aux sombres héros de l'amer (marius)

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Eris S. Vivaldi
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : éternelle beauté de la vingtaine. elle a les traits juvéniles et le sourire enfantin. et la mélodie de la candeur à jamais résonnera en ses os. CONTRAT: : le cœur en poussière mais les cuisses grandes ouvertes pour ceux qu'elles obsèdent. BESOGNE: : tisseuse de rêves, créatrice d'illusions pour un soir. elle pare les salles et joue de son nom afin d'organiser les plus belles réceptions romaines.
ÉCORCE: : trois cent quatre vingt seize années, enclavée entre deux extrêmes. ÉCHINE: : progéniture des flots glacés, elle a l'échine longue et les crocs féroces. orque de par son père, elle traque la peur avec une rancune millénaire. GANG: : aberrante révulsion envers sa mère et ses idéaux, rancune allègre face à la monarchie que la génitrice soutient corps et âme. @EFFIGIE: : madelaine petsch; MA MAMAN (av) BAFOUILLES: : 18 PACTE: : 30/09/2017



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Sam 7 Oct - 14:55

aux sombres héros de l'amer


La poussière vole et les mouettes chantent. Danse éternelle d’éléments qui se rencontrent, s’animent, s’abiment devant les yeux froids de la sanguinaire. Autour d’elle, des gamins s’agitent et courent dans des cris de joie qui lui paraissent insupportables. Quelques complaintes stridentes parviennent à ses oreilles quand les marmots finissent par manger le sable à pleine bouche et sur ses lèvres naît un rictus satisfait. Derrière les imbéciles en couche-culotte cavalent des mères qui n’ont pas eu le temps de se changer ou de se tartiner de crème. Leur maillot de bain pend entre ces cuisses qu’elles n’ont su fermer tandis qu’elles pourchassent leur progéniture jusqu’au plus près de l’eau. Le cliquetis des vagues résonnent aux oreilles d’Eris comme une symphonie familière, apaisante. Assise au milieu du sable et au milieu des familles qui se divisent, elle observe l’écume s’écraser sur la bouillasse assombrie par l’eau qui passe et qui trépasse. Va et vient constant, va et vient qui l’appelle avec insistance quand elle se souvient que c’est aux abysses qu’elle doit son nom. Quand l’astre embrassera l’horizon, alors elle laissera la mer emporter son âme une nouvelle fois.

Abrutis millénaires qui trouvaient en la nuit un refuge impénétrable, sans doute bercés par le calme reposant des mouvements aqueux. Ils avaient attendu le crépuscule que la plage ne se vide pour présenter aux anciens dieux leur amour passionné, passionnel mais plus charnel encore. Là, au loin, le soleil embrasait les eaux apaisées et ne laissait pour seule preuve de son passage qu’une mare de feu éphémère que les amants troublaient une fois dans l’eau. Elle les enviait, ceux qui demeuraient assez innocents pour croire encore à la volupté des sentiments. Elle les enviait, ceux qui parvenaient à renforcer les liens jusqu’à les rendre indestructibles jusqu’à ce que le temps ne les érodent. Abrutis millénaires qui trouvaient en la nuit un refuge impénétrable, sans doute bercés par la beauté de leurs illusions. Ce soir, elle réduirait leurs envies d’avenir ensemble à néant. Elle laisserait le fluide carmin se répandre dans les flots délicats d’Ostia jusqu’à ce que l’onde rouge ne se dissipe dans l’immensité de la mer.

Envie. Envie de sentir l’eau contre sa peau. Envie de sentir le froid des profondeurs l’envahir. Envie de sentir la peur les envelopper quand sur eux elle referme son piège. Envie de laisser le goût du sang enivrer son âme. Envie d’observer les ondes marines emporter leurs cadavres au loin. Envie d’apporter un nouveau secret au fond des eaux. Sa peau est terne et son cheveu casse. Elle n’a pas mangé depuis trop longtemps Eris et son corps la lâche un peu, beaucoup, violemment. Doucement, l’énergie quitte son organisme quand son estomac réclame son dû. Elle murmure. Elle se plaint. Elle a faim. Une faim qui aiguise ses sens et réveille ses instincts primitifs. Ses instincts de chasseresse. Ses instincts de violence gratuite et abusive.
Décadence mentale.
Et sa langue passe sur sa bouche quand elle sent l’angoisse prendre l’un des deux amants aux tripes.
Délectable sensation.
Le voile de la nuit s’installe et le stress gagne la femme, celle qui se baigne nue sur les yeux satisfaits d’une Lune perverse. Douce folie qui l’envahit lorsqu’elle pense à l’instant où ses crocs se planteront dans sa jugulaire, laissant l’ondine pourpre se déverser le long de sa gorge. Mais toujours sur la plage, Eris observe, Eris calcule. Jusqu’à ce que la soif ne devienne impossible à étancher.



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Marius L. Vitale
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trentaine apposée sur la paperasse factice, échine piégée entre deux âges. CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté. BESOGNE: : Déposer des pierres précieuses sur les cous dénudés, joaillier alors que le jour défile, artiste de rue lorsque le feu de la soif commence à ravager les entrailles. Crapahuteur au Vatican lorsque la nuit tombe, pour tenter de mieux comprendre les hommes.
ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. Belle gueule juvénile mensongère et factice. ÉCHINE: : Fils de l'ondine dévorant les souffles. Pesce aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, seul maître de mon échine, détournant le regard des bas fonds vers lesquels elle entraine son peuple. @EFFIGIE: : Brendon Urie ❉ CARNAVAGE BAFOUILLES: : 2586 PACTE: : 09/04/2017



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Dim 8 Oct - 0:18


héros de l'amer
Eris & Marius

« We'll take them one by one. We're kings of the killing. We're out for blood. Monsters, stuck in your head. Monsters, under your bed. We are Monsters. »
Obsidienne nocturne. La voûte se pare de ses étincelles étoilées, traine d'un astre rond et immaculé, seulement visible loin des aléas d'une pollution délétère. Ô qu'elle fut belle la nuit, l'obscurité rassurante, l'heure où les crasses dégueulaient, masques tombant des faciès odieux aux tenailles affûtées, faim creusant les carnes en déformant les traits. Elle eut don de dévoiler le visage véridique, ce qui fut honteusement dissimulé, absurde que de vouloir annihiler les natures, voiler ce qui fut qualifié de monstruosité par des lippes qui ne comprirent pas grand chose de ce mot, du sens qui en découlait, mirettes aveuglées et ornées d’œillères, humanité incapable de voir les monstres qu'ils furent aux yeux de tant d'autres. Qu'importe pour ce soir, ce ne fut pas les pavés des ruelles éternelles aux ballets odieux et mascarades sanguinaires qui furent arpentés, fuit pour une nuit, mais bien les côtes rassurantes sous la fraîcheur enivrante. Les saisons aimées reviennent, loin des fournaises estivales qui furent dénigrées, asséchant la carne malmenée.

Les plantes glissent, s'enfoncent, à nu, semelles abandonnées maintenues entre les doigts. Odieux orteils détestables, artifices offerts quatre siècles plus tôt, dénigrés, qui s'enfoncent dans les grains de sable humides, caressés par l'écume tiède et doucereuse. Chuchotement délectable, elle chante inlassablement, la saline, insuffle ses secrets à qui peut entendre et se permet d'écouter. Démarche sans but, nuit d'errance, insufflée par le besoin de glisser sous l'onde, épouser ce qui fut délaissé, envie viscérale de voir l'élément maternel, antre aimante, délaissée à regret, nostalgie sans cesse douloureuse d'un temps où les flots furent domptés qui perdure, souffrance tue, ravalée, silencieuse. Faim de cristalline qui ne put être comblée par un maigre bassin pathétique ou les eaux vaseuses et trouble du fleuve qui avait perdu de sa splendeur au fil des siècles. Déclin détestable.

Badauds rarissimes, baigneurs nocturnes, silhouettes qui furent dénigrées alors qu'elles furent aperçues par les mirettes accoutumées à l'obscurité et aux antres abyssales, poisson hors de l'eau peinant à trouver un havre à l'abri d'iris humanoïdes, recoin paisible pour se délier les nageoires. Irritabilité palpable, montante. Une échine échouée vint pourtant à se démarquer des autres, reconnue, chevelure de flamme figée, semblable à une statue de sel. Prédateurs en traque, affamée, voilà ce qu'elle fut, créature approchée nonchalamment, rencontre fortuite qui fut appréciable. « Eris. » Murmure à peine audible, babine s'étirant en un semi-rictus. « Tu n'as pas bonne mine. » Elle fut rongée par la faim, derme à l'ordinaire laiteux entravé, délicieuse comparse au faciès de poupée ravagé.

Les mirettes roulent, ambre sombre s'apposant sur la niaiserie un peu plus loin, donnant naissance à un maigre ricanement, couple en pleine mièvreries qui s'entrelaçaient dans les eaux salées, devinant aisément qu'ils furent proies potentielles faisant saliver, myocardes qui seraient blanchis et souffles gobés. « Je peux ? » Partage quémandé, alors qu'elle ne fut qu'accessoire et moindre, soif irritable et naissante, sensation amère et désagréable au fin fond de la gorge, assèchement assassin qui viendrait sous peu, bagatelle comparé au besoin d'immerger le derme. Gourmandise pourtant évincée au possible, principe que de ne pas semer plus de cadavres que nécessaires afin de ne pas insuffler quelques soupçons, mais l'attrait d'une chasse en binôme fut alléchant. Échine qui se plie, prend place à ses côté en tailleurs, iris se perdant dans la contemplation des vagues quand elle ne furent pas avides envers les amants égarés. « Sur place ou à emporter ? » Sarcasme douteux, supposant qu'il devraient être dérobés rapidement au vu de son regard qui en dit long. Le rictus devint carnassier, tenailles affutées perçant d'elles-mêmes, appâtées par l'idée d'en récolter le vermeil bienfaiteur.
(c) DΛNDELION

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