Pour le meilleur comme pour le pire | Adélaïde

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage


avatar

Louis de Rochechouart
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trente trois années accrochées à sa carte d'identité. CONTRAT: : Lui se veut seul, mâle solitaire sans accroche mais elle ne le laissera jamais filer. Pour la pureté de leur nom et de leur engeance ô combien maudite. BESOGNE: : Directeur artistique de la maison de haute couture portant les initiales de sa famille. Le R & le M s'inscrivent sur chacune des tenues.
ÉCORCE: : Plusieurs siècles de richesse, presque 400 ans qu'il essaye de quitter le monde ÉCHINE: : Squalo. Il n'en a pas le comportement et beaucoup le pense un hippocampe. Mais lorsqu'on voit la soeur qui le suit comme son ombre on comprends toute les vérités qui s'attachent à leur nom. PRESTIGE: : Il sent, il voit. Il fascine également, de ses yeux bleus si particuliers. Il se nourrit de sang, se gave d'horreur et vomi la terreur qui le consume. @EFFIGIE: : Raphaël Personnaz par Ambrose, gif par Gorgeousmali, aestetic par Bitterblue BAFOUILLES: : 135 PACTE: : 09/07/2017



Message
Lun 9 Oct - 18:11

« All I need to know is, where to stop. Take my hand and show me forever so never will I ever let you go »
Thème


Il était silencieux ce soir. Enfermé dans l'atelier, avec ses feuilles pour seules compagnies. Il était tard. Ou tôt. Louis ne savait pas vraiment, ses pensées obnubilées par quelque chose de différent. De toute manière, il n'y a personne au bureau, déjà parti ou pas encore arrivé. Comment avait-il pu faire ça ? Il avait encore le goût du sang de Tessa dans la bouche, il sentait encore la chaleur de son corps, la cambrure de ses reins. Ses doigts s'enfoncèrent dans le bureau alors qu'il fermait les yeux. Il avait besoin d'une douche, il avait besoin de quelque chose qui lui changerait les idées. Instinctivement, ses iris se posèrent sur un tiroir où il savait se trouver un petit poison humain qu'il ne consommait normalement jamais. Mais en bon français, il ne pouvait empêcher la présence de quelque tubes de nicotine trop prêt de lui, il ne pouvait s'empêcher d'aller chercher la compagnie du vent en fumant une cigarette. Il avait commencé pour échapper à sa soeur et s'était devenue une routine. La nicotine dans ses veines le détendait et ça, il n'y pouvait rien.

Il s'en éloigna pourtant, quittant ses vêtements encore maculés du sang de sa meilleure amie. Une large cicatrice barrait son torse, s'attardant entre les abdominaux à peine dessinés. Il déglutit en passant un doigt dessus et en vient même à frisonner. Malgré le sang mortel dans ses veines, il sent encore la douleur. Il laisse tout en plan avant de se diriger vers la douche. L'avantage de vivre avec un monstre, capable de tuer de sang froid et désirant effacer ses traces une fois ses pulsions sanguinaires assouvies. Un simple regard dans le miroir et Louis baisse un peu plus la tête. Jamais il n'a été aussi beau que nourri. Jamais il n'a aussi bien brillé et jamais ses yeux n'ont semblé aussi clairs. La fatigue, les quelques rides, tout à disparu de son visage. Il aurait préféré que cela ne change pas. Il haït le visage qu'il voit. Car c'est celui de la vie prise, c'est celui de l'horreur qui court dans ses veines et qu'il refuse qu'on voit. Il a commit des massacres quand il a oublié ce qu'il était. Mais cette phase sombre de son histoire appartient à un passé qu'il réfute.

Il se déshabille, puis se glisse sous l'eau glacée. Le sang dans ses cheveux teinte l'eau de carmin et il sent la sueur quitter enfin sa peau trop claire. Le souvenir ne disparait pourtant pas, encore bien trop ancré, encore bien trop recent. Il a couché avec Tessa. Comment a-t-il pu faire ça ?! Pourquoi a-t-il fait ça ? Ses doigts se serrent alors que des larmes commencent déjà à couler sur ses joues. Il a peur de l'avoir perdue. Pourquoi voudrait-elle encore le voir, lui l'ami qui a trahit son serment ? Ils n'étaient rien d'autre que des amis, rien d'autre ! Et voilà qu'il a tout gaché, sans même le comprendre, sans même le vouloir. Il n'est pas amoureux d'elle. Son coeur est mort depuis trop longtemps pour arriver à battre et les yeux de Diane dans le regard de Tessa ne veulent rien dire ! Son épouse est morte et bien qu'il possède toujours son alliance, il ne la porte plus autour de son annulaire. Un coup, un seul, retentit contre le carrelage immaculé de la salle de bain. La faïence se craquelle et hurle en même temps que les jointures du requin.

Les minutes passent. Longues.

Il fini par sortir, enroulant ses hanches dans une serviette. Il doit récupérer les vêtements qu'il a laissé dans son bureau, les brûler, s'en débarrasser. Il ne veut plus les voir eux qui portent les traces de l'horreur. Heureusement, il était torse nu quand la chasseuse a tiré. Mais sa chemise porte trop de trace de sang. Il n'a pas ouvert la porte qu'il sent déjà son odeur. Elle est arrivée sans qu'il ne l'attende. Elle est déjà là et elle a sûrement vu les vêtements, reconnaissables entre mille, de son frère. Il n'a pas envie de l'affronter. Pas ce soir alors qu'il est si faible. Alors il n'ouvre pas la porte. Il se contente de s'asseoir à même le sol. Ses larmes se sont taries. Il a fait la pire erreur de sa vie. Et s'il y a bien une personne qu'il n'a envie de mettre au courant, c'est bien la terrible soeur dans la pièce adjacente. Trop tard. De toute manière, elle aurait fini par savoir.


_________________
You spoke made the heavens, You broke the power of sin and death


En italien dans le texte
En français dans le texte
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Adélaïde de Rochechouart
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : trente-trois ans CONTRAT: : elle se revendique fiancée mais elle est bien seule, la sirène dont les beaux yeux ne savent aimer que son frère BESOGNE: : elle dirige la maison de haute couture de rochechouart dont elle a tout imaginé il y a de cela près d'un siècle ; sa plus belle réussite
ÉCORCE: : ce sont déjà 386 années qui se sont écoulées depuis sa naissance, et jamais la soif de vivre ne s'est envolée ÉCHINE: : squalo, le requin, la meurtrière dans une enveloppe princière PRESTIGE: : elle séduit, hypnotise, dévore. elle croque la vie à pleines dents et ce n'est pas une métaphore @EFFIGIE: : jessica de gouw, par ambrose (mon frère le + bo) BAFOUILLES: : 32 PACTE: : 21/09/2017



Message
Mar 10 Oct - 16:39
Te quiero mas que a mi vida
EXORDIUM.
Adossée contre un mur, la tête légèrement renversée et les paupières closes, Adélaïde savoure les dernières caresses du sang chaud dans sa gorge. A ses pieds, le corps n’est plus que chair sanguinolente ; on peine à imaginer qu’il avait forme humaine il y a quelques minutes à peine. La sirène passe une main sur son visage, les marques de fatigues se sont effacées au contact de la veine. Les derniers jours ont été éprouvants, entre la fashion week à Paris, sa capitale bien aimée, et les innombrables rendez-vous d’affaires qui se sont ensuivies, elle n’était que rarement seule et ne pouvait se nourrir à sa guise. Ces mannequins aux visages enchanteurs et corps athlétiques étaient pourtant si appétissants… Enfin de retour à Rome, elle s’était empressée de se mettre en chasse pour redonner vie à sa carcasse fatiguée par les excès et le manque de sang humain. Adélaïde, qui habituellement laissait son odorat extrêmement développé l’emmener vers le vermeil des plus raffinés, avait hypnotisé la première femme qui avait croisé son chemin, et pourtant si méticuleuse, elle n’avait pu patienter cinq minutes le temps de ramener sa douce proie chez elle ; c’est dans une ruelle isolée qu’elle avait volé une vie de plus. Elle se détache du mur et commence à s’affairer pour cacher toute trace de son crime. Les humains ont bien plus de moyens pour résoudre ce genre d’affaire qu’autrefois et Adélaïde n’a pas prévu de disparaître pour le moment.

Satisfaite, elle tourne les talons après avoir pris soin de passer un mouchoir humidifié sur son visage afin d’effacer le sang qui maculait sa peau laiteuse. Sa maison est silencieuse quand elle passe le pas de la porte, le personnel est rentré pour la nuit et ne reviendra pas avant plusieurs heures. Adélaïde est pleine d’une énergie nouvelle, comme après chaque voyage en France elle se sent inspirée ; des robes extravagantes aux sobres combinaisons, en passant par des manteaux mettant les courbes féminines en valeur, son esprit fourmille. Elle se précipite sur son carnet de croquis, ébauche des lignes, les corrige, ajoute des détails, chiffonne des pages et recommence. C’est plusieurs vêtements qui apparaissent au fur et à mesure sur le papier, mais elle se concentre sur une robe en particulier, et sous ses coups de crayons se dévoile une œuvre d’art. C’est insuffisant pour Adélaïde l’obsessionnelle, qui de suite veut voir cette nouvelle création prendre forme à taille réelle. Les tissus dont elle a besoin sont dans son deuxième atelier, celui du bureau. Elle jure en français, la voilà obligée de se déplacer, où sont donc ses petites mains quand elle en a besoin ?

L’horloge indique cinq heures et quart au moment où la femme passe l’entrée de la grande bâtisse des de Rochechouart. Elle prend la direction de la salle où se trouvent les tissus tant convoités mais s’arrête brusquement devant la porte. L’odeur du sang s’insinue dans ses narines, la détourne de son but initial. Cela vient de l’étage. Puis c’est le parfum de son frère qu’elle décèle. Comment n’a-t-elle pu remarquer avant ? Louis est ici. Possiblement avec une victime. Elle est surprise, peut-être a-t-il perdu pieds, ça lui est arrivé auparavant. Elle monte l’escalier, balaye les environs du regard, continue de suivre les effluves de sang pour finalement arriver dans le bureau de son frère. Devant le meuble en bois elle trouve un tas de vêtements appartenant à Louis, tous tâchés d’un vermeil dont elle est surprise de reconnaître l’odeur – celle de Tessa, la chasseuse, la prochaine victime sur la longue liste de la sirène. Un sourire étire ses lèvres, se pourrait-il que… ? Son odorat la mène devant la salle de bain. « Louis ? » Sa voix se fait douce alors qu’elle donne deux petits coups sur la porte. « Tu es sorti chasser ce soir ? Tu aurais dû m’appeler, je me serais fait une joie de t’accompagner… » elle susurre entre ses lèvres.


_________________
THE JAIL THAT SETS YOU FREE
©crack in time
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Louis de Rochechouart
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trente trois années accrochées à sa carte d'identité. CONTRAT: : Lui se veut seul, mâle solitaire sans accroche mais elle ne le laissera jamais filer. Pour la pureté de leur nom et de leur engeance ô combien maudite. BESOGNE: : Directeur artistique de la maison de haute couture portant les initiales de sa famille. Le R & le M s'inscrivent sur chacune des tenues.
ÉCORCE: : Plusieurs siècles de richesse, presque 400 ans qu'il essaye de quitter le monde ÉCHINE: : Squalo. Il n'en a pas le comportement et beaucoup le pense un hippocampe. Mais lorsqu'on voit la soeur qui le suit comme son ombre on comprends toute les vérités qui s'attachent à leur nom. PRESTIGE: : Il sent, il voit. Il fascine également, de ses yeux bleus si particuliers. Il se nourrit de sang, se gave d'horreur et vomi la terreur qui le consume. @EFFIGIE: : Raphaël Personnaz par Ambrose, gif par Gorgeousmali, aestetic par Bitterblue BAFOUILLES: : 135 PACTE: : 09/07/2017



Message
Mar 10 Oct - 17:52

« All I need to know is, where to stop. Take my hand and show me forever so never will I ever let you go »
Thème


Elle est là. Il la sent, il l'imagine. Il voit déjà le sourire satisfait sur ses lèvres. Adélaïde sent le sang. Elle a tué avant de venir. Elle a prit une nouvelle vie alors que cela détruit son frère plus que personne ne peut l'imaginer. Ses ongles griffent sa peau sensible, s'enfonçant dans la chair comme dans du beurre. Il n'a fait qu'effleurer le derme immaculé, ne faisant naitre la moindre goutte de carmin. Il l'a déjà sentit. Leur parfum n'ont plus aucuns mystères pour ceux qui se disent aujourd'hui jumeaux. Louis n'a pas envie de la voir, pas envie de voir un sourire satisfait ou un mensonge dans une angoisse qu'elle n'éprouve pas. Il baisse un peu plus la tête avant d'entendre sa voix qui raisonne à ses oreilles comme une mélodie aux accents funèbres. Il frisonne, légèrement. Puis il se lève. On lui a apprit à ne jamais être faible. A toujours faire face et à ne jamais fuir. Les deux sont fils de la puissante monarchie française, de cette école où l'étiquette primait et où jamais on ne partait la queue entre les jambes.

La marque sur son ventre lui fait encore bigrement mal, comme si la flèche de Tessa y était encore enfoncée. Elle a beau avoir utilisé un antidote, il sait que le poison fera son effet pendant plusieurs jours. Il a déjà croisé des chasseurs dans sa prime jeunesse. Il avait même prit du plaisir à les dévorer en compagnie d'une Adélaïde qui n'en était à son premier massacre. Dans la poitrine du requin, son coeur s'envole. Il ne dit pas tout de suite quelque chose et s'approche, comme un condamné jusqu'à l’échafaud. Il ouvre la porte et son regard azuré se pose jusqu'à celui de sa soeur.

Il te reste une tâche. Ses doigts se lèvent jusqu'à la naissance des longs cheveux bruns d'Adélaïde et du pouce, il essuie un reste de carmin qu'elle n'avait sûrement pas encore vu. J'ia pas chassé, tu le sais aussi bien que moi. Il baisse les yeux, avant de s'éloigner d'elle. Louis se baisse pour ramasser les vestiges de ses vêtements. Faut que je me débarrasse de ça. S'il te plaît Adé. Ne me pose pas de questions sur ça, je n'ai pas envie d'en parler. L'odeur de la luxure a heureusement désertée son corps après la douche, sans quoi il n'aurait sû comment traiter avec sa jumelle. C'était bien Paris ? Pour une fois que le co-fondateur ne s'était pas rendu à une Fashion Week, préférant la tranquillité de Rome et le contrat juteux qu'il avait pu y signer. Il s'était occupé de la paperasse, laissant la lumière à sa jumelle qui s'y plaisait bien plus que lui.

Les collections des autres étaient sympa ? J'ai quelques demoiselles qui nous ont été proposées par des agences, je me suis dis que tu préférerais regarder leur books avant que je ne donne un quelconque accord.

Parce que la maison était avant toute chose le petit trésor d'Adélaïde que Louis avait apprit à aimer alors qu'il revenait à la vie de mortel en quittant le requin sauvage qu'il avait été une fois du sang à porté de main. Droit comme un I, les vêtements dans ses mains, il n'attendait qu'une réponse pour enfin s'en débarrasser et enfiler une chemise qui lui irait bien mieux que son torse qui prouvait trop de choses sur la soirée qui s'était passée.


_________________
You spoke made the heavens, You broke the power of sin and death


En italien dans le texte
En français dans le texte
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Adélaïde de Rochechouart
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : trente-trois ans CONTRAT: : elle se revendique fiancée mais elle est bien seule, la sirène dont les beaux yeux ne savent aimer que son frère BESOGNE: : elle dirige la maison de haute couture de rochechouart dont elle a tout imaginé il y a de cela près d'un siècle ; sa plus belle réussite
ÉCORCE: : ce sont déjà 386 années qui se sont écoulées depuis sa naissance, et jamais la soif de vivre ne s'est envolée ÉCHINE: : squalo, le requin, la meurtrière dans une enveloppe princière PRESTIGE: : elle séduit, hypnotise, dévore. elle croque la vie à pleines dents et ce n'est pas une métaphore @EFFIGIE: : jessica de gouw, par ambrose (mon frère le + bo) BAFOUILLES: : 32 PACTE: : 21/09/2017



Message
Mer 11 Oct - 12:36
Te quiero mas que a mi vida
EXORDIUM.
C’est le silence qui lui répond. Adélaïde imagine son frère derrière la porte qui les sépare, se torturant l’esprit après avoir blessé sa petite humaine. Une moue de dégoût déforme ses traits à cette pensée, Louis a un don pour s’enticher d’êtres fragiles qu’au fond il jalouse d’être ce qu’ils sont. Mortels. Quand elle embrasse sa nature avec délice, il se fustige d’être né ainsi. Jamais ils n’ont été semblables et pourtant elle ne saurait porter le même amour à un autre. La seule période où enfin il s’est comporté comme une sirène – mieux, comme un requin – il avait entièrement perdu le contrôle de lui-même et si Adélaïde a su apprécier la chasse en compagnie d’un Louis débridé, elle n’arrivait plus à le reconnaître. Elle délie sa longue silhouette pour se rapprocher de la porte et s’apprête à parler quand elle s’ouvre pour dévoiler son trésor. Ses cheveux bruns sont encore humides et des mèches tombent sur ses yeux couleur océan, sa peau est lisse et appelle la caresse. Un sourire naît sur les lèvres d’une Adélaïde qui jamais ne se lassera de la beauté de son frère.

Un léger frisson la parcourt au contact des doigts de Louis sur son visage. Elle se tait, il semble en proie à l’accablement et elle n’a aucun désir de le voir se renfermer. Ce n’est que quand il recule pour s’éloigner d’elle et se diriger vers ses vêtements qu’elle remarque la marque qui s’étire d’un bout à l’autre de son torse, longue trace rouge se détachant nettement sur la pâleur de la peau. Elle sursaute, attrape le bras de son frère pour le tirer vers elle et étudier la blessure. « Que t’est-il arrivé ? » elle gronde, inquiète. Au vu de la cicatrice, les chairs avaient dû être déchirées avant de se refermer. Elle ne devrait pas s’angoisser, il est une sirène et vient visiblement de se nourrir, il n’est pas en danger, ne va pas disparaître. Oui mais… pourquoi s’il a guéri la marque n’a-t-elle pas disparue ? Elle passe un doigt dessus, incapable de chasser l’appréhension qui grandit comme un malaise. « Qui a fait ça ? L’humaine dont le sang a tâché tes vêtements ? » La demande est formulée d’une voix menaçante, elle appui le mot "humaine". Si Tessa n’est pas déjà morte, elle se chargera de son cas elle-même.

Elle prend les vêtements des mains de Louis et hoche la tête. « Je vais m’en occuper. » Elle trouve un sac poubelle dans le local des agents d’entretiens et y entrepose les dernières traces de l’attaque de Louis. Elle y mettra le feu plus tard, elle est rôdée à l’exercice depuis le temps. La sirène se tourne vers son frère qui tente de changer de sujet. Elle l’étudie quelques secondes, son regard azur cherche celui de son double. « Très. Notre collection a eu beaucoup de succès. » Sourire satisfait de la gagnante sur ses lèvres. « J’ai rencontré Antonin pour notre prochaine campagne publicitaire, il a toujours d’aussi bonnes idées, je te donnerais le compte rendu demain. Et je viens de dessiner de nouveaux modèles, il faut que je te montre ! » Leur maison étant française, bien que connue à l’international, la majorité de leurs contacts se trouvent toujours en France – ce qui donne une bonne excuse à la sirène pour rentrer régulièrement chez elle. « Evidemment moins que la nôtre. » elle répond dans un haussement de sourcil hautain. « Mais elles se défendent. » elle ajoute quand même. L’humilité ne faisait pas partie du panel de qualités d’Adélaïde. « Tu sais bien que je te fais confiance, tu as don pour déceler la beauté ! Mais merci. »

Bras appuyés sur le bureau marqueté de son frère, elle donne une légère impulsion pour s’assoir dessus. D’un hochement de tête, elle désigne le sac poubelle contenant les vêtements de son frère. S’il n’a pas envie d’aborder le sujet, de son côté elle n’en démord pas. « J’aimerais savoir pourquoi cette marque ne disparaît pas… tu devrais déjà être guéri. » Elle parle calmement, attend une réponse, essaye d’enrayer la colère qui s’agite en elle. On a blessé son frère. A l’aspect de la cicatrice et connaissant le dégoût de Louis pour le carmin dont elle se délectait, elle aurait pu le perdre. La pensée lui est insupportable.



_________________
THE JAIL THAT SETS YOU FREE
©crack in time
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Louis de Rochechouart
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trente trois années accrochées à sa carte d'identité. CONTRAT: : Lui se veut seul, mâle solitaire sans accroche mais elle ne le laissera jamais filer. Pour la pureté de leur nom et de leur engeance ô combien maudite. BESOGNE: : Directeur artistique de la maison de haute couture portant les initiales de sa famille. Le R & le M s'inscrivent sur chacune des tenues.
ÉCORCE: : Plusieurs siècles de richesse, presque 400 ans qu'il essaye de quitter le monde ÉCHINE: : Squalo. Il n'en a pas le comportement et beaucoup le pense un hippocampe. Mais lorsqu'on voit la soeur qui le suit comme son ombre on comprends toute les vérités qui s'attachent à leur nom. PRESTIGE: : Il sent, il voit. Il fascine également, de ses yeux bleus si particuliers. Il se nourrit de sang, se gave d'horreur et vomi la terreur qui le consume. @EFFIGIE: : Raphaël Personnaz par Ambrose, gif par Gorgeousmali, aestetic par Bitterblue BAFOUILLES: : 135 PACTE: : 09/07/2017



Message
Mer 11 Oct - 17:38

« All I need to know is, where to stop. Take my hand and show me forever so never will I ever let you go »
Thème


Il ne réponds pas. Il ne lui est rien arrivé. Il refuse d'envoyer la colère d'Adélaïde sur Tessa. Même si la chasseuse n'est pas une créature aussi inoffensive que Diane, il a déjà bien trop donné dans la perte des femmes qui lui sont proches. Il n'est pas amoureux de Tessa. Adélaïde ne doit pas en vouloir à sa vie. Pourquoi se cherche-t-il des escuses ? Elle ne doit en vouloir à personne, qu'importe où son coeur va voleter. Il ne lui appartient pas. Il n'a appartenu qu'à une qu'elle a détruite en toute connaissance de cause. Il se fiche de la jalousie de sa soeur et pourtant il ne peut s'empêcher d'essayer de proteger les autres. Et pourtant il frisonne alors qu'elle le touche. La blessure sur son torse est vulgaire, si loin de la beauté qui s'échappe, pour quelque instant seulement, de tout son être. Il n'aime pas le ton qu'elle emploie. Il n'aime pas la manière dont sonne le "humaine" qu'elle grogne. Il la sait dangereuse. Et pourtant, il se contente de soupirer, doucement, avant de changer de sujet, espérant qu'elle n'y reviendra pas. Après tout, elle a toujours aimé plus que tout au monde la maison qu'elle a crée. Mais pas plus que lui de ce qu'il lit dans son regard. Le coeur du brun se tord. Il sait qu'il aura droit à d'autre question. Mais pour l'instant il la voit seulement l'aider. Il aurait tellement aimé que l'amour qu'ils se portent ne file aussi loin. Il aurait aimé être en paix avec Adélaïde. Ne plus avoir peur de ses réactions, comme lorsqu'ils n'étaient que des enfants encore innocents.

Il écoute alors ses paroles, comme brutalement absorbée par ce qu'elle lui glisse. Les collections, les paillettes, tout cela lui semble tellement lointain après ce qu'il vient de se passer. Il a encore l'odeur de Tessa dans les narines, il a encore le goût de son sang en bouche. Ce qui était à Paris aurait du la passionner, sans qu'il n'est besoin de faire semblant. Mais il n'arrivait pas à le faire. La nouvelle campagne publicitaire lui arracha un simple sourire alors que ses irirs se perdaient dans le vide, quittant leur jumelles. Il devait appeler la chasseuse ou alors simplement se la sortir de la tête. Mais il n'avait aucune idée de ce qu'il devait faire, aucune autre personne que Tessa à aller voir alors qu'il n'allait pas bien. Il y a très longtemps, encore innocemment, il aurait pensé se confier à sa soeur. S'aurait été offrir la tête de la brune en pâture à un requin aux dents longues et à l’appétit insatiable. Louis ne s'était jamais senti aussi seul. Entendre des nouvelles, entendre du français auraient du lui rechauffer le coeur. Il n'en était rien. Il avait l'impression d'être sous l'eau et que les mots lui parvenaient comme hachés, sans aucune tessitures. Elle allait s'en rendre compte. Ils ne s'étaient pas nommés jumeaux pour rien. Sa soeur le connaissait mieux que personne, tout comme il pouvait prévoir bon nombre de ses réactions. Elle allait le savoir et poser des questions auxquelles il ne pouvait répondre. Il devait parler. Du moins essayer.

Tu les as amené ? Tes nouveautés ? Sa voix ne couina pas, ne grogna pas mais il lui manquait l’entrain qu'il mettait habituellement dans la moindre chose concernant la maison de Rochechouart. Il revient aux yeux d'Adélaïde avant de baisser la tête, faussement gêné. Il trouvait les perles rares, les beautés précieuses qu'on n'oubliait pas. En se tenant le plus loin possible d'elles. De toute manière, elles le pensaient toutes gay, ne se priant pas pour alimenter les ragots. Je les ferais venir demain en fin de journée et je veux que tu sois là pour les voir. Car il ne pouvait nier qu'il avait besoin d'elle.

Mais Adélaïde ne semble pas prête à oublier ce qui s'affiche sur le corps de Louis. Il ne réponds pas tout de suite, lui tournant le dos pour attraper une chemise et un pantalon qu'il enfile, sans se soucier des yeux qui doivent sûrement s'offrir son corps. Il cache la cicatrice et passe une main maladroite dans ses cheveux. Une inspiration, unique, pour prendre du courage.

Poison.

Un simple murmure, qu'il la sait avoir entendu. Il ose enfin croiser ses yeux, essayant de s'armer de tout son courage. De toute manière, elle finira par le savoir. Le sang de Tessa a une odeur unique, comme le carmin de toutes les gorges auxquelles ont pu s'accrocher les lèvres du requin. Il ne sent pas tout ce qu'ils ont fait. Il peut omettre ou du moins essayer car il n'a jamais été doué pour manipuler ou jouer avec les mots. Louis ne sait pas mentir et, si jusqu'à aujourd'hui il n'en a jamais eu besoin, il sent que dire toute la vérité pourrait être mortel pour sa meilleure amie. Il marche sur des oeufs en face de la sirène.

Chat. S'il te plait. Elle l'a pas vraiment fait exprès. C'est juste... Elle a saigné et... enfin tu sais comment je réagis quand il y a du sang. J'ai pas réussi à me contrôler... Je... Il déglutit, à du mal à supporter le feu de son regard. J'ai craqué. Je l'ai attaqué, elle s'est défendue. C'est une chasseuse... J'en savais rien. Elle m'a soigné, c'est grâce à elle que je suis encore là. S'il te plait. Elle a rien fait d'accord ? Elle a strictement rien fait.

Il la défend, une fois de plus, sans jamais citer son nom. De toute manière, ils savent parfaitement tous les deux de quelle femme parle Louis; Il n'y en a qu'une dans sa vie maintenant qu'Adélaïde lui a tout prit. Il n'y a plus qu'elle qu'il a réussi à préserver de la colère de sa soeur. Ses doigts se sont retrouvés alors que sa poitrine se soulèvent sous une respiration presque chaotique. Il a peur de ce qu'elle pourrait faire à Tessa. Et il refuse que le monde s'écroule à nouveau.


_________________
You spoke made the heavens, You broke the power of sin and death


En italien dans le texte
En français dans le texte
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Adélaïde de Rochechouart
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : trente-trois ans CONTRAT: : elle se revendique fiancée mais elle est bien seule, la sirène dont les beaux yeux ne savent aimer que son frère BESOGNE: : elle dirige la maison de haute couture de rochechouart dont elle a tout imaginé il y a de cela près d'un siècle ; sa plus belle réussite
ÉCORCE: : ce sont déjà 386 années qui se sont écoulées depuis sa naissance, et jamais la soif de vivre ne s'est envolée ÉCHINE: : squalo, le requin, la meurtrière dans une enveloppe princière PRESTIGE: : elle séduit, hypnotise, dévore. elle croque la vie à pleines dents et ce n'est pas une métaphore @EFFIGIE: : jessica de gouw, par ambrose (mon frère le + bo) BAFOUILLES: : 32 PACTE: : 21/09/2017



Message
Jeu 12 Oct - 17:37
Te quiero mas que a mi vida
EXORDIUM.
L’orgueilleuse n’en finit pas de se féliciter du succès de ses travaux. C’est la plus belle chose qu’elle n’ait jamais accomplie, un enfant non pas né de l’union embrasée de deux corps mais de celle de deux esprits passionnés. Car si elle couve avec amour sa maison et ses modèles, elle n’en oublie certainement pas que Louis a été tout aussi précieux dans le processus de création – et l’est autant aujourd’hui. Les prises de décision se font ensemble, ils ont tout autant besoin l’un de l’autre pour assurer la pérennité de leur affaire. Mouvement de tête appréciateur de la part de la princesse quand son prince suggère sa présence aux entretiens des mannequins. Leur maison est leur seule création commune, leur terrain neutre ; rarement un désaccord vient poindre quand il s’agit du monde de la mode. Leur harmonie est alors parfaite, un véritable trompe-l’œil exposé à la face du monde. On chante les louanges de ce duo familial dans l’Europe et au-delà, ces deux jumeaux si proches qu’ils ne se quittent même professionnellement. Autrefois ces mots arrachaient un sourire à Adélaïde, aujourd’hui elle a conscience que ce n’est rien d’autre qu’une façade. Tout son amour et ses efforts pour faire de Louis sien sont insuffisants, le gouffre qui les sépare a cessé de se creuser au fil des années mais n’en reste pas moins bien trop profond pour être ignoré. Mais il est à ses côtés et c’est aux yeux d’Adélaïde le seul fait important ; elle préfère rester délibérément sourde aux attentes de son frère plutôt que de lui rendre sa liberté et le voir disparaître. Egoïsme, ou tout simplement ego.

Elle ressent avec précision la détresse de Louis, désintéressé de leur discussion, présent sans l’être. C’est sa bouche qui lui répond mais son esprit s’est évadé ailleurs et Adélaïde l’observe sans en dire mot. Il n’est pas préoccupé par lui-même, il s’inquiète d’elle. Ce n’est pas un secret pour la sirène, vivement lucide quant à l’effroi qu’elle a pu inspirer, et inspire encore, à son frère. Lui, si empathique envers la vie humaine, incapable de blesser quiconque même quand sa survie en dépend n’a jamais compris les agissements d’une femme n’ayant jamais vu les mortels autrement que comme des pantins. Et pourtant elle aime les mortels, elle leur est dépendante, son existence dépend de la leur. Ils l’adulent, elle et ses créations, parfois goûtent à son étreinte passionnée, et vont même jusqu’à tomber amoureux de cette beauté aux airs divins. Mais surtout, ils lui offrent le plus cadeau ; la vie. Elle vole leur vitalité, la fait sienne ; perfide menteuse, elle n’a rien d’une déesse si ce n’est la toute puissance sur eux.

Il prend son temps pour répondre, se détourne afin de couvrir son corps de tissus – pudeur superflue – pour finalement lui accorder une réponse. Elle sursaute au mot poison, son regard azur s’assombrit. « Toujours actif ? » Elle n’ajoute rien, écoute les explications de Louis qui peine à s’exprimer, cherche ses mots pour, elle le devine, entraver son ressentiment. Eviter la tempête.

Patiemment, elle le laisse raconter sans l’interrompre, arque un sourcil à la fin du récit décousu. « Tu devrais mieux t’informer sur tes fréquentations. » Chuchotement doucereux. Il n’avait pas fallu longtemps à la brune pour comprendre l’activité de la chasseuse ; sa curiosité malsaine envers tout ce qui touche à Louis associée à sa paranoïa l’oblige à se tenir au courant continuellement. Et les chasseurs d’aujourd’hui n’ont plus rien à voir avec ceux d’hier, ils sont bien mieux renseignés, sans parler des nouvelles technologies. Ils sont devenus avec les années une réelle menace. « J’en conclue que tu as su t’arrêter à temps ? Tu te maîtrises mieux. » Bien que toujours vivante, Tessa va probablement cesser de tourner autour de son frère à présent qu’elle connait la vérité. Adélaïde est surprise, d’ailleurs, qu’en tant que chasseuse elle ait mis tant de temps à se rendre compte de la nature de son ami. Stupide petite fille. Elle offre sa paume à la joue de Louis, la pose tendrement, ses lèvres esquissent un sourire qu’elle voudrait rassurant. « Ne t’en fais pas. Mais essaye de mieux t’entourer à l’avenir... » Pause, elle ses iris fixent intensément son frère. « Elle t’a peut-être sauvée cette fois mais c’est aussi elle qui t’a empoisonnée. Elle peut s’en prendre à toi n’importe quand et… tu sais que je ne supporterais pas de te perdre, n’est-ce pas ? » Son regard se fait plus doux, sa voix mielleuse. « La prochaine fois, je serai là pour te protéger. » Menace à peine sous-entendue, l’ire reste sous-jacente. Promesse voilée d’une paix qui ne saurait durer.




_________________
THE JAIL THAT SETS YOU FREE
©crack in time
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Louis de Rochechouart
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trente trois années accrochées à sa carte d'identité. CONTRAT: : Lui se veut seul, mâle solitaire sans accroche mais elle ne le laissera jamais filer. Pour la pureté de leur nom et de leur engeance ô combien maudite. BESOGNE: : Directeur artistique de la maison de haute couture portant les initiales de sa famille. Le R & le M s'inscrivent sur chacune des tenues.
ÉCORCE: : Plusieurs siècles de richesse, presque 400 ans qu'il essaye de quitter le monde ÉCHINE: : Squalo. Il n'en a pas le comportement et beaucoup le pense un hippocampe. Mais lorsqu'on voit la soeur qui le suit comme son ombre on comprends toute les vérités qui s'attachent à leur nom. PRESTIGE: : Il sent, il voit. Il fascine également, de ses yeux bleus si particuliers. Il se nourrit de sang, se gave d'horreur et vomi la terreur qui le consume. @EFFIGIE: : Raphaël Personnaz par Ambrose, gif par Gorgeousmali, aestetic par Bitterblue BAFOUILLES: : 135 PACTE: : 09/07/2017



Message
Ven 13 Oct - 20:44

« All I need to know is, where to stop. Take my hand and show me forever so never will I ever let you go »
Thème


Est-il toujours là, à hurler dans ses veines. Oui et non. Il a mal, il le sent. Mais la douleur est tenue, comme en train de disparaitre, remplacée par la vie insufflée par le sang de Tessa. Elle lui a sauvé la vie alors qu'il tentait de la tuer. Elle a inversé les rôles, elle lui a tendu une potion qui a tout arrêté. Alors, d'un mouvement du visage, Louis réponds que non. Adélaïde n'a pas vraiment besoin de savoir ce que lui-même ne sait pas avec précision. Il s'en veut déjà de lui mentir car après tout, malgré la peur qu'elle lui inspire, le requin ne peut s'empêcher d'aimer sa soeur. Pas avec la passion qu'elle voudrait c'est certain. Trop de mal a été fait pour celui dont le coeur ne bat plus pour personne d'autre qu'un corps depuis longtemps enterré. Mais il ne peut s'empêcher de lui pardonner, il ne peut s'empêcher d'espérer. Qu'elle change, qu'elle redevienne celle que les souvenirs ont enjolivée. Qu'un coeur, battant pour d'autre personne qu'eux deux, se réveille dans sa poitrine. Il avait espéré quand Aurore était rentrée dans l’équation mais rien. C'était même Adélaïde qui l'avait tué lorsqu'ils étaient retournés à cette mer devenue vitale. Il ne l'avait pas vu pleurer. Jamais. A aucun autre moment que lorsqu'il avait manqué mourir.

Il fit taire ses pensées, parties trop loin de l'instant présent et se raccrocha à ses paroles. Adélaïde savait. Elle avait comprit que Tessa était une chasseuse et lui s'était une fois de plus montré trop naïf. Enchanté par l'idée d'avoir enfin des amis mortels, enchanté par l'idée de presque pouvoir devenir comme eux. Être invité à un mariage, découvrir une nouvelle fois l'amour à travers les yeux d'autre. Il avait été stupide. Elle avait raison. Une fois de plus. Il n'était pas un humain et il se raccrochait à des pensées bien trop futiles. Il faisait trop vite confiance, ne se méfiait pas assez. Le monde où les créatures pouvaient être reines sans jamais rien risquer était mort. Maintenant, les chasseurs étaient devenus intelligent. Tessa était différente ! Elle ne l'avait pas tué alors qu'elle avait sentit ses branchies. Elle aurait aussi bien pu lui trancher la gorge alors qu'il dormait, alors qu'il était aussi impuissant qu'un nouveau né. Elle ne l'avait pas fait. Elle avait tiré simplement car il avait été incapable de ne pas être un monstre. Il s'était montré incapable de résister au sang qu'elle lui faisait sentir. Il avait bondit. Il en payait encore le prix.

Oui.

Simple murmure en réponse à sa question, comme un enfant en faute qui cherche à savoir s'il a raison de répondre ainsi. Il la regarde, presque implorant, incapable de savoir s'il a fait bien ou non. Adélaïde était sa grande soeur dans un autre monde. C'était elle qui le protégeait quand il n'était encore qu'un petit garçon trop innocent. Enfant qui n'a pas vraiment changé. Il a besoin d'elle, terriblement besoin d'elle. Alors Louis se laisse aller contre cette paume qui se glisse sur sa joue. Il ne la repousse pas.

Je suis désolé Chat. J'aurais dû t'écouter. J'ai failli la tuer cette nuit. Il s'accroche à son regard alors que sa voix se brise. J'aurais pu la tuer. Il doit retenir les larmes qu'il sent forcer contre ses yeux. Comment tu arrives à aussi bien te contrôler ? Pourquoi j'en suis incapable ! Melange de colère et de terreur qui hurle dans son regard et dans sa voix. Mélange de peur et d'angoisse, de cette incapacité qu'il a de se comporter comme une véritable créature de sa race. Pourquoi j'suis pas comme toi ? Cette fois, c'est des supplications qui règnent dans son regard. Il aurait tant aimé être identique à cette princesse si sombre, à régner comme ils auraient pu le faire. Comme ils auraient dû le faire. On faisait d'eux des dieux et Louis avait fuit. Trop lâche pour accepter de prendre des vies. Trop faible pour barricader son cœur. Définitivement trop humain.


_________________
You spoke made the heavens, You broke the power of sin and death


En italien dans le texte
En français dans le texte
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



Contenu sponsorisé



Message
Revenir en haut Aller en bas
 
Pour le meilleur comme pour le pire | Adélaïde
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» L'oscar de meilleure actrice pour Marion Cotillard
» Chambre n°4 : Quand quatre murs réunissent pour le meilleur et pour le pire deux étudiantes
» Pour le meilleur et pour le pire (PV : Joker)
» Apollon – dieu pour le meilleur et pour le pire
» Pour le meilleur et pour le pire [Hadès]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
RIGOR MORTIS ::  :: NORD :: → VIA CONDOTTI-
Sauter vers: