Senza fiato | Calypso & Jacopo

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Jacopo Scaglione
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
OSSATURE: : 37 ans CONTRAT: : Célibataire. Enfin... Divorcé. Evitons ce sujet, per favore. BESOGNE: : Détective privé. Ex-inspecteur de police qui s'est fait virer quelques mois après son divorce, ayant complètement déraillé. La véritable raison : sa cheffe corrompue, qui trempait dans la Mafia depuis des années, démon déguisé en ange. Suivant des pistes, Jacopo et son meilleur ami Luigi, lui aussi inspecteur, avaient mené leur enquête pendant des mois, réunissant des preuves contre leur supérieure. Ils se croyaient capables de la faire tomber. Sauf que non ; Luigi fut tué par la Mafia à la demande de sa ténébreuse cheffe, tandis que Scaglione devint l'amant de sa supérieure, dans une tentative désespérée de la coincer enfin. En vain, parce qu'elle était parfaitemnent au courant pour son enquête secrète. Il ne devint que son jouet, pendant des mois. Puis un jour, tout fut mis au clair : soit il oubliait cette histoire, soit il subissait le même sort que son ami. Alors Jacopo fit son choix. Il préférait s'éloigner, d'elle, de la Police, de toute cette corruption, complètement brisé et dégoûté.
FABLE: : Au courant pour le surnaturel depuis pas mal de temps déjà. En tant qu'ancien inspecteur, Jacopo a eu affaire à bien des créatures lors de ses enquêtes, il est tombé sur des massacres sans nom. Il ne pouvait donc que finir par découvrir la vérité. Néanmoins, il garde le secret sur ce qu'il sait, il fait semblant que les monstres n'existent pas. Pas envie de passer pour un cinglé, tout simplement. Mais, secrètement, le brun travaille régulièrement pour le Vatican, qui ne le prend pas pour un fou : en effet, il est souvent chargé de retrouver des créatures sur lesquelles le Vatican veut mettre la main. ÉCHINE: : Humain, vous dirait-il. En réalité, Jacopo est une demi-sirène qui s'ignore. GANG: : Il n'appartient officiellement à aucun groupe, mais il bosse souvent pour le Vatican, ce que presque tout le monde ignore. Ils payent bien, alors pourquoi refuserait-il leurs missions ? Et puis, pas sûr que ce soit une bonne idée de leur dire non, voilà tout. @EFFIGIE: : Charlie Cox by Sweet Disaster (c) BAFOUILLES: : 282 PACTE: : 05/08/2017



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Mar 10 Oct - 16:21


❝Senza fiato❞
Calypso & Jacopo

Vers fin septembre

La nuit est déjà tombée depuis des heures sur la capitale. Ville illuminée, et pourtant si sombre. Innocents, ignorants, les touristes se baladent dans les rues principales de Rome, sortent s'amuser dans des bars, des restaurants, des boîtes de nuit. Sans se douter ne serait-ce qu'une seconde que la ville éternelle est pleine de monstres désireux de les vider de leur sang. Sombre vérité qu'ils ignorent... Et quelque part, ce n'est pas plus mal. Vivre dans la paranoïa, dans la peur, ce n'était pas une vie, ça. Si le secret éclatait, je ne sais pas combien de personnes deviendraient folles, mais je suis persuadé qu'elles seraient nombreuses. Mais bon, moi je suis au courant depuis des années, et je ne suis pas devenu un cinglé pour ça. Enfin, d'autres pourraient dire que si, mais ce se seraient des mauvaises langues. Et j'emmerde les mauvaises langues, prout. Ce soir, bien au chaud dans ma voiture, me servant de mes jumelles pour suivre ma cible de loin, observer ceux avec qui il parle, je ne pense pas vraiment aux créatures qui pourraient éventuellement débarquer d'un moment à l'autre pour me vider de leur sang. Qu'elles essayent donc ! Il en faut plus pour me faire peur, franchement. Ouais, t'as des crocs et alors ? Je t'emmerde quand même !

Les heures s'écoulent, lentement. Enquête que j'espère résoudre rapidement, réponses que je veux apporter rapidement à ma cliente, pour pouvoir à nouveau me concentrer sur l'essentiel : Ana'. Euh... Non. Dit comme ça, on pourrait se faire des idées et NOPE, ce n'est pas ce que je voulais dire. L'essentiel, c'est l'enquête sur le meurtre des parents d'Anastasia, nuance. Mystère qu'il faut comprendre, vérité qu'il faut découvrir. Agostino, Geremia, Enia, ils ont fait partie de ma famille aussi, à un moment donné. Pendant des années. C'est normal que je veuille trouver leur meurtrier, le faire payer pour ce crime immonde. Et puis... Oui, c'est mon ex-femme, et alors ? Je l'emmerde aussi, hein. Mais ce n'est pas pour ça que je ne vais pas l'aider à trouver la vérité. Faut rester professionnel, et humain. Jillian me dirait sûrement qu'il fallait le faire, parce que c'était la meilleure chose à faire, tout simplement. Et parce que si on aidait les autres, le karma nous récompenserait, ou un truc du genre. J'espère bien, hein. Même si je ne crois pas vraiment à ces conneries. Pourquoi ? Eh bah, mon ancienne cheffe ! Où est-elle aujourd'hui, après tous ses crimes, après avoir ordonné le meurtre de mon meilleur ami ?! Au pouvoir, comme d'hab. Montant en grade, jusqu'au sommet ! Où est le putain de karma alors ? Ouais, vous voyez.

Je chasse ces pensées de ma tête et sors de ma voiture. L'homme est entré dans un bar, et d'où je suis en ce moment, la vue n'est pas optimale. Faut donc que j'aille sur place. Je ne suis pas très loin, discret comme une ombre. Ce type est louche, il n'y a pas à dire. Sa femme croit qu'il la trompe avec une autre, mais j'ai des doutes sur ça. Je pense plutôt qu'elle ignore qu'il a des affaires avec la Mafia. Parce que c'est bel et bien la seule amante que je lui ai trouvée, et ça fait quelques jours que je le suis, que je l'observe. Fermant doucement la portière de la voiture, je suis accueilli par l'air frais de la nuit, dans cette rue sombre et pas franchement très bien. Nous sommes dans la périphérie de Rome, beaucoup moins belle que le centre, mais aussi beaucoup plus riche en crime et en mafieux en tout genre. Je ne m'attendais pas vraiment à autre chose en suivant ce type jusqu'ici. Par contre... je ne m'attendais pas non plus à ressentir le canon froid d'une arme à feu contre ma nuque.

« Bouge pas, fils de pute. »

Voix rauque, peu amicale. Pas besoin d'être un génie pour comprendre que je suis dans la merde. Je me mordille la lèvre, les dents serrées, le regard orageux. Comment ça se fait que je l'aie pas vu ? Comment ça se fait que je me sois fait choper comme ça, putain ?!

« Du calme... Du calme avec ton jouet, mec. »

L'abruti appuie encore plus fort le canon de son arme contre ma nuque. Mon cœur s'accélère, ma respiration aussi, et ce même si j'essaie de rester calme. Froid, analytique, comme on m'a appris il y a longtemps, comme je l'ai souvent été dans des situations pas moins dangereuses. Allez, faut que je trouve une façon de me libérer de son emprise. Je ne vais pas mourir ce soir. Pas ici. Pas comme ça. Je refuse, de toutes mes forces.

« T'as tué mon frère, fils de pute ! Je ne vais pas me calmer. Je ne vais pas me calmer, tu m'entends ! Je vais te tuer ici, sur-le-champ ! »

Non. Faut qu'il continue de parler. Qu'il n'appuie pas sur la détente. Oui, voilà, faut que je lui fasse perdre du temps. Me laisser du temps pour que je puisse trouver une façon de le distraire et de reprendre le dessus.

« Ton... Ton frère ? »

« Oui, mon frère ! Andrea... Il y a cinq ans. T'as oublié, fils de pute ? T'AS OUBLIÉ ?! Moi, je n'ai pas oublié ! Il était l'innocent et TU L'AS TUÉ ! »

Je déglutis. Non, je n'ai pas oublié. Erreur que j'aurais voulu effacer... Mais je ne peux pas. Je ne peux remonter le temps et m'empêcher de lui tirer dessus. Je m'en suis longtemps voulu. J'ai porté le poids de la culpabilité sur mes épaules, je l'ai laissée me torturer pendant des semaines, des mois. Ça a été la goutte qui a fait déborder le vase, et il y avait de quoi. Je n'allais pas bien à l'époque, peu de temps après mon divorce, et surtout après que j'aie découvert que je m'étais laissé manipuler par mon ancienne cheffe. Perdu, blessé, en colère contre le monde entier, je n'avais pas su rester froid. J'avais cru que c'était Andrea le criminel dans cette histoire... Sauf que j'avais tort. C'était ce connard, apparemment. Le fameux frère que personne n'avait réussi à trouver. Comment s'appelait-il déjà ? Ça je n'arrive pas à m'en souvenir. Mais qu'importe, il faut juste que j'arrive à retrouver une position de force et je le refilerai à la police. Qu'on puisse clôturer enfin cette affaire. Le problème, c'est que cet abruti m'envoie un lourd coup dans la nuque avec son arme, qui me fait tomber par terre au passage. Je rouvre les yeux, en grimaçant. Je ne peux pas fermer les yeux, je ne peux pas perdre connaissance. Le brun m'envoie cependant un puissant coup de poing en pleine figure, puis un autre, et un autre. J'ai mal. Le goût métallique du sang envahit ma bouche. L'homme sort alors une lame, tout en tenant son arme contre mon front. Il faudrait que j'arrive à attraper mon arme, il faudrait... que j'arrive à bouger. Mais j'y arrive pas. Il m'a cogné fort, j'ai la tête qui tourne. Bordel de merde...

« T'auras une mort lente et douloureuse, c'est tout ce que tu mérit... »

Il ne finit pas sa phrase. Et je crois qu'il ne la finira jamais. Je cligne les yeux, affaibli, tremblant malgré moi. Puis je la vois. Je vois ce visage qui me dit quelque chose.

« Toi ? »

Faible murmure alors que je ferme les yeux.

« Qu’est-ce que tu... lui as fait ? »

Est-ce... du sang ? Ou... Est-ce que je délire ? Oh... Mamma mia, c’est vraiment du sang ! La panique monte au fond de moi, sournoise. Phobie jamais vaincue, malgré les apparences qui font croire le contraire. Je perds connaissance.


©️ Pando

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❝non sono positivo alla normalità❞ Non mi appartiene le 8 ore, la macchina a lavare, la tua casa al mare. Non mi appartiene la perfezione, sabato sera la visualizzazione del tuo davanzale. Non mi appartiene buone maniere, se predichi e poi meriti catene. E mentre il mondo va, l'amore è diventato una pubblicità. Hai già pronto il kit per la mia identità ? Non sono positivo alla normalità. (c) Astra
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Calypso T. Reken
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : 30 ans environ CONTRAT: : Veuve si vous cherchez tant à savoir. BESOGNE: : Caporegime pour la Reine, mais aussi pour la Garde Côtière italienne, Corpo delle capitanerie di porto Guardia Costiera. C'est avantageux pour faire passer le trafic humain... FABLE: : Avant d'entrer aux services de la Reine, je ne connaissais que les pourritures et les encore plus pourris. Ici et là, un sorcier vaudou ou chaman entre deux colonies. Et évidemment, les sirènes. Maintenant, j'ai appris qu'il y a des toutous et des fausses sirènes qui ne peuvent aller au soleil. ÉCORCE: : 388-ish ÉCHINE: : J'ai un tempérament "mauvais", j'ai un nez assez sensible et des dents de requin. PRESTIGE: : Un nez qui est capable de deviner avec quel savon tu t'es lavé hier soir. Une force considérable, des yeux et une voix enchanteresse et mon derrière qui vaut le détour. GANG: : Cuore Nero @EFFIGIE: : Jessica Parker Kennedy, madhatress BAFOUILLES: : 312 PACTE: : 12/08/2017



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Mer 11 Oct - 21:08

Une fois mon uniforme de la marine rangé dans mon casier et le cadenas mis, je revêts  mon blouson noir avec une capuche et sors avec mon sac à dos compact. La journée a été longue. Pas de livraison spéciale, juste une journée habituelle à jouer l’humaine pour la garde côtière de Rome. Heureusement que ce soir, j’ai un rendez-vous hors du commun. En fait, j’ai eu vent d’une planque qui pourrait appartenir à la Mano Rossa. J’aimerais bien mettre la main sur les armes destinées aux sirènes. Le savoir, c’est le pouvoir. Si nous pourrions étudier leurs moyens d’attaque, nous pourrions solidifier nos défenses. Bref, mieux vaut prévenir que guérir. Donc, j’enfourche ma moto en route de la dite-planque. Je veux confirmer quelques trucs et si possible identifier des odeurs particulières que je pourrais retracer par la suite.

Je dédale sur les routes de la banlieue délabrée. Quelques avant d’arriver à destination, j’arrête dans une ruelle pour cacher ma moto. Je préfère me rendre incognito, personne ne me voit arriver, personne ne me voit sortir. Habituée depuis mon plus jeune âge à manœuvrer dans les cordages d’un navire, l’escalade d’une façade est un jeu d’enfant. Je me hisse jusqu’à un escalier de secours et atteint le toît de l’immeuble en moi de deux. Je suis encore trop loin de l’endroit de ce soir. Je remonte mon capuchon sur mes cheveux. Seulement la lumière lunaire éclaire mes mouvements furtifs et agiles alors que je passe d’un toit à l’autre sans hésitation.

Arrivée en face du bâtiment en question, je m’arrête pour observer de mon perchoir. C’est un bar, tout ce qui a de plus normal. C’est bien connu que les bandits ne brandissent pas une affiche pour montrer qui ils sont. Ma source est peut-être erronée. Je reste un instant accroupie telle une gargouille sur le rebord du toit et je continue d’observer. Je renifle l’air pour savoir s’il n’y aurait pas une odeur familière parmi les personnes qui entrent et sortent du bar. Mis à part le poudre à canon, ce qui m’indique que ma source n’est peut-être pas dans le panneau que ça, je ne connais pas un humain dans cet établissement… C’est ce que je croyais jusqu’à ce que je remarque une voiture garée tout près. Un homme sort et son parfum me dit quelque chose.

Oh oui, je m’en rappelle. C’est l’enquêteur que je me suis coltinée au port pour ne pas qu’il mette son nez dans les affaires de la Reine, donc dans mes caisses d’organe prêtes pour l’expédition. Il n’était pas méchant, et c’est bien ce qu’il m’a retenue d’en prendre une bouchée. J’aurais pu m’en nourrir et l’hypnotiser par la suite pour qu’il ne remette plus les pieds sur mon territoire, mais son enquête a permis au Cuore Nero d’avoir bonne figure et de gagner la confiance des forces policières. Évidemment, quand je dis Cuore Nero, je veux surtout dire moi. Pas grand collègues trainent dans mes pattes sur le port et je suis une colombe blanche pour les autorités et un atout pour résoudre les « crimes » portuaires.

Je ne sais pas ce qu’il fiche ici, mais un type louche arrive par derrière et il ne semble pas venir seulement pour une poignée de mains. Avant que le canon métallique ne reflète les rayons lunaires, je sens la poudre à canon et descend rapidement sur le côté obscure du building où je me trouve. Lorsque la hauteur devient acceptable, je me laisse tomber au sol afin d’atterrir sur mes deux pieds. Outch! J’ai sous-estimé la descente et je me suis probablement fêlé un os de la jambe. Je n’ai pas le temps d’y penser et qu’importe. Je clopine un peu et la cassure n’est déjà plus de ce monde.

Mes acrobaties m’ont fait manqué le début de leur conversion à bout portant, mais je vois bien qu’il ne réussit pas à reprendre le contrôle de la situation. Et merde, moi qui voulait passer inaperçue, je m’avance furtivement, mais rapidement dans l’angle mort de l’assaillant. Alors que je pense à mon manque d’arme à lui entrer dans la gorge ou bien d’objet contondant à lui balancer derrière le crâne, l’homme sort un couteau. Il n’a pas le temps de prodiguer ses menaces que je lui donne un coup à l’intérieur du coude pour renverser son bras saisissant l’arme derrière son dos. Je me sers de mon autre main pour couvrir sa bouche tandis que je lui perce la jugulaire. Le carmin divin sort en explosion lorsque j’en ressors la lame. La tentation est trop fort et je colle ma bouche au jet pour me repaitre de ce repas  opportun. L’air horrifié du détective ne m’importune guère tant qu’il ne hurle pas. D’ailleurs, je sors de l’extase pour réaliser à quel point je suis à jour sans le couvert de la nuit. En pleine rue quoi!

« Merde! »

J’échappe un juron en quittant la gorge de l’homme condamné. Je m’essuie le visage sur la manche de ma veste noire. J’ai cru comprendre qu’il me reconnaissait aussi, mais notre échange tombe à l’eau lorsqu’il perd connaissance. Je ne peux pas l’hypnotiser s’il n’est pas conscient en premier lieu. Je dois quitter les lieux et l’amener avec moi. Je ne vois pas d’autre option pour le moment sans qu’un détective n’aille des infos compromettantes sur mon compte. Adieu ma couverture. Sans lui demander son avis, je le prends sous les épaules.

« Aide-toi un peu bordel. Faut qu’on parte d’ici! »

J’ai bien une force surhumaine, mais relever un grand gaillard mou à partir du sol, c’est pas si facile que ça. Je l’embarque sur le siège passager. Son sang se mêle à celui de l’homme que j’ai essuyé sur ma veste. Finalement, avec son air amoché et le sang qui lui coule de la gueule, j’ai bien fait de manger l’autre gars. Je n’aurais pas pu résister à une proie si facile. Je ne prends pas la peine de lui attacher sa ceinture. C’est le cadet de mes soucis. Je fais une glissade sur le capot avant de l’automobile et m’assoies derrière le volant.

« Où sont les clés!? »

Je tâtonne et entend le cliquetis distinctif de clés. Elles sont toujours dans le contact. Quelle chance! Je démarre et fonce droit devant en laissant le cadavre de l’homme sur le trottoir. Bon je vais où maintenant? Chez lui? Je fouille d’une main distraite dans ses poches. Pas de porte-feuille? Il est parano? Pas d’adresse… Je l’entends tousser. Du sang gicle dans la fenêtre du véhicule. Peut-être l’hôpital? Je pourrais demander à Ingrid de le surveiller pour moi jusqu’à ce que je puisse lui laver le cerveau… Bon plan Caly. J’ai confiance en Ingrid. Je me dirige donc vers l’hôpital.

J’arrive enfin et je me gare devant l’urgence. Je secoue le petit boxer dans l’espoir qu’il soit moins difficile à transporter.

« Allez, on se réveille, belle au bois dormant. »
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Jacopo Scaglione
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OSSATURE: : 37 ans CONTRAT: : Célibataire. Enfin... Divorcé. Evitons ce sujet, per favore. BESOGNE: : Détective privé. Ex-inspecteur de police qui s'est fait virer quelques mois après son divorce, ayant complètement déraillé. La véritable raison : sa cheffe corrompue, qui trempait dans la Mafia depuis des années, démon déguisé en ange. Suivant des pistes, Jacopo et son meilleur ami Luigi, lui aussi inspecteur, avaient mené leur enquête pendant des mois, réunissant des preuves contre leur supérieure. Ils se croyaient capables de la faire tomber. Sauf que non ; Luigi fut tué par la Mafia à la demande de sa ténébreuse cheffe, tandis que Scaglione devint l'amant de sa supérieure, dans une tentative désespérée de la coincer enfin. En vain, parce qu'elle était parfaitemnent au courant pour son enquête secrète. Il ne devint que son jouet, pendant des mois. Puis un jour, tout fut mis au clair : soit il oubliait cette histoire, soit il subissait le même sort que son ami. Alors Jacopo fit son choix. Il préférait s'éloigner, d'elle, de la Police, de toute cette corruption, complètement brisé et dégoûté.
FABLE: : Au courant pour le surnaturel depuis pas mal de temps déjà. En tant qu'ancien inspecteur, Jacopo a eu affaire à bien des créatures lors de ses enquêtes, il est tombé sur des massacres sans nom. Il ne pouvait donc que finir par découvrir la vérité. Néanmoins, il garde le secret sur ce qu'il sait, il fait semblant que les monstres n'existent pas. Pas envie de passer pour un cinglé, tout simplement. Mais, secrètement, le brun travaille régulièrement pour le Vatican, qui ne le prend pas pour un fou : en effet, il est souvent chargé de retrouver des créatures sur lesquelles le Vatican veut mettre la main. ÉCHINE: : Humain, vous dirait-il. En réalité, Jacopo est une demi-sirène qui s'ignore. GANG: : Il n'appartient officiellement à aucun groupe, mais il bosse souvent pour le Vatican, ce que presque tout le monde ignore. Ils payent bien, alors pourquoi refuserait-il leurs missions ? Et puis, pas sûr que ce soit une bonne idée de leur dire non, voilà tout. @EFFIGIE: : Charlie Cox by Sweet Disaster (c) BAFOUILLES: : 282 PACTE: : 05/08/2017



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Ven 13 Oct - 17:49


❝Senza fiato❞
Calypso & Jacopo
Tout s'est passé très vite. Alors que j'étais en position de faiblesse et que cet homme avait sorti une lame pour probablement m'achever avec, quelqu'un l'a coupé dans son élan, l'empêchant de me tuer. Une femme, dont le visage m'est plutôt familier. Le sang gicle, le couteau atterrit au sol, tandis que la vie quitte le brun et que cette femme se nourrit littéralement à la source. Affaibli, désorienté après ces violents coups de poing que j'ai encaissés en pleine gueule, je ne peux pas résister à la vue du sang. Peur panique jamais totalement surmontée, je n'y peux rien cette fois-ci, surtout dans cet état ; je m'évanouis. Plongeant alors dans le noir, je ne sais plus vraiment ce qui se passe ensuite autour de moi. Parfois, j'ai l'impression d'entendre une voix féminine, une voix pressée, stressée, qui me pose une question. J'ai l'impression de bouger, voire même de marcher. Je ne suis pas tout à fait réveillé, pas tout à fait dans les vapes non plus. En revanche, je n'arrive pas à lui répondre, poussant juste un bref gémissement plaintif, avant de replonger dans l'inconscience.

Je ne sais pas combien de minutes se sont écoulées depuis que je me suis fait agresser par cet abruti de criminel, j'ai totalement perdu la notion du temps et l'espace. Ouvrant finalement les yeux, sentant une main me secouer légèrement, je grimace, portant une main à la tête. Bon Dieu, je me sens comme si je m'étais fait écraser par un camion. Ma main se glisse sur mes lèvres, j'ai mal. Je regarde cette dernière, la vue encore un peu floue, les sens à moitié endormis. Bordel, je saigne, et pas qu'un peu. J'inspire profondément, il faut que je me calme. Je détourne mon regard, le posant cette fois-ci sur la jeune femme qui m'a aidé. Effectivement, je la connais, je me souviens très bien de son joli minois. On s'est croisés il y a pas mal de temps, quand j'étais encore flic. Une affaire impliquant la Garde Côtière dont je ne me souviens plus de tous les détails. Mais d'elle, je me souviens très bien. Par contre... J'étais bien loin de me douter que... Roh bordel, c'est une créature ! Elle a bu le sang de ce type comme si c'était du vin ! Je déglutis. Elle l'a fait... pour me sauver la vie. Alors bon, je n'ai pas le droit de la juger. Mais n'empêche que je ne m'y attendais pas. Je me racle la gorge.

« Alors comme ça, la fameuse belle au bois dormant est tombée dans les pommes pendant des années parce qu'elle s'est prise une raclée, c'est bien ça ? Je comprends mieux ce que ça fait, maintenant. »

Dis-je en me redressant légèrement, toujours assis dans mon siège, un rictus douloureux aux lèvres.

« Merci... pour ton aide. Je t'en dois une. »

Je passe ma main ensanglantée sur mon nez. Je ne pense pas qu'il soit cassé, et tant mieux. Par contre, j'ai les lèvres fendues et je vais aussi avoir quelques bleus sur le visage également. Mais rien de cassé, je le sens. Alors bon, si l'on pouvait éviter l'hôpital...

« Je crois que je n'ai rien de cassé. Je me suis juste pris deux ou trois coups de poing en pleine tronche, j'ai déjà vécu pire quand j'étais flic, hein... Donc pas besoin d'aller à l'hosto. Surtout que je déteste les hostos. Ramène-moi chez moi plutôt... s'il te plaît. »

Je soupire. Je ne veux pas aller à l'hôpital. Si c'était vraiment grave, j'accepterais d'y aller, mais là ce sera juste une perte de temps. Non, vraiment, je préfère rentrer chez moi. Ou...

« Ou chez toi, si tu préfères avoir l'avantage du territoire. » Bah quoi ? « En fait, j'ai juste besoin d'ôter tout ce... sang de mon visage, de mes mains. Et de désinfecter ces blessures... Et c'est bon. Pas besoin d'hôpital. Si tu pouvais me filer un coup de main, j'en serais bien content, mais... si t'as autre chose à faire, tu peux simplement me déposer devant chez moi et ça ira, d'accord ? »

Dis-je d'un air sincèrement fatigué. Bordel de merde, faut vraiment que je prenne une bonne douche et que je prenne des antidouleurs, là. Un soupir s’échappe de ma bouche, alors que je regarde la belle métisse.

« Je ne savais pas que tu étais une créature... T’es quoi au juste ? Une vampire ou une sirène ? Non, attends... mon instinct me dit que t’es... une sirène ? Oh, et t’inquiète, je n’ai "rien" vu tout à l’heure. Et j’ignore tout sur ta véritable nature, officiellement. De toute façon, personne ne me croirait. »

Je pousse un léger rire. Ça fait mal, putain.


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Dernière édition par Jacopo Scaglione le Mar 17 Oct - 15:04, édité 1 fois
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Calypso T. Reken
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OSSATURE: : 30 ans environ CONTRAT: : Veuve si vous cherchez tant à savoir. BESOGNE: : Caporegime pour la Reine, mais aussi pour la Garde Côtière italienne, Corpo delle capitanerie di porto Guardia Costiera. C'est avantageux pour faire passer le trafic humain... FABLE: : Avant d'entrer aux services de la Reine, je ne connaissais que les pourritures et les encore plus pourris. Ici et là, un sorcier vaudou ou chaman entre deux colonies. Et évidemment, les sirènes. Maintenant, j'ai appris qu'il y a des toutous et des fausses sirènes qui ne peuvent aller au soleil. ÉCORCE: : 388-ish ÉCHINE: : J'ai un tempérament "mauvais", j'ai un nez assez sensible et des dents de requin. PRESTIGE: : Un nez qui est capable de deviner avec quel savon tu t'es lavé hier soir. Une force considérable, des yeux et une voix enchanteresse et mon derrière qui vaut le détour. GANG: : Cuore Nero @EFFIGIE: : Jessica Parker Kennedy, madhatress BAFOUILLES: : 312 PACTE: : 12/08/2017



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Dim 15 Oct - 5:58

J’aurais peut-être pu y aller délicatement pour le réveiller… Mais que voulez-vous, je n’ai jamais été réputée pour ma douceur. L’odeur de sang frais qu’il balade involontairement depuis l’altercation devant le bar rend mes nerfs à cran. Quand je pense que j’aurais pu me repaître de cette gorge où la fontaine de vie y avait élue domicile, mais au lieu de ça je trimbale une proie facile  que je ne dois pas dévorer. Il faut qu’il sorte du véhicule et aille se faire soigner au plus vite avant que j’en décide autrement.

Je pousse un soupir de soulagement quand je le vois se réveiller. Il pourra débarquer par lui-même, rejoindre l’urgence et me laisser seule avec mon désir brûlant de passer au côté passager de m’assoir sur ses genoux et de lui lécher ses blessures comme on commence par le crémage avant d’attaquer le gâteau. Parlant du crémage, il porte sa main à la tête et regarde le carmin sur ses doigts. Je ne sais pas trop si c’est la gravité de sa blessure qui lui revient ou bien autre chose, mais je vois bien qu’il fait des efforts pour ne pas rejoindre Morphée une autre fois. Ce qui me fascine le plus, c’est qu’il ne paraît pas horrifié par moi. J’ai quand même égorgé un homme et bu le sang giclant. J’en ai d’ailleurs qui coagule à l’instant dans mes cheveux. Le point est que… Est-ce qu’il pense qu’il a rêvé cette partie ou bien… Je ne sais pas. J’ai quand même dû mettre mon défunt-mari sous hypnose jusqu’à sa mort parce qu’il ne tolérait pas mon appétit particulier. Enfin, le boxeur se met à plaisanter et je ne peux m’empêcher d’ajouter mon grain de sel à la blague.

« Si tu comprends mieux, peut-être que tu devrais envisager un changement de rôle pour que ton conte finisse mieux. Le prochain prince ne sera sans doute pas aussi charmant que moi. »

Je retiens un sourire en me disant que le prince charmant ne lui va pas vraiment non plus. Il a plus l’allure d’un anti-héro que celui d’un sauveur. Je lui tends une main pour l’arrêter lorsque ne le vois grimacer de douleur.

« Woh-là, on peut appeler un infirmier ou un auxiliaire pour venir te chercher avec une chaise roulante. Tout doux, big boy. »

Je l’écoute me déblatérer ses médailles de batailles peu glorieuses pour justifier qu’il s’en remettra tout seul, sans d’aide médical. Vraiment? Toute qu'une chance! Un humain avec la fierté bien placée. C’est bien beau tout cet orgueil, mais ça ne le soigne pas et ça n’apaise pas la tentation que l’odeur de sang attise en moi.

« T’es sûr que tu veux pas entrer juste pour faire une vérification? En même temps, tu as mangé un sale coup sur le crâne… Faudrait pas que tu deviennes… pire. »

Joli euphémisme au lieu de lui dire qu’il pourrait être encore plus fou et sonner à la porte de la Mano Rossa la prochaine fois. Mais bon, il veut aller chez lui maintenant? Il oublie assez vite de me dire son adresse qu’il propose déjà de venir sur mon territoire? Il est drôle lui. C’est vrai que je ne sais pas grand chose de lui. Il connaît peut-être le surnaturel et attend d’avoir une de ses armes sous la main pour me faire la peau… Je ne suis pas trop chaude à l’idée qu’il sache où est-ce que je réside, mais à la fin de la soirée il ne se rappellera plus de rien. Je vais m’occuper de m’effacer de sa mémoire et on n’en reparle plus. De toute manière, les humains ne durent pas longtemps avec moi, c’est bien connu.

« D’acc… »

Je m’arrête à l’instant de parler alors qu’il me dit candidement qu’il sait que je suis une créature et il met même le doigt sur mon espèce. Est-ce qu’il veut mourir? Je le regarde un peu stupéfaite. Mais quel con… Bon, il aurait pu continuer de feindre l’ignorance et ne pas pointer l’évidence que j’ai encore du sang dans les cheveux de ma récente victime. Par exemple, je sais qu’il n’est pas un chasseur ou qu’il fait partie du Vatican sinon il saurait très bien que des personnes existent en pleine connaissance de cause.

« D’accord pour chez moi, je t’aiderai à faire tes pansements. »

Je pense et roule des yeux. Le hic de guérir rapidement, c’est qu’une sirène n’a pas de réserve de pansement dans sa pharmacie personnelle comme n’importe quel humain.

« Merde. »

Je dois trouver de quoi. Et merde on est à un putain d’hôpital! Mais je ne peux pas le laisser, même s’il est faible, il peut se sauver…

« Écoute-moi bien. Tu sais que je suis une sirène. Et bien leçon numéro 1, je ne sais pas confiance facilement. Ne me fais pas regretter de t’avoir sauvé la vie en te tirant d’ici sans moi. »

Je lui jette un regard chargé de menaces fondées et je quitte le véhicule sans avoir oublié de l’éteindre et conserver les clés avec. S’il y a un double, ça le ralentira un peu le temps qu’il les sorte. Je suis en mode action. J’entre dans l’établissement et je soumets le premier employé mâle à ma volonté. En moins de deux, j’ai un sac plein de rouleaux, gazes, points de rapprochement, lotion anesthésique et aseptisante et pansements, la totale quoi. Je lève le voile d’un baiser sur la joue et m’enfuie avec mon butin. Je retrouve Rocky à l’endroit où je l’ai laissé. Je laisse le sac tombé sur ses cuisses.

« Toujours là, bonne nouvelle. En route alors? »

Sans plus attendre, je remets le véhicule en marche et me dirige chez moi. Ligie doit s’impatienter d’ailleurs. Le carnage qu’elle doit m’avoir réservé… Même si c’est un amour, la laisser seule chez moi toute la journée n’est pas ce qu’il y a de plus judicieux pour un pit bull plein d’énergie. Le silence dans le véhicule me pèse légèrement sur la conscience.

« Merci de ne pas t’être enfui. C’est généralement ce que les humains qui me voient réellement font instinctivement. Je ne sais pas si je dois te trouver insouciant ou bien gentil. »

Je ne mentais pas sur la proximité. Nous arrivons en l’espace de quelques minutes devant chez moi. Je gare l’auto et rejoint mon patient improvisé pour l’aider à sortir et qu’il prenne appui sur moi. Devant la porte de ma demeure, je prends une pause avant d’ouvrir la porte.

« Il se peut que Ligie soit un peu surexcitée. »

J’ouvre finalement la porte, prête au pire, au canapé éventré et à une chienne en amour qui me saute dessus pour me lécher le visage. Qui sait.

Ligie
Collier à Ligie
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Jacopo Scaglione
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
OSSATURE: : 37 ans CONTRAT: : Célibataire. Enfin... Divorcé. Evitons ce sujet, per favore. BESOGNE: : Détective privé. Ex-inspecteur de police qui s'est fait virer quelques mois après son divorce, ayant complètement déraillé. La véritable raison : sa cheffe corrompue, qui trempait dans la Mafia depuis des années, démon déguisé en ange. Suivant des pistes, Jacopo et son meilleur ami Luigi, lui aussi inspecteur, avaient mené leur enquête pendant des mois, réunissant des preuves contre leur supérieure. Ils se croyaient capables de la faire tomber. Sauf que non ; Luigi fut tué par la Mafia à la demande de sa ténébreuse cheffe, tandis que Scaglione devint l'amant de sa supérieure, dans une tentative désespérée de la coincer enfin. En vain, parce qu'elle était parfaitemnent au courant pour son enquête secrète. Il ne devint que son jouet, pendant des mois. Puis un jour, tout fut mis au clair : soit il oubliait cette histoire, soit il subissait le même sort que son ami. Alors Jacopo fit son choix. Il préférait s'éloigner, d'elle, de la Police, de toute cette corruption, complètement brisé et dégoûté.
FABLE: : Au courant pour le surnaturel depuis pas mal de temps déjà. En tant qu'ancien inspecteur, Jacopo a eu affaire à bien des créatures lors de ses enquêtes, il est tombé sur des massacres sans nom. Il ne pouvait donc que finir par découvrir la vérité. Néanmoins, il garde le secret sur ce qu'il sait, il fait semblant que les monstres n'existent pas. Pas envie de passer pour un cinglé, tout simplement. Mais, secrètement, le brun travaille régulièrement pour le Vatican, qui ne le prend pas pour un fou : en effet, il est souvent chargé de retrouver des créatures sur lesquelles le Vatican veut mettre la main. ÉCHINE: : Humain, vous dirait-il. En réalité, Jacopo est une demi-sirène qui s'ignore. GANG: : Il n'appartient officiellement à aucun groupe, mais il bosse souvent pour le Vatican, ce que presque tout le monde ignore. Ils payent bien, alors pourquoi refuserait-il leurs missions ? Et puis, pas sûr que ce soit une bonne idée de leur dire non, voilà tout. @EFFIGIE: : Charlie Cox by Sweet Disaster (c) BAFOUILLES: : 282 PACTE: : 05/08/2017



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Mar 17 Oct - 17:34


❝Senza fiato❞
Calypso & Jacopo
Bordel, je me sens comme une merde, là. Cet abruti n'a clairement pas retenu sa force, hein. Encore un peu groggy, je fais un effort pour rester éveillé. Mais bon, j'arrive déjà à blaguer sur ma situation, ce qui est bon signe. Si je n'avais pas les lèvres fendues, j'aurais sans doute eu un sourire narquois aux lèvres face au commentaire de la jeune femme.

« Ah, je m'en doutais bien... Et puis, s'il n'est pas aussi charmant que toi, autant qu'il me laisse rester tranquillement dans les vapes alors. »

Dis-je d'une voix rieuse, avant de tenter de me redresser un peu dans mon siège. La métisse s'agite alors, voulant s'assurer que je ne vais pas aggraver une quelconque hémorragie interne, mais je sais que ce n'est pas si grave que ça. C'est bon, hein, je me suis pris deux ou trois coups de poings en pleine gueule, ça fait mal et ça fait saigner, mais ce n'est pas la fin du monde non plus. Je sais bien que si je me suis évanoui, c'était parce que... parce qu'elle a égorgé ce type pour ensuite se mettre à boire à son cou, comme s'il était une fontaine. Seule explication plausible : c'est une créature, une buveuse de sang. Vampire ou sirène. Je prends une profonde inspiration, cherchant à me calmer, à me reprendre. Et à ne pas tomber de nouveau dans les pommes, bien entendu. Je suis réveillé maintenant, je ne veux pas me rendormir comme une mauviette, hein. Pas devant elle, en tout cas. Je dis alors à la brune que je vais bien, que j'ai déjà vécu pire pendant ma carrière de flic. Surtout que c'est vrai. Et que je n'aime pas les hôpitaux. Alors si on peut éviter d'y aller, merci beaucoup. Cependant, ma sauveuse ne semble pas être totalement convaincue par mes paroles. Je lui réponds, avec ma sale gueule boxeur qui ne doit pas être très rassurante, mais tant pis.

« Oui, j'suis sûr, je vais bien. J'ai juste besoin de me rincer le visage, de boire un peu d'eau et ça ira. T'inquiète pour ma cervelle, mes deux petits neurones marchent toujours et je n'ai rien de cassé non plus. »

Cette fois-ci, je crois que j'ai été un peu plus convaincant. Petit à petit, je me sens plus réveillé... Et plus conscient du fait qu'elle est une créature. Cela dit, je ne sais pas pourquoi, mais je n'ai pas peur d'être là à ses côtés. Après tout, eh bien, elle m'a sauvé la vie. Et puis, ce n'est pas non plus la première fois que nous nous croisons. Alors bon, je suppose que ça joue en ma faveur, non ? Peut-être que pas vraiment, finalement. Que je devrais être plus méfiant, profiter de cette occasion pour m'enfuir, pour m'éloigner d'un potentiel danger... Mais je n'en fais rien. Quelque part, je ne me sens pas réellement en danger. C'est peut-être parce qu'elle a déjà mangé et que son appétit doit être un petit plus rassasié qu'il y a un quart d'heure, probablement. En tout cas, ces doutes sur sa faim - ou soif, comme vous préférez - ne m'empêchent pas de l'ouvrir sans trop réfléchir aux éventuelles conséquences de mes paroles. Ouais, Jacopo Scaglione et sa grande gueule, découvrez l'énième chapitre ! La jeune femme me regarde, abasourdie. Ouais, je sais, j'ai souvent cet effet sur les gens ; les femmes, en particulier. Néanmoins, la créature accepte de m'emmener ailleurs. Il y avait l'option chez elle et l'option chez moi. J'avoue que l'idée de l'emmener chez moi ne me rassure pas trop, et je pourrais comprendre aussi si elle se sentait plus à l'aise à l'idée de me soigner chez elle plutôt que chez un inconnu. L'avantage du territoire, quoi. Mais bon, elle pourrait aussi me déposer simplement devant chez moi, je m'en sortirais quand même. Mais j'avoue qu'un coup de main serait le bienvenu... Autant dire que je suis ravi qu'elle accepte de m'aider.

« Merci. »

La sirène reprend alors la parole, d'une voix pas moins sévère que son regard, me rappelant qu'une sirène ne fait pas confiance facilement et me conseillant de ne pas lui faire regretter le fait de m'avoir sauvé la vie. Je lève les mains en signe de reddition.

« Je ne vais nulle part, t'inquiète. Pas avec une gueule pareille, du moins. On risquerait bien de me prendre pour un zombie. »

Dis-je un poussant un léger rire. C'est bon, on se détend. Bon Dieu, pas besoin de me foudroyer du regard ! Sans rien dire de plus, je l'observe éteindre le moteur avant de prendre les clés avec elle pour se diriger ensuite vers l'hôpital. Un soupir s'échappe alors de ma bouche, tandis que je chercher un mouchoir dans les poches de ma veste en cuir. Je n'ai rien sur moi, là. Pas étonnant, hein. Il n'y a que les femmes qui ont toujours ce qu'il faut dans leurs sacs à main. Je me contente alors de passer le dos de la main sur mes lèvres meurtries et douloureuses. Je grimace. Putain de connard, il allait vraiment me tuer... Je me perds dans mes pensées, me rappelant ce que j'ai fait il y a quelques années. Cette terrible erreur qui m'a hanté pendant des mois... Oui, je regrette d'avoir tué le frère de ce type. J'en suis désolé. Mais ce n'est pas pour autant que je veux mourir, ça, c'est sûr et certain... En revanche, si je pouvais remonter le temps et changer ça, je l'aurais fait. Sauf que je ne peux pas, c'est trop tard désormais. Tout ce que je peux faire, c'est apprendre à vivre avec. Je suis tellement perdu dans mes souvenirs et dans mes regrets que je me rends pas compte que la brune est déjà de retour. Je sursaute comme un idiot alors qu'elle ouvre la portière de la voiture et qu'elle me balance un sac sur les cuisses.

« Eh, easy ! T'as été rapide, dis donc... »

Ce n'est pas parce que je suis stérile que je ne tiens pas à mon matos, hein ! J'observe ledit sac. Si ça se trouve, elle a hypnotisé quelqu'un pour qu'on lui donne tout ce matériel... Ça ne m'étonnerait pas, vu que c'est une sirène. Mais bon, je vais pas m'en plaindre pour autant. Puisque j'ai besoin de soins, autant avoir ce qu'il faut sous la main. La métisse semble en tout cas satisfaite de voir que je n'ai pas bougé. Bah quoi, je ne lui avais pas dit que je serais sage ? Surtout que je n'ai pas vraiment intérêt à errer dans les rues de la ville, loin de chez moi, et blessé en plus. Allons-y alors, je n'attends plus que ça. Il faut vraiment que j'ôte tout ce sang de mon visage ! Soupirant, je m'enferme dans un mutisme plus ou moins volontaire. Penser à ce jeune homme que j'ai tué, penser à la façon dont j'ai dû quitter la police. Bien entendu, mon erreur a été l'excuse parfait pour qu'on me renvoie, mais si ce n'était pas pour ça, ça aurait été pour une autre raison. Ma cheffe corrompue aurait trouvé une autre façon de me virer, ou pire, de me faire taire pour de bon. Je n'aime pas y penser, je dois vous l'avouer. Ça fait mal. Et ça me fait me demander pourquoi je n'ai rien fait pour la faire tomber de son piédestal. Pourquoi je me suis contenté de trouver un autre métier, de me faire un nom sans pour autant régler mes comptes avec cette femme diabolique. La sirène reprend finalement la parole, brisant le silence et me retirant de mes pensées.

« Tu m'as sauvé la vie... Je te dois bien ça, question de respect. Et sinon... on peut dire que je suis insouciant et gentil. Quoique, plus insouciant que gentil quand même. »

Quelques minutes plus tard, nous sommes enfin arrivés devant chez elle. Sortant de la voiture, prenant appui sur la jolie sirène, je la suis vers la porte de sa demeure, prenant une profonde inspiration. Là, tout à coup, j'espère qu'elle n'a plus faim, vraiment. Sinon, je suis vraiment dans la merde, coincé dans la tanière du loup. Ou de la sirène plutôt, ouais. Je regarde la jeune femme alors qu'elle me prévient qu'il se pourrait que Ligie soit un peu surexcitée.

« Ligie ? »

Qui est-ce ? Sa fille ? Sa coloc' ? Elle ouvre enfin la porte. Sa... chienne ? Je ne peux m'empêcher de pousser un rire amusé.

« Oh mon Dieu... Quelqu'un a déclenché l'Apocalypse ici ? »

Puis soudain, je la vois, la fameuse Ligie. Oh mais quel joli pitbull que voilà ! Et ce petit regard innocent qu'elle nous lance ? Et ce collier, bon sang ! Je ne peux m'empêcher d'étirer un sourire amusé, et tant pis si ça fait mal. La chienne se lance alors vers nous en courant à toute vitesse. Bon Dieu, elle avait raison finalement.

« Woh oh, Ligie Speedy, on se calme !  »

Dis-je d'une voix rieuse, tout en caressant tendrement la chienne hyperactive. J'adore les chiens, moi. Et Ligie m'aime bien aussi, apparemment.


[HJ : sorry pour le pavé >.<]


©️ Pando

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❝non sono positivo alla normalità❞ Non mi appartiene le 8 ore, la macchina a lavare, la tua casa al mare. Non mi appartiene la perfezione, sabato sera la visualizzazione del tuo davanzale. Non mi appartiene buone maniere, se predichi e poi meriti catene. E mentre il mondo va, l'amore è diventato una pubblicità. Hai già pronto il kit per la mia identità ? Non sono positivo alla normalità. (c) Astra
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