What have we become ? | PV Jac'

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage


avatar

Anastasia Di Renzo
SORCIERS - TO KNOW IS LIKE A HUNGER
OSSATURE: : 32 ans CONTRAT: : Divorcée - Célibataire BESOGNE: : Chasseuse de tête (dans le recrutement) - Informatrice du Vatican
ÉCORCE: : 32 ans ÉCHINE: : Sorcière Wicca PRESTIGE: : Pouvoir de détection des mensonges GANG: : Membre du coven Aconit @EFFIGIE: : Olga Kurylenko, ©Fluffy BAFOUILLES: : 380 PACTE: : 11/07/2017



Message
Dim 8 Oct - 21:10

 
Jacopo & Anastasia // What have we become ?

 
Je n’en reviens toujours pas. L’enquête a fait un bon en avant impressionnant, tout ça grâce à une totale inconnue, qui s’est dis que ces photos pourraient me servir. Une écaille. Une sirène alors… Je peux oublier tous les vampires. Seules les sirènes m’obsèdent à présent. Et les sirènes rousses surtout. Un cheveu retrouvé, un cheveu roux. Et une écaille. Je commençais à perdre espoir, à me résigner. Je ne voulais pas abandonner. Mais il fallait me rendre à l’évidence, mes recherches étaient vaines. Et voilà que cette jeune femme se pointe avec ces deux photos. Ces deux indices, qui allaient se retrouver classés, sans que je n’en ai connaissance. Sans que la police fasse quoique ce soit, étant donné que les affaires surnaturelles, ils s’en foutent certainement. S’ils en ont connaissance d’ailleurs…

J’ai envoyé un mail à Jacopo hier, en lui disant de venir à l’appartement aujourd’hui, car j’avais du nouveau par rapport à l’enquête. Pas que j’ai spécialement envie de le voir, mais… Il faut que je le mette au courant, il faut que lui aussi connaisse les avancées de l’enquête pour pouvoir faire son boulot comme il faut. Et puis, ça va, ce n’est pas comme si je le recevais à la villa, dont il n’a pas connaissance, et dont je ne suis pas prête à lui révéler l’existence. Trop besoin de garder ce lieu secret, où je suis sûre qu’il ne viendra pas me déranger. Mais j’avoue que cette nouvelle rencontre me rend quand même nerveuse. L’appartement a beaucoup changé depuis son départ. Beaucoup plus de plantes, peintures refaites… Je regarde Pooka en soupirant.

« Toi aussi, tu préfèrerais le garder loin d’ici, hein ? »

Je lui fais une caresse alors qu’il vient se frotter à moi, et regarde l’heure. Il ne devrait pas tarder, je pense. J’aurai pu lui donner rendez-vous dans un café, mais nous n’aurions pas pu parler aussi librement qu’ici… Donc je pense que c’était tout de même le mieux à faire. Je ne sais pas pourquoi, je ressens le besoin d’aller vérifier ma tenue dans le miroir. Un jean noir, un chemisier blanc, et des bottes. Je vérifie aussi au passage que les affaires de Lisandro sont bien voyantes dans la salle de bain. Sa brosse à dent, un gel douche d’homme, deux serviettes accrochées au porte-serviettes. Je soupire, me demandant pourquoi je me sens obligée de faire tout ça. S’il le découvre… J’en serai encore plus pitoyable à ses yeux. Blessée dans mon orgueil. Blessée au point de ne pas pouvoir refaire ma vie. Blessée au point de m’inventer une relation, de devoir mettre des fausses preuves chez moi. Un mensonge créé de toute pièce, alors que je déteste les mensonges. J’hésite à tout enlever… Je ne sais pas quoi faire… Mais… Qu’il sache que je suis seule… Non. Finalement, même séparés, il arrive à me pourrir la vie. Pourtant, sa réaction la dernière fois, dans l’ascenseur… Il a fait le connard, certes, comme à son habitude. Mais il m’a aussi surprise, notamment lorsque je lui ai avoué le meurtre. En fait, j’ai l’impression qu’il s’est calmé suite à la gifle que je lui ai mise. Je n’ai plus mal à la main. Quant à mon épaule, résultat de chasseurs venus me trouver à la villa, elle est pratiquement guérie. La cicatrice est encore boursoufflée, mais elle ne me fait plus mal, ou du moins, presque plus. Je ne mets plus rien dessus, ni pansement, ni onguent. Je regarde l’heure. Encore quelques minutes avant l’heure de notre rendez-vous. Sera-t-il en retard ? Quelques minutes. Juste le temps de m’allumer une clope. J’attrape mon paquet de cigarette dans mon bar, et me dirige vers ma fenêtre pour aller la fumer au rebord de cette dernière. Je fume de plus en plus je crois. Le stress, le manque de sommeil. Je ne fumais qu’en soirée avant, lors de sorties. Maintenant, j’ai l’impression qu’il n’y a pas vraiment de raisons valables lorsque j’en prends une… La sonnette de l’interphone se fait entendre, et me fait sursauter. Merde, il est en avance. Je regarde ma clope, soupire, et la jette après l’avoir écrasée sur le rebord en pierre du bâtiment. Je ferme la fenêtre, et appuie sur le bouton de l’interphone pour lui ouvrir la porte. Je prends une grande inspiration le temps qu’il monte les deux étages qui le séparent de l’appartement, et j’ouvre la porte lorsque j’entends ses pas dans l’escalier. Je ne souris pas spécialement, mais je ne fais pas la gueule non plus. Je lui fais signe de rentrer, afin que je puisse fermer la porte derrière lui.

« Salut. Je te laisse avancer vers le salon, tu sais où ça se trouve. Du nouveau de ton côté ? »

En fait… Mes mots sont plutôt froids, sans que je ne le veuille vraiment. Je ne sais pas comment me comporter. La rancune est là, mais je me dois de me calmer, pour le bien de l’enquête. Je suis presque gênée de le voir revenir ici en fait. Tellement de souvenirs… Souvenirs dont je m’étais vite empressée de m’en séparer. Plus de cadres, plus de photos de nous deux. Des murs qui ont changé de couleur pour certains. Des plantes cachant des rayures sur les boiseries des murs, ou du parquet. Traces de lutte amoureuse, ou de chamailleries adorables… Souvenirs de plusieurs années de bonheur passées ensemble. Que sommes-nous devenus ?

⇜ code by bat'phanie ⇝

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Jacopo Scaglione
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
OSSATURE: : 37 ans CONTRAT: : Célibataire. Enfin... Divorcé. Evitons ce sujet, per favore. BESOGNE: : Détective privé. Ex-inspecteur de police qui s'est fait virer quelques mois après son divorce, ayant complètement déraillé. La véritable raison : sa cheffe corrompue, qui trempait dans la Mafia depuis des années, démon déguisé en ange. Suivant des pistes, Jacopo et son meilleur ami Luigi, lui aussi inspecteur, avaient mené leur enquête pendant des mois, réunissant des preuves contre leur supérieure. Ils se croyaient capables de la faire tomber. Sauf que non ; Luigi fut tué par la Mafia à la demande de sa ténébreuse cheffe, tandis que Scaglione devint l'amant de sa supérieure, dans une tentative désespérée de la coincer enfin. En vain, parce qu'elle était parfaitemnent au courant pour son enquête secrète. Il ne devint que son jouet, pendant des mois. Puis un jour, tout fut mis au clair : soit il oubliait cette histoire, soit il subissait le même sort que son ami. Alors Jacopo fit son choix. Il préférait s'éloigner, d'elle, de la Police, de toute cette corruption, complètement brisé et dégoûté.
FABLE: : Au courant pour le surnaturel depuis pas mal de temps déjà. En tant qu'ancien inspecteur, Jacopo a eu affaire à bien des créatures lors de ses enquêtes, il est tombé sur des massacres sans nom. Il ne pouvait donc que finir par découvrir la vérité. Néanmoins, il garde le secret sur ce qu'il sait, il fait semblant que les monstres n'existent pas. Pas envie de passer pour un cinglé, tout simplement. Mais, secrètement, le brun travaille régulièrement pour le Vatican, qui ne le prend pas pour un fou : en effet, il est souvent chargé de retrouver des créatures sur lesquelles le Vatican veut mettre la main. ÉCHINE: : Humain, vous dirait-il. En réalité, Jacopo est une demi-sirène qui s'ignore. GANG: : Il n'appartient officiellement à aucun groupe, mais il bosse souvent pour le Vatican, ce que presque tout le monde ignore. Ils payent bien, alors pourquoi refuserait-il leurs missions ? Et puis, pas sûr que ce soit une bonne idée de leur dire non, voilà tout. @EFFIGIE: : Charlie Cox by Sweet Disaster (c) BAFOUILLES: : 282 PACTE: : 05/08/2017



Message
Mer 11 Oct - 19:19

❝What have we become ?❞
Anastasia & Jacopo

Fin septembre

Putain de sale gueule. Vraiment. La filature de l'autre jour, qui s'est mal terminée, a laissé des traces. Sur ma gueule, bien entendu. Ce connard de trafiquant n'y est pas allé de main morte, vraiment pas. Bon, je peux dire que j'ai eu de la chance, vu que je n'ai rien de cassé, pas même le nez, mais quand même. Les marques semblent refuser de passer et pourtant, ce serait cool. Pas envie de devoir expliquer ce qui m'est arrivé ou encore de sortir cette bonne vieille excuse de la porte que j'aurais percutée sans trop savoir comment. Surtout qu'Ana' m'a envoyé un mail hier, me disant de venir à son appartement. L'appartement où nous avons vécu ensemble pendant des années... Déjà que rien que ce simple fait avait déjà tout pour me mettre de mauvaise humeur... Mais ajoutez à ça le fait que j'aie cette sale gueule. Me regardant dans la glace, je pousse un lourd soupir. Je n'ai pas le choix, je lui ai répondu que je viendrais. Si elle a quelque chose à me dire, il faut que j'y aille, tout simplement. Pour le bien de l'enquête, bien entendu. Et tant pis pour ma gueule de boxeur. Je m'en vais alors prendre une bonne douche, puis, quelques minutes plus tard, j'enfile un jeans et... Non, il vaut mieux ne pas mettre ce T-shirt blanc qui a ce petit smiley et la célèbre citation "Fuck you", ça risquerait d'envenimer les choses. Finalement, je choisis un autre T-shirt, noir cette fois-ci, et affichant l'une de mes plus grandes qualités : I'm fluent in sarcasm. Puis j'enfile ma veste en cuir, prends la clé de ma voiture, mon portefeuille et je referme la porte. Porte que je rouvre aussitôt pour aller chercher cette bouteille de vin que j'avais mis au frais tout à l'heure. Je ne sais pas pourquoi j'ai eu cette idée, mais... boh, pourquoi pas. Après tout, Ana' a toujours aimé ce genre de vins blancs, un peu sucrés. Moi pas tant que ça, mais puisqu'une cliente me l'a offerte il y a quelques jours... Bref, je referme la porte pour descendre ensuite les escaliers en vitesse vers l'appartement de mon ex-femme. Comme si la situation n'était pas déjà assez ridicule, je porte une casquette, comme si ça pouvait masquer ma sale gueule. Sauf que ni ça, ni les lunettes de soleil n'y peuvent rien.

Et pourtant je les porte toujours alors que sonne à l'interphone. Je soupire. Tout au fond de moi, je me sens plus nerveux que je ne le devrais. Le cœur serré, hésitant à l'idée de retrouver un endroit où j'ai été heureux avec Ana'... Avant que tout ne s'effondre. Avant que je ne gâche tout, pour rien. Des regrets, j'en ai beaucoup, mais à présent, je ne pourrais nier que c'est mon plus grand regret. Avoir blessé Ana', avoir détruit ce que nous avions. Ressaisis-toi, Scaglione. Oui, voilà. T'as raison. Le passé est le passé, et c'est fini. Je ne peux pas remonter le temps et changer le passé. Faut vivre avec, aller de l'avant. C'est ce que j'ai fait. Et ce qu'elle a fait aussi, apparemment. Tant mieux pour elle, hein. Ce n'est pas comme si j'avais mon mot à dire maintenant. Et puis enfin... Je suis là pour parler de l'enquête, et c'est tout. Elle me dira ce qu'elle a à me dire, et je m'en irais retrouver la tranquillité de mon chez moi. Ce qui ne sera pas plus mal, puisque je me sens comme une merde. Physiquement, bien entendu. Moralement, je vais très bien, merci. Imperturbable. Après tout, je sais gérer ce genre de situations, j'ai été flic pendant plus de douze ans. Quelques secondes plus tard, la porte s'ouvre et je rentre dans le bâtiment. Montant ses escaliers que je connais par cœur, j'arrive enfin au deuxième étage, le cœur battant un peu plus vite que d'habitude. Parce que je viens de monter les escaliers. Hé, je n'ai pas à me justifier toutes les deux minutes, hein ! Je jette un coup d'œil à ma montre. Je suis arrivé un peu en avance... Bah, et alors ? Pourquoi perdre du temps ? Je ne suis pas arrivé deux heures plus tôt non plus.

La porte s'ouvre devant moi. Anastasia me fait signe de rentrer, alors que j'étire un maigre sourire, tout en hochant légèrement la tête. Mais c'est inutile, parce qu'elle finira forcément par remarquer que quelque chose cloche. Déjà, je porte une casquette et des lunettes de soleil, alors que ce dernier s'est déjà couché depuis au moins deux heures. Alors bon... Bah, j'aurai essayé, au moins. J'entre, ma bouteille de vin blanc à la main, que je lui tends.

« Ce n'est pas empoisonné, rassure-toi... Et pas besoin de me remercier, c'est cadeau. »

Sourire de connard, le meilleur moyen pour détourner son attention de mon visage. Ou pas. Mais c'était le premier qui me soit venu en tête, du moins. Malheureusement, je crois que... Bon, vu sa tête, elle a déjà remarqué que j'ai les lèvres un peu plus gonflées que d'habitude. Et que j'ai des bleus sur mon visage. Et que... Bah bordel, qu'elle apprécie le chef-d'œuvre alors, ce n'est pas comme si je pouvais réellement le cacher, de toute manière ! Je retire mes lunettes de soleil et ma casquette, puis je passe une main dans mes cheveux, tout en faisant une moue contrariée. Rah !

« Bonsoir Ana', comment vas-tu ? Oui, j'ai une sale gueule, quelqu'un m'a foutu cette bonne raclée que tu rêvais secrètement de me donner un jour... Dommage, je suis toujours en vie ! »

Je relève mon regard, tout en soupirant. Faut que je me calme, c'est pas la peine de faire ma Drama Queen. Je regarde autour de moi. A peine si je reconnais cet appartement. Les couleurs des murs ont changé, la décoration aussi. Et il y a plus de plantes. Par contre, elle a toujours ce chat... Comment s'appelait-il déjà ? Ça commençait par un P... J'étire un tout petit sourire, un sourire triste, avant de me retourner vers Ana'. Rester froid, analytique, professionnel, voilà la clé.

« Paraît que tu as quelque chose à me dire ? »

Dis-je, d'une voix plus calme cette fois-ci. Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée d'être ici. De rouvrir de vieilles blessures mal guéries. Peut-être que je devrais simplement faire demi-tour... Sauf que non. Je finis plutôt par m'installer confortablement dans un fauteuil, tout lâchant un nouveau soupir. Je suis fatigué, et pas que physiquement à vrai dire.


©️ Pando

_________________
❝non sono positivo alla normalità❞ Non mi appartiene le 8 ore, la macchina a lavare, la tua casa al mare. Non mi appartiene la perfezione, sabato sera la visualizzazione del tuo davanzale. Non mi appartiene buone maniere, se predichi e poi meriti catene. E mentre il mondo va, l'amore è diventato una pubblicità. Hai già pronto il kit per la mia identità ? Non sono positivo alla normalità. (c) Astra
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Anastasia Di Renzo
SORCIERS - TO KNOW IS LIKE A HUNGER
OSSATURE: : 32 ans CONTRAT: : Divorcée - Célibataire BESOGNE: : Chasseuse de tête (dans le recrutement) - Informatrice du Vatican
ÉCORCE: : 32 ans ÉCHINE: : Sorcière Wicca PRESTIGE: : Pouvoir de détection des mensonges GANG: : Membre du coven Aconit @EFFIGIE: : Olga Kurylenko, ©Fluffy BAFOUILLES: : 380 PACTE: : 11/07/2017



Message
Mer 11 Oct - 21:28

 
Jacopo & Anastasia // What have we become ?

 
Comment réagir face à cette visite dont je me serai bien passée, mais qui me semble inévitable ? Jacopo est le détective chargé de retrouver l’assassin de mes parents. Les rencontres sont obligatoires, les mails ne sont pas suffisants pour en parler. Et puis, même les mails me gonflent, donc bon… Bien obligé de le voir. Surtout que là, l’enquête a bien avancée, alors j’aimerai savoir où il en est de son côté… Parce que je n’ai pas assez de nouvelles à mon goût. Je me méfie de lui, j’ai un doute sur le fait qu’il fasse ça sérieusement ou non… Et si c’était juste un moyen pour se rapprocher de moi ? Il était apparemment sincère lorsqu’il a dit qu’il souhaitait m’aider, étant donné que je n’ai ressenti aucun frisson à ce moment là. Mais… Même si j’ai une totale confiance en mon don, je douterai toujours de lui, je pense… Presque sûre qu’il serait capable de trouver un moyen de déjouer mon pouvoir… L’interphone sonne. Je lui ouvre la porte de la résidence, et ajuste mon chemisier sans manche, machinalement. Je prends une grande inspiration, et ouvre enfin la porte de mon appartement lorsque j’entends ses pas sur le palier. Sans vraiment le regarder plus que ça, je lui fais signe d’entrer, pour pouvoir refermer la porte derrière lui. Je l’informe qu’il peut avancer vers le salon, sachant très bien où il se trouve vu qu’il a vécu ici, lui aussi. Certes, la décoration a changé, mais je n’ai pas non plus tout réaménagé… Chaque pièce est toujours à sa place.

Je lui demande s’il a du nouveau de son côté, mais il ne me répond pas, m’offrant plutôt une bouteille de vin. Surprise, j’hésite à la prendre. Voyant certainement mon geste, il m’indique que ce n’est pas empoisonné. Je rigole légèrement à son sourire de connard, qu’il sait si bien faire. Je prends la bouteille, regardant. Un vin blanc sucré. Il n’a pas oublié mes goûts apparemment… Je la pose sur le bar, tout en le remerciant poliment. Je fronce les sourcils, voyant qu’il a gardé ses lunettes de soleil, et sa casquette. Je regarde par la fenêtre. Non, je n’ai pas rêvé, le soleil est bien couché pourtant. Comme pour répondre à mon questionnement, il enlève enfin son attirail, et je regarde son visage tuméfié. J’ouvre la bouche, pour parler, mais rien n’en sort. Je la referme. Je me demande ce qui lui est arrivé. J’ai mal pour lui. Je ne sais pas pourquoi je ressens encore de l’empathie pour lui. Il me demande comment je vais, tout en m’expliquant son état physique. Je me mords la lèvre, ne sachant quoi dire. D’un côté, j’en viens presque à le plaindre. Et cette pensée me dérange énormément. Merde, quoi, c’est Jacopo. C’est vrai que j’en ai rêvé de le mettre dans cet état, mais… Je m’approche un peu, prenant son menton dans ma main pour tourner un peu son visage, afin de regarder plus en détail ses blessures, à la lumière de la salle à manger. Wicca un jour… Je lâche son visage.

« Nettement moins marrant quand c’est les autres qui s’en chargent à notre place. Un jour, ouais, moi aussi je te mettrai dans cet état… Et ce sera nettement plus glorifiant que de te voir dans cet état à cause d’autres. Mais je vais attendre que tu finisses l’enquête tant qu’à faire. »

Je le regarde observer l’appartement. Il doit le trouver bien changer. Je me demande ce qu’il en pense, ce qui lui passe par la tête. En ce moment, j’aimerai avoir le don de lire les pensées des gens. Mais je ne l’ai pas, j’ai celui de détecteur de mensonge ambulant. Moins pratique quand on y pense… Lire dans les pensées des gens… C’est aussi pouvoir détecter les mensonges… Mais il faut pouvoir l’activer seulement lorsqu’on le veut. Sinon, ça peut vite devenir chiant. Bref, ce n’est pas le sujet, je m’égare. Pooka vient saluer notre hôte, en l’ignorant royalement. Il m’arrache un sourire. Ce chat est digne de moi. Ou je suis digne de lui ? On dit toujours que ce sont les chats qui commandent dans une maison, non ? Jacopo relève la tête vers moi, je fais de même. Ses blessures ne sont tout de même pas très jolies… J’ai bien envie de lui refiler un peu d’onguent mais… Merde. Faut pas que je me montre trop gentille non plus… Trop bonne, trop conne, c’est ce qu’on dit, non ? Il me demande ce que j’avais à lui dire. Je réfléchis un instant. Pourquoi je l’ai invité déjà ? Merde, il arrive à troubler mes pensées, et à m’éloigner de mon but principal. Ah oui… Je soutiens son regard.

« Ouais… Je viens aux nouvelles, vu que les nouvelles ne viennent pas à moi… » Pas de réponse à mes mails, pas de nouvelles suite aux indices offerts par Jillian… Je n’aime pas tellement qu’il me prenne pour une conne… Certes, il peut ne rien avoir trouvé pour le moment, je l’accepterai… Moi-même j’ai galérer pendant des mois… Mais qu’il me tienne au courant tout de même, quoi, merde… «Où en es-tu dans les recherches ? Je ne t’en veux pas si tu n’as pas encore trouvé, mais j’aimerai au moins être tenue au courant, s’il te plait… »

J’ai finalement décidé de ne pas me mettre en colère, et d’essayer de lui expliquer les choses tranquillement. Car je le connais, je sais que si je l’engueule, il va se braquer, et ça va envenimer les choses… Je prends donc sur moi, restant calme. J’attrape la bouteille de vin qu’il a apportée, encore fraîche, et un tire bouchon. Je l’ouvre, tout en attendant sa réponse, et attrape deux verres à pied. Je lui signe d’avancer vers le salon, tout en le suivant. Je pose les verres sur la petite table basse, et les remplis à moitié avec le vin blanc. Je m’assois sur le canapé, et le regarde. Aller chercher de l’onguent me démange, mais je me retiens. A croire que mon instinct wicca est bien plus fort que ma rancune… Fais chier…

⇜ code by bat'phanie ⇝

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Jacopo Scaglione
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
OSSATURE: : 37 ans CONTRAT: : Célibataire. Enfin... Divorcé. Evitons ce sujet, per favore. BESOGNE: : Détective privé. Ex-inspecteur de police qui s'est fait virer quelques mois après son divorce, ayant complètement déraillé. La véritable raison : sa cheffe corrompue, qui trempait dans la Mafia depuis des années, démon déguisé en ange. Suivant des pistes, Jacopo et son meilleur ami Luigi, lui aussi inspecteur, avaient mené leur enquête pendant des mois, réunissant des preuves contre leur supérieure. Ils se croyaient capables de la faire tomber. Sauf que non ; Luigi fut tué par la Mafia à la demande de sa ténébreuse cheffe, tandis que Scaglione devint l'amant de sa supérieure, dans une tentative désespérée de la coincer enfin. En vain, parce qu'elle était parfaitemnent au courant pour son enquête secrète. Il ne devint que son jouet, pendant des mois. Puis un jour, tout fut mis au clair : soit il oubliait cette histoire, soit il subissait le même sort que son ami. Alors Jacopo fit son choix. Il préférait s'éloigner, d'elle, de la Police, de toute cette corruption, complètement brisé et dégoûté.
FABLE: : Au courant pour le surnaturel depuis pas mal de temps déjà. En tant qu'ancien inspecteur, Jacopo a eu affaire à bien des créatures lors de ses enquêtes, il est tombé sur des massacres sans nom. Il ne pouvait donc que finir par découvrir la vérité. Néanmoins, il garde le secret sur ce qu'il sait, il fait semblant que les monstres n'existent pas. Pas envie de passer pour un cinglé, tout simplement. Mais, secrètement, le brun travaille régulièrement pour le Vatican, qui ne le prend pas pour un fou : en effet, il est souvent chargé de retrouver des créatures sur lesquelles le Vatican veut mettre la main. ÉCHINE: : Humain, vous dirait-il. En réalité, Jacopo est une demi-sirène qui s'ignore. GANG: : Il n'appartient officiellement à aucun groupe, mais il bosse souvent pour le Vatican, ce que presque tout le monde ignore. Ils payent bien, alors pourquoi refuserait-il leurs missions ? Et puis, pas sûr que ce soit une bonne idée de leur dire non, voilà tout. @EFFIGIE: : Charlie Cox by Sweet Disaster (c) BAFOUILLES: : 282 PACTE: : 05/08/2017



Message
Jeu 12 Oct - 22:36

❝What have we become ?❞
Anastasia & Jacopo
Malgré son air légèrement méfiant, Ana' finit par accepter ma bouteille. J'ai même droit à un petit rire de sa part suite à mon sourire culotté et à un remerciement poli. Quelque part, ça me fait sourire intérieurement. Même si ça ne devrait rien me faire, à vrai dire... Néanmoins, un certain agacement m'anime aussi en ce moment. Je ne voulais pas qu'elle me voie dans cet état. Pas envie de ressentir sa pitié. Ou, pire encore, son indifférence. Enfin, pire... Bah... Oui, je ne pense pas que ce serait mieux, en fait. En tout cas, je me rends compte que la brune a déjà remarqué que j'essaie de cacher quelque chose avec mes lunettes de soleil et ma casquette, sans grande réussite. Alors bon, c'est pas la peine de continuer à cacher bêtement les marques de cette agression que j'ai subie il y a quelques jours alors que je suivais le mari mafioso d'une cliente qui m'avait embauché. Mon regard croise alors celui d'Anastasia, qui ouvre légèrement la bouche sans pour autant prononcer le moindre mot. Puis je reprends la parole, comme si de rien n'était. Ce silence, ces quelques secondes pendant lesquelles le temps semblait s'être arrêté avaient été... gênantes, voire angoissantes. Non, vraiment, autant parler, briser le silence. Ne serait-ce que pour dire des conneries ou pour lui rappeler que ce n'est pas elle qui a eu la chance de me mettre dans cet état. Mon ex-femme s'approche alors un peu de moi, avant de prendre mon menton dans sa main pour tourner légèrement mon visage, observant mes blessures. Je détourne malgré moi le regard. C'est la première fois qu'elle me touche, après toutes ces années... Ça me fait bizarre. Enfin, première fois si l'on oublie cette gifle monumentale quand nous étions coincés dans cet ascenseur, en août. Et encore, monumentale est un doux euphémisme, hein. J'étire un sourire narquois face à ses commentaires.

« Bah... Ça marche. Je finis cette enquête normalement, puis après tu me foutras cette fameuse raclée... »

Dis-je d'un air amusé. Je laisse ensuite mon regard vaguer dans l'appartement, observer les changements. Les pièces restent les mêmes, mais ne correspondent plus vraiment à mes souvenirs, preuve que plus de cinq ans se sont écoulés depuis qu'on a divorcé. Par contre, le chat est toujours là. Pooka. Et ledit Pooka me toise brièvement d'un air hautain, typiquement félin avant de m'ignorer royalement. Bah d'accord, hein. Content de te revoir toi aussi. Bon, de toute façon, je ne suis pas là pour le chat, mais bien parce qu'Ana m'a demandé de venir, puisqu'elle avait quelque chose à me dire. Ou pas. Finalement, elle veut surtout des nouvelles sur l'avancée de l'enquête, vu que cela fait un moment que je ne lui en plus donné.

« Ouais... Désolé pour ça. J'ai beaucoup d'enquêtes en cours en ce moment, et cette raclée ne m'a pas du tout aidé non plus. Mais rassure-toi, je compte toujours tenir ma parole. Notre enquête est toujours d'actualité et est même prioritaire à mes yeux. »

Tandis que mon ex-femme débouchonne la bouteille que je lui ai apportée et qu'elle va chercher deux verres, je m'avance vers le salon, allant m'installer dans un canapé, mes yeux posés sur Ana'. C'est tellement plus facile d'être un connard, de la provoquer, de la narguer... Là, j'ai l'impression que je me noie dans ses yeux, que sa présence m'attire tel un aimant. Eh, j'ai dit aimant, pas amant ! Et je vais même très bien, merci. Je me racle la gorge, avant de reprendre la parole.

« Il va falloir qu'on mette la main sur ces preuves que Jillian a remarquées, histoire qu'on fasse des tests d'ADN pour pouvoir remonter jusqu'à l'assassin. J'ai appelé certains de mes contacts dans la police, mais il paraît que leur loyauté envers moi n'est pas plus forte que leur sens du devoir. Quelque part, ça me fait presque plaisir, à vrai dire. »

Je reprends assez rapidement, voulant éviter qu'elle n'interprète pas correctement ma dernière phrase.

« Enfin, dans la mesure où ça veut dire qu'il y a encore des policiers intègres et professionnels, hein. Pour notre enquête, c'est vrai que ça ne nous aide pas... Donc voilà, va falloir que je trouve un moyen d'obtenir ces preuves et de les envoyer dans un labo qui puisse nous apporter des réponses. »

Trouver un moyen illégal, nuance. Courir des risques, mettre ma carrière de détective en danger. Mais la vérité est que, dans le fond, ma décision est déjà prise. Je vais le faire, je le sais. Quoi que je puisse me dire à moi-même pour essayer de me raisonner. C'est juste une question de temps. J'attrape le verre que me tend la brune, puis je le lève.

« La vérité approche à grands pas, Ana'. Ce qui veut dire que ma prochaine raclée aussi... ô joie ! »

Dis-je en éclatant de rire. Comme si rien n'avait changé entre nous... Peut-être que je devrais faire demi-tour, ne pas rester plus longtemps, tout simplement. Mais je me sens bien en ce moment. J'ai mal quand je souris, mais à part ça, j'avoue que, malgré tout, je n'ai pas envie d'être ailleurs. Et ça me fait peur. Il faudrait qu'elle m'agresse, qu'elle me repousse, qu'elle me dise d'y aller. Mais pour une fois, il semblerait qu'elle n'avait pas envie de me faire mal, que nous pourrions parler sans nous engueuler. Serions-nous devenus des personnes civilisées ? Eh bah, l'Humanité n'est peut-être pas encore complètement perdue, finalement !


©️ Pando

_________________
❝non sono positivo alla normalità❞ Non mi appartiene le 8 ore, la macchina a lavare, la tua casa al mare. Non mi appartiene la perfezione, sabato sera la visualizzazione del tuo davanzale. Non mi appartiene buone maniere, se predichi e poi meriti catene. E mentre il mondo va, l'amore è diventato una pubblicità. Hai già pronto il kit per la mia identità ? Non sono positivo alla normalità. (c) Astra
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Anastasia Di Renzo
SORCIERS - TO KNOW IS LIKE A HUNGER
OSSATURE: : 32 ans CONTRAT: : Divorcée - Célibataire BESOGNE: : Chasseuse de tête (dans le recrutement) - Informatrice du Vatican
ÉCORCE: : 32 ans ÉCHINE: : Sorcière Wicca PRESTIGE: : Pouvoir de détection des mensonges GANG: : Membre du coven Aconit @EFFIGIE: : Olga Kurylenko, ©Fluffy BAFOUILLES: : 380 PACTE: : 11/07/2017



Message
Ven 13 Oct - 22:22

 
Jacopo & Anastasia // What have we become ?

 
Jacopo s’est finalement présenté un peu en avance, et bien amoché à ma porte. Le pauvre s’est apparemment fait mettre une sacrée raclée, et il en porte encore les nombreux stigmates. J’en suis jalouse. J’aurai aimé le mettre dans cet état. Il le sait d’ailleurs. J’en suis jalouse, et je n’en prends aucun plaisir de le voir comme ça. Ce n’est pas le voir amoché, qui me ferait plaisir. C’est juste pouvoir me défouler sur lui. Pouvoir le frapper à en avoir mal aux mains, juste pour lui faire ressentir ce que j’ai moi-même ressentis en apprenant sa trahison. Ce n’était pas physique, c’était moral. Mais c’était bien pire. Et pourtant… Pourtant je suis là, à regarder ce visage tuméfié que je tiens dans ma main. Et ce n’est pourtant pas de la haine que je ressens. Je… Je ne sais pas vraiment ce que je ressens en fait. J’ai juste cet appel de la wicca qui me dit qu’il faut soigner tout ça. Il détourne le regard, je le vois. Se sent-il gêné, que je tienne son menton comme ça ? S’en veux-t-il finalement, de tout ce qu’il m’a fait ? Dans ces yeux, à cet instant, je ne vois pas cette apparence de connard qu’il transporte constamment. Je vois cette sensibilité, qui m’avait fait tomber amoureuse de lui, il y a de cela douze ans. Et ça me perturbe, oui. Alors je lâche son menton, faisant style de rien. Comme si ce regard, ou plutôt ce non-regard, ne m’avait rien fait. Je l’informe que moi aussi, je le mettrai dans cet état un jour… Après l’enquête. Quand je n’aurai plus besoin de lui. Ma réflexion a l’air de l’amuser en fait, chose que je ne pensais pas. Parce que j’étais sérieuse. Je rêve toujours de lui foutre cette raclée. Enfin, s’il est consentant et qu’il se laisse faire, ça m’arrangera, tant mieux…

Il me demande pourquoi je l’ai fais venir. Je réfléchis un instant, et décide de lui répondre calmement. J’attends des nouvelles. Je veux des nouvelles. Je veux qu’il me tienne au courant de son avancée. Même s’il n’a pas avancé, en fait, je veux le savoir. Parce que ne rien savoir, ne pas avoir de nouvelles, ça me rend folle. Complètement dingue. Je me demande alors s’il ne s’est pas foutu de ma gueule, s’il ne m’a pas menti sur toute la ligne, si mon don fonctionne encore. S’il cherche vraiment. J’en viens à me faire des films, à regarder bizarrement toutes les rousses croisant mon chemin. Sirènes, ou non. Ne pas savoir… C’est la pire des choses. J’écoute sa réponse, tout en débouchant la bouteille de vin blanc qu’il a ramené. Je la ramène, avec deux verres, sur la petite table du salon, et m’assois sur le pouf, non loin du canapé, juste pour ne pas être trop près de Jacopo. Pooka en profite pour venir se frotter à moi alors que je sers les deux verres. Je l’écoute me dire la vérité. Mon enquête est bien sa priorité. En un sens, ça me rassure. Je comprends que ça mette du temps. Mais au moins, je sais qu’il ne m’a pas menti, qu’il cherche toujours. Je hoche seulement la tête, sans rien dire. Il me parle de test ADN. Oui, c’était bien mon idée aussi. Mais plus facile à dire qu’à faire… J’esquisse un sourire en coin lorsqu’il aborde la loyauté et le devoir de ses anciens collègues. Je bois une gorgée de vin, tout en l’écoutant. Je ne sais pas ce qu’il pense vraiment de ses anciens collègues. Je souris, voyant qu’il éclaircie ses paroles. J’avais bien compris.

« J’avais bien compris, t’inquiète pas… Tu comptes t’y prendre comment du coup ? L’ADN… Encore faut-il que la personne soit fichée, non ? C’est comme ça que ça marche non ? »

Je laisse échapper un petit rire suite à sa remarque sur la future raclée, tout en hochant la tête. « Exactement. Tu ne feras pas le poids en plus ! » J’en suis presque sûre, connaissant mes capacités en self-défense. Je le regarde rigoler. Comme autrefois. Et je regarde son visage tuméfié. Et bordel, j’ai toujours autant envie de soigner ça. Je suppose que c’est déjà plus beau qu’avant mais… C’est pas top non plus… Putain… Je soupire, et je pose mon verre.

« Tu me fais chier, Jac’… »

Sans vraiment attendre sa réaction, je le laisse assis dans le salon, l’abandonnant pour me diriger vers la salle de bain. Une fois dans la pièce, je prends le pot d’onguent cicatrisant, qui m’a bien servi aussi il y a peu. Mon regard s’attarde un instant sur la brosse à dent de Lisandro. Est-ce que je dois vraiment faire tout ça ? Je me sens perdue en fait, ce soir. Je n’aurais jamais le faire venir ici. Le revoir, dans cet appartement, rigolant… C’est tellement de souvenirs. Ça fait mal. Je prends la brosse à dents, que je range dans le placard en dessous de l’évier. J’enlève la brosse à dents, mais j’oublie le gel douche. Je laisse les deux serviettes accrochées au porte-serviettes aussi. Je sors de la salle de bain, onguent en main, et vais m’asseoir aux côtés de mon ex-mari, tout en soupirant.

« Je ne sais pas qui t’a soigné, mais c’est tout à fait immonde. Il ou elle n’était pas très bonne infirmière… » J’ouvre le pot d’onguent, et en prend un peu de mon index. Délicatement, je viens apposer la crème sur les boursoufflures de son visage, sans un mot. J’évite son regard, moi aussi. « Tiens moi au courant pour l’enquête, Jac’ s’il te plait… Même si c’est pour me dire que tu n’as pas avancé… Ne pas savoir… » Je déglutis, avant de reprendre. « Ne pas savoir c’est ce qu’il y a de pire, dans ces cas-là… Tu deviens fou, je te jure. Tu te fais des films. L’ignorance… C’est la pire des choses… » Je le regarde finalement dans les yeux, alors que je finis de faire pénétrer la crème sur son visage. L’ignorance… Pour l’enquête. Mais mes paroles font aussi référence à notre histoire. L’ignorance, c’est ce qui nous a perdus. Encore plus que sa trahison. Je me racle la gorge, et retourne m’asseoir là où j’étais tout à l’heure. « L’onguent… Il va t’aider à cicatriser plus vite. » Je lui montre ma main, celle avec laquelle j’avais tapé l’ascenseur. « Il m’a bien aidé pour ma main. Et pas que. Enfin bref… » Je lui envoie le pot de crème, pour qu’il l’attrape. « Remets-en souvent. »

⇜ code by bat'phanie ⇝

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Jacopo Scaglione
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
OSSATURE: : 37 ans CONTRAT: : Célibataire. Enfin... Divorcé. Evitons ce sujet, per favore. BESOGNE: : Détective privé. Ex-inspecteur de police qui s'est fait virer quelques mois après son divorce, ayant complètement déraillé. La véritable raison : sa cheffe corrompue, qui trempait dans la Mafia depuis des années, démon déguisé en ange. Suivant des pistes, Jacopo et son meilleur ami Luigi, lui aussi inspecteur, avaient mené leur enquête pendant des mois, réunissant des preuves contre leur supérieure. Ils se croyaient capables de la faire tomber. Sauf que non ; Luigi fut tué par la Mafia à la demande de sa ténébreuse cheffe, tandis que Scaglione devint l'amant de sa supérieure, dans une tentative désespérée de la coincer enfin. En vain, parce qu'elle était parfaitemnent au courant pour son enquête secrète. Il ne devint que son jouet, pendant des mois. Puis un jour, tout fut mis au clair : soit il oubliait cette histoire, soit il subissait le même sort que son ami. Alors Jacopo fit son choix. Il préférait s'éloigner, d'elle, de la Police, de toute cette corruption, complètement brisé et dégoûté.
FABLE: : Au courant pour le surnaturel depuis pas mal de temps déjà. En tant qu'ancien inspecteur, Jacopo a eu affaire à bien des créatures lors de ses enquêtes, il est tombé sur des massacres sans nom. Il ne pouvait donc que finir par découvrir la vérité. Néanmoins, il garde le secret sur ce qu'il sait, il fait semblant que les monstres n'existent pas. Pas envie de passer pour un cinglé, tout simplement. Mais, secrètement, le brun travaille régulièrement pour le Vatican, qui ne le prend pas pour un fou : en effet, il est souvent chargé de retrouver des créatures sur lesquelles le Vatican veut mettre la main. ÉCHINE: : Humain, vous dirait-il. En réalité, Jacopo est une demi-sirène qui s'ignore. GANG: : Il n'appartient officiellement à aucun groupe, mais il bosse souvent pour le Vatican, ce que presque tout le monde ignore. Ils payent bien, alors pourquoi refuserait-il leurs missions ? Et puis, pas sûr que ce soit une bonne idée de leur dire non, voilà tout. @EFFIGIE: : Charlie Cox by Sweet Disaster (c) BAFOUILLES: : 282 PACTE: : 05/08/2017



Message
Sam 14 Oct - 14:35

❝What have we become ?❞
Anastasia & Jacopo
La vie peut être bizarre parfois. Bizarre, ironique, une vraie bitch... Ou alors, simplement surprenante. Après tout ce temps éloignés l'un de l'autre, nous sommes là, en train de boire un verre dans cet appartement où nous avons vécu ensemble pendant des années. Où nous avons été heureux. Où nous nous sommes aimés. Une certaine nostalgie m'envahit. Pourquoi je pense à tout ça ? Je ne devrais pas, bordel. Je devrais plutôt rester froid, un véritable caillou sans sentiments. Je suis là pour l'enquête, après tout. Parlons-en alors, plutôt que de penser à un passé qui n'est plus. J'explique alors à Ana' où j'en suis et ce qu'il faut faire pour pouvoir enfin découvrir l'identité du tueur. Des tests ADN, voilà la clé. Mais c'est plus facile à dire qu'à faire, effectivement. Déjà que ça ne va pas être facile de mettre la main sur ces preuves cruciales pour notre enquête, puisque mes contacts dans la police, ces anciens collègues sur qui je savais que je pourrais avoir confiance, ne semblent pas emballés à l'idée de m'aider à obtenir ce cheveux et cette écaille. Quelque part, ça me fait presque plaisir de voir qu'ils restent professionnels, intègres. Après, c'est vrai que ça ne nous aide pas, ce que je ne manque pas de souligner, histoire que mon ex-femme ne prenne pas mal mes dernières paroles. Je sais bien que ça nous nous facilite pas l'enquête, malheureusement. Alors bon, va falloir que je prenne cette enquête en mains, que je trouve un moyen de me saisir de ces preuves. On n'a pas le choix. La brune me demande alors comment je compte m'y prendre. Je bois un verre de vin, avant d'étirer un léger sourire en coin.

« En effet. Mais il se peut aussi qu'il y ait des empreintes digitales de l'assassin sur cette écaille. Ne seraient-ce que des empreintes partielles... Ça pourrait aider, à moins que le tueur n'ait carrément pas d'identité, ni fausse ni vraie. Mais ça m'étonnerait quand même. Après, si jamais il n'y a pas d'empreintes, j'ai des contacts avec des labos plus... modernes. Mais voilà, faudra tout d'abord qu'on obtienne ces preuves, et après on verra. »

Des labos plus modernes... Qui appartiennent au Vatican. Je sais qu'ils ont des labos secrets, des chercheurs, des scientistes, des gens qui pourraient m'aider à découvrir l'identité de cet assassin qui a tué les parents d'Anastasia. J'imagine qu'il sont au courant pour le surnaturel. Je ne vois pas d'autre raison pour qu'il y ait des chercheurs et des scientistes travaillant pour le Vatican, qui est, lui, au courant pour l'existence des diverses créatures, vu qu'ils viennent souvent m'appeler pour que je retrouve des créatures pour eux. Informations données, et après je ne veux plus rien savoir. Missions que certains pourraient qualifier comme indignes, mais qui me permettent de gagner un peu plus d'argent. C'est comme ça, le malheur des uns fait le bonheur des autres, désolé. Je lève mon verre, annonçant à Ana' que la vérité approche à grand pas... Et que cette raclée qu'elle m'a promise aussi. Je la regarde en rigolant, tandis qu'elle aussi pousse un petit rire, avant de me dire que je ne ferai pas le poids. J'étire un sourire amusé.

« Bien sûr que non. Je n'y peux rien face à Godzilla. »

Mon regard croise celui d'Ana'. Les secondes s'écoulent lentement, le temps semble s'arrêter. Je me perds dans ces yeux que je connais si bien. Soudainement, la brune soupire, puis elle pose son verre. Tu me fais chier, Jac’... Puis elle se lève et me tourne le dos, sans un mot. Immobile, pris de court, j'ouvre la bouche, ne comprenant pas trop sa réaction. Qu'est-ce que j'ai fait cette fois-ci ?! Elle m'en veut pour l'avoir appelée Godzilla ? Roh allez, je rigolais, quoi ! Depuis le temps qu'elle me connaît, elle devrait savoir que ce n'était pas méchant... Je soupire à mon tour, tout en buvant une nouvelle gorgée de vin, un brin frustré. Je commençais à trouver ça bizarre que l'ambiance n'ait toujours pas dégénéré depuis que je suis entré ici il y a quelques minutes, hein. Bordel de merde. Une minute plus tard, mon ex-femme me rejoint à nouveau dans le salon, un pot en mains. Je fronce légèrement les sourcils. Alors, elle est fâchée ou pas ? J'y comprends rien, là ! Elle vient s'asseoir à mes côtés, ouvrant ce pot, prenant un peu d'onguent. Je crois avoir compris ce qu'elle fait maintenant. Là encore, je ne m'y attendais pas, mais je ne dis rien. Je me contente de la regarder, agréablement surpris. La hache de guerre serait-elle enterrée ? Ne serait-ce que pour ce soir ? Je m'en réjouis intérieurement. Ça fait du bien, à vrai dire. Je lâche un léger rire lorsqu'Anastasia dit que la personne qui m'a soigné n'a pas fait du très bon boulot. Je repense à cette soirée, où Calypso m'a sauvé et soigné. J'aurais pu mourir ce soir-là et pourtant...

« J'ai refusé d'aller à l'hosto, alors il a fallu faire avec les moyens du bord. Mais je n'ai rien de cassé, c'est ça qui compte. »

Volontairement, je ne parle pas de la belle métisse, pas sûr que ce soit une bonne idée. Mais je ne mens pas pour autant, pas la peine. Et effectivement, je n'ai rien de cassé, alors ça va, faut pas en faire tout à plat. Bon, si j'avais pu éviter toutes ces marques et ces bleus sur mon visage, ça aurait été cool aussi, mais passons. Je regarde Ana', alors que ses doigts délicats viennent appliquer l'onguent sur mes boursoufflures, avec douceur. Contact agréable, qui ne fait pas mal, bien au contraire. Je ferme brièvement les yeux, ça donne presque envie de savourer le moment. Bordel, ressaisis-toi, Scaglione. La brune me dit alors qu'elle veut que je la mette souvent au courant pour l'enquête, même si c'est juste pour dire que je n'ai pas avancé. Eh bah, aurait-elle envie que je l'appelle juste pour entendre ma voix ?  J'ai presque envie d'étirer mon fameux sourire de connard. Mais je n'en fais rien. Pas le temps. Parce qu'elle souligne le fait qu'il n'y a rien de pire que l'ignorance... Je vois de quoi elle parle. Je le vois parfaitement dans son regard. Elle ne parle pas que de l'enquête, elle parle... de nous. De ce que je lui ai fait subir. Mal à l'aise, je baisse le regard, poussant un discret soupir. Culpabilité, honte. J'ai envie de lui dire que je suis terriblement désolé. J'ai envie de caresser son visage, de la prendre dans mes bras et de lui dire que je n'ai jamais voulu la blesser. Et que je ne veux plus que ça se répète. Plus jamais. Sauf que je ne dis rien. Je n'ai pas le courage pour prendre la parole et lui dire quoi que ce soit.  Son regard croise le mien finalement, et me brûle. Je ne peux m'empêcher de détourner le regard, de me gratter le menton, nerveusement. Anastasia se racle alors la gorge, puis retourne s'asseoir là où elle était tout à l'heure. Je vois qu'elle est gênée. Que parler de ce qui s'est passé lui fait mal. J'en suis désolé, et je ne sais pas comment réagir. La brune me lance alors le pot de crème, que j'attrape, et me dit que ça m'aidera à cicatriser plus vite. Apparemment, ça l'a aidée pour sa main. Oh oui, je m'en souviens. La dernière fois, dans cet ascenseur. Retrouvailles pour le moins intenses. Ma joue s'en souvient aussi. J'étire un sourire narquois, façon habituelle de briser la glace, ou de me sortir d'une situation qui me met mal à l'aise. Je bois une nouvelle gorgée de vin, un peu plus longue. Il faut que je me calme, que je reprenne le contrôle de la situation, et de la conversation.

« Et pas que ? Mais combien d'ascenseurs as-tu frappés ces derniers temps, Godzilla ? Je les plains ! »

Je fais une pause, avant de soupirer. Je n'ai pas envie de jouer le connard. Pas envie de porter ce masque.

« Merci... C'est gentil de ta part. »

Je me lève, dans un élan que je ne peux arrêter. Je pose mon verre sur la table basse, puis je m'approche d'Ana', m'accroupissant devant elle. Mes yeux cherchent les siens. Il faut que je parle. Il faut que je dise quelque chose... Que je ne la laisse pas dans l'ignorance. Bordel de merde, je ne sais pas pourquoi, mais il le faut. Ma main attrape la sienne, sans même que je m'en rende compte. Je me sens tellement dépassé, bon sang.

« Je suis désolé, Ana'. Je suis... tellement désolé. Pour tout. »

Je ne sais pas quoi dire d'autre. Je me contente de la regarder dans les yeux, sincèrement désolé. Je sais que ça ne sert à rien, que les excuses arrivent trop tard. Mais je les lui dois. Je ne pourrai jamais effacer cette période noire qu'elle a dû traverser à cause de moi, ni ce que j'ai fait, mais m'excuser, c'est la moindre des choses. C'est dur, ça fait mal, mais ma conscience me le demande. Et mon cœur me l'ordonne.

Putain de bordel de merde.


©️ Pando

_________________
❝non sono positivo alla normalità❞ Non mi appartiene le 8 ore, la macchina a lavare, la tua casa al mare. Non mi appartiene la perfezione, sabato sera la visualizzazione del tuo davanzale. Non mi appartiene buone maniere, se predichi e poi meriti catene. E mentre il mondo va, l'amore è diventato una pubblicità. Hai già pronto il kit per la mia identità ? Non sono positivo alla normalità. (c) Astra
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Anastasia Di Renzo
SORCIERS - TO KNOW IS LIKE A HUNGER
OSSATURE: : 32 ans CONTRAT: : Divorcée - Célibataire BESOGNE: : Chasseuse de tête (dans le recrutement) - Informatrice du Vatican
ÉCORCE: : 32 ans ÉCHINE: : Sorcière Wicca PRESTIGE: : Pouvoir de détection des mensonges GANG: : Membre du coven Aconit @EFFIGIE: : Olga Kurylenko, ©Fluffy BAFOUILLES: : 380 PACTE: : 11/07/2017



Message
Dim 15 Oct - 0:41

 
Jacopo & Anastasia // What have we become ?

 
Putain, mais quelle conne… Ce que je peux m’énerver parfois… Je me suis faite avoir, je me suis laissée attendrir, j’ai laissé mon côté wicca prendre le dessus. Pourquoi ?! Pourquoi je me retrouve dans cette salle de bain, à venir une pommade pour le soigner, et à cacher cette brosse à dent, pourtant ici exprès pour le faire chier ?! Je n’ai pas d’explication à donner, ça m’énerve. Je m’énerve. Sûrement parce que le revoir dans mon salon, à rigoler comme si de rien était… Ça me rappelle que les bons souvenirs de notre histoire. Il arrive presque à me faire oublier sa trahison. Je suis faible. Bien trop faible. Je reviens le voir, avec le pot de pommade à la main. Je soupire, tout en le soignant. Qui aurait cru qu’un jour je soignerai mon ex-mari, alors que je le déteste tellement. Je le déteste, mais je l’ai aimé. Je l’ai aimé si fort… Et ça m’a fait d’autant plus mal lorsque j’ai su qu’il m’avait trahi, qu’il me mentait. Oui, ça avait déjà commencé à décliner entre nous, depuis l’annonce de sa stérilité. Mais l’amour était toujours là. Et il était toujours là, même après avoir appris sa trahison. La colère l’a remplacé. Ou l’a masqué plutôt. Car je crois que les sentiments sont toujours là, bien camouflés en fait. La preuve en est ce soir… J’ai envie de lui mettre une raclée comme celle qu’il a eue de cet inconnu, aussi. Mais je ne peux m’empêcher de prendre soin de lui, de le soigner.

J’applique avec douceur l’onguent sur sa peau tuméfiée, tout en faisant une remarque sur son pseudo soigneur. Je hoche la tête à sa réponse, sans rien dire. Ne pas vouloir aller à l’hôpital… Je ne peux l’en blâmer, je n’y vais jamais non plus. Je n’y suis pas allée pour ma main, alors qu’il aurait peut-être fallu. Je n’y suis pas allée pour mon épaule, alors qu’il aurait fallu, à coup sûr. Enfin, Elijah était là pour me soigner, et lui sait recoudre, donc ça va. Mais oui, je ne peux le blâmer sur cette décision. Même si j’aurai préféré qu’il aille à l’hôpital, parce que, bordel, je ne peux m’empêcher de m’inquiéter pour lui, merde. Et en même temps, ça m’aurait certainement évité de jouer aux infirmières. Je ne serai pas là, avec ces pensées qui me font chier. Je soupire, lui demandant à nouveau de me mettre au courant pour l’enquête. Je lui explique que ne pas savoir, c’est ce qu’il y a de pire. Ma voix tremble peut-être un peu. Je ne le voudrais pas, mais je ne peux l’empêcher. Ce sont des paroles, des idées qui me font mal. Des souvenirs aussi. Des souvenirs de nous. Je le regarde, il détourne le regard. Gêne. Je me racle la gorge, comme pour reprendre contenance, referme le pot d’onguent, et retourne m’asseoir à la place que j’occupais tout à l’heure. Je lui explique que la pommade m’a bien servie, pour la main, et pas que. Il boit une gorgée de vin, je l’imite. J’en bois même deux. J’ai la gorge sèche, j’ai envie d’oublier ce qu’il vient de se passer. Cette bouteille sera finalement la bienvenue ce soir. J’ai envie de fumer aussi. Mais je me retiens. Je rigole doucement à sa remarque. Godzilla… Il a décidément décidé de m’appeler comme ça apparemment ce soir… Si ça lui fait plaisir… Au moins, Godzilla était gentil.

« Qu’un seul ascenseur, malheureusement. J’aurai préféré que les autres raisons soient aussi des ascenseurs, m’enfin bref… Passons, ce n’est pas important. »

Comment lui dire que des chasseurs de l’Opus Dei m’ont attaquée, alors qu’il ne sait même pas que je suis une sorcière. Il ne sait pas que j’ai des pouvoirs. Je ne sais pas comment lui annoncer… Il soupire, et me remercie pour l’onguent. Je lui souris. Mais je perds ce sourire lorsque je le vois se lever. Qu’est-ce qu’il fait ? Il pose son verre, et s’accroupis devant moi. Bordel, il lui prend quoi là ?! Je regarde ses yeux chercher mon regard, mais je n’ose pas le regarder, gênée. Je baisse le regard lorsque sa main vient chercher la mienne. Je le regarde, ne comprenant pas. Mon interrogation doit se voir sur mon visage. Les paroles qui suivent me coupent le souffle. Mon cœur s’arrête, le temps semble en faire de même. Des excuses… Les excuses que j’ai tant attendues autre fois, qui ne sont jamais venues… Je ne sais pas comment réagir. Je n’ai pourtant pas frissonné, il les pense vraiment, ces excuses… Putain. Non… Comment je fais pour le détester, s’il s’excuse ? Merde, il fait chier. Ce n’était pas prévu ça… Je reste là, à le regarder, sans rien dire. Je ne sais toujours pas comment réagir… Je regarde son visage. Ses yeux sont sincères. Je le vois, et je le ressens de toute façon. Je regarde ces lèvres, qui m’ont tant attirés il y a quelques années. Sa main tenant la mienne… Mon cœur bat à rompre la chamade. J’ai le souffle court. Il faut que je réagisse… Il faut que… Je dégage ma main de son emprise, recule un peu, me lève. Je lui tourne le dos, regard paniqué qu’il ne voit pas. Qu’il ne doit pas voir. Toujours dos à lui, je regarde ma main qui tremble. J’attrape ma cigarette commencée tout à l’heure, non finie, posée sur le cendrier. J’attrape le briquet qui se trouve à côté, et me retourne finalement vers Jacopo, pour me diriger vers la fenêtre derrière lui, que j’ouvre. J’allume ma clope, tire une taf et le regarde finalement.

« Merci… J’apprécie les excuses… Vraiment... » Je prends une longue bouffée de nicotine, effet calmant immédiat. Je me passe la main sur le visage, soupirant longuement. Puis je renvoie mes cheveux en arrière à l’aide de cette même main, l’autre tenant la cigarette. Je fuis son regard, regardant plutôt le reflet de la rue dans la fenêtre ouverte. « Comment je fais maintenant pour te détester autant ? » Je le regarde finalement. « Avoue tu avais peur de cette raclée, que je voulais te mettre… » Je prends une dernière bouffée de nicotine, avant d’écraser ce qu’il en reste sur le rebord externe de la fenêtre et de la jeter. Je reviens devant la table, restant debout, attrapant mon verre, et je le finis d’un coup. Trop d’émotions, trop de surprises. Je suis perdue en fait. Je ne sais plus comment réagir, je ne sais plus si je dois le détester, ou le pardonner. Je ne l’oublierai jamais, il m’a trompée. Mais ces excuses… Je sais que venant de sa part, c’est beaucoup. Il n’est pas du genre à admettre ses fautes, à s’excuser, je le sais. C’est un homme fier, certainement aussi fier que moi. Alors je sais ce que ça lui coûte. Je le regarde. Je pose mon verre vide sur la table basse, à côté de la bouteille. J’aurai presque envie de la boire entièrement, là tout de suite, mais il parait que ça ne se fait pas. Je vais finalement m’asseoir sur le canapé, et prend ma tête entre mes mains.

« Tu te souviens de notre rencontre ? Il m’arrive encore d’y penser, parfois, en faisant mes courses… » Je soupire, une nouvelle fois. « Que sommes-nous devenus, bordel ? »

⇜ code by bat'phanie ⇝

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Jacopo Scaglione
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
OSSATURE: : 37 ans CONTRAT: : Célibataire. Enfin... Divorcé. Evitons ce sujet, per favore. BESOGNE: : Détective privé. Ex-inspecteur de police qui s'est fait virer quelques mois après son divorce, ayant complètement déraillé. La véritable raison : sa cheffe corrompue, qui trempait dans la Mafia depuis des années, démon déguisé en ange. Suivant des pistes, Jacopo et son meilleur ami Luigi, lui aussi inspecteur, avaient mené leur enquête pendant des mois, réunissant des preuves contre leur supérieure. Ils se croyaient capables de la faire tomber. Sauf que non ; Luigi fut tué par la Mafia à la demande de sa ténébreuse cheffe, tandis que Scaglione devint l'amant de sa supérieure, dans une tentative désespérée de la coincer enfin. En vain, parce qu'elle était parfaitemnent au courant pour son enquête secrète. Il ne devint que son jouet, pendant des mois. Puis un jour, tout fut mis au clair : soit il oubliait cette histoire, soit il subissait le même sort que son ami. Alors Jacopo fit son choix. Il préférait s'éloigner, d'elle, de la Police, de toute cette corruption, complètement brisé et dégoûté.
FABLE: : Au courant pour le surnaturel depuis pas mal de temps déjà. En tant qu'ancien inspecteur, Jacopo a eu affaire à bien des créatures lors de ses enquêtes, il est tombé sur des massacres sans nom. Il ne pouvait donc que finir par découvrir la vérité. Néanmoins, il garde le secret sur ce qu'il sait, il fait semblant que les monstres n'existent pas. Pas envie de passer pour un cinglé, tout simplement. Mais, secrètement, le brun travaille régulièrement pour le Vatican, qui ne le prend pas pour un fou : en effet, il est souvent chargé de retrouver des créatures sur lesquelles le Vatican veut mettre la main. ÉCHINE: : Humain, vous dirait-il. En réalité, Jacopo est une demi-sirène qui s'ignore. GANG: : Il n'appartient officiellement à aucun groupe, mais il bosse souvent pour le Vatican, ce que presque tout le monde ignore. Ils payent bien, alors pourquoi refuserait-il leurs missions ? Et puis, pas sûr que ce soit une bonne idée de leur dire non, voilà tout. @EFFIGIE: : Charlie Cox by Sweet Disaster (c) BAFOUILLES: : 282 PACTE: : 05/08/2017



Message
Dim 15 Oct - 21:40

❝What have we become ?❞
Anastasia & Jacopo
Je ne m'y attendais pas. Je ne m'attendais pas à cette ambiance plutôt détendue, à ces rires partagés entre deux gorgées de vin, bouteille qu'elle avait d’ailleurs ouverte ce soir alors que je n'y croyais pas vraiment en la ramenant, surtout parce que ça venait de ma part, son ex-mari qu'elle détestait de toutes ses forces. Bref, je ne m'attendais pas à ce qu'Anastasia soit gentille avec moi, et encore moins à ce qu'elle ne vienne soigner mes blessures. Non, je m'attendais à une conversation tendue ce soir. Froide, strictement professionnelle, avec peut-être quelques provocations, quelques piques par-ci par-là.  Pas à... ça. Le contact de sa main douce sur ma peau était tellement agréable. Sensation difficile à décrire, sentiments qui remontent à la surface, sournois et dangereux. Je ne devrais pas les ressentir. Pour mon bien. Ça me saoule de voir que je ne peux pas vraiment rester indifférent face à ce contact, face à cette proximité inattendue. Mais c'est Ana ; comment pourrais-je rester indifférent ? Ça n'a jamais été possible, sauf quand nous étions séparés, éloignés loin de l'autre pendant des années. Et encore... J'essaie alors de me ressaisir, de reprendre le contrôle. Reprendre mon air détendu, rigolo, voire carrément connard - tout dépend du point de vue. Je blague suite à ce que mon ex-femme me dise que cette pommade l'a aidée, pour sa main blessée, mais pas que. Je la regarde, souriante. Cela faisait longtemps que je ne l'avais pas vue sourire. Ça me perturbe tellement, bordel... Mais ça fait du bien, quelque part. Ça apaise la culpabilité que je porte sur mes épaules depuis des années.

Plus sérieux cette fois-ci, je remercie Anastasia pour l'onguent. Je tâcherai d'en mettre souvent alors, surtout si cela peut me permettre de ne pas avoir cette sale tronche pleine de bleus. Mais, à vrai dire, ce n'est pas à cela que je pense en ce moment. J'aimerais bien pouvoir me concentrer seulement sur ce pot de crème, mais je ne peux pas. Ana' attire toute mon attention. Mon cœur bat plus vite que d'habitude, mes pensées partent dans tous les sens. Je ressens comme un besoin de... De m'approcher d'elle, de lui dire à quel point je suis désolé. Ses paroles, qu'elle a prononcées alors qu'elle appliquait l'onguent sur mon visage, résonnent encore dans ma tête. Je sais que je l'ai blessée, que je l'ai déçue, humiliée. Alors que je n'étais pas censé le faire. Alors que je ne voulais même pas le faire. Notre histoire, cet amour que nous partagions, c'était réel. C'était vrai. Des deux côtés. Ça, je le sens, j'y crois dur comme fer, de toutes mes forces. J'ai tout gâché, je l'ai trahie, alors je lui dois des excuses, et qu'importe si c'est trop et que ça ne changera rien... Il le faut. Ainsi, je me laisse porter un élan sorti de nulle part, me levant pour aller ensuite m'accroupir devant Ana'. Ma main cherche la sienne, mes yeux se plongent dans les siens. J'ai honte, j'ai mal, j'ai mal à l'âme, je ne sais pas quoi dire. Juste que je suis désolé. Profondément et sincèrement désolé pour tout ce que je lui ai fait. Je ne suis pas ce connard que je veux lui faire croire. Non, quelque part, ce jeune homme qui est tombé amoureux d'elle un jour, tête à claques parfois, têtu comme une mule, Strombolien dans tous les sens du terme, mais sincère et fidèle malgré tout... Il est toujours là, vivant. Et il a honte de ce que je suis devenu.

Mon ex-femme me regarde. Le silence est assourdissant, une véritable torture. Je ne baisse pas les yeux cette fois-ci, attendant désespérément une réaction. Si elle me haït, qu'elle me le dise. Si elle me pardonne... qu'elle me le dise aussi, bon sang. Ou alors... Qu'elle dise quelque chose, tout simplement. Quelques secondes interminables plus tard, la brune dégage sa main, se recule, puis se lève, me tournant le dos. Je me relève à mon tour, les bras ballants, le regard plus humide que je ne voudrais. Je soupire, tout en passant une main dans mes cheveux, puis je vais aller chercher mon verre. C'est que j'en bien besoin, bordel. J'en bois une gorgée, tandis qu'Anastasia attrape une cigarette qu'elle allume ensuite, avant de se retourner vers moi et de s'avancer vers la fenêtre. Je ne dis rien, me contentant d'observer l'Italienne aux origines russes, en train de fumer. Ça me donne envie de m'en griller une aussi, mais je reste immobile, telle une statue. Puis, enfin, elle me regarde et reprend la parole. Elle me dit qu'elle apprécie mes excuses, m'en remercie même. Pas d'insultes, pas de reproches, pas de mots blessants. Juste un remerciement. Je ne m'en sens que plus minable. Je déglutis. Je suis muet à présent, incapable de prononcer le moindre mot. Jacopo Scaglione muet... Le monde à l'envers, hein ? Comment je fais maintenant pour te détester autant ? Je ne saurais répondre à cette question qu'elle se pose plus à elle-même qu'à moi... J'ai envie de lui dire "ne me déteste pas, pardonne-moi." Parce que, dans le fond, je sais que ça me blesserait si elle me disait que m'haïra pour toujours. Bordel, fait chier, foutus sentiments de merde ! Fort heureusement, Anastasia tente d'alléger un peu l'ambiance en me taquinant à propos de cette fameuse raclée qu'elle m'avait promise. J'étire un sourire en coin. Cette fois-ci, c'est elle qui se la joue rigolo pour éloigner un sujet qui la met mal à l'aise. Comme moi. Mine de rien, on se ressemble pas mal sur certains points. Je prends un air faussement effrayé.

« Bon, j'avoue... J'étais terrorisé à l'idée de... Bah... non, en fait, pas du tout, désolé. »

Dis-je, avant de lâcher un petit rire. Je regarde Ana'. Encore une fois, j'ai la sensation qu'on perd notre temps à se taquiner, plutôt qu'à parler de ce qui importe réellement. Il y a tellement de non-dits entre nous. Tellement de secrets, de mensonges, de rancœurs... Tellement de choses que je voudrais lui dire. Mais c'est si dur... A moins que je ne vide cette bouteille. Et encore, pas sûr que ce soit suffisant. Anastasia finit sa cigarette, avant de revenir devant la table pour terminer son verre à son tour. Je reste toujours aussi silencieux, toujours aussi mal à l'aise. Lorsqu'elle s'assoit sur le canapé, la belle humaine évoque notre première rencontre. Mais pourquoi... Pourquoi fallait-il qu'elle en parle ? Qu'elle réveille tous ces souvenirs, et surtout les sentiments qui viennent avec ? Le cœur serré, je déglutis. Bon sang, qu'est-ce que je fous là à la regarder ? Soit je m'en vais, soit je lui dis ce que je ressens au fond de mon âme. Posant mon verre vide sur la table basse, je vais m'asseoir aux côtés de la brune. Peut-être que je ne devrais pas, que je devrais plutôt écouter cette voix dans ma tête qui me hurle de m'en aller, de partir d'ici en vitesse. Mais je refuse. Mon pouce se glisse sur le menton de la jeune femme, afin qu'elle relève son regard vers moi.

« Ana'... »

Mes doigts se glissent sur sa joue, tendrement. Je ne peux m'en empêcher. Mon cœur bat à tout rompre, ma main tremble. Je me sens comme un adolescent... Je déteste ça. Ou j'adore. Je ne sais pas. Je sais juste que je ne peux plus faire demi-tour. Mes lèvres cherchent les siennes, doucement au départ, puis plus passionnément, ignorant la douleur. Ignorant cette voix qui me dit que je joue avec le feu. Je m'en fous. Parce que, justement, elle est ce feu qui réchauffe mon cœur, qui me fait sentir vivant... comme personne d'autre. Je romps le baiser, collant mon front contre le sien, les yeux fermés.

« Sans toi, je suis devenu une épave... Voilà ce que je suis devenu. Tu me manques... tellement... »

©️ Pando

_________________
❝non sono positivo alla normalità❞ Non mi appartiene le 8 ore, la macchina a lavare, la tua casa al mare. Non mi appartiene la perfezione, sabato sera la visualizzazione del tuo davanzale. Non mi appartiene buone maniere, se predichi e poi meriti catene. E mentre il mondo va, l'amore è diventato una pubblicità. Hai già pronto il kit per la mia identità ? Non sono positivo alla normalità. (c) Astra
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Anastasia Di Renzo
SORCIERS - TO KNOW IS LIKE A HUNGER
OSSATURE: : 32 ans CONTRAT: : Divorcée - Célibataire BESOGNE: : Chasseuse de tête (dans le recrutement) - Informatrice du Vatican
ÉCORCE: : 32 ans ÉCHINE: : Sorcière Wicca PRESTIGE: : Pouvoir de détection des mensonges GANG: : Membre du coven Aconit @EFFIGIE: : Olga Kurylenko, ©Fluffy BAFOUILLES: : 380 PACTE: : 11/07/2017



Message
Lun 16 Oct - 13:28

 
Jacopo & Anastasia // What have we become ?

 
Pourquoi ? Pourquoi a-t-il fallu qu’il s’excuse maintenant ? A l’instant où je me sens si faible, où je me rends compte que je n’aurai jamais du l’inviter ici. Trop de souvenirs, trop d’habitudes. Pourquoi faut-il qu’il ressente le besoin de s’excuser alors que j’étais déjà en train de douter, bordel ? Il est accroupi, devant moi, attendant certainement une réaction de ma part. Réaction que je suis incapable d’avoir pour le moment, parce que je ne sais pas comment réagir. Le pardonner ? Facile à dire mais en pratique… Je n’oublierai jamais… Les secondes s’écoulent, sans que je ne bouge, le regardant dans les yeux. Je sens mon cœur qui se serre dans ma poitrine, battant la chamade. Je sens ma main qui commence à trembler, alors je mets fin au contact qu’on avait. Je retire ma main de la sienne, et je me recule en même temps. Je me lève. Je ne veux pas qu’il me voit comme ça. Je lui tourne le dos, et regarde ma main tremblante. Qu’est-ce que je dois faire bordel ? Ses excuses étaient sincères, je le sais. J’aurai préféré l’ignorer, penser qu’il se foutait encore de ma gueule. Ça aurait été tellement plus simple, j’aurai eu juste à le renvoyer chier. Mais non… J’attrape ma cigarette qui traine encore sur la table, et m’en vais la fumer à la fenêtre, passant devant Jacopo. Je réfléchis encore un instant. Le silence est lourd, il faut que je dise quelque chose. Alors je décide de le remercier pour ses excuses, car je sais ce qu’il lui en a couté de me les faire. Nous nous ressemblons, au final. Fiers tous les deux, nous n’aimons pas nous excuser. Nous préférons toujours éviter les sujets sensibles, plutôt que de s’y confronter. Ce soir… Je ne sais pas ce qu’il se passe. Un trop plein ? Les souvenirs qui viennent nous hanter, qui viennent nous susurrer à l’oreille qu’il faudrait que nous nous retrouvions ? Mais j’esquive encore, finalement. Je tente l’humour, parlant de la raclée que je dois lui mettre. Sa réponse a le mérite de m’arracher un sourire, alors que je finis ma cigarette. La nicotine m’a calmée. Pour le moment en tout cas.

« Tu devrais pourtant… »

Oh, oui, je suis sûre que je pourrai le mettre dans un état pire que celui dans lequel il est actuellement mais… Est-ce que j’en ai toujours envie, maintenant qu’il s’est excusé ? Je l’observe, alors que je finis mon verre de vin, reposant le contenant vide sur la table. Il est calme, et c’est étonnant. Pour une fois, il ne se donne pas cet air de connard fini. Il n’a pas de carapace là. Au naturel, comme lors de notre rencontre. M’asseyant sur le canapé, j’aborde d’ailleurs ce sujet sensible. Notre rencontre… Je lui demande s’il s’en souvient. Rencontre fortuite, dans un magasin, au détour d’un rayon. Multiples demandes d’aides, devenues une habitude, finalement, au fur et à mesure où on se croisait. Je l’ai toujours soupçonné de me surveiller, et de faire exprès de venir faire ses courses aux heures où j’y allais. Ou était-ce l’inverse ? Etait-ce moi qui avais regardé l’heure, à chaque fois, pour savoir quand y retourner ? Je n’en sais rien. Je m’étais toujours dis en tout cas, qu’on raconterait l’histoire de notre rencontre à nos enfants, tout en en riant de bon cœur. Mais nous n’y avons pas eu le droit. Ce n’est pas faute d’avoir essayé, nous voulions fonder une famille. Mais la stérilité s’est installée entre nous, malheureusement. Nous aurions pu adopter, mais Jacopo n’était pas prêt. Il n’était pas prêt à admettre sa stérilité, n’y que nous avions besoin d’aide pour devenir parents. La fierté, une fois de plus. Mais quel bilan tirer de tout ça ? Cinq ans d’éloignement, c’est long, après avoir vécu sept ans avec celui que l’on aime. Je n’ai jamais compris pourquoi il avait ressenti ce besoin d’aller voir ailleurs. Parce qu’il se sentait faible, de ne pas pouvoir enfanter ? J’ai abandonné l’idée de savoir. C’était trop dur de ressasser, de se poser des questions. Mais je n’ai jamais réussi à me poser avec un autre homme finalement. Et si c’était de ma faute ? Et si ça recommençait ?

Ma tête prise dans mes mains, coudes sur les jambes, je me demande à voix haute ce que nous sommes devenus, ce que nous avons fait. Je l’entends marcher, et je le sens s’asseoir sur le canapé, à mes côtés. Doucement, il vient attraper mon menton, m’amenant à le regarder. J’ai le cœur serré, mais je ne détourne pas le regard. Enfin… Je ferme un instant les yeux sous ses caresses sur ma joue. Je devrai le repousser. Il m’a trompée, il a normalement perdu le droit de me toucher, ou même de me regarder. Mais… Je n’y arrive pas. Pas ce soir. Je ne me sens pas assez forte pour ça. Je rouvre soudainement les yeux lorsque ses lèvres viennent se poser contre les miennes. Merde… Putain, mais qu’est-ce qu’on fait ? Je n’ai pas le temps de réagir, le baiser devient plus passionné. Je ne réfléchis pas, je n’y arrive pas. Je suis le mouvement, la cadence. Je devrais le repousser. Mais c’est lui qui vient à rompre le baiser. Il colle son front contre le mien, ses yeux fermés. Les miens sont bien ouverts, et je ne peux empêcher les larmes de couler à ses paroles. Je déteste ça. Je ne veux pas qu’il me voit comme ça. Mais ce soir, je ne suis pas assez forte pour me cacher derrière cette carapace. Ce soir, c’est trop me demander.

« Pourquoi ? Pourquoi tu m’as trompée, Jac’ ? »

Parce que j’ai besoin de savoir. Besoin de savoir que ce n’est pas de ma faute. Besoin de savoir si ça pourrait se reproduire, ou pas. Ce soir, il est honnête, mais demain ? Est-ce que je peux lui faire à nouveau confiance ? C’était quoi ce baiser ? Une nouvelle chance, un nouvel essai ? Ou juste une envie à assouvir, juste le besoin d’un soir ? J’ai besoin de savoir. Il faut qu’il m’explique, il faut que je sache. Et… Il faut aussi que je lui avoue ce que je suis. Parce qu’il y a trop de secrets entre nous, et c’est ce qui nous a mené à notre perte, cinq ans auparavant. Je ne sais pas comment annoncer ça, je ne sais pas comment il pourrait le prendre. Et en même temps… Est-ce vraiment le moment ? Ai-je vraiment envie de le lui dire ? Je ne sais pas à quoi je m’attends. Est-ce que je veux une nouvelle relation, un nouvel essai ? Il m’a trompée… Je le regarde, les yeux humides, et je reprends la parole avant qu’il n’ai eu le temps de dire quoi que ce soit. Je suis nerveuse, je repousse mes cheveux en arrière.

« Attends… Avant que tu ne répondes, je dois te dire quelque chose… Je… » Je soupire. « Je ne sais pas comment te dire ça… Mais… Je ne suis pas une simple humaine… La Wicca, tu connais ? Je… Suis une sorcière wicca… Et j’ai le pouvoir de détecter les mensonges. C’est comme ça que j’ai su, il y a cinq ans, que tu me mentais… Je suis désolée, je sais que j’aurai du te le dire avant mais nous sommes obligés d’être méfiants, alors je ne t’ai rien dit au début. Et après… Comment annoncer à son mari que sa femme est une sorcière ? Alors je me suis tue… Mais j’en ai assez, Jac’. Il y a trop de mensonges, ou de non-dits. Je n’en veux plus. J’ai… Juste besoin de savoir. On parlera de moi après si tu veux. Je pourrais t’expliquer. Mais… Dis-moi s’il te plait… »

Je me sens un peu plus légère avec ce poids en moi en moins, mais je crains sa réaction. Et s’il partait ? Et en même temps… Est-ce qu’on peut encore avoir un avenir ? J’étais prête à le frapper tout à l’heure, à le détester. Mais… Et maintenant ? Qu’est-ce que je veux ? Je n’en sais rien… Je suppose que ses futurs actes, ses prochaines paroles m’aideront à en savoir plus. Je l’espère en tout cas…

⇜ code by bat'phanie ⇝

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Jacopo Scaglione
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
OSSATURE: : 37 ans CONTRAT: : Célibataire. Enfin... Divorcé. Evitons ce sujet, per favore. BESOGNE: : Détective privé. Ex-inspecteur de police qui s'est fait virer quelques mois après son divorce, ayant complètement déraillé. La véritable raison : sa cheffe corrompue, qui trempait dans la Mafia depuis des années, démon déguisé en ange. Suivant des pistes, Jacopo et son meilleur ami Luigi, lui aussi inspecteur, avaient mené leur enquête pendant des mois, réunissant des preuves contre leur supérieure. Ils se croyaient capables de la faire tomber. Sauf que non ; Luigi fut tué par la Mafia à la demande de sa ténébreuse cheffe, tandis que Scaglione devint l'amant de sa supérieure, dans une tentative désespérée de la coincer enfin. En vain, parce qu'elle était parfaitemnent au courant pour son enquête secrète. Il ne devint que son jouet, pendant des mois. Puis un jour, tout fut mis au clair : soit il oubliait cette histoire, soit il subissait le même sort que son ami. Alors Jacopo fit son choix. Il préférait s'éloigner, d'elle, de la Police, de toute cette corruption, complètement brisé et dégoûté.
FABLE: : Au courant pour le surnaturel depuis pas mal de temps déjà. En tant qu'ancien inspecteur, Jacopo a eu affaire à bien des créatures lors de ses enquêtes, il est tombé sur des massacres sans nom. Il ne pouvait donc que finir par découvrir la vérité. Néanmoins, il garde le secret sur ce qu'il sait, il fait semblant que les monstres n'existent pas. Pas envie de passer pour un cinglé, tout simplement. Mais, secrètement, le brun travaille régulièrement pour le Vatican, qui ne le prend pas pour un fou : en effet, il est souvent chargé de retrouver des créatures sur lesquelles le Vatican veut mettre la main. ÉCHINE: : Humain, vous dirait-il. En réalité, Jacopo est une demi-sirène qui s'ignore. GANG: : Il n'appartient officiellement à aucun groupe, mais il bosse souvent pour le Vatican, ce que presque tout le monde ignore. Ils payent bien, alors pourquoi refuserait-il leurs missions ? Et puis, pas sûr que ce soit une bonne idée de leur dire non, voilà tout. @EFFIGIE: : Charlie Cox by Sweet Disaster (c) BAFOUILLES: : 282 PACTE: : 05/08/2017



Message
Mar 17 Oct - 19:22

❝What have we become ?❞
Anastasia & Jacopo
J'ai perdu le contrôle. Les souvenirs ont refait surface, les sentiments aussi. Je me suis rendu compte qu'Ana' me manque. Enfin... si je ne le savais pas déjà. A vrai dire, là n'est pas la question. Elle me manque, elle m'a toujours manqué depuis notre divorce... Depuis ma trahison. Trahison pas tout à fait volontaire au départ, mais je sais que c'est bel et bien de ma faute si notre histoire s'est mal terminée. Je le regrette. Je regrette profondément de l'avoir trompée, de l'avoir blessée ainsi. Je l'aimais, et pourtant, je l'ai blessée, j'ai détruit ce que nous avions. Comment pourrais-je ne pas m'en vouloir ? Cependant, ce soir la culpabilité avait cédé sa place à la bonne humeur. Nous parlions, sans nous agresser mutuellement, sans nous provoquer. Comme avant. Peut-être que le vin a aidé aussi, qui sait... Mais je sais que ce n'est pas le vin qui m'a fait l'embrasser. Je le sais, tout au fond de moi, que c'est parce que je ne l'ai jamais oubliée. Que sommes-nous devenus ? Voilà la question que je me pose moi aussi. Moi, je ne suis pas devenu grand-chose. Je ne suis pas heureux, même si je fais sans doute un effort inconscient pour me convaincre que le fait que ma vie professionnelle se passe plutôt bien ces derniers temps est suffisant pour que je sois un homme heureux. Sauf que voilà, c'est pas la peine de se mentir. Je ne me suis jamais senti aussi vivant qu'en cet instant, alors qu'elle est si près de moi, ses lèvres collées aux miennes.  

« Pourquoi ? Pourquoi tu m’as trompée, Jac’ ? »

Sa question me laisse sans voix. Comme un lourd coup de poing en plein ventre. Il faut... Il faut que je lui dise. Il faut que je lui raconte ce qui s'est passé, que je lui dise que la mort de Luigi n'était pas un accident, que mon amante était en réalité ma cheffe corrompue que je voulais à tout prix envoyer en prison. Ce n'est pas un sujet facile pour moi. J'ai honte de ce que j'ai fait. Surtout que ça n'a apporté aucun résultat. Mon ancienne supérieure a gagné, la mort de Luigi n'a jamais été vengée et moi... j'ai tout perdu. J'ai perdu Ana', j'ai perdu mon travail, j'ai perdu ma réputation. Après, le travail et la réputation, c'était des détails. Mais Ana', elle était tout pour moi et je sais que jamais elle ne pourrait me pardonner... Si ? Rien que l'idée qu'elle puisse me pardonner me fait frémir de soulagement... Ou non, de bonheur, plutôt. Je déteste cette emprise qu'elle a toujours sur moi. Comme si je n'avais fait aucun progrès tout au long de ces cinq dernières années, pour l'oublier, pour me détacher de cet amour perdu.

Alors que je m'apprête à répondre à la brune, à lui ouvrir mon cœur comme jamais je ne l'avais fait auparavant, elle m'interrompt. Mon regard croise le sien, larmoyant, alors que ma main se glisse sur la sienne. Je la regarde, le souffle court, le cœur battant la chamade. Elle a quelque chose à me dire, je suis prêt à l'écouter. Comme si tout le reste ne comptait pas. Il n'y a que nous deux... Ana' et moi. Comme ça aurait pu être le cas si je n'avais pas tout gâché. Sa voix douce caresse mes oreilles. Je ne suis pas une simple humaine. Je hoche la tête, comme si elle venait de dire un truc absolument normal. Puis le mot sorcière me fait tilter. Je retire ma main, choqué. Ouais, non... Attendez, elle est sérieuse, là ?! Et elle a le pouvoir de détecter les mensonges ?! Mes sourcils se froncent, mes yeux s'écarquillent malgré moi. Ma bouche s'ouvre sans que je ne puisse prononcer le moindre mot. Alors c'est comme ça qu'elle a su ? En fait... Je n'ai jamais rien pu lui cacher ! Que je le veuille ou pas ! Je laisse un léger rire franchir mes lèvres, tandis que je pose ma main sur ces dernières. J'ignore la douleur, j'ignore... tout. Je sens la colère monter au fond de moi. Je me sens trahi moi aussi. Moi qui la croyais si... parfaite. Irréprochable. Moi qui la voyais comme une sainte tout en me martyrisant pour ce que je lui avais fait. Elle était l'ange et moi le démon. Alors qu'en réalité, elle m'avait menti pendant toutes ces années ! Comme si c'était juste un petit détail insignifiant !

Tremblant, je me lève. Je me recule, jusqu'à trouver un mur derrière moi. Je rigole, sans pouvoir plus rien contrôler. Ce n'est pas drôle, malheureusement. Mais je n'y peux rien. C'est... soit rire, soit pleurer. Et tant qu'à faire, je préfère rire à gorge déployée comme le connard que je suis. Jusqu'à en pleurer. Maintenant elle veut que parle de moi ? Parce que ce qu'elle vient de me raconter, bah... Ce n'est rien à côté de ce que je lui ai fait ? Sans déconner, Ana'... Finalement, j'arrive à contrôler mon rire, difficilement.

« Alors... Attends, histoire d'être sûr que j'ai bien compris ! Tu es non seulement une sorcière... mais aussi un détecteur de mensonges sur pattes ? Et tu m'as menti pendant toutes ces années ? Tu m'en veux pour t'avoir menti pendant des mois, mais t'as réussi à faire encore pire ! La vérité, c'est que... que tu ne m'as jamais fait confiance ! Je m'en suis voulu pendant des années, j'ai culpabilisé comme une merde, j'ai tout perdu, et pourtant, tu n'étais pas blanche comme neige... Je me disais que tu étais différente de moi, que tu étais meilleure que moi. Une meilleure menteuse, oui ! »

Une larme coule le long de mon visage. Je l'essuie rageusement. Je déteste pleurer. Surtout devant elle. Surtout... quand je viens d'apprendre qu'elle aussi m'a trahi. Je suis tellement en colère ! J'ai envie de tout casser, jusqu'à ne plus avoir de forces.

« Tu veux savoir pourquoi je t'ai trahi ? Parce que Luigi est mort. Tu t'souviens de Luigi, mon meilleur ami, mon partenaire ? Il n'est pas mort par accident. C'est la Mafia qui l'a tué, oui, mais à la demande de ma cheffe. Oui, ma supérieure, cette blonde ambitieuse, cette pétasse qui trempait dans la mafia jusqu'au cou. »

Les larmes se multiplient. Je n'y peux rien, j'ai l'âme à vif, j'ai mal, je me sens exploser.

« On voulait trouver les preuves pour la faire tomber, pour l'envoyer en prison. Du coup, on a enquêté sur elle, pendant des mois, on a rassemblé des preuves. Puis un jour, elle l'a fait tuer ! Comme si de rien n'était ! Un simple... avertissement pour ceux qui voulaient se mêler de ce qui ne les regardait pas. Mais j'ai pas arrêté, parce que je ne voulais pas qu'il soit mort en vain. Alors un soir je me suis infiltré chez elle. J'ai même réussi à ouvrir son coffre, j'avais des preuves, des documents qui pourraient la détruire... Sauf qu'elle a débarqué tout à coup. Et... Je ne m'y attendais pas. J'ai dû justifier ma présence chez elle, sinon elle me tuait aussi. Alors je n'ai trouvé rien de mieux à faire... que de la baiser ! Et pas qu'une fois ! Crois-moi, je me suis bien défoulé... »

J'éclate de rire, je pleure, je ne sais pas ce que je fais. Je pose une main sur ma bouche. La tristesse l'emporte sous la colère. Ma voix se brise, volcan qui arrête de cracher de la lave en fusion, brûlante, coulée de mots blessants. Je me laisse glisser le long du mur, la tête entre les mains.

« Putain... Même maintenant que je sais que tu m'as menti, que tu n'es pas qui tu disais être... je me sens toujours aussi... aussi immonde... »


©️ Pando

_________________
❝non sono positivo alla normalità❞ Non mi appartiene le 8 ore, la macchina a lavare, la tua casa al mare. Non mi appartiene la perfezione, sabato sera la visualizzazione del tuo davanzale. Non mi appartiene buone maniere, se predichi e poi meriti catene. E mentre il mondo va, l'amore è diventato una pubblicità. Hai già pronto il kit per la mia identità ? Non sono positivo alla normalità. (c) Astra
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



Contenu sponsorisé



Message
Revenir en haut Aller en bas
 
What have we become ? | PV Jac'
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
RIGOR MORTIS ::  :: OUEST :: → HABITATIONS-
Sauter vers: