riven flesh (medea)

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Ostara Guerrero
LYCANS - HOWL TO THE MOON
OSSATURE: : quatre-vingt-sept années d'espérances vaines et de cruautés nécessaires CONTRAT: : monstre de foire n'acceptant qu'ardeur sanglante, réclusion instinctive autant que raisonnée. candeur souillée, charogne virginale qui se dérobe. BESOGNE: : cerbère vengeur à la truffe complexe, limier enchaîné aux exhalaisons apothéotiques de ses proies. exuvie dont elle s'est défaite, abandonnés délassants pugilats et carnages, sévérité que la nostro regno quémande, à l'ombre des sévices
ÉCORCE: : poupée au faciès mensonger, vingt-six années qu'elle dévore par la grâce lunaire. enfance étiolée, sacrifiée, qui paraît subsister. ÉCHINE: : vargynjur. chimère originale, figure sépulcrale aux attributs pernicieux. à l'approche de l'hiver transparaît seulement l'auburn, béguine à l'aumusse sanglante. humanité neuve. PRESTIGE: : fragilité des soies, furie dansante parée à livrer combat. GANG: : sévérité de la nostro regno, à l'ombre des sévices. @EFFIGIE: : Carnavage, .karma (gif) BAFOUILLES: : 199 PACTE: : 31/07/2017



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Dim 1 Oct - 1:32
MEDEA
&
OSTARA
It is so much safer not to feel, not to let the world touch me.
Grincements. Amertume suintant au palais, les masques tombent, l'intrigue s'annonce. Cruelle. Froid mordant sur couenne offerte, la rouquine ne tolère pas les frusques qu'il lui a jeté sur le dos, lui ordonnant sans déférence aucune de se vêtir. Soieries dont il ne reste rien ou presque, tout au plus des guenilles à moitié déchirées, sans utilité aucune face à ces bourrasques automnales. Elle ne craint pas le monde dans lequel elle semble faire ses premiers pas d'enfant, Ostara, elle n'montrera rien de toute ça. Vargynjur subsiste sous le derme, elle ne peut concevoir que celle-ci ne soit plus qu'éphémère, persistant souvenir d'autres temps, d'autres lieux. D'autres propriétaires. A-t'elle été heureuse ? Les questionnements qu'il lui impose lui sont fardeaux, la bouche qu'elle lui oppose reste scellée sur ces lèvres carmines qu'elle a trop violenté par l'acharnement de canines atrophiées. Comment offrir la moindre réponse satisfaisante et non incomplète, lorsque vous ne savez plus qui vous êtes ? Raréfaction des verbiage, genèse impétueuse. Les poings comme riposte, à s'en briser les os, phalanges détruites, les corrections tombent. Peluche désarticulée abandonnée sur le plancher, jouet indocile dont il se débarrassera sans plus attendre, en tous points pareil à ses semblables. L'amadouer ne fût pas compliqué, quelques abats négligemment jetés sur le plancher, une charogne aux tripes sauvagement lacérées. Catin d'une nuit dont les monstres se seront contentés, mécanique répétitive à laquelle elle s'est attachée. Déculpabilisation de l'Eve au mutisme caractérisé, dépendante d'un homme dont elle ne sait pas tout – ou plutôt dont elle ne sait rien – et qui en cette claire soirée, vient se délester.

« Cesse de gesticuler. » a-t'il grondé lorsqu'elle s'est braquée, réticente à l'idée de pénétrer dans son tas de ferraille dézingué, fierté d'un mâle. Une caisse ? Un bordel à roulettes, plutôt. Crasse, aigreur, relents de pisse, de friture indigeste et d'alcool éventé. Elle hume tout et ne sent rien, déboussolée. Effluences dégueulées, seul le superficiel lui est perceptible ; l'ire bouillonne en sa cage thoracique, mais elle se tait, encore. Elle attend qu'il parle et révèle, mais il s'entête, crispant pognes et mâchoire, comme s'il espérait qu'elle ne saisisse rien de la transaction enclenchée. Appels à répétition, dureté des mots qu'il a martelé en la pensant éloignée, scénario catastrophe mille fois répété. Renouvellement du rituel, maître chien changé. Elle n'dit rien, mais il lui manquera – tous ne l'ont pas traitée comme ça. Nul attendrissement devant ses pupilles dilatées, devant la trogne hargneuse de la rouquine : ce n'est qu'un animal, elle s'y fera. Souvent, elle oublie. Tout. L'humanité. Il lui a répété, encore et encore, qu'elle ne peut, mais il finit toujours par la retrouver à espérer. Femme-enfant qui s'imagine que son destin reste inchangé, qui se rêve à redevenir bête devant l'inspecteur muté à l'approche de la plénitude astrale. Maudite mioche aux yeux trop grands qu'on immole dans toute sa gravité, agnelle sacrifiée pour contenter quelques paganismes originels.

Porte métallique du hangar que l'on referme sur quelques grincements pénibles, pétarade du moteur  qui s'éloigne, le carosse d'infortune emportant celui qu'elle ne pense plus revoir. « Je reviendrais. » qu'il a annoncé, qu'il a voulu jurer, mais elle n'a voulu en croire aucun mot. Masculinité mensongère. Elle attend, sobrement figée sur la chaise où il a poussé son séant quelques minutes auparavant, faisant face à l'obscurité, aux bruissements sinistres, et ne pipant mot. Elle ne sait pas ce qui va arriver, elle n'ose l'envisager mais elle sait que derrière elle, il n'y a rien à laisser. Matriochka négligée ressassant les invectives avec morosité, elle montre des canines qui ne sont plus, comme si ses quenottes laiteuses risquaient d'effrayer qui que ce soit, retenant un babil, grognement avorté. Elle n'sait pas quoi faire alors elle persiste tandis que les ombres se précisent, que les pas se rapprochent : elle dévoile connement les dents.

CODAGE PAR AMIANTE

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There is destruction
on my lips
and i’m going to kiss you
everywhere.
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Medea Carnese
VAMPIRES - THE JAGGED JAWS
OSSATURE: : perpétuité cramponnée aux pétales d'une fleur de l'âge fauchée à deux décades. CONTRAT: : myocarde somnolant, pétrifié en sa lave, sous la cendre des siècles. BESOGNE: : scylla sème kyrielle de mues en sa sombre scissure, amoncèle autant de têtes. nihiliste (des)incarnée, elle n'est rien pour personne, elle est sa propre légion.
ÉCORCE: : près de sept siècles, qu'elle se l'écrit, sa posthume tragédie. GANG: : sibyllin pygmalion, elle est consigliere de la nostro regno, revers de loreto. @EFFIGIE: : n. vodianova, by lazare (avatar & aesthetic). BAFOUILLES: : 480 PACTE: : 11/02/2017



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Sam 14 Oct - 20:33
Open. Ravage. Eat.
La décadence a pissé aux quatre coins du hangar, spoliant la mémoire fasciste de l'un des fiers fleurons de son usinière autocratie. L'ordre et la mesure se sont, un beau jour, carapatés sans mendier leur reste, plaquant là les charognes de métal hurlant désormais quiètes et froides qui, jadis, battaient en furia l'essor du progrès. Charnier de fer peinard devenu jungle de bétons armés lorsqu'on ne cautionna plus perpétuer le mensonge de sa placide austérité, laissant la ruine taciturne en proie aux infiltrations et murmures d'une fiévreuse rancissure, presque tropicale. Goute à goute délétère qui, via le réseau filandreux de lianes en plastoc' que les cimes nauséeuses débagoulèrent, éroda ciments et mortiers, oxyda tôles et ferrailles, bêchant enfin, ci-bas, le moite incubateur d'un Mal en gestation, qui ne tarda guère à y nicher son plus torve et cher ovocyte. Ponte immonde que la Carnese, nourrice écœurée, couve depuis un demi lustre, l'allaitant encore comme s'il s'agissait de son sien avorton ; à ceci près que ce n'est plus à son sein qu'il tète, mais à celui, moins usé, d'un cheptel de femelles cuirassées pour la seconder. Féroces Amazones aux mamelles sanguinolentes et girons écorchés qu'on se plaît à croire Braconnières, titre à la sobriété ampoulée qui ne dit mot de ce qu'elles font, de ce qu'elles sont ; et c'est ainsi pour le mieux. De ténèbres nippés vont, toujours, les cauchemars.

Ce n'est d'abord rien que l'autan d'équinoxe qui bronche lorsque pointe la truffe du chiot qu'on a largué au seuil de la tanière. De rumeurs en grognes, toutefois, les bourrasques s'apostrophent, ricanent et grondent. Écorchant les parois, étripant les angles alors, la sorgue ébranle l'ankylose du dock, secouant les chimères planquées qui, en sombres coulées, ondoient dans les artères d'acier vers l'objet de la curiosité. Chiennes en flairant une autre, c'est à distance toutefois que se fige la meute, au repos. Ça ne fait là que reluquer, et puis sans évident prétexte, l'une débuche du rang. Haute stature au galbe sculpté, mais l'échine voûtée des bêtes aux abois, Baba rabiote un peu de l'écart. « Mojno* ? », l'ouït-on, ce faisant, susurrer à l'endroit de l'étrangère qui ne l'est, manifestement, pas tant. C'est le plat d'une paume tatouée de la croix orthodoxe, dévorée de quelques phalanges, qu'on oriente au devant de la babine hargneuse, tavelée d'éphélides. Traître leurre. De l'autre pogne, fuse l'aiguille qui lui empale la jugulaire. « Pokoy, pokoy...* », qu'elle fait, « Pokoy. » Mais, loin déjà, la frêle enfant ne l'entendra pas. Non plus qu'elle ne percevra, à l'entour, gesticuler ou japper les autres toisant sa carcasse désormais amorphe, bouleversée de spasmes écumants. Non plus qu'elle ne discernera la silhouette de la Madre, crevant l'ombre et tranchant la ronde des bacchantes, en dernière instance, pour ravir à l'asphalte la charogne humaine à l'aumusse loqueteuse du vilain cabot que l'Existence a si méchamment percuté.

* * *

Gisant au fin fond d'un divan miteux, lui-même avachi contre la cloison écaillée de ce qui fut, sans doute, le bureau surplombant d'un col blanc au bon vieux temps des hiérarchies totalitaires, l'accidentée, apaisée, exhibe quelque unes des plaies dont se souvient sa chair tendre. Confessions muettes que l'Ange, incliné, glane du bout des doigts, jouant avec les lambeaux d'étoffe vulgaire et lacérée, fagotant d'indécence la poupée offerte à son inquisition délicate. Celle-ci s'éveillant, néanmoins, la gestuelle se fige, effaçant diaphanes ergots au revers de lombes à la roide prestance recouvrée. Olympienne, les phalanges ainsi nouées en creux de croupe, c'est à l'extrémité de la pièce, ajourée d'une vaste verrière, que la Lémure se replie, concédant à la conscience chancelante le temps de réintégrer, dans le calme, le trône duquel la drogue l'avait tantôt expulsée. « Raconte-moi. », qu'elle fredonne, enfin, n'offrant guère plus qu'un profil à l'inspection canine. « Raconte-moi ton rêve, devushka*. Dis-moi ce qui t'a fait hurler ; la peur ou la colère ? Dis-moi. »

Que j'ai raison.
Que tu vaux la peine.


━━━━━━━━( HORS JEU )━━━━━━━━

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