tandis que j'agonise (faith)

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Giacomo Fibonacci
LYCANS - HOWL TO THE MOON
OSSATURE: : 49 s'étiole au faciès marbré de l'ancien. fissures notées au masque pourrissant d'un carnaval passé. CONTRAT: : divorce notifié. le myocarde cogne de noces nouvelles, l'attrait retrouvé, les bacchanales mortuaires pour un noctule enivrant. BESOGNE: : inspecteur, police criminelle. le canon logé à la paume, le sang en rigole sur la parure et les lippes. traque de la fourberie humaine. paluches plongées à la fange, aux cercles infernaux. moissonneur de pécheurs. crocs aux cuisseaux.
ÉCORCE: : 147, vie de moitié incisée. tombeau encore éloigné. ÉCHINE: : lupus sous l'échine du mensonge. monstre au revers du costume. l'humain est un pyjama, une erreur, le voile d'une stupeur cannibale. GANG: : nostro regno. paluches à la poudre séquestrée. paquets revendus au contrat malsain des trafiquants. picaille prospère. orbes clos aux transactions. @EFFIGIE: : MIKKELSEN (THINKKY, CRACK IN TIME) BAFOUILLES: : 4754 PACTE: : 14/12/2016



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Dim 29 Oct - 14:32


tandis que j'agonise


Arcane nocturne des pensées chevrotant à la caboche lupine. Plusieurs mois maintenant que l’effroyable s’est déroulé. Ne pas oublier. Garder à la mémoire. Ne laisser aucun fragment rejoindre le néant. Refuser la baignade au Léthé salvateur d’une folie qui pourrait poindre à chaque pensée. Enfant. Broyée. Démantibulée. Carnage. Les souvenirs sont nets. Précision effroyable. Du corps, il n’en reste rien aujourd’hui, juste les cendres, les miettes d’une vie éparpillée. Et lui n’avoue pas l’infâme, le vol d’un morceau, la croyance qu’en dévorant un reste, il l’a portera toujours en lui. Lupin malade. Des mois que l’enfant est retournée à la terre, au vent, aux racines du monde. Linceul d’une vie à peine entamée. D’autres disent qu’il n’a pas tout perdu, qu’il lui reste un enfant, un écho, le jumeau. Différent. L’attachement n’est pas le même. Garçon brigand lui rappelant son propre passé. Amour paternel qu’il n’a jamais su lui porter. Regard toujours accusateur, paluches prêtes à foudroyer la carne. Du fils, il l’abandonne à ses misères, ne sait plus le voir, retrouver les billes unique similarité avec l’Envolée.

Céleste contemplation. Il ne peut prétendre à l’observation de quelques étoiles. Les lampadaires de la ville détruisent toute initiative astronomique. Pourtant, le museau se lève, comme une prière, une croyance qu’elle s’est faufilée là-haut ; l’enfant. On ricane de savoir qu’il lui envisage un paradis, une terre d’accueil à l’âme boursouflée d’un massacre. La croire en sécurité.

Dédale des ruelles. Quelques touristes croisent sa route, quémandent chemin qu’il leur indique à l’envers. Peuplade qu’il côtoie assez au commissariat, refus d’entendre plus longtemps leurs jérémiades. Pas en service, pas disponible. Venelles où se faufilent les diables, de toutes ces ombres attendant le festin. Lui semble ne craindre personne. Le Loup. L’animal des contes. La fin semble être oubliée. Page déchirée.

Boutique ouverte aux heures improbable. Plusieurs semaines qu’il vient, murmure ce qu’il désire, ne choisit jamais les mêmes fleurs. Signification n’ayant aucune importance. Il choisit à celles qu’il estime être les plus belles. Garnir le cénotaphe de l’enfant. Construire une couronne. Fleuriste à laquelle il n’accorde que le minimum. Politesses dans lesquelles il ne se vautre pas. Aucune envie de jouer au loubard draguant la femelle. Goût pour le néant. Bonsoir. Celles-ci. Merci. Au-revoir. Le dialogue se consume du minimum. Puis, c’est la disparition, l’envolée entre les ombres cannibales d’une Rome sanguinaire. Forum. Vestiges du temps massacré. Il se faufile sans difficulté, s’immerge entre les pierres de siècles trépassés. Temple de la Concorde. Lieu où elle venait souvent, s’amusait à lui décrire, recréer l’architecture déchue. C’est là qu’il a érigé le souvenir, là que sont déposées les fleurs. Recueillement perturbé. Présence. “J’suis inspecteur, pas b’soin d’sortir vos menottes, j’mène une enquête, retournez à vot’ paperasse.” Flicaille qu’il s’imagine. Peut-être un gardien. Corps qui ne pivote pas en direction de l’intrus(e).



claude gueuse

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Faith Ruthven
VAMPIRES - THE JAGGED JAWS
OSSATURE: : enveloppée d'une ossature de 22 ans CONTRAT: : se déclare être en couple avec James, dont elle est follement amoureuse BESOGNE: : elle travaille et s'épanouit en tant que fleuriste de nuit
ÉCORCE: : elle a vingt-trois ans désormais ÉCHINE: : elle est de la race des "suceurs de sang" depuis un an déjà PRESTIGE: : comme les autres, elle possède d'extraordinaires capacités de vitesse et de force GANG: : elle a prêté allégeance au clan Gallerini, et elle en est fière @EFFIGIE: : Darya Goncharova, avatar by Chataigna, signature by Unbreakable BAFOUILLES: : 478 PACTE: : 12/10/2017



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Mar 31 Oct - 8:37
ft.
Giacomo
Fibonacci
Tandis que j'agonise
Le patron avait piqué un fard en voyant Faith revenir après une semaine sans être venue travailler. Une semaine qu'elle avait eu du mal à justifier. Une semaine qu'on abusait de son corps et de son âme, une semaine qui avait fait naître une autre personne, bien trop différente de la première. « Qu'est-ce que ça peut vous faire ? J'suis revenue. De toute façon vous ne pouvez pas me licencier, vous vous retrouveriez dans la merde auprès des clients de nuit. » avait-elle lâché sèchement, mâchoire serrée. Elle avait vécu trop de souffrances pour y prétendre. Tout avait commencé à cause de son frère, de cette famille qui n'en était plus une. Elle continuait à se briser petit à petit et ce n'était qu'une question de temps avant que les parents ne décident d'exclure leur fille du manoir. Un monstre. C'était ce qu'elle était et elle était enfin parvenue à l'accepter, parce qu'il en serait ainsi pour encore bien des millénaires. Elle continuerait à faire ces magnifiques bouquets pour des clients nocturnes qui avaient besoin d'elle. C'était son idée, de travailler de nuit du jour au lendemain, et après un test, le patron avait adopté cette forme définitive. On ne disait jamais non à une hausse du chiffre d'affaire. D'une main sûre, elle assemble les fleurs que les clients lui donnent, s'applique pour que ce soit le plus joli bouquet du monde. Lui, elle le voit très souvent. Elle lui sourit, elle fait la femme polie, mais il reste toujours silencieux. « Vous avez fait un très bon choix, aujourd'hui. » lançait-elle souvent. Et à force de le voir venir, elle s'était imaginé qu'il allait offrir cette perle rare à une femme qui en serait ravie. En tout cas, elle, serait totalement heureuse de recevoir un tel bouquet chaque semaine. Alors, elle tamponna la carte de fidélité tout en ayant en tête une idée merveilleuse. Elle voulait voir, rien que par curiosité, à qui il allait rendre visite, quel était la réaction de cette femme, ou de ces femmes, s'il y en avait plusieurs. Elle le laissa payer et attendit qu'il soit dehors pour fermer la boutique. Retirant son tablier, éteignant les lumières, verrouillant les portes en acceptant sa nature vampirique. Ensuite, elle s'engouffre dans la nuit, et d'un pas discret, se met à le suivre. Mais le chemin qu'il emprunte l'inquiète de plus en plus. Ce n'est pas vers des hôtels luxueux qu'il se rend mais... Au loin, se dessine des pointes de mausolées, et un silence assourdissant. Elle connaissait le lieu pour y être déjà allée, pour y torturer un pauvre humain qui n'avait pas survécu. Un frisson lui parcourut l'échine à l'idée qu'il puisse oser donner rendez-vous à quelqu'un ici, mais elle continue de tracer sa route. Là, elle reste dans l'ombre, et sursaute quand la voix de cet homme retentit. Elle pince les lèvres, regarde le sol, prend une grande inspiration avant d'oser parler, honteuse d'être là. Elle en oubliait presque cette odeur lycanthropique qui le caractérisait. « Drôle d'enquête que vous menez là, monsieur. » dit-elle en déglutissant. Elle s'avance alors de quelques pas, observe la tombe devant laquelle il se recueille. C'était la première fois qu'elle se mettait dans une telle situation et elle ne savait pas vraiment ce qu'elle devait dire, mais elle tenta quelques mots, avec la douceur qui la caractérisait tant. « Je suis... Sincèrement désolée pour vous. Qui était-ce, pour vous ? » Elle savait que ce n'était pas un lieu pour parler, mais sa curiosité était bien trop grande pour se taire. Et puis, ce lieu était fait pour se recueillir, elle ne voyait pas en quoi cela dérangerait les morts de parler d'eux, d'entretenir leur souvenir. Elle aussi, avait envoyé des gens dans des tombes. Elle voulait probablement se racheter, et essayer d'être une meilleure personne.

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