Mise à nue de la nature [PV]

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Mise à nue de la nature [PV] - Mar 7 Nov - 18:36
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lycans
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EFFIGIE : Josh Duhamel
BAFOUILLES : 43
PACTE : 11/10/2017
OSSATURE : 44 ans
CONTRAT : célibataire
BESOGNE : Videur
ÉCHINE : Louloup
GANG : Jäger
Oh, j’avais dû faire mouche, car elle ne cherchait pas à se dégager, elle s’était juste blottie et était restée comme ça… je ne voyais pas ce qu’elle pouvait trouver de sécuritaire à se trouver entre les bras d’un des Lycans qu’elle décriait jusqu’ici… un revirement un peu rapide, peut-être, mais pas non plus incohérent ou incompréhensible. Apparemment, on ne lui avait jamais dit qu’elle n’était pas la seule à subir des malheurs dans sa vie, et que les autres, même ceux qu’elle voyait comme le Grand Ennemi, surtout eux en fait. J’étais sûr qu’avant que je ne lui renvoie ses malheurs dans la figure, elle n’avait pas imaginé que nous puissions ressentir la même chose qu’elle, n’est-ce pas ? Et puis, il fallait reconnaitre qu’elle faisait vraiment paumée comme fille, ou alors c’était l’alcool... je n’en savais rien. Dans tous les cas, elle me donnait envie de l’aider un peu, par pitié, oui, mais peut être aussi un peu par compassion et compréhension. Je lui faisais un petit sourire avant de finalement l’entendre, après ce baiser, auquel elle avait répondu à s’y perdre.

Rester avec elle ce soir… je ne voyais pas d’inconvénient, tant qu’elle prenait cette douche froide dont je parlais. Ça, ce n’était pas négociable, ne serait-ce que parce que je savais qu’il y avait, avec la réponse à ce deuxième baiser laissait assez peu de place à ce qui allait se passer avec elle, non ? Je lui souris et je restais silencieux, un accord muet bien sûr. Mais je ne savais pas si je dormirais, je ne savais pas si nous dormirions… alors qu’elle ne s’avance pas trop. Mais soit, j’acceptais de dormir avec elle, chez elle, même, puisqu’elle le disait, avec une sorte de supplication muette, qui criait dans ses yeux… oui, certains y auraient vu une légère trace, pas moi. Ar si elle avait vécu quelque chose de similaire à moi, alors je savais que là, elle avait vraiment besoin d’une présence rassurante, mais de là à estimer que moi j’étais une présence rassurante… je ne comprenais pas en moi.

« De toute façon, vu ton état je ne t’aurai pas laissée rentrer seule chez toi dans cet état… par principe ! »

Oui, voilà une vérité :  Je lui fis un sourire et je me tus un peu alors qu’elle me parlait de me montrer qui elle était vraiment. Je fronçais les sourcils. Que voulait-elle dire, au juste ? Là, elle faisait résonner en moi autre chose : une indicible curiosité ! Je ne comprenais pas ce qu’elle voulait dire, mais je voulais savoir une raison en moins de refuser de l’accompagner chez elle. Mais bon… elle ne connaissait même pas mon nom et m’invitait chez elle… je devais peut-être lui dire, que c’était de la bêtise, non ?

« Tu n’as pas peur de m’inviter chez toi ? Je veux dire…. Ce n’est pas ce qu’il y a de plus prudent, juste au cas où, non ? »

Je ne lui reprochais pas, j’essayais de comprendre. D’un autre côté, je ne comptais pas vraiment l’amener dans mon taudis, enfin, non, ce n’était pas u vrai taudis, juste que je n’étais pas hyper matérialiste, et du coup… ben les murs étaient nus, j’avais un appartement fonctionnel, mais qui était franchement pas grand, et franchement pas entretenu… la peinture était défraichis par exemple, mais je m’en fichais, c’était plus un dormoir qu’un réel appart. Et si je voulais ramener une fille… ben il était trop tard dans la nuit pour faire gaffe à ça… enfin bref, bon, ben va pour chez elle, alors !

« Va pour chez toi… chez moi c’est naze de toute façon… par contre, changement de plan, la douche froide, c’est un impératif dès que tu rentres… avec les odeurs d’alcool, j’aurai l’impression d’être au boulot, sinon… »

Je l’encourageais à m’emmener avec elle chez elle, donc en lui entourant les hanches étroites de mon bras et la gardant contre moi, si elle voulait s’y caler. Si ses jambes faiblissaient trop je la porterai même, même peut-être, si elle me le demandait… dans tous les cas je l’accompagnerai chez elle et ‘y resterai jusqu’au lever du soleil. J’étais curieux. Pas spécialement libidineux, cela dit, mais assez intrigué par elle et appréciateur de son physique pour céder à certaines envies sur place, ou rester juste à discuter. Voire même si c’était ce qu’elle voulait, appliquer ce très beau proverbe : « Heureux les amis qui savent se taire ensemble ! »

« Alors, on va par où ? Ah au passage, qu’on soit plus vraiment inconnus. Moi c’est Klaus. »
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Mise à nue de la nature [PV] - Mar 14 Nov - 11:36
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EFFIGIE : Michelle Trachtenberg
BAFOUILLES : 1521
PACTE : 16/06/2017
OSSATURE : 27 ans
CONTRAT : Célibataire - Coeur meurtri
BESOGNE : Artiste Peintre (ancienne danseuse exotique)
FABLE : Les vampires bercent ma vie dans un fleuve sanguin... Les lycans l'ont bouleversé des années auparavant... Les sirènes murmurent à mes oreilles
ÉCHINE : Petite Humaine
CREDIT : Astrid
Lorsque son regard et ses paroles m’informent de sa réponse positive, je repose ma tête contre son torse, reprenant le rythme de ce cœur qui bat. La chaleur de sa peau malgré la fraicheur de la nuit, et ce rythme, ces battements qui tapent délicatement à mon oreille. Tout cela m’apaise. Il est tout le contraire de ceux que je désire… Les vampires, leur peau fraiche, presque froide, l’absence de toute vie dans leur poitrine et le silence qui s’impose lorsque je me pose contre eux. Ce sont eux que je fuis dans l’alcool cette nuit, fuyant le manque qu’Ezio crée en moi en se refusant à venir me donner ce que je désire… Fuyant le regard trop paternaliste de Dumitru, me refusant lui aussi ce que je désire le plus au monde. Je soupire, fermant les yeux et m’abreuvant de la tendresse que m’offre cet inconnu après m’avoir gifler par ses paroles, me secouant pour que j’ouvre les yeux sur une réalité trop dure.

Je n’ai plus peur… avais-je souffler contre sa peau sans me détacher de lui. Non, je n’avais pas peur, car la mort n’était jamais loin de moi, et si elle devait me prendre cette nuit auprès de lui, qu’elle le fasse. Tu l’as dit toi-même… Tu ne comptes pas me tuer. Etait-ce suffisant ? Pour quiconque non, mais pour moi, cela n’avait pas la moindre importance. J’avais besoin de lui, et seul ce besoin comptait… Que cela puisse être dangereux, voir mortel m’importait si peu.

Je m’éloigne enfin de lui, puis lui tourne le dos, lui offrant un décolleté suffisant pour découvrir à la pale lueur de la lune le souvenir laissé par son congénères plus de dix ans auparavant. Chez moi c’est naze aussi… Tu ne seras pas dépaysé. Je lève les yeux vers le ciel, mal assurée encore sur mes talons. L’équilibre précaire de la femme alcoolisée… Puis je me retourne vers lui, sans le regarder, portant mon attention sur le sac derrière, contenant le reste de ses vêtements. Tu devrais finir de t’habiller…Klaus… pourquoi ont-ils tous besoin de sortir de l’anonymat… Ezio lui aussi a tenu à ce que je connaisse son nom… Mais il a attendu d’obtenir ce qu’il désirait, mon sang et mon corps. Klaus lui tient à ce que je sache qui il est avant de découvrir mon intimité… Je finis par lâcher mon prénom alors qu’il termine de s’habiller, masquant ce torse qui a accueilli ma peine. Jade… Je m’appelle Jade.

Une fois prêt, je le guide à peine à quelques rues de là, jusqu’à mon immeuble. Un escalier, une rampe qui m’aide à le gravir, puis cette porte, qui ne s’ouvre qu’après un coup d’épaule, m’entrainant à l’intérieur un peu plus vite que je ne l’aurais voulu. Tout y est sombre, seule la lune parvient à éclairer l’unique pièce qui vient d’apparaître à ses yeux. Peu de meuble, un lit contre un mur nu, une table de chevet sur laquelle repose une bouteille bien entamée. Une armoire dont la porte ne ferme que mal… Et un chevalet sur lequel repose ma dernière œuvre inachevée. Des nuances de bleu tristes, reflet de mon cœur meurtri. Et au sol, de multiples toiles, rouges, noir, violentes : reflets d’une vie de violences, d’un drame pas cicatrisé, comme cette marque qui orne mon dos.

Installe toi, je reviens… je le laisse refermer la porte tandis que je me défais de ma robe en entrant dans la salle de douche. La porte ne ferme pas, mais je la repousse, inutilement car il a déjà du voir mes courbes, m’étant délaissée de ma robe avant d’être totalement hors de sa vue. Le bruit de l’eau qui coule, fraiche. Je reste là quelques longues minutes, la main contre le mur me faisant face, l’eau coulant sur ma tête baissée. Je frissonne, mais je ne monte pas la température.
Je pense à Klaus, me demandant si sa curiosité l’aura pousser à découvrir mes toiles… S’il comprendra ce que la plupart représentent… Et de multiples questions m’assaillent, et ne tarderont à pas à franchir mes lèvres pour obtenir des réponses de sa part. La vérité… Toute la vérité mise à nue.

☾ ☾ ☾ ☾ ☾
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Mise à nue de la nature [PV] - Mar 21 Nov - 14:38
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EFFIGIE : Josh Duhamel
BAFOUILLES : 43
PACTE : 11/10/2017
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ÉCHINE : Louloup
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Cette fille avait besoin de moi, pour le moment, tout simplement… et puis j’étais curieux de cette odeur lupine qui la marquait qui l’imprégnait… après tout, une simple attaque… voilà quelque chose qui était étrange… on ne marquait pas comme sienne une victime, une proie… c’était… c’était presque contrenature de faire ça… alors oui, j’étais curieux sur le sujet… ne serait-ce que parce qu’elle semblait, en cet instant, assez malléable, au final… en effet, elle disait désormais qu’elle n’avait plus peur.. ; et ça avait été assez rapide… un manque de volonté ? Un peu trop de naïveté ? Non, avec un tel traumatisme, difficile de rester vraiment naïve… enfin je pense… je souris et j’attendis un peu de voir si elle était prête à y aller. Et apparemment, oui. Alors j’enfilais le t-shirt pour finir de m’habiller. J’aurai pu mentir en lui disant que je ne lui ferai pas de mal, mais alors peut-être n’était-ce pas de la naïveté, mais peut être une excellente intuition ? Chez une nana complètement pétée, j’avouerai volontiers que je soupçonnais l’intuition, qu’elle soit féminine ou pas, d’avoir foutu le camp. A elle de me prouver le contraire… et non, m’emmener chez elle ne suffisait pas à me convaincre que son intuition n’avait pas foutu le camp.

« Je suis sûr qu’il y aura l’odeur en moins… »

Ouais, enfin bon, disons que… disons que quand tu invitais des loups de manière trop récurrente chez toi, ça te faisait un cocktail d’odeur assez violent, en fait ! Et du coup, tu perdais aussi l’impression d’être chez toi. Tu vois mieux ce que je veux dire ? Bref, dans tous les cas, qu’importe ! Je lui fis un sourire et haussais les épaules en plus de mon commentaire, je n’avais rien à dire de plus, et puis bon, je jugerais sur place, en fait… puis, finalement, elle me donnait son prénom. Okay, Jase. Parfait.

« Nickel, merci, comme ça j’éviterai de t’appeler machine, truc, ou un truc du genre ! »

Je plaisantais seulement à moitié sur le sujet, mais bon, d’un autre côté, savoir à qui on s’adressait… c’était la moindre des choses… mais bon, il était aussi tout à fait possible que d’ici la fin de la semaine je me souvienne de la nana, de son odeur, mais carrément pas de son prénom… pas une bonne mémoire des noms… mais des odeurs, oui, ça, pas de soucis ! Je me contentais donc de marcher en suivant ses indications, en la gardant contre. Elle semblait plutôt à l’aise, comme ça, alors ça ne me posait pas de soucis… et puis, a priori, il n’y avait pas de question urgente qui aurait pu me forcer à stopper la marche pour la poser. Je restais silencieux un bon moment et finalement, me complaisait dans ce silence, mue rappelant un proverbe que je trouvais sans doute mal approprié à la situation, mais significatif, néanmoins.
Heureux les amis qui s’aiment assez pour (savoir) se taire ensemble.
Oui, mal appropriée, je vous le disais. Mais bon, savoir se taire entre nous quand on pourrait parler. Ouais, maigre rapport. Et au pire, qu’importe !

Elle n’habitait pas loin, il fallait le reconnaitre… aussi, nous fumes vite arriver et elle me laissa chez elle, dans son séjour, avant de ficher le camp pour remplir la seule condition que j’avais posé. Bon, bien sûr, devant la déco, j’avais émis un petit sifflement, bien sûr. Au moins c’était une femme de parole !  Je lui souris et je restais silencieux. Acquiesçant, avant de faire plus ou moins le tour du propriétaire, ne m’intéressant que peu à la porte de la fourche laissée entrouverte, ayant juste le loisir d’observer la naissance d’une cicatrice dans son dos. Pas besoin de plus d’un instant avant de reconnaitre qu’il s’agissait d’une marque de griffure assez profonde pour avoir laissé une déchirure peu esthétique. Pour le reste, je préférais éviter de regarder, ne serait-ce que pour être tranquille et éviter de me fourvoyer en fausses idées. Je préférais me reporter sur la déco qui était… violente. Oh, pas qu’il y ait des scènes de violence explicite, hein ! Mais…

Disons que c’était particulier. Les couleurs étaient agressives, les mouvements de pinceaux, rageurs. Une manière d’expulser une rage peut être ? Ou juste une petite catharsis… Oh et puis de quoi je me mêlais, au juste ! Et moi ça m’agressait, clairement. Mais je regardais toutes les toiles, parce que, en toute logique, elle ne m’aurait pas laissé dans cette pièce si elle ne voulait pas que je jette un œil… du coup je le faisais surtout parce que je pensais qu’il ne pouvait pas y avoir que du négatif, déjà, et que du coup je cherchais le positif, mais aussi parce que j’imaginais assez mal une nana me montrer ça, une partie de son âme, sans attendre que je fasse un commentaire sur le sujet…

D’ailleurs, mon avis, c’était quoi au juste ? C’était… intéressant…. Au final, même si pour moi, la peinture, c’était du lard ou du cochon, là, il y avait un truc… une violence, en fait, et bien sur le côté agressif. Sans que je sache si ça venait d’une rage qu’elle gardait ou qu’elle avait expulsée. En tout cas, elle n’était sans doute pas des plus saines dans sa tête… c’était évident ! Elle me rappelait un peu les horreurs d’Anya… sauf qu’Anya utilisait plus de noir et de rouge qu’elle… et disons qu’avec Anya, tu regardais, tu ravalais le vomi que tu retenais, et tu disais que c’était joli… une alpha acariâtre, ça vous disait quelque chose ? Voilà. Pas de contradiction, et du léchage de bottes en règles pour rester en vie… hors là, je n’avais pas cette gêne de me forcer à aimer… là, je prenais vraiment les trucs comme je le voulais… et je me demandais comment elle pouvait rester calmement chez elle, ou y dormir sans cauchemars… ou alors elle n’aimait pas son chez-elle et le lui rendait bien à grand coup d’agression visuelle…

J’attendais un peu qu’il n’y ait plus le bruit de l’eau qui coule pour parler, en attendant qu’elle sorte de la salle de bain.

« C’est fourni en peinture chez toi…. C’est de toi ? On dirait de l’abstrait… »

Mais, je balançais surtout ce mot au hasard, parce que je n’y connaissais, pour ainsi dire, rien du tout ! Mais bon, elle attendait mon avis, en fait, non ? Je restais silencieux. Attendant qu’elle me rejoigne pour lui parler un peu, ou en fait juste pour dire un truc.

« C’est celle-là que je préfère. »

Ouais, là, ce n’était pas au hasard, elle était assez douce, assez sobre, en comparaison des autres… Bien sur pas de critique sur ses choix, je n’étais pas là pour ça. Pas là pour décortiquer sa vie selon les peintures… je supposais qu’elle avait plein de questions à poser, d’une part, et qu’elle avait aussi d’autres trucs qu’elle voulait entendre. J’attendais qu’elle s’assoie pour faire pareil et ainsi être pas à l’autre bout de la pièce.

« Je suis content de pas t’avoir croisée avant que tu commences à peindre… sinon, vu comment tu étais rageuse, tu m’aurais arraché le visage avec les ongles… »

C’était plus une boutade qu’autre chose !
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Mise à nue de la nature [PV] - Jeu 30 Nov - 15:17
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Je coupais l’eau, mais ne sortis pas immédiatement de la douche. Comme pour reprendre mon souffle ou peut-être assimiler ce qui se passait réellement. J’ignorais pourquoi j’avais fait venir cet… homme chez moi. Je savais pourtant ce qu’il était, et je m’étais persuadée détester cette race. Et pourtant, je m’étais jeté dans ses bras, l’avais embrassé et fais venir chez moi. Qu’attendais-je de lui ? Rien de comparable à tout ce que j’avais toujours attendu des hommes invités à venir dans mes appartements. Non, je ne souhaitais pas qu’il me baise à peine serais-je sortie de la couche. L’envie de son corps contre le mien était pourtant bien présente, mais tellement différente d’une simple pulsion sexuelle.

Un long soupir… Puis je déplaçais le rideau pour me laisser sortir, récupérant au passage une serviette que j’entourais autour de ma poitrine, couvrant ainsi tout ce que j’avais passé ma vie à dévoiler contre de l’argent. Je brossais rapidement mes longs cheveux sans les essayer d’avantage, puis, sans un seul regard pour mon reflet, je le rejoignais dans la seule et unique pièce de cet appartement miteux que j’occupais depuis quelques mois que j’étais à Rome.

« C’est fourni en peinture chez toi…. C’est de toi ? On dirait de l’abstrait… »

J’acquiesçais en silence, d’un simple signe de tête. Il n’y avait que mes toiles comme décor si l’on pouvait dire… Au sol, quelques unes accrochées, mais partout, des toiles, achevées ou non.
Je croisais mes bras sous ma poitrine, autant pour me réchauffer que pour créer une distance, ou un réconfort, je ne saurais dire. Je regardais la toile qu’il préférait, mais n’émit aucun sourire à sa découverte comme j’aurais pu arborer habituellement. Il s’agissait d’une toile récente… Juste avant ma rencontre avec Dumitru. A ce moment là, je me sentais apaisée, réalisant, grâce à un jeune homme croisé à l’exposition, que la peinture pouvait m’offrir une nouvelle vie. Mes œuvres parlaient à certains, effrayaient d’autres. Mais personne ne semblait insensible. Bien qu’elle soit sombre, elle reflétait un certain espoir, aujourd’hui anéanti.

Sa dernière réflexion aurait pu me faire rire. Mais je réalisais à quel point il avait raison en quelques sortes. La peinture m’avait permis d’exorciser mes démons. Je relevais des yeux trop vides sur lui, et pourtant mes questions me brulaient les lèvres.

La mort que ces lycans voulaient me donner a été une source d’inspiration douloureuse et violente… Aujourd’hui, peut-être que grâce à toi elle disparaitra…

J’avais progressé sans m’en rendre compte… Ils n’étaient plus ses frères, les siens ou que sais-je encore… Mais des lycans, parmi d’autres, sans rapport avec lui.
Lentement, je venais contre lui, glissant mes bras sous les siens pour que mes mains viennent se poser sur ses épaules dans son dos. Posant ma tête contre lui, je soupirais, fortement, comme pour me détendre enfin. Ma serviette dans mon dos ne couvrait que le bas de ma cicatrice, et celle-ci était largement visible malgré le peu de lumière.

Je n’ai jamais su pourquoi ils s’en étaient pris à nous… pourquoi je me suis retrouvée sous ses griffes. Et je ne saurais sans doute jamais pourquoi j’ai besoin de son réconfort, de sa tendresse alors qu’il m’est parfaitement inconnu, et surtout, qu’il est l’un d’entre eux. J’étais vouée à mourir cette nuit là Klaus… Ils ne m’ont pas épargnée. Mes longs cheveux trempaient son tee-shirt, et coulait le long de mon dos jusqu’au sol, mais je ne me décollais pas de moi-même, ne faisant que lever mon visage vers le sien, appuyant mon menton contre lui. Vas-tu te retransformer ? Redevenir ce loup que j’ai vu dans la ruelle ? Je ne le voulais pas, bien que cette transformation me fascinait malgré moi.[/b]

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Mise à nue de la nature [PV] - Ven 1 Déc - 11:44
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lycans
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EFFIGIE : Josh Duhamel
BAFOUILLES : 43
PACTE : 11/10/2017
OSSATURE : 44 ans
CONTRAT : célibataire
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GANG : Jäger
Ah J’entendais l’eau se couper. Elle avait fait assez vite, donc. Mais bon, je ne faisais pas de commentaire à voix haute, mais il fallait reconnaitre que beaucoup de femmes passaient des heures sous la douche, et je parlais d’expériences. Donc bon, j’appréciais qu’elle ne prenne pas dix piges pour prendre sa douche et me rejoindre dans sa pièce à vivre qui, peu à peu, prenait un côté assez… ben assez glauque en fait… je comprenais qu’elle picole, avec un intérieur pareil… la déco devait donner envie, à force, de s’ouvrir les veines, non ? Enfin, c’était mon idée de la chose, mais bon, elle était peut-être bien, entourée de toutes ces toiles morbides. En effet, je me trompais peut-être… mais je me disais que ce n’était sans doute pas l’endroit le plus sain du monde… mais encore une fois, je n’y connaissais pas grand-chose ! Donc pour critiquer, c’était compliqué. D’autant que bon, elle m’invitait chez elle, je n’allais pas lui balancer à la tronche que la déco était à chier ! Et je n’étais pas mal élevé à ce point ! Et puis bon, elle ne m’avait pas fait venir ici pour que je crache sur son travail, puisqu’elle confirmait en revenant dans la pièce, d’un simple mouvement de tête.

Je restais un peu silencieux alors que je la laissais s’accrocher, puis se coller à moi et m’enlacer. Elle avait les cheveux encore trempés mais je ne faisais pas de remarque, la laissant se caler contre moi, puisqu’elle le désirait. Je me fichais de me mouiller à cause de ses cheveux, je me contentais donc de l’enlacer aussi, et doucement, lui caressais la tête, comme si elle avait besoin d’un réconfort supplémentaire que d’entourer ma carcasse de ses bras. Je ne répondais pas sa première phrase, elle n’appelait pas de réponse, pas de commentaire, c’était une explication sur la décoration… je trouvais ça dommage, en fait. Qu’elle ait mis sa douleur et les scènes morbides comme un pinacle indépassable de sa vie… j’avouerai que je ne savais pas forcément comment régler ça… enfin, je ne le pouvais pas si elle ne m’expliquait pas ce qu’elle attendait de moi. Parce que je doutais que se tenir comme ça, l’un contre l’autre, à attendre que le temps passe, soit son objectif, soit son but.

Je comprenais son incompréhension et d’autant plus que je me souvenais de mon propre village, bien perdu, bien reculé, où ma famille avait été massacrée en grande partie… je comprenais cela… mais je comprenais aussi quelque chose, sans doute grâce au temps. Moi, cela faisait plus longtemps que deux fois sa vie, sans doute, que cela m’était arrivé… alors je ne lui jetterai pas la pierre, pour me contenter de me taire de la laisser expulser tout ce qu’elle avait à dire avant de prendre la parole. Vouée à mourir… je le comprenais. J’aurai du, aussi. Mais j’étais parti à ce moment-là. Je n’y avais échappé que par hasard… j’avais eu beaucoup de chance. Et j’en étais conscient. Je me souvenais quand j’avais rejoint la meute, le réconfort dont j’avais eu besoin. Peut-être était-ce à mon tour, désormais ?

« Moi aussi, Jade, moi aussi… j’étais parti en forêt pour chercher un peu de gibier pour agrémenter mon quotidien, et quand je suis rentré, il n’y avait plus qu’une pile de cadavres… et, dans un cellier, il y avait une femme son grand père, un louveteau… je n’ai jamais su qui était venu… Ils ne m’ont pas vraiment épargné. Et si j’avais été là, ils ne l’auraient pas fait. Si j’avais été là, je serai mort, tout simplement… ça a été un vrai massacre. Seulement, à force d’y cogiter, et ça a pris du temps, j’ai compris que même si j’en fais encore aujourd’hui des cauchemars, je ne suis pas pour autant responsable de quoique ce soit… et surtout, je ne peux pas faire mieux pour montrer à ceux qui ont fait ça, et ce, même s’ils ne me voient pas, qu’ils ne m’arrêteront pas. Tout simplement en vivant comme si ça n’avait pas eu lieu. Comme ça, c’est moi qui ai le dernier mot ! »

Oui, c’était un peu facile à dire, mais bon, c’était la seule manière que j’avais trouvé de prendre ma « revanche » …

« Disons que c’est ma propre revanche. La vengeance ne sert à rien. Malheureusement, les autres ne sont pas tous aussi pacifiques que moi ma meute n’a jamais digéré ce massacre… »

Sa question ensuite me prit de cours… voilà qui était étonnant, en fait… je restais interdit avant de lui demander, avec une lueur de jeu dans le regard.

« Tu aimerais ? Je suis en général un bon toutou assez câlin quand je tombe sur des gens en étant transformé… j’ai la chance d’avoir appris à contrôler mes instincts sous forme de loup… c’est le don de ma meute… je fais aussi un chien de garde très convainquant… mais je ne mords que les autres animaux… et les enfants m’adorent, même si je n’en croise pas beaucoup en pleine nuit… mais il m’est arrivé d’en croiser sur le chemin de l’école au petit matin. Je suis gros mais je suis un bon toutou…. Alors, tu veux ou tu ne veux pas ? »

A elle de voir. Et puis sous forme lupine, j’avais le poil chaud et confortable, un excellent oreiller, me disait feu ma femme…

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Mise à nue de la nature [PV] - Ven 1 Déc - 12:23
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CREDIT : Astrid
J’écoute son récit, comme un aveu. Son cœur sous mon oreille rythme chacune de ses paroles, les rendant plus intenses. Je devrais comprendre ce qu’il me dit, y voir le parallèle avec ma propre expérience. Mais je n’y parviens. Il dit prendre sa revanche sur ce drame en vivant comme si rien l’avait touché, quand moi je vis dans ce souvenir, m’y enfonçant un peu plus chaque jour. La différence est dans la cicatrice que je porte dans mon dos. Il n’a pas connu cette douleur. Il n’a pas été touché comme je l’ai été. Oh je ne cherche à me prouver que j’ai plus souffert que lui, encore moins à le lui faire comprendre, car je ne bouge pas. Je le laisse parler, caresser mes cheveux et m’étreindre comme si nous nous connaissions et vivions un lien profond. Pourtant, rien de tout ça n’existe en réalité, et je n’ai pas la moindre raison de lui faire confiance, de venir lui demander de l’affection là où tous ceux que j’aime me l’ont refusé. Ma respiration s’est callée à la sienne, lente et régulière.

Puis vient la réponse à cette question étrange que j’ai laissé filtrer. Je me recule, décollant la tête à nouveau, puis m’éloigne à mesure qu’il se décrit sous sa forme animale. Mon visage est fermé, ne laissant transparaitre aucune des émotions qui s’agitent en moi. Ma peau se couvre de chair de poule, de froid, mais pas que.

Non ! Répondis-je d’un ton trop sec et fort. Non, je ne veux pas ! Je me recule encore, posant mes mains sur mes épaules en croisant mes bras contre ma poitrine. tu ne comprends pas… Il y avait comme une supplication dans le son de ma voix. J’avais perdu tout ce qui faisait de moi une femme forte, achevée par tout ce que je vivais ces derniers jours, semaines. Ezio, son absence, le manque de sang… Dumitru, ses aveux, son rejet… Vitto, Masha… Et à présent lui, Klaus… Et ses vérités.

Je me tourne, lui offrant mon dos, et d’une main tremblante, je soulève mes cheveux trempés pour lui dévoiler la marque laissé par son congénère. Ma serviette glisse légèrement, pour lui laisser découvrir jusqu’où elle descend, juste entre mes reins. J’étais là moi… Je n’ai pas pu leur échapper. Je n’étais qu’une enfant à cette époque la. Je reste dos à lui, refusant de le regarder alors que j’exprime pour la première fois ce qui s’est déroulé à quelqu’un d’autre qu’un psychiatre ou un policier. Je laisse s’échapper un soupire, retenant un sanglot. Je les ai vu assassiner mes parents, déchiqueter leur chair… Non, cela je ne l’avais encore jamais dit… Personne ne m’avait cru à l’époque lorsque j’avais parlé de bêtes, de monstres… tout le monde pensait que mon esprit avait choisi cette option pour m’empêcher de croire qu’un homme était capable de ça. Mes mains glissent le long de mes bras où la chair de poule ne disparaît pas. J’ai vu leurs yeux luisant de haine… Je l’ai vu fondre sur moi.
Je me laisse tomber au sol, à genoux. Je n’ai plus la force de me tenir debout. Je revois la scène, une nouvelle fois, ressens la douleur dans mon dos. Je me revois tenter de m’enfuir, hurlant à plein poumons et tomber au sol dans un fracas, l’odeur de sang emplissant l’air.

Je ne peux pas vivre comme si tout cela n’existait pas Klaus… Chaque jour je ressens la douleur dans mon cœur, mais également celle dans mon dos, bien plus physique, qui ne m’a jamais oublié. Je pose une main par-dessus mon épaule sur le haut de mon dos, touchant du bout des doigt le haut de la cicatrice. Marquée à vie, dans mon corps et mon âme…

☾ ☾ ☾ ☾ ☾
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Mise à nue de la nature [PV] - Sam 2 Déc - 15:41
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lycans
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EFFIGIE : Josh Duhamel
BAFOUILLES : 43
PACTE : 11/10/2017
OSSATURE : 44 ans
CONTRAT : célibataire
BESOGNE : Videur
ÉCHINE : Louloup
GANG : Jäger
Elle ne bougeait pas, elle ne se déplaçait bien. Elle semblait assez bien, comme ça, contre moi, et je ne voyais pas de raison de la faire se déplacer. Je la gardais donc comme ça contre moi, et au diable le fait que mon t-shirt en devienne dégoulinant, je me contentais donc de la réconforter sagement, comme ça, restant à la soutenir, alors que mon histoire se déroulait. Je la racontais dans les grandes lignes. Je n’entrais pas tant que ça dans les détails, ils ne servaient pas à grand-chose… Je lui fis un petit sourire tendre avant de finalement la voir se rebiffer, j’en étais un peu surpris. Aussi je la lâchais tout de suite lui permettant de se dégager alors qu’elle avait l’air d’avoir vu une horreur… je ne la retenais pas, je ne pouvais pas forcément très bien la comprendre, mais je ne cherchais pas à la forcer à quoique ce soit. Elle me disait que je ne comprenais pas, et je le lui accordais. Pour briser le cycle de la peur, moi j’aurai peut-être demander à voir cette forme lupine, à sa place. Mais je n’étais pas elle, et je voyais bien qu’elle était encore trop choquée pour ça… je lui souris, rassurant, restant à distance. Parce que c’était ce qu’elle voulait, non ?

Elle raconta alors l’autre facette de son histoire et je fronçais les sourcils en l’entendant… en somme, elle avait, elle tout vu… je me demandais si ce n’était pas pire que de, comme dans mon cas, n’avoir vu que le résultat… je comprenais mieux qu’elle soit plus traumatisée que moi… je me souvenais encore de certaines attaques de « petits soldats » de l’opus dei, leurs yeux pleins de haine. Ils avaient eux aussi perdu des proches sous les coups de Lycans, un cercle vicieux, un cercle de haine, même… je la regardais sans vraiment la regarder, alors que la sentais s’effondrer moralement, ce qui se traduisit par elle qui tombait à genoux. Je le portais à son niveau, et doucement, je posais un genou à terre et une main sur son épaule… je ne voulais pas trop en faire…

Son dos, dévoilé, me permettait de voir la large cicatrice qui parcourait tout son dos, la marque était clairement une griffure, est-ce que ? Est-ce que l’odeur pouvait venir de là ? Fort possible… je restais un peu silencieux, un moment. Je ne voyais pas quoi dire, mais il fallait que je vérifie cette histoire d’odeur… je comprenais sa souffrance, mais sa marque était trop obsédante… je restais un peu plus silencieux avant de doucement lui demander, sans penser à préciser, et plus pour la forme.

« Tu permets ? »

Je me penchais sur son dos et je me mettais à renifler sa cicatrice sue toute sa longueur, sous tous les angles… je restais un peu silencieux avant de finalement me redresser… comment allais-je lui expliquer ça ? Je ne savais pas trop, mais je retournais sentir la marque inhérente à la cicatrice… je ne la touchais pas, mais elle devait sentir mon souffle parcourir son dos par petites saccades, presque à la manière des chiens… enfin, une fois que j’avais son odeur plein le museau, je m’arrêtais pour réfléchir à tout ce que je ressentais…

« A toute chose, malheur est bon… »

C’était plus une réflexion pour moi-même, mais comme je me rendais compte que je l’avais dite à haute voix, je préférais expliciter, avant qu’elle ne comprenne de travers, ce qui, dans son état, était possible…

« Il n’y a pas qu’une marque sur ton corps et dans ton âme…. Tu veux bien t’asseoir s’il te plait ? »

Oui, mieux valait qu’elle soit assise, car ça lui ferait peut-être un choc, et si besoin était, je l’aidais à se relever comme à s’asseoir. Puis, je m’asseyais à son côté avant de plonger mon regard dans le sien et de lui prendre doucement les mains aux creux des miennes, lui communiquant un peu de ma chaleur par la même occasion.

« Depuis le début, j’avais une impression bizarre… en fait tu sens comme une humaine, mais… hum… c’est difficile à expliquer avec des mots en fait… imagine que ton odeur, c’est un cocktail. Le gout dominant, c’est celui d’une humaine, et il y a un gout en fond, un peu comme un arrière-gout, beaucoup plus musqué, beaucoup plus sauvage, elle est comme la nôtre, aux Lycans… En somme tu as une odeur de Lycan… en partie, du moins… »

Bon, la métaphore n’était pas des plus appropriées, mais je ne voyais pas comment le lui dire autrement… je la laisserai digérer ça, et puis on verrait après.
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Mise à nue de la nature [PV] - Mar 5 Déc - 11:58
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humains
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EFFIGIE : Michelle Trachtenberg
BAFOUILLES : 1521
PACTE : 16/06/2017
OSSATURE : 27 ans
CONTRAT : Célibataire - Coeur meurtri
BESOGNE : Artiste Peintre (ancienne danseuse exotique)
FABLE : Les vampires bercent ma vie dans un fleuve sanguin... Les lycans l'ont bouleversé des années auparavant... Les sirènes murmurent à mes oreilles
ÉCHINE : Petite Humaine
CREDIT : Astrid
Je le sens s’approcher, sans m’attendre à la suite. Qu’avais-je imaginé ? Peut-être m’attendais-je à ce qu’il me prenne dans les bras, ou que sais-je… Mais sa demande de permission ne m’avait pas préparé à ça. Sentant son souffle contre mon dos, je me raidissais, incapable de dire quoi que ce soit. La sensation était étrange, désagréable mais pas seulement… Un souvenir venait à moi… Cette nuit, lorsque cet amant s’était attardé à caresser, lécher, mordre cette partie de mon corps que j’avais toujours rejetée bien que faisant partie intégrante de ce que je suis. Aidan… Son souvenir venait me percuter, m’offrant une douleur vive au cœur. Cette nuit là, je l’avais laissée entrer dans mon univers, bien trop loin, baissant tous mes remparts. Son visage peint me revenait, mélange de rouge, de bleu… Ces tons violets qui avaient dessiné l’angle de sa mâchoire, son regard profond, l’arrête de son nez et la commissure de ses lèvres. Je tremblais, aux prises avec trop de sentiments pour parvenir à garder un calme apparent. Qu’il cesse !

Sa voix me coupe de mes pensées, arrachant le souvenir de cet amant perdu, effaçant la toile pour me laisser voir le noir, le vide de ma chambre.

Mécaniquement, je le laissais me relever et m’asseoir sur le lit. Je regardais ses mains prendre les miennes. Pas un mot, pas une réaction sur mon visage. Je soupire, mais même lorsqu’il reprend la parole, je ne lève pas les yeux, les gardant fixés sur ses mains. Je l’écoute, et plus il avance dans son discours et plus mes mains ne se referment sur elle-même, serrant aussi fort que possible des poings à m’en enfoncer les ongles dans la paume.

Tu mens…

Ma voix tremble. De colère, de peine. Je l’ignore. Je m’en moque. Il ment…

C’est faux !lui crachais-je en relevant enfin mes yeux sur lui mais ils sont noyés de larmes qui menacent de rouler le long de mes joues. Je me relevais, repoussant ses mains violemment. Je tournais en rond, serrant mes bras autour de moi, de cette serviette humide. Je me jetais finalement sur mon paquet de clopes, en tirant une de mes mains tremblante, reversant la moitié du paquet au sol. Je luttais avec le briquet. M’agaçant sur lui jusqu’à ce qu’enfin une flamme brule l’extrémité de ce bâton de mort, m’abreuvant de nicotine jusque dans mes poumons.

Quelques secondes passent, me laissant reprendre mes esprits. Cette vérité est cruelle, blessante même.

Qu’est ce que cela signifie ? Ma voix s’était calmée. Ainsi à genoux au sol, une cigarette à la main et sans le regarder, j’avais réussi à avaler la pilule qu’il m’avait enfoncé dans la gorge. Restait à la digérer. Est-ce que cela signifie que je vous appartiens, vous, lycans ? Mon ton est presque trop monocorde, résigné… Je ne suis plus à ça près… Je tire une nouvelle fois sur ma cigarette, recrachant la fumée presque instantanément. Il n’y a que vous qui le sentez ? Ou… Les vampires le savent aussi ? Se pouvait-il que Dumitru l’ai senti et ne m’ai rien dit ? Et Ezio… ? Il m’avait fait sienne, me marquant lui aussi, d’une marque dans mon cou. Je portais ma main à ma gorge où plus une trace n’était visible. Etait-ce pour ça qu’il m’avait abandonnée ? Parce que j’étais une chienne ?

J’ai souffert… J’ai été malade de longues semaines sans qu’aucun médecin ne comprenne ce que j’avais… C’est de sa faute n’est-ce pas ?

Je tournais enfin mon regard vers lui. Plus une larme ne s’y perdait.

C’est pour ça que tu es venu à moi ? Parce que je sens… Parce que… J’ai une odeur de lycan ? La pilule avait quand même du mal à passer…



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Mise à nue de la nature [PV] - Lun 18 Déc - 19:45
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lycans
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Les révélations étaient lourdes et pesantes sur ses épaules, ou du moins, elle le seraient… mais je préférais lui en parler avant qu’elle ne l’apprenne d’un autre et qu’elle ne m’accuse de le lui avoir dissimulé. Et puis soyons sincères… il s’agissait d’un avantage autant que d’un malheur, c’était l’évidence même ! Mais voilà, je voyais venir gros comme une maison que j’allais finir avec une folle furieuse sur les bras… pour le coup, j’allais finir comme Copreus… enfin, non, je me ferai sans doute mettre à la porte… mais elle avait le droit.. non, en fait elle avait le devoir de savoir ! Parce que la connaissance était une arme, et qu’il fallait, dans la vie, être suffisamment armé, tout simplement ! Je dirais même qu’il fallait être armé jusqu’aux dents !

Son déni, je le voyais venir, je le sentais, et ça me plaisait, d’une certaine manière, parce que ça montrait juste qu’elle avait besoin d’aide pour se reconstruire, pour rebondir. Mais je ne me faisais pas de soucis sur le long terme. J’y étais arrivé, et je n’étais pas plus fort qu’un autre moralement parlant, après tout. Alors, pourquoi ne pouvait-elle pas réussir ? Mais il était vrai qu’elle était jeune ! Non pas que je fasse vieux en comparaison, mais c’était pourtant le cas, j’avais quatre à cinq fois son age sans doute ? Non pas que cela me dérange pour bon nombre de choses, mais il était normal que je me sois reconstruit et pas elle… le temps apaisait les douleur, à ce qu’on disait… mais je n’y croyais qu’à moitié…

Elle me repoussait et je ne l’en empêchais pas, je ne voyais pas l’intérêt de le faire…. Elle avait besoin de s’exprimer, de se lâcher un peu, d’expulser ses impressions. Je la laissais même fumer sans râler, alors que je détestais sentir la fumée dans la gueule. J’avais le nez fin… mais quand même, si je ne disais rien, je plissais le nez et détournais la tête devant l’odeur, entêtante et écœurante de la cigarette, ça me donnait envie de vomir… mais je prenais sur moi. C’était elle qui était à plaindre, pas moi… je lui fis un petit sourire avant de finalement a regarder un peu se calmer, même si elle était prostrée au sol, je m’asseyais donc en tailleurs, face à elle, sans me gêner, alors que je l’écoutais enfin parler plus calmement et aborder de petites choses… enfin, de petites choses… en fait, c’étaient plus des questions logiques qu’autre chose, et je comptais bien y répondre au mieux de ce que je pouvais ! Je me taisais et je la laissais me poser toutes les questions qu’elle pouvait bien se poser sur le sujet… je serai là pour y répondre…

« C’est assez compliqué en fait… c’est une question d’odeur…. Et… il n’y a pas de mots dans cette langue pour expliquer… m’enfin, je vais essayer… la meute a une odeur, et chaque membre. Et les deux sont… sont en fait l’écho l’une de l’autre…. c’est pareil pour les humains, membres d’une même famille… il y a certains élément de l’odeur qui reviennent… en fait toi, tu… »

Je me taisais pour choisir mes mots intelligemment… décrire une odeur n’était pas facile, dans la mesure où je la ressentais… mais ce n’était pas explicable complètement Je sentais et je déduisais automatiquement certains choses de celles-ci…

« Ton odeur est définitivement tout ce qu’il y a de plus humaine… mais… mais c’était comme si tu étais liée à mâle de manière intime, dans tes chairs, et qu’en cela tu lui appartiens…. Les lycans sont comme les loups, les couples sont à la vie à la mort, unis jusqu’à ce que l’un des deux décèdent, les femelles non appairées se retrouvent à appartenir à la meute dans son intégralité, et doit sans cesse lutter pour éviter les assauts permanents des mâles… et ton odeur, donne l’impression que tu es unie à un lycan d’une meute que je ne connais pas… l’un de tes attaquants t’a marqué comme sienne, en fait... »

Je ne voyais pas comment présenter les choses plus clairement…

« Et sinon, pour ta question de qui peut le sentir… je ne sais pas si les vampires ont un nez aussi fin, mais je suppose qu’ils on t les sens plus aiguisés que les humains… donc c’est possible... »

Oui, mais bon, j’évitais autant que faire se pouvait cette sinistre engeance… je ne vivais pas au crochet des humains, moi…. Mais bon, je n’allais pas aborder ce sujet il était hors de propos. Tout ça pour dire que je ne pouvais que supposer sur le sujet, comme pour la question de cette maladie. Ça pouvait avoir un rapport, et ça en avait sans doute un, mais je ne le voyais pas… c’était un cas unique… d’où ma perplexité plus qu’apparente…

« A vraie dire j’en sais rien, je demanderai à l’ancien de la meute, il le saura peut être, si tu le souhaites, mais hélas, je n’ai pas toutes les réponses…. »

Sinon, je serai dieu, pas lycan… et sincèrement, la science infuse, de toute manière, non merci… ça ferait sans doute de moi quelqu’un de raseur…. Ce que je ne souhaitais en rien… et puis, de toute façon… et là, elle me fit éclater d’un bon rire qui me fit beaucoup de bien. IL ne dura pas, certes, mais il ne me fit pas de mal.

« Ah non, pas du tout. Ton odeur, c’est ton odeur, et je ne la cherchais pas, aussi, si on ne fait pas attention, on ne remarque pas l’odeur de lycan qui émane de toi… en fait c’est surtout que je me fous à poil pour... changer de peau… dirons nous, et que du coup, j’ai placé dans des sacs plastiques, sous des poubelles ou des bennes, des vêtements. Comme ça, quand je prends du poil de la bête, je ne les abîme pas… tu vois ? Et c’était une de mes planques. TU arrivais cinq minutes plus tard, et on ne se croisait même pas ! »

Je lui souris, me plongeant dans ses yeux.

« Tu sais, le fait d’être marquée comme tu l’es… ça peut t’apporter la sympathie de certains lycans, et en campagne, parfois même, de certains loups, ou même certains cabots ! Et surtout, disons juste que les lycans, à moins d’avoir une dent contre celui qui t’a fait ça, ne t’approcheront pas trop, ou alors ils te foutront la paix ! Tu pues le « pas dispo ! » avec cette odeur, si jamais un lycan s’intéresse à toi, donc en théorie, on devrait davantage te foutre la paix grâce à ça, notamment pendant les périodes de rut, toutes périodes de chaleur... »

Oui, bon, c’était peu gracieux, mais ça ne l’était pas davantage de parler de ses règles… eh puis bon, réflexe animal, quoi….
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Mise à nue de la nature [PV] - Mar 19 Déc - 11:47
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Je l’écoute, encore, toujours sans prononcer le moindre mot. Je ne le coupe pas, ses propos sont bien trop lourds pour que je ne puisse répondre quoi que ce soit sans la moindre réflexion. Le déni serait mon unique réponse et je n’en ai même plus la force. J’ai quitté Londres pour vivre libre. J’imaginais que Rome m’offrirait cette liberté. Mais la liberté ne pourra jamais être mienne, car je n’ai jamais été libre. Marquée à vie, dans ma chair. Aujourd’hui je découvre à quel point je suis prisonnière de mon passé. J’écoute chaque parole, réalisant de plus en plus la vérité, et sa cruelle morsure. Je soupire, incapable de plus. J’écrase ma cigarette que je n’ai finalement presque pas fumée, la laissant se consumer entre mes doigts tremblants.

Il s’approche de moi, m’obligeant à plonger mes yeux dans les siens. Il tente de me réconforter, mais il ignore à que point ses explications ont une importance pour moi, ce que tout cela signifie. Marquée… Je suis marquée comme appartenant à un lycan mort, appartenant par le fait à sa meute… Et marquée par un vampire comme étant sienne, m’abreuvant de son sang, m’en rendant dépendante pour mieux m’abandonner. Marquée… Puis rejetée. L’amie des chiens… J’aimerais en rire, mais je n’y parviens même pas. « Tu pues le pas dispo » Je l’écoute, j’ai l’impression d’être sale. Et si Ezio et Dumitru l’avaient senti eux aussi… L’un me traitant comme la chienne que finalement je suis, et l’autre, me repoussant car respectant l’appartenance qui me lie à d’autres. Je sers les dents, cherchant à comprendre, à analyser tout cela. J’ai envie de m’enfuir, de courir auprès de Dumitru, mais je sais que cela ne servirait à rien, qu’il ne m’apportera pas le réconfort dont j’ai besoin. Je suis seule… Marquée par des êtres qui ne veulent même pas de moi… Entourée d’hommes qui n’ont que faire de celle que je suis. Je n’ai jamais été aussi seule.

Je me redresse, m’éloignant encore de lui. Pourtant… Je voulais sa chaleur, je voulais son corps près du mien il y a encore peu, et à présent, je le fuyais, refusant presque qu’il me touche. Lui ne m’a pas fuit, et il semble vouloir m’apporter le réconfort dont j’ai besoin, et pourtant, je m’éloigne de lui, fuyant ses vérités qui me blessent.

Tu étais prêt à coucher avec moi non… ? Ma voix est neutre, mais elle semble vouloir se teinter d’aigreur. Dans la ruelle… Ton baiser… Tu n’étais pas contre l’idée n’est-ce pas ? M’a-t-il menti à ce moment là ? Me ment-il à présent ?Tu m’as embrassée, tu voulais m’embrasser d’avantage, et peut-être même plus ! Etait-ce ta façon de me montrer ta « sympathie » à mon égard ? L’aigreur est là, bien présente, ornée de reproches. Je resserre mes mains sur ma serviette. Je n’appartiens pourtant pas à ta… Meute n’est-ce pas ? Peut-être que je ne pue pas assez pour toi ! Je suis en colère, mais surtout, je suis blessée. J’arrache ma serviette, dévoilant mon corps entièrement nu. Tu la sens l’odeur de marquage là ? Ou bien ne suis-je pas assez en CHALEUR !?

☾ ☾ ☾ ☾ ☾
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