De sang et de vin , n'y aura-t-il que cela ? [PV Vittorio]

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De sang et de vin , n'y aura-t-il que cela ? [PV Vittorio] - Dim 12 Nov - 15:19
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vampires
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EFFIGIE : Ben Whishaw
BAFOUILLES : 2176
PACTE : 01/08/2017


OSSATURE : 36 ans et 492 ans au compteur vampirique
CONTRAT : Veuf
BESOGNE : Espion pour le clan Vacaresco/ accessoirement Vigneron
FABLE : Fils de boyard autrefois, il a gardé de cette époque son éducation et l’art de gouverner. Enfant muet jusqu’à 15 ans, il se révèle à la mort de son père au moment de reprendre le domaine familial. Les Vulpesco sont vassaux du clan Vacaresco depuis plusieurs générations. Fidèle, loyal. Il épousera de toute son âme la cause de son monarque. Redonner ses lettres de sang à Dragos Vacaresco c’est son objectif. Enfant unique, il voit un frère en celui qui le fera immortel. Fraternité évoluant en sentiments bien plus profonds qu’il n’aurait imaginé malgré l’horreur et le dégoût que provoquera sa transformation. Humaniste, il se met en retrait le temps d’apprivoiser sa bête. Revient sur ses terres. Reconstruit son domaine en exploitant les Roms. Ces gens le fascinent, le redoutent. Les rumeurs circulent : c’est un démon. A force de les côtoyer, son intérêt se porte sur l’une d’entre eux. Etonnant car les femmes n’ont que peu d’intérêt pour lui. Elle suscite désir et convoitise en lui portant à son tour de l’intérêt. Il fera d’elle son infant : Masha Stoian.
ÉCHINE : De la race des Princes. Immortel assoifé


De sang et de vin - N'y aura-t-il que cela ?Vittorio & Dum'
Avant même qu’il n’enroule son bras autour de moi, je souris en posant la dernière touche à ce petit déjeuner. Bercé par la mélodie de son rythme cardiaque plus rapide, je me félicite d’avoir déjà pris mon propre petit déjeuner. Sans me retourner, je lui réponds, appuyant simplement mon dos un peu plus contre lui.

– Si le pourboire est à la hauteur…il se peut que le serveur soit au menu. J’incline la tête pour laisser sa bouche me dire bonjour. La chaleur de sa main aventurière provoque de délicieux frissons sous son passage et un gémissement de contentement. Ma nuque suit le cheminement de ses baisers. …cela ne tient qu’à toi que tous tes matins ressemblent à celui-là. Par contre j’avoue que je suis un bien mauvais homme d’intérieur, Umberto sera bien meilleur que moi. Je me tourne peu à peu en restant dans son giron. …il n’y a qu’une seule chose que je ne délèguerai jamais…ma place auprès de toi toutes les nuits à venir. Bonjour Vittorio…

J’épouse ses lèvres pour sceller cette déclaration non voilée. Tout en l’embrassant je souris en le découvrant, simplement vêtu de son boxer. Mes mains le parcourent, retrouvent la ferveur qui les animait cette nuit. Impossible de se contenter d’un unique baiser, je prêche pour l’abondance et l’excès, répondant autant à son appétit qu’au mien. Je me fais peloter sans vergogne, en redemande même en appuyant sa main sur mon entre-jambe qu’il constate que ses assauts ne sont pas sans effets. Ne me prive pas de la réciprocité m’appropriant tout ce que je veux posséder de lui jusqu’à ce que notre étreinte matinale soit rompue. Son regard semble scanner le mien, s’extasiant de la mixité des teintes de mes pupilles leur conférant une particularité qui lui plait.

– C’est pour mieux te charmer mon bel amant. Souriais-je à sa gêne soudaine. …je les tiens de mon père pour ce que je m’en souviens. Sans le vouloir cette réponse est légèrement hésitante. Mon front se plisse, cherchant à vérifier dans mes souvenirs lointains duquel de mes parents je tenais cette couleur. Il me semble que mère les avait clairs aussi. …peut-être de ma mère…je ne sais plus, cela remonte à longtemps maintenant. Je hausse les épaules. …l’essentiel c’est qu’ils te plaisent mais ne te noies pas trop vite, j’en serais bien attristé maintenant que je t’ai retrouvé…je compte bien te rendre accro à d’autres choses que mes yeux. Je ponctue d’un clin d’œil et le laisse s’échapper pour dévorer un de ces croissants.

Je me contente de tenir juste le gobelet sans le boire mais lui donnant l’illusion de le faire par petit touche. Le croissant disparait en trois bouchées. Son appétit me ravit et m’amuse, je le suis, mâtant avec un plaisir non feint ce corps qu’il exhibe.

– J’espère qu’ils sont bons, je ne suis pas un véritable amateur de ces viennoiseries. Je perçois une inquiétude dans le timbre de sa voix. Sans parler de son regard qui fuit le mien dès que je cherche à l’accrocher. Pas de foire en journée, Vittorio, mais je serais présent dans la soirée… Doute-t-il de ma sincérité ? Non c’est autre chose. Je le rejoins.  je reste travailler ici, tu sais. Qu’est-ce qui te chagrine ? Je l’oblige à me regarder. Je te promets de venir te retrouver dès qu’il fera nuit…il n’est pas question que je te laisse…tu me crois j’espère ? Je t’appellerai si tu préfères. Je le réconforte d’un baiser. …appel et sms…c’est toi qui risque de te distraire.

Je dois me retenir de ne pas le pousser encore vers la chambre. Non pas que je ne veux pas, bien au contraire, je ne désire qu’une seule chose pour l’instant : passer mon temps à lui faire l’amour, mais soyons réalistes tant qu’il n’aura pas connaissance de mes besoins, il est préférable que nous agissions de cette manière. C’est mieux pour lui comme pour moi. Je lui dirais, je m’en fais la promesse, j’ai juste besoin d’un moment opportun.

Mon portable se met à sonner et nous sépare. C’est un client russe. Une cliente plus exactement. Une emmerdeuse même. Je passe la main dans mes cheveux, agacé, tout en gardant une voix posée et suave en lui répondant. Le russe remplace l’italien, je ne quitte pas Vittorio des yeux. Mon corps, ma gestuelle trahit mon agacement alors que ma voix reste “commerciale”. Emboite le pas à Vittorio. Ma conversation perdure encore jusqu’à la salle de bain. J’y mets fin poliment quand il se glisse sous l’eau.

-…une cliente. Les russes ne comprennent pas que le vin a besoin de vieillir, elle exige que je lui vende ce que je n’ai plus en cave….qu’elle aille se faire foutre. Tu aimerais visiter Moscou….

Je lui fais non en me mordant la lèvre quand il me tend les bras pour le rejoindre. Ho et puis merde. Le portable et les vêtements atterrissent sur le lit et le sol. Je le rejoins sous la douche pour une nouvelle étreinte.

Plus tard…
J’ordonne mes cheveux humides en l’accompagnant jusqu’à la porte.

– A très vite…amore.

©️ Justayne

☾ ☾ ☾ ☾ ☾



Justayne
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De sang et de vin , n'y aura-t-il que cela ? [PV Vittorio] - Mar 14 Nov - 22:52
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EFFIGIE : Luca Argentero
BAFOUILLES : 1242
PACTE : 19/05/2017
OSSATURE : 35 ans
CONTRAT : Célibataire
BESOGNE : Gérant d'un restaurant
FABLE : La vie n'est pas suffisamment compliquée comme ça, il faut maintenant qu'on nous invente des problèmes aux allures de créatures fantastiques ? Allons bon, ce ne sont que des conneries ! Du moins, c'était ce que je croyais...avant qu'elle n'entre dans ma vie et ne foute tout en l'air.
ÉCHINE : Plus humain, tu meurs.
PRESTIGE : J'ai un sens inné pour...rien en fait ! M'attirer des emmerdes ?
GANG : Je me suffis à moi tout seul, en tant que Roi Suprême de la Maladresse et des Autruches
CREDIT : SHADOW DANCER
Tranquillisé par ses mots, je cesse de m'inquiéter. Il ne sert à rien de ruminer des "si", des "peut être", alors qu'il est près de moi. Cette relation ne ressemble à aucune autre et c'est certainement la raison qui me fait être différent. Moins...assuré ? Je m'apprête à reprendre la parole pour changer de sujet mais son téléphone s'en charge pour nous. Il s'éloigne de quelques pas alors que je continue à boire mon café. Je balaye du regard l'appartement sans vraiment m'y intéresser, obnubilé par sa voix et cette langue que je ne connais pas. Elle glisse dans sa bouche, lui fait rouler les "r", me fait voyager. Je repense à ce qu'il a dit au sujet de ses parents et de la couleur de ses yeux. Est-ce vraiment si loin dans sa mémoire ? Quel âge a-t-il ? Je croise son regard : il s'impatiente. Je lui souris légèrement, pose le gobelet vide sur la table et me redirige vers la chambre. Il me suit jusque dans la salle de bains où je me défais de mon boxer pour entrer dans la douche. Moscou...Kremlin, Bolchoï, Dumitru. A-t-il des origines russes ? Je sens ses yeux sur ma peau et le réclame. Je n'ai pas besoin d'insister trop longtemps pour qu'il cède : j'en ris.

Le temps file lorsqu'on est bien. Sa façon à lui de me souhaiter une bonne journée, de m'appeler par ce terme en cinq lettres qui fait s'arrêter mon cœur pour battre plus fort, je veux que ça dure. Encore. Et encore. Le taxi est en bas, patiente depuis plusieurs minutes déjà mais je fais traîner mon départ. Quelques coups de klaxon m'obligent à me précipiter. Un rapide baiser sur les lèvres et je descendes quelques marches... pour les remonter aussi sec. Il est toujours sur le pas de la porte. J'attrape sa nuque pour l'attirer vers moi et lui donner un autre baiser, langoureux et gourmand. Je me détache de sa bouche les yeux toujours fermés, comme pour l'apprécier jusqu'à la dernière seconde. Cette fois, je pars pour de bon. Mais pour la journée seulement. Je grimpe dans le taxi et lui indique l'adresse de la foire.

L'espace a beau être immense, on s'y sent confiné. La foule est telle qu'on ne sait plus où donner de la tête ! Nous proposons différentes formules, histoire de s'adapter aux horaires : petit-déjeuner tardif,  brunch, avec ou sans alcool, salé et sucré, il y en a pour tous les goûts. Les clients défilent et on n'a pas le temps de s'arrêter, ne serait ce que pour faire une pause. Au moins, j'ai l'esprit ailleurs que dans cet appartement du centre ! Quatorze heures, les premières tables se vident. Je débarrasse encore quelques couverts et sors prendre l'air. Malgré le soleil qui tape, il fait bon être dehors. Je ne me suis pas rendu au stand du Domaine Vulpesco et ne pense pas le faire, à moins d'une rupture de Frascati. Son absence ne serait que plus visible et ce constat me rendrait d'un coup taciturne...alors que je suis de bonne humeur ! Je sors mon téléphone et relis les messages précédents. Je pianote quelque chose. L'efface. Recommence.Envoie.



☾ ☾ ☾ ☾ ☾



Justayne
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De sang et de vin , n'y aura-t-il que cela ? [PV Vittorio] - Dim 19 Nov - 19:21
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EFFIGIE : Ben Whishaw
BAFOUILLES : 2176
PACTE : 01/08/2017


OSSATURE : 36 ans et 492 ans au compteur vampirique
CONTRAT : Veuf
BESOGNE : Espion pour le clan Vacaresco/ accessoirement Vigneron
FABLE : Fils de boyard autrefois, il a gardé de cette époque son éducation et l’art de gouverner. Enfant muet jusqu’à 15 ans, il se révèle à la mort de son père au moment de reprendre le domaine familial. Les Vulpesco sont vassaux du clan Vacaresco depuis plusieurs générations. Fidèle, loyal. Il épousera de toute son âme la cause de son monarque. Redonner ses lettres de sang à Dragos Vacaresco c’est son objectif. Enfant unique, il voit un frère en celui qui le fera immortel. Fraternité évoluant en sentiments bien plus profonds qu’il n’aurait imaginé malgré l’horreur et le dégoût que provoquera sa transformation. Humaniste, il se met en retrait le temps d’apprivoiser sa bête. Revient sur ses terres. Reconstruit son domaine en exploitant les Roms. Ces gens le fascinent, le redoutent. Les rumeurs circulent : c’est un démon. A force de les côtoyer, son intérêt se porte sur l’une d’entre eux. Etonnant car les femmes n’ont que peu d’intérêt pour lui. Elle suscite désir et convoitise en lui portant à son tour de l’intérêt. Il fera d’elle son infant : Masha Stoian.
ÉCHINE : De la race des Princes. Immortel assoifé


De sang et de vin - N'y aura-t-il que cela ?Vittorio & Dum'
Je ne connais rien de mieux pour se détendre qu’une douche récréative en bonne compagnie. Croyez-moi cette compagnie je ne compte pas la voir que de passage dans ma vie et mettrais tout en œuvre pour qu’il partage le même désir. Chose sur laquelle je n’ai pas de doute quand il repousse jusqu’à la dernière minute son départ pour la foire. A peine quelques marches de descendues, le voilà qui les remonte pour emporter avec lui le souvenir de nos baisers.

– Tu sais ça ne sera pas les derniers…sauves-toi gourmand, ton taxi va perdre patience. Je souris en le sentant indécis, partagé entre l’envie de rester et celui de tenir sa place de patron. …quelques heures et je serais avec toi. Oust, file sinon t’es bon pour réviser tout le Kâmasûtra… Je ris en lui faisant un dernier signe quand il descend les marches.

Je ne me mets pas au travail immédiatement, débarrasse ce qui reste du petit déjeuner c’est-à-dire un peu plus de la moitié de la commande car je n’ai rien ingéré et Vittorio n’a pas tout dévoré. Le café finit dans l’évier et j’hésite à tout mettre à la poubelle. Ce soir, je doute qu’il se contente de quelques viennoiseries et de la bouteille de jus d’orange qui reste. J’imagine qu’il aura dîné sur place pour la dernière nocturne. Mais en cas de fringale, je choisis de garder les viennoiseries, qui patienteront dans une assiette et la petite bouteille de jus d’orange atterrit dans le frigo.
Avant de me plonger dans mes affaires, j’approche de la baie vitrée, scrute les toitures qui dépassent le rebord de la terrasse ensoleillée. Je suis amer… non à tout bien y songer je suis en colère de ne pouvoir profiter du jour en compagnie de Vittorio. En colère de n’avoir pas pu lui dire ce que je suis. En colère de devoir jongler entre vérité déguisée et secret.
Appuyé contre la vitre, sur l’avant-bras un peu au-dessus de la tête je ne parviens pas à trouver le bout du tunnel pour tout lui révéler. Les conséquences sont si lourdes. Je laisse un peu plus longtemps mon regard se perdre toujours plus loin, à l’image de mon esprit qui cherche en vain une solution. Laissons le temps au temps, c’est l’unique conclusion qui finit par me convaincre sans réelle conviction.

J’attaque ensuite mon travail, reprenant le dossier que j’avais refermé pour aller récupérer la livraison du petit déjeuner. La cliente russe est quelque peu oubliée mais revient rapidement sur le tapis. Je me méfie des russes et regrette déjà ce contrat. A l’écouter il faudrait que je lui cède les commandes d’un autre client. Il n’en est pas question. Ma décision est prise de rompre le contrat avec les russes, une clause du contrat le permet et des indemnités de dédommagements sont prévues à hauteur de la valeur du contrat. Je m’en occupe dans la journée mais avant…

J’envoie un premier texto à Vittorio :
<< …je n’arrive pas à me concentrer. Tu occupes trop mes pensées…>>
C’est hélas la triste vérité, je dois relire je ne sais combien de fois les mêmes phrases. Le temps ne passe pas suffisamment vite et s’ajoute à mon manque de concentration. Je signe sans comprendre certains documents, c’est du grand n’importe quoi, alors je préfère ne rien faire et referme à nouveau la pochette.

Second texto :
<< …je renonce à travailler pour l’instant pour m’abandonner à des pensées bien moins conventionnelles…je te laisse chercher lesquelles…>>
Je vais devoir faire preuve de patience quand nous allons nous retrouver ce soir. Vais-je pouvoir tenir jusqu’à la fermeture de la foire…son corps, lui, me manquent déjà.  En tout je ne ferai pas la même erreur, m’alimenterai avant de le rejoindre pour que ses mains puissent parcourir un corps chaud.

Cette fois c’est lui qui m’envoie un texto. Je souris en le lisant, me laissant couler bien au fond du canapé. Mes doigts s’empressent de lui répondre, sachant qu’il vient juste de l’envoyer, j’espère qu’il pourra répondre aussitôt.
<< C’est fou comme je manque cruellement d’imagination…et ne vois pas du tout quelles vont être ces caresses que tu envisages de me faire…>>
La réponse ne tarde pas, la mienne suit sans attendre :
<< …moi ? Mais tu ne vas pas tenir jusqu’à ce soir si je t’avoue les miennes…tu as fini ton service ? Que fais-tu à cet instant même…j’aimerai que tu sois là…>>
Je regarde l’heure en attendant sa réponse…il commencera à faire nuit seulement dans cinq heures. J’en soupire tellement ça sera long.

Suite à son sms, je lui pianote le mien :
<<…ne crois pas que ce n’est pas ce que je souhaite. Au contraire, j’en ai très envie mais je ne peux hélas pas tout de suite…c’est trop tôt, je n’ai pas terminé ce que je voulais. >> Vérité et mensonge à la fois car il fait encore bien trop jour et je n’ai rien avancé pour mes affaires.

C’est trop idiot, je me dis que je peux l’appeler c’est encore mieux :


©️ Justayne

☾ ☾ ☾ ☾ ☾



Justayne
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De sang et de vin , n'y aura-t-il que cela ? [PV Vittorio] - Mer 29 Nov - 0:08
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EFFIGIE : Luca Argentero
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PACTE : 19/05/2017
OSSATURE : 35 ans
CONTRAT : Célibataire
BESOGNE : Gérant d'un restaurant
FABLE : La vie n'est pas suffisamment compliquée comme ça, il faut maintenant qu'on nous invente des problèmes aux allures de créatures fantastiques ? Allons bon, ce ne sont que des conneries ! Du moins, c'était ce que je croyais...avant qu'elle n'entre dans ma vie et ne foute tout en l'air.
ÉCHINE : Plus humain, tu meurs.
PRESTIGE : J'ai un sens inné pour...rien en fait ! M'attirer des emmerdes ?
GANG : Je me suffis à moi tout seul, en tant que Roi Suprême de la Maladresse et des Autruches
CREDIT : SHADOW DANCER
Je reçois sans plus attendre une réponse de sa part et en profite pour m'éloigner un peu. Mes pas me guident dans une ruelle à proximité, mais suffisamment à l'écart pour ne pas être vu de tous. Une ruelle que je connais pour l'avoir arpentée quelques heures plus tôt. Avec lui. A cause de lui. Parce que je ne pouvais pas me résoudre à faire comme s'il n'était pas là. Comme si je n'avais pas voulu ce rapprochement. Je souris, d'un sourire que personne ne peut voir, que je ne peux que deviner. Je le sais taquin et tendre, similaire à mon actuel état d'esprit.

<< Je croyais que la créativité faisait partie de tes nombreux talents ?! >>
<< Que contiennent donc tes pensées ? >>

Nous nous renvoyons la balle, mutuellement. Il me devance dans ses messages. Moi aussi, j'aimerais qu'il soit là. Je lui propose de passer : il m'éconduit. Ce n'est pas hors de propos, juste pas le bon moment. Je soupire en m'appuyant contre le mur, regardant mon écran d'un air désappointé. Je sais que c'est déraisonnable. Qu'une relation où nous passerions trop de temps ensemble serait destructrice parce qu'étouffante, trop pesante pour l'un comme pour l'autre...Pourtant, la seule chose qui me nuit à cet instant, c'est le manque de lui.

Alors que je m'attends à un autre message, c'est un appel que je reçois. Je décroche aussitôt, pressé. Je ne peux plus me départir de mon sourire.



* Je plaquerais tout pour te rejoindre. *

J'ai passé l'âge de ce genre de déclaration. Aussi changeai-je de sujet en précisant que je ferais mon possible pour ne pas quitter trop tard. Après ce délicieux moment, nous devions chacun reprendre nos activités. Un rapide passage aux commodités, histoire d'effacer toute trace d'orgasme sur mon visage ou mes vêtements et me voilà à nouveau sur le stand. Vivement que les clients se pressent et me fassent perdre la notion du temps...

☾ ☾ ☾ ☾ ☾



Justayne
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De sang et de vin , n'y aura-t-il que cela ? [PV Vittorio] - Lun 4 Déc - 17:36
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EFFIGIE : Ben Whishaw
BAFOUILLES : 2176
PACTE : 01/08/2017


OSSATURE : 36 ans et 492 ans au compteur vampirique
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BESOGNE : Espion pour le clan Vacaresco/ accessoirement Vigneron
FABLE : Fils de boyard autrefois, il a gardé de cette époque son éducation et l’art de gouverner. Enfant muet jusqu’à 15 ans, il se révèle à la mort de son père au moment de reprendre le domaine familial. Les Vulpesco sont vassaux du clan Vacaresco depuis plusieurs générations. Fidèle, loyal. Il épousera de toute son âme la cause de son monarque. Redonner ses lettres de sang à Dragos Vacaresco c’est son objectif. Enfant unique, il voit un frère en celui qui le fera immortel. Fraternité évoluant en sentiments bien plus profonds qu’il n’aurait imaginé malgré l’horreur et le dégoût que provoquera sa transformation. Humaniste, il se met en retrait le temps d’apprivoiser sa bête. Revient sur ses terres. Reconstruit son domaine en exploitant les Roms. Ces gens le fascinent, le redoutent. Les rumeurs circulent : c’est un démon. A force de les côtoyer, son intérêt se porte sur l’une d’entre eux. Etonnant car les femmes n’ont que peu d’intérêt pour lui. Elle suscite désir et convoitise en lui portant à son tour de l’intérêt. Il fera d’elle son infant : Masha Stoian.
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De sang et de vin - N'y aura-t-il que cela ?Vittorio & Dum'
Je dois me rendre à l’évidence, la séparation de corps devient difficile tant notre harmonie ne fait aucun doute. Harmonie, complicité…sentiments, appelez cela comme il vous plaira, moi je sais déjà que je l’ai dans la peau au point de ne pouvoir me concentrer suffisamment sur mes devoirs d’homme d’affaires. Bien que je n’ai pas connu le même type d’adolescence qu’un jeune de cette époque, je me fais l’impression d’être jouvencelle vivant un premier amour. Le regard accroché toutes les cinq minutes sur ma montre puis sur mon portable à vérifier que je n’ai pas loupé une notification de sms. Le résultat de toute cette impatience, c’est résumé par un appel. Remède léger mais libérateur qui n’a fait qu’atténuer un temps notre manque envers l’un et l’autre. Il m’a suivi dans la jouissance. Il n’imagine pas à quel point j’aime l’entendre que ce soit pour rire ou gémir.

– Ha ha ha …Comment tu dois faire ? Ça ne je sais pas Vitto…mhm peut-être rentrer prendre une douche ? Riais-je, complice et joueur. Moi je sais que je vais devoir y retourner…ta faute…tu m’en as fait mettre partout. Il ne le verra pas mais je souris comme un idiot aux anges. …faut-il que je te réserve une chambre VIP en psychiatrie si la folie te gagne, Amore ? Plaisantais-je, comprenant ce qu’il a voulu dire. Compte sur moi pour te pointer de l’index le cadran de ma montre pour que tu débauches à l’heure…parce qu’après …et bien tu verras, il faut bien  te rendre impatient. A plus tard…

Je coupe notre communication, gardant, l’air songeur, le coin de mon portable sur mes lèvres. Le portable reste sur la table basse tandis que je me rends – une fois de plus – vers la salle de bain. A ce rythme là je ne vais plus avoir assez de vêtements de rechange. La chemise bien ouverte m’a servi de serviette. Ma mise à neuf sous la douche est rapide, je dois me faire preuve de sérieux et finir le travail que j’ai emporté avec moi avant de pouvoir me rendre à la foire. Cet intermède n’a été qu’un pansement pour oublier qu’il reste encore plusieurs heures sans lui.

Je rejoins la salle de séjour où je me suis installé pour travailler. Je fais preuve d’une grande sagesse en ne touchant à mon portable…mais juste après avoir vérifié qu’il n’y avait pas de sms de sa part. J’attaque ensuite mes tâches et m’y plonge avec une concentration exemplaire. Le dossier russe est traité. Celle-là, elle ne me les aura pas cassées longtemps mais comme je l’ai dit précédemment. Je me méfie des russes. Intuition ou instinct mais je sais que ce contrat ne va pas se régler simplement parce que j’ai déclaré que nos échanges commerciaux prenaient fin à partir de ce moment. J’enchaine sur un autre problème, qui me ramène vers une vieille connaissance, Calypso. Sans être infidèle à Vittorio, Calypso est une ex-amante mais peut-on parler d’amante quand il ne s’agit qu’une seule nuit. Même le terme d’amie ne convient pas…je n’ai pas pour habitude de coucher avec mes amis. Calypso m’a fait savoir qu’une de mes cargaisons volées venait d’être retrouvée. J’ai découvert que la rareté de notre vin générait un trafic depuis peu. Le monde devient fou.
Les derniers dossiers sont de moindre importance mais requièrent un minimum d’attention même s’il ne s’agit pas des vignes mais plutôt d’immobilier. Le clone de la demeure familiale a besoin d’une nouvelle toiture. Clone ? Parce qu’il s’agit d’une reconstruction suite à l’incendie qui a détruit l’originelle. J’examine les différents devis et choisis celui qui correspond le mieux à mes attentes. Il me tarde de pouvoir conduire Vittorio sur les terres qui m’ont vu naitre…mais tant que je n’aurais pas solutionné le détail de mon immortalité cela me semble difficile de le conduire là-bas sans devoir lui mentir…et ça je ne veux pas.

Enfin…oui enfin mon être ressent les prémices de l’éveil annonçant cette nuit tant attendue. Il ne me faut pas longtemps pour être prêt, n’oubliant pas de me nourrir. Costume sombre plus proche d’un bleu nuit que d’un noir. Le taxi m’attend déjà en bas.

Arpentant les allées de la foire, je ne me rends pas sur le stand Vulpesco en premier. Impossible. J’ai besoin de le voir même si c’est de loin pour ne pas interférer dans son commerce. Je le vois enfin, actif, souriant…irrésistible.  Tellement irrésistible que je lui envoie un sms.

- « Si tu continues à trop lui sourire…je vais me montrer jaloux. » Achevais-je d’un smiley qui tire la langue.

Je le laisse deviner que je suis dans les parages sans le rejoindre pour autant, il faut bien que je me montre raisonnable. Il reste encore quelques heures avant que la foire ne s’achève alors direction mon stand. Les affaires ont été plutôt excellentes pour cette seconde journée. Je reprends mon rôle de “VRP”, charmant la clientèle présente, offrant des dégustations. J’ai fait tomber ma veste, non pas que je souffre de la chaleur – je suis insensible aux degrés – mais simplement pour avoir l’air plus décontracté. Les manches retroussées, je tends un verre sans prêter attention à qui je le tends. Lorsque je m’en rends compte, je souris, conquis en accrochant les pupilles de Vitto.

- ….je vois que vous aimez abuser des bonnes choses, Monsieur Sedara. Je me penche pour être au plus près. Je me demande juste à quel point ? J’ai prévu de t’inviter à dîner ensuite…

©️ Justayne

☾ ☾ ☾ ☾ ☾



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De sang et de vin , n'y aura-t-il que cela ? [PV Vittorio] - Dim 17 Déc - 23:53
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PACTE : 19/05/2017
OSSATURE : 35 ans
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FABLE : La vie n'est pas suffisamment compliquée comme ça, il faut maintenant qu'on nous invente des problèmes aux allures de créatures fantastiques ? Allons bon, ce ne sont que des conneries ! Du moins, c'était ce que je croyais...avant qu'elle n'entre dans ma vie et ne foute tout en l'air.
ÉCHINE : Plus humain, tu meurs.
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GANG : Je me suffis à moi tout seul, en tant que Roi Suprême de la Maladresse et des Autruches
CREDIT : SHADOW DANCER
" La modération, c'est pour les petits joueurs ! Disons que...je ne compte pas m'arrêter de si tôt... ", lui répondis-je tandis qu'il se rapprochait de moi. Son souffle sur ma peau, un frisson d'excitation. Je saisis le verre, mes doigts touchant les siens d'un mouvement imperceptible. Léger. Contrairement à lui, je n'avais pas eu le temps de me changer. Je n'avais même pas pris la peine de me rafraîchir. Alors que j'échangeais avec des clients, mon téléphone vibra. Je m'excusai en découvrant son nom, impatient de lire son message : il était là. Il était là et il me regardait. Je relevai la tête en essayant de le trouver mais il avait déjà filé. J'indiquai aux visiteurs un collègue, qui serait plus à même de répondre à leurs questions J'avais une affaire urgente à régler. Sourire contrit, salutations, je défis le tablier autour de ma taille pour l'abandonner au plus vite à l'arrière du stand. Une main dans mes cheveux, j'ouvris ensuite les premiers boutons de ma chemise tandis que mes pas se dirigeaient vers lui.

Elancé, séduisant, professionnel, il suffisait de l'observer pour être captivé. Je guettais les autres, ceux qui le découvraient pour la première fois et je me souvenais de la mienne... De toutes les miennes avec lui. L'attraction, palpable, qui émanait de sa personne en était presque terrifiante, tant elle était universelle. J'avançai doucement, profitant de sa posture dos à la foule pour qu'il ne me remarque pas tout de suite. Il me tend un verre avant de me voir...et quand nos yeux se retrouvent, mon cœur saute littéralement dans ma poitrine. Je hausse les sourcils, intrigué, lorsqu'il évoque la suite de notre soirée. J'aimerais passer directement au dessert...mais j'ai une faim de loup ! Je fais tourner le breuvage dans mon verre, le hume puis le goûte. A chaque fois, c'est une surprise. Un équilibre délicat qui n'en finira jamais de contenter mon palais. Ma langue passe sur ma lèvre inférieure, y récupère une saveur supplémentaire. Je sais qu'il m'a vu faire, mais il est accaparé par un groupe d'investisseurs potentiels qui ne veulent être servis que par le Prince. Il me faudra patienter. Encore. Comme si la journée n'avait pas été suffisamment éprouvante... Je leur en veux, à tous. D'être aussi nécessiteux que moi. De quémander l'attention que je veux être le seul à voir satisfaite. Je lui en veux, à lui. A ses devoirs d'homme d'affaires qui lui imposent courtoisie et charme. Contraint de le regarder à l'œuvre, je me raisonne et tente d'adopter le comportement le plus approprié qui soit. Je continue à boire lorsque mes pensées sont interrompues par une jeune femme. Elle s'est approchée pour me demander ce que je pensais du vin, s'il était à mon goût. Elle porte un badge sur sa veste de tailleur où figure le logo du Domaine. Je lui tends la main, me présente et l'informe de ma relation partenariale avec son employeur. Les questions s'enchaînent, d'un côté comme de l'autre et je m'amuse à sourire un peu trop. Elle glisse une mèche derrière son oreille, bat quelques fois des cils, s'intéresse à mon parcours professionnel...personnel. Je ris. Son expression change et un coup d'œil sur le côté me fait comprendre pourquoi. Je souris à Dumitru et annonce d'un ton léger.

" Vous tombez à pic, Signore Vulpesco. J'allais justement parler de vous ! A croire que vous anticipez mes propos... "

☾ ☾ ☾ ☾ ☾



Justayne
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De sang et de vin , n'y aura-t-il que cela ? [PV Vittorio] - Mer 10 Jan - 18:06
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vampires
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EFFIGIE : Ben Whishaw
BAFOUILLES : 2176
PACTE : 01/08/2017


OSSATURE : 36 ans et 492 ans au compteur vampirique
CONTRAT : Veuf
BESOGNE : Espion pour le clan Vacaresco/ accessoirement Vigneron
FABLE : Fils de boyard autrefois, il a gardé de cette époque son éducation et l’art de gouverner. Enfant muet jusqu’à 15 ans, il se révèle à la mort de son père au moment de reprendre le domaine familial. Les Vulpesco sont vassaux du clan Vacaresco depuis plusieurs générations. Fidèle, loyal. Il épousera de toute son âme la cause de son monarque. Redonner ses lettres de sang à Dragos Vacaresco c’est son objectif. Enfant unique, il voit un frère en celui qui le fera immortel. Fraternité évoluant en sentiments bien plus profonds qu’il n’aurait imaginé malgré l’horreur et le dégoût que provoquera sa transformation. Humaniste, il se met en retrait le temps d’apprivoiser sa bête. Revient sur ses terres. Reconstruit son domaine en exploitant les Roms. Ces gens le fascinent, le redoutent. Les rumeurs circulent : c’est un démon. A force de les côtoyer, son intérêt se porte sur l’une d’entre eux. Etonnant car les femmes n’ont que peu d’intérêt pour lui. Elle suscite désir et convoitise en lui portant à son tour de l’intérêt. Il fera d’elle son infant : Masha Stoian.
ÉCHINE : De la race des Princes. Immortel assoifé


De sang et de vin - N'y aura-t-il que cela ?Vittorio & Dum'
Je sers, au gré des regards que je croise, mes palabres pour vanter notre vin. Le scénario est rodé comme une horloge suisse si bien que les mots se déversent avant que je ne les ai pensés. La rareté attire. Notre vi attire. C’est sans doute, pour certains, l’unique occasion de le goûter, alors je distribue quelques verres autour de moi. Le hasard rend ma main heureuse offrant ce dernier verre à celle de Vittorio. L’envol de son cœur ne m’échappe pas, attirant brièvement mon regard, en direction de sa gorge, pour y capter ses pulsassions avant de lui sourire. Quelques mots glissés lui dévoilent une partie de notre soirée post-foire. Hélas je peux me dérober immédiatement, rappelé par les affaires.

– Ne t’éloigne pas trop. Je fais au plus vite. Soufflais-je avant de l’abandonner pour des clients exigeants.

Il me semble reconnaître l’un d’eux, venu il y a quelques temps au domaine lors d’une porte ouverte. Je ne pourrais dire laquelle, pour moi elle se ressemble toutes. Toutes ! Sauf une qui restera à jamais graver dans ma mémoire. Celle où nos chemins se sont croisés. D’un malentendu, il a bousculé et basculé dans ma vie. Vittorio.

Pas de poignées de mains, non pas que je ne le veuille pas mais je me suis rendu compte au fil des ans, que maintenir une certaine distance aristocratique plaisait, rendant les entretiens comme des moments privilégiés…rares à l’image de notre vin. C’est donc d’un signe de tête cordiale et d’un sourire poli que j’accueille ces privilégiés. Blabla commercial habituel, d’un ennui mortel quand je sais que non loin de moi se tient l’être que je désire le plus au monde. Je profite d’une blague douteuse, lancée par un des investisseurs pour tourner légèrement la tête du côté de Vittorio. Je maudis cette seconde. Je me maudis, devant museler la pulsion qu’il a fait naitre d’un simple humectage de ses lèvres. L’a-t-il fait exprès ? Cruel. Fourbe être …aimé. Une question me ramène vers mes obligations, chassant un lapse de temps les images de débauche qui m’ont heurté. Re-blabla et blabla, ma concentration est mise à mal, j’ai envie que d’une chose. Lui. Uniquement lui. Je ne parviens peut-être pas à me concentrer sur mes échanges à cent pour cent mais je sais à quel moment Vittorio respire ou pourrais vous indiquer son rythme cardiaque. Il ne m’a pas été difficile de comprendre qu’un fait nouveau venait de se produire lorsque je l’entends rire.

Non mais je rêve !! J’assiste aux battements de cils d’une gourgandine qui ose papillonner autour de lui. La température de son corps est un peu plus élevée que la normale et si j’en crois l’odeur qu’elle dégage, elle est à la limite de la pamoison. Je boucle mes échanges avec rapidité et maestria, laissant au bon soin d’un de mes collaborateurs de finaliser nos affaires.

– Vraiment ! Et qu’alliez-vous donc révéler à mon sujet qui pourrait intéresser cette jeune personne ? Si ma voix ne trahit rien de mon agacement, il en est tout autre du regard que je porte sur elle. De plus Mademoiselle doit retourner prêter main forte à ses collègues, n’est-ce pas ? Ce n’est pas une question et elle avait tout intérêt à dégager de mon champ de vision. Ce qu’elle fit en s’excusant. … je crois que nous n’allons pas attendre la clôture pour aller dîner…sinon il va falloir que je t’enferme quelque part J’ajoute au plus près de son oreille. … pour ne pas me transformer en amant jaloux. Plaisantais-je.

Les dernières recommandations sont laissées. Veste récupérée, la nuit est enfin nôtre. Dehors je feins de prendre une grande bouffée d’air avant que nous nous éloignions vers le centre-ville. Un regard nostalgique en direction de la fameuse ruelle, suivit d’un sourire lorsque je croise son regard.

– Vérone restera ancré dans notre mémoire…à moins que ça ne soit notre dernier échange téléphonique ? Qu’en penses-tu ? Riais-je de bon cœur.

Ma réservation était actée, nous avions largement le temps de nous y rendre. Je parie que les questions l’assaillent lorsqu’il me voit grimper sur un scooter, gardé par un employé de l’agence de location. Les papiers en ma possession, je regarde Vittorio.

– J’ai trouvé qu’une berline était trop conventionnelle pour te faire visiter Vérone…puis de cette façon tu seras obligé de me tenir contre toi…Je te préviens ça fait un bail que je n’ai pas piloté une de ces engins. Je le démarre sans peine. …tu viens ?

Je ressers ses bras autour de moi avant de nous élancer. Peu importe la ville, j’ai toujours trouvé que les visites nocturnes sont les plus belles. Le jeu des ombres sur les pierres engendre mystère et magie. Je ne choisis pas le sens de la visite, laissant le hasard guider notre route jusqu’au centre historique où les déambulations sont préférables au scooter, que nous abandonnons. Côte à côte, ma main effleure la sienne parfois, j’ai envie de lui, de sa bouche.

– Si je me souviens bien nous ne sommes pas loin de la maison de cette chère Juliette. Tragique histoire mais qui traverse les siècles…un amour éternel…qu’en penses-tu Vito ? Une question complétement intéressée, histoire de connaitre son avis sur l’éternité.

Evidemment lorsque nous arrivons devant la maison, celle-ci n’est plus ouverte au public.
©️ Justayne

☾ ☾ ☾ ☾ ☾



Justayne
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De sang et de vin , n'y aura-t-il que cela ? [PV Vittorio] - Jeu 18 Jan - 19:37
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humains
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EFFIGIE : Luca Argentero
BAFOUILLES : 1242
PACTE : 19/05/2017
OSSATURE : 35 ans
CONTRAT : Célibataire
BESOGNE : Gérant d'un restaurant
FABLE : La vie n'est pas suffisamment compliquée comme ça, il faut maintenant qu'on nous invente des problèmes aux allures de créatures fantastiques ? Allons bon, ce ne sont que des conneries ! Du moins, c'était ce que je croyais...avant qu'elle n'entre dans ma vie et ne foute tout en l'air.
ÉCHINE : Plus humain, tu meurs.
PRESTIGE : J'ai un sens inné pour...rien en fait ! M'attirer des emmerdes ?
GANG : Je me suffis à moi tout seul, en tant que Roi Suprême de la Maladresse et des Autruches
CREDIT : SHADOW DANCER
    En amour comme à la guerre, tous les coups sont permis, avais-je envie de lui rétorquer. Attiser sa jalousie, son envie de possession, c'était ce que je recherchais. Comme n'importe quel amant en manque d'attention. J'avais été en manque de lui toute la journée. A l'imaginer dans cet appartement que je n'avais pas voulu quitter ce matin. A le supposer en compagnie de clients qui, eux, profiteraient de sa présence quand je devais me contenter de sa voix. Quelques minutes, seulement. Un siècle, en vérité. Maintenant qu'il était là, je ne tenais plus : je le voulais pour moi seul.

    Je baissai la tête, faussement intéressé par l'une de mes manches afin de lui répondre en toute discrétion.

    " C'est le genre de menace que j'aimerais te voir mettre à exécution sans délai. "

    Il s'éclipse, donnant quelques instructions à ses collaborateurs avant de me retrouver pour quitter le salon. Les derniers pas qui nous poussent vers la sortie sont d'une cadence plus rapide, pressée. Je voudrais que nous soyons déjà dehors. La brise du soir est agréable, revigorante par sa fraîcheur. Le poids de cette foule dense et agitée est resté derrière ces portes vitrées. Il n'y a plus que nous et cette soirée.

    Je le suis, marchant à côté de lui sans jamais le coller. Mes mains restent dans les poches de ma veste, et tant pis si elles me démangent. Mon rire se mêle au sien à l'évocation de récents souvenirs. Je ne réalise pas vraiment ce par quoi nous sommes passés durant ces dernières 48 heures. Règlement de compte, rancœurs éclatées, passion déchaînée...passion retrouvée. L'absence a beau avoir été longue, c'est comme si elle n'avait jamais existé maintenant qu'il est ici, avec moi.

    " Je dirais que l'un ne va pas sans l'autre ? Que je n'envisagerai jamais plus cette ville autrement qu'avec un téléphone à l'oreille... "

    J'allais naturellement poursuivre notre chemin à pied lorsque je le vois monter sur un deux-roues. Mes sourcils se froncent, curieux quand ma bouche s'étire en un sourire taquin. L'explication m'est donnée sans que je la réclame et je secoue la tête de gauche à droite, surpris par cette mise en scène.

    " Vous êtes plein de ressources, Signore Vulpesco ! Ma foi, même si l'on doit finir aux urgences, je ne vais pas me priver de cette expérience ! ", répondis-je en enfilant le casque avant de m'installer derrière lui. Cette fois, mes mains ne sont plus laissées pour compte. Elles l'enlacent et après avoir vérifié qu'elles étaient au plus près de lui, Dumitru nous emmène, direction le cœur historique de Vérone.

    J'ai l'impression d'être chez moi. Tous ces ponts, ces lumières, la chaleur que dégage cette cité, un vrai cocon de béatitude qui ne serait pas le même sans cet homme. Je relève la tête pour capter les moulures, les blasons et autres portes travaillées devant lesquels nous passons. L'Histoire est partout. Le charme n'en est que plus beau. Après avoir traversé quelques artères principales puis des rues animées, Dumitru s'arrête pour garer l'engin. Pour quelqu'un qui n'a pas touché à ce mode de transport depuis longtemps, ses restes sont plus que bons ! Une nouveauté le concernant qui me fait sourire. Nous marchons côte à côte, le dos de sa main frôlant la mienne parfois. Je ne veux pas le regarder, de peur de ne pas savoir me tenir. Lui, toujours sous contrôle, toujours impeccable...du moins, en apparence. Si je veux être digne de cet homme, il me faut le lui montrer.

    " Le destin est fourbe. Malsain. Pourquoi priver ces deux cœurs purs d'un bonheur infini ? Personne n'est jamais revenu de l'au-delà pour apaiser nos doutes, nos questionnements. Comment savoir s'ils se sont retrouvés ? Si j'avais la certitude...la conviction d'être avec la personne que j'aime sans que le temps ne soit compté...et bien...j'imagine que je serais comblé ? "

☾ ☾ ☾ ☾ ☾



Justayne
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De sang et de vin , n'y aura-t-il que cela ? [PV Vittorio] - Sam 20 Jan - 20:56
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vampires
vampires


EFFIGIE : Ben Whishaw
BAFOUILLES : 2176
PACTE : 01/08/2017


OSSATURE : 36 ans et 492 ans au compteur vampirique
CONTRAT : Veuf
BESOGNE : Espion pour le clan Vacaresco/ accessoirement Vigneron
FABLE : Fils de boyard autrefois, il a gardé de cette époque son éducation et l’art de gouverner. Enfant muet jusqu’à 15 ans, il se révèle à la mort de son père au moment de reprendre le domaine familial. Les Vulpesco sont vassaux du clan Vacaresco depuis plusieurs générations. Fidèle, loyal. Il épousera de toute son âme la cause de son monarque. Redonner ses lettres de sang à Dragos Vacaresco c’est son objectif. Enfant unique, il voit un frère en celui qui le fera immortel. Fraternité évoluant en sentiments bien plus profonds qu’il n’aurait imaginé malgré l’horreur et le dégoût que provoquera sa transformation. Humaniste, il se met en retrait le temps d’apprivoiser sa bête. Revient sur ses terres. Reconstruit son domaine en exploitant les Roms. Ces gens le fascinent, le redoutent. Les rumeurs circulent : c’est un démon. A force de les côtoyer, son intérêt se porte sur l’une d’entre eux. Etonnant car les femmes n’ont que peu d’intérêt pour lui. Elle suscite désir et convoitise en lui portant à son tour de l’intérêt. Il fera d’elle son infant : Masha Stoian.
ÉCHINE : De la race des Princes. Immortel assoifé


De sang et de vin - N'y aura-t-il que cela ?Vittorio & Dum'
Quoi dire devant son air innocent les mains pleines. C’est comme ça que je l’aime aussi. Nature dans sa façon d’être. Naïf, charmant et j’en passe, il n’y a pas assez d’adjectifs qui peuvent décrire ce qu’il représente à mes yeux. En tout cas nous sommes tous les deux d’accord pour dire que Vérone sera dans nos souvenirs à jamais, peu importe les étapes que nous y aurons vécus, celles les meilleurs effaceront les déchirures que nous nous sommes infligées.
Cette balade en scooter provoque l’effet escompté chez mon compagnon, je m’en réjouis pleinement, jubile même quand enfin ses bras s’enroulent autour de moi. Fût une époque j’aurais pu dire : “ fouette cochet” puis profiter de mon passager dans l’intimité d’une voiture tirée par un attelage. Ce soir ça serait : “andiamo” si je me souviens comment l’engin fonctionne.

- …s’il y a urgence, ce n’est pas sur un lit d’hôpital que tu risques de finir. Pas besoin d’en dire davantage, mon sourire et le regard que je pose sur lui, transmettent bien mon message.

Nous ne finirons pas aux urgences mais bien à pieds pour continuer notre balade nocturne jusqu’à la maison de Juliette. Nous ne sommes pas les seuls à contempler la demeure, malgré l’heure tardive. Pour appâter le chaland, quelques photos descriptives ont été accrochées près de l’entrée.  La cour intérieure recèle un bronze de Juliette sous son fameux balcon. On entrevoit sa soi-disante chambre et le caveau dans lequel elle aurait reposé. Poudre à touristes mais le folklore n’est pas mauvais si l’on fait abstraction de l’attrait commercial. Il va même me servir pour aborder l’éternité. Tout en lisant distraitement les messages d’amour laissés par la populace sur les murs du musée, j’écoute très attentivement la réponse de Vitto sur l’amour éternel. Les touristes trainant tout comme nous, s’extasient, se font des promesses en accrochant un cadenas entre les milliers d’autres.

Je retiens les mots, qui me brûlent, l’honteuse vérité que je lui cache. Une fois. Dix fois, j’ai eu envie de lui dire qu’il est possible de revenir…d’embrasser l’éternité. La mienne. Bien que ses paroles me vont droit au cœur, il ne mesure pas qu’il l’effleure déjà du doigt l’immortalité. Comment savoir qu’il pense vraiment ce qu’il vient de dire ? Comment savoir qu’il ne s’enfuirait pas en apprenant que cela est possible ? Suis-je celui qu’il attend…qu’il pourrait aimer à jamais ?

– La raison, les convenances, le rang social…je peux t’en fournir à la pelle des arguments. Les mariages d’amour n’étaient pas monnaie courante voir inexistants. Les intérêts primaient avant tout le reste. C’est probablement encore le cas à notre époque. J’imagine qu’ils se sont retrouvés la haut pour peu qu’il y ait un paradis. Je lâche un des cadenas pour me tourner vers lui. …l’es-tu à présent ? …comblé.

Je sais qu’il est naïf de croire qu’en moins de deux jours, qu’il se verrait vivre à mes côtés mais moi je suis fou. Fou d’un amour que je ne pensais pas éprouver à nouveau et tout autant malheureux de ne pouvoir être sincère avec lui. De tout cela, je ne laisse rien paraitre, faisant preuve d’un stoïcisme…inhumain.
Reculant au maximum pour observer la façade, mais pas que, je cherche une possibilité de pénétrer à l’intérieur. Peut-être cette rue, un peu plus loin… retrouvant la quiétude, moins passagère, j’espère trouver une porte, un mur pas trop haut et facile à escalader pour Vitto.

– Je crois que cette porte conduit à la maison de Juliette. Une porte métallique, et bien entendu, fermée à clé. On dirait que c’est un parc derrière. Le passage de badauds m’oblige à passer du coq à l’âne. Clin d’œil pour appui, je sors : Il fallait prendre à gauche, pas à droite, nous allons arriver en retard. Je prends mon portable, fais mine de prévenir l’hôte qui était supposé nous attendre, attends que nous soyons seuls. …ce n’est peut-être pas aux urgences que nous allons finir mais au poste… La porte ne résiste pas à ma poigne puissante. …quelle chance, elle n’était pas verrouillée ! Mentais-je innocemment. Viens vite avant qu’il y ait d’autres importuns.

La porte est repoussée, bloquée histoire que personne d’autre ne rentre.
C’est en effet un parc que nous découvrons. Je peux sentir les parfums d’une roseraie, subtiles et délicats, exaltés par des températures plus fraiches. La mélodie d’une fontaine accompagne nos pas à mesure que nous avançons vers la maison. Je me déplace avec une grande facilité, voyant parfaitement dans le noir. Par crainte, que Vitto ne se prenne les pieds dans une bordure, je lui ai pris la main. Toutes les portes que nous franchissons sont verrouillées. Pris par l’excitation de l’interdit, je ne fais pas preuve de vigilance. Hélas pour nous chaque ouverture a déclenché un signal d’effraction envoyé chez la société chargée de la sécurité du bâtiment. Mais ça nous allions le découvrir plus tard… A cet instant, nous avons gravi l’étage, l’éclairage de mon téléphone portable nous sert de lanterne.

– Pas terrible de l’imaginer dans cette chambre la belle Juliette. Tu crois qu’il est confortable ? J’allais nous y pousser dedans lorsque mon ouïe m’annonce l’arrivée d’une voiture et de deux agents de sécurité. …et bien Amore je crois que nous allons avoir de la visite…chuuut. Murmurais-je avant d’éteindre mon portable pour être dans le noir complet.

Ma main dans celle de Vitto, je me fis à mon oreille pour guider nos pas à l’inverse des agents.

– T’as quelque chose de ton côté ? Crache l’un d’eux dans un talking.
– Rien à signaler. T’es sûre que c’est pas encore le système qui déconne ? La dernière fois on a trouvé personne.
– La dernière fois les portes étaient fermées…
– C’est peut-être le dernier gardien qui a mal fait son boulot.
– Maintenant qu’on est là de toute manière autant vérifier.
– Pff C’est mort pour le macht.

Nous étions lancés dans une partie de cache-cache.  Dans la dernière pièce qui nous abrite, nous voyons un faisceau lumineux en balayer une partie avant d’être tranquille. Les pas s’éloignent après qu’un tour de clé a été donnée dans la serrure.

Oups…

©️ Justayne

☾ ☾ ☾ ☾ ☾



Justayne
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De sang et de vin , n'y aura-t-il que cela ? [PV Vittorio] -
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