exsangué, le corps finit dans la benne.
Lentement, je sens les prémices doucereuses de l’ivresse me gagner. Caresses frissonnantes qui se distillent dans mes veines, me faisant peu à peu tituber quand j’entreprends de regagner la foire. Je n’aurais rien contre un autre verre du même genre…songeais-je en souriant bêtement. J’essuie rapidement la bouche par réflexe même si je ne bois plus comme un débutant depuis longtemps.

Je ne m’attendais pas à me retrouver à nouveau en face de lui. Vittorio.

- …C’est fou…comme cette…foire est …petite...trop petite... Ouais je suis bourré et je t’emmerde. Juge moi et je te pète la gueule...


©️ Justayne
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De sang et de vin , n'y aura-t-il que cela ? [PV Vittorio] - Mer 27 Sep - 23:15
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EFFIGIE : Luca Argentero
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CREDIT : SHADOW DANCER


[Contenu malencontreusement supprimé ! Il ne reste que des bribes...]

Les mots encombrent ma bouche, se pressent mais refusent de franchir mes lèvres. J'ai trop à lui dire pour m'exprimer correctement. Il me faut les choisir, les trier, les faire parvenir dans un ordre précis pour lui délivrer l'essentiel avant toute chose. Mais c'est quoi, l'essentiel ? Que ça n'a jamais été qu'une histoire de cul-riosité ? Qu'à part lui, je n'ai ressenti cet attrait pour nul autre du même sexe ? Que personne ne m'a fait oublier son goût sur ma langue, même si j'ai essayé de me convaincre du contraire ? Le revoir aujourd'hui, si proche et pourtant si distant, me confirme qu'une explication serait inutile. Il doit croire que l'hétéro a eu son compte de découvertes, que lui même n'aurait finalement pas réitéré cette expérience, que nous avions tous deux obtenus ce que nous voulions. Echec et Mat. Fin de la partie.
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De sang et de vin , n'y aura-t-il que cela ? [PV Vittorio] - Ven 29 Sep - 20:33
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FABLE : Fils de boyard autrefois, il a gardé de cette époque son éducation et l’art de gouverner. Enfant muet jusqu’à 15 ans, il se révèle à la mort de son père au moment de reprendre le domaine familial. Les Vulpesco sont vassaux du clan Vacaresco depuis plusieurs générations. Fidèle, loyal. Il épousera de toute son âme la cause de son monarque. Redonner ses lettres de sang à Dragos Vacaresco c’est son objectif. Enfant unique, il voit un frère en celui qui le fera immortel. Fraternité évoluant en sentiments bien plus profonds qu’il n’aurait imaginé malgré l’horreur et le dégoût que provoquera sa transformation. Humaniste, il se met en retrait le temps d’apprivoiser sa bête. Revient sur ses terres. Reconstruit son domaine en exploitant les Roms. Ces gens le fascinent, le redoutent. Les rumeurs circulent : c’est un démon. A force de les côtoyer, son intérêt se porte sur l’une d’entre eux. Etonnant car les femmes n’ont que peu d’intérêt pour lui. Elle suscite désir et convoitise en lui portant à son tour de l’intérêt. Il fera d’elle son infant : Masha Stoian.
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De sang et de vin - N'y aura-t-il que cela ?Vittorio & Dum'
Le vernis de ma belle éducation noble craque à mesure que l’alcool s’empare de moi, que le contrôle file quand je le vois à nouveau en face de moi. Qu’est-ce qu’il vient foutre là ? Contempler son œuvre…celle de ma déchéance. Mes réflexes sont moins vifs, je ne l’imaginais pas m’aider…A peine quelques pas faits, appuyé contre lui, que je m’en dégage, le poussant violemment pour l’écarter…pour ne pas le sentir contre moi et raviver le souvenir de son corps.

– Je n’ai pas besoin de toi…encore moins de…ta pitié. Lançais-je penché en avant, les mains sur mes cuisses comme si j’allais dégueuler. Le visage perdu derrière des mèches rebelles, je le foudroie du regard. …t’es content…tu t’es bien amusé… Je me redresse, rabattant en arrière mes cheveux pour me dégager le visage. …pourquoi t’es là encore….tu…me cherchais… Le corps tangue, ivre mais pas seulement d’alcool, du trop plein de colère  et d’espoir perdu.

Je ne sais pas comment je fais pour tenir en laisse l’immortel et ne pas lui révéler ce que je suis. Malgré tout ce qui me ronge, je ne parviens pas à le quitter des yeux…à partir à l’opposé…ou à le détester. Je me cache dans la provocation.

- …t’as p’t-être pas eu ton compte…la dernière fois… A peine les mots vomis, que je me jette sur lui, le plaque face contre mur. Ma bouche près de son oreille. …c’est facile….tu n’as qu’à dire ….oui…et je t’enculerai avec plaisir… D’un geste brutal, je ramène son cul contre mon bassin, m’y frotte salement, minant une sodomie tout en lui agrippant les cheveux avant le retourner dos au mur. Le visage a quelques centimètres du sien, les mots sont toujours crachés et les pupilles sombres. Sache que je ne suis …pas un jouet…qu’on prend …puis qu’on jette à sa guise.

Je le relâche aussi brutalement qu’il a été plaqué contre le mur. Mes gestes sont lourds, maladroits quand je me recule de quelques pas. Je lui fais signe de venir près lui foutre sur la tronche…près à lui faire comprendre que je ne jouais pas de mon côté…

- …Mais putain pourquoi tu t’es barré…comme un voleur…je croyais…j’comprends rien…vous faites… chier… vous me …faites …tous chier…vous prenez….vous donnez rien… Je lui fais toujours signe de venir. Parfois les mots s’emmêlent tout comme mes idées. Parfois c’est ma langue maternelle qui prend le dessus mais je lui ai  balancé l’essentiel. …j’étais sincère…moi… Puis j’éclate de rire. Un de ces rires gras. Pathétique. Je me moque plus de moi-même et de la situation dans laquelle je me trouve. Con. Bête. Faible. …regarde ce que tu …as fait de…moi…juste …après t’avoir…vu…j’suis pas si…fort Je me recule jusqu’à heurter le mur derrière moi. Le visage levé vers le ciel, je parle plus à moi-même que je ne m’adresse à Vittorio.. …putain…non…j'suis pas…si fort…

Ma voix se perd comme un murmure tandis que mon corps s’affaisse lentement, les paupières clauses…crispées. Quand je m’en aperçois, je me redresse d’un coup…tente de reprendre de la contenance malgré l’ivresse.

- …laisse-moi maintenant…ça n’a plus d’importance….pourquoi ça en aurait…après tout.  

Je m’arrache du mur, lui tourne le dos, pour cette fois, prendre la direction opposée. Titubant en passant mécaniquement la main dans mes cheveux.

* Me faudrait boire encore un autre paumé alcoolisé. * Pensais-je sans voir venir la suite. Sans comprendre comment je me retrouve la gueule contre l’asphalte, le nez en train de pisser le sang quand je m’appuie sur les mains. Le regard fixé sur une paire de chaussures noires…j’essaie d’aligner les dernières images, les dernières sensations.
Une main sur mon épaule. Une droite bien placée. Des étoiles puis le sol.

– La vache…tu veux signer…ton arrêt de mort… Râlais-je en me remettant la cloison nasale en place. Immortel ne veut pas dire que la douleur est inexistante… …c’est tu voulais me désaouler ? ...ben c’est réussi…


©️ Justayne
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De sang et de vin , n'y aura-t-il que cela ? [PV Vittorio] - Sam 30 Sep - 2:04
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D'abord docile, ensuite méprisant...maintenant belliqueux. Toutes ces facettes s'emparent de lui et le transforment. Le muent en un personnage lamentable, tellement différent de l'homme que je connais. Que je crois connaître. Je le répugne, d'être ici en ce moment, à essayer de le soutenir quand j'ai saisi la première occasion pour le fuir. Je sens son rejet, par ses actes et ses paroles. Sa façon de me demander si je suis là parce que je le cherchais est cependant révélatrice d'autre chose. Mais comment savoir, si c'est lui ou l'alcool qui parle ?

Violemment, il plaque mon torse contre un mur et sa bouche me déverse la rage qu'il contient. Déjections buccales qui ne parviennent cependant pas à effacer les souvenirs, les frissons qui me parcourent quand sa barbe vient chatouiller mon lobe. Je déteste ce qu'il est en train de me faire et me débat, essayant de détacher ses mains mais il presse plus fort. Ses doigts tirent mes cheveux, m'obligeant à relever la tête, menton contre béton.

" Arrête ! ", criai-je avant qu'il ne me retourne d'un geste vif, s'approchant au plus près de mon visage.

Je retiens ma respiration, anxieux. Son regard me glace, ses mots m'agacent. La douleur que je ressens n'est pas physique, mais elle est aussi vive qu'une plaie béante. Je ne veux pas l'entendre. Ni lui, ni la conscience qui s'anime en moi et me replonge en arrière. Je reste interdit face à ses remarques, trop faciles. J'en serre les poings, prêt à répondre à ses invectives. Qu'il me foute dans le même sac que des ex, amants ou aventures d'un soir, ça ne devrait pas me faire mal. A qui en veut-il réellement ? Moi ou les autres ? Ne suis-je qu'un prétexte pour qu'il expulse sa colère ? J'ai envie de répliquer, plus que tout, mais il va sombrer d'une minute à l'autre et tout ce que je pourrais lui dire ne servirait à rien. Je m'avance pour le remettre debout mais comme s'il se doutait de  quelque chose, c'est lui qui se prend en charge, seul. Le voilà qui s'apprête à disparaître, inversant les rôles, mais je ne vais pas le laisser faire. Je le rattrape et d'une main sur son épaule, lui impose de se retourner. Le coup est rapide, exacerbé par l'impatience. Il chute et la fureur contenue se manifeste enfin.

" Pour qui tu te prends ?! Qu'est-ce qui te donne le droit de me juger aujourd'hui ?! Tu n'as... aucune idée...de ce que j'ai enduré. " Je tremble, insensible aux blessures qui ornent désormais ma peau. Je ne tiens pas en place, bouge, pointe le sol de l'index comme si cela me donnait une quelconque autorité. " Je te l'avais dit, je ne suis pas comme toi ! Je n'ai jamais été comme toi ! Mais je n'ai pas pu redevenir celui que j'étais à cause de toi ! "

J'ai cru que j'avais vécu trente ans dans l'ignorance, dans le déni. Il fallait que je m'en assure mais le déclic ne s'est pas produit. Je n'ai pas voulu creuser davantage, me persuadant qu'il ne s'agissait que d'un concours de circonstances, une expérience charnelle grisante...mais irréelle. Il n'a jamais tenté de me revoir, de me contacter, de me rappeler auprès de lui. Le silence est parfois plus explicite que n'importe quel cri, pas vrai ?

" Tu as détruit mes certitudes, Dumitru. Et tu ... réagis ... maintenant ?! "

C'est trop tard ...

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De sang et de vin , n'y aura-t-il que cela ? [PV Vittorio] - Dim 1 Oct - 15:04
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vampires
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EFFIGIE : Ben Whishaw
BAFOUILLES : 2176
PACTE : 01/08/2017


OSSATURE : 36 ans et 492 ans au compteur vampirique
CONTRAT : Veuf
BESOGNE : Espion pour le clan Vacaresco/ accessoirement Vigneron
FABLE : Fils de boyard autrefois, il a gardé de cette époque son éducation et l’art de gouverner. Enfant muet jusqu’à 15 ans, il se révèle à la mort de son père au moment de reprendre le domaine familial. Les Vulpesco sont vassaux du clan Vacaresco depuis plusieurs générations. Fidèle, loyal. Il épousera de toute son âme la cause de son monarque. Redonner ses lettres de sang à Dragos Vacaresco c’est son objectif. Enfant unique, il voit un frère en celui qui le fera immortel. Fraternité évoluant en sentiments bien plus profonds qu’il n’aurait imaginé malgré l’horreur et le dégoût que provoquera sa transformation. Humaniste, il se met en retrait le temps d’apprivoiser sa bête. Revient sur ses terres. Reconstruit son domaine en exploitant les Roms. Ces gens le fascinent, le redoutent. Les rumeurs circulent : c’est un démon. A force de les côtoyer, son intérêt se porte sur l’une d’entre eux. Etonnant car les femmes n’ont que peu d’intérêt pour lui. Elle suscite désir et convoitise en lui portant à son tour de l’intérêt. Il fera d’elle son infant : Masha Stoian.
ÉCHINE : De la race des Princes. Immortel assoifé


De sang et de vin - N'y aura-t-il que cela ?Vittorio & Dum'
Peut-être désaoulé par son coup de poing, je n’en suis pas moins sonné en me remettant sur mes jambes. La cloison nasale remise en place, je pisse encore du sang. Par expérience ça ne durera pas, le temps que ma particularité d’immortel opère et répare la mécanique. En attendant, je pince mes narines chacune leur tour pour évacuer le flux sanguin en expirant fortement. Le dos de ma main vient essuyer ce qui peut persister sans réel succès à cause de ma barbe.
J’entends sa voix, comprends un mot sur deux le temps que mon cerveau retrouve sa place. Ce bourre-pif !! Je n’en reviens toujours pas. Mon regard quitte le sol pour capturer le sien. Capturer c’est bien le mot parce que je ne le baisse pas malgré ses accusations ou plaidoirie…je ne finis par ne plus savoir dans quel camp je me situe. Coupable ? Innocent ? Peu importe il m’assassine de mots, frappe verbalement là où ça m’atteint. Il ne cesse de bouger, rompant mon lien visuel avec lui, me donnant le tournis. J’ai envie de lui gueuler dessus : “Arrête avec ton ramassis de conneries”, m’abstiens pour le moment, sentant toute sa fureur prête à se déverser encore. Oh pas que j’ai peur qu’on en vienne aux mains mais je veux entendre tout ce qu’il a à balancer. Que les non-dits s’expriment enfin, qu’il me dise pourquoi il s’est barré mais ses accusations ne sont qu’un tissu de mensonges.

Ma patience s’éteint avec ses dernières paroles.
Je fonce sur lui, l’attrape par l’encolure pour lui faire embrasser à nouveau le mur. Son dos s’écrase contre les briques rouges tant le choc est violent. Reflétant mon besoin d’en découdre.

- Pour qui je me prends ? POUR QUI JE ME PRENDS…TU N’AS AUCUNE IDÉE TOI NON PLUS DE QUI JE SUIS….DE CE PAR QUOI JE SUIS PASSÉ APRES TA FUITE…ALORS NE VIENS PAS ME DIRE QUE TOUT EST DE MA FAUTE VITTORIO… Je le plaque un peu fort contre le mur. …je ne crois pas avoir le souvenir de t’avoir forcé à quoique ce soit. Je n’ai pas pour habitude de violer mes partenaires… Mes traits sont transformés, emprunts de douleur parce qu’on se déchire et de colère parce qu’il ne comprend pas que j’ai cru en lui et qu’il m’a anéanti. … tes certitudes !!  Lesquelles ? Celles d’un hétéro que tu croyais être et pouvoir redevenir en niant que tu as aimé ce qui s’est passe entre nous !! J’abandonne son encolure pour planter mes deux mains sur le mur, de chaque côté de son visage. Comment voulais-tu que je réagisse ? Que je te cours après ? …j’ai cru bien faire en te laissant récupérer ta vie d’avant…Tu n’imagines pas à quel point toi et moi sommes différents Vittorio, je ne peux pas t’imposer ce que tu n’es pas prêt à accepter…ça serait de l’égoïsme pure… Je déglutis étant tellement proche de lui…de ses lèvres. Alors oui je ne réagis que maintenant parce que le destin a décidé de te placer sur ma route et qu’en te voyant, je n’ai pas pu taire ce que tu as été…ce que tu es pour moi… Je m’approche de ses lèvres mais arrête mon geste pour reculer et lui laisser le champ libre. …mais je sais qu’il est trop tard à présent…

Je n’ai pas le droit de l’entrainer avec moi, de lui révéler ce que je suis, qui fait que nous sommes réellement différents mais pas sur le plan sexuel. Comment réagirait-il en apprenant l’horreur de ma nature ? Je le perdrais à jamais je crois. Je préfère vivre sans la chaleur de ses baisers tout en sachant que je peux le revoir, que plutôt le savoir apeuré ou que sais-je encore, et ne plus pouvoir le revoir du tout…pire encore qu’il ne révèle notre existence et que le clan le fasse supprimer. Non je ne peux pas l’entrainer dans cette spirale.

- …sans compter que ta vie doit être bien remplie. Je ne vois pas d’alliance à sa main mais de nos jours qui se marie. …tu t’es blessé, tu devrais soigner cela.

Je me souviens du goût de son sang. De ces quelques perles carmin qui ont roulé sur ma langue dans l’excitation de nos baisers…je me souviens de tout si bien, trop bien, que j’ai l’impression d’avoir les tripes à l’air.

-…mais pourquoi tu m’as pas arrêté ? Pourquoi tu es parti… ?

©️ Justayne
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De sang et de vin , n'y aura-t-il que cela ? [PV Vittorio] - Dim 1 Oct - 22:32
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EFFIGIE : Luca Argentero
BAFOUILLES : 1242
PACTE : 19/05/2017
OSSATURE : 35 ans
CONTRAT : Célibataire
BESOGNE : Gérant d'un restaurant
FABLE : La vie n'est pas suffisamment compliquée comme ça, il faut maintenant qu'on nous invente des problèmes aux allures de créatures fantastiques ? Allons bon, ce ne sont que des conneries ! Du moins, c'était ce que je croyais...avant qu'elle n'entre dans ma vie et ne foute tout en l'air.
ÉCHINE : Plus humain, tu meurs.
PRESTIGE : J'ai un sens inné pour...rien en fait ! M'attirer des emmerdes ?
GANG : Je me suffis à moi tout seul, en tant que Roi Suprême de la Maladresse et des Autruches
CREDIT : SHADOW DANCER
La force avec laquelle il me propulse contre le mur est d’une telle violence que je sentirais presque mes os se briser. Au lieu de cela, c’est le béton qui s’effrite. Il hurle et s’approprie mes remarques, les replaçant de son point de vue à lui. Je cherche à dégager ses mains, sans succès. Tout ce qu’il me renvoie à la figure me fait bouillir de rage, mais je ne sais pas contre qui exactement je dois la diriger. Moi-même ? Lui ? Nous ? Il encadre mon visage de ses paumes plaquées sur les briques et j’inspire profondément, les dents serrées. Je le défie d’approcher, retenant mes prunelles de glisser sur sa bouche. Il me dépeint telle une pucelle capricieuse, un môme pas fichu d’être responsable de ses actes. J’ai l’impression d’entendre quelqu’un d’autre quand il me parle de différences. De choses que je ne suis pas en mesure de comprendre, d’accepter. Il réduit la distance et mes lèvres s’ouvrent malgré moi, trahissent mon désir mais il le condamne au silence en une fraction de secondes. Il recule, évoque une situation qu’il ne connaît pas et fait preuve de ce que je perçois comme une lassitude résignée. Pour toute réponse à ses dernières questions, un crochet du droit s’abat sur sa mâchoire, m’emporte dans son élan et je manque de tomber, me retenant grâce au mur.

" J’en ai assez qu’on décide à ma place ! "

Je le regarde se redresser et poursuis.

" Ce n’était pas qu’une expérience … parce que je ne voulais pas que ça s’arrête. Mais je n’ai pas compris pourquoi et j’ai flippé ! J’ai eu peur … putain … tu peux comprendre ça ?! ", m’époumonai-je. " Savoir … que toute ta vie, t’as cru être quelqu’un et l’espace d’une nuit … tu crois que c’est facile ?! Que c'est le genre de chose ... dont on s'accommode ?! "

Je l'attrape par les épaules avant de lui maintenir la gorge, mon pouce appuyé sur sa pomme d'Adam. Je fixe ce point de pression et continue sur ma lancée.

" J'ai pensé à toi ... sans arrêt ... des semaines, des mois durant. Je me suis pointé chez toi ... un nombre incalculable de fois ... Si tu m'avais rejeté ... Si j'étais le seul à attendre quelque chose d'autre ... Je croyais que j'avais tout inventé ! Et ton silence m'en a convaincu. "

Ma propre gorge se bloque et je le relâche en le repoussant. Quel genre de karma vous inflige pareil obstacle alors que je pensais avoir tiré un trait sur lui ? Et comment se fait-il que je ne puisse pas me contrôler davantage ? Je ne commande pas les spasmes qui m'assaillent, ni les sensations qui m'étouffent. Combien d'hommes avant moi ? Après ? Combien d'autres Vittorio ? A-t-il joué de ses talents d'orateur pour les embobiner ? L'ont-ils fait jouïr ? Je le déteste parce que toutes ces questions n'auraient pas lieu d'être sans lui. Parce que je n'aurais jamais couché avec un autre que lui. Parce qu'il me fait croire que j'ai encore une place dans sa vie...mais si nous ne nous étions pas retrouvés ce soir, rien de tout cela ne serait arrivé.

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De sang et de vin , n'y aura-t-il que cela ? [PV Vittorio] - Mer 4 Oct - 14:59
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EFFIGIE : Ben Whishaw
BAFOUILLES : 2176
PACTE : 01/08/2017


OSSATURE : 36 ans et 492 ans au compteur vampirique
CONTRAT : Veuf
BESOGNE : Espion pour le clan Vacaresco/ accessoirement Vigneron
FABLE : Fils de boyard autrefois, il a gardé de cette époque son éducation et l’art de gouverner. Enfant muet jusqu’à 15 ans, il se révèle à la mort de son père au moment de reprendre le domaine familial. Les Vulpesco sont vassaux du clan Vacaresco depuis plusieurs générations. Fidèle, loyal. Il épousera de toute son âme la cause de son monarque. Redonner ses lettres de sang à Dragos Vacaresco c’est son objectif. Enfant unique, il voit un frère en celui qui le fera immortel. Fraternité évoluant en sentiments bien plus profonds qu’il n’aurait imaginé malgré l’horreur et le dégoût que provoquera sa transformation. Humaniste, il se met en retrait le temps d’apprivoiser sa bête. Revient sur ses terres. Reconstruit son domaine en exploitant les Roms. Ces gens le fascinent, le redoutent. Les rumeurs circulent : c’est un démon. A force de les côtoyer, son intérêt se porte sur l’une d’entre eux. Etonnant car les femmes n’ont que peu d’intérêt pour lui. Elle suscite désir et convoitise en lui portant à son tour de l’intérêt. Il fera d’elle son infant : Masha Stoian.
ÉCHINE : De la race des Princes. Immortel assoifé


De sang et de vin - N'y aura-t-il que cela ?Vittorio & Dum'




Encore un que je ne vois pas venir, qui m’envoie valser quelques pas plus loin. La vache, il cogne fort. Je secoue la tête en frottant ma mâchoire, le corps légèrement en avant pour cracher un peu de sang. Lorsque je le regarde à nouveau, j’avoue que toute tendresse a disparu à cet instant.

– Tu comptes aller jusqu’à trois… ? Lançais-je en crachant à nouveau du sang avant qu’il ne coince ma gorge entre ses doigts. L’immortel grogne un avertissement sonore, rauque, dangereux. …c’est toute l’histoire de ma vie que tu résumes en quelques mots…

Bien entendu je ne vais pas lui décrire toute ma vie…ça finirait de l’achever, de mettre certainement un point final à notre histoire balbutiante. Car on en était là. Chacun pensant avoir bien fait, du moins moi, je le croyais en le laissant partir sans lui courir après. Je ne peux pas dire que je suis un coutumier du fait mais il est rare que des rencontres d’un soir comme celle que j’ai vécu avec Vittorio, perdure dans le temps. Pourquoi ? Pour au moins deux raisons. La première étant que je ne peux construire une relation durable avec un mortel sur un mensonge. Comment expliquer que je ne puisse sortir en plein jour ? Une maladie génétique ?! Allons soignons un peu réaliste. La seconde raison, elle se résume à un mot : hétéro, même si c’est toujours excitant d’en dépuceler un, ce n’est pas ce que je cherche…j’aime la stabilité. Alors plutôt que d’enchainer les désillusions, je préfère m’abstenir de les retenir. Pourtant avec Vittorio, je sais que cette rencontre a été bien au-delà d’une simple envie de voir de l’autre côté du miroir. Je l’ai senti partout en moi comme si nous ne faisions déjà qu’un, C’est un sentiment que j’ai peu éprouvé et qui ne se compte que sur une seule main. Sur une si longue existence c’est vraiment peu.

-…j’ai été marié autrefois. Un mariage arrangé sans amour et infertile…tout ça pour te dire que je me suis perdu dans d’autres bras. Des femmes…puis des hommes. Je déglutis pour avaler la salive et le sang, qui s’amassent dans ma bouche sans pouvoir s’écouler, sous sa prise. ...je ne me souviens plus si j’en ai eu peur…mais je sais que je ne suis pas totalement épanoui quand je suis avec une femme pourtant je les aime… … elles sont amusantes, divertissantes mais fragiles.

Mes mains s’enroulent autour de son poignet, j’étais prêt à le lui arracher de ma gorge en l’envoyant valser à son tour mais tous ces aveux….ces mots qu’il peinent à aligner, anéantissent ma volonté de lui coller à mon tour une droite. Il finit par me lâcher, me repoussant aussi brutalement que son mal-être lui vriller les tripes. Je me racle la gorge, passe nerveusement les doigts dans mes cheveux, me disant : “Mais bordel pourquoi il n’a pas eu les couilles d’aller jusqu’au bout ?” …tout ce temps perdu.

Je me redresse, avance sur lui, le choppe par l’épaule, bras tendu.
- …écoute…je me suis résigné…j’ai cru que ça te rendrait les choses plus facile…Tu peux comprendre ça aussi … ? Je le secoue pour marquer ma question. …Mon silence !! Ben tu vois…ce soir, je vais le rompre…par égoïsme…parce que je ne pourrais plus supporter de ne pas te voir, de faire comme si rien ne s’était passé entre toi et moi…après ce soir… Je le pousse, agrippé sur ses deux épaules, ce n’est que lorsque son dos heurte encore le mur, que je prends entre mes mains son visage pour l’obliger à me regarder.   …et je me contrefous des conséquences à présent…je te veux…toi...tu entends ? …
 


©️ Justayne
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De sang et de vin , n'y aura-t-il que cela ? [PV Vittorio] - Ven 6 Oct - 21:29
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EFFIGIE : Luca Argentero
BAFOUILLES : 1242
PACTE : 19/05/2017
OSSATURE : 35 ans
CONTRAT : Célibataire
BESOGNE : Gérant d'un restaurant
FABLE : La vie n'est pas suffisamment compliquée comme ça, il faut maintenant qu'on nous invente des problèmes aux allures de créatures fantastiques ? Allons bon, ce ne sont que des conneries ! Du moins, c'était ce que je croyais...avant qu'elle n'entre dans ma vie et ne foute tout en l'air.
ÉCHINE : Plus humain, tu meurs.
PRESTIGE : J'ai un sens inné pour...rien en fait ! M'attirer des emmerdes ?
GANG : Je me suffis à moi tout seul, en tant que Roi Suprême de la Maladresse et des Autruches
CREDIT : SHADOW DANCER
Foule sentimentale...il me conte sa vie intime sans que j'en comprenne le sens véritable. Femmes, hommes, qu'importe le flacon, vous connaissez la chanson ! Si je m'attendais à cet aveu, maintenant... pourquoi faire ? Me rassurer ? Me conforter dans l'idée qu'on peut aimer une personne sans prêter attention à son genre ? Je sais tout ça. Mais c'est tellement plus facile pour les autres. Malgré la colère qui a changé son regard, il semble perturbé par mes propres confessions. Sa main sur mon épaule est ferme, son visage marqué par la détermination. Je suis lâche de ne pas vouloir affronter mes torts, de lui imputer la faute quand j'ai également ma part de responsabilités. S'il y avait des questions à poser, j'aurais du les lui soumettre. Avec ou sans réponse, avec ou sans satisfaction, je n'aurais pas eu à me ronger les sangs, seul. Ce qu'il me dit maintenant, ce qu'il me force à entendre, je n'en veux plus. Ce ne sont que des mensonges, que je repousse physiquement en essayant de me dégager à nouveau. Je suffoque presque, tant ce trop-plein d'émotions me submerge. J'ai mal. Mal à en crever. D'une douleur qu'on ne guérit pas avec des médocs. Mais ses mains sur mon visage, à la fois virus et vaccin, viciées et pourtant voulues...vil vainqueur.



" Je n'ai pas l'intention de partir cette fois...même si tu me le demandes. "



" Après la foire, je peux te rejoindre ? ", demandai-je.

Pas sûr que je sois encore très efficace...mais la perspective de le retrouver, plus tard dans la soirée, me rendait presque enthousiaste à l'idée de reprendre du service.

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De sang et de vin , n'y aura-t-il que cela ? [PV Vittorio] -
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