Mise à nue de la nature [PV]

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Klaus Theis
BLOOMING OUT OF DARKNESS
OSSATURE: : 44 ans CONTRAT: : célibataire BESOGNE: : Videur ÉCORCE: : 132 ÉCHINE: : Louloup GANG: : Jäger @EFFIGIE: : Josh Duhamel BAFOUILLES: : 33 PACTE: : 11/10/2017



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Jeu 12 Oct - 21:15
Hurler à la lune était peut être le plus grand accomplissement d’un loup, au final. Notre mère à tous était là haut, belle, et je savais que la nuit s’achevait. Mon temps sous cette forme était révolu. Ou du moins, révolu pour l’instant.. La vie était changement. IL n’y avait rien de plus à ajouter sur le sujet. Tout était dit, et je défiais quiconque de refuser cet état de fait. En parfait contrôle sous ma forme lupine, un grand loup noir, au pelage presque teinté de bleu dans les éclairages artificiels de la ville. Je n’aimais définitivement pas Rome. C’était sale et puant. Attention, comprenez-moi bien, la boue, par exemple, n’était pas sale, ou du moins, ce n’était pas sale comme l’entendaient les humains, par exemple… mais là, non. Une prison de béton, tout simplement. Je soupirais assez en me disant que ma truffe m’irritait, me brûlait presque. Sous forme humaine, mon acuité sensorielle était, heureusement, réduite.

J’avais beaucoup de chance, quand j’y pensais, de faire partie de la meute Jäger. C’était une meute qui m’offrait un avantage certain et que je ne pouvais qu’apprécier : le contrôle permanent. Même sous cette forme plus poilue, je contrôlais parfaitement aussi bien mon esprit que mon corps. Oh, je n’étais pas dénué des instincts propres aux loups, non, mais je savais passer outre, je savais penser et agir comme un véritable être pensant comme un des êtres « supérieurs » de cette terre. Donc, puisque je parlais de ça, vous étiez bien en train de vous doutez que je n’errais pas dans la ville en rêvant de carnage et de destruction. En tuant à profusion. Le carnage, ce ne serait jamais sans ma propre volonté… tout le principe de ce don…

Donc oui, je n’errais pas sans but : je retournais vers une poubelle où je cachais des vêtements, justement pour ce genre d’occasion. Je humais donc l’infect air de la ville, jusqu’à sentir:a propre odeur, plus, doucement, en fin limier, de la remonter pour rejoindre la poubelle concernée. OH, je n’étais pas fou, hein, je n’avais pas mis des affaires en vrac ans la benne, mais j’avais caché des sacs sous les bennes pour pouvoir récupérer des fringues correctes. Comme ça, j’évitais de me faire repérer comme lycan quand je ne le voulais pas. Donc il me suffisait de finir par remonter cette piste, reprendre forme humaine – un moment détestable, véritablement, a contrario de le faire dans l’autre sens…

Ah, voilà, j’y étais ! Je m’approchais et me glissais, gros loup bien poilu, sous la poubelle et tirait le sac entre mes crocs jusqu’à pouvoir le dégager et ensuite, seulement, je me mettais à changer, un frisson, puis, peu à peu, le poil faisait place à de la peau, presque neuve bien que cela ne fasse pas disparaître mes diverses marques de lutte, des marques qui si elles avaient cessé d’être douloureuses, restaient encore bien visibles, bien que blanchies par le temps. J’étais à quatre pattes au sol. Ma truffe… euh pardon mon nez me laissaient entendre la présence d’un autre loup dans les parages… alors je faisais attention à ce que je faisais… Je me levais, encore nu, pour sonder la pénombre. IL n’y avait personne…

Ah si. Il y avait une femme. Une humaine à son odeur, apparemment… bizarre… je la regardais, je me regardais, je la regardais à nouveau. La nudité ne me dérangeait pas, après tout, la pelisse de loup était déjà en soi une forme de peau, donc être nu était en aucun cas une gêne. Et puis, je n’étais pas vilain, après tout ! Donc bref, pas gêné par ma nudité…. Et à son air hébété… je me doutais que si… enfin, je ne voyais que ça comme raison.

« Ce n’est pas ce que vous croyez ! »

Je disais ça en chopant mon pantalon, et tant pis pour le caleçon en dessous. Apparemment, elle n’en revenait sans doute pas de voir un exhibitionniste ici… et manque de pot, je me trouvais entre la sortie de la ruelle et elle… je sautillais un peu pour l’enfiler, histoire d’être à nouveau présentable. Il y avait bien une autre sortie, qu’elle aurait pu prendre, mais dans mes souvenirs, c’était une sortie de secours, qui ne s’ouvrait que de l’intérieur...
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Jade Davidson
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
OSSATURE: : 27 ans CONTRAT: : Célibataire - Coeur meurtri BESOGNE: : Artiste Peintre (ancienne danseuse exotique) FABLE: : Les vampires bercent ma vie dans un fleuve sanguin... Les lycans l'ont bouleversé des années auparavant... Les sirènes murmurent à mes oreilles ÉCHINE: : Petite Humaine @EFFIGIE: : Michelle Trachtenberg by Astrid BAFOUILLES: : 1404 PACTE: : 16/06/2017



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Dim 15 Oct - 20:25
La lune était pleine, blanche, éclairant la nuit mieux que n’importe quel réverbère. L’air frais de l’Italie me plaisait. Loin du climat de Londres, pluvieux et presque trop froid pour cette saison. Cette nuit, j’avais passée de longues heures dans ce bar, à boire, à me faire payer des verres par des hommes qui ne m’intéressaient pas, qui n’auraient aucune chance de finir dans mon lit ou de m’amener à les suivre dans le leur. Non, je n’avais plus l’envie de me perdre entre des bras inconnus. Le dernier m’avait laissé trop de marques, dans tous les sens du terme. Aujourd’hui, j’avais changé… Non, il n’y avait pas que moi qui avais changé. Tout avait changé pour moi. Toute la vérité m’avait éclaté au visage, et depuis, je ne parvenais à tourner la page, à passer à autre chose. Dumitru était apparu dans ma vie, faisant prendre vie à mon fantasme, le faisant lui aussi éclater comme une bulle de savon. Rien de ce que j’avais toujours imaginé n’était réel.

L’alcool faisait son effet, apaisant mes douleurs, physiques et morales. Je parvenais grâce à lui à oublier la peine qui m’accompagnait, me faisant presque oublier Ezio et ce qui nous liait… Me faisant presque oublier à quel point le sang me manquait. Presque, tout était là, dans ce mot… Presque. Rien en réalité était en mesure de me soigner, de me rendre heureuse, de me rendre à la lumière comme me disait Dumitru. Me protéger des ténèbres… J’émis un ricanement mauvais en regardant la lune. Seule sa lumière m’éclairerait, et ce pour toujours. J’étais depuis trop longtemps un oiseau de nuit pour retourner un jour à la lumière du soleil.

J’avançais, profitant des ruelles calmes de la ville, sachant pertinemment que c’était ici que je risquais de faire de mauvaises rencontres. Peut-être que je les cherchais finalement, peut-être avais-je ce besoin irrémédiable de me mettre en danger. Pourquoi ? Pour être secourue par Dumitru ? Pour faire réapparaitre Ezio ? Ni l’un ni l’autre, ou peut-être les deux. Je ricane à nouveau, me moquant de moi-même. Finalement, cet homme poisson avait raison, je suis suicidaire.

Un bruit attire mon attention, je tourne la tête vers les poubelles, sentant ma tête tourner légèrement sous l’effet de l’alcool qui altère mon équilibre. Ce que je crois être un chien trimballe un sac dans sa gueule. Je l’observe un instant, sans bouger, me tenant tant bien que mal sur le mur à mes côtés. J’ai du mal à croire ce que je vois lorsque la transformation s’opère, dévoilant le corps d’un homme entièrement nu. J’ai l’impression que mon cœur va imploser dans ma poitrine lorsque je comprends ce qu’il est, lorsque je réalise qu’ils sont ici à Rome eux aussi. De la peur ? non, pas vraiment. Une vague de colère semble prendre le dessus. Et pourtant, je suis incapable de réagir alors qu’il me remarque, et tente de se rhabiller en me parlant. Pas ce que je crois ?

Pas ce que je crois ? Ma tête tourne, l’alcool me rend incapable de réagir comme je pensais que je réagirais face à l’un d’eux non. Je l’observe, remarque à quel point son corps est celui d’un homme, d’un bel homme qui plus est. Une grimace sur les lèvres alors que je réalise que je l’ai trouvé attirant. Il approche, je devrais partir mais je me redresse, et lui barre la route, comme pour le garder face à moi. Tu es là pour finir ce que tes… potes n’ont pas fini à l’époque ? C’est ça ? Rien n’indique qu’il soit de ceux qui ont tué mes parents et m’ont laissé pour morte, mais je ne suis plus capable de raison, et mon panier est bien grand pour tous les y mettre. Je n’ai pas peur de mourir.


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Klaus Theis
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Lun 16 Oct - 13:25
Bon, je le reconnaissais, j’avais sans doute l’air d’un véritable guignolo ! En train de sautiller sur place pour enfiler son jean. J’étais ridicule, je le savais, mais mieux valait paraitre ridicule et dangereux, dans ces circonstances, non ? Surtout que je ne savais pas précisément ce qu’elle avait bien pu voir ! Sinon, ça aurait réglé les problèmes, vous pensez bien !  Bon, l’avantage c’était que maintenant je pouvais rependre mon sérieux et la regarder de plus près. Elle était très jolie, belle, même, mais que faisait-elle à sortir par la porte de derrière de cet endroit ? J’avais choisi les ruelles où j’avais planqué mes vêtements justement pour cette raison : les chances d’y croiser quelqu’un…. Bon, le bon point, c’était que je serai tranquille les fois suivantes, non ? Oh, je pouvais toujours m’enfuir en courant, mais je doutais que cela change grand-chose, en fait… je devais comprendre ce qu’elle avait vu…. C’était le minimum… quant à l’éliminer si jamais elle en avait trop vu… ce pouvait se produire, mais je n’aimais pas cette idée…. J’aurai peut-être pu la laisser partir comme ça, elle ne dirait jamais rien à personne au risque de passer pour une folle… enfin l’espérait-je… mais si elle en parlait à quelqu’un de l’Opus Dei, elle pourrait leur faire une petite description à mon sujet, suffisante pour que je puisse être chassé à vue, ce que je ne voulais définitivement pas !

Donc je ne pouvais pas me permettre de la laisser partir sans savoir et sans imaginer quoi faire… mais bon… je n’aimais pas la violence gratuite vous vous souvenez ! et là, elle prit la parole, plus tremblante de colère que tremblante de peur… ce qui ne présageait rien de bon… ou au contraire, ce qui en présageait plus que prévu… en effet, alors que je m’approchais je pouvais ressentir sur elle une vague odeur de… d’alcool peut être, venant de son haline… je restais néanmoins tendu, il n’y avait pas imprévisible qu’une personne alcoolisée… mais il y avait une autre odeur, une odeur de lycanthrope. Pas que je connaissais, du moins… la suite de ses propos, par contre, me déstabilisa franchement… je ne comprenais pas ce qu’elle attendait exactement de moi… finir ce que mes potes avaient commencé… avec le ton qu’elle y donnait, je croyais qu’il s’agissait d’un carnage avec une survivante. Mais pourquoi voudrai-je la tuer, au juste ? Après tout, c’était bel et bien ce qu’elle imaginait que j’allais faire ?

« Pourquoi ? »

Oui, pourquoi est-ce que je ferai un truc aussi stupide ? Les cadavres, ça trainait, et ça finissait par s voir et se savoir… alors pourquoi aurai-je fait cela. Je humais l’air le plus discrètement possible. Pas d’odeur de poudre… pas armée, sans doute ! Je m’approchais donc encore un peu, histoire de voir jusqu’où irait son courage… car je ne doutais pas qu’il irait loin jusqu’à une certaine limite où il la laisserait tomber… à moins que l’alcool ne l’alimente…  Par la suite. Mais disons que la peur pouvait peut-être suffire ? Non, sans doute pas, sans doute pas avec les avinés…

« Je peux peut-être avoir des explications ? Qui suis-je sensé être et pourquoi est-ce que je vous en voudrais ? Surtout que ce n’est pas comme si je vous connaissais ! »

Voilà, logique. Au mieux elle savait que j’étais un poilu, ça ne me donnait pas une bonne raison pour la tuer… ou du moins si, mais pas de quoi commettre un massacre non plus, et je ne voyais pas en quoi elle pouvait être menacée par moi, et pourquoi j’aurai volontairement laissé un survivant dans un carnage ? La seule raison était d’effrayer les suivants… donc logiquement, Opus Dei… mais un Opus Dei sans arme ? Non… difficile à croire.

« Alors, j’ai le droit de savoir qui vous êtes ? » 
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Jade Davidson
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Mar 17 Oct - 13:41
Il n’est pas agressif, ce qui me déstabilise un peu plus. Il n’a pas l’air de comprendre de quoi je parle, rien d’étonnant, et pourtant, j’ai l’impression qu’il se fout de moi, qu’il me ment. Tout simplement parce que j’ai trop bu, bien trop bu en ayant encore trop peu mangé pour avoir les idées claires. Parce que je ne sais rien sur sa race, que ce que je me suis imaginé en apprenant qu’ils étaient la cause de la mort de mes parents.

Si je portais une arme, elle aurait été difficile à cacher... Mon sac est petit, contenant juste un paquet de cigarettes, un briquet, et porte feuille. Ma robe n’a aucune poche, et en dessous, comme toujours, rien… ma peau nue qui ne cherche que le contact du vent à chacun de mes pas. Il est aisé de vérifier que je ne suis pas armée.

Je sais ce que tu es… Je t’ai vu. je pointe mon index vers les poubelles d’où je l’ai vu tirer son sac de fringue lorsqu’il n’était encore qu’un loup. Les loups… Je les avais en adoration, avant… Avant d’apprendre ce qu’ils étaient. Leur pelage, leur regard perçant… Tout en eux était d’une beauté qui me fascinait, et aujourd’hui, je me retrouvais à les détester. Je m’en voulais de m’être laissée aller à le regarder, à m’extasier devant la beauté de l’animal… J’aurais du fuir en réalisant qu’un loup errait dans les rues de Rome, mais non… J’étais restée là, sans bruit, à le regarder… à découvrir sa transformation… Je me détestais d’avoir regardé son corps d’homme, nu… M’attardant sur chaque détail de sa musculature, sur ce qui fait de lui un homme. Et cela ne faisait qu’encourager ma colère à son égard, à l’égard de tous ceux de son espèce. Tes… frères, ou je ne sais comment tu les appelles, n’ont pas fini leur travail cette nuit là… Tu le sais non ? C’est ridicule, je devrais m’en rendre compte, mais je reste dans l’idée qu’il est au courant. Les loups vivent en meute, et chacun sait tout de ce qui se passe au sein de la meute. Il ne peut, dans mon esprit, ignorer que ses ‘’frères’’ sont morts après le massacre. A aucun moment l’idée qu’il puisse y avoir plusieurs meutes, que cette histoire ne soit qu’un pauvre dommage collatéral ne me traverse l’esprit. Je parle sous l’effet de la colère et de l’alcool.

Je ne suis que la survivante… Je baisse la tête sans le lâcher du regard, un sourire mauvais sur les lèvres, comme pour le défier en quelques sortes. Peut-être aurais-je pu paraître impressionnante si je n’avais titubé et manqué de tomber, me rattrapant à son bras pour éviter la chute. Je le tiens un instant, le temps de me redresser et de réaliser que je le touche. Je me recule, comme si le contact avec sa peau m’avait brulée. Me touche pas ! lui dis-je, pleine de mauvaise foi, alors que je lève les bras et les mains.

L’alcool n’aide pas à contrôler ses émotions et de la colère, une vague de tristesse se déverse sur moi, me faisant répéter de moins en moins fort cette dernière phrase… « Ne me touche pas » alors que je recule, cherchant le mur dans mon dos pour m’y coller, et glisser jusqu’au sol. Je me recroqueville, enserrant mes genoux de mes bras, cognant l’arrière de ma tête par intermittence en répétant encore « ne me touche pas… »

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Mar 17 Oct - 17:04
Il y avait de telles vapeurs d’alcool dans son haleine que j’aurai pu tout simplement devenir complètement ivre rien qu’en respirant le même air que lui, tout simplement ! Je lui fis un petit sourire, un peu navré… il y avait une lueur de pitié dans mon regard, tout simplement… pitoyable petite chose humaine… et pourtant, pourtant elle avait une odeur Lycane dans l’air... sans doute attachée à elle, d’ailleurs puisque nous étions juste là tous les deux… et partant de cette déduction, je commençais à avoir la lumière qui se faisait sur cette histoire. Elle me rappelait encore une fois que mes frères n’avaient pas fini leur travail… donc elle avait été agressée, elle et le siens, sans doute, par une meute de Lycans, et elle pensait, l’alcool aidant à la rendre particulièrement paranoïaque, présumais-je… mais avec raison, vue son haleine… mais bon, je n’allais pas non plus chercher à me poser beaucoup de questions… elle était ivre, et tout se résumait à cela.

« Tu m’as vu, et ? Tu es ivre… les éléphants roses tu as dû les voir aussi ! »

Bon, j’exagérais aussi un peu, mais bon, je doutais qu’elle pense longtemps à cette scène irréelle qu’elle mettrait sur le compte de l’alcool… mais devant son obstination à m’accuser, je finis par me défendre. Verbalement, bien sûr ! Je n’allais pas la cogner, elle ne se défendrait même pas ! Je me contentais de réfléchir à ce que j’allais dire d’intelligent… enfin non, pas d’intelligent, mais de compréhensible pour une personne bien chargée ! Donc je restais un peu silencieux avant de finalement la voir continuer, expliquant qu’elle n’était qu’une survivante… je levais les yeux au ciel. Phase mélodramatique de la personne bourrée ! et elle s’effondra. Réflexe, je m’approchais pour la retenir, et elle s’accrocha à moi avant de se reculer brusquement, presque en train de me reprocher de l’avoir touchée… non mais oh ? Elle faisait quoi, là, au juste ? Cette hystérique ! elle s’était mise dans un coin, comme ça, recroquevillée en répétant de ne pas la toucher. Elle me faisait de la peine maintenant… sacrée panel d’émotion !

« Je ne vais pas te toucher, sauf si j’ai ton accord. Admettons que j’ai des frères, comme tu dis, qui ait eu un coup de sang… pourquoi est-ce que je finirais la bêtise qu’ils ont commencé… raconte-moi tout, pour que je comprenne car là, je ne comprends pas… »

Oui, j’étais clairement aux fraises ! Mais bon, à qui pouvait-on le reprocher dans ma situation ? Je n’allais pas la cogner, et pour me défendre intelligemment, il me fallait comprendre. Alors je me mis à faire quelques petites hypothèses ! A voix haute, bien sûr !

« Je suppose qu’il s’agit d‘une ou deux morts… bon, les familles décimées, ça arrive à tout le monde ! Moi le premier, mais ça veut dire que c’étaient donc des loups qui avaient fait ça… Mais pourquoi une survivante ? Stupide…. C’est un risque de se faire gauler… »

Donc si elle était comme ça je comprenais sa peur. Même si je me doutais qu’elle était quelqu’un de fragile, sans doute ! Mais bon, la compréhension était la clef de la solution, pour le coup… je lui tendais la main, pour qu’elle la prenne et se relève et arrête de jouer les hystériques ! Je lui fis un petit sourire que je voulais encourageant !

« Allez, lèves-toi ! Je ne te toucherai pas, je veux juste que tu me racontes que je comprenne et que je puisse te prouver ce que je dis ! »

Le grand problème c’était qu’à trop vouloir se justifier, j’allais finir par être coupable !
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Jade Davidson
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Jeu 19 Oct - 11:16
Je cesse de bouger, restant au sol, le regard se perdant sur le bitume devant moi. Je l’écoute, je n’aime pas ses paroles. Un coup de sang… J’émets un ricanement, faible, juste pour moi, un soupire en réponse à un propos qui me déplait ; Un coup de sang, comme si ce qui c’était passé n’était qu’une bêtise survenu après un caprice, une colère de gamin. Ça arrive à tout le monde me dit il. Est-il sérieux ? Je plisse les yeux, serrant un peu plus mes bras autour de mes jambes. C’est stupide oui… Mais là, je ris, de bon cœur, d’un rire mauvais, sans amusement.

T’as raison… Ils se sont fait « gauler » !

Je me relève, mais pas parce qu’il m’y invite ou me tend la main car je la refuse. Je me relève non sans mal, me retenant au mur, la tête qui tourne. J’ai définitivement trop bu, mais j’ai aussi trop peu mangé et ce depuis des jours. Je souffre d’anémie, quoi que je puisse en penser, la réalité est là et mon corps, mis à trop rude épreuve, commence à clairement me renvoyer les signaux qu’il serait temps que je prenne soin de moi. Mais je n’en ai pas l’envie… J’ai tenté de changer, d’aller vers la lumière, et elle se refuse à moi, car même Vitto s’est tourné vers l’ombre, c’est sa faute, c’est lui qui m’éloigne de celui que j’aime. La douleur est là, bien ancrée dans mon cœur, ou plutôt ce qu’il en reste.

Qu’est–ce que tu veux me prouver… ? Qu’il ne faut pas laisser de survivant ? Je me recule, bougeant mon bras comme s’il avait essayé de me l’attraper et que je voulais l’éviter. Je bats l’air une fois, deux fois, mais je titube encore, manque de tomber en arrière me retenant de justesse. Je n’ai pas assez picolé pour ne pas savoir ce que tu es… Je sais tout… Il m’a raconté ! Et je t’ai vu… Je le pousse d’une main, m’imaginant avoir la force pour le faire reculer, mais elle s’écrase mollement sur mon épaule, sans force. Je finis par m’appuyer sur lui, m’empêchant ainsi de partir en avant. Mon italien commence à en prendre un coup, et ma langue maternelle revient… Et sinon, qu’est ce que tu foutais à poil dans cette ruelle hein ? Ma main caresse son épaule, sans véritable douceur non, plus comme on caresse l’encolure d’un cheval, tapant doucement avant de glisser le long de son biceps. Je regarde ce bras nu, musclé, puis mon regard glisse sur son torse. Quelques secondes se passent avant que je ne réalise ce à quoi je pense et me recule, comme dégoutée. Arrête ! C’est encore à lui que je reproche ce que je fais, ce que je pense.

Un pas, un second, mon talon butte dans quelque chose, ou non, mais je bascule en arrière, et me retrouve dos au mur, l’heurtant un peu trop fort. L’italien revient, tant bien que mal, mais il n’est plus aussi bon.
Tu crois que je ne vois pas clair dans ton jeu ? Vas y ! Te gênes pas ! Je l’invite d’un geste à venir me prendre, à faire ce qu’il doit avoir envie de faire pour se balader à moitié nu… Est-ce une envie que j’exprime en le provoquant ainsi, ou m’imaginais-je vraiment qu’il était là pour en vouloir à ce qu’il peut bien me rester de vertu… Allez savoir, même moi je n’étais pas sûre de ce que je ressentais. Je détestais le trouver attirant. Il était de la race de ceux qui m’avaient tout pris. Il était ce que je devais détester le plus au monde. Et, c’est sans aucun doute ce qui me plaisait en réalité.

Tu trouves ça normal toi de voir ta famille tuée sans aucune raison… ? Je m’avance, m’approchant de lui et venant dans ses bras, appuyant mon corps cotre le sien, écrasant ma poitrine nue sous le tissu fin de ma robe contre ses pectoraux. Je place mon visage dans son cou, respirant son odeur animale, puis lui murmure à l’oreille : J’aurais du mourir cette nuit là… Tu sais ce que c’est de vivre avec ça ?

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Dim 29 Oct - 17:14
Je savais me montrer patient, mais je l’étais beaucoup moins vis à vis de ceux qui  suçaient la bouteille au point de se comporter comme des idiots.. et elle, là, elle en tenait une grosse couche. Même si je voyais très bien qu’elle avait été traumatisée, je n’allais quand même pas prendre sur moi et dire « okay, j'te d'mande pardon » alors que je n’y étais pour rien et que je ne connaissais même pas le nom d’une meute qui pourrait avoir fait ça, pare que je ne savais même pas d'où elle venait... Bon, certes, Anya en était capable et ses bêtas aussi… mais bon.. je soupirais et je regardais un peu plus la jolie jeune femme… j’avais une pointe de compassion, car même si elle ne me croirait pas, je comprenais ses propos. J’avais aussi vue ma famille se faire massacrée et sur les trente trois personnes présentes, nous étions une poignée de survivants… quand nous avions retrouvé le reste de la meute à Jäger… et je supposais que c’était une de ces logiques que j’avais pu adopter à l’époque : si ce n’était toi, c’était donc ton frère » racontait une fable française, parole d’un loup à un agneau pour justifier le fait de manger celui-ci. l’amalgame était trop vite fait.

« Je ne cherche pas à à te prouver quoique ce soit ! Sincèrement, ton avis je m’en fous en la matière, si t’étais sobre, encore… mais ronde comme une queue de pelle, je risque pas de te convaincre de quoique ce soit ! »

J’arrêtais, toutefois, de nier ma nature… ne serait-ce que par principe… c’était vain et je perdais beaucoup de temps dans cette tache ! Alors autant faire en sorte d’arrêter ce gâchis d’énergie ! Oui j’étais un loup garou. Oui je tutoyais la lune et chantais avec les étoiles, comme les loups !  Mais bon, je ne me reprochais en rien de l’être, au contraire, même si je le dissimulais pour éviter les ennuis, j’étais fier de ça ! Très fier, même ! Alors si elle l’avait découvert, je pouvais  cesser de jouer le jeu de l’incompréhension sur ma nature.

Et là, d’un coup, elle passa en anglais… enfin, un truc du genre… parce que moi et l’anglais… du coup, j’hésitais presque à parler allemand… quitte à ne pas être compris… elle recommençait à laisser sa main errer sur moi… je ne niais pas que ce n’était pas désagréable… et cette proximité avait un autre avantage : je pouvais inscrire dans ma mémoire son odeur… mais c’était étrange.. je sentais une odeur de loup sur elle, comme si quelqu’un l’avait marquée à vie comme sienne… c’était étrange, un peu déroutant, et cela rendait son discours encore plus cohérent… c’était une odeur presque...presque intime, pénétrante. Difficile d’expliquer à quelqu’un le fonctionnement d’une odeur, l’alchimie qui la définissait… hors là, il y avait plusieurs effluves, mais deux revenaient de manière bien plus marquée… la première était la sienne, qui lui était propre… une odeur… une odeur de pigments, e sang, et plein d’autres petites nuances. Mais alors, quand on prenait conscience de cette autre odeur, discrète, musquée, puissante, pénétrant cette autre odeur, dans une sorte de… ah… une sorte de possessivité, comme si l’odeur du loup avait marqué son territoire définitivement… à l’odeur, je me doutais presque qu’elle était marquée dans ses chairs autant que dans son esprit… mais l’interpénétration des deux odeurs avait quelque chose de si intime, de si lié, que s’en était presque troublant…

Pour ce qu’elle disait… okay, j’étais une bille en anglais, mais je savais me faire comprendre… heureusement, après sa nouvelle manie, genre c’était moi qui voulais lui sauter dessus… heureusement, elle repassa en italien… désormais aussi mauvais que le mien, qui était à couper au couteau… quant à ses invectives, j’y répondais en m’approchant, mais sans la toucher. Elle était belle, mais baiser une ivrogne dans un bad trip…. Je ne dirais pas que ce n’était jamais arrivé, ou que cela n’arriverait jamais. Ou que je ne sauterai pas sur ce morceau de chair… mais pas maintenant… et la suite, me fit… pas sortir de mes gonds mais pas loin…

« T’es pas la seule ! Les tiens aussi ont du sang sur les mains. Ma sœur n’avait que onze ans, mes parents y sont passé aussi, mes autres frères et sœur, mes oncles, mes tantes… nous ne faisions de mal à personne !   Nous vivions paisiblement et les tiens nous ont massacré. Je n’y suis pour rien dans tes histoires,  mais tu n’es pas la seule à avoir perdu tout ce que tu avais parce que des idiots ont décidé de faire un massacre ! Et je ne t'accuse pas e complicité dans la mort des miens »

Je la saisissais par les bras et je m’approchais pour plonger mon regard dans le sien, à un souffle de son visage.

« Alors arrête de te plaindre !  Tu dois avoir quoi… un peu moins de trente ans ? Moi ça fait une centaine d’années que je vis avec les images des cadavres mutilés quand je suis retourné ! Alors ne me parle pas de ce qui est normal là dedans okay ? Maintenant  reprends-toi et arrête tes petits jeux ! Je ne te tuerais pas, je n’en ai ni l’envie, ni la nécessité, je ne te ferai pas de mal ! Quant à te prendre, je baise pas une bouteille pleine d'alcool, de base...  »

J’allais la faire dégriser, moi !
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Jade Davidson
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
OSSATURE: : 27 ans CONTRAT: : Célibataire - Coeur meurtri BESOGNE: : Artiste Peintre (ancienne danseuse exotique) FABLE: : Les vampires bercent ma vie dans un fleuve sanguin... Les lycans l'ont bouleversé des années auparavant... Les sirènes murmurent à mes oreilles ÉCHINE: : Petite Humaine @EFFIGIE: : Michelle Trachtenberg by Astrid BAFOUILLES: : 1404 PACTE: : 16/06/2017



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Lun 6 Nov - 15:21
Je ressentais la violence que j’avais éveillé en lui lorsqu’il saisit mes bras pour me reculer de lui, et son regard me bruler lorsqu’il croisait le mien. Je restais la bouche légèrement entre ouverte, relâchant un soupir malgré moi alors qu’il me repoussait. Je respirais fort, trop vite. Pourquoi ? La peur ? La colère ? L’envie ? Non, rien de ça, ou tout à la fois peut-être. Comment devais réagir à ce qu’il me disait ? A cet aveu ?
Je restais sans bouger, la bouche légèrement ouverte, les yeux cherchant le mensonge dans les yeux sans le trouver. Je n’avais jamais imaginé que leur race aussi pouvait être mise en danger, encore moins par de simples humains. Je n’étais qu’une victime parmi d’autres, s’étant trouvé au milieu de quelque chose qui l’avait totalement dépassée.

Il m’aurait giflé que la douleur n’aurait pas été aussi forte que celle qu’il m’offrait avec ses paroles. Je n’avais jamais parlé du massacre, à personne. Je n’avais pas d’ami, et la seule qui pouvait vaguement correspondre à cette description n’avait jamais su d’où me venait cette cicatrice dans mon dos. Je ne l’avais jamais évoqué, n’avait jamais dit où était mes parents, ce qu’ils étaient devenus. Seule la police et quelques psys savaient ce qui m’étaient arrivé, et chacun m’avait soutenue.
Lui, ses paroles… Je n’y avais pas été préparé, et je sentais ma respiration se faire plus difficile, comme si une boule dans ma gorge m’empêchait de le faire correctement.

J’imaginais la scène, voyais le corps de mes parents se mêler à ceux de sa famille. Il avait raison, et je détestais la vérité. J’accusais sa race de tous mes maux, lorsqu’il s’agit uniquement de quelques individus… Mais la vérité n’est pas facilement assimilable, surtout dans un tel état d’ébriété. Quoi que… Etais-je suffisamment saoule pour ne pas entendre ce qu’il me disait ? Pour ne pas prendre en compte le fait que j’étais dans l’erreur le concernant ?

Lâche-moi !

Je me débattais, me libérant de sa poigne pour m’éloigner de lui, et ma main vint s’abattre sur sa joue en seule réponse.
Je me sentais déjà moins saoule, comme si ses paroles m’avaient fait l’effet d’une douche froide.
J’étais essoufflée, je savais que mon geste ne pouvait pas être accepté facilement, mais je n’avais pu le retenir. Jamais personne n’avait osé me parler de la sorte… Pas même Ezio qui était un parfait connard. Non… Ezio ne savait rien de moi et ses paroles ne pouvaient pas me toucher, car il parlait sans savoir qui j’étais. Lui, Ce lycan… Il avait vu trop juste, et je détestais cette réalité.

Mon cœur battait trop vite dans ma poitrine, bien trop fort, et sans que j’ai le temps d’y penser, je me jetais sur lui, plaquant ma bouche sur la sienne et forçant ses lèvres à laisser passer ma langue, chercher la sienne.

Qu’est-ce que je faisais ? Je n’en avais pas la moindre idée… Je n’étais plus capable de réfléchir… Les larmes avaient tenté de se frayer un chemin mais je les avais ravalées aussi sec, et la colère avait laisser place à l’envie, au désir. J’avais besoin qu’il m’accepte, ne me repousse pas… Tous les hommes de ma vie me repoussaient… à leur façon… Et comme si cela ne me suffisait pas, je me jetais sur celui qui venait clairement de me dire qu’il n’avait pas envie de moi.

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Klaus Theis
BLOOMING OUT OF DARKNESS
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Lun 6 Nov - 21:31
Je venais, il était difficile de ne pas le reconnaître, de sacrément lui remonter les bretelles. C’était le moins que l’on pouvait dire. Mais il fallait que cette miss comprenne qu’elle n’était pas le centre du monde, que tous les humains n’étaient pas tous des victimes, il y avait aussi des bourreaux dans leurs rangs et c’étaient ces bourreaux et eux seuls dont je me repaîtrais du sang et de la chair. Personne d’autre de devait subir les conséquences. « Tuez-les tous et dieu reconnaîtra les siens » disait le proverbe, je n’étais pas d’accord, loin de là, même, c’était à l’opposé de toute ma vision des choses, et ce que je croyais profondément, c’était que nous avions un devoir de vengeance, mais certainement pas aveugle.

La jeune femme face à moi était dans une optique où elle prenait tous les lycans et les mettaient tous dans le même panier. Mais voilà, je refusais de me considérer, d’être considéré, comme étant dans le panier d’Anya. Je refusais clairement cette idée. Je lui fis un petit sourire, mais sans joie, pourquoi y en aurait-il eu ? Elle restait aussi traumatisée par les massacres que moi. La grosse différence était que j’étais déjà adulte quand j’avais vu les corps mutilés et empilés pêle-mêle pour être brûlés. C’était presque encore frais dans ma mémoire, et si je ne faisais plus de véritables cauchemars sur le sujet, à m’en réveiller en sueur en pleine nuit, je savais que j’avais vécu ça. De vraies terreurs nocturnes ! Non, maintenant j’y repensais et une puissante tristesse pouvait m’envahir à cette pensée, une mélancolie qui ne me faisait plus verser la moindre larme. Elles avaient déjà toutes coulées.

A sa demande, je la lâchais, sans même demander pourquoi, ou autre, je me contentais de le faire comme si sa peau me brûlait, et je la regardais. Elle avait l’air plus lucide, mais l’odeur toujours aussi avinée. Voilà tout ce qui me repoussait, enfin, ça et eut être la gifle qui suivit. Même si je savais que je l’avais complètement mérité. Mes propos avaient été durs, avaient été secs, mais c’était nécessaire. Je l’acceptais et je me contentais de l’accompagner pour qu’elle ne se fasse pas mal à la main, me contentant d’attendre qu’elle ait fini. Une autre ? Non. Je me contentais alors de la regarder de nouveau, la dévisageant. Voulait-elle encore me frapper ou en avait-elle assez fait pour l’instant ? Je la regardais et j’attendais. Et elle me sauta dessus pour m’embrasser. Hermétique, j’y répondis néanmoins machinalement, dans un premier temps, avant de finalement sentir sa langue s’immiscer dans ma bouche, alors, sans violence, juste pour la stopper, je lui mordis la langue, juste assez fort pour qu’elle arrête.

« Stop... »

Je comprenais que ce qu’elle venait de faire, n’était pas juste une pulsion débilement sexuelle. Elle avait besoin pour se sentir, peut être acceptée ? Aimée ? Ou juste parce qu’elle avait besoin de quelqu’un à qui se fier. ? Je n’en savais rien précisément, je n’étais pas psychanalyste ou une connerie du genre, j’étais juste un mec, un lycan, qui se retrouvait avec une nana paumée dans les bras, alors, doucement, comme si je ne voyais pas ce que je pouvais faire de mieux, je l’enlaçais doucement dans mes bras, la serrant pour qu’elle se sente le mieux possible et doucement, je baisais sa joue. Puis, je lui disais, alors, doucement.

« Dessaoule, prends une vraie douche froide, et ensuite, je t’embrasserai autant que tu veux, il n’y a pas de soucis… d’accord ? »

Comme pour sceller ma promesse, je baisais ses lèvres, avec douceur, presque délicatesse. Les odeurs d’alcools très peu pour moi, je me serai cru au travail, sinon… dans tous les cas, si elle voulais se dégager, je la lâcherai aussi tôt, juste au cas où.

« Peut être même plus, alors. »

Puis, je lui donnais un vrai baiser, encouragement. Mais mes conditions n’étaient pas négociables. Toutefois, si elle voulait juste une étreinte, comme ça, ici, alors elle n’avait pas besoin de remplir le moindre prérequis. Je n'étais pas sur d’être la personne la plus rassurante du monde, mais pour le moment… pour le moment, j’étais sans doute le seul qu’elle avait sous la main !
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Jade Davidson
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Mar 7 Nov - 10:41
Contrairement au dernier homme à qui j’avais tenté de voler un baiser, Lui y répondit, du moins, au début. Je finis par sentir ses dents venir me mordre, mais rien de sensuel dans ce geste, et je me reculais d’un coup, cessant ce baiser qui n’avait surement pas lieu d’être. Mais malgré ce « stop » tranchant le silence et notre baiser, il ne me repoussait pas. Ses bras qui m’entouraient, et m’attiraient à venir plus près de lui confirmaient que je n’étais pas repoussée. Je ne luttais plus, me laissant aller contre lui, posant ma tête contre son torse et son épaule. Je sentais ses lèvres venir échouer contre ma joue, dans un geste tendre, contrastant tellement avec ses paroles précédentes.

J’aurais voulu sourire à ses nouvelles paroles, mais je n’en étais pas capable. Je n’étais même plus la moitié de celle que j’avais toujours été. Plus de superbe, d’arrogance, d’audace et de sensualité. Je n’étais qu’une petite chose devenue fragile, maussade, et perdue.
Je relevais mon visage vers lui, et ses lèvres viennent se poser délicatement sur les miennes, en douceur. Je soupirais en fermant les yeux. Ce moment était presque irréel tant il était surprenant. Cette rencontre était surprenante. Je n’aurais jamais imaginé retrouver un lycan à Rome, encore moins en pleine transformation. La chance avait toute fois été de mon coté cette fois ci, m’offrant l’humain plutôt que la bête sanguinaire.

Je ne me retirais pas de lui, posant ma tête contre son cœur d’où me parvenaient ses battements lents et réguliers. La sensation m’était presque étrange après n’avoir été enlacée dernièrement que par des vampires au cœur mort. Sa chaleur malgré la fraicheur de la nuit, son cœur aussi vivant que le mien. Je pouvais sentir les commissures de mes lèvres s’étirer légèrement en un sourire presque invisible.

Ses lèvres revinrent prendre possession des miennes, en un baiser plus langoureux et j’y répondais avec le même encouragement avant que nous nous détachions. Je levais mes yeux pour accrocher les siens. Qui était-il vraiment ? Que me voulait-il finalement ? Pourquoi avoir été si dur pour finalement m’offrir ce que j’ai le plus besoin en cet instant…. De la douceur et de l’attention sincère.

Reste avec moi cette nuit…

Si ce genre de phrase était souvent sorti de ma bouche, elle n’avait jamais eu le sens que j’y mettais cette nuit. Si l’envie de con corps m’avait parfois traversé l’esprit à le voir dénudé, à présent, je n’y faisais plus allusion. Posée contre lui, mes bras entourant sa taille pour le garder près de moi, ce n’était que sa protection et sa douceur que je recherchais. Je le voulais près de moi, veillant sur ma nuit, la partageant simplement, sans arrière pensée. Je devrais le fuir, pour ce qu’il est. Mais c’est le contraire qui s’impose à moi à mesure que son cœur rythme ma respiration.

Reste dormir avec moi… S’il te plait…

Chez lui, ou chez moi, peu m’importait… Je ne voulais plus le quitter, du moins pour les prochaines heures jusqu’au lever du soleil. Quelque chose en lui me rassurait, m’apportait ce que finalement je désirais sans le comprendre.
Je me redressais pour reprendre son regard dans le mien. Il ne pouvait plus y voir de colère ou tout autre chose qui y était passé jusqu’à présent. Juste une légère supplication à ne pas m’abandonner cette nuit.

Viens chez moi, je te montrerais qui je suis vraiment…
La vraie Jade, l’artiste torturée, la femme blessée… Et non la femme fatale qui ne vit quand dans la luxure et la douleur. Je me sentais prête à affronter mon passé, à le lui faire découvrir, pour m’assurer peut être un avenir. Une survie, me permettant d’échapper à la mort qui m’attendait surement au coin de la rue et qui à mesure qu’il me tient dans ses bras s’éloigne pour ne revenir que bien plus tard.

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