Mi piaci // Marius

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Adélaïde de Rochechouart
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : trente-trois ans CONTRAT: : elle se revendique fiancée mais elle est bien seule, la sirène dont les beaux yeux ne savent aimer que son frère BESOGNE: : elle dirige la maison de haute couture de rochechouart dont elle a tout imaginé il y a de cela près d'un siècle ; sa plus belle réussite
ÉCORCE: : ce sont déjà 386 années qui se sont écoulées depuis sa naissance, et jamais la soif de vivre ne s'est envolée ÉCHINE: : squalo, le requin, la meurtrière dans une enveloppe princière PRESTIGE: : elle séduit, hypnotise, dévore. elle croque la vie à pleines dents et ce n'est pas une métaphore @EFFIGIE: : jessica de gouw, par ambrose (mon frère le + bo) BAFOUILLES: : 33 PACTE: : 21/09/2017



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Dim 15 Oct - 21:44
Marius et Adélaïde
EXORDIUM.
La journée est longue. L’effervescence des derniers jours est retombée, Louis est absent, et Adélaïde fait les cent pas dans son immense bureau, plongée dans un ennui mortel. Sa seule réelle tâche pour les prochains jours est de contacter le comptable de la maison afin de vérifier les derniers chiffres, mais elle n’est pas sûre d’être capable de résister à l’envie d’égorger le petit homme postillonnant – ce que Louis ne supporterait certainement pas. Elle jette un coup d’œil aux papiers qui l’attendent sur son plan de travail, des factures, des notes, des rendez-vous, les croquis de sa dernière collection… Une idée lui vient pour tromper l’ennui. Elle glisse les dessins dans son sac avant de prendre le manteau pendu à la patère pour quitter les locaux. Elle va rendre visite à son joailler préféré, Marius. Il la fascine, elle l’adore.

Quel charme a l’homme aux mille et une pierres. Quelle grâce lui donne ce métier, le monstre dissimulé par les joyaux. Adélaïde et lui sont semblables, elle derrière le luxe de la haute couture, lui au milieu de ses préciosités ; tous deux la gueule bardée de crocs, avides de les planter dans la jugulaire d’innocents. Et la sirène rodée au jeu de la séduction peine à piquer l’intérêt du mâle pourtant pas si différents de ceux qu’elle a l’habitude d’envouter. Le défi est lancé, Adélaïde prête à s’engager dans la partie. Quatre siècles d’existence mais toujours ce même besoin de voir son ego flatté en tous temps, et avec Marius pas de triche envisageable, à la différence des mortels si susceptible d’être influencés. Alors quand se présente l’occasion d’aller rendre visite au joailler, la brune ne la manque sous aucun prétexte. Elle a une nouvelle collection à lui présenter, des modèles ravissants nécessitant des parures l’étant tout autant pour un prochain défilé. Et il y a cette robe en particulier, le clou du spectacle, dont elle veut broder le buste de pierres.

Adélaïde passe l’entrée de la joaillerie après s’être attardée un instant devant les merveilles de la vitrine. Elle aime particulièrement cet endroit, qui regorge d’objets tous plus précieux les uns que les autres – sans parler du propriétaire. Elle franchit la distance qui la sépare du comptoir et sourit à l’homme qui se trouve derrière. « Marius. » Son regard se porte vers le couple de clients qui finalise son achat avant de sortir de la boutique. La femme semble on ne peut plus heureuse du présent de son compagnon, une bague sertie d’un diamant. Certaines choses ne changent pas au fil des décennies, Adélaïde a vu les hommes évoluer, changer mais jamais les diamants n’ont cessés d’être les meilleurs amis de la femme. Elle reporte son attention sur la sirène. « Comment vas-tu ? J’aurais dû prendre rendez-vous, mais tu me connais, je ne suis pas très patiente et j’ai quelque chose à te montrer. » Faux prétexte ? A demi seulement. La visite aurait pu attendre mais elle aurait été nécessaire un jour. « Si tu as un peu de tems bien sûr. » Voix suave et demi-sourire, la brune sirène attend l’approbation du mystérieux qu’elle peine à emprisonné dans ses filets.



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Marius L. Vitale
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trentaine apposée sur la paperasse factice, échine piégée entre deux âges. CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde sel qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté. BESOGNE: : Précieuses qui étincèlent de leurs éclats délétères, joaillier aux phalanges habiles ornant les nuques de gemmes. Murmures et secrets glanés ou soufflés, informations échangées, babines fourbes crapahutant à la cité sainte une fois le crépuscule tombé.
ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. Belle gueule juvénile mensongère et factice. ÉCHINE: : Fils de l'ondine et des abysses dévorant les souffles. Piranha aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, désolation d'un poisson avisé maître de son échine, détournant le regard des bas fonds dégueulasses. @EFFIGIE: : Brendon Urie ❉ faust (ava) / DΛNDELION (gifs/aes) BAFOUILLES: : 2942 PACTE: : 09/04/2017



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Lun 16 Oct - 12:36
Mi piaci
Adélaïde & Marius

« If I am just a piece of cake. I am just a piece of cake. Then, you're just a piece of meat. You're just a piece of meat to me. »
Précieuses trônant. Lueur délétère d'une énième journée ô combien répétitive qui se reflète dans leurs éclats. Ils parent les murs, y projettent des nuances pastelles et rafraîchissantes que les mirettes paumées capturent avec délice. Oasis givré et dégueulant d'opulence dans les ruelles aux pavés encore chaleureuse, bien que saison fournaise en déclin, porte d'un hiver tempéré qui serait le bienvenue, adulé et attendu. Méditerranée détestable avec son été qui n'en finit pas, asséchant la carne au moindre rayon un bien trop intrusif. Poisson paumé sur le bitume, quémandant fraîcheur et humidité, ayant pour dieu la climatisation de son antre de la journée, tournant à plein régime, provoquant les frissons des quelques perdus qui osent s'aventurer, glanant quelques joyaux contre argent qui fut jugé inutile, foutaise accumulée sur un compte en banque, oublié, fortune inutile.

Les songeries s'échappent, esprit voguant vers les vagues paisibles d'un fil de pensées à des années lumières de là, geste machinaux qui opèrent, comédie et rôle connu sur le bout des ongles. Col de chemise remit en place en un réflexe qui deviendrait presque toc, alors qu'une blonde aux yeux de biche s'affaire en présentant sa carne. Niaiseries. Reconnexion avec la réalité. Grimace maintenue depuis déjà plusieurs minutes, gants immaculés saisissant soigneusement ce qui fut un présent pour une donzelle éperdue, transpirante d'amour et de sucre alors que l'autre la maintient dans ses filets, se plie en quatre et se décarcasse pour ses mirettes. Couple pathétique qui fut dénigré avec un dédain dissimulé tout de même. Un client fut un client et il valut mieux d'avoir un couple fleur bleu plutôt qu'une gosse de riche exigeante dont le critères seraient comparable à une encyclopédie en plusieurs volumes.

Ils ne tardent pas, les misérables tourtereaux, rictus aux lippes et fiers comme des paons, évitant de justesse une quelconque démonstration affective alors que la porte s'ouvre, sauvé par une nouvelle échine empêchant l'ennui de s'installer et les deux autres de s'emporter, alors qu'ils tournent les talons pour disparaître dans les ruelles ensoleillées. Le soulagement fut presque perceptible en visualisant le faciès du requin venant de faire irruption, annihilant toute mascarade ridicule par la même occasion. Esquisse d'un sourire en coin qui lui fit accueil, au même titre qu'un sourcil relevé et interrogatif quand à son arrivée à l'improviste. « Adélaïde. » Ton qui lui fit écho, ôtant les gants blancs servant à protéger les précieuses d'empreintes maladroites après avoir rangé quelques écrins de façon méticuleuse. Méfiance de mise au même titre qu'un scepticisme s'installant au fin fond de l’œsophage, connaissant Adélaïde pour les caprices qu'elle put parfois avoir dans ses mauvais jours, mitigé quant à son apparition soudaine au beau milieu de l'après-midi.

« Bien sûr. » Ne rien d'autre avoir à faire de toute manière, humanité d'une banalité redondante et détestable, voyant là une occasion d'être à deux pour lorgner sur les myocardes gorgés des clients, faim commençant à fleurir au creux de la gorge, démange. « On sera d'avantage tranquille à l'arrière. » Direction de l'atelier devenant refuge désigné, lui ouvrant la porte d'un tout autre monde où l'opulence fut moindre, l'envers du décors, outillage et œuvre en cours délaissé quelques instants au par avant perdus sur un plan de travail. Siège qui lui fut désigné, qu'elle prenne ses aises, verre d'eau pathétique qui fut offrande déposé devant elle, supposant qu'elle ne refuserait pas un peu d'onde fraîche. Mirettes ambrées qui se posent sur le contenu de ses doigts, attendant qu'elle opère en croisant les bras sur le torse, appuyé nonchalamment à la table.
(c) DΛNDELION

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