Tu rentres pas dans la boite avec tes baskets ! [PV]

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Klaus Theis
BLOOMING OUT OF DARKNESS
OSSATURE: : 44 ans CONTRAT: : célibataire BESOGNE: : Videur ÉCORCE: : 132 ÉCHINE: : Louloup GANG: : Jäger @EFFIGIE: : Josh Duhamel BAFOUILLES: : 33 PACTE: : 11/10/2017



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Dim 29 Oct - 17:12
L’effet de surprise, voilà dans quoi je m’embarquais en débarquant aux aurores ! UN bon moyen d’être sur qu’elle ne m’attendrait pas le pied ferme ou du moins, le supposais-je ! Et quand je vis sa tête, complètement encéphalo-rectumique… je compris que j’avais réussi mon coup. ET ce, même si elle retombait plus ou moins sur ses pattes… enfin, sur sa langue surtout. Elle était pas niaiseuse au point de penser que je venais en toute amitié n’est-ce pas ? Premier regard, elle avait les cheveux en bataille, et portait un maxi-t-shirt.. okay, surprise complète… je la suivais à l’intérieur et je me contentais de pousser la porte, qu’elle se ferme ou pas, rien à battre… d’ailleurs, la batte me démangeait un peu trop, alors je regardais sur quoi la faire rebondir de manière brusque, brutale, et violente ! Je soupirais et je la regardais … elle m’offrait le café… on me l’avait jamais fait le coup du café aux nitrates d’argent… mais j’étais presque sur que ça me guettait, avec son café. Je matais un peu la déco. Pas extra… pas mauvais, mais pas extra… quelconque, même…

« Si un café suffisait à s’excuser, alors je perds mon temps. »

J’avais été un peu sec, mais elle s’attendait à quoi, au juste ? Que je lui dise que ce n’était rien, qu’il n’y avait pas de soucis, et tout ? Pas forcément mon genre, en particulier vis à vis d’une inconnue… je ne la quittais que peu des yeux, faisant en sorte qu’elle reste toujours au moins dans ma vision périphérique… je grondais un peu, en silence, avant de finalement me décider, pas de café, mais des explications, et ensuite ‘aviserais avant de tout péter ! Juste au cas où...
j’lécoutais se justifier… ouais, vraiment n’importe quoi hein… en gros « j’ai merdé mais c’était pas ma faute » ben voyons… il allait me falloir plus que ça.

« Okay, alors je résume. Tu te pointes à la boite, tu force l’entrée, tu menace un mec de la sécu de ton flingue, et quand il essaye de régler les emmerdes, tu te contentes de te foutre de sa gueule. Quand enfin, tu décides de te barrer tu lui fauche son tel et tout ce que tu balances, c’est « désolé mais je crois qu’entre l’adrénaline et la lune qui était pleine, j’ai fait des conneries, mais c’est pas de ma faute ! Pour me faire pardonner j’offre le café ! » Tu continuerais pas te foutre de ma gueule, connasse ? »

Je tachais de rendre mon italien aux accents teintés d’allemand le plus compréhensible possible. Comme ça je me concentrais dessus et j’évitais de m’énerver sur le fait qu’elle me prenait vraiment pour un con fini… mais voilà, contrairement à d’autres, elle y comprise, je n’étais pas fini à la pisse ! Je la fusillais du regard.

« Tu crois vraiment que je compte me satisfaire de ça ? Sérieux, j’ai failli perdre mon job et je suis injoignable depuis trop longtemps, tu manque de bousiller ma vie et je dois juste me contenter d’un « je t’offre le café pour m’excuser » ? Et je parle même pas de saloperies que tu as pu me faire avec mon téléphone avant que je ne le verrouille à distance… alors t’es gentille, mais j’espère mieux. Ou alors je me défoule… J’suis pas salaud, je te laisse choisir ! »
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Micaela Orsini
LYCANS - HOWL TO THE MOON
OSSATURE: : 42 ans, petit gabarit musclé et plein de ressources CONTRAT: : Célibataire BESOGNE: : Pas le temps de faire autre chose que chasser pour l'Opus Dei
FABLE: : Des vilains pas beaux qu'il faut buter et je crois que je suis douée. ÉCHINE: : Un truc bâtard qui s'ignore, j'aurais du sang de loup dans les veines. @EFFIGIE: : Penelope Cruz ♦ moi // Signature ♦ Justayne BAFOUILLES: : 3960 PACTE: : 15/02/2017



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Lun 30 Oct - 14:27


Tu rentres pas dans la boite avec tes baskets !Klaus & Mica Pas de café pour lui !! Il fait comme il veut mais moi, il m’en faut un, parce que 6h00 du matin avec juste une heure de sommeil au compteur, c’est pas humain…pour moi. Café et nicotine sont le combo idéal pour mettre en place neurone et la fille sur les rails. La cafetière italienne sur le gaz, je n’ai plus qu’à attendre qu’elle extraie son jus.  Café presque ok, ne restait plus que la première cigarette de la journée ou la énième du jour précédent si je ne compte pas l’heure de sommeil. Moi qui pensait faire une grâce mat’, ça se sera résumé à une sieste.

A chacun de mes mouvements, je le sens prêt à bondir si jamais je faisais un geste un peu trop vif ou inattendu pour lui. Son regard me suit à n’en pas douter alors je fais toujours en sorte de rester dans son champ de vision pour ne pas risquer qu’il s’emballe avec sa batte.
Ça voit qu’il ne me connait pas ce con car des excuses, j’en fais rarement. Bosco pourrait le confirmer s’il était là. Visiblement, ça ne lui finit pas malgré mes explications. Explications sur lesquelles je n’ai pas raconté que des conneries. Tout était vrai.
De la cuisine je repasse au séjour, là où il se trouve, m’empare du paquet de cigarettes près de la télé pendant qu’il s’emploie à résumer la situation. Je hausse un sourcil à son “connasse”, en éteignant mon allumette.

– C’est un bon résumé sauf un point. Je ne me fous pas de vous.

Je fais le chemin inverse, séjour vers cuisine, pour me servir un café. Cigarette et tasse en main, je reviens vers lui et sa batte. Si une chose ne m’avait pas échappé hier soir, c’est sa carrure et sa taille mais je suis obligée de rectifier un de mes commentaires le concernant. Il n’est pas beau gosse mais super beau gosse malgré la colère qui déforme ses traits.
Faut pas non plus exagérer : injoignable depuis trop longtemps !! Ça ne fait que deux ou trois heures grand maximum que je lui ai tiré son téléphone.  

- …tu espères mieux que mes excuses !? Lâchais-je surprise. …parce que le café ce n’est qu’un plus. Peut-être souhaites-tu que je reformule dans l’autre sens. Je m’excuse. Veux-tu boire un café ? Très honnêtement je ne vois pas ce que je peux lui offrir d’autres. Je tire sur ma cigarette. Est-ce qu’un dédommagement te semblerait à la hauteur du préjudice ? Je te propose un corps à corps… Je calcule rapidement dans combien de temps tout ça serait possible. Parce que dormir un peu ça ne serait pas du luxe. suivi d’un dîner ….disons vers 18h00, quartier Est, au dojo…à moins que tu ne travailles et dans ce cas pas de bouffe.

S’il attend à recevoir du fric, ce n’est pas à la bonne qu’il a frappé. Que ce soit ma bourse ou celle de l’Opus mais à ma connaissance il n’y a pas de versement d’indemnité pour des dommages collatéraux. Je bois mon café, ouvrant la porte-fenêtre donnant mon petit bout de balcon.

– Je peux t’inviter qu’à dîner si tu préfères. Puis ça ne lui plait pas, il n’a qu’à dire ce qu’il veut après tout. Faut pas me demander de raisonner à six heures du mat’.

Je ne m’aventure pas à le frôler ou quoique ce soit, garde même une bonne distance avec lui. A regret je dois bien le reconnaitre car dans d’autres circonstances, je lui aurais bien sauté dessus pour me détendre d’une manière bien plus agréable que le corps à corps que je lui ai proposé. L’avantage de la journée c’est que la lune est un peu moins emmerdante que lorsque le jour décline.
Je bois en quelques grosses gorgées mon café. Reporte ma tasse dans la cuisine où je la rince sous l’eau. Cigarette aux lèvres, j’étire mes bras devant moi, pour me détendre. Une taffe, que je recrache quelques secondes en même temps que je retire la tige de ma bouche.

– Je parie que tu n’as même pas dormi…t’es venu directe de ta boite à chez moi. Voulant partir sur une meilleure base, j’ajoute en baillant. …ça fait longtemps que tu travailles là-bas ?

©️ Justayne

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Opus DeiLes batailles de la vie ne sont gagnées ni par les plus forts, ni par les plus rapides mais par ceux qui n'abandonnent jamais.


Dernière édition par Micaela Orsini le Lun 30 Oct - 21:13, édité 1 fois
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Klaus Theis
BLOOMING OUT OF DARKNESS
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Lun 30 Oct - 16:38
Je n’étais pas un homme plus bête que la moyenne, je pouvais tenir une conversation sur bon nombre de sujets différents, et je pouvais même résoudre à grands coups de « y a qu’à » la majeure partie des problèmes mondiaux ! Mais alors pourquoi penser que je ne remarquerai pas qu’elle était en train de se foutre de ma gueule ? Avait-elle oublié que le cerveau était aussi un muscle ? Donc bon… enfin, allez, imaginons un moment qu’elle ne se foutait pas de moi… dans quel monde vivait-elle ? Elle n’avait pas les pieds sur terre. Elle m’avait chouré mon tel, l’avait utilisé sans doute avant que je ne m’en rende compte, et après je devais juste entendre un « je te file un café, pour me faire pardonner »… elle avait définitivement une case en moins…

« Ah ouais ? Ben dirais, pourtant… et c’est trop facile aussi, de balancer que c’est la faute à la lune et au reste... »

J’étais bien placé pour savoir ce que la lune pouvait faire faire à l’homme… mais hors de question que je l’admette, déjà, et en plus, hors de question de je me contente de hausser les épaules, que je dise okay et que j’oublie… putain mais non, non, même comme ça, ça faisait foutage de gueule ! Je ne voyais pas comment on pouvait voir les choses autrement ! Enfin bon… elle tait sans doute bizarre !

Pareil pour sa proposition… okay, d’accord, c’était une manière classique de se faire pardonner, mais là, encore, ce n’était pas un peu excessif ? Passer d’un extrême à l’autre… enfin, je me trompais peut être… je soupirais. Dans tous les cs, il fallait que je me méfie. .. même si techniquement je gardais rien sur mon téléphone… je pouvais m’être planté… et du coup, ça faisait un piège parfait… non, c’était trop dangereux… enfin non, trop risqué, plutôt… car moi contre elle, en un contre un, je lui faisais manger avec une paille le reste de sa vie, et ce, dans le meilleur des cas pour elle ! Je restais silencieux et j’attendais de voir ce qu’elle proposait d’autre… juste à dîner… non mais ça revenait toujours au même. Moi, je n’avais pas mes soirées, clairement ! Donc aller dîner…. c’était la merde, même en dînant tôt… sans même parler des allégeances présupposées de mon interlocutrice !

« Mouais… bof… c’est pas qu’t’es pas mignonne hein… mais quelque chose me dit que je vais encore me faire couillonner… alors je préfère passer. Mais t’inquiète j’ai une idée. »

Ouais, mais ça allait pas lui plaisir, ça, je le devinais déjà. C’était pas dur ! Je prenais le temps de ménager mon effet sur le sujet, quitte à répondre d’abord à ce qu’elle me disait.

« Oui, j’arrive direct du travail, et si t’es flic ou privée, ou je sais pas quoi, tu peux très bien aller demander à mon patron, il te donnera toute les informations que tu veux... »

Une manière de lui faire comprendre que le copinage avec ceux qui m’avaient emmerdés, ce n’était clairement pas mon truc ! Mais bon, elle s’en doutait, non ? Je n’avais pas franchement été agréable avec elle depuis que j’étais arrivé là, mais au moins, j’avais été moins odieux que ce qu’elle m’avait fait avant cela. Mais bon, trêve de devinettes.

«  Je veux ton tel, non, pas ton numéro ça je m’en bats les couilles, mais je veux ton tel, que je fasse exactement ce que tu as fait avec le mien pour la même durée qu’avec le mien… plus un petit supplément de temps. UN donné pour un rendu ! »

Voilà, c’était équitable, non ? Un portable contre un portable, ça me semblait évident, surtout que j’allais devoir foutre en l’air mon téléphone, à cause d’elle. Normal, donc, qu’elle fasse de même… ou que je le fasse pour elle, en l’ocurence ! Mais bon, ça ne marcherait pas, alors dan le doute, je restais silencieux quelques instants, à réfléchir à un plan B de vengeance… oh, juste au cas où elle refuse de me filer le portable – ce n’était pas grand-chose après tout. Ou alors je pouvais aussi me montrer magnanime… et trouver une idée qui l’emmerderait un tant soit peu…

Elle semblait vannée, autant que moi, la différence entre nous deux, c’était qu’elle n’avait pas ma constitution, et que du coup, je pouvais encore bien tenir vingt-quatre heures sans dormir si besoin est. Pas question de diner avec et donc qu’elle ait le temps d’organiser une embuscade. Accepter son idée de diner, sans aucun des désavantages que ça me causerait.

Je toussais un peu, à cause de l’odeur de ces merdes de cigarette. En général, ça ne me dérangeait pas trop, mais bon, au bout d’un moment, à parler avec quelqu’un, je finissais par en avoir trop dans le nez. Normal ! Enfinbref, oui, mon idée, son dîner sans les emmerdes que ça me posait !

« Ou alors on va faire cette bouffe maintenant. Un ptit dej, à tes fris, là où je veux. Tout de suite…. »

J’allais la ruiner en petit déjeuner !
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Micaela Orsini
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Lun 30 Oct - 21:14


Tu rentres pas dans la boite avec tes baskets !Klaus & Mica Faut peut-être que je me pince, non ? Je rêve encore, hein ? Parce que là, je ne vois pas ce que je peux faire de plus. Je suis déjà bien assez barge comme ça de l’avoir laisser rentrer chez moi avec une putain de batte. Quand je vous dis que j’ai besoin de vacances. Une année non deux années sabbatiques pour mettre toute cette merde derrière moi. L’Opus. Tous ces cons, comme lui qui ne démordent pas. Soit c’est un trait purement masculin, soit je suis vraiment mais vraiment crevée. Ce qui est même certain, je suis à plus de vingt-quatre heures sans avoir réellement dormi. Ça frôle l’inconscience…

Bah qu’il pense ce qu’il veut. Je ne me fous pas de sa gueule mais il persiste à le croire alors à quoi bon, n’est-ce pas ? Il m’agace, ça me titille d’enchainer une autre cigarette alors que celle-ci arrive tout juste à son terme. D’ailleurs je l’écrase, énervée dans la coupelle.

– Vous faire couillonner !? Remarquez tous les coups sont permis alors il était possible que vos bijoux de famille n’en prennent un coup si le dojo vous aviez tenté. Vous êtes difficile à contenter punaise…j’ai jamais connu un mec aussi chiant. Mouais ben désolée mais ça m’a échappé.

Je hausse une nouvelle fois les épaules.
– Simple politesse pour faire la conversation. J’ai pas lieu d’aller voir votre boss…ce n’est pas vous qui m’intéressiez.

En tout cas j’admire sa “fraicheur”, il ne semble pas avoir besoin d’aller se pieuter, lui. Bon il aille droit au but là, il veut quoi si ce que je lui propose ne le branche pas. Monsieur fait la fine bouche et ça semble l’emmerder que je lui pose une question.
Il me fait avaler ma fumée de travers quand il réclame mon portable. Je recrache mes poumons durant plusieurs minutes avant de me mettre à rire.

– Vous êtes sérieux ? Mon portable vraiment ? Vous savez quoi je m’en tape, c’est un téléphone pro qu’on nous file. Un truc remplaçable autant qu’un flingue perdu durant un bain de minuit forcé avec une sirène. Si ça vous soulage…

Je vais le récupérer dans ma chambre, retire la carte Sim, carte SD, efface le dernier numéro appelé puis éteins le téléphone avant de revenir vers lui.

– Vous pouvez le garder ou le balancer dans une benne si ça vous chante…j’ai la chance d’avoir un bon comité d’entreprise.

C’est pas un iPhone mais une vieille merde Nokia. J’ai envie de rajouter si tu l’éclates avec ta batte, t’es gentil tu fais ça dehors mais là, vous voyez j’ai pas envie de batailler même en blabla.  D’ailleurs en parlant de dehors, ça serait bien qu’il parte maintenant parce que dodo.

– Maintenant !? Il me sidère Vous comptez garder votre batte … ? Ce mec change d’avis comme de chemise. Un coup c’est non, un coup c’est ok mais maintenant. Il a peur de quoi ? Moi ? …j’ai le temps de prendre une douche… ?

Je lui laisse pas le choix puis ça me donne l’occasion de mon flingue dans le chevet en plus de mes fringues. Un p’tit déjeuner à mes frais…là où il veut…mhm, je ne prends pas un gros risque.
C’est pas un rencard, juste le paiement d’une dette. Je peux vous dire que la douche je la joue à l’écossaise pour me réveiller au maximum. Tenue tout ce qu’il y a de plus classique puisque je suis sensée aller bosser après. Jean, un sweat sous lequel je cache le Beretta parce que faut sortir couvert. Je laisse sécher mes cheveux tout seuls. Pas de maquillage mais une paire de Ray Ban pour planquer mes yeux fatigués derrière. J’ai pas mis longtemps pour éviter qu’il reste seul chez moi. Y a rien de compromettant, pas de fait d’arme, rien. L’appart est impersonnel, c’est davantage un lieu fait pour dormir plutôt qu’y vivre. Ma vie elle se situe à quatre-vingt pour cent au QG.

Je reviens vers lui pieds nus, fraiche mais pas avec un teint de rose. S’il s’attendait à une jupe courte ou des fringues de salope, fallait qu’il oublie. On a dit que ce n’était pas un rencard.

– Comme c’est moi qui raque…j’ai un droit de cuisage après. Ben quoi, on pourrait croire que je m’offre un gigolo. Ha j’oubliais….l’aime pas mon humour…

Je prends mes clés, paquet de clopes et ma carte bancaire.

– Je vous emmène ?  

©️ Justayne

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Dernière édition par Micaela Orsini le Ven 3 Nov - 18:26, édité 2 fois
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Klaus Theis
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Mer 1 Nov - 15:18
De base, non, je n’étais pas difficile à contenter, j’étais même, dans une certaine mesure, facile à vivre… mais disons que ce cas précis était assez particulier pour que je fasse une exception… disons que le risque de piège était beaucoup trop grand, beaucoup trop présent, pour que je puisse me comporter plus normalement que cela… je me méfiait d’elle comme la peste et je ne savais même pas pourquoi j’avais accepté de manière détournée l’invitation à manger, à ses frais, bien sur, n’était pas gentleman qui voulait ! Okay, j comptais la faire raquer un maximum, mais de là, à dire que c’était une bonne idée… mouais, non. En fait, ça restait une mauvaise idée, quel que soit l’angle d’observation. Je lui souris, quand même, par politesse plus qu’autre chose

« Oui, vraiment, ton téléphone et tout ce qui va avec, pour une forme d’égalité minimale, non ? »

Oui, c’était évident… et le coup du petit déjeuner… disons que cela correspondait aux intérêts et aux autres emmerdes ! Oui, voilà, ce serait pas mal… du coup j’espérais bien qu’elle jouerai le jeu. Mais si mes soupçons s’avéraient fondés… et je me faisais fort d’avoir de bonnes intuitions, aussi, je me demandais comment elle ferait pour ne pas jouer le jeu jusqu’au bout… je pariais sur un second téléphone complètement vierge. Enfin, il y avait une chance sur deux qu’elle donne soit un téléphone vierge, l’autre… disons qu’elle donnerait un téléphone perso différent du téléphone pro. Ouais, ça semblait évident... au moins, mes soupçons seraient confirmés… ce qui serait un très bon début !

J’attendais donc le téléphone, puis je le prenais pour l’observer, pour le regarder sous toutes les coutures, rapidement, avant de le ranger. Apparemment pas un faux. Mais bon, je n’étais pas un expert ! Je regarderai ça plus tard, je verrais alors… mais là, la question du repas…. Elle voulait prendre une douche. Ouais, je voyais pas pourquoi dire non. De toute façon, elle ne savait pas où on irait, ni comment, etc. .

« Ouais, va. »

Non pas qu’elle pue, hein ! De toute façon elle en saurait rien… leur atrophie de l’odorat était désespérant, donc elle n’aurait pas pu s’en rendre compte, ni personne d’autre du genre. Enfin bref ! Je n’allais pas l’empêcher de se doucher pour être prête à partir. Je savais qu’elle n’était pas très fraîche, et je savais aussi, en conséquences, qu’elle ne serait pas en forme, ou du moins, moins en forme que moi, ce qui, combiné à mes talents naturels, m’offraient une bonne dose de tranquillité, à son sujet uniquement….

j’avoue que j’en profitais un peu pour fouiller. Oh pas beaucoup, disons que je fouillais sans comme selle s’y attendait, grosso modo en surface, puis je reniflais un peu tout. L’odeur me permettait de me faire une idée à peu près précise de la personne que j’avais…. Les odeurs étaient des cartes d’identités olfactives, après tout, pas deux odeurs pareilles, et chaque odeur avait son histoire. Comme ça, je la connaîtrais sans doute mieux que quand elle ouvrait le mange merde qui lui servait de bouche. Le fait que ce soit un joli mange merde ne changeait rien.

Quand elle revint, je n’avais touché à presque rien, elle avait fait vite sans doute pour ça, preuve qu’il y avait des raisons de fouiller… élémentaire ! Je me contentais de la regarder, habillée de manière classique et de sorte que l’on voit pas sa gueule, une gueule de personne ayant trop veillé. Ouais, pas foulée, mais c’était logique. Si elle avait trop pris de temps, j’aurai sans doute découvert des choses qu’elle ne voulait pas. Mais bon, dans sa tenue, je détectait au moins une arme, à cause de l’odeur de poudre résiduelle… ou alors, à force, j’allais croire que c’était elle qui mêlait à son odeur cette petite odeur de poudre… Dans tous les cas, son humour me passa au dessus, j’avais autre chose en tête que de rire à des débilités de grandes gueules.

« Non, je pourris apprécier ton humeur, mais le problème, c’est que t’es incapable de savoir quand balancer une connerie ou rester silencieuse. C’est tout. Et pour info le droit de cuissage, c’est pas le droit de baiser une personne qu’elle le veuille ou non, c’est de savourer la première fois, alors si tu veux ça… ben il va falloir que t’oublies. d’abord parce que je suis pas un lapereau de trois semaine, et ensuite parce que je ne baise jamais que de la première fraîcheur... »

Et pan, remballe ton slibard, Lothar… ça, c’était bien envoyé, et là, je souriais franchement, ravi de ce que je venais de lui balancer, même si je me doutais qu’elle ne se marrerait pas de l’insulte… dans tous les cas, elle proposa de prendre le volant. Elle oubliait une chose : j’avais vu sa gueule, et finir dans le fossé… voilà qui était exclu, aussi, je niais de la tête.

« Franchement, je préfère conduire. Juste au cas où. Tu montes à côté. »

Je sortais le premier et je marchais jusqu’à ma caisse, la laissant me suivre ou marcher à côté de moi, libre à elle de faire comme elle le voulait, dans le fond, ça m’était égal. Je ne lui proposais pas mon bras, parce que je n’étais pas un gentleman, tout simplement. Mais ça vous le saviez déjà ! Je n’avais rien à dire alors je restais silencieux jusqu’à ma caisse pour la déverrouiller et monter derrière le volant. Bon, la voiture était pas exceptionnelle, elle était classique. Une japonaise pas triol cher que j’avais depuis deux ans et qui était ptetre pas un bolide, mais qui me permettais au moins de me rendre de A à B en toute tranquillité, et de me garer facilement. ET puis l’habitacle était propre. Mais pour vous dire, j’avais pas même d’autoradio. Trop de bruit sinon. Par contre j’avais la clim’. c’était manuel, je n’avais qu’à ouvrir les fenêtres ! Elle la trouverait sans doute pourrave.

« Allez, monte ! ET mets ta ceinture. »

Je ne déconnais jamais avec la sécurité et je me contentais de mettre la voiture en route et j’attendais qu’elle finisse de se débattre avec la ceinture pour le moins capricieuse. Et ce fut seulement après que je démarrais pour me rendre au lieu du petit déjeuner. C’était un ami – humain – qui, si je le lui faisais comprendre, ferait grimper en flèche le prix de son petit déjeuner. Et bien sur, je devais juste briefer la nana qui m’invitait pour pas qu’elle fasse d’esclandre si elle payait le moindre truc dix fois son coût habituel.

« Je suppose que je peux compter sur toi pour pas faire d’esclandre… quoiqu’il se passe. OU est-ce que je peux aller me faire foutre pour ça aussi ? »

je ne voyais rien à ajouter à part un truc. Parce que bon, fallait quand même que je me décide.

« Connasse, c’est pas un nom, alors je dois t’appeler comment ? »

Il fallait quinze bonnes minutes de route pour aller bouffer pénard, et j’étais disposé à faire la conversation si elle commençait pas à faire la conne !
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Micaela Orsini
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FABLE: : Des vilains pas beaux qu'il faut buter et je crois que je suis douée. ÉCHINE: : Un truc bâtard qui s'ignore, j'aurais du sang de loup dans les veines. @EFFIGIE: : Penelope Cruz ♦ moi // Signature ♦ Justayne BAFOUILLES: : 3960 PACTE: : 15/02/2017



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Ven 3 Nov - 18:26


Tu rentres pas dans la boite avec tes baskets !Klaus & Mica Mais…nan mais…j’en perds ma gouaille avec ce mec. Jamais ça ne m’arrive. Bosco serait là, il me taclerait d’un : “enfin elle a trouvé son maitre”. Moi je dis que je suis juste à plat et qu’après une bonne nuit de sommeil ça repartira comme en quarante…ou pas.

J’ai bien failli en ouvrir la bouche béante mais je me contente de lui répondre :
– C’est certain…t’as pas l’allure d’un lapereau et je te retourne le compliment pour la fraicheur…sauf que je parle pas de ton âge, là…enfin à la guerre comme à la guerre. Au moins moi, j’ai peut-être des heures de vols mais j’ai pris une douche.

Je ne bataille pas pour conduire. Ça m’arrange bien qu’il se porte volontaire puis avec un peu de chance pour aller à son restau il y aurait un peu de route et je pourrais me taper une sieste. Je sais je rêve mais bon après tout je ne sais pas où il va me trainer.
La porte fermée, les quelques étages sont vites descendus. Dans la rue j’en profite pour rallumer une cigarette, je préfère le faire là, ce n’est pas ma bagnole et je vais lui éviter de m’imposer avec ma fumée. Suis sympa vous voyez…enfin on aurait pris la mienne, il n’aurait pas eu le choix. Une fois arrivés à hauteur de son véhicule, je jette dans le caniveau le bout de cigarette, qui finira de se consumer.
Je me garde de tout commentaire au sujet de sa merveille mais il n’y a pas que le mec qui manque de fraicheur.

- …oui papa. Tu comptes me materner encore ou j’ai droit à un traitement de faveur ? J’accroche ma ceinture. De toute manière c’est un réflexe que je possède, il n’a pas besoin de me le dire, je l’aurais fait d’instinct. …si tu tiens à ce qu’on la mette, faudrait peut-être voir à la réparer.

Je tourne le visage vers lui, le regard blasé. Non mais il me prend pour qui ? Une de ces greluches qu’il a l’habitude de se taper !! Je hausse les sourcils et regarde la route.

– Parce que je t’ai envoyé te faire foutre ! Je crois que je t’ai présenté mes excuses et que le dernier à envoyer l’autre se faire foutre c’est toi, pas moi. Ouais il me fait chier à force. J’ai fait mon boulot, il ne va pas me le rabâcher à chaque fois. Merde alors. …et bien ça dépendra du “quoiqu’il se passe ” …je crois que tu auras deviné que je n’ai rien à voir avec une de ces petites nanas qui vont s’horrifier parce qu’elles se seront casser un ongle. Alors rassure-toi, si la note est trop salée, je ne vais pas me mettre à gueuler.

Je remonte mes Ray Ban sur mon nez et reste concentrée sur la route qu’il empreinte. Je ne le regarde même plus pour lui répondre. En plus il a une mémoire de poisson rouge. Je lui ai déjà dit comment je m’appelais. Et c’est moi qui suis pas fraiche…ben y a du foutage de gueule, je vous l’dis.

– Micaela. Klaus. Je veux bien mettre du mien dans notre conversation mais il m’appelle encore une fois connasse et je lui pète son nez. Rien à foutre s’il nous envoie au fossé. …Mica suffira mais évite le connasse pour notre bonne entente, ça serait gentil de ta part. Ouais j’en fais des caisses là mais ça me gonfle autant que lui quand j’ouvrais ma gueule.

Le coude appuyé sur le rebord de la portière, je tiens ma tête. Non je ne fais pas la gueule, je me dis que je me suis embarquée dans un truc encore qui sentait pas bon. Peut-être que je me trompe mais c’est un vrai con ce mec. Par contre il n’y a quelque chose qui me plait toujours autant malgré son manque de douche. Une odeur qui me rappelle des souvenirs dont je ne parviens pas à mettre d’images dessus.

– Ça fait longtemps que tu habites Rome ? Je parie qu’il va croire que je fais une enquête sur lui avec cette question. Ne te méprends pas…je fais la conversation rien de plus…mais si tu préfères que je hoche juste de la tête pour dire oui ou non…ça risque d’être ennuyeux. Cette fois je le regarde, enfin dans la mesure des Ray-Ban. Ce n’est pas trop compliqué un métier de nuit comme le tien ? Je veux dire pour ta vie personnelle.

Ben quoi, il a peut-être une nana qui bosse de jour.

©️ Justayne

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Klaus Theis
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Lun 6 Nov - 17:30
Bon, voilà a priori et malgré son « arnaque » il y avait balle au centre… c’était déjà ça. Je souris en conduisant, faisant ne sorte de ne voir que le positif dans la situation, même si elle jouait sur les deux tableaux. Le positif comme le négatif. Je lui souris ironiquement et la voiture démarrait pour un trajet qui ne serait pas long, en théorie, et surtout à cette heure matinale.

« Boarf pas besoin, elle fonctionne si on ne tire pas comme une brute. »

Ouais, la ceinture fonctionnait, en général ! Pour peu que l’on ne tire pas dessus trop fort.. elle était juste un peu trop sensible… il fallait juste savoir se montrer un minimum doux en tirant sur la ceinture… après tout, c’était normal qu’elle se bloque en cas de geste trop sec, c’était pour protéger le passager… ou le mort si on pensait au nom de la place… c’était d’ailleurs amusant qu’elle ait pris cette place, vue son nom, non ? Le siège passager s’appelait aussi souvent… « la place du mort »…

Je lui souris quand elle me fit la remarque de ressembler à ces pisseuses accroc à leur physique… au moins nous étions d’accord, vu son ton, pour dire que c’était sans doute ce qu’il y avait de plus relou… je me contentais de sourire, malgré moi, à cette idée et je rajoutais un haussement d’épaules en rajoutant alors, puisqu’elle parlait de ne pas se plaindre. Idem quand elle rajouta son prénom et confirma qu’elle avait craqué mon code de téléphone pour avoir mon nom.

« Alors on va pouvoir s’entendre, je crois. J’espère juste que tu demande parfois le prénom de quelqu’un sans passer par la phase braquage et la phase vol ? »

Bon, ça, c’était plus dit sur le ton de l’humour, hein, après tout, nous arrêtions les hostilités, non ? Je tentais donc de faire un peu d’humour, qui ne me semblait pas moins bon que celui dont elle était capable de faire preuve… en même temps, le sien semblait un peu « douteux », non ? Ou alors je n’avais pas le bon état d’esprit… mais bon, évitons de repartir sur le sujet ! Je lui souris et décidais de répondre à sa question… mais répondre la vérité ? Difficile à dire… peut être rester vague ? Ouais, c’était sans doute la meilleure chose à faire…

« Disons que ça fait pas assez longtemps pour que je m’y sente chez moi… Quant à ma vie personnelle, disons que j’ai une famille assez compréhensive sur le sujet… et puis, mon travail, au moins, est honnête… et je travaille dur. Ma famille le sait, et quand bien même, nous trouvons quand même des temps pour être ensemble, c’est l’essentiel, non ? »

Puis, comme il était juste que je pose moi aussi des questions, et même si je me disais qu’elle me raconterai sans doute un bon morceau de pipeau, je me disais, autant jouer, non ?

« Du coup, je te propose un truc, chacun son tour on pose une question sur l’autre. Mais quand tu poses une question, t’es obligée d’y répondre pour toi même aussi, okay ? »

De quoi, peut être, la forcer à s’embrouiller… mais bon, du coup, je posais ma question.

« Moi je suis videur, ça tu le sais déjà, mais toi, c’est quoi ton job en fait ? Parce qu’entre la fausse plaque de détective privé et le fait que tu aies balancé «du « police » sans preuve…. Ben ça me laisse penser que tu fais ni l’un ni l’autre, je me trompe ? »
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Micaela Orsini
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Mer 8 Nov - 14:06


Tu rentres pas dans la boite avec tes baskets !Klaus & Mica Je l’avais lâché pour regarder à nouveau par la fenêtre ou devant moi. Mes yeux se plissent derrière mes lunettes. Il me fait sourire et c’est assez difficile de le retenir tant sa question me replonge vers des souvenirs assez …comment dire particuliers. Vous savez le genre où vous vous réveillez à côté de quelqu’un dont vous ne vous rappelez plus si c’est un Marcello ou Marco quand bien évidemment vous avez eu la politesse de faire le minimum syndical des présentations avant de baiser. Alors oui je souris quand il me pose sa question.

- “Parfois” c’est bien le bon mot…je m’en serais voulu de ne pas l’avoir fait, rien que pour le plaisir de flirter contre toi.

Moi aussi je peux faire de l’humeur tout en disant une vérité. J’ai des yeux pour voir et des mains pour toucher. Il aurait été vraiment dommage de ne pas profiter d’un beau spécimen masculin pareil. J’avoue que l’influence lunaire n’a pas aidé à me tenir correctement et garder un comportement digne de soi.
J’appuie mon propos en le balayant de haut en bas du regard. Oui je sais, je me montre parfois pire qu’un mec avec ses gros sabots. On n’apprend pas vraiment la subtilité à l’Opus avec sa discipline militaire, ses règles drastiques et tout le package qui va avec la panoplie du parfait petit chasseur. La longévité est incertaine alors pourquoi perdre du temps et ne pas aller droit au but.

– C’est important la famille, c’est certain. Quand on en a une.

Je ne peux pas dire que je n’en ai pas. L’Opus est une grande famille puis même si mes parents adoptifs sont encore vivants, ils ne résident pas à Rome. Quant à ma vie personnelle, elle est ce qu’elle est. Une vie de famille n’est pas vraiment compatible avec ce que je fais à moins de me coller avec un autre membre de l’Opus…naaan même pas en rêve, vous imaginez les conversations le soir !!
« J’ai dû finir au couteau une saloperie sirène, je ne raconte pas…Tiens tu peux me passer la salade s’il te plait ? Merci. J’ai l’impression de sentir encore ses tripes sur moi. Heureusement qu’on n’a pas du poisson au dîner. Et toi ta journée, ma chérie ?>>
<< Oh moi, j’ai fini par buter ce lycan que je traquais depuis un moment…c’est fou les dégâts que peuvent faire de l’argent liquide…enfin pour une fois je n’avais pas trop de sang séché sous les ongles. Je crois que le score de la journée pour l’équipe a été plutôt joli. La morgue n’a pas fini de s’empiler. Ça te dit d’aller à la messe dimanche ?Moi j’ai plutôt envie de porter malade….font chier à vouloir nous absoudre …pour ce que ça sert.>>
Non merci hein, jamais je ne me mettrai avec un autre chasseur même si dans l’idéal c’est le plus apte à comprendre. C’est même pas la peine d’y songer.

En tout cas il a une famille. P’t-être une femme, des gosses. Tout en écoutant le jeu des questions/réponses qu’il me propose, je regarde sa main gauche. Pas d’alliance pourtant, enfin ça ne veut strictement rien dire, ça. Le mariage c’est tellement plus d’actualité.

– Si tu veux. Va pour le jeu. Ça fera toujours la conversation. Je souris à nouveau. Visiblement ça t’intrigue ce que je peux bien faire dans la vie. Je prends une grande inspiration, m’enfonce un peu dans son siège. Qu’est-ce que je risque à lui dire la vérité ? Au pire il ne va pas me croire une fois de plus et me prendre pour une barge sortie d’un asile et au mieux s’il me croit c’est que lui n’est pas clair et qu’il a eu à faire avec notre ordre. Ce qui n’est pas du tout bon signe car nous agissons dans le plus grand secret sous couvert d’une plaque - fausse ou pas – de flic ou privé. Et bien puisque tu insistes tant…je travaille dans l’ombre pour que la population puisse dormir sur ses deux oreilles. J’appartiens à un organisme religieux secret. Je le regarde derrière mes Ray-Ban. Marque un silence. …je chasse les monstres. Hier soir c’est ce que je faisais…je courais après un lycanthrope. Il aurait pu s’en prendre aux clients de ta boite tu sais…il m’a échappé…la suite tu la connais.

Je m’attends à un rire débile – ou pas - parce qu’il ne me croira sûrement pas, en tout cas j’imagine qu’il va y avoir des questions.

– A moi la question donc…C’est quoi ton histoire pour être venu à Rome ? Moi j’y suis née mais j’ai vécu un moment aux Etats-Unis puis suis revenue à la source en quelque sorte.

Ce qui est vrai puisque la formation d’un chasseur se termine à Rome, à la maison mère. Quant à ma naissance, je crois que je suis née à Rome, c’est bien ce qui est marqué sur mon acte de naissance mais depuis cette baignade forcée qui a fait ressurgir des souvenirs oubliés, je ne suis plus certaine de rien.

- …j’ai été adoptée. Tu as de la chance d’avoir une famille à toi…j’aime mes parents mais j’ai toujours ce sentiment qu’il manque des morceaux au puzzle pour être vraiment moi-même. Tu connais cette sensation toi aussi ? …c’est une question con, désolée…puis je ne sais même pas pourquoi je te parle de ça…je suis fatiguée.

Fatiguée de tellement de choses.



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Klaus Theis
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Jeu 9 Nov - 23:58
Bref, ouais, je savais ce qu’elle faisait, ou du moins, je m’en doutais. Mais je me demandais quelle excuse « crédible » elle allait bien pouvoir me sortir. La confiance régnait. Elle régnait tant et si bien que j’avais dit la vérité sur ma famille. Vaguement, certes, mais je l’avais dite. Oh, j’aurai pu faire quelque chose de plus tordu, comme par exemple en disant que je n’avais pas vu mes enfants depuis longtemps. Mais j’avais le respect des morts, et je refusais de les utiliser pour me couvrir ou autres. On ne touchait pas à ce genre de chose et on en disant pas de mal. Par exemple, tant qu’Anya était en vie, je lui cracherais volontiers dessus, et une fois décédée je tâcherai de me concentrer sur le positif, il y en avait bien un peu… par exemple, elle avait été …. Bon, je n’avais pas d’idée précise en tête maintenant. Mais j’y penserai en me retenant de pisser sur sa tombe, en temps voulu ! Je souris à cette pensée.

Bon, quelle réponse allait-elle me faire, au juste ? J’étais tout ouïe, j’attendais en silence, j’espérais quelque chose d’amusant peut être quelque chose qui demanderait un peu d’imagination, mais bon, je l’avais surprise au plumard, et je me doutais qu’elle n’était pas bien réveillée et pas assez bien lunée pour me trouver une excuse valable et originale. Et non, espion, ça ne comptait pas !

« A qui la faute si ça m’intrigue ? Et puis, bon, savoir c’est pouvoir, non ? »

Pas exactement, c’était un chouillat plus complexe : savoir n’était pas pouvoir, savoir était une des clefs pour pouvoir, rien de plus. Avec les autres venaient posséder et frapper, accessoirement. Mais bon, j’étais sûr que la réponse ne manquerait pas d’esprit. Vu la grande gueule, c’était le moins que je pouvais espérer… je me contentais de ça. On verra. Ah voilà ! Un nouveau tournant sur la route, avec le soleil dans la gueule, maintenant, alors qu’elle parlait.

Quoi ? Attendez… elle venait d’avouer, non ? C’était quoi cette connerie. Je ralentissais, manquant de piler sous le choc de ce qu’elle disait. Un traquenard, forcément… je ne voyais pas d’autre raison de présenter les choses…. Mais j’allais trouver un moyen de l’éviter. J’essayais de ne pas regarder autour, me contentant de regarder dans les rétro un peu plus… comment réagir ? Pas rire, non, ce serait trop forcer…. Allez, une réaction intelligente… oh, je savais ! Poker face, plus ou moins, un haussement d’épaules…. Et l’esprit qui se mettait à tourner à deux-cent à l’heure. Une solution… et en même temps, je ne voulais pas m’effacer. Au moins, le scepticisme discret sous le « j’m’enfoutisme » du lever d’épaule était parfait ! Et surtout pas de questions ! Ne pas l’encourager pour le moment, au risque de me faire découvrir… et libre à elle de prendre le haussement d’épaules comme elle voulait !

Mais voilà, je n’écoutais pas, pendant qu’elle parlait d’autre chose. Sa question donc.

« Hein ? »

Je me reprenais, et me rappelais qu’elle me disait qu’elle voulait savoir pourquoi j’étais à Rome… la question était logique… je restais silencieux en réfléchissant comment tourner les choses le plus intelligemment possible.

« Disons que ma famille est très grande, presque trop… et j’ai un proche qui vivait à Rome… il est décédé… et le truc c’est que beaucoup de monde ont hérité de lui… il n’était pas riche mais très aimé. J’y suis venu pour régler ça…. Et je n’en suis pas reparti. Mais j’ai qu’une hâte, c’est repartir chez moi… Rome ça pue et compagnie. Mais je n’ai plus rien qui me retienne en Forêt Noire. Et aucune raison d’y retourner…d du coup j’y reste, et je mets de côté pour me faire une retraite paisible sur la terre de mes vieux… à leur mort, il y a des dizaines d’années de ça, ils m’ont laissé un bout de terrain là-bas. Mon oncle n’est plus tout jeune, il faudrait que j’y retourne, pour prendre la relève dans l’utilisation du terrain… mais je ne peux pas partir tant que j’ai des affaires de famille à régler ici, du coup il doit patienter. Et je gagne de quoi leur offrir une petite baraque sympa quand je rentrerai… »

Je devais peut-être m’arrêter là…

« Donc oui, je connais ce que tu veux dire… ça donne l’impression de jamais être complètement chez soi ! »

Allez, pour couper court, à moi pour la question.

« Bon, et sinon, du coup… Tu sais que j’ai des restes de famille, et toi tu n’as même pas un oncle ou une tante, ou un cousin éloigné qui puisse te renseigner ou t’aider à trouver les pièces du puzzle ? »
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Micaela Orsini
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Dim 12 Nov - 17:49


Tu rentres pas dans la boite avec tes baskets !Klaus & Mica Mon annonce venait d’être lâchée. Je m’attendais un peu à tout comme réaction mais pas à son silence. C’est à peine s’il hausse une épaule. Seul le ralentissement de sa voiture m’indique qu’il a bien entendu ce que je venais de lui balancer. Je ne sais quoi penser de son attitude. Indifférence ? Ou il me croit vraiment barge et ne veut pas se lancer dans des questions lui semblant absurdes ? Le soleil en pleine face ne me permet pas de savoir si son silence reflète le fait qu’il connaisse l’existence de l’Opus Dei, bien que je n’aie pas mentionné le nom. La luminosité le fait grimacé et concentré un peu plus sur la route.
Peut-être qu’il s’en fout tout simplement. Je remonte une nouvelle fois mes solaires sur mon nez, écoutant sa réponse à ma question en m’amusant à faire des comparaisons avec moi.
C’est certain que du point de vue Opus, ma famille est très grande, éparpillée dans le monde. Il en va de même pour les proches décédés, il suffit de voir le mémorial dressé à l’intérieur du QG, chargé de nous rappeler que notre existence est éphémère même pour le plus titré des chasseurs. Pour ce qui concerne l’héritage qui sera laissé par ce chasseur disparu, l’ordre n’en a que faire. Celui-ci reviendra à sa famille comme dans l’ordre des choses du commun des hommes. L’OD remplace assez vite ses chasseurs…hop au suivant. C’est triste mais c’est ainsi, vous comprendrez pourquoi nous n’apprenons pas l’empathie. Mais à mesure que les années passent, cela devient plus difficile de digérer toute une vie jonchée par des morts.
Je ris quand il dit que Rome pue, il n’imagine pas à quel point il est près de la vérité, c’est pour cela que nous existons.

– Rome est saturée, elle en devient dangereuse même. Que veux-tu dire par “et compagnie”, je n’ai pas compris. C’est très généreux de ta part pour ta famille. La maison que tu souhaites offrir c’est pour ton oncle, c’est ça, et son épouse ? parce que tu dis “leur offrir”…puisque tu as perdu tes parents…j’en suis désolée pour toi. C’est vrai que je considère mes parents adoptifs comme mes vrais parents alors je redoute le jour où ils ne seront plus de ce monde….c’est mon père qui m’a tout appris. Je lui souris. En tout cas bon courage pour ces histoires d’héritage, je crois qu’il n’y a pas plus compliqué à dénouer surtout quand la famille est grande.

Un peu sincérité ça ne fait pas de mal. Après moi, il n’aura pas d’héritage à léguer. Je veux dire personne qui pourra être bénéficiaire, tout reviendra à l’ordre, je l’ai décidé ainsi si mes parents ne sont plus de ce monde bien évidemment.

– C’est assez compliqué à expliquer, disons que je viens juste d’apprendre mon adoption, mes parents ont eu peur de m’en parler je suppose. La vérité est bien plus sombre que cela mais ça je l‘apprendrais bien plus tard quand Marius m’aura déniché les infos qu’il me doit sur ce gang de requins qui ont massacré mes parents biologiques. J’attends de les voir prochainement pour qu’ils m’en disent un peu plus sinon en parallèle je tire sur toutes les ficelles qui peuvent me fournir en information sur le peu que je sais avec les brides de souvenir qui me sont revenues.

Je baisse la vitre, la chaleur s’est engouffrée dans l’habitacle ou c’est ces confidences qui me donnent subitement chaud. Je n’en ai parlé à personne jusqu’à présent, il n’y a que Marius qui est au courant. Pas par choix mais parce qu’il est le responsable du choc qui a réveillé ma conscience et comme lui et moi sommes en affaires et qu’il trempe dans le milieu - normal pour une sirène – il a tout intérêt à se bouger le cul pour me trouver de quoi mordre.

– Je connais pas l’Allemagne. Les forêts doivent plus fournies que par ici, non ? Si un jour cela te dit, je pourrais te montrer le coin de forêt où j’aime aller courir…  Je fais oups. On dépasse le cadre du jeu des questions/réponses…donc à moi de t’en poser une. Mhm…tu crois au surnaturel ? Parce que tu n’as même pas relevé mes propos sur ce que je fais ! Soit tu me crois folle, soit tu me crois tout court…en général se sont des personnes qui ont été confrontées au surnaturel. Comme tu sais ce que je fais cela veut dire que je crois qu’il existe un monde secondaire peuplé de…créatures pour certains se sont des erreurs de la nature, des monstres. Pourtant je trouve que l’humanité est parfois tellement plus monstrueuse…non ?


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