What have we become ? | PV Jac'

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What have we become ? | PV Jac' - Mer 18 Oct - 14:33
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sorciers
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EFFIGIE : Olga Kurylenko
BAFOUILLES : 465
PACTE : 11/07/2017


OSSATURE : 32 ans
CONTRAT : Divorcée - En couple (avec l'ex-mari...)
BESOGNE : Chasseuse de tête (dans le recrutement) - Informatrice du Vatican
ÉCHINE : Sorcière Wicca
PRESTIGE : Pouvoir de détection des mensonges
GANG : Membre du coven Aconit
CREDIT : Shadow Dancer

 
Jacopo & Anastasia // What have we become ?

 
Le geste parle de lui-même. Peut-être n’était-il pas voulu, mais il se fait quand même. Mon ex-mari vient de poser ses lèvres sur les miennes, nous sommes en train de nous embrasser, après cinq années de divorce. Que faisons-nous ? Je ne sais pas ce qui serait juste de faire. Dois-je cesser ça ? Il m’a trompée… Et en même temps… J’ai l’impression de retrouver le Jacopo que j’ai rencontré, il y a douze ans. Et ça me fait du bien. C’est de cette personne, que j’aurai eu besoin, à la mort de mes parents. J’ai été bien entourée, mais… Ce n’était pas pareil. Je perds pieds depuis un petit moment. Peut-être bien depuis que je suis revenue vivre ici en fait. Que j’ai quitté l’appartement de Maisie. C’était peut-être trop tôt ? Mais… Je crois que je remonte doucement depuis que les preuves sont venues à moi. Je reprends pieds, j’arrête les conneries. Ou est-ce depuis que Jacopo est revenu dans ma vie ? Je n’en sais rien… Toujours est-il que maintenant, ce baiser me fait autant de bien qu’il me détruit. Je sens les larmes couler, déchirée entre deux sentiments. Il met fin au baiser, j’en profite pour lui demander pourquoi il m’a trompé. J’ai besoin de savoir. Besoin de savoir que ce n’est pas de ma faute, que ça ne se reproduira peut-être pas. Et en même temps… Je dois le prévenir, je dois lui avouer ma condition… Je reprends la parole, lui disant d’attendre avant de me répondre, que j’avais quelque chose à lui dire. Je sens sa main venir se poser sur la mienne. Je continue. Je lui avoue que je suis une sorcière wicca, que j’ai le pouvoir de détection des mensonges. Je sens le contact se rompre entre nos mains. J’appréhende sa réaction, mais je continue. Il le faut. Je m’explique. Plus de mensonges. Je m’arrête là, je pense que j’en ai assez dit. Mais la réaction de Jacopo ne se fait pas attendre. Je le vois poser sa main sur sa bouche. Ce rire qui sort de sa bouche me fait mal. Il se lève, recule jusqu’à toucher le mur de mon appartement. Ce rire qui me fait si mal continue. Il s’arrête finalement, pour parler. Je l’écoute, sans rien dire. Ses paroles me frappent, c’est comme s’il me donnait des coups physiquement parlant. Il a raison… Il a complètement raison… Moi aussi je lui ai menti. Je ne peux pas… Je ne peux plus lui reprocher le fait de m’avoir caché son aventure. Oui, avouer qu’on est une surveille n’est pas simple. Mais… Avouer une aventure ne l’est pas non plus, hein ? Je comprends maintenant… Je comprends et je m’en veux. Il a complètement raison, sauf sur un point.

« Je te faisais confiance ! Mais ce n’est pas un pouvoir que je choisis ou non d’activer ! Que je le veuille ou non, je sais si la personne ment ou pas. Crois-moi, ça aurait été beaucoup plus simple si je n’avais pas ce don. Je le maudis tellement souvent ! L’ignorance est parfois mieux que la vérité… »

Je le vois qui pleure, et ça me déchire le cœur. Je crois bien que c’est la première fois que je le vois pleurer. Je regrette de lui avoir avoué ce que j’étais ! Et en même temps… Il fallait le faire. Nous nous rapprochions, je ne pouvais pas garder ce secret. Il reprend finalement la parole, rentrant dans le vif du sujet. Luigi ?! Evidemment que je m’en souviens ! Mais je ne vois pas le lien avec son aventure ! Sa… Supérieure a ordonné de le tuer ? La Mafia ? Oh putain… Mais pourquoi il ne m’a rien dit ! Choquée, je l’écoute, portant ma main à mes cheveux. J’ai envie de vomir. Son récit est tellement… Putain mais pourquoi il ne m’a rien dit ? Je l’ai mis à la porte, alors que nous serions peut-être toujours ensemble aujourd’hui… Je m’en veux. Je lui en veux aussi, mais pas pour les mêmes raisons qu’avant. Je le regarde rigoler, et pleurer en même temps. Il se laisse glisser le long du mur, et reprend finalement la parole. Ses paroles me serrent le cœur. Je… Je dois réagir maintenant. Je n’en reviens toujours pas de ce qu’il m’a dit, mais je dois réagir. Je me lève, et me dirige vers lui. Je m’accroupis devant lui, prenant ses mains. Je sens aussi les larmes couler sur mes joues.

« Jacopo… Je… Je suis désolée… Pourquoi tu ne me l’as pas dis ? J’aurais parfaitement compris ! Je crois… Enfin… Ma réaction aurait été différente à coup sûr. » Ma voix est douce, bien qu’un peu saccadée par les larmes. Je lâche ses mains pour finalement le prendre dans mes bras. « Je suis désolé… Je m’en veux tellement… Si j’avais su… Je comprends parfaitement que tu as voulu faire tout ça pour Luigi… Tout faire pour venger la mort d’un proche… C’est quelque chose que je connais hein… Je… J’ai demandé à une sirène de me mordre, parce que je perdais la raison. Je perdais pieds, je me sentais vide. Alors finalement… Toi au moins, tu t’es battu. Tu as raison, moi aussi je t’ai menti… Je ne peux pas te reprocher de l’avoir fait. Je m’en veux terriblement de ne rien t’avoir dit… » Je me recule un peu pour le regarder dans les yeux. Cette fois, c’est moi qui viens chercher ses lèvres. Je ne sais pas pourquoi, le geste s’est imposé de lui-même. J’espère qu’il ne me repoussera pas, mais si c’est le cas… Je comprendrais…

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What have we become ? | PV Jac' - Mer 18 Oct - 17:57
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EFFIGIE : Charlie Cox
BAFOUILLES : 941
PACTE : 05/08/2017


OSSATURE : 37 ans
CONTRAT : Célibataire. Enfin... Divorcé. Evitons ce sujet, per favore.
BESOGNE : Détective privé. Ex-inspecteur de police qui s'est fait virer quelques mois après son divorce, ayant complètement déraillé. La véritable raison : sa cheffe corrompue, qui trempait dans la Mafia depuis des années, démon déguisé en ange. Suivant des pistes, Jacopo et son meilleur ami Luigi, lui aussi inspecteur, avaient mené leur enquête pendant des mois, réunissant des preuves contre leur supérieure. Ils se croyaient capables de la faire tomber. Sauf que non ; Luigi fut tué par la Mafia à la demande de sa ténébreuse cheffe, tandis que Scaglione devint l'amant de sa supérieure, dans une tentative désespérée de la coincer enfin. En vain, parce qu'elle était parfaitemnent au courant pour son enquête secrète. Il ne devint que son jouet, pendant des mois. Puis un jour, tout fut mis au clair : soit il oubliait cette histoire, soit il subissait le même sort que son ami. Alors Jacopo fit son choix. Il préférait s'éloigner, d'elle, de la Police, de toute cette corruption, complètement brisé et dégoûté.
FABLE : Au courant pour le surnaturel depuis pas mal de temps déjà. En tant qu'ancien inspecteur, Jacopo a eu affaire à bien des créatures lors de ses enquêtes, il est tombé sur des massacres sans nom. Il ne pouvait donc que finir par découvrir la vérité. Néanmoins, il garde le secret sur ce qu'il sait, il fait semblant que les monstres n'existent pas. Pas envie de passer pour un cinglé, tout simplement. Mais, secrètement, le brun travaille régulièrement pour le Vatican, qui ne le prend pas pour un fou : en effet, il est souvent chargé de retrouver des créatures sur lesquelles le Vatican veut mettre la main.
ÉCHINE : Humain, vous dirait-il. En réalité, Jacopo est une demi-sirène qui s'ignore.
PRESTIGE : Retenir sous souffle sous l'eau pendant cinq minutes, comme si de rien n'était. Mais ce n'est pas un super-pouvoir, ça ? Si ?!
GANG : Il n'appartient officiellement à aucun groupe, mais il bosse souvent pour le Vatican, ce que presque tout le monde ignore. Ils payent bien, alors pourquoi refuserait-il leurs missions ? Et puis, pas sûr que ce soit une bonne idée de leur dire non, voilà tout.
CREDIT : Shadow Dancer (avatar), Tumblr (gifs) & Astra (signa)

❝What have we become ?❞
Anastasia & Jacopo
Je ne m'y attendais pas. Alors que je m'apprêtais moi-même à m'ouvrir, à lui dire la vérité, à lui expliquer que je ne l'ai pas trahie simplement parce que je ne l'aimais plus... Voilà qu'Ana décide de se confier avant moi. Dépassé par les évènements et surtout par mes propres émotions intenses et contradictoires, je la laisse parler, ma main sur la sienne. Puis je me rends compte de la gravité de ses paroles. Elle est une sorcière. Et elle possède le pouvoir de détecter les mensonges. Une fureur inouïe monte au fond de moi, comme une vague de magma en fusion qui se fraye un chemin vers la surface, brûlant, explosif. Je ne peux m'en empêcher. Je déverse ma colère, alors que je me sens trahi, manipulé. Est-ce égoïste que de se sentir ainsi alors que moi-même je l'ai trahie également ? Je ne sais pas, mais c'est ce que je ressens, et je n'y peux rien. Je pensais qu'Ana' n'était pas comme moi. Qu'elle ne m'avait jamais menti aussi longtemps que moi je lui avais menti à elle. La douleur et la rage me font parler, me font hausser la voix et dire les choses d'une façon bien plus crue que je ne l'aurais voulu. Choqué, je regarde Ana', le regard noyé dans les larmes que je ne peux pas retenir. Elle me faisait confiance, et pourtant, elle m'a menti... Je pousse un nouveau rire triste, façon idiote d'extérioriser la tempête de sentiments qui me secoue de l'intérieur. Je ne réponds rien. Tout à l'heure elle me disait que l'ignorance était la pire des choses... Et là, soudainement, la brune me dit que c'est parfois mieux que la vérité. Non, ça me donne limite envie de rire, en fin de comptes.

Je ne sais pas pourquoi, mais je finis par me concentrer sur ma propre histoire. Sur mes propres erreurs, sur tout ce que j'ai fait, tout ce que je lui ai fait. J'aurais pu faire demi-tour et ne jamais lui dire pourquoi je l'ai trahie. J'avoue, ça m'a traversé l'esprit pendant quelques secondes. Sauf que non. J'allais m'ouvrir, j'allais lui dire la vérité, me débarrasser de ce poids qui m'écrase depuis bien trop longtemps : le poids de la culpabilité, des remords. Alors c'est ce que je fais. D'une voix toujours aussi colérique, je lui raconte tout. Je ne mâche pas mes mots, je la blesse probablement, mais je m'en fous. Il faut juste que je lui dise la vérité, tout simplement, avant que mes larmes ne noient ma voix et que je ne m'en aille sans lui avoir tout dit. Bordel, pourquoi je l'ai embrassée ? Pourquoi j'ai réveillé tous ces sentiments enfouis ? Maintenant, tout est beaucoup plus difficile. Emotions amplifiées par notre rapprochement inattendu, par ce baiser qui m'a réchauffé le cœur... Par ma déception, par ma colère face à ses mensonges, qui ont duré des années. Par la honte que je ressens alors que je lui parle de ces secrets sombres qui ont entraîné ma perte et surtout, la perte de notre mariage, de notre amour. Petit à petit, je me rends compte que je ne suis pas vraiment en colère contre elle. Je suis juste... triste. Blessé. Honteux. Terriblement honteux. Quoi qu'elle dise, quoi que je dise, la vérité c'est que je me suis sali, je n'ai pas été digne de l'amour d'Ana. Je l'aimais, pourtant. Peut-être que je l'aime toujours, qui sait. Ce serait tellement plus simple si je ne ressentais rien, que cela ne me faisait plus rien de la regarder, de la voir pleurer... Mais avec elle, ça a toujours été comme ça. Intense, puissant. Réel.

Je craque. Je fonds en larmes, mon visage caché derrière mes mains, assis par terre, mon dos appuyé contre un mur derrière moi. J'ai mal, putain. Mal à l'âme, mal au cœur. J'ai beau dire que je n'en ai pas, mais c'est faux. Je ressens tout très intensément. Et là, quand je repense à tout ce que je lui ai fait... Ai-je vraiment le droit de dire qu'elle ne vaut pas mieux que moi ? Je ne sais pas ce que ça fait d'être une sorcière, d'avoir un don. Ce n'est pas sa faute si elle est ce qu'elle est. Alors que moi, j'ai fait un choix en couchant avec ma cheffe. Un choix que je n'ai pas su assumer jusqu'au bout, vu que je n'ai pas réussi à la mettre derrière les barreaux. J'ai juste réussi à perdre mon travail, ma réputation, mon honneur... Ma femme. Tout. Mort de honte, je n'ai plus la force pour l'attaquer. Ni l'envie. Faudrait... que je me relève, et que je m'en aille d'ici. On perd notre temps, on va encore se blesser mutuellement, et ça, franchement, ce n'est pas ce que je veux. Sauf qu'avant-même que je ne puisse faire le moindre geste, Anastasia s'accroupit devant moi, prenant mes mains dans les siennes. Je n'arrive pas à la regarder dans les yeux. Je tente simplement de calmer ma respiration, de faire tarir mes larmes. Le contact de ses doigts qui s'entremêlent aux miens m'apaise, me fait vibrer de bonheur. Pourquoi je ressens ça ? Pourquoi je ne peux pas rester indifférent quand je suis près d'elle ? Rester froid, maître de la situation, maître de moi-même et de mes gestes surtout. La trentenaire s'excuse, me demandant pourquoi je ne lui ai pas dit la vérité à l'époque. Qu'elle aurait parfaitement compris, ou du moins, que sa réaction aurait été différente. Alors... Ça veut dire qu'elle ne m'en veut pas ? Qu'elle... comprend ? Mais comment est-ce possible ? Comment pourrait-elle... Je ne mérite pas son pardon, j'suis un abruti ! J'étouffe difficilement un sanglot.

« J'avais honte... »

Soudainement, la brune lâche mes mains pour me prendre dans ses bras. Je lui rends son étreinte, je la serre si fort contre moi. J'ai l'impression de pouvoir enfin respirer à nouveau. Je donne libre cours à mes larmes, j'enfouis mon visage dans son cou. Son parfum rassurant, la chaleur de son corps contre moi... Je ne pensais jamais pouvoir ressentir cela à nouveau. J'ai du mal à croire que je ne rêve pas. Que tout ceci est réel. Il y a cinq minutes à peine, j'étais fou de rage d'apprendre qu'elle m'a menti pendant des années, qu'elle était une sorcière et qu'elle avait un don... Mais là, ça me semble tellement insignifiant. C'est Ana'. C'est... nous deux. Ensemble, après tout ce temps éloignés l'un de l'autre à cause des mensonges, des non-dits. Les yeux fermés, je ne bouge pas, me contentant de la serrer contre moi. Mes sanglots se tarissent petit à petit, tandis que je me sens un peu plus calme. Soulagé, surtout. Comme si un poids insoutenable s'était envolé. Puis, tout à coup, les mots de mon ex-femme me font tiquer. Je la laisse se reculer un peu, la regardant moi aussi dans les yeux. Je passe une main sur mes joues, essuyant mes larmes, mal à l'aise pour avoir craqué de la sorte devant Ana', comme jamais je ne l'avais fait devant qui que ce soit. Fierté de mâle sérieusement égratignée, mais je dois avouer que je me sens tout de même plus léger. Maintenant, il faut que je me ressaisisse quand même. Que je respire. Mais aussi que je comprenne qu'est-ce que c'est que cette histoire de morsure. Elle ne peut pas être sérieuse, là ? Je renifle, avant de me racler la gorge. Sauf que les mots ne sortent pas... Alors je me penche légèrement en avant, passant une main sur sa joue, tendrement. Puis je regarde son cou. Je ne peux m'empêcher de lâcher un juron lorsque j'aperçois les marques de la morsure.

« Cazzo... Non, Ana'... qu'est-ce que t'as fait, bon sang ? »

Je caresse son visage, plongeant mon regard dans le sien.

« Je ne me suis pas battu pour toi. Je ne me suis pas battu pour nous. Alors que c'était tout ce qui comptait réellement... »

Je la regarde, sans trop savoir quoi dire. Mais de toute manière, je n'en ai pas vraiment le temps. Les lèvres d'Anastasia viennent chercher les miennes, contre toute attente. Et je ne peux pas la repousser. Je ne veux pas. Non, tout ce que je veux, c'est l'embrasser, c'est l'avoir tout près de moi, collée contre mon corps. Je lui rends alors son baiser, tendrement, tandis que ma main se glisse dans sa nuque.

« Tu me manques, Ana'... Bon sang, tu me manques. »

Dis-je, avant de l'embrasser à nouveau, avidement. Fini les larmes, fini les regrets, fini les reproches. Je suis là avec la seule femme que j'ai jamais vraiment aimée de ma vie, après tout ce temps, après toutes ces conneries... Je ne veux pas m'en aller. Je ne veux pas m'arrêter. Le souffle court, je coupe le baiser, sans toutefois me reculer.

« Faudra que tu m'expliques ce que c'est que la Wicca... Plus tard. »

J'étire un sourire en coin, joueur, avant d'effleurer ses lèvres, que je mordille doucement, taquin. Puis j'approfondis à nouveau le baiser, tandis que ma main glisse le long de son dos. Que quelqu'un m'arrête, bon Dieu. Parce que je crois que j'suis sur le point de faire n'importe quoi...


©️ Pando

☾ ☾ ☾ ☾ ☾
❝Where does love go?❞ Where does love go when it dies? Where do tears go when they're cried? And who are you if you're not mine? Where does love go when it dies? The last song before light's on, They say there's no getting back what is gone. Small talk, long walk, And your hope will carry you home. Cause I loved you so, And I'll never know Just why I let you go. I'll never know. (c) Astra
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What have we become ? | PV Jac' - Jeu 19 Oct - 21:00
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EFFIGIE : Olga Kurylenko
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PACTE : 11/07/2017


OSSATURE : 32 ans
CONTRAT : Divorcée - En couple (avec l'ex-mari...)
BESOGNE : Chasseuse de tête (dans le recrutement) - Informatrice du Vatican
ÉCHINE : Sorcière Wicca
PRESTIGE : Pouvoir de détection des mensonges
GANG : Membre du coven Aconit
CREDIT : Shadow Dancer

 
Jacopo & Anastasia // What have we become ?

 
J’ai choisi de lui dévoiler la vérité. J’ai choisi intentionnellement de briser le secret, de lui avouer que je suis une sorcière. Ce n’est pas quelque chose que l’on dévoile au premier venu, ça pourrait très vite devenir dangereux. Combien de sorcières sont mortes brulées vives ? Alors oui, je lui en avais pas parlé au début de notre relation, à cause du doute, du « on ne sait jamais ». J’avais peur de sa réaction. J’avais peur qu’il me rejette, ou pire… Qu’il tente lui aussi de me brûler vive. Alors je n’ai rien dis, je me suis tue. Pendant douze ans de vie commune, j’ai gardé ce secret. Douze ans de mensonge, et moi je lui reproche plusieurs mois de mensonge… Non mais… Quel droit ai-je pour faire ça ? Aucun… Je ne suis pas mieux, je ne vaux pas mieux. Sa réaction, violente, me parait tout à fait légitime. Je comprends mon erreur maintenant. Je ne la voyais pas avant, parce que je me disais que c’était quelque chose pour laquelle je ne pouvais rien, que j’étais née comme ça, sans le choisir, alors que lui avait choisi de me tromper. Mais… Au final, le mensonge est tout autant présent. Douze ans… Sans compte les cinq années de divorce, évidemment. Je m’en veux d’autant plus lorsque j’apprends qu’il m’a trompé pour une bonne raison. La mort de Luigi, le coup monté. Bordel… Alors rien n’était de ma faute. Je n’ai rien fait pour mériter ça, effectivement. Mais… Cette raison… C’est bien pire. J’aurai finalement préféré être à l’origine de notre éloignement. Mais il n’en est rien, et la véritable raison me brise le cœur. Luigi… Evidemment que je me souviens de lui. Evidemment que je l’avais vu plusieurs fois, c’était le collègue de Jacopo, son meilleur ami. Je me souviens encore de ces deux là quand ils étaient ensemble. Y penser me fend le cœur. Je comprends sa réaction de colère actuelle. Mais… Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi il ne m’en a pas parlé. Il aurait du me le dire, peut-être serions nous encore ensemble aujourd’hui, qui sait… Ma réaction de l’époque aurait été toute autre, à coup sûr, en tout cas. Enfin maintenant, c’est trop tard, c’est fait, on ne peut pas revenir sur le passé. Je n’ai pas le pouvoir de maîtriser le temps.

Je le regarde craquer, je le regarder pleurer pour la première fois devant moi. Je sens aussi les larmes qui coulent, je n’y peux rien, je n’arrive pas à les retenir. C’est trop difficile. Je le regarde s’écrouler en se laissant glisser le long du mur. Il faut que je fasse quelque chose, il faut que j’aille lui dire que je suis désolée. Il faut que je m’excuse pour ce mensonge, que je n’avais pas le droit de faire. M’excuser pour ce reproche fait pendant des années, alors que je n’en avais aucun droit. M’excuser pour ce qu’il a du subir, seul. Je sens que je peux le perdre sinon, et je n’en ai pas envie. Il s’est ouvert à moi, il m’a tout avoué. Je dois aller le rejoindre. Je me sens faible, littéralement. Physiquement. Mais je dois me lever, et aller le voir. Chose que je fais. Je m’accroupie finalement devant lui, prenant ses mains, et lui avouant comment je suis désolée. Je lui demande pourquoi il ne m’a rien dit, je lui avoue que ma réaction aurait été différente certainement. J’aurai compris. Il m’avoue qu’il avait honte. Honte de quoi ? Il n’y a aucune honte à avoir face à sa femme, non ? Pour le meilleur et pour le pire, non ? Nous nous devions d’être là l’un pour l’autre. Et je n’ai pas pu être là pour lui, alors qu’il en aurait eu besoin. Tout ça à cause d’un mensonge. Je lâche ses mains, pour le prendre dans mes bras. Je crois que j’en ai trop besoin. Le sentir contre moi. Je ne le pensais pas, mais ça fait un bien fou. Surtout après avoir entendu tout ce qu’il a dit tout à l’heure. Je m’excuse encore une fois. Je lui explique que je sais de quoi on est capable, pour venger des proches. Je lui avoue que je me suis fait mordre par une sirène, volontairement. Je me recule, et le regarde un instant. Il passe une main sur ma joue. J’ai peur d’avouer que ce contact me fait du bien. Je me mords la lèvre lorsqu’il remarque les traces de morsure sur mon cou. Ce n’était pas un mensonge… Il me demande ce que j’ai fais. Je sens mon cœur se serrer. Je continue de me mordre la lèvre, je n’ai pas envie de répondre. Pas maintenant. Il me dit qu’il ne s’est pas battu pour nous, alors que c’était tout ce qui comptait. Je secoue la tête, et mes lèvres viennent chercher les siennes dans un geste incontrôlable. J’ai peur qu’il me repousse, mais il ne le fait pas. Sa main dans ma nuque me fait frissonner. Un frisson qui est toujours agréable, celui-là. Il met fin au baiser un instant le temps d’avouer que je lui manque. Je ne réponds rien, je n’en ai pas le temps de toute façon. Ses lèvres reviennent à l’assaut des miennes. Je n’arrive plus à penser de toute façon. Si. Je ne pense qu’à ses lèvres collées aux miennes. Lèvres qui viennent à manquer à un moment, pour qu’il parle de la Wicca… Je hoche la tête, murmurant en soufflant.

« Plus tard, oui… »

Son sourire en coin de retour, il vient à mordiller mes lèvres. Il se fait joueur, taquin. C’était ce que j’aimais chez lui. On n’arrêtait pas de se taquiner. Nous aimions jouer. Finalement, il m’embrasse à nouveau, alors que je sens sa main qui descend de ma nuque à mon dos. Bon sang… Qu’est-ce que nous sommes en train de faire ? Je perds la tête, cet homme me rend folle. Je sais que je fais une erreur, ma raison est là à me le dire. Mais mon cœur lui claque la porte au nez. Ça fait bien longtemps que je ne suis plus raisonnable je crois. C’est pour ça que je plonge à corps perdu dans cette étreinte. Là, en ce moment précis, j’ai l’impression d’avoir retrouvé le Jacopo que j’aimais il y a une bonne dizaine d’année. Ce n’est pas celui que j’ai tant détesté. C’est pour cette raison que j’en viens à passer mes bras autour de sa nuque, prolongeant ce baiser, le rendant plus sulfureux. J’envoie ma langue mener un tango endiablé avec la sienne. Nous avons passé le point de non retour je crois. Nous savons tous deux comment va finir cette soirée. Ce qu’il adviendra dans le futur ? Nous verrons… Pour le moment je crois que nous ne savons même pas ce que nous faisons actuellement…

Le souffle court, je coupe le baiser. Je le regarde en souriant, me lève, tout en le tirant avec moi par le haut de sa chemise. Chemise que je déboutonne d’une rapidité incroyable, avec envie. Cinq ans de séparation, cinq ans d’envie et de manque inavoués, cachés au plus profond de soi. Je l’embrasse à nouveau, venant me coller à lui. Une de mes mains maintient sa tête, tout en jouant avec ses cheveux, tandis que l’autre parcours son dos nu, jusqu’à venir effleurer ses fesses. Je me recule à nouveau, l’attrape par la ceinture et le dirige vers le canapé, où je l’y pousse pour qu’il s’y assoit. Ou s’y affale, plus précisément. Je ne suis pas vraiment tendre en ce moment. J’attrape la bouteille de vin, et bois plusieurs gorgées. J’ai déjà chaud, et le liquide encore frais fait un bien fou. Je la passe à Jacopo pour qu’il fasse de même s’il le désire. Il n’aura qu’à la poser à côté, s’il a le temps, avant que je ne vienne m’asseoir à califourchon au dessus de lui. Je prends les devants en enlevant mon chemisier, que je balance par terre. Je lui souris, et repars à la conquête de ses lèvres, et de sa langue. Ma main jouant à nouveau avec ses cheveux, l’autre venant se poser sur son torse. Mes hanches bougent, venant chercher les siennes. Le jeu, encore et toujours. Taquiner, donner envie, jouer avec la patience de l’autre.

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What have we become ? | PV Jac' - Ven 20 Oct - 23:08
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EFFIGIE : Charlie Cox
BAFOUILLES : 941
PACTE : 05/08/2017


OSSATURE : 37 ans
CONTRAT : Célibataire. Enfin... Divorcé. Evitons ce sujet, per favore.
BESOGNE : Détective privé. Ex-inspecteur de police qui s'est fait virer quelques mois après son divorce, ayant complètement déraillé. La véritable raison : sa cheffe corrompue, qui trempait dans la Mafia depuis des années, démon déguisé en ange. Suivant des pistes, Jacopo et son meilleur ami Luigi, lui aussi inspecteur, avaient mené leur enquête pendant des mois, réunissant des preuves contre leur supérieure. Ils se croyaient capables de la faire tomber. Sauf que non ; Luigi fut tué par la Mafia à la demande de sa ténébreuse cheffe, tandis que Scaglione devint l'amant de sa supérieure, dans une tentative désespérée de la coincer enfin. En vain, parce qu'elle était parfaitemnent au courant pour son enquête secrète. Il ne devint que son jouet, pendant des mois. Puis un jour, tout fut mis au clair : soit il oubliait cette histoire, soit il subissait le même sort que son ami. Alors Jacopo fit son choix. Il préférait s'éloigner, d'elle, de la Police, de toute cette corruption, complètement brisé et dégoûté.
FABLE : Au courant pour le surnaturel depuis pas mal de temps déjà. En tant qu'ancien inspecteur, Jacopo a eu affaire à bien des créatures lors de ses enquêtes, il est tombé sur des massacres sans nom. Il ne pouvait donc que finir par découvrir la vérité. Néanmoins, il garde le secret sur ce qu'il sait, il fait semblant que les monstres n'existent pas. Pas envie de passer pour un cinglé, tout simplement. Mais, secrètement, le brun travaille régulièrement pour le Vatican, qui ne le prend pas pour un fou : en effet, il est souvent chargé de retrouver des créatures sur lesquelles le Vatican veut mettre la main.
ÉCHINE : Humain, vous dirait-il. En réalité, Jacopo est une demi-sirène qui s'ignore.
PRESTIGE : Retenir sous souffle sous l'eau pendant cinq minutes, comme si de rien n'était. Mais ce n'est pas un super-pouvoir, ça ? Si ?!
GANG : Il n'appartient officiellement à aucun groupe, mais il bosse souvent pour le Vatican, ce que presque tout le monde ignore. Ils payent bien, alors pourquoi refuserait-il leurs missions ? Et puis, pas sûr que ce soit une bonne idée de leur dire non, voilà tout.
CREDIT : Shadow Dancer (avatar), Tumblr (gifs) & Astra (signa)

❝What have we become ?❞
Anastasia & Jacopo
Apparemment, c'est vrai. Elle s'est bel et bien fait mordre par une créature, une sirène. Le même type de créature qui a tué ses parents... J'ai du mal à comprendre, ou plutôt, à y croire surtout. L'ai-je brisée à ce point-là ? La joue et les yeux encore humides à cause des larmes, j'observe les marques de morsure dans le cou de la brune, avant de caresser son visage. Je me sens en partie responsable pour cette connerie qu'elle a failli faire. Et si la sirène ne s'était pas arrêtée à temps ? Ana' aurait pu mourir... Je plonge mes yeux dans ceux de mon ex - femme. Je lui avoue que je m'en veux de ne pas avoir su me battre pour elle, pour notre couple. Il a suffi que je la voie avec un autre homme pour que j'abandonne l'idée de lui demander pardon, de m'humilier devant elle et de la supplier de me donner une deuxième chance...La trentenaire me coupe alors dans mes aveux teintés de culpabilité, venant m’embrasser. Je ne romps par ce baiser, ou pas tout de suite, en tout cas. Sensation agréable, que je connais par cœur, mais que je pensais pourtant avoir oubliée. Ma main se glisse dans sa nuque, mon souffle devient court, les mots s’échappent d’entre mes lèvres, malgré moi. Oui, elle me manque, terriblement. J’ai beau me leurrer en affirmant le contraire depuis des années, Ana’ me manque à en mourir. Me sentant revivre, je n’ai envie de m’arrêter et encore moins de faire demi-tour. Me faisant plus joueur, je lui dis qu’il faudra qu’elle me parle de cette histoire de Wicca, qu’elle m’explique tout ça... Mais plus tard. Parce que là, on a mieux à faire, on à cinq ans de retard à rattraper. Un feu que nous ne pouvons pas éteindre, un besoin brûlant de se retrouver enfin après tout ce temps éloignés l’un de l’autre.

Le baiser s’approfondit, tandis que ma main voyage le long de son dos, lentement. Je mordille ses lèvres, taquin, la provoquant sans honte ni gêne. Puis mes lèvres épousent à nouveau les siennes, avec enthousiasme. Je ne peux pas m’arrêter, j’ai besoin d’elle, j’ai besoin de ses baisers, de sa chaleur, de son corps. Néanmoins, mon cerveau me dit que, si je veux arrêter, c’est maintenant ou jamais. Mais ça n’arrivera pas. Ni elle ni moi ne semblons prêts à précipiter la fin de cette folie, à céder face à la raison. Les bras de l’Italienne entourent ma nuque, ce baiser affole mes sens. Baiser qu’Anastasia interrompt, réveillant en moi une terrible sensation de frustration, plus forte que moi. Mon cœur bat à tout rompre, mon corps tout entier vibre de désir. Je me lèche la lèvre, alors qu’elle me tire par le col de mon haut. Je me laisse faire, je la laisse me l’ôter. J’ai l’impression qu’à présent, je pourrais la laisser faire tout ce qu’elle voudrait, complètement impuissant face à son charme. Nos lèvres se retrouvent à nouveau, affamées. Ça fait mal, vu l’état des miennes, mais j’ignore la douleur ; le plaisir de ce contact est plus intense, plus fort que tout. Sa main dans ses cheveux me fait frissonner. Mon Dieu, j’adore quand elle joue avec mes cheveux...

Ma main ferme serre Ana’ contre moi. L’envie se fait de plus en plus pressante, mon corps ne ment pas. Je la désire plus que jamais, j’ai besoin d’elle, j’ai besoin de la redécouvrir, de la reconquérir, maintenant, tout de suite, avant que je ne devienne complètement fou. Quoique, c’est peut-être déjà trop tard, finalement. Les mains de la brune se font de plus en plus baladeuses. Oh oui, ne t’arrête pas, j’en veux davantage... Sauf que non, elle se recule, m’arrachant un soupir frustré. Néanmoins, je vois bien que son regard n’a pas changé, qu’elle n’est pas en train de douter. Non, elle joue avec moi, avec mes nerfs, avec mes sens. Avec ma patience, pratiquement inexistante déjà. Presque sans m’en rendre compte, je me mordille la lèvre, alors qu’elle m’attrape par la ceinture et qu’elle me pousse vers le canapé. Je souris malicieusement, tandis qu’Anastasia me fait attendre, qu’elle m’ignore volontairement pendant qu’elle se saisit de la bouteille pour en boire quelques gorgées. Mélange de désir et de colère, je n’en peux plus, je n’en peux plus de patienter. J’envoie valser la bouteille qu’elle me tend, sans me soucier d’où elle tombe. Je l’entends se briser quelques mètres plus loin. Je m’en fiche totalement.

« C’est toi que je veux. C’est toi, bordel. »

Dis-je d’une voix rauque, avant de l’embrasser avidement, désespérément presque, alors qu’elle s’assied à califourchon au-dessus de moi. Sa main reprend sa place dans mes cheveux, douce caresse qui me fait tellement de bien. Sensation de plaisir, mais aussi d’être à nouveau à la maison après une longue traversée du désert. Je me sens enfin à ma place, les choses semblent afin avoir un sens. Ma main se glisse sur celle d’Anastasia, la serre, alors que ma bouche se glisse dans son cou, que ma langue titille sa peau, que mon souffle chaud vient s’écraser contre cette dernière. Un râle d’impatience s’extirpe d’entre mes lèvres quand les hanches de la muse ondulent sur moi, me rendant fou. Et le pire... c’est que j’aime ça. Moi, qui déteste ne pas être en position de force, ne pas maîtriser la situation. Mais ce n’est pas surprenant, à vrai dire. Après tout, avec Ana’ je n’ai jamais réellement maîtrisé quoi que ce soit. Et encore moins maintenant, mon cœur entre sens mains, mon corps collé aussi, brûlant de désir. Je déboutonne son jean, mon regard fixant le sien, provocateur. Me mains chaudes se baladent sur son corps, s’aventurent sans peur sur ses courbes envoûtantes, alors que je me penche légèrement en avant et que je laisse ma langue et ma bouche saluer avec ses seins parfaits, dans des caresses infinies. Ma main se glisse le long de sa hanche, descendant lentement vers ses cuisses. Mes doigts se frayent un chemin vers l’intérieur de celles-ci, doucement, peut-être bien trop, jouant avec ses sens, testant sa patience à mon tour. Douce vengeance enivrante, qui m’arrache un sourire presque pervers. Mon corps s’impatience plus que jamais, mais je fais tout de même durer ce supplice divin. Mes doigts se glissent en elle, habilement, avant que mes lèvres n’aillent chercher les siennes à nouveau, de plus en plus intensément, suivant le rythme de mes caresses.

Je perds la notion du temps, je me perds complètement, ou bien je me retrouve enfin - je ne saurais le dire, en réalité -, tandis que ma libre repart explorer son corps, ses formes, la douceur et la chaleur irrésistible de la femme que j’aime et dont les gémissements me rendent totalement fou. Mélodie exquise, invitation à la redécouverte de son corps, que le mien réclame et que je ne peux plus ignorer. En l’espace de quelques secondes, nous sommes complètement nus, son corps ondulant au-dessus du mien, sans aucune barrière nous séparant cette fois-ci. Ma bouche s’ouvre légèrement. Je retiens un gémissement sonore, tandis que nos corps s’unissent enfin, dans une danse délicieuse, dans un rythme intense. Plaisir indéniable, indescriptible, et ce n’est que le début du bal. Je l’embrasse à nouveau, ma main caressant son dos. J’ai envie de lui dire que je l’aime, que je ne veux plus jamais la perdre. J’ai envie de le dire haut et fort, mais je n’ose pas le faire. Je ne peux que me laisser aller au plaisir de nos retrouvailles, de perdre la tête comme un adolescent amoureux. De l’aimer.


©️ Pando

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❝Where does love go?❞ Where does love go when it dies? Where do tears go when they're cried? And who are you if you're not mine? Where does love go when it dies? The last song before light's on, They say there's no getting back what is gone. Small talk, long walk, And your hope will carry you home. Cause I loved you so, And I'll never know Just why I let you go. I'll never know. (c) Astra
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What have we become ? | PV Jac' - Mer 25 Oct - 16:00
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sorciers
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EFFIGIE : Olga Kurylenko
BAFOUILLES : 465
PACTE : 11/07/2017


OSSATURE : 32 ans
CONTRAT : Divorcée - En couple (avec l'ex-mari...)
BESOGNE : Chasseuse de tête (dans le recrutement) - Informatrice du Vatican
ÉCHINE : Sorcière Wicca
PRESTIGE : Pouvoir de détection des mensonges
GANG : Membre du coven Aconit
CREDIT : Shadow Dancer

 
Jacopo & Anastasia // What have we become ?

 
Comment en est-on arrivé là ? Comment la situation entre nous a-t-elle pu changer d’un coup ? Il y a encore quelques heures, je le détestais de tout mon cœur. J’avais juste envie de le frapper, de lui faire comprendre combien il m’a fait souffrir. Je ne voulais rien avoir à faire avec lui, j’aurai aimé ne plus jamais le revoir. Mais j’étais obligée de le voir, pour l’enquête. Il y a encore quelques heures, j’avais envie de lui claquer la porte au nez. Le voir dans cet état, dans mon appartement… Ça me rendait juste jalouse que ce ne soit pas moi qui sois à l’origine de ces hématomes, et de ce visage boursoufflé. Alors comment en sommes-nous arrivés à nous embrasser ? Nous ne pouvons même pas mettre ça sur le dos de l’alcool, nous avons juste bu un verre… Ou alors nous sommes devenus bien plus faibles qu’avant face à lui… Impossible. Le pouvoir de la vérité, de la franchise ? Je pense surtout que les sentiments étaient toujours là. Bien enfoui sous cette carapace de colère, et de haine. Mais si je n’ai jamais pu passer à autre chose… Il avait bien une raison au final. Cette carapace vient d’être brisée en mille morceau il faut croire. Ses révélations m’ont touchée, au plus profond de mon être. Il m’aimait, il m’a toujours aimée. Il ne m’a pas trompée par manque de sentiment, non. Il en a souffert autant que moi finalement, voire même peut-être plus. Il aurait du m’en parler oui, c’est sûr. Mais maintenant, on n’y peut rien. On peut juste essayer de se retrouver, de se réapprendre. Cinq ans… C’est long. Nos corps semblent se réclamer l’un l’autre, s’attirer comme des aimants, sans que nous ne puissions les arrêter. Je l’embrasse, et ce baiser devient très vite plus passionné, plus envieux. Je n’ai pas envie de me retenir. Je n’ai pas envie de stopper ce qui s’apprête à avoir lieu. Alors je me relève, attirant Jacopo avec moi. Comme une envie de jouer avec sa patience. Patience qui n’a jamais été notre point fort, ni à lui, ni à moi. Surtout que le désir est déjà bien présent, après cinq ans loin l’un de l’autre. Je commence à le déshabiller, puis le pousse vers le canapé. Je prends le temps de boire un peu de vin. J’ai chaud, et… Peut-être ai-je besoin de me trouver une bonne excuse à ce qui va se passer ? Je le fais patienter, exprès. Je lui passe la bouteille, avec un sourire en coin. Bouteille qu’il envoie valser, et qui va se briser sur le sol un peu plus loin. Je n’y prête guère attention sur le moment, parce que moi aussi, c’est lui que je veux. Je vais le rejoindre sur le canapé, à califourchon sur lui. Je joue encore et toujours avec sa patience, et avec la mienne en même temps. Je sens mon corps brûlant de désir. Je n’arrive plus à réfléchir, dans ses bras. Et en même temps, ce n’est pas le moment de réfléchir à mes actes, parce que sinon, je risque de paniquer, de me demander ce que je suis en train de faire. Ai-je vraiment raison de ne pas écouter ma part rationnelle ? Je le saurais certainement plus tard. Pour le moment, je suis dans l’instant présent. Je ne pense qu’à ses mains sur mon corps, qu’à ses caresses qui me font fondre de plaisir. Lui aussi joue avec ma patience. Il m’arrache quelques soupirs de plaisir, qui se transforment très vite en gémissements lorsque nos corps s’unissent enfin.

Rythme soutenu de deux corps semblant aimantés, qu’on aurait maintenus éloignés pendant trop longtemps. Plaisir arrivé à son apogée, souffle court et saccadé, je pose mon front sur son épaule, histoire de me reprendre un peu. Ma raison tente encore une intrusion, me demandant ce que je viens de faire. Me demandant si ce n’était pas une connerie monumentale de recoucher avec mon ex-mari. Je décide de l’ignorer encore un peu, car je me sens bien contre lui, et que je n’ai pas envie de paniquer tout de suite. J’ai peur de ce que je pourrais ressentir. Je craquerai demain. Là, j’ai juste envie de m’accorder une soirée, de profiter de ce moment sans tension. La respiration légèrement plus calme, je relève la tête, le regardant en souriant. Je l’embrasse avant de poser mon front contre le sien.

« Que veux-tu savoir ? Demande moi tout ce que tu veux au sujet de la magie, j’essaierai d’y répondre du mieux que je le peux… »

Maintenant que nos corps ont eu ce qu’ils voulaient, nous pouvons parler. Je lui dirai la vérité, je répondrai à ses questions, si c’est dans mes cordes.  

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What have we become ? | PV Jac' - Lun 30 Oct - 13:52
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hybrides
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EFFIGIE : Charlie Cox
BAFOUILLES : 941
PACTE : 05/08/2017


OSSATURE : 37 ans
CONTRAT : Célibataire. Enfin... Divorcé. Evitons ce sujet, per favore.
BESOGNE : Détective privé. Ex-inspecteur de police qui s'est fait virer quelques mois après son divorce, ayant complètement déraillé. La véritable raison : sa cheffe corrompue, qui trempait dans la Mafia depuis des années, démon déguisé en ange. Suivant des pistes, Jacopo et son meilleur ami Luigi, lui aussi inspecteur, avaient mené leur enquête pendant des mois, réunissant des preuves contre leur supérieure. Ils se croyaient capables de la faire tomber. Sauf que non ; Luigi fut tué par la Mafia à la demande de sa ténébreuse cheffe, tandis que Scaglione devint l'amant de sa supérieure, dans une tentative désespérée de la coincer enfin. En vain, parce qu'elle était parfaitemnent au courant pour son enquête secrète. Il ne devint que son jouet, pendant des mois. Puis un jour, tout fut mis au clair : soit il oubliait cette histoire, soit il subissait le même sort que son ami. Alors Jacopo fit son choix. Il préférait s'éloigner, d'elle, de la Police, de toute cette corruption, complètement brisé et dégoûté.
FABLE : Au courant pour le surnaturel depuis pas mal de temps déjà. En tant qu'ancien inspecteur, Jacopo a eu affaire à bien des créatures lors de ses enquêtes, il est tombé sur des massacres sans nom. Il ne pouvait donc que finir par découvrir la vérité. Néanmoins, il garde le secret sur ce qu'il sait, il fait semblant que les monstres n'existent pas. Pas envie de passer pour un cinglé, tout simplement. Mais, secrètement, le brun travaille régulièrement pour le Vatican, qui ne le prend pas pour un fou : en effet, il est souvent chargé de retrouver des créatures sur lesquelles le Vatican veut mettre la main.
ÉCHINE : Humain, vous dirait-il. En réalité, Jacopo est une demi-sirène qui s'ignore.
PRESTIGE : Retenir sous souffle sous l'eau pendant cinq minutes, comme si de rien n'était. Mais ce n'est pas un super-pouvoir, ça ? Si ?!
GANG : Il n'appartient officiellement à aucun groupe, mais il bosse souvent pour le Vatican, ce que presque tout le monde ignore. Ils payent bien, alors pourquoi refuserait-il leurs missions ? Et puis, pas sûr que ce soit une bonne idée de leur dire non, voilà tout.
CREDIT : Shadow Dancer (avatar), Tumblr (gifs) & Astra (signa)

❝What have we become ?❞
Anastasia & Jacopo
Le plaisir me rend fou, me fait perdre raison, me fait oublier le monde extérieur et toutes mes emmerdes. Petit coin de paradis, je savoure, sans réfléchir aux conséquences de mes actes.  Ma main se baladant sur le corps d'Ana, ma bouche allant chercher la sienne, encore et encore, je me laisse aller au rythme frénétique de la passion, un rythme que nous ne connaissions que trop bien, mais auquel nous n'avions plus goûté depuis longtemps. Plus de cinq ans... Trop longtemps, oui, trop longtemps. Le temps semble s'être arrêté, il n'y a plus que nous deux. Comme avant, quand nous ne faisons qu'un et que nous savions que nous ne pourrions jamais ressentir un pareil désir nulle part ailleurs, que nous étions... peut-être pas le couple parfait, loin de là, mais que nous étions heureux ensemble. Que, malgré nos caractères respectifs, nous nous aimions à en crever. Extase. Collé au sien, mon corps explose de plaisir, avant que je ne l'embrasse encore une fois, doucement. Un soupir satisfait s'échappe de ma bouche, alors que je caresse tendrement son épaule. Je lui souris à mon tour, sincèrement, glissant ma main sur sa joue après son baiser, mon front contre celui de la brune. Elle me demande alors qu'est-ce que je veux savoir à propos de la magie. Je rouvre les yeux, fronçant légèrement les sourcils. Vraiment ? C'est de ça qu'elle veut parler, là, tout de suite ? Ça ne peut pas attendre un peu ? On vient quand même de se retrouver après toutes ces années, hein... Rien que ça. Je me racle la gorge, faisant taire mes pensées. Je ne veux pas gâcher le moment en étant désagréable.

« Je ne sais pas par où commencer. Je n'y connais rien à la magie... »

Dis-je, avec un sourire en coin, tout en caressant son épaule du bout des doigts, le regard perdu dans le vague.

« C'est quoi la... Wicca, tout ça ? En quoi ça consiste ? Et... Comment t'as su que tu étais une sorcière, ça fait combien de temps... Et quels sont tes pouvoirs ? Bref, je sais pas trop, ce genre de choses. Et surtout : est-ce que je dois me méfier des balais dorénavant aussi ? »

J'étire un sourire taquin, avant de l'embrasser une nouvelle fois. Mon regard se fait alors plus sérieux, mes prunelles se plongent dans celles de la trentenaire. J'ai envie de lui dire... tellement de choses, mais je ne suis pas tout à fait sûr que ce soit une bonne idée. Mais si je ne le lui dis pas maintenant, probablement je ne le ferai jamais. Je me suis ouvert ce soir, je lui ai tout dit. Je me croyais incapable de me dévoiler de la sorte, et pourtant je l'ai fait. Et nous voilà maintenant, les corps collés l'un contre l'autre, comme dans le temps.

« Tu m'as manqué. »

Cette sorcière m'a vraiment ensorcelé, paraît-il. Et ça me fait peur, putain. Ce serait tellement plus facile de se détester, tout simplement. Mais je n'y peux rien, surtout pas maintenant que je plane toujours, rêveur, le corps aux anges et le cœur apaisé. Je ne pensais pas pouvoir ressentir ça à nouveau. Mais, dans le fond, où en sommes-nous ? Qu’est-ce qu’Ana attende de moi ? Est-ce que ce sera simplement une simple rechute qui ne se répétera plus ou bien un nouveau départ pour nous ? Et si oui, arriverons-nous vraiment à nous faire confiance mutuellement après tous ces secrets qui ont brisé notre couple ? Je n’en sais rien, et ça me perturbe, je dois l’avouer. La seule certitude que j’ai en ce moment, c’est que je me sens bien dans ses bras...


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What have we become ? | PV Jac' - Jeu 2 Nov - 0:04
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EFFIGIE : Olga Kurylenko
BAFOUILLES : 465
PACTE : 11/07/2017


OSSATURE : 32 ans
CONTRAT : Divorcée - En couple (avec l'ex-mari...)
BESOGNE : Chasseuse de tête (dans le recrutement) - Informatrice du Vatican
ÉCHINE : Sorcière Wicca
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GANG : Membre du coven Aconit
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Jacopo & Anastasia // What have we become ?

 
Ce qu’il vient de se passer entre mon ex-mari et moi… Je ne sais pas si c’était une bonne idée. Je ne sais pas trop où j’en suis. Là, entre ses bras, j’ose m’avouer que je me sens bien. Je me retrouve. Je crois… Mais… Je l’ai détesté pendant cinq ans. Cinq longues années de haine, de rancune. Cinq ans de solitude par sa faute. Blessée au plus profond de mon être. Plaie béante qui ne voulait pas se refermer. La peur d’être trompée à nouveau. La peur que le cauchemar recommence. Et quelque part, l’impossibilité d’oublier cette relation, premier grand amour. Sept ans de vie commune, ça marque l’esprit, et le cœur. Les habitudes se sont installées. C’était difficile de redémarrer à zéro. Même à la mort d’Agostino, Geremia et Enia j’ai pensé à lui. Même en le détestant, j’aurai aimé qu’il soit à mes côtés pour me soutenir dans cette épreuve. Ce qu’il s’est passé ce soir… C’est cinq ans de sentiments refoulés qui sont sortis sous le coup de révélations. Il m’a trompée oui. Mais il m’a trompée pour venger son meilleur ami, pour faire justice lui-même. Essayer, tout du moins. Est-ce que j’aurai été capable de tromper mon mari, si c’était pour venger la mort de mes parents ? Je ne sais pas. Mais étant donné que je me pose la question… Je ne peux plus le blâmer de l’avoir fait. D’autant plus que je lui ai menti, moi aussi. Et en y repensant, ce n’était pas un petit mensonge tout de même… Je ne suis pas sûre que j’aurai bien pris le fait que Jacopo soit sorcier, si j’étais une humaine…

Je suis perdue. D’un côté je me sens bien. De l’autre, je n’arrive pas à oublier comment je l’ai détesté. Ou je m’interdis cet aperçu de nouveau bonheur que je pourrai avoir ? Je ne sais pas. Je ne sais plus quoi penser, et je ne veux pas tellement en parler maintenant. Je veux profiter encore un peu de cet instant de paix entre nous, et j’ai peur de tout gâcher si je lui dis le fond de ma pensée. Pourvu qu’il ne me demande rien, pourvu qu’il n’aborde pas notre futur… Mon front contre le sien, je décide donc de devancer les questions, en lançant le sujet sur la magie, sur la wicca. Je lui demande ce qu’il veut savoir. Je sais que ça semble plutôt étrange vu ce qu’il vient de se passer entre nous. Mais au moins, ça me fait gagner un peu de temps sur la question « et après ? »… Il m’indique ne pas savoir par quoi commencer, n’y connaissant rien à la magie. Son sourire en coin… Ce sourire me fait fondre, ce soir encore plus que d’habitude. Et ses caresse sur mon épaule sont si agréables… Cet homme me rend folle, que ce soit dans la haine, ou dans le plaisir… Nous avons toujours été comme ça finalement. Entiers. Ardents. Il finit tout de même par me poser une tonne de question. Qu’est-ce que la wicca, comment j’ai su que j’étais une sorcière, depuis combien de temps, quel est mon pouvoir et… Sa dernière question me tire un regard blasé dans sa direction. Je le frappe gentiment sur l’épaule, évitant son visage tuméfié.

« J’vais te frapper avec un balais, ouais, tu vas voir, tu vas t’en méfier après… » Je secoue la tête, avec un petit sourire en coin. « La wicca c’est une des différentes branches de la magie. C’est la magie blanche, la magie des soins, de la protection, ce genre là quoi… Je l’ai appris… Je ne sais plus, je devais avoir quatorze ans je crois… J’avais cette impression bizarre d’avoir un pouvoir que les autres n’avaient pas, que j’étais différente. J’en ai parlé à Agostino et Geremia, qui m’ont avoué que j’étais une sorcière. Ils ne m’ont jamais dit comment ils le savaient, et ça restera un mystère… » Je soupire légèrement avant de reprendre. « Mon pouvoir… Bah je te l’ai dis tout à l’heure : je détecte les mensonges. Je sais quand quelqu’un ment, car je ressens un frisson à chaque fois. Frisson différent suivant la nature du mensonge. Tu peux tester si tu veux, tu verras facilement le frisson me parcourir, dans ce plus simple appareil… » Je roule des yeux en rigolant. « Voilà, ça, c’est mon pouvoir personnel. Après, comme toute sorcière wicca, je peux faire des potions, des rituels… La crème que je t’ai mise tout à l’heure en fait partie, notamment… Elle devrait vite apaiser tes blessures, tes hématomes, et les guérir. Elle m’a bien aidé aussi il y a peu de temps. »

Je pense à mon épaule, mais n’en dit rien. Il n’a peut-être pas fait attention à ma cicatrice sur mon épaule, tant mieux. Je ne sais pas quelle serait sa réaction s’il apprenait que des chasseurs m’ont attaquée. Est-il au courant, déjà, de l’existence de l’Opus Dei ? J’aperçois son regard plus sérieux. Et le voilà qui m’avoue que je lui ai manquée… Je sens mon cœur qui s’accélère. Nous y voilà donc ? Je le regarde à mon tour, plongeant mon regard dans le sien. Je laisse défiler quelques instants, cherchant mes mots. Cherchant ce que je ressens vraiment.

« Je… » Je soupire. « Je crois que derrière toute cette haine que je ressentais… Tu me manquais aussi. Je ne voulais certainement pas me l’avouer, mais je m’en rends compte aujourd’hui. Je dois t’avouer que je suis un peu perdue là, mais, ce que je sais, c’est que je me sens bien là… Enfin, c’est difficile, parce que pendant cinq ans j’ai refoulé le moindre manque en me persuadant que tu étais le pire des connards… Et là… Tout s’effondre. Enfin je suis heureuse de savoir que tu n’es pas le connard que j’imaginais, que tu avais une bonne raison ! » Me rendant compte de ce que je viens de dire, j’enchaine direct, sentant mes joues rougir. « Enfin, je suis désolée pour la véritable raison hein ! Et… Et je m’enfonce….. »

Je soupire, et me relève, dépitée de mes paroles retranscrivant un peu l’état de mon esprit. Aussi désordonné que mes paroles, aussi perdu. Je me sens bien avec lui. Je nous revois il y a plusieurs années. Mais est-ce réel ? Cela va-t-il durer ? Est-ce que ça serait le bon choix de retenter ? Tellement de questions, de doutes. Cinq années de haine, qui se transforment en peur. Je lui tourne le dos, debout, craignant sa réaction. Je me serai bien servi un verre de vin, mais la bouteille est explosée par terre. Il faudra d’ailleurs ramasser ça avant qu’un de nous ne se blesse…   

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What have we become ? | PV Jac' - Ven 3 Nov - 14:40
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EFFIGIE : Charlie Cox
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OSSATURE : 37 ans
CONTRAT : Célibataire. Enfin... Divorcé. Evitons ce sujet, per favore.
BESOGNE : Détective privé. Ex-inspecteur de police qui s'est fait virer quelques mois après son divorce, ayant complètement déraillé. La véritable raison : sa cheffe corrompue, qui trempait dans la Mafia depuis des années, démon déguisé en ange. Suivant des pistes, Jacopo et son meilleur ami Luigi, lui aussi inspecteur, avaient mené leur enquête pendant des mois, réunissant des preuves contre leur supérieure. Ils se croyaient capables de la faire tomber. Sauf que non ; Luigi fut tué par la Mafia à la demande de sa ténébreuse cheffe, tandis que Scaglione devint l'amant de sa supérieure, dans une tentative désespérée de la coincer enfin. En vain, parce qu'elle était parfaitemnent au courant pour son enquête secrète. Il ne devint que son jouet, pendant des mois. Puis un jour, tout fut mis au clair : soit il oubliait cette histoire, soit il subissait le même sort que son ami. Alors Jacopo fit son choix. Il préférait s'éloigner, d'elle, de la Police, de toute cette corruption, complètement brisé et dégoûté.
FABLE : Au courant pour le surnaturel depuis pas mal de temps déjà. En tant qu'ancien inspecteur, Jacopo a eu affaire à bien des créatures lors de ses enquêtes, il est tombé sur des massacres sans nom. Il ne pouvait donc que finir par découvrir la vérité. Néanmoins, il garde le secret sur ce qu'il sait, il fait semblant que les monstres n'existent pas. Pas envie de passer pour un cinglé, tout simplement. Mais, secrètement, le brun travaille régulièrement pour le Vatican, qui ne le prend pas pour un fou : en effet, il est souvent chargé de retrouver des créatures sur lesquelles le Vatican veut mettre la main.
ÉCHINE : Humain, vous dirait-il. En réalité, Jacopo est une demi-sirène qui s'ignore.
PRESTIGE : Retenir sous souffle sous l'eau pendant cinq minutes, comme si de rien n'était. Mais ce n'est pas un super-pouvoir, ça ? Si ?!
GANG : Il n'appartient officiellement à aucun groupe, mais il bosse souvent pour le Vatican, ce que presque tout le monde ignore. Ils payent bien, alors pourquoi refuserait-il leurs missions ? Et puis, pas sûr que ce soit une bonne idée de leur dire non, voilà tout.
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Anastasia & Jacopo
Parler de magie, de Wicca... Ce n'était pas vraiment ce à quoi je pensais, alors que je planais encore sous l'effet du plaisir et de la chaleur d'Ana sur ma peau. La joie des retrouvailles, le soulagement dû à la vérité enfin dévoilée. Je me sens bien ici, avec elle. J'inspire profondément, calmant ma respiration haletante, tandis que ma main caresse doucement l'épaule de la brune. Pour une fois, j'ai la sensation que je suis au bon endroit, au bon moment. Que la vie n'est plus aussi sombre et moche. Mes yeux posés sur l'Italienne aux origines russes, je finis par lui poser des questions sur la magie, sur son pouvoir... A vrai dire, je ne m'y connais pas vraiment. Alors oui, si elle peut me parler un peu de son monde, m'aider à le comprendre, ce serait bien. La phrase "je suis une sorcière" n'est pas la plus rassurante qui soit, je dois l'avouer. Surtout quand il ne s'agit pas d'une blague. Alors, plutôt que de la juger, je préfère l'écouter parler, apprendre un peu plus sur... tout ça. Ça m'aidera peut-être à me sentir moins dépassé, voire menacé. Néanmoins, je ne peux m'empêcher de la taquiner à propos des balais. J'éclate de rire suite à sa tape sur mon épaule. Puis je redeviens plus sérieux, alors que mon ex-femme m'explique ce que c'est que la Wicca. La magie des soins, hein... Intéressant. Je suis secrètement soulagé d'apprendre que ce n'est pas quelque chose de sombre, qui pourrait entraîner Ana vers les ténèbres. Je hoche simplement la tête, silencieux, la laissant parler d'Agostino et Geremia, qui savaient qu'elle était une sorcière. Comment ? Voilà un mystère auquel on ne trouverait peut-être jamais de réponse.

La brune poursuit, me parlant cette fois-ci de son pouvoir : la détection de mensonges. Le pouvoir dont elle m'a caché l'existence pendant des années et qui lui a permis de savoir que je la trompais. Pendant quelques secondes, je baisse mon regard, malgré moi. Est-ce que je pourrai me débarrasser un jour de cette culpabilité qui me ronge depuis des années ? Je me demande sérieusement si c'est possible. Peut-être bien, avec le temps... Ce soir, c'est le premier pas dans cette direction. On vient de se retrouver pour la première fois depuis cinq ans. On s'est dit la vérité, on s'est excusés pour ce qu'on a fait. Et on s'est laissés aller à la passion, toujours intacte apparemment, malgré cette longue période d'éloignement, de haine... J'étire un nouveau sourire en coin lorsqu'Anastasia m'explique qu'elle ressent un frisson quand quelqu'un ment. Elle me défie de lui mentir pour que je vois le frisson la parcourir. Je dépose un baiser dans son cou.

« J'ai pas envie de te mentir. Je préfère te provoquer d'autres types de frissons... »

Je me redresse légèrement, plongeant mon regard dans le sien, joueur. Je la laisse alors continuer ses explications, reprenant mon sérieux. Elle sait faire des potions, des rituels... Même cette crème qu'elle avait mise sur mes blessures tout à l'heure. Je hoche la tête, admiratif. Comme quoi, être une sorcière, ça a du bon. Mais même si elle n'avait pas de pouvoir ou ne savait pas faire de potions, je suis sûr qu'Ana serait toujours quelqu'un de bien, avec un grand cœur. Une femme forte et douce à la fois. La femme qui m'a volé mon cœur et qui ne me l'a plus jamais rendu... Bordel, ça fait peur quand j'y pense. Mais... C'est Ana. Pourquoi devrais-je avoir peur ? Franchement, je me fais plus peur moi-même, avec mes choix discutables, avec mon cynisme grandissant. Ana est quelqu'un de bien, mais... et moi ? Puis-je en dire autant ? Je ne sais pas, à vrai dire. Je sais juste qu'à ses côtés, je me sens bien. Je me sens... un homme meilleur. C'est con peut-être, mais je ne peux effacer mes sentiments en claquant les doigts, comme si de rien n'était. Les mots franchissent alors mes lèvres : elle me manque. Elle me manque, et j'ai envie de le lui dire. Parce que je ne sais pas si ce que c'est produit ce soir se répétera un jour. Parce que ça pourrait être ma dernière chance... Je ne sais pas, j'ai arrêté de réfléchir, de raisonner. Pour une fois, je laisse mes sentiments parler plus fort, et Dieu sait combien cela m'est difficile. La trentenaire me regarde, sans rien dire. Je sens que je n'aurais pas dû dire ce que je viens de dire. Que je lui fous peut-être la pression. Merde, bordel de merde, ce n'était pas ce que je voulais ! Je retiens presque mon souffle, en attendant que reprenne la parole pour me répondre. Finalement, au bout de quelques longues secondes, la sorcière me répond, me dévoile ses sentiments, ses doutes, ses peurs. Je déglutis. Je sens mon coeur se serrer, alors qu'elle se relève en soupirant, pour me tourner ensuite le dos. J'attends un peu, immobile, complètement nu, corps et âme. Je prends une profonde inspiration, me relevant à mon tour. Je pose doucement ma main sur l'épaule d'Anastasia, sans pour autant l'obliger à se retourner.

« Luigi ne serait pas fier de savoir que je n'ai pas été capable de faire payer notre cheffe. Et il le serait encore moins de savoir que je t'ai perdue, sans même m'être battu pour nous, pour ce que nous avions. S'il y a quelqu'un qui s'est enfoncé, pendant toutes ces années, c'est moi. Moi, Ana. Je t'ai menti. Je t'ai trahie, blessée. Je ne mérite pas ton pardon, et encore moins ton amour. Alors je ne demande rien, Ana. Je n'ai pas le droit. Donc... Pour comprendre où nous en sommes maintenant, qui nous sommes devenus, ce que nous voulons réellement pour notre avenir... Il nous faudra du temps. J'accepte ça. Rien ne presse. Toi et moi, ici ce soir... Faisons comme si c'était notre première rencontre, ou... notre première nuit ensemble surtout. Profitons-en, sans se poser trop de questions. Ou sinon... je peux m'en aller maintenant aussi, te laisser tranquille. Ce qui vient de se passer ne t'oblige à rien. »

Je me tais. Je ne sais pas si j'ai trouvé les mots justes pour la rassurer, pour lui enlever toute pression de ses épaules... ou bien si je me suis enfoncé encore plus qu'elle. Une partie de moi a envie de rester, l'autre veut juste sortir d'ici. Je suis partagé entre la peur et la passion, l'envie de lui dire que je l'aime et l'envie de faire comme si rien ne s'était passé ce soir. Mais serait-ce seulement possible ? Oublier nos vraies retrouvailles et tout ce que cela a réveillé en moi ? Je ne suis pas sûr, mais je respecterai son choix, quel qu'il soit.  


©️ Pando

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❝Where does love go?❞ Where does love go when it dies? Where do tears go when they're cried? And who are you if you're not mine? Where does love go when it dies? The last song before light's on, They say there's no getting back what is gone. Small talk, long walk, And your hope will carry you home. Cause I loved you so, And I'll never know Just why I let you go. I'll never know. (c) Astra
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What have we become ? | PV Jac' - Ven 3 Nov - 23:49
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sorciers
sorciers


EFFIGIE : Olga Kurylenko
BAFOUILLES : 465
PACTE : 11/07/2017


OSSATURE : 32 ans
CONTRAT : Divorcée - En couple (avec l'ex-mari...)
BESOGNE : Chasseuse de tête (dans le recrutement) - Informatrice du Vatican
ÉCHINE : Sorcière Wicca
PRESTIGE : Pouvoir de détection des mensonges
GANG : Membre du coven Aconit
CREDIT : Shadow Dancer

 
Jacopo & Anastasia // What have we become ?

 
Je n’ai pas spécialement envie de parler de ce qu’il vient de se passer entre nous, ou de ce que nous avons fait présage pour le futur. Je n’ai pas envie d’en parler, car je n’en sais strictement rien. Je suis perdue dans mes sentiments, dans mes ressentis. Partagée entre les déclarations de ce soir, les aveux, le fait d’avoir retrouvé Jacopo, et en même temps le fait de l’avoir haït tellement fort pendant cinq ans qu’il est difficile de faire marche arrière. Difficile de lui refaire confiance, d’envisager à nouveau un avenir avec lui. Alors je décide d’éluder le sujet de conversation en en lançant un autre. La magie, la wicca. Il voulait des explications tout à l’heure, les voilà. Je lui demande ce qu’il veut savoir, il me pose des questions. Le principe, ce que c’est, mon pouvoir, les balais… Je le frappe gentiment, puis lui explique tout le reste. Le ton est léger, je lui explique calmement. Je ne me souvenais plus combien j’aimais parler avec lui. Je ne me souvenais que des cris, et des disputes. Mais il est vrai que nous parlions beaucoup, de tout et de rien. Surtout que là, son corps contre le mien, nus tous les deux… Il faut avouer que c’est encore plus agréable. Je me perds, dans ses bras. J’en oublie cette haine que je lui vouais. C’est moi la sorcière, mais je me demande si lui n’est pas une quelconque sirène qui m’hypnotiserait… Je le hais, et quelques heures plus tard me voilà presque au paradis. Je lui parle de mon pouvoir, et l’informe qu’il peut tester s’il veut. Il suffit de me mentir pour voir le frisson parcourir mon corps. Mais c’est un tout autre frisson qui me parcourt actuellement alors qu’il dépose doucement ses lèvres sur mon cou. Je lui souris doucement, d’un sourire en coin. Je continue mes explications sur la pratique de la wicca, et le laisse réagir s’il le veut. Mais non, au lieu de ça je le vois devenir tout à fait sérieux, me regardant intensément. Il m’avoue que je lui ai manqué. Je me mords la lèvre réfléchissant. Je ne sais pas quoi lui répondre, je suis tellement perdue. Je finis par lui livrer mes sentiments, avant de me lever et de lui tourner le dos. Il a le choix de se rhabiller, et de partir si mes paroles ne lui plaisent pas… Mais il n’en fait rien. Je sens sa main sur mon épaule. Ses mots me serrent le cœur. Je réfléchis, tout en l’écoutant. De quoi ai-je envie ? Et en même temps, le choix me parait simple. Il fait peur. Mais il est simple. Je ne peux pas faire semblant. Je ne le peux plus, pas après ce qu’il s’est passé ce soir. Je ne peux pas faire comme si rien ne s’était passé… J’ai ressenti des émotions que je n’avais plus senties depuis maintenant plusieurs années. J’ai peur du futur… Mais je crois que je dois sauter. Je me retourne pour regarder Jacopo dans les yeux. Plus je le regarde, et plus j’ai envie de m’y plonger. Je pose doucement ma main sur son torse, sans rien dire. Puis je la retire, me dirigeant vers ma chambre. J’ouvre un placard, et reviens dans le salon avec une couverture. Je regarde mon ex-mari, qui semble surpris, et hausse les épaules.

« Je ne sais pas si c’est le bon choix, mais… Je ne peux pas ignorer ce qu’il s’est passé ce soir, ce que je ressens… Ce n’est pas simple, tu sais que j’aime tout contrôler… Mais… »

Je hausse les épaules, et vais m’asseoir sur le canapé, me recouvrant de la couverture tout juste ramenée. J’invite Jacopo à faire de même s’il le souhaite.

« Un film, comme autrefois ? » J’attrape la télécommande de la télévision, et le regarde. « Prouve-moi que je peux te faire confiance à nouveau, et peut-être que je montrerai mon lieu préféré… Il devrait te plaire. » Je lui fais un sourire malicieux. Suis-je vraiment prête à lui montrer la villa ? Pas tout de suite. Mais peut-être plus tard… Suivant comment évolue notre nouvelle relation… Je crois qu’il faut qu’on y aille doucement tout de même. Enfin… Si recoucher ensemble, c’est y aller doucement… Je lance le film, et me blottie contre lui, au chaud sous la couverture. Au final, je me sens tellement bien que je fini par m’endormir. Pas de cauchemar pour une fois. Un sommeil calme, apaisée. Cela ne m’arrive pas souvent depuis plusieurs mois… La seule et dernière fois, c’était lors de cette attaque de chasseurs… Enfin, après. Je me suis endormie contre Elijah. Un sommeil calme et sans cauchemar là aussi. Mais avec Jacopo, j’ai l’impression d’avoir retrouvé une vie normale, sans aucune zone sombre. Quand tout allait bien entre nous, que mes parents étaient encore en vie…   

⇜ code by bat'phanie ⇝

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What have we become ? | PV Jac' - Sam 4 Nov - 13:33
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hybrides
hybrides


EFFIGIE : Charlie Cox
BAFOUILLES : 941
PACTE : 05/08/2017


OSSATURE : 37 ans
CONTRAT : Célibataire. Enfin... Divorcé. Evitons ce sujet, per favore.
BESOGNE : Détective privé. Ex-inspecteur de police qui s'est fait virer quelques mois après son divorce, ayant complètement déraillé. La véritable raison : sa cheffe corrompue, qui trempait dans la Mafia depuis des années, démon déguisé en ange. Suivant des pistes, Jacopo et son meilleur ami Luigi, lui aussi inspecteur, avaient mené leur enquête pendant des mois, réunissant des preuves contre leur supérieure. Ils se croyaient capables de la faire tomber. Sauf que non ; Luigi fut tué par la Mafia à la demande de sa ténébreuse cheffe, tandis que Scaglione devint l'amant de sa supérieure, dans une tentative désespérée de la coincer enfin. En vain, parce qu'elle était parfaitemnent au courant pour son enquête secrète. Il ne devint que son jouet, pendant des mois. Puis un jour, tout fut mis au clair : soit il oubliait cette histoire, soit il subissait le même sort que son ami. Alors Jacopo fit son choix. Il préférait s'éloigner, d'elle, de la Police, de toute cette corruption, complètement brisé et dégoûté.
FABLE : Au courant pour le surnaturel depuis pas mal de temps déjà. En tant qu'ancien inspecteur, Jacopo a eu affaire à bien des créatures lors de ses enquêtes, il est tombé sur des massacres sans nom. Il ne pouvait donc que finir par découvrir la vérité. Néanmoins, il garde le secret sur ce qu'il sait, il fait semblant que les monstres n'existent pas. Pas envie de passer pour un cinglé, tout simplement. Mais, secrètement, le brun travaille régulièrement pour le Vatican, qui ne le prend pas pour un fou : en effet, il est souvent chargé de retrouver des créatures sur lesquelles le Vatican veut mettre la main.
ÉCHINE : Humain, vous dirait-il. En réalité, Jacopo est une demi-sirène qui s'ignore.
PRESTIGE : Retenir sous souffle sous l'eau pendant cinq minutes, comme si de rien n'était. Mais ce n'est pas un super-pouvoir, ça ? Si ?!
GANG : Il n'appartient officiellement à aucun groupe, mais il bosse souvent pour le Vatican, ce que presque tout le monde ignore. Ils payent bien, alors pourquoi refuserait-il leurs missions ? Et puis, pas sûr que ce soit une bonne idée de leur dire non, voilà tout.
CREDIT : Shadow Dancer (avatar), Tumblr (gifs) & Astra (signa)

❝What have we become ?❞
Anastasia & Jacopo
Décidément, ce soir je ne suis plus capable de me taire, de garder mes sentiments pour moi. Pour une fois, je prends des risques, je me confie, je lui ouvre mon cœur. Peut-être qu'il vaut mieux regretter d'avoir essayé que de n'avoir rien fait. Dire que je ne tiens plus à Ana, que je ne ressens plus rien quand je suis avec elle, ce serait me mentir. On a été ensemble pendant sept ans, on s'est aimés, on a été heureux ensemble. C'était réel, c'était intense. Jusqu'à ce que je gâche tout, obsédé par une vengeance que je n'ai finalement pas menée jusqu'au bout. Donc oui, lui dire la vérité, qu'elle me manque, est peut-être le mieux à faire. Plus de mensonges maintenant. Oh, vu son don, elle s'en apercevrait forcément, de toute manière, mais ce n'est pas pour cela que j'ai envie de me confier à elle sur ce que je ressens. Non, c'est parce que je n'aime pas mentir. Et que je veux qu'elle le sache. Ne pas garder ça pour moi, pour ensuite me noyer dans une sombre mer de regrets.

Cependant, la réaction de la brune n'est pas vraiment celle que j'espérais. Oh, cela ne m'étonne pas vraiment, elle est perdue, elle est pleine de doutes et de peurs. Qui ne le serait pas, après tout ce qu'elle a dû subir ? La confiance a été détruite, écrasée pendant des années sous les décombres des mensonges qu'elle avait découverts. Alors c'était normal qu'elle hésite. Moi-même j'hésitais un peu à l'idée de lui dire ce que je viens de dire, à prononcer ces mots, à les rendre tangibles. Je pose alors une main sur son épaule, après qu'elle m'ait tourné le dos, nerveuse et perdue. Je ne voulais pas lui mettre la pression, surtout que je n'en ai vraiment pas le droit, et je le lui dis. Je lui rappelle que ce qui s'est passé ce soir ne veut pas forcément dire qu'elle est obligée de faire comme si ces cinq dernières années n'avaient pas existé. Les choses ont changé, on s'est fait mal l'un à l'autre, la peine nous a endurcis et rendus certainement plus méfiants, amers, tristes. Néanmoins, on a nouvelle chance désormais. Et, dans le fond, j'espère qu'elle considérera cette option. Un nouveau départ, un nouveau chapitre. Si c'est du temps qu'elle veut, si c'est ce dont elle a besoin, je suis prêt à le lui donner. Contentons-nous de profiter de nos retrouvailles, sans nous torturer à propos d'un avenir qui reste encore beaucoup trop incertain.

La sorcière se retourne vers moi. Nos regards se croisent, sans que l'on ne prononce le moindre mot. Elle pose sa main sur mon torse, je sens mon cœur s'accélérer. Puis elle la retire et s'en va vers sa chambre, sans rien dire. Je reste interdit, je n'ose pas bouger. Un instant, j'ai cru qu'elle allait me dire qu'elle ressentait le même que moi, puis soudain, sa réaction semblait vouloir dire tout l'inverse. Cependant, elle revient rapidement dans le salon, avec une couverture. Un sourire se dessine sur mes lèvres encore tuméfiées, s'agrandissant au fur et à mesure de ses paroles. Bon sang... Est-ce que je suis en train de rêver ? Ce soir, je ne vis que des choses totalement improbables. Il y a même pas trois heures, on se haïssait cordialement, on ne voulait parler que de l'enquête, et encore ! Et là, nous voilà ici, ensemble, nus et pensant à un éventuel avenir ensemble. Un nouveau départ, oui. Un nouveau départ que je n'aurais jamais cru possible. Je rejoins alors Ana sur le canapé, partageant la couverture avec elle, nous corps collés l'un contre l'autre. Mon cœur bat à tout rompre, je me sens comme un foutu adolescent, et... c'est tellement enivrant ! J'ai presque peur que cela lui saute aux yeux. Alors je ne dis rien, me contentant de me blottir contre la jeune femme et de répondre positivement à sa proposition de voir un film ensemble. Je la laisserai même choisir. Tout ce qui compte, ce sont ces moments que nous partageons maintenant. Je regarde mon ex-femme lorsqu'elle me dit qu'elle me montrera peut-être son lieu préféré si je lui prouve qu'elle peut me faire confiance à nouveau. J'étire un sourire en coin. Ah, ce suspense ! De quoi parle-t-elle ? Un nouveau bar en ville ? Un restaurant ? Un parc ? J'en sais rien, mais une chose est sûre : je compte bien lui prouver qu'elle peut effectivement me faire confiance, comme avant.

« Je vais te le prouver. Promis. »

Dis-je, plus sérieux que jamais. Et pour commencer, je ferai en sorte de découvrir qui est-ce qui a tué ses parents. Je tiendrai cette promesse que je lui ai faite dans cet ascenseur. Il faudra faire avancer cette enquête plus rapidement, mais ça ne fait pas peur, bien au contraire. Je dépose un baiser sur la tempe d'Ana, passant mon bras autour de son cou. Bon Dieu, j'avais vraiment oublié ce que ça faisait d'être heureux... sans se leurrer, sans se mentir, sans faire semblant. Au bout de quelques minutes, la brune s'endort, telle une enfant. J'étire un léger sourire. Elle est si belle quand elle dort, ça a toujours été le cas. J'ai la sensation que je pourrais rester ici à la regarder pendant des heures... Mais Morphée finit par me prendre dans ses bras à mon tour. Blottis l'un contre l'autre, on s'endort, plongeant dans un sommeil tranquille, où même les plus beaux rêves ne pourraient jamais être aussi merveilleux que ce que nous avons vécu ce soir.


©️ Pando

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❝Where does love go?❞ Where does love go when it dies? Where do tears go when they're cried? And who are you if you're not mine? Where does love go when it dies? The last song before light's on, They say there's no getting back what is gone. Small talk, long walk, And your hope will carry you home. Cause I loved you so, And I'll never know Just why I let you go. I'll never know. (c) Astra
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