Have you seen me coming? - Ft Calvin Johnson

 :: PLACE DE LA ROTONDE
Have you seen me coming? - Ft Calvin Johnson - Ven 27 Oct - 1:10
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Have you seen me coming?

L’air frais de l’automne est vivifiant. C’est en plein de ce que Ligie et moi avions besoin. La dernière semaine a été pénible avec la visite d’urgence chez le véto, un moment de paix n’est pas de refus. Je m’en veux toujours de ne pas prendre assez de marche avec mon bébé. C’est plus fort qu’elle si elle détruit tout dans ma maison. Comment lui en vouloir? Une Pit Bull de 2 ans qui ne sort qu’une ou deux fois par semaine, c’est pas recommandable. Pas du tout. C’est pourquoi j’ai commencé un rituel avant de quitter pour le boulot de toujours prendre le temps de marcher avec elle. Du coup,  depuis deux jours je suis dans cette routine, mais cette petite démone ne sait pas marcher. Elle tire constamment. Une chance que ma force est considérable sinon je l’aurais perdue dans les rues de Rome. Aujourd’hui, j’ai congé et je compte bien en profiter. En route au centre! Équipée d’un chapeau, de petits sacs et de mon courage, je marche en direction d’une pâtisserie qui me plaît bien.

Tel qu’attendu, Ligie tire tellement qu’elle râle d’essoufflement. Je ne sais tout simplement pas ce qu’il clique dans sa grosse tête quand je lui mets une laisse. Les odeurs environnantes ont mon attention. Je suis la piste vers les macarons. La salive s’accumule et je dois déglutir. Pardieu que c’est bon! Tout d’un coup, un courant d’air passe dans la petite rue où je me trouve. Je retiens mon chapeau de peine et de misère. C’est à ce moment que la maille de fer du collier de Ligie décide de céder après 3 jours de tirage abusé. Sans plus attendre, Ligie s’enfuit au bout de la rue et bifurque à la gauche. Fuck! J’espère qu’elle touchera à personne! Mes pas s’accélèrent et je suis en train de courir derrière elle.

Au bout de la rue, je prends un certain temps pour cibler l’odeur de Ligie et seulement la sienne. Le processus prend quelques secondes. Sachant qu’il risque de s’envoler, je retire mon chapeau et m’élance en courant sur la piste de Ligie. J’évite de près les automobilistes et les motos. La peur qu’elle ne se fasse frappée grandie en moi comme des lierres épineux. Et si après la frousse du vétérinaire, je la perds finalement dans un accident d’auto.  Je traverse le trafic et pas d’odeur de sang de Ligie, mais je sens que je m’approche d’elle. L’odeur est moins diluée et vague. Un parc se dessine entre les bâtisses. Ligie semble être passée par là. Je continue ma course jusqu’à une fontaine. La voilà enfin en train de fixer un inconnu.  En approchant, je remarque que l’homme ne fait pas très italien avec sa chevelure de blé et ses yeux bleus digne des glaciers. Je cache mes cheveux en pagaille avec mon chapeau Sait-il parler en italien alors? Dans le doute, j’y vais pour l'anglais.

« Ne bougez plus, je vous prie. C’est ma chienne, je m'en occupe.»

« Ligie, au pied! Tu me fais courir tout Rome et je te retrouve en tête à tête avec un bellâtre! On rentre à la maison jeune fille!», dis-je en italien autoritairement.

Je vois bien qu’elle m’entend cette petite imp! Ses oreilles ont tiqué en m’entendant. Mais elle reste comme ça, en train de le fixer.  Je me demande seulement si elle va finir par agiter sa mini-queue ou bien grogner. Je m’approche tout de même dans l’espoir de l’attraper par le collier à paillettes avant qu’elle ne pense aller goûter au mollet de l’inconnu.


HRP:
 
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Have you seen me coming? - Ft Calvin Johnson - Ven 27 Oct - 22:27
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Have you seen me coming ? Calypso & Calvin

Aujourd’hui, je joue les touristes, flirtant avec le flux incessant de ces gens venus visiter la belle et antique cité de Rome. Aujourd’hui comme souvent d’ailleurs, car j’apprécie toujours autant ces bains de foule qui ne sont pas sans me rappeler ceux d’avant quand le succès était encore mien. Dans cette foule anonyme, je ne suis qu’un touriste parmi tant d’autres. Et, contrairement à bien des médiums, je ne fuis pas la foule, les places bondées, le brouhaha des voix et des rires, des conversations menées bon train pour se faire entendre, les places où les gens ont toujours un peu tendance à se bousculer pour pouvoir passer avant les autres quand la curiosité se fait trop vive, ou quand quelqu’un est trop pressé. Contrairement à ces gens si sensibles à l’aura des autres et à leurs émotions, je sais faire le tri, je garde le contrôle de mon empathie et surtout de mon pouvoir. Il ne se déclenche pas au hasard des rencontres, ou devrais-je dire, cela n’arrive presque plus.

C’était le cas, avant, à mes débuts quand je ne maîtrisais pas mes capacités. Le moindre contact, le moindre effleurement et je voyais ce qui est inaccessible au commun des mortels, au risque de me prendre de sacrées baffes. Comme je l’ai appris depuis longtemps, tout secret n’est pas bon à être découvert. L’homme cache parfois une terrible part d’ombre qu’il vaut mieux justement ne pas mettre en lumière.  Aujourd’hui ces secrets, je les connais, je les explore sans remord, gardant pour moi les petites découvertes que je fais au hasard, jouant les voyeurs, pas par plaisir pervers, mais pour rester maître de mon pouvoir, pour garder le contrôle toujours et en toute occasion. Et pour ce faire, il doit être utilisé régulièrement, tel un joueur de foot qui s’entraîne chaque jour.

Pourtant malgré ces entraînements quand mon portable sonne, je ne me réjouis pas de voir qui m’appelle. Judith, mon assistante et grande alliée de toujours va me relancer. Et ce n’est pas grâce à mon don que je sais ça, ou à ma sorcellerie de volvö, mais parce que chaque fois qu’elle appelle, c’est pour la même raison. Et une fois de plus, ça ne manque pas. Judith utilise un ton alarmé, exagère, me fait part de l’état de mes finances, s’inquiète pour moi, geint, exige, gronde, menace mais rien n’y fait. Je ne suis pas encore prêt. Elle doit me laisser plus de temps. Qu’elle joue un peu plus sur le domaine des produits dérivés marqués à mon effigie qu’elle trouve une solution, c’est son rôle, je la paie pour ça et elle est très douée ! Ok, je ne suis peut-être qu’un sale ingrat sur ce coup mais tant pis.

- Désolé Judith, mais je sais que tu trouveras une solution, comme toujours.
- Je n’fais pas des miracles, Cal ! Si tu ne retournes pas sur scène, les gens vont finir par t’oublier, t’oublier complètement.
- C’est peut-être ce qui peut m’arriver de mieux !

Je sens que Judith est interloquée à l’autre bout de l’appareil. Elle hésite, cherche ses mots, mais je ne lui laisse pas le temps d’enchérir à ses reproches. Je mets fin à l’appel et ce n’est qu’au moment où je range mon portable dans la poche de mon blouson que je le vois. J’essaie d’oublier les mots de Judith pour comprendre ce qui se passe. Je ne l’ai pas vu débouler ce chien. Il semble surgi de nulle part et à ma surprise, il s’est planté là devant moi et me fixe de son regard dont je ne parviens pas à deviner l’essence. Je plisse les yeux, le fixe, cherchant à décrypter les codes canins. J’ai eu un chien autrefois et j’ai toujours adoré ces animaux, comme les chats, sans préférence pour l’un ou l’autre, chacun ayant sa personnalité propre. Celui-là, c’est un molosse et ils n’ont pas très bonne réputation. Pourtant je sais que je ne dois jamais me fier aux apparences, quelque chose qui fonctionne autant sur les animaux que sur les hommes. ….

Mais malgré mes observations, je ne sais définir s’il a l’intention de me bouffer et que pour le moment il étudie sa proie, ou si c’est autre chose qu’il veut ? Un nouvel ami ? Sans blague, ce chien doit se ficher de tous ces touristes comme de son premier os, sauf que je ne suis pas vraiment un touriste. Alors quoi ? Et aussi pourquoi moi ? Je ne suis pas le seul assis sur les marches entourant cette fontaine. Mon regard balaie les gens autour de moi, mais la plupart se sont prudemment écartés en voyant débarquer le molossoïde. Je ne peux leur en vouloir. Sa masse de muscle est impressionnante.  Mouais, ses mâchoires pourraient faire de jolis dégâts sur mon humble personne. Alors je me dis qu’il faut que je tente une négociation, tout en douceur ! Histoire de ne pas l’énerver.

- Salut le toutou ! Alors, tu t’es perdu ?

Bon je vois bien au mouvement de ses oreilles qu’il m’écoute. Allez on continue les négociations.

- T'as faim ?

Sauf que j’ai rien à bouffer sur moi. Je regarde autour de moi et je vois un de ces petits stand de panini.

- Un sandwich, ça te dirait ?

Je lui ai parlé en italien, dans le doute. Il a l’air de connaître le coin non ? Oui je sais, cette idée est complètement ridicule, mais les chiens ont cette capacité très particulière de vous tourner en ridicule. Et je sens que je vais en rajouter une couche quand enfin je vois une jeune femme débarquer et vu la façon dont elle se précipite vers le chien, je sais qu’il s’agit de sa maîtresse. J’affiche alors un sourire en la voyant s’approcher, avec un rien de soulagement. Mais mon soulagement s’étiole aussi rapidement qu’il est apparu aux paroles de cette jeune femme.  Ne pas bouger qu’elle me dit. Je crois bien que j’ai retenu ma respiration au moment où elle m’a dit ça.

Je l’observe, et j’attends avant de l’entendre s’exprimer en italien cette fois. De toute évidence mon apparence décontractée, blouson jogger à capuche, tee shirt rock imprimé et Jean ont fait leur petit effet. Ou alors c’est simplement ma tignasse blonde. Bref, les mots qu’elle prononce m’aident à retrouver mon souffle et j’hésite entre rire ou m’offusquer. Bellâtre ! Elle vient d’égratigner mon égo.

- Jeune fille ?
lui dis-je dans un italien parfait et nettement moqueur. Je comprends mieux pourquoi elle est venue vers moi, ça doit être mon côté bellâtre.

Et je suis tout sourire pour cette jeune femme qui m’a pris pour un de ces touristes ne parlant pas un traître mot d’italien. Mais je le maîtrise aussi bien que l’anglais, le français ou d’autres langues européennes. Et oui charmante demoiselle, ne jamais se fier aux apparences.

- Je lui ai proposé un panini, je me demandais si elle avait faim et comme je tiens à ma peau.


Il est bon de noter que pendant cet échange, je n’ai pas bougé d’un poil. Simple précaution n’est-ce pas ? Surtout que le chien semble toujours aussi intéressé. Ou peut-être a-t-il juste capté le mot Panini ? enfin elle, c’est une femelle, enfin, une jeune fille. Quand je dis que les chiens ont la faculté de nous ridiculiser !



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Have you seen me coming? - Ft Calvin Johnson - Lun 15 Jan - 23:17
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Have you seen me coming?

Oupsy, je vois bien qu’avec mes avertissements, j’ai créé plus de craintes que de réconfort pour l’inconnu. Il semble complètement décontenancé. Certes, Ligie est imprévisible, mais à voir sa posture je me doute qu’elle veut simplement savoir si l’inconnu veut bien la flatter. J’aurais bien pu me taire. Cette impression augmente lorsque j’entends le blondinet me parler en italien. Serait-il amusé ou vexé par mon interprétation de sa beauté? Il a le sens du jeu ce gaillard. Ou plutôt de la répartie déguisée? Un sourire s’esquisse sur mon visage. Il m’amuse, mais trêve de plaisanterie, je dois reprendre le contrôle de Ligie! Quoi quoi? Un panini? Elle vient de sortir de chez le véto à cause de sa tendance à bouffer autre chose que sa nourriture à chien, je ne désire pas qu’elle prenne celle des paninis.

« Je suis heureuse d’être arrivée à temps dans ce cas! Cette boule de poils a déjà tendance à se goinfrer de n’importe quoi. Ne l’invitons pas au panini, s’il-vous-plaît.», dis-je semi-outrée, semi-amusée. Histoire de briser la tension, je reprends le contrôle de la situation en me plaçant entre Ligie et lui. « Si tu ne sauves encore, plus de biscuits au retour!», la menaçais-je alors que je tends la main pour saisir son collier à paillettes.

Je ne sais pas trop si mon autorité canine a fait sa magie pour une fois ou bien qu’elle était simplement tannée de me tourner en bourrique, elle ne s’est pas sauvé. Elle s’est plutôt jeter sur moi pour me donner des bisous baveux. Je me retourne vers la victime de Ligie entre deux léchées en riant un peu dégoûtée. « Ça suffit les bisous Ligie! Montre plutôt à ton nouvel ami comment gentille tu es.» Je relève la tête vers lui pour le sonder. « Si vous le voulez bien. Ne vous sentez pas obligé.» Je caresse la grosse tête de Ligie avant de me relever pour me placer aux côtés du blond et de tendre la main vers ma chienne pour qu’elle nous sente tous les deux en même temps et lui montrer qu’il peut autant la flatter que moi-même. Ligie est contente et branle joyeusement de la queue aux caresses qui lui sont prodiguées. « Vous voyez, Ligie n’est pas si dangereuse que ça, non?», lui dis-je en le regardant furtivement derrière mon épaule. Malgré son allure complètement décontractée, il est incontestablement beau gosse. Je plaisantais tout à l’heure pour désarmer la situation, mais il n’est pas mal du tout. Ligie a définitivement du goût. Je pourrais bien le croquer un peu avant ou après mon éclair au chocolat? Juste un peu, je ne suis pas affamée, mais avant de l’être, il faut bien manger par ci par là.

«  Maintenant que les présentations avec Ligie sont faites, je vous dois bien la mienne», enchainais-je lui tendant la main. « Je m’appelle Calypso, et vous?» Des rencontres fortuites comme cela peuvent être très plaisante. Pourquoi pas en profiter? Je décide de prendre les devants, c’est généralement dans ma nature. Pas besoin d’aller contre-courant alors. « Je m’en allais dans une pâtisserie non loin d’ici si vous voulez, la compagnie d’un bellâtre ne serait pas de refus.» Et oui, j’ai osé retourner ma petite gaffe en sobriquet affectueux. Si j’ai bien cerné son côté joueur, on pourra s’amuser un peu plus longtemps.
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Have you seen me coming? - Ft Calvin Johnson - Mer 17 Jan - 14:16
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Have you seen me coming ? Calypso & Calvin


L’intervention de sa maîtresse aurait pu certes être un soulagement, si elle n’avait pas glissé un avertissement redoutablement efficace au vu du molosse qui me regarde toujours fixement. Alors bien sûr, j’ai eu l’idée d’acheter sa gentillesse en lui offrant le premier truc à bouffer que j’ai vu autour de moi. Et d’après ce que je comprends quand la maîtresse de « la demoiselle » réagit, cela aurait pu être un bon argument de négociation. Je retiendrai pour la prochaine fois si jamais !

Ma perplexité laisse enfin place au soulagement définitivement quand je comprends que le chien voulait simplement un peu d’attention de ma part.  Je fais mine d’être contrit face aux reproches de la propriétaire du chien qui me fait par de la gourmandise excessive de sa chienne.

- Navré ! Vous ne vous m’y reprendrez plus, promis ! Désolé « Mademoiselle », pas de panini pour toi ! dis-je en m’adressant cette fois au chien avec un regard affectueux.

Ce que le chien parait parfaitement comprendre au vu de sa mine. Ou peut-être suis-je en train de devenir fou ? Ca ne serait pas la première fois que je me laisse embobiner par un animal ! J’assiste alors à une touchante scène de retrouvaille qui leur vaut un sourire amusé de ma part. Après les réprimandes de sa maîtresse, la chienne a eu droit tout de même à une dose de câlin. Et quand à mon tour elle m’invite à en faire de même, je m’accroupis devant « Mademoiselle » pour tout d’abord tendre la main vers la truffe de l’animal afin qu’il puisse faire connaissance, avant d’aventurer ma main plus en avant sur son doux pelage brillant. Une chienne bien soignée, à n’en pas douter. Je tache cependant d’éviter les coups de langue de l’animal, les bisous baveux, ce n’est pas ce que j’apprécie le plus !

- Tu es une gentille demoiselle, lui dis-je sur un ton amusé toujours.

Je la flatte une dernière fois, gratouillant ses oreilles courtes, puis je me redresse pour répondre à la jeune femme.

- Non en effet, elle ne l’est pas, mais je préfère toujours tenir compte des avertissements qu’on me donne.

Je lui souris toujours, ne lui tenant aucunement rigueur pour le petit incident avec sa chienne. Je trouve même que c’est une entrée en matière plutôt originale, si tant est qu’elle ai pu prévoir la petite fugue de son animal. Elle se présente et je sers doucement la main qu’elle me tend :

- Calypso ? Comme c’est original. Quant à moi, je n’ai pas la réputation d’Ulysse, bien que comme lui je suis un voyageur naufragé, venu me réfugier à Rome. Je m’appelle Calvin Johnson, héritier d’autres légendes s’il vous plait.

Après ces présentations fort courtoises, elle me propose d’aller déguster une pâtisserie en sa compagnie, n’hésitant pas à me redonner du bellâtre par la même occasion, malgré le fait qu’elle sache que je comprends et parle parfaitement sa langue. J’accepte la petite pique et me permets même d’en rire. Il faut dire que l’invitation est au moins aussi originale que l’entrée en matière.

- Le bellâtre accepte, et j’espère que « mademoiselle » votre toutou ne m’en voudra pas de me laisser aller à un accès de gourmandise alors qu’elle-même est au régime !

Je lui emboîte de fait le pas, la suivant jusqu’à la pâtisserie en question qui est accolée à une charmante cafétéria comme il y en a tant à Rome. Nous prenons place à l’une des tables et courtois toujours, je lui laisse la priorité de la commande face au serveur qui se présente aussitôt.


©️ Justayne
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