aimons nous vite, je n'ai qu'une vie à te consacrer. (perceval)

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Thackery Anyman
VATICAN - ANATOMY OF THE SOUL
OSSATURE: : Trente-six balais brosses à curer le carmin dégobillant, agglutiné dans les sillons marbrés des canevas encore engourdis, trente-six thèses mises à l’index sur le genre humain et ses insuffisances, trente-six bistouris maniés avec dextre et placidité face aux chairs écharpées. CONTRAT: : La médecine pour unique égérie, amante tordue avec laquelle il s’autorise toutes les fautes, le bistouri comme alliance fantasmagorique sur les pores de son dextre. Coquette fiancée thérapeutique qui ne lui refuse jamais rien, lui autorise tous les forfaits sans jamais daigner se porter garante d’un jugement importun. A deux ils ne font plus qu’un, dans leurs démonstrations qu’elles fussent victorieuses ou puantes de fiasco. BESOGNE: : Docteur maboul, chirurgien au dextre évident mais élucubrations macabres, la contribution de ses aptitudes conférée aux clés des croyants dans un rictus empli de fausseté. Des services rendus en guise de bonne foi, les races qu’il compte bien délivrer qu’il aboie devant ses confrères pourtant la croyance est toute autre. Les hominidés à la traîne face aux autres, l’eugénisme adapté à toute une humanité déphasée du courant dynamique de l’évolution, son entropie au service d’une vision de mortels culminants au diapason des autres. @EFFIGIE: : AMIANTE. BAFOUILLES: : 14 PACTE: : 09/07/2017



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Jeu 28 Sep - 19:42
PERCEVAL & THACKERY
lèvres mordues

esprit tordu

Le dernier des beaux-jours s’effrite à l’horizon alors que l’automne geint déjà à travers le sépulcre des longs repos, catafalque sibyllin qui pèse sur les tiges des arbres et les effeuille de ces habits ambrés qui désormais gisent et recouvrent les travées. Frondaison fanée pourtant si éclatante de vérité, ou chaque badauds devraient se stopper sur cette criante maxime, qu’importe les principes et les convictions, la foi et les dogmes: tout se meurt, tout le temps, un jour. La véritable immortalité ne demeurent jamais vraiment jamais. Les anciennes gloires ternissent toujours, la continuité d’une vie se destine systématiquement au trépas. Diable illusion d’éternité que de celles passées à se dérober aux premières lueurs de l’hélianthe ou de la lunaison, êtres funestes qui se laissent dériver, esprit et chair, dans les méandres des siècles. Les instants suintent de chacun de ses pores, traces des premières abîmes qui se creusent dans la carne, le temps se débine sur sa figure comme une plume qu’on essayerait de rattraper de son dextre sans que l’on ne puisse gêner d’un iota sa chute implacable. Après tout il y a des maux terriens desquels on ne se sépare jamais, le savant n’est guère dans un déni de réalité. Loin d’être dupe tout comme ceux d’être inapte et ignare, averti du fait que son salut ne sera pas dans celui de la mortalité il aurait pu néanmoins opter pour la la légèreté de l’intellect et des actes. Renoncer à la transcendance du corps et de l’esprit pour la meurtrissure de celui qu’il considère comme un père, plaie du noctambule prononcée par des canines acérées qu’il a toujours écarté de la formule. Thackery préfère la compagnie des longues nuitées et des céphalées tambourinantes sa boîte crânienne, baignant de l’aube à l’aurore dans une nuée d’opus jaunis et surannés qui noient sa chaire et ses tables de travail. Féroce labeur psychique qu’il s’impose comme le cilice et la mortification corporelle de certains ecclésiastiques, peut-être que ce masochisme cérébral en ressortira une création à l’origine de profondes évolutions de la nature humaine.

Ainsi celui qu’on insultait de profanateur de la vie, monstruosité chthonienne, individu profane ou hérétique si seulement ils savaient ce qui se tramait sous leur nez transmuterait dans le rôle de sauveur et peut-être même que son histoire serait conté dans un futur comme celle du Christ par des des Mathieu, Marc, Luc ou Jean des temps modernes de celui qui aurait permis de préserver une espèce vouée à échouer. Ou alors serait-il voué à trépasser pour sa cause comme les martyrs des temps passés, meurtri et abattu par des arriérés aux idées normalisées ou pire encore, voué à succomber simplement de trop d’années écoulées. Tant de conceptions balayées d’un trait d’esprit comme la fane qui tourbillonne au loin au milieu des défunts, nécropole sereine aux rares visiteurs hormis de rares carmélites et hommes de science cherchant à gagner une certaine quiétude sur l’Aventin de la cité romaine ou se côtoient science et foi ou l’individu le moins croyant de toute une cité fréquente constamment le coeur de la chrétienté. Loin de lui l’idée de dénigrer publiquement plus que de raison la main qui le nourrit - en apparence -, malgré son impiété pétulante il porte une passion piquée au livre de l’Apocalypse, après tout dans ce dernier avant d’être une histoire de fin des temps il est avant tout celui des révélations et de la résurrection. Il est évidement que les distractions sont précieuses pour un individu agnostique et tant épris de ses travaux néanmoins il est parfois de ces curiosités qui surgissent sans s’annoncer. Perceval Rousseau est l’une d’elles, créature rocambolesque pourtant si mortelle sur le fond dont Thackery s’est entiché, aussi bien humainement ou scientifiquement parlant alors qu’il est bien connu que l’homme de science ne relâche jamais de près ou de loin à ce dont il porte un attrait particulier.

Pourtant le wendigo s’est volatilisé depuis leur dernière rencontre - l’individu ne semble avoir aucun doute sur les raisons - et le voilà inabordable et introuvable dans les dédales de la cité romaine. Thackery est loin d’être insensé, bien au contraire de ses bornes sans limites qui lui font dire que quand un poussin s’est évanoui dans la nature il est toujours bon de se rendre dans son nid douillet. Chose faite à l’aune de la vêprée pour une heure, toute au plus deux pour le moment du thé en compagnie de Valentine la matrone de l’oisillon volontairement égaré. Le bonsoir et les politesses énoncées, la porte refermée, voilà notre homme sur le porche, les dernières lueurs de la journée faisant également leurs adieux à l'asphalte tandis qu’à deux pas une figure familière semble le gagner. « Tu m’évites. » Froideur calculée car avec lui rien n’est vraiment laissé aux dés du hasard. « Un modeste présent. Pour toi. » L’égide se tend en direction du puinée, le dextre converge à sa hauteur de poignet pour lui présenter le paquet coquettement décoré. « J’ai refusé de le céder à ta mère, après tout il me semble que vous ne partagez pas les mêmes penchants en matière de carnation. » Légère contraction du faciès, suffisamment pour qu'il le remarque, trop peu pour qu’il s’ose à un commentaire car encore une fois rien n’est laissé aux tourments des aléas.
(c) AMIANTE

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lobotomy
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