« eaux profondes » ❉ Micaela

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage


avatar

Marius L. Vitale
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trentaine apposée sur la paperasse factice, échine piégée entre deux âges. CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde sel qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté. BESOGNE: : Précieuses qui étincèlent de leurs éclats délétères, joaillier aux phalanges habiles ornant les nuques de gemmes. Murmures et secrets glanés ou soufflés, informations échangées, babines fourbes crapahutant à la cité sainte une fois le crépuscule tombé.
ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. Belle gueule juvénile mensongère et factice. ÉCHINE: : Fils de l'ondine et des abysses dévorant les souffles. Piranha aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, désolation d'un poisson avisé maître de son échine, détournant le regard des bas fonds dégueulasses. @EFFIGIE: : Brendon Urie ❉ faust (ava) / DΛNDELION (gifs/aes) BAFOUILLES: : 2942 PACTE: : 09/04/2017



Message
Dim 22 Oct - 23:31
eaux profondes
Micaela & Marius

« Darkness is sinking me, commanding my soul. I am under the surface. Where the blackness burns beneath. »
Brise légère. Souffle doucereux qui emporte les granules, soulève le sable sec dans l'air, au même titre que l'ébène de quelques mèches. Vent côtier et automnal, alors que l'abominable étouffement estival s'évapore, laisse place à la fraîcheur de saisons adulées et attendues non sans une certaine impatience, bien qu'il fit encore assez chaud que pour se permettre le luxe d'arpenter les lieux en tenue de circonstance, bermuda encore dissimulé sous quelques couches qui furent présentes pour les formalités. Soulagement de constater que la fournaise n'est plus pour quelques mois, poisson plus à l'aise, orteils arpentant une rive déserte avec prudence, escaladant quelques rochers jonchant fièrement les abords d'une côte adorée aux effluves d'iode délicieuses. Il n'y eu que le chant de quelques albatros, accompagnant le murmure de vagues houleuses qui cherchent à s'étendre avant de rebrousser chemin, crique solitaire que seuls les romains avisées connurent, loin des derniers touristes qui persistaient avec acharnement à quelques kilomètres de là. Saline mère, écume manquée, dont la vision seule parvint à esquisser un bien maigre rictus aux babines, au delà du déchirement tu que son absence insuffle dès qu'elle fut trop lointaine.

Échine qui se plie, prend place sur la roche humide, panards dénudés plongés dans l'onde, orteils détestables hors de portée des mirettes, ils battent l'eau machinalement, derme asséché se ravivant, retenant pourtant quelques écailles malicieuses qui ne demandèrent qu'à percer pour orner un épiderme trop pâle. Soupir de délectation, iris ambrées qui se perdent dans l'infini délaissé depuis des décennies qui paraissent siècles, nostalgie, peut-être même mélancolie qui s'échappe, profitant de cette solitude qui fut encore touchée du doigts, des quelques instants exquis grappillés au possible. Splendeur de l'ondine sous un ciel paré de quelques rares nuages qui s'y reflètent.

Appréhension qui monte, demeure au travers d'une gorge méfiante. Elle ne devrait pas tarder, l'ignoble chasseresse à la langue bien pendue et débrouillarde à la joute des sarcasmes, celle qui fut malmenée dans sa barque pathétique. Rendez-vous insufflé avec amertume, ne sachant pas si elle eut maintenu sa part du marché ou si elle fut là dans l'unique but d'abattre et se faire hostile, arme au poing. Elle eut peut-être changé d'avis après tout. Toujours est-il que le lieu fut donné, contrat incluant de lui faire oublier cette foutue hydrophobie qui la rendit ridicule aux yeux d'une proie trop à l'aise avec l'eau.

Elle finit par apparaître dans le sillage, détaillée avec prudence, mâchoire se crispant à peine, prêt à faire de l'écume son tombeau au moindre geste qui fut un peu trop suspect. « Orsini c'est bien ça ? » Question rhétorique et presque désintéressée, alors que les informations furent déjà connues sur le bout des ongles, retournées dans tout les sens pour suivre quelques pistes hasardeuses à la recherche de vérités qu'elle eut quémandées. « Soit c'est une visite de courtoisie ou une connerie incluant un tas de formalités et d'emmerdes, soit t'es là pour apprendre à pas te noyer, et honnêtement si c'est le cas, j'pensais que t'allais te défiler. » rictus carnassier, maigre ricanement qui s'échappe, ne bougeant pas d'un pouce, toujours assis tout en relevant la tête en sa direction. « A moins que ce soit simplement parce que je t'ai manqué. » Bagatelle qui débute, premiers sarcasmes lancés, impossibles à retenir d'avantage, bête jubilant d'avoir un digne partenaire capable de tenir tête.
(c) DΛNDELION

_________________




Dernière édition par Marius L. Vitale le Jeu 26 Oct - 20:50, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Micaela Orsini
LYCANS - HOWL TO THE MOON
OSSATURE: : 42 ans, petit gabarit musclé et plein de ressources CONTRAT: : Célibataire BESOGNE: : Pas le temps de faire autre chose que chasser pour l'Opus Dei
FABLE: : Des vilains pas beaux qu'il faut buter et je crois que je suis douée. ÉCHINE: : Un truc bâtard qui s'ignore, j'aurais du sang de loup dans les veines. @EFFIGIE: : Penelope Cruz ♦ moi // Signature ♦ Justayne BAFOUILLES: : 3960 PACTE: : 15/02/2017



Message
Mar 24 Oct - 21:47


Eaux Profondes Marius & Mica Une mission comme une autre au résultat aléatoire. Bien entendu, il est souhaitable que le résultat balance de notre côté plutôt que de l’autre. Mais l’invincibilité et les supers chasseurs ça n’existent que dans les Marvel et pas dans la réalité. Heureusement que le mémorial aux morts ne s’illustre pas de nouveaux noms tous les jours ou toutes les semaines. Des blessés c’est certain mais pas de morts. Passer devant le mémorial, c’est un peu comme un vieux meuble. On sait qu’il est là, on le voit sans le voir jusqu’au jour où on prépare l’emplacement d’un nouveau nom. Je ne sais pas pourquoi ce jour-là, je me suis approchée pour demander quel nom allait malheureusement rejoindre les autres. On me lâche : Lupa, Vergile Lupa. “Ben merde alors…”, que je me suis dit sur le moment. Puis soudain a lumière s’est allumée au plafond. “Ho, Nom de Dieu”, pensais-je juste après.
Je n’avais pas oublié notre petit ami de la dernière fois. Comment j’aurais pu ? Ça m’a valu un bain forcé…une noyade oui et un deal par-dessus le marché.

Je ne pouvais pas croire à cette mort, c’est pas possible ou du moins qu’il y soit mêlé. Remarquez, j’ai rempli ma part du marché moi et j’ai pas cherché à savoir si cet empaffé se la tapait ou pas. Son dossier était passé sous une pile digne d’un gratte-ciel et le fichier informatique a étrangement disparu. C’est con d’être aussi maladroite en informatique. On touche à tout. On appuie sur des touches et pouf y a des trucs qui s’effacent sans qu’on sache pourquoi.
N’empêche que ça pue encore la marée ce truc. Je sens que ça encore ma tomber sur la tronche si je prends pas les devants en ressortant le dossier du Marius, genre c’est moi qui m’en occupe pour voir ce qu’il a fait comme connerie. S’il a quelque chose à voir avec cette mort. Parce que je viens couvrir quelques affaires mais la mort d’une des nôtres qu’il aille se faire foutre. Lui et moi on a un deal, tant qu’il ne m’aura donné ce que je veux, je couvre son cul écaillé mais s’il a le malheur d’être responsable pour Vergile, je vais patienter, attendre ses infos et une fois que je les aurais, je le fais sécher moi-même sous les UV.

Le rendez-vous était pris. Discret. Loin de la ville. Loin des yeux et des oreilles de l’OD. Mais au bord de la flotte…Ouais je grince des dents parce que je ne sais pas si c’est une bonne idée d’aller barboter. Lumineuse et génialissime idée que j’ai eue ou lui, j’en sais rien. La crique n’est ni facile d’accès, ni simple à trouver pour qui n’est pas né à Rome.  Un peu d’escalade, me voilà sur du sable en basket. Je ne suis pas fan du sable. Ça vous étonne, n’est-ce pas ? Ça s’infiltre partout…de toute manière c’est simple tout ce qui touche à la flotte, je déteste, je n’aime pas, je hais.

Mais pourquoi, j’ai accepté de venir là ? J’aurais dû lui dire un champ, une forêt.

Je le rejoins, assis dans le sable. Laisse tomber un sac à côté de lui pendant qu’il fait celui qui ne se souvient pas de mon nom. Je remonte ma paire de Ray Ban sur le nez, attends qu’il ait fini ses hostilités pour démarrer les miennes.

– Ouais pile dans le mille, j’avais une grosse envie de m’envoyer l’enflure qui m’a foutu dans l’eau pour me noyer. Là sur du sable, nos deux corps dénudés sous la douce caresse du soleil. Je suis sûre que t’es un bon coup en plus…une queue pareille ça doit envoyer du lourd… Je soupire, peste contre mes foutus cheveux que je n’ai pas attachés et n’arrête pas de me barrer la vue. A problème, il y a toujours une solution. Celle-ci s’appelle élastique et queue de cheval. Voilà qui est fait. Tu veux qu’on continue dans les mots d’amour ou on tente de se la faire en version adulte ? Si on se voit ici c’est pour pas être vus. On va passer tout de suite aux emmerdes tu veux bien ? J’ai un quizz à te proposer. Je me fous à croupis en face de l’eau. Si je te dis : mort et Vergile, ça t’évoque quoi là tout de suite ? Parce que là, moi je me dis que tu baignes dedans…je me trompe ? Aux dernières nouvelles, toi et elle, ça discuter pas mal, non ? C’est comme ça qu’on a fait connaissance tous les deux.

Y a plus qu’à voir ce qu’il va me sortir de son chapeau.

– T’as pris un maillot ou tu te baignes nature…

© Justayne

_________________


Opus DeiLes batailles de la vie ne sont gagnées ni par les plus forts, ni par les plus rapides mais par ceux qui n'abandonnent jamais.


Dernière édition par Micaela Orsini le Lun 30 Oct - 16:05, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Marius L. Vitale
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trentaine apposée sur la paperasse factice, échine piégée entre deux âges. CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde sel qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté. BESOGNE: : Précieuses qui étincèlent de leurs éclats délétères, joaillier aux phalanges habiles ornant les nuques de gemmes. Murmures et secrets glanés ou soufflés, informations échangées, babines fourbes crapahutant à la cité sainte une fois le crépuscule tombé.
ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. Belle gueule juvénile mensongère et factice. ÉCHINE: : Fils de l'ondine et des abysses dévorant les souffles. Piranha aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, désolation d'un poisson avisé maître de son échine, détournant le regard des bas fonds dégueulasses. @EFFIGIE: : Brendon Urie ❉ faust (ava) / DΛNDELION (gifs/aes) BAFOUILLES: : 2942 PACTE: : 09/04/2017



Message
Jeu 26 Oct - 23:13
eaux profondes
Micaela & Marius

« Darkness is sinking me, commanding my soul. I am under the surface. Where the blackness burns beneath. »
Nostalgie ravalée, elle ne fut plus que brise lointaine, disparue, emportée par l'écume. Sourcil rehaussé qui détaille la chasseresse qui vint d'apparaître, visiblement peu à l'aise sur le terrain étranger. Elle eut des airs d'animal se retrouvant hors de son milieu naturel, urbanisation trop lointaine, délaissée pour la flotte qui la faisait frissonner. Jubilation silencieuse que d'être dans un milieux avantageux, terrain allié à l'ondine hostile, maigre compensation pour les balles et autres feuilles de caulerpa assassines qu'elle dût certainement dissimuler dans ses poches. Bref ricanement qui s'échappe des babines en se confrontant aux baskets qui durent être emplies de sable, mirettes se levant au ciel avant de se poser sur le sac qui tombe lourdement à côté.

« J'espère que t'as de quoi s'bourrer la gueule et s'faire des cocktail dans ton barda, j'sens qu'on va en avoir besoin. » Scepticisme, alors qu'elle ne semblait pas là pour se la couler douce au soleil, les doigts de pieds en éventail. Soupir, les sarcasmes s'extirpent, balle se renvoyant déjà d'elle même, bien qu'une maigre indignation s'y glisse, adversaire de taille retrouvée. « Noyer, tout de suite les grands mots. J'savais pas que t'étais incapable de maintenir ta tête hors de la flotte. » Tenir à le préciser, bien que les menaces furent belle et bien là, donnant du piment aux chantages et au jeu perdu dans une nuit précédente déjà rendue trouble par les jours écoulés.

Elles vinrent pourtant, les odieuses raisons de la présence. Presque prévisibles, attendues. « J'me disais bien que ton histoire puait l'embrouille. » Murmure, traduction d'une pensée fugace qui s'extirpe à voix haute, se perd en un soupir. Iris ambrées qui se perdent dans les flots lointain, détournant le regard de la chasseresse malgré les risques encourut. Comédie, vaste blague. Mort factice et illusoire, carcasse réelle encore en vie, coulant des jours heureux loin de la poigne de l'Opus Dei et des retournements de cervelles en tout genre. Tragédie aux acteurs digne d'une pièce de Shakespeare. Elle eut droit au coup de la belle gueule contrariée, dissimulant une peine ravalée avec orgueil, quitte à jouer la carte d'une hypnose assassine si elle n'en crut mot. « Sérieusement ? Tu crois que je me serais donné tout ce mal avec elle pour la bouffer ? J'ai risqué mes écailles pour sa couenne, j'en peux rien si cette conne s'est faite attrapée pendant que j'avais le dos tourné. » Amertume, locution sèche, marquant une pause. « C'était mon amie. » Souffle à peine audible, s'extirpant en un soupir qui sonnait presque douloureusement. Lauréat en compétition pour l'oscar d'un meilleur acteur. « Aussi surprenant que ça puisse paraître. » Il ne manquait plus que le son tragique du plus petit violon du monde, remarque visant à apposer le deuil, l'officialiser.  

Phalanges qui se glissent dans les mèches d'ébène, les rejettent en arrière d'un mouvement sec, comme si la paume cherchait à faire disparaître un soi-disant chagrin aux larmes inexistantes, tâchent de changer de sujet pour détendre l'atmosphère. Fourberie sans nom, manipulation, une fois de plus. « T'as déjà vu un poisson habillé ? T'as d'la chance j'ai fait un effort pour cette fois. » Sarcasme qui en deviendrait presque mélancolique, avant que le faciès ne se lève à nouveau dans sa direction pour la défier en plongeant dans ses mirettes. « Pourquoi tu es là au juste ? Tu va m'coller une balle dans l'pieds pour que j'avoue un crime que j'ai pas commis ou tu savais déjà d'avance en acceptant la mission que tu reviendrais bredouille et voulait te prendre un jour de congé incognito ? » Question tout à fait sérieuse, supposant qu'elle fut là pour les quelques brides d'un contrat qui fut passé, se mêlant du dossier fatidique pour mieux effacer les preuves contre quelques services de glanés.
(c) DΛNDELION

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Micaela Orsini
LYCANS - HOWL TO THE MOON
OSSATURE: : 42 ans, petit gabarit musclé et plein de ressources CONTRAT: : Célibataire BESOGNE: : Pas le temps de faire autre chose que chasser pour l'Opus Dei
FABLE: : Des vilains pas beaux qu'il faut buter et je crois que je suis douée. ÉCHINE: : Un truc bâtard qui s'ignore, j'aurais du sang de loup dans les veines. @EFFIGIE: : Penelope Cruz ♦ moi // Signature ♦ Justayne BAFOUILLES: : 3960 PACTE: : 15/02/2017



Message
Lun 30 Oct - 16:06


Eaux Profondes Marius & Mica – T’as tout compris. Je traine tout un mini-bar dans mon sac et même de quoi s’envoyer en l’air après avoir picolés….tu tiens vraiment à voir ce qu’il y a dedans ?

Je ne sais pas ce qu’il s’est mis en tête. Sûrement le fantasme de l’opprimé chassé par les vilains méchants de l’Opus, à savoir que mon sac renferme les mille et une merveilles pour le faire grimper vers le Tout Puissant pour sa dernière destination. Bon ok, j’avoue :

– T’as qu’à l’ouvrir si tu as peur d’être déçu…parce que je pense que tu vas l’être.

Y a rien de transcendant dans mon sac. Serviette de plage. Une bouteille d’eau. Je n’ai même pas pris un truc pour le faire chier, genre l’algue meurtrière. Pourquoi ? Parce que lui et moi on a un deal. Il sait que s’il joue au con et que je venais à disparaître par magie. Un autre chasseur prendrait ma place. Puis je ne suis pas inconsciente au point de ne pas avoir contracté une assurance vie. Tout ce que je fais disparaitre des murs de l’Opus est soigneuse conservé en lieu sûre. Par contre je suis armée mais le contraire serait étonnant, non ? D’ailleurs, plage, soleil riment avec chaleur et là, ben j’ai chaud, alors je me délègue du blouson en jean sans crainte qu’un quidam prend peur en apercevant mon nouveau Beretta, bien rangé dans son holster. La veste est pliée sur l’envers, posée à côté du sac tandis que je me sépare du holster et du flingue. Le tout finit dans le sac intrigant duquel je sors simplement ma serviette.

Pendant qu’il s’offusque et me joue les sirènes outragées, je m’occupe de tirer sur mes lacets pour virer mes baskets. Je déteste le sable. Ouais je me répète mais c’est pour marquer que j’aime pas du tout.

– Tu sais moi, plus rien ne m’étonne. J’sais pas t’as fini par baiser avec elle, c’était pas ce à quoi tu t’attendais. Déçu tu la rayes du paysage… Si j’aime pas le sable, le faire chier, ça, par contre j’adore.…ben justement tu vois si t’étais vraiment son pote, tu saurais ce qui lui est arrivé…alors je suis toute ouïe. C’est tout dans ton intérêt de me dire ce qu’il en est vraiment si tu veux que ce qui reste de tes petites combines disparaissent. Perso, j’ai tenu ma part de marché et c’est pour ça que tu vois ma gueule par ce bel après-midi ensoleillé. Quoiqu’il en dise ou pense, une parole donnée est une parole donnée. Sa petite personne et son dossier c’est moi qui gère. Plus sérieusement…si tu veux que je t’aide je dois tout savoir. Disparue ou pas disparue ? Parce que moi tant que j’ai pas un cadavre authentifié, je pars du principe qu’un chasseur n’est pas forcément…mort pour tout le monde. Tu me comprends j’en suis certaine…

Feinter sa mort, c’est la meilleure idée qui soit pour que l’Opus vous oublie et passe à un autre chasseur pour vous remplacer. Faut pas se leurrer soldat rime avec chair à canon. Un numéro remplaçable ni plus ni moins. Vergile ne sera pas la dernière à avoir orchestrée sa propre mort.

– J’sais pas si ça m’aurait vraiment dérangé de te voir à poil en fait. Je lui rends la politesse de son sarcasme. Mais si tu tiens à m’aider à appréhender ma phobie de l’eau…vaut mieux que tu ne me distraies pas… Je lève les yeux au ciel. J’ai l’air de vouloir de tirer une balle dans le pied ? T’as oublié notre accord ? Puis je viens de te le dire pourquoi je suis là. Toi et Vergile, vous fricotiez trop bien pour que tu ne saches ce qu’il est advenue d’elle. Je me relève. Déboutonne mon jean, que je fais commence à virer. Disons qu’on peut concevoir : boulot et plaisir, non ? T’es le seul maitre-nageur de potable qui pourra subir mon hystérie s’il y a hystérie. Je te signale que t’as une autre partie de notre deal que t’as à honorer…j’ai encore rien entendu à ce sujet. Tu sais tes cousins…des requins.

Le jean rejoint la veste, pour l’instant je garde mon tee-shirt, attendant qu’il bouge ses fesses du sable ou qu’il me raconte ce qu’il sait sur Vergile. Les mains sur les hanches, les Ray-Ban toujours sur le nez, mon ombre le couvre. P’tain, je me dis que je fais la plus grosse connerie de ma vie…ou peut-être la deuxième.
Histoire de la laisser méditer, je me fais violence en allant jusqu’au bord de l’eau ma faire lécher les orteils par le va et vient de la mer, offrant la magnifique vue sur mon slip de bain jaune, que j’ai trouvé au fond d’un de mes tiroirs. Acheté un jour où j’étais décidée à prendre des cours.

– La vache c’est froid…

© Justayne

_________________


Opus DeiLes batailles de la vie ne sont gagnées ni par les plus forts, ni par les plus rapides mais par ceux qui n'abandonnent jamais.


Dernière édition par Micaela Orsini le Sam 11 Nov - 18:34, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Marius L. Vitale
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trentaine apposée sur la paperasse factice, échine piégée entre deux âges. CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde sel qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté. BESOGNE: : Précieuses qui étincèlent de leurs éclats délétères, joaillier aux phalanges habiles ornant les nuques de gemmes. Murmures et secrets glanés ou soufflés, informations échangées, babines fourbes crapahutant à la cité sainte une fois le crépuscule tombé.
ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. Belle gueule juvénile mensongère et factice. ÉCHINE: : Fils de l'ondine et des abysses dévorant les souffles. Piranha aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, désolation d'un poisson avisé maître de son échine, détournant le regard des bas fonds dégueulasses. @EFFIGIE: : Brendon Urie ❉ faust (ava) / DΛNDELION (gifs/aes) BAFOUILLES: : 2942 PACTE: : 09/04/2017



Message
Jeu 2 Nov - 13:04
eaux profondes
Micaela & Marius

« Darkness is sinking me, commanding my soul. I am under the surface. Where the blackness burns beneath. »
Mirettes qui s'égarent un instant sur le sac délaissé, ne préférant guère y apposer une paume sous peine de tomber sur une quelconque arme ou bombe à retardement, n'oubliant certainement pas la machine à tuer qui fut en face sous ses faux airs de râleuse au myocarde fragile. Désir de ne pas devenir statue de sel de suite, la fin n'étant pas une option envisageable, précautions pourtant maintenues malgré le manque d'hostilité, cette dernière préférant se cantonner aux sarcasmes et mots qui furent renvoyés. Plage déserte qui fut zone de no man's land. Trace invisible d'un deal présent tandis qu'elle se débarrasse des armes, canon suivi du regard en un haussement de sourcil, iris ambrées s'assurant qu'il reste loin de ses paluches alors qu'elle entame un striptease.  

Scepticisme lisible sur ses traits, comédie de la sirène attristée ne passant visiblement pas malgré toute la volonté du monde. Profond soupir, abandonnant le sol pour redresser l'échine et lui tenir tête sur deux pieds, la toisant, bras se croisant sur le torse avec fermeté. Plaisanterie qui ne fut soudainement plus, naguère sérieux, jeu d'acteur insufflant l'outrage de tel remarques déplacées au vu de la situation factice. « Qu'est-ce que tu veux que je dise ? Qu'elle s'est faite bouffer par je ne sais quoi en pleine chasse parce qu'elle avait un petit con d'apprenti pataud dans les pattes ? Qu'est-ce que j'en sais ? Si j'avais été là, elle se pavanerait toujours sur le bitume et pas en dessous. » Fausse irritabilité, locution glaciale au point d'en montrer les crocs aiguisés. Énième performance dont le public fut difficile à convaincre, pointe de drame visiblement nécessaire. « Puis quand bien même elle s'en serait tirée, pourquoi j'te le dirai mh ? » Sifflement venimeux, tâchant de remettre les choses dans leur contexte, chasseresse bavarde qui pourrait délier sa langue avec un peu trop de pression de la part de supérieurs. Locution visant à lui insuffler qu'elle risquait fort de se faire malmener par une hypnose si elle tentait de gratter un peu trop sous la couche, discussion oubliée au profit d'une toute autre.

« Je l'ai jamais touché s'tu veux savoir. C'était pas mon genre, trop bavarde. » Véridique, rouquine qui fut maintenue à distance raisonnable, traitement de faveur particulier alors qu'elle n'eut jamais connu l'ombre d'un drap, attachement platonique entretenu, n'ayant jamais cherché à l'appâter de manière à ce qu'elle finisse par s'abandonner. Mâchoire crispée qui se délie peu à peu, apaisement factice insufflé par les sarcasmes qui furent de retour. « S'il n'y a que ça j'peux t'sortir les écailles, ça devrait te couper l'appétit. » Œillade qui se lève au ciel avant de l'observer faire disparaître les couches, reluquant d'un air désintéressé. « J'ai pas oublié ma part du contrat, t'inquiète pas, j'ai glané quelques infos pour le moins croustillantes. Me foire pas mon suspens de suite tu veux ? J'préfère attendre que tu sois à la flotte et avec une distance de sécurité entre ton bordel de chasseuse et moi avant de larguer la bombe, simple mesure de précaution tu comprends. » Crise d'hystérie en prévision, voyant déjà d'ici le tableau, bien qu'il en fut presque délicieux. Vague impression que la journée ne fut qu'une pièce de théâtre rocambolesque aux trop nombreux rebondissements.  

« T'as moins l'air féroce en slip de bain. » Ricanement alors qu'elle ose à peine effleurer l'écume. Doigts joueurs insufflant leur volonté à l'eau, vague s'élevant de manière à la tremper d'une traite. Geste puéril, immature, bête gloussant à la manière d'un mioche. « Fais pas ta mijaurée, tu vas attirer les gros poissons affamés avec tes manières. » Faire écho aux gestes qu'elle eut précédemment, chemise abandonné au même titre qu'un jeans, dévoilant l'odieux bermuda marine orné d'hibiscus. Nager avec des fringues, quelle idée, typiquement humanoïde. Poisson aux airs de vacanciers, n'ayant que pour fer rouge de sa nature que les branchies clauses ornant les flancs, désormais exposées. Rire ravalé, signe de tête pour qu'elle emboite le pas et s'enfonce d'avantage alors que la saline fut rejointe, odieux orteils s'enfonçant sur le sol marin, ne craignant pas la fraîcheur, jambes illusoires profitant de la caresse méritée de l'eau. Carcasse qui s'enfonce jusqu'à-ce que le niveau atteigne le bassin, retrouvant la chasseresse en visuel, attendant qu'elle ravale son appréhension de l'élément. « Allez amène-toi, j'vais pas te laisser te noyer, j'ai déjà assez d'emmerdes sur le dos avec toutes ces conneries. »
(c) DΛNDELION

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Micaela Orsini
LYCANS - HOWL TO THE MOON
OSSATURE: : 42 ans, petit gabarit musclé et plein de ressources CONTRAT: : Célibataire BESOGNE: : Pas le temps de faire autre chose que chasser pour l'Opus Dei
FABLE: : Des vilains pas beaux qu'il faut buter et je crois que je suis douée. ÉCHINE: : Un truc bâtard qui s'ignore, j'aurais du sang de loup dans les veines. @EFFIGIE: : Penelope Cruz ♦ moi // Signature ♦ Justayne BAFOUILLES: : 3960 PACTE: : 15/02/2017



Message
Sam 11 Nov - 18:36


Eaux Profondes Marius & Mica   – Oh, calme tes nerfs, tu veux bien. Je te rappelle qu’on est en affaire toi et moi. T’as plus que moi sur qui tu peux compter pour te faire oublier de l’Opus alors baisse d’un ton et joue-moi pas la scène de l’outragé.
Qu’est-ce que j’en sais après tout s’ils ont joué au docteur tous les deux ? On en savait assez pour s’intéresser à lui parce qu’il s’approchait un peu trop de l’OD par son intermédiaire à elle. Perso je m’en moque complétement si ça s’est fini sous une couette ou pas. Elle aurait tort de se priver il est plutôt pas mal. Dans cette histoire ce qui m’intéresse c’est de savoir s’il sait quelque chose.
Un léger sourire moqueur suivi d’un ricanement quand il brandit sa cape de super-héros, s’étiquetant sauveur de chausseur. Comme si elle n’était pas suffisamment débrouillarde pour s’en sortir toute seule. Qu’est-ce qu’il croit ? Qu’on choppe notre badge de chasseur dans une pochette surprise !!

– Pourquoi ? Le ricanement moqueur a laissé place à la soudaine froideur du chasseur. Masque dissimulant toutes émotions, qui pourtant se trahissent par ma réponse. ….parce que je peux comprendre qu’on puisse vouloir disparaitre des radars. C’est toi qui voit après tout moi c’était pour t’aider dans le cas où tu me baladais avec des conneries. Si t’es pas au courant, ben t’es pas au courant…ça roule.

Ha ben tiens, elle aussi elle cassait trop. Allez savoir c’est probablement un trait de caractère des chasseurs, voir une arme. Ouais j’exagère un poil mais pendant qu’on cause l’autre en face se concentre un minima sur le son de votre voix et bam diversion. Je sais ce n’est qu’un fantasme, la réalité est tout autre et j’en suis consciente. Il fallait bien que je défende ma propension aux bavardages. Puis si je ne parle il va se faire chier.

Ça faisait longtemps qu’il n’avait pas eu droit à un fuck magistral. Je brandis mon majeur quand il avance l’idée de sortir ses écailles.
– Tu veux vraiment me dégouter ! Haaaaa enfin une bonne nouvelle, par contre la suite je n’aime pas spécialement.   …pourquoi tu voudrais que je te balance une balle après ce que tu m’auras appris !? Savoir que tu sais déjà que ça ne va pas me plaire, j’aime pas ça…

Je hausse les épaules sur sa remarque à propos de mon slip de bain. Au moins il a l’avantage de voir que je ne dissimule rien d’autre sur moi, surtout que le reste va suivre et que je vais virer le haut. Non pas le haut du maillot…tsss. Enfin si je pouvais le garder parce que c’est vraiment froid quand je mets les pieds dans l’eau.
Pompon des pompons une vague plus haute que les autres vient m’éclabousser et me fait pousser un petit cri de surprise. Je me retourne vers lui, en le fustigeant.

– C’est toi qui a fait ça ? T’es amateur de concours de tee-shirt mouillé…parce que c’est mieux sans haut de maillot hein… Je me souviens qu’il avait bien agité la flotte quand j’étais coincée sur cette barque pourrie. Mais alors qu’il se met en short de bain, je retiens une envie de rire deux secondes seulement car j’avoue que ça vaut le coup d’œil. Hahaha j’en ai autant à ton service …tu passerais pour un touriste avec ce short. Quant aux plus gros poissons je compte sur toi pour leur d’aller voir ailleurs.  

Bizarrement je n’ai plus vraiment envie d’aller me foutre à l’eau maintenant qu’il faut y aller. Evidemment lui il y va sans problème. C’est en trainant un peu les pieds que je retourne jusqu’au sac pour abandonner mon tee-shirt mouillé et mes Ray-Ban sur le sac puis vais le rejoindre.

Je m’enfonce jusqu’à hauteur des genoux. Je sens que j’ai le cœur qui se met à battre plus vite, ne parvient pas à rétrécir mon champ visuel sur un plus petit périmètre et non sur l’étendue colossale de la mer. Lui a déjà de l’eau jusqu’à la taille. Je le regarde, tenant mes bras écartés et pliés au-dessus de l’eau, reprenant mon avancée à lenteur d’escargot.

– P’tain c’est froid, je ne sais pas comment tu fais…enfin si je sais mais bon….t’avise pas de me mouiller je te préviens.

J’ai de l’eau jusqu’aux cuisses, je rentre tellement mon ventre parce que c’est froid que je dois avoir la taille aussi épaisse qu’un bouquin. J’ai la chair de poule et tous les inconvénients des effets de la température. Je me trempe la nuque, le ventre et les reins…parait qu’il faut faire ça pour pas subir une hydrocution.
Je me rapproche de lui et je vous assure que je ne suis pas fière du tout mais alors pas du tout. Mon cœur va sortir de ma poitrine si ça continue. Arrivée à sa hauteur, je suis tellement pas rassurée que je me colle contre lui.

– N’y pense même pas. A quoi j’en sais rien mais il est aussi tordu que je peux l’être parfois.

Qui dit mer, dit houle et quand on l’a déjà à hauteur de la taille, on tente de se grandir sur la pointes des pieds…dans du sable autant que c’est impossible. Alors je m’accroche à ses épaules quand l’eau vient me fouetter la peau.

– T’imagine pas que c’est toi qui les fait pointer…j’ai juste froid... Parce que je vois bien que l‘air de rien on va là on ne va plus avoir pieds. Je ne suis plus accrochée mais agrippée. Je déglutis en le regardant, mon regard supplie. …Marius…ne me lâche pas…s’il te plait...je vais avoir peur...j'ai déjà peur Mes doigts s'impriment sur sa peau.

C’est la déchéance totale, supplier une sirène…moi !! P’tain j’aurais dû prendre une bouée.


© Justayne

_________________


Opus DeiLes batailles de la vie ne sont gagnées ni par les plus forts, ni par les plus rapides mais par ceux qui n'abandonnent jamais.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Marius L. Vitale
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trentaine apposée sur la paperasse factice, échine piégée entre deux âges. CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde sel qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté. BESOGNE: : Précieuses qui étincèlent de leurs éclats délétères, joaillier aux phalanges habiles ornant les nuques de gemmes. Murmures et secrets glanés ou soufflés, informations échangées, babines fourbes crapahutant à la cité sainte une fois le crépuscule tombé.
ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. Belle gueule juvénile mensongère et factice. ÉCHINE: : Fils de l'ondine et des abysses dévorant les souffles. Piranha aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, désolation d'un poisson avisé maître de son échine, détournant le regard des bas fonds dégueulasses. @EFFIGIE: : Brendon Urie ❉ faust (ava) / DΛNDELION (gifs/aes) BAFOUILLES: : 2942 PACTE: : 09/04/2017



Message
Aujourd'hui à 0:41
eaux profondes
Micaela & Marius

« Darkness is sinking me, commanding my soul. I am under the surface. Where the blackness burns beneath. »
Mirettes qui se lèvent au ciel au geste pour le moins provocateur et grossier, ricanant l'espace d'une seconde avant de désigner ses pieds. « C'est plus appétissant que tes odieux petits orteils boudinés. » Toutes les mêmes. Savoir étaler des tripes et autres horreurs et être rebutées par quelques écailles qui furent pourtant plus élégantes que ces protubérances qui parurent incomplètes et gigotant dans tout les sens. Détestables pieds, avis forcément divergents de par la différence d'espèce, au delà du fait de l'endoctrinement de l'Opus Dei, implantant le fait que l'étranger fut forcément monstrueux. « J'préfère parer toutes les éventualités, j'ai bien étudié ton dossier et y a du lourd tu peux m'croire. » Suspens donné, maintenu, ne le dissimulant certainement pas.

Feinter l'innocence, exagérée face à l'accusation. « Moi ? J'oserai jamais. » Insister sur le dernier mot, rictus carnassier aux tenailles aiguisées s'esquissant. « Faut bien que j'passe incognito et attire l'attention autre part que sur mes branchies. » Excuse qui s'extirpe, marmonnée malgré tout, détestable bermuda qui fut le premier venu, à ce demander comment il eut trouvé une place au beau milieu des chemises immaculées. Tissus qui ne fut qu'accessoire, jambes maigrichonnes et jugées trop petites qui furent déjà vêtement en elles-mêmes, pourtant être coutumier du paraître, mieux attirer dans les crocs, profession au milieu des précieuses exigeant un certain attrait visuel pour les refourguer aux plus opulents.

« J'te croyais plus coriace que ça. » Râlerie qui s'échappe alors que les bras se croisent. Elle traine, cherche un amoncèlement d'excuses qui furent piètre, comme si la température fut le problème. De toute manière avoir l'avantage de dompter la flotte, de la ramener de force si elle s'attardait un peu trop, jouant avec la patience qui fut limitée. Attente qui finit par payer, miracle que de la voir débarquer, bien que la distance de sécurité fut un brin trop franchie, à la limite du déraisonnable. Enfin jusqu'à-ce qu'elle finisse par se cramponner comme une mioche qui aurait peur du noir en pleine nuit. Voyons le bon côté des choses, ça avait le mérite de la rendre inoffensive et lui rabattre le caquet. « Doucement, j'vais commencer à croire que t'en profite. » Malaise. Ne pas véritablement être coutumier de ce genre de contact, loin d'être adulte raisonnable et rassurant, pillier, plutôt le genre monstre dans le placard et mangeur d'hommes, de l'autre côté de la frontière. Les paumes s'égarent dans son dos, la maintiennent, avançant dans l'onde pour s'y enfoncer d'avantage jusqu'aux épaules. « J'ai glissé. » Paluche qui s'égare un peu trop bas, se perdant une seconde sur le galbe d'une fesse. Pour ce genre de proximité en revanche, il y avait du monde.

« C'pas que j'aime pas être tripoté ou que tu me supplies comme si ta vie en dépendait, mais va falloir que tu m'lâches, le but c'est pas de faire la moule sur son rocher. J'maitrise la flotte, elle va te porter et de garder en surface, j'te promet. » Dés-serrer l'emprise, tentative de la laisser voguer en douceur, lui prouver qu'elle serait portée par la saline, apaisant la houle pour éviter toute crise d'angoisse à laquelle les tympans ne résisteraient pas. « Tiens j'vais t'aider un peu en t'occupant l'esprit. » Pas certain que l'idée fut judicieuse, surtout au vu du sujet aborder alors que la zone fut désormais sans risques. « J'ai du remonter pas mal dans les dossiers, crois-moi c'était pas évident. Apparemment ta mère était du genre à vendre sa couenne au plus offrant dans un bordel. Apparemment ton gang de requins en avait après elle. » Commencer en douceur, préparer le terrain, attendre avant de larguer la bombe.
(c) DΛNDELION

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



Contenu sponsorisé



Message
Revenir en haut Aller en bas
 
« eaux profondes » ❉ Micaela
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Toutes les eaux sont couleur de noyade. [PV Aélis]
» Eaux croupies, rattus norvegicus
» Dégâts des eaux [Jena]
» [ Toutes les eaux sont couleur de noyade ] - [ PV ]
» Pierre, sauvé des eaux!

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
RIGOR MORTIS ::  :: PÉRIPHÉRIE ROMAINE :: → PLAGE-
Sauter vers: