[Flashback] [18+] Hunger on the shore, Lust in the party - ft Dumitru & Calypso & Ingrid

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage


avatar

Calypso T. Reken
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : 30 ans environ CONTRAT: : Veuve si vous cherchez tant à savoir. BESOGNE: : Caporegime pour la Reine, mais aussi pour la Garde Côtière italienne, Corpo delle capitanerie di porto Guardia Costiera. C'est avantageux pour faire passer le trafic humain... FABLE: : Avant d'entrer aux services de la Reine, je ne connaissais que les pourritures et les encore plus pourris. Ici et là, un sorcier vaudou ou chaman entre deux colonies. Et évidemment, les sirènes. Maintenant, j'ai appris qu'il y a des toutous et des fausses sirènes qui ne peuvent aller au soleil. ÉCORCE: : 388-ish ÉCHINE: : J'ai un tempérament "mauvais", j'ai un nez assez sensible et des dents de requin. PRESTIGE: : Un nez qui est capable de deviner avec quel savon tu t'es lavé hier soir. Une force considérable, des yeux et une voix enchanteresse et mon derrière qui vaut le détour. GANG: : Cuore Nero @EFFIGIE: : Jessica Parker Kennedy, madhatress BAFOUILLES: : 312 PACTE: : 12/08/2017



Message
Mer 11 Oct - 12:21

Hunger on the shore, Lust in the party

Instant fugace, premier répit depuis mon arrivée dans cette ville milléniale qui jubile dans une insouciance qui me transporte dans ses eaux. C’est avec joie que je découvre en périphérie de celle-ci un oasis désencombrée de la vie maritime humaine. Mon intégration à la vie romaine se résume jusqu’à maintenant à visiter toutes les planques de la Cuore Nero qui rient au nez des humains trop absorbés à courir aux devants du progrès pour réaliser qu’ils se font diriger par des mains faussement délicates et pourtant très expérimentées sirènes qui s’invitent dans les partouses pour vendre des illusions charnelles et faire sortir le foutre et les organes. Ce qu’il y a de biens avec l’évolution du marché c’est que je n’ai plus à trahir mon défunt époux à chaque fois que je revendais ses frères aux plus offrants que ce soit dans les plantations ou bien dans la construction de chemin de fer.

Quoique je suis plus habituée aux eaux chaudes des caraïbes, mon berceau sanglant, la température de l’eau est bonne sur mes écailles de squale. La découverte d’un nouvel environnement m’emballe. Je trépigne depuis une semaine à me contenter d’acquiescer et faire la belle en souriant à ma souveraine et mes collègues qui ne me manquaient pas tant que ça finalement. Je réalise après ces derniers jours que ma relation à distance avec certains d’entre eux m’arrangeait. Et ensuite, les rues de Rome, c’est bien beau pour les touristes et tout, mais pour une sirène, la mer reste l’élément de prédilection. C’est pourquoi j’ai sauté sur l’occasion d’aller dégourdir mes nageoires à la seconde où ils me laissaient tranquille. Chaque propulsion me rend extatique. La prédatrice en moi se réveille. Mes narines s’hydratent et font la vidange des puanteurs civiques qu’elles ont due tolérer dans les rues romaines. La faim commence à me tirailler la gorge. Je m’amuse à faire peur aux poissons que je rencontre. Je les traque, je referme brusquement ma mâchoire à quelques millimètres de leur queue. Je joue à cela quelques temps. Je ne remarque pas trop où est-ce que je m’en vais sachant très bien que je n’ai qu’à me concentrer pour retracer mon odeur et ainsi le chemin du retour. Je peux fermer les yeux et  les voir, ces odeurs uniques. Elles se fondent dans l’environnement comme des lueurs multicolores. En s’y attardant bien, je peux les différencier et voir où est-ce qu’elles mènent. Je vois d’ailleurs ma couleur préférée en surface de l’eau.

La prudence avant tout. Je ne suis quand même pas dans mon voisinage habituel. Je ne suis pas une sirène née de la dernière pluie. C’est pas vrai que je vais me faire avoir par un quelconque chasseur de merde dès mon arrivée.  Je monte en conservant une certaine distance. L’air chaud d’une nuit d’été entre dans mes narines comme l’arôme d’un pain chaud qui sort tout juste du four. L’ondine écarlate est nettement plus forte à la surface. J’en ai le goût sur la langue qui glisse jusqu’à ma gorge assoiffée par un jeûne involontaire. Je crois distinguer des lueurs sur terre, mais le voile sanglant m’aveugle par sa présence. Trop loin pour voir autre chose que l’évidence. Je doute que ce soit un carnage comme il s’en faisait autre fois. L’ambiance moderne est plus encline à la fête et au sexe et au rock n’ roll qu’à la violence. C’est pourquoi ma curiosité bat ma prudence sur ce coup et j’avance en surface tel un requin de mon espèce suivant la trainée de sang jusqu’à la source.

Plus j’arrive proche de rivage, plus l’odeur sanguine devient omniprésente et laisse place aux autres plus subtiles telles que l’alcool et la sueur. Mais aussi deux odeurs bien particulières, distribuées à peu près par un ratio de 2 pour 1. L’ondine carminée humaine est certes versée sinon mes pupilles ne seraient pas en train de s’ouvrir comme les jambes d’une fille de la Reine. Néanmoins, une odeur que je suis moins habituée est concentrée dans ce lieu… Je cherche à me rappeler. Je creuse dans ma mémoire olfactive, mais rien n’y apparaît. Blocage psychique ou pas, cette irritation prend le meilleur de moi et je succombe à la tentative d’aller voir de mes propres yeux ce qu’il en est. Dans le peu d’eau où je baigne, je commence à me transformer. Processus maintes et maintes fois exécuté, tantôt sous la menace, tantôt par le plaisir de la chasse, tantôt par dépit. Tout d’abord, mon ossature se brise et se reforme, se soude puis transforme en excroissance bipède. Je serre les dents pour empêcher des cris de douleur. Je sens ma queue se déchirer en deux lambeaux de chair sanglante. Après le rejet de mes écailles, mes jambes colmatent les plaies et se régénèrent en l’espace de quelques secondes.  La tête en dehors de l’eau, mes branchies se collent à mes côtes pour ne paraître que de fines cicatrices translucides. Mes ailerons s’arrachent d’eux-mêmes en apportant les écailles les environnant. Cette douleur métamorphique est mienne et mienne seulement. L’achèvement me donne l’impression de m’offrir une renaissance à chaque fois que ce soit sur terre ou dans l’eau.

Alors que je marche tranquillement nue avec l’eau à mes genoux, je remarque un couple sur la plage. Une inspiration et je sais déjà qu’ils ne sont pas là seulement pour les étoiles. Ça sent la luxure à plein nez. Une femme et un homme. Une humaine et… l’odeur que je n’arrive pas à mettre le doigt dessus. Pour l’instant, j’avoue ne penser qu’à l’humaine dans sa petite robe blanche. Elle semble dans une transe sexuelle alors qu’elle se touche entre les jambes en même temps de prodiguer des soins buccales à la virilité de son partenaire. Mes instincts me submergent. Je sens ma peau prise de picotements. Ma bouche carnassière se dévoile sous mes lippes avides d’un contact contre la peau laiteuse de la femme. Je m’arrête à quelques pas d’eux. Je suis confiante que ma démarche féline ait dupée l’humaine, mais je réalise que l’odeur méconnu ne doit pas être aveugle puisque je me tiens dans son angle de vue, très présente et très nue.

Dans un effort ultime de civisme que je ne connais guère, je porte mon regard vers l’homme. Avec l’odeur sanglante environnante, je doute que cet acte sexuel restera le seul aboutissement de l’escapade nocturne. Et avec la soif primitive qui me brûle la gorge au point que je boirais mon propre sang juste pour la calmer une seconde, j’espère pouvoir profiter un peu de l’hospitalité des hôtes et m’inviter à la fête.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
 
[Flashback] [18+] Hunger on the shore, Lust in the party - ft Dumitru & Calypso & Ingrid
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Tiens tiens tiens... Comme on se retrouve... {Flashback} [Ryuuku Gakuen]
» Hogan critique The Rock! Star Jersey Shore dans le ring ++
» Howard Shore
» South Jersey Shore [Old Crow]
» [RP Flashback] Entre Nymphomanie et Psychopathie...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
RIGOR MORTIS ::  :: PÉRIPHÉRIE ROMAINE :: → PLAGE-
Sauter vers: