Never a lie... - Lun 2 Oct - 20:45
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EFFIGIE : Michelle Trachtenberg by Astrid
BAFOUILLES : 1504
PACTE : 16/06/2017
OSSATURE : 27 ans
CONTRAT : Célibataire - Coeur meurtri
BESOGNE : Artiste Peintre (ancienne danseuse exotique)
FABLE : Les vampires bercent ma vie dans un fleuve sanguin... Les lycans l'ont bouleversé des années auparavant... Les sirènes murmurent à mes oreilles
ÉCHINE : Petite Humaine
Il arrive parfois que la solitude soit la plus douce des compagnies. Et cette nuit, il n’y avait bien qu’elle qui me faisait envie. Mes dernières nuits n’avaient été que drames en tous genres et j’avais besoin ce soir de prendre du temps pour moi, de profiter de la « dolce vita » comme l’on dit par ici. Loin des vampires, de leur colère, leur rejet, et de la douleur physique ou morale que chacun m’infligeait à leur façon.
Non, ce soir je ne cherchais qu’à vivre la vie d’une romaine classique. Et c’est tout naturellement que j’avais réservé une table dans l’un des restaurants de la ville. Il était bien coté, et semblait être en passe d’être l’une des adresses à ne pas manquer lors d’une visite en ville. Son nom m’évoquait quelque chose, sans que je ne parvienne à mettre le doigt dessus, ignorant que mon subconscient l’avait enregistré peu de temps avant qu’une avalanche de sentiments ne déferle en moi, noyant mes pensées à jamais.

Dumitru… L’objet de mes principaux tourments était également, malgré moi, malgré lui, celui qui m’avait poussé à venir prendre une table dans ce restaurant, car ce nom… c’était chez lui que je l’avais lu, sans le savoir. Simple carte de visite parmi d’autres, la première d’une pile sur le comptoir. Mes yeux avaient vaqué, s’étaient posé l’espace d’une seconde sur l’enseigne, avant d’aller découvrir tellement d’autres choses. Tout en revenait toujours à lui… Et c’est sans aucun doute l’une des raisons pour lesquelles j’avais utilisé son nom pour ma réservation. Non, la réalité était bien moins fantasque… Tellement plus terre à terre que cela en devenait pathétique. Il voulait être là pour moi selon ses dires… Présent, paternel, mentor… j’ai donc pris son nom, comme un défi envers lui, ou bien simplement pour me l’approprier un peu. Oui, c’est tellement ça, pathétique… En prenant son nom, il devient un peu mien…

J’aurais dû boire… ou encore répondre à l’appel de Mescaline. Avaler deux, non trois comprimés. Me laisser porter par ses délires et sourire au monde qu’elle aurait créé pour moi. Mais je l’ai laissé, abandonnée… Comme si j’avais besoin finalement de me complaire dans ce malheur, ce rejet de mon amour pour lui. Mescaline m’aurait soulagée pourtant… Mais à mon tour je la rejette pour me satisfaire du malheur.

Une étole sur les épaules, je marche tranquillement dans les rues de Rome, jusqu’à la Fontaine de Trévi. Les amoureux s’y retrouvent, et je les vois dégueuler leur amour sous mes yeux. JE n’ai finalement jamais connu ça, avec quiconque, et pourtant, je ne le regrette pas, car les humains ne sont rien à compter de ceux qu’Ils sont. Même Ezio et sa violence. Me manque t’il ? oui… non… peut-être ? Je l’ignore, et j’ignore également s’il a ressenti ce que j’ai vécu face à Dumitru. Ma tristesse, mon agonie même ! Ma colère, ma haine… Un florilège de sentiments qui, s’il l’a ressenti, ont du le faire me détester d’avantage. Pourtant, il n’est pas venu à ma rescousse, ou me fustiger cette fois ci. Le lien est-il rompu ? Un ricanement m’échappe, et je détourne les talons de la fontaine pour me rendre dans le restaurant où une place m’attend.

Ma robe est sobre, noire, comme quasiment toujours. Mes cheveux sont lâchés, tout juste brossés pour leur donner du mouvement. Mon maquillage est léger, presque trop pour celle que je suis habituellement… Mais mon reflet m’est insupportable… bien que les traces des morsures passées soient aujourd’hui bien disparues…

Bonsoir… J’ai réservé une table pour une personne, au nom de Vulpesco…

☾ ☾ ☾ ☾ ☾
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Never a lie... - Lun 2 Oct - 23:17
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embryon
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EFFIGIE : Luca Argentero(c)SHADOW DANCER
BAFOUILLES : 1192
PACTE : 19/05/2017
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BESOGNE : Gérant d'un restaurant
FABLE : La vie n'est pas suffisamment compliquée comme ça, il faut maintenant qu'on nous invente des problèmes aux allures de créatures fantastiques ? Allons bon, ce ne sont que des conneries ! Du moins, c'était ce que je croyais...avant qu'elle n'entre dans ma vie et ne foute tout en l'air.
ÉCHINE : Plus humain, tu meurs.
PRESTIGE : J'ai un sens inné pour...rien en fait ! M'attirer des emmerdes ?
GANG : Je me suffis à moi tout seul, en tant que Roi Suprême de la Maladresse et des Autruches








Never a lie...

D'ordinaire, je ne me charge pas des réservations. Je fais le point sur le nombre de couverts, les éventuels confirmations ou désistements, évalue s'il faut prévoir un serveur de plus, de moins, ce n'est pour ainsi dire jamais la tâche qui m'incombe. Mais en balayant les notes, en fin d'après-midi, un nom m'a sauté aux yeux. Un nom...trop original dans cette ville pour qu'il soit commun à de nombreux individus. Vulpesco. Pour une personne. A quoi cela rimait-il ? Etait-ce un jeu ? Une sorte de...test ? Une envie soudaine de se mêler au commun des mortels et prétendre, faire comme si. Comme s'il n'était là que pour dîner, que le choix du restaurant était anodin et qu'il ne s'attendait pas à me voir l'accueillir. C'était mon environnement, mon univers, une position de force que j'avais bien l'intention de conserver. Démarche surprenante de la part du prince, mais je ne voulais pas lui accorder plus de sens qu'elle n'en avait réellement. Aussi m'attelai-je au travail, m'occupant l'esprit afin de ne pas songer à lui.

A l'heure du premier service, je suis resté à mon bureau. J'ai demandé à ce qu'on me prévienne une fois que Monsieur Vulpesco serait arrivé. Je guettais l'horloge, fulminant contre ses aiguilles qui ne tournaient pas assez vite à mon goût. Je me levai du fauteuil, arpentai la pièce en essayant d'y découvrir quelque chose que je ne connaissais pas. Sur laquelle je pouvais me focaliser et ainsi égrener les minutes. C'était peine perdue et même si j'en avais conscience, il me fallait trouver un point de chute. Alors que je parcourais les photographies accrochées au mur, la porte s'ouvrit et une tête passa.

" Madame Vulpesco est ici. "

...

Je fronçai des sourcils, pas certain d'avoir bien entendu...Madame ? Il devait y avoir erreur sur la personne. A moins que ce ne soit une farce de sa part, une ultime manigance pour me faire sortir de ce bureau ? Je souris à cette idée tout en quittant la pièce, direction la salle du restaurant. Je la balayai du regard, me penchant par moments pour vérifier que je n'avais oublié aucune table, aucun recoin dans lequel il aurait pu être. Mais rien. Pas l'ombre d'une chevelure fougueuse à l'horizon. J'interpellai l'un des serveurs avant qu'il ne retourne en cuisine, lui demandant où on avait installé le dénommé Vulpesco. Il me l'indiqua et je restai interloqué. Je me saisis d'une carte et me dirigeai vers la jeune femme assise près de la fenêtre. Plus je m'approchais d'elle, plus je me demandais qui elle était, si elle faisait vraiment partie de cette famille, quel était son lien de parenté avec lui et surtout comment elle avait eu vent de cet établissement.

" Bonsoir et bienvenue au Forno. En suggestions ce soir, le chef vous propose un risotto au saumon et à l'aneth ou un filet de daurade en croûte de sel et son tian de légumes. La carte... ", dis-je en la lui tendant " ...et si vous avez besoin de conseils, n'hésitez pas. ", ajoutai-je en souriant.

Professionnel, jusqu'au bout des ongles.





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Never a lie... - Mar 3 Oct - 9:56
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ÉCHINE : Petite Humaine
Le jeune homme à l’accueil me sourit, m’invite à le suivre d’un geste du bras. La salle est presque pleine, et les seules tables vides sont réservées et ne tarderont pas à recevoir leurs convives. La table qui m’a été attribuée se trouve près de la fenêtre. J’apprécie de ne pas être noyée au milieu des couples, des familles, des amis. Je n’ai rien de tout cela, je suis juste seule, avec finalement mon reflet dans cette fenêtre noire de nuit. Je soupire, détournant les yeux, répondant à mon hôte par la positive lorsqu’il me demande si je souhaite un apéritif.

Un martini blanc, merci.

Pas de whisky, je ne suis pas ce genre de femme ce soir. Le martini, boisson plus féminine… Le verre ne tarde pas à venir se poser sur la table, puis dans ma main. J’observe les allers et venues extérieures. La vie… A quel point je suis passée à coté de tout cela. Rien de ce que je vois ne m’avait manqué jusqu’ici. Pourquoi aujourd’hui me sentais-je si mélancolique ? Était-ce vraiment cela que je désirais ? Ce n’était sûrement pas Dumitru qui pourrait me l’offrir. Alors pourquoi avais-je l’envie ce soir d’être « normale » ?

Je porte mon verre à mes lèvres, détachant mon regard de la rue. Finalement, je ne sais pas si j’aime cette place. Mon reflet, la vision d’un mode dans lequel je ne me reconnais pas. Je souris pourtant, d’un sourire en coin. Tous ignorent la noirceur réelle de la nuit, sa morsure, dure, brutale, sanglante. Sirènes, Vampires, Lycans… Tout cela m’était à présent connu, et c’était là ma vraie vie. Peut-être étais-je finalement là où je devais être…

Pourquoi avoir usurpé l’identité de mon ange ? Dans mon esprit, il est simplement question de mesurer l’importance de ce nom à Rome. Lui si emprunt à vouloir me faire comprendre qu’il peut m’être utile dans ma carrière… Verrais-je mes toiles exposées dans un tel restaurant ? La simple évocation de son nom ouvrait-elle véritablement des portes qui m’auraient été fermées autrement ? Je n’avais pas eu de mal à obtenir ma première exposition, la suivante ne tarderait peut-être pas. De plus, Gabriele m’avait lui donné de vraies opportunités en me proposant d’entrer en contact avec sa sœur. Le monde de l’art était plus son domaine que celui de Dum’…

Mes réflexions sont interrompues par un bel italien. Cheveux noir, sourire charmant, accent chantant.

Je vais suivre les conseils du chef, et prendre le risotto au saumon. lui dis-je en refusant la carte. Mon accent italien, bien que plutôt correct pour une Irlando-londonienne, n’a strictement rien de celui dont j'usurpe l'identité, ni de ses origines. Auriez-vous un vin à me conseiller ? Je ne suis pas sans ignorer mettre présenter sous le nom d’un vigneron particulièrement célèbre dans la région… Ma question est donc forcément orientée, mais j’ignore à ce moment là à quel point elle l’est pour mon « serveur ».

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Never a lie... - Mar 3 Oct - 23:22
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Never a lie...

" Les notes fruités du Frascati Superiore se marient bien au saumon. Surtout ce léger goût d'amande en fin de bouche, qui révèle les saveurs du plat comme la fraîcheur du vin. J'imagine que vous auriez préféré une autre bouteille que celle que vous connaissez déjà...mais je ne pense pas que nous ayons meilleure association. ", ajoutai-je, un sourire entendu aux lèvres.

Un compliment à peine déguisé, ce n'était pas vraiment du cirage de pompes...si ? A première vue, elle était trop jeune pour être sa mère. Trop vieille pour être sa fille. Une sœur dans ce cas ? Une cousine ? Je me rendais compte que je ne savais absolument rien de la famille Vulpesco, hormis qu'elle s'était établie à Rome depuis plusieurs années déjà et qu'elle venait d'Europe de l'Est. Je n'étais pas du genre à fouiner, creuser, enquêter sur ceux qui partageaient mon existence. Cela ne menait à rien d'agir de la sorte, ou peut-être à se poser des questions qui n'avaient pas lieu d'être. Mais ce soir, alors que cette charmante créature au nom évocateur s'apprêtait à dîner dans mon restaurant, je ne voyais pas quel mal il y aurait à découvrir de nouvelles choses sur l'homme qui occupait mon esprit.

" Vittorio Sedara, ravi de faire votre connaissance Madame Vulpesco. ", dis-je en lui prenant la main pour y déposer un baiser. " Votre époux est un homme qui a le sens des affaires et j'espère qu'il ne regrette pas son choix nous concernant. En tous cas, il en a fait d'autres qu'il ne risque pas de déplorer. ", finis-je en soutenant son regard.

Trois options : elle dément, évite ou acquiesce. J'étais sûr que la première serait la bonne. Je voulais...que la première soit la bonne. Mais je ne savais rien de la personne qui me faisait face, ni de la relation qu'elle entretenait avec lui. Peut-être que je délirais complètement ? Qu'il y avait d'autres Vulpesco à Rome et que je me tournais en ridicule ? Peu probable. Rien, cependant, ne m'assurait le contraire tant qu'elle ne se décidait pas à me répondre. Mettre les pieds dans le plat était ma spécialité et je le faisais si naturellement qu'on ne pouvait pas me reprocher de le faire exprès...d'habitude. Je pouvais me tromper, confondre, qu'en saurait-elle ? Etait-ce inscrit sur mon visage que ces remarques avaient un double sens et une signification particulière pour moi ? Alors que j'attendais qu'elle prenne la parole, je détaillais son visage. Rien, dans ses traits, ne me rappelait l'homme qui partageait son patronyme. J'en déduisais que ce ne pouvait être qu'une parenté par alliance...mais il n'y en avait aucune à son doigt. Si elle éludait l'allusion maritale, je ne pourrais pas revenir dessus. Il me faudrait user d'un stratagème différent, plus fin, et surtout plus délicat. Pas sûr que j'aie suffisamment d'expérience, niveau audace.





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Never a lie... - Mer 4 Oct - 10:25
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Un sourire s’affiche sur mes lèvres lorsqu’il me parle du vin, mais surtout lorsqu’il pense que je sais de quoi il parle. Je n’ai pas la moindre idée de ce qu’il vient de m’expliquer, et le vin ne m’est pas particulièrement connu. Dumitru fait un excellent vin, que j’ai pu gouter lors de notre entrevue, mais le vin n’a jamais été ma boisson de prédilection, aimant les alcools plus forts, plus enivrant.

C’est un très bon choix lui dis-je simplement. Le vin de Dumitru devait effectivement très bien se marier avec les saveurs du plat choisi. Les sensations que j’avais éprouvé lorsque je l’avais gouté me revenaient, et une pointe d’amertume passa dans mon regard l’espace d’une seconde. Mais vite balayé lorsque celui que je prenais pour mon serveur se présente. Ainsi ai-je à faire au patron du restaurant en personne. Définitivement charmant… Tout le plaisir est pour moi Monsieur Sedara… J’arque un sourcil lorsque je comprends qu’il me prend pour l’épouse de Dumitru. Evidemment… Le gérant d’un tel établissement est en lien direct avec ses fournisseurs… Il est évident qu’ils se connaissent… Et d’un coup, son nom me revient, caché dans un coin de ma mémoire. C’était sa carte de visite chez mon Ange… Ma main se fait moite et je la retire de la sienne, peut-être un peu trop précipitamment. Quelque chose dans son discours résonne en moi, comme si j’y entendais un sens caché, sans pouvoir savoir cependant ce qui existe entre les deux hommes. Peut-être est-ce simplement parce que j’en ai l’envie, que j’espère moi qu’il regrette les siens me concernant, qu’il regrettait de m’avoir refusé l’amour que j’étais prête à lui donner… Mais Dumitru regrettant ses choix… J’aurais tellement à dire à propos de ses choix. Mais ce n’est nullement le lieu, le moment, et Vittorio n’est pas celui à qui je me confierais…

Les Vulpesco ne sont pas hommes à prendre des décisions à la légère Monsieur Sedara… Si vous avez été choisi comme partenaire, nul doute que vous êtes à la hauteur de votre réputation.

Non, je ne déments pas… Je ne confirme pas non plus… Les Vulpesco ne se résument pas qu’à Lui… Bien que je n’en ai aucune idée de la réalité le concernant. Est-ce que sa lignée s’est éteinte avec son humanité ?

Monsieur Sedara… Vittorio je faisais rouler le r de son prénom. Me feriez-vous le plaisir de vous joindre à moi pour ce repas ? Je ne savais pas vraiment pourquoi, mais je n’avais pas envie qu’il retourne à ses occupations… J’aurai plaisir à découvrir celui qui se cache derrière l’une des adresses les plus en vogue à Rome.

Je prends mon verre de Martini, le porte à mes lèvres sans le lâcher des yeux. Peut-être avis-je aussi besoin qu’on me porte de l’intérêt finalement… Et peut-être parviendrais-je à oublier que je l’ai éveillé grâce à ce nom… Et me leurrer assez pour croire que c’est moi qui ait son intérêt.

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Never a lie... - Jeu 5 Oct - 22:49
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Never a lie...

Rester impassible alors que tout votre être bafouille, s'insurge, questionne et doute...en voilà un exercice difficile ! Dans le milieu de la restauration, on est souvent confronté à tout un tas de situations délicates. De la crise de nerf à la dépression en passant par l'ivresse et la violence, il faut savoir se dépatouiller sans offenser le client ou le mettre dans une position inconfortable. Je faisais ce métier depuis pas mal d'années déjà et j'en avais vu des cas. Ce n'était pas une femme à la répartie plutôt coriace qui allait changer la donne...et tant pis si je n'obtenais pas les informations que je voulais. Ma casquette de courtoisie fonctionnait plutôt bien. Je dirais même plus : touché ! De réceptive à entreprenante, elle maniait les compliments sans jamais quitter mes yeux, imperturbable. Les sourcils levés, un sourire aux lèvres, je me penchai légèrement en avant pour lui répondre.

" Se cacher est un plaisir, mais ne pas être trouvé est une catastrophe !* Heureusement, vous m'évitez le pire... Je me joindrai volontiers à vous, Madame Vulpesco. "

Un partout, balle au centre ? Il me semblait plutôt qu'elle avait la main et ne cèderait rien tant qu'elle ne m'aurait pas en laisse. Ainsi donc acceptai-je de porter un collier, le temps d'un dîner. Mais attention...cette marque provisoire ne m'empêcherait pas de montrer les crocs ! Encore fallait-il qu'ils soient dissimulés derrière un sourire.

" Massimo ! ", interpellai-je le serveur qui était sur le point de passer devant notre table." Pourrais-tu ajouter un couvert ? Madame ne dînera pas seule ce soir. Nous prendrons deux suggestions au saumon et
une bouteille de Frascati Superiore, merci. "


Un mouvement de tête m'indiqua qu'il avait enregistré la commande et que je pouvais prendre place.

" C'est la première fois que vous venez, n'est-ce pas ? Par pitié, ne me dites pas le contraire ! Je m'en voudrais terriblement de ne pas vous avoir reconnu... "

Comment aurais-je pu ne pas la reconnaître si elle avait déjà franchi cette porte ? Elle respirait l'assurance, l'indépendance, le féminisme, un tout qui ne s'oublie pas aussi facilement. Sa manière de détourner la conversation, lorsque j'avais sous-entendu qu'elle était sa femme, manifestait son envie de clore le sujet. Je n'avais pas à mettre mon nez dans ses affaires privées, je l'avais bien compris. Mais peut-être réussirai-je à apprendre qui elle est...sans qu'elle ne souffle un mot concernant ce qu'elle est pour lui. Je ne parvenais pas à me le sortir de la tête et il me faudrait plutôt boire de l'eau que son vin afin d'avoir les idées claires. J'essayais de me rappeler le domaine, ce que j'en avais vu et les possibles détails que j'avais omis. Que j'étais en mesure de retrouver si je me concentrais suffisamment. Des peintures, tentures, tapisseries et autres ornements d'époque. Aucune photographie. Mais qu'est-ce que cela signifiait, au juste ? Il aurait très bien pu demander à son commandant en chef de tout virer avant que ses invités n'arrivent ? Avant que quelqu'un ne tombe sur quelque chose qu'il fallait taire. Avant que je ne découvre u'il n'était pas un homme libre.

Donald Woods Winnicott





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Never a lie... - Ven 6 Oct - 10:39
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Je n’ai même pas idée de qui je viens d’inviter à ma table… Le flot de tourments qui risque de s’en suivre… Non, je ne vois en Vittorio qu’un homme charmant, à qui j’ai envie de plaire pour cette nuit. J’ai ce besoin de séduction, comme pour me rassurer de son pouvoir sur les hommes. Dumitru m’a fait plus de mal que je ne veux bien le voir… Il a créé en moi des doutes, remettant en question tout ce que j’ai toujours cru savoir, sur moi, sur les hommes, sur ma vie. Aujourd’hui, je ne suis qu’à moitié moi-même. Avant lui, j’aurai simplement été Mademoiselle Davidson, et Vittorio serait peut-être déjà ma proie, pris tellement plus loin dans mes filets que ce soir. Non, aujourd’hui je me présente sous un nom qui n’est pas le mien, un nom que je lui vole pour qu’il soit à moi… Pathétique me souffle mes démons. Mescaline me revient en manque, pour me rappeler à quel point elle aurait pu me faire oublier que je le suis… Pathétique… Aujourd’hui, j’ai éveillé l’intérêt d’un homme grâce à un autre. Et je n’en ai même pas encore pris conscience à quel point.

Sil vous plait, appelez-moi Jade… Oui, abandonne Le nom de Vulpesco… Il t’a mis dans mes filets, je ne veux t’y retenir que par moi-même, et non grâce à lui. Mais je me leurre sans le savoir, car Dumitru restera notre point d’accroche, notre lien.

Je ne suis à Rome que depuis quelques semaines… Mon accent anglo-saxon ne peut le tromper, bien que mon italien soit des plus corrects, je ne suis pas du pays. Le nom de votre établissement est sur bien des lèvres, il ne m’en fallait pas plus pour venir jusqu’à vous.

J’étais ravie de le voir prendre place à ma table. Etait-ce une habitude pour lui de tenir compagnie à certain de ses clients ? Je lui souris, j’aimais son sourire, je devais bien l’admettre. Il était bel homme, j’aurais pu trouver bien moins bonne compagnie.
Je porte mon verre à mes lèvres, l’alcool me réchauffe, me détend à chaque gorgée. J’aimerais qu’il parvienne à me retirer Dum’ de la tête, afin de me laisser profiter de ce moment en charmante compagnie…
Mais pour quelles raisons avait il décidé de venir à ma table ? Parce que je le lui avais demandé ? Non, bien sur que non, ce n’était pas aussi simple… Je ne pouvais me retirer de l’esprit que ce nom l’avait incité à se joindre à moi… Dum, toujours lui… Etait-il un partenaire si important que Vitto avait le besoin de répondre par la positive me concernant ?

Vous m’honorez Vittorio en acceptant de tenir compagnie à la solitaire que je suis.

Je ne peux le lâcher des yeux. Pour une raison que j’ignore, j’ai ce besoin de m’assurer que j’ai son attention, qu’il me regarde, que je lui plais. Dumitru, que m’as-tu fait pour me rendre aussi peu sûre de moi ? Vittorio était la victime, pas si innocente que ça, de mon besoin d’être rassurée, de retrouver celle que j’étais. Je fonçais droit dans un mur et l’affrontement serait brutal, mais je fonçais tête baissée dans le piège que j’avais moi-même monté sans le savoir.

Vous connaissez donc les Vulpesco ?

Si j’avais volontairement éviter le sujet jusqu’à présent, je m’y jetais finalement, ouvrant les « hostilités » si l’on pouvait dire. Pourquoi ? Parce que malgré mon envie de reprendre en main celle que je suis, Dumitru est omniprésent… Je dois exorciser le démon, le laisser s’échapper pour mieux me quitter.

☾ ☾ ☾ ☾ ☾
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Never a lie... - Dim 8 Oct - 16:55
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" Je ne serais pas un bon représentant de mon pays si je laissais une belle femme dîner seule ! De mon attitude dépend la réputation d’une nation…alors faisons en sorte qu’elle vous soit des plus agréables. "

Massimo revint pour installer mon couvert et c’était comme si j’avais toujours été là. Comme s’il était prévu que je partage son repas. Certaines choses sont écrites, quelque part et sans qu’on s’en rende compte, elles deviennent une évidence. La facilité avec laquelle elle choisit d’abandonner son nom de famille, par exemple, synonyme d’une proximité naissante, souhaitée. Elle veut instaurer un climat de confiance et je ne vais pas le lui refuser. Ainsi donc, elle est à Rome depuis peu. Je perçois l’accent mais c’est sans accroche ni faute qu’elle manie ma langue maternelle. Ses yeux ne cessent de me dévisager tandis qu’elle déguste son apéritif et je bénis le ciel de faire à nouveau entrer Massimo en scène, élément perturbateur qui me permet de rompre notre lien visuel. Mon attention se porte alors sur la bouteille qu’il nous présente et je souris avant de reprendre la parole.

" J’ai découvert la maison Vulpesco il y a plus d’un an maintenant, au cours d’une dégustation organisée au domaine. Ce vin nous a été présenté par le propriétaire des lieux et je suis tombé sous le charme. ", ajoutai-je alors que Massimo m’invita à le goûter. Je humai son bouquet, fis tourner le liquide puis le portai à mes lèvres. J’acquiesçai sans surprise pour qu’il nous serve. Je regardai le breuvage se déverser dans les contenants et poursuivis. " Il n’y a rien de comparable, pas un cépage qui puisse l’égaler en saveurs. Je manque peut-être encore d’expérience mais je doute qu’on puisse me faire changer d’avis. "

Et à propos de quoi, au juste ? Du vin ou du propriétaire ? L’alcool caresse ma langue et me laisse une délicatesse fruitée en bouche. Un ravissement pour les papilles, décuplé par ce que je sais de cette boisson. De celui qui la produit. Mais que sais-je vraiment de lui ? La conversation n’est pas ce qui anime principalement nos entrevues, quoique nos échanges restent riches de sens, de significations. Pour l’instant, je n’ai rien réclamé de plus. Rien envisagé d’autre. J’accepte ce qu’il me donne et m’en contente. Faut-il mettre des mots sur tout pour se comprendre ?

" Je suis chauvin, je le reconnais ! ", dis-je en levant les mains, paumes ouvertes comme pour me dédouaner de ce trait de caractère. " Mais objectivement parlant, je ne vois pas ce qu’on pourrait reprocher à cette merveille. Passons ! ", balayai-je d’un signe de la main. " Qu’avez-vous eu le temps de découvrir durant ces dernières semaines ? "

Je voudrais qu’il soit là, maintenant, avec nous. Je voudrais qu’il me regarde droit dans les yeux et me dise que je n’ai aucune raison de m’inquiéter…ou qu’il encadre ses épaules d’un bras protecteur et fasse cesser toutes ces questions une bonne fois pour toutes. Je n’ai pas assez de cran pour me jeter la tête la première dans une situation compliquée. Je ne suis personne pour le faire, ni officiellement, ni officieusement. Je voudrais qu’il soit là pour le lui dire : je ne veux plus être personne.





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Never a lie... - Lun 9 Oct - 9:53
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humains
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EFFIGIE : Michelle Trachtenberg by Astrid
BAFOUILLES : 1504
PACTE : 16/06/2017
OSSATURE : 27 ans
CONTRAT : Célibataire - Coeur meurtri
BESOGNE : Artiste Peintre (ancienne danseuse exotique)
FABLE : Les vampires bercent ma vie dans un fleuve sanguin... Les lycans l'ont bouleversé des années auparavant... Les sirènes murmurent à mes oreilles
ÉCHINE : Petite Humaine
Je lui souris. J’aime sa façon de charmer tout en restant professionnel. Il a ce sourire qui vous met à l’aise, qui doit plaire à ses clients. Il est également particulièrement charmant physiquement, ce qui ne gâche évidemment rien. Dans toutes autres circonstances, nul doute que j’aurais aimer aller plus loin, peut-être même finir la nuit avec lui, entre ses bras. Je n’ai que peu détailler son corps, mais je l’imagine aisément.
Je l’écoute me parler du domaine, de sa rencontre avec le propriétaire des lieux, et ne peut m’empêcher de me demander s’il parle toujours du vin ou de Dumitru. Peut-être est-ce seulement moi qui veut y voir un double sens, mais celui-ci me fait sourire, mais d’un sourire un peu amer. Tomber sous le charme du propriétaire des lieux… Je réalise alors que prendre son identité me pèse de plus en plus. Je n’étais pas prête à ça, pas prête à rencontrer quelqu’un le connaissant. Je n’ai pas réalisé que je me jetais dans la gueule du loup, et ne réalise toujours pas à quel point. Ce n’est que trop tard que j’ai compris que j’ai choisi une adresse découverte chez lui.

C’est un très bon vin, je le reconnais, et n’irai pas contredire l’expert que vous êtes.

Je prends mon verre, le portant à mes lèvres pour en prendre une gorgée. Son gout me renvoie quelques jours auparavant lorsque Dumitru me l’a fait gouté, juste avant de m’annoncer la terrible vérité, avant de piétiner mes espoirs, mon cœur. C’est alors que Vittorio me pose une question que je reçois comme une gifle. Je sers la mâchoire tout en reposant mon verre, le regard perdu dans le rouge de ce liquide. Une voix en moi me murmure de lui dire la vérité, les horreurs que j’ai découverte dernièrement. Que ma famille a été massacrée par des lycans, que j’ai été sauvée par un vampire, propriétaire du domaine dont il est tombé amoureux, qu’un autre me prend pour sa fontaine de sang privé. Mais pour première réponse, j’émis un petit rire nerveux, bien loin de l’assurance féline que je lui ai montré jusqu’alors.

Rome a cette capacité de vous faire découvrir bien plus sur vous-même que vous ne l’auriez souhaité…

Je joue avec le pied de mon verre, le faisant tourner entre mes doigts fins. Après tout, Vittorio ne connaissait Dumitru que professionnellement… Peut-être même ne s’étaient ils jamais revu ; La nature de Dum ne lui permet pas de se présenter au grand jour. Nul doute qu’il n’est pas celui qui traite le plus souvent avec ses clients.

Je me suis découvert une famille… si l’on peut dire. Je souris, toujours aussi amère. J’avais choisi Rome pour la dolce vita qu’elle représentait. Il faut croire que je ne suis pas ce genre de femmes. Je relève les yeux sur celui qui partage mon repas, lui souriant plus franchement, de manière plus amusée. J’ai ouvert la porte à parler des Vulpesco, juste entre ouverte, mais suffisamment pour qu’il puisse s’y engouffrer s’il le souhaite.

Je ne suis pas mariée, Vittorio… Mais l’idée que vous m’ayez prise pour son épouse m’a plu, je dois l’admettre.

Massimo revient vers nous pour nous présenter nos entrées, avant de déposer mon assiette, puis la sienne, devant nous.

Hum… Cela m’a l’air particulièrement délicieux…

☾ ☾ ☾ ☾ ☾
And I find it kinda funny, I find it kinda sad
The dreams in which I'm dying are the best I've ever had
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Never a lie... - Mar 10 Oct - 0:16
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embryon
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EFFIGIE : Luca Argentero(c)SHADOW DANCER
BAFOUILLES : 1192
PACTE : 19/05/2017
OSSATURE : 35 ans
CONTRAT : Célibataire
BESOGNE : Gérant d'un restaurant
FABLE : La vie n'est pas suffisamment compliquée comme ça, il faut maintenant qu'on nous invente des problèmes aux allures de créatures fantastiques ? Allons bon, ce ne sont que des conneries ! Du moins, c'était ce que je croyais...avant qu'elle n'entre dans ma vie et ne foute tout en l'air.
ÉCHINE : Plus humain, tu meurs.
PRESTIGE : J'ai un sens inné pour...rien en fait ! M'attirer des emmerdes ?
GANG : Je me suffis à moi tout seul, en tant que Roi Suprême de la Maladresse et des Autruches








Never a lie...

Aurais-je touché une corde sensible ? Malgré sa volonté de se parer d'un masque, il arrive que la porcelaine ne se fissure par endroits. En l'occurrence, le simple fait d'évoquer une idée générale a changé son expression. Elle reste dans le vague, n'ose pas approfondir, me lance une remarque digne d'un roman à l'eau de rose. La capitale italienne et son effet sur les gens...un remake d'Elizabeth Gilbert ? La mélancolie dans sa voix est presque palpable : j'en suis intrigué. Je la laisse finir, cependant, ne sachant dire s'il m'est permis de m'aventurer davantage. D'après ce que je comprends, elle pensait que sa vie serait différente ici, moins difficile peut-être ? Ce n'est visiblement pas ce qu'elle espérait et je me demande bien ce que Dumitru vient faire là-dedans. La famille... n'était-elle pas une Vulpesco ? Ne le connaissait-elle pas avant d'arriver à Rome ? Alors que les questions s'agglutinent dans ma tête, j'obtiens enfin ce que j'attendais : un démenti. Je déglutis en contenant le soulagement, la satisfaction, le flot d'émotions positives qui m'envahit à ses mots. Son attention est reportée sur notre serveur, au timing exceptionnel. Je note quelque part qu'il me faudra le remercier pour cela.

" Buon appetito ! ", lui dis-je en levant mon verre pour trinquer à ce repas.

Je me saisis ensuite de mes couverts et détache lentement la peau du poisson, prenant la parole sans relever la tête vers elle.

" N'importe quelle femme voudrait être au bras du Signore Vulpesco...tout comme n'importe quel homme aimerait vous faire sienne. Des évidences qui ne risquent pas d'être contredites ! " A ceci près que je ne veux qu'un Vulpesco. " Vous parlez de cette douceur de vivre comme si elle vous échappait, comme si...vous étiez résignée à l'oublier. C'est bien triste et vous êtes trop jeune pour penser de la sorte ! Ne vous laissez pas abattre, exprimez-vous ! Vibrez ! Piquez une tête dans la Fontana di Trevi si cela vous chante ! ", enchaînai-je en riant, balançant mes bras pour appuyer mon propos et donner de la vigueur à mes exclamations. " On ne saisit pas assez l'importance des petits riens, des pas grand chose qui vous redonnent parfois le sourire. Un si joli sourire... ", ajoutai-je en voyant le sien se dessiner. " Allez-y... "dis-je en prenant une bouchée de mon plat, l'invitant à m'imiter, fermant les yeux pour la déguster avant d'embrasser bruyamment le bout de mes doigts. " La vita è bella ! "

J'éclatai d'un rire sonore, satisfait de cette imitation ritale qui, je l'espérais, allait chasser les idées sombres qui trottaient dans sa tête. Maintenant que j'étais plus détendu, il était de mon devoir de faire en sorte qu'elle le soit également. Après tout, elle restait une cliente et parente d'un homme extrêmement influent que je n'avais pas envie de décevoir. Si je pouvais me mettre dans la poche Mademoiselle Jade, pourquoi hésiter ?





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