Deyr Einn, Spirar Einn ft Varri▲ TERMINÉ

 :: supplément au voyage :: SECTEUR EST
Deyr Einn, Spirar Einn ft Varri▲ TERMINÉ - Dim 29 Oct - 19:21
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lycans
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EFFIGIE : Jason Momoa
BAFOUILLES : 8237
PACTE : 06/06/2017


OSSATURE : 38 ans
CONTRAT : C'est compliqué / Varribataire - c'est comme être en couple sauf qu'on se l'avoue pas / Polygamie non assumée avec les vins et les spiritueux de la supérette discount du coin
BESOGNE : Sentinelle, chimiste et auto-capitaine pour le compte de la Nostro Regno
ÉCHINE : Suprématie anéantie - Lupin
PRESTIGE : Sens accrus - Plus agile, plus fort, plus rapide que le commun des mortels, mais pas que le commun des surnaturels - Régénération - Rage, impulsivité, agressivité CHECK - Capacité à péter les plombs en un temps record, CHECK - Instincts primaires enclenchés CHECK - Titiller l'bestiaux : NON CONSEILLE
GANG : Nostro Regno
CREDIT : Sign code by Solosland © Gifs by Varri <3 & QCEENMERAS

DEYR EINN, SPIRAR EINN
VARRI & LARS


Couché en travers du le lit j’ai la tête renversée en arrière, dodelinant dans le vide. Les bras tendus devant moi tiennent fermement la pochette du DVD que Varri m’a offert, il y a de ça une quinzaine de jours, et que nous n’avons toujours pas visionné. J’en étudie les images comme si c’était la première fois que je les voyais, écoutant d’une oreille distraite la télévision causer dans cette langue latine que je commence à trouver indigeste. Mais Varri a l’air concentré, parce qu’il faut qu’elle apprenne. Alors on se bouffe du journal télévisé à toutes les sauces et à toutes les heures. Tellement bien que ça c’est presque ritualisé, dans une espèce de routine étrange et inhabituelle. D’abord ses pieds massent mes flancs au gré des mots et des termes qu’elle ne comprend pas – pas pour que je les lui explique, seulement parce que ça l’énerve qu’ils parlent tous si vite – ou les draps, et, dès que son nez se retrousse, contrariée de n’arriver à rien, c’est généralement le moment propice pour passer entre ses cuisses. Comme si son énervement faisait office de baromètre sexuel. Surprenant mais diablement efficace.

Je me redresse vaguement sur un coude pour lui jeter un coup d’œil distrait. Elle malaxe la télécommande. Mâchouille sa lèvre inférieure. - Tu te souviens que je ne travaille pas ce soir ?, soufflé-je en tapotant sa cheville, celle dont les orteils pianotent contre mes côtes. Ses prunelles vert d’eau semblent vaciller ; sortir d’une espèce de contemplation irritée et désagréable. Se posent sur moi dans une évidence inoubliable. Ca serait bien qu’on regarde un dessin animé, à la place de tes trucs de merde, ai-je envie de proposer en brandissant fièrement la jaquette d’Hercule. Or Varri me prend de court avec des lubies d’évasions qui me font repartir en arrière. – C’est moche, Rome, craché-je en battant des jambes, dans un caprice puéril. – Il faut compter pas moins d’une putain d’heure de route juste pour sortir de la ville… N’imagine même pas pour trouver un coin de verdure… Puis je ne connais pas l’Italie, même si mes papiers assurent que je suis de Florence. Je sais A PEINE où est Florence, d’ailleurs, alors tu penses, un petit coin de paradis avec de l’herbe, des arbres et pas un broc de bitume… Il va nous falloir 6 heures avant d’y tomber dessus.

Et là voilà qui râle, Varri. Qui minaude en se mettant en mouvement pour se rapprocher de moi. Elle a des prétextes plein la manche ; de bons arguments que j’élude à grand renfort de grimaces désapprobatrices et de références cinématographiques fallacieuses – - Hercule peut te faire voyager jusqu’en Grèce ! C’est lorsque ses mains taquinent. Que sa bouche susurre et que sa langue vient chercher la mienne que je cède dans un soupir concupiscent. – Je vais te montrer les étoiles Amour. Et sans te faire sortir de Rome.


C’est l’une de ses soirées mystérieuses, oppressantes, comme il y a en parfois à Rome ; quand la cime des bâtiments tapis à l’horizon est engloutie par le brouillard. Ici, plus qu’ailleurs, le monde parait vide et léger, peut-être même menaçant – parce qu’il est plus sombre, inconnu, qu’il est né d’époque lointaine – mais d’une menace gorgée d’histoires et de légendes dans laquelle on a envie de se laisser tomber. Le territoire est grand, devant nous, en contrebas - mythique et mystique. Le paysage est impérial derrière nous, avec ses terrasses ouvertes et sa verdure prestigieuse. Mes semelles se posent sur l’herbe mouillée dans un crissement ténue lorsque je me redresse de toute ma stature pour me repaître de ce que le point de vu nous offre. J’ai l’impression d’être sur l’Olympe ; sur une ancienne terre abandonnée au dessus des nuages quand à peine 50 mètres nous séparent de la vallée. Pourtant les repères connus sont biaisés. Flottent comme les souvenirs d’une autre vie, isolée et déconnectée. Seul perce à travers cette ambiance intemporelle, le Tabularium, le Colisée et juste au-dessous du regard, sur les restes de la Maison des Vestales, le Forum Romain. – Bienvenue au Mont Palatin, dans les Jardins Farnèse, murmuré-je comme si on pouvait nous entendre en lui décochant un regard de biais. Je t’aurais bien amené au Mont Mario, parce qu’il est plus vert et plus beau mais, comme c’est là bas que vous avez retrouvé le corps des six Sames… Il est évident que ça aurait été nettement moins romantique pour une première sortie ensemble.Tout ça… J’englobe d’un geste ample les monuments, le ciel et les nuages. – Tout ça me rappelle comme les paysages de Kiruna me manquent, soufflé-je l’esprit embrumé par les images de notre ville natale. Là où les maisons ne ressemblent pas à ça, où la langue moquée m’est pourtant plus familière qu’aucune autre ; où les aurores boréales zèbres l’obscurité quand je trouve cet automne italien si triste, gris et humide. Tu penses qu’on pourra y retourner, un jour, là bas ? Pour des vacances ? Pour finir notre vie ? Ensemble… Ensemble parce que séparément ça n’aurait plus aucun intérêt, je crois.

Ca te plait quand même ? demandé-je en venant doucement tirer sur les pans de sa veste pour la ramener contre moi. Mes lèvres frôlent les siennes sans les embrasser. Mon nez bouscule un peu le sien. – Ca te plait, d’être avec moi, tout le temps ?, continué-je légèrement plus sérieux. Cherche l’affirmation dans le condensé d’émotions que m’offrent ses mirettes. Mes paumes cascadent jusque sur la croupe pour la pincer, incitant Blondie à se mettre sur la pointe des pieds. – Viens Amour, on vit ensemble. Pour de vrai.


Point de vue de Blix - Quelque part à Rome

- Tous ?Tous. Les doigts massifs du grand blond tâtent ses tempes. Les pressent et les compriment. La fatigue et la douleur se lit sur son visage anguleux, terne et cerné. Blix s’affale dans son fauteuil gigantesque – l’un de ceux qu’on pourrait prendre pour un trône confortable – ses bras s’abattent sur les accoudoirs. Blix soupire. Blix ne sait plus quoi faire. Blix est paumé. Depuis qu’il est à Rome rien ne s’est passé comme il voulait. Pourtant, sur le papier, le plan avait l’air si simple : Débarquer, récupérer sa sœur, tuer Lars Hjelm… Si seulement ce fumier n’avait pas viré lupin. Blix rage, dans un gémissement désespéré. Tape du pied. Aimerait tout envoyer chier. Parce qu’il est bloqué ici, Blix, dans cette ville qu’il déteste à cause d’un homme qu’il déteste. Et ce dialecte qu’il comprend à peine – il faut dire qu’il ne se donne pas les moyens de l'apprendre parce qu'il ne compte pas rester. Et ce climat qu’il trouve trop humide et étouffant. Et ces gens qu’il trouve trop… Trop tout. Il n’y a pas à dire il souffre ici, le Samii. Loin des siens et du pouvoir qui anime ses entrailles. Le pire dans cette histoire c’est que, depuis le meurtre sur le Mont Mario, plus aucun membre de son coven n’arrive à sortir de l’aéroport. Pas plus tôt attérit qu’ils sont déjà sur un vol retour. Un jour il y en a un qui a résisté, qui est passé en force… Blix n’a plus jamais entendu parler de lui. Comment Diable est-ce possible ? Lars, réduit à l’état de cabot sans prestige, aurait-il finalement le bras aussi long à Rome qu’à Kiruna ? Blix ne veut pas le croire. Blix refuse, dans sa souffrance indescriptible, de céder à Lars une victoire de cette envergure. D’autant qu’il en est certain, Lars a commis assez de meurtres dans sa vie – à Kiruna comme à Rome. Et sa sœur… Sa pauvre petite sœur. Qu’est-ce qu’il en a fait ?

Cet homme doit être rapidement mis hors d’état de nuire. Si la justice a été assez folle, un jour, pour le laisser sortir de prison, les Sorciers de Kiruna, eux, auront le courage d’arrêter ce fou. – Il va falloir trouver autre chose, annonce-t-il le timbre grave en redressant à peine le râble. Son sous-fifre pose le genou à terre, la main sur le cœur ; dans une position si théâtrale qu’elle serait risible pour quiconque y jetterait un œil. – Trouve-moi les meilleurs tueurs à gages du pays Baltsar. Tu en auras le commandement. Et je vous donne 1 mois pour trouver et me ramener la tête de Lars Hjelm. Sa grande paluche diaphane se pose sur l’épaule de son second. Ce dernier baisse le menton dans cet accord silencieux.

Rome sera retournée pour mettre la main sur le fils de chien.


Couleurs Dialogues:
 





☾ ☾ ☾ ☾ ☾
“Wait I rise, Lordy Mama”
Sa chaîne va se rompre, le Vorace bondira ▲ Guerre, au seul souvenir des maux que tu déchaînes, fermente au fond des cœurs le vieux levain des haines ; dans le limon laissé par tes flots ravageurs des germes sont semés de rancune et de rage et le vaincu n’a plus, dévorant son outrage, qu’un désir, qu’un espoir: enfanter des vengeurs.
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Deyr Einn, Spirar Einn ft Varri▲ TERMINÉ - Lun 30 Oct - 7:44
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sorciers
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EFFIGIE : Charlize Theron
BAFOUILLES : 8895
PACTE : 04/01/2017


OSSATURE : 37 ans
CONTRAT : Kiffe se soumettre à un certain mâle alpha et a du mal à l'admettre. A le palpitant qui déconne en sa présence. En couple donc, toujours fourrée dans les bras d'Irénée.
BESOGNE : Ancien officier de police. Morte aux yeux du monde dans l'asile dont elle s'est échappée.
FABLE : Elle a des doutes, surtout depuis qu'elle a perdu le bébé difforme qui grandissait en son sein. Celui qui a bien failli la rendre folle
ÉCHINE : Tout porte à croire qu'elle est la chair faible. Une humaine. Et pourtant, ses rêves ont toujours été peuplés de visions indéchiffrables à la symbolique poignante. Maintenant qu'elle est à Rome, elle rêve éveillée - sur le passé des gens. Elle est sorcière mais ignore encore tout de la vraisemblance de cette situation.
PRESTIGE : Clairvoyance empathique. Varri peut vivre les souvenirs des autres.
CREDIT : DΛNDELION
LARS
&
VARRI
DEYR EINN SPIRAR EINN

« Non parlo molto bene l'italiano. » Grince Varri, la tête enfoncée dans les épaules dans une mimique désappointée. Ça fait une demi-heure qu'elle tente de convaincre son ouïe de se prêter au jeu de la compréhension du journal télévisé. Et que ça parle vite, et que ça avale les syllabes dans un délié de la langue qui lui hérisse le poil dans un frisson désagréable. « Non capisco. » Elle comprend que dalle. Elle brandit son carnet de notes griffonné - y lit quelques lignes pour s'y référer avant de triturer les boutons de la télécommande dans un air agacé - coince ses pieds entre le matelas et le dos de Lars qui s'est foutu en travers et qui mate la jaquette du dvd qu'elle lui a offert. Le présentateur commente des images chocs et finalement, Varri en oublie presque ce qu'elle est censée faire. Elle remue les orteils, les ramène machinalement contre les côtes du Kvène avant de battre des cils quand il lui cause. « Hm ? » Elle esquisse un geste du museau, l'air évasif. Il taquine sa cheville et Blondie détend son pied, tournant la tête vers lui pour le regarder, soulagée d'entendre autre chose que cet italien désespérant. Il ne travaille pas, qu'il lui dit et elle étire une risette ravie après quelques secondes de réflexion comateuse. Il lui désigne le dvd, Lars, piqué par le besoin manifeste de le regarder et Blondie grimace dans une moue boudeuse. « Oh... Je pensais plutôt qu'on pourrait sortir. J'en peux plus de cette chambre, j'aimerais prendre l'air. Voir des paysages... Respirer un air frais pas vicié par les pots d'échappement de la ville. » Lars se laisse tomber sur le matelas, grognant son mécontentement - se plaignant de la galère que c'est de sortir de Rome et de trouver un paysage digne d'attention. Blondie roule des yeux - lâche carnet et télécommande pour se rapprocher de lui pour lui pincer le ventre. « Allezzzzzz... » Elle étire les syllabes, fait passer la supplique par un regard teinté de détermination et de tendresse. « Allez. Emmène-moi à moto, on se taille pour la soirée. On va découvrir un coin. Regarder les étoiles. » Il râle encore, essaie de vendre du rêve avec son dvd et Blondie rit spontanément. Elle se redresse sur ses genoux, s'affaisse de moitié sur lui dans une fausse bataille et en profite pour presser ses lèvres contre les siennes - se faisant plus sensuelle pour le faire céder. « Dis oui. Dis oui et je te ferai ce que tu veux en rentrant. Tu vas pas le regretter. » Murmure licencieux et canaille qui se solde par un baiser langoureux  qui a vite fait d'échauffer le mâle. Il lui promet des étoiles sans même sortir de Rome et elle le mord sauvagement dans une réponse corporelle fiévreuse. « Épate-moi. »


Varri est aussi excitée qu'une gamine à la veille des vacances scolaires. Ça paraît d' ailleurs un peu démesuré, dingue - d'imaginer qu'elle est censée être morte aux yeux du monde et qu'elle parvient à s'en défaire pour penser à ça. A ce moment de légèreté et de complicité qu'ils partagent avec l'enthousiasme de deux adolescents épris de leur premier amour. Varri a demandé à Lars de s'arrêter dans une petite épicerie sur le chemin - a insisté pour qui l'attende à la moto et a rempli son sac à dos de deux bières, deux sandwichs et des petites bougies chauffe plat pour fêter le coup sans pour autant vouloir lui dire ce qu'elle leur réserve. Et voilà qu'ils roulent en direction de leurs étoiles - de l'écrin de verdure que Lars lui a promis.

« Wow. » Concède-t-elle à leur arrivée, la chevelure en pagaille suite à leur escapade en moto. Elle admire la vue, Varri - fait danser son regard dans les frondaisons qui s'agitent et la pierre blanche des vestiges romains. « Mont Palatin et Jardins de Farnèse. » Répète-t-elle de son accent un peu étrange. Ils surplombent la beauté sépulcrale d'un décor automnal et Blondie inspire à pleins poumons les senteurs boisées et humides du lieu mystique qu'ils contemplent. « C'est beau. Différent de chez nous mais beau quand même. » Elle répond à son murmure rêveur, laisse échapper un soupir triste en pensant à leur terre natale et à l'immensité sauvage empreinte de leur culture et de leurs croyances qu'ils ont laissé derrière eux. Ça lui manque à Varri. Ça lui manque terriblement.

Une bourrasque de vent la refroidit, lui arrache un frisson irrépressible et il lui pose une question qui se perd dans le vague avant que la précision ne s'accompagne d'une soudaine proximité. Lars l'attire à lui, son visage très près du sien - laissant flotter la tentation d'une étreinte et d'un baiser. Varri se mouille les lèvres, fixe les siennes avec envie avant de se perdre dans ses yeux découpés par les ombres. Est ce que ça lui plaît d'être tout le temps avec lui ? « À ton avis... » Elle murmure, se passionne de cette gravité qu'il distille dans ses paroles. A besoin de se repasser la bande sonore dans la tête pour voir si elle a bien compris ce qu'il vient de lui dire. Et il fait descendre ses paluches jusqu'à ses fesses, Lars - les pince pour qu'elle se hisse sur la pointe des pieds. Ses bras entourent ses épaules, un soupir évanescent vient se glisser à ses lèvres et la surprise se décante sur son visage attentif. « Oui. » Elle n'y a jamais vraiment pensé, concrètement - mais cela fait quinze jours qu'ils dorment dans le même lit. Quinze jours qu'ils sont ensemble en continu sauf quand Lars va bosser et qu'ils s'offrent des petites courses en solitaire. Elle le supporte étonnamment bien, d'ailleurs. Blondie se souvient que ça n'avait pas été aussi naturel avec Konrad, même après quatre mois de relation soutenue à vivre séparément. « Tu es sérieux ? » Varri bat des paupières, prise par le doute. Elle en a marre de l'hôtel, lui n'a pas mis les pieds dans son appartement dévasté depuis les quinze derniers jours - alors tout pousserait à croire que la perspective de se trouver un nouveau point d'amarrage n'est pas déconnant. Tu es sérieux. Elle le lit à son regard - vient sceller la proposition d'un baiser intense. « Alors oui. Quelque chose me dit que c'est complètement déraisonnable étant donné que ça fait que deux semaines qu'on se fréquente, mais j'en ai trop envie. » Elle est touchée par l'attention, Varri. Par cette ferveur. Étire un sourire amusé avant de nicher son museau dans le cou du Kvène qui la maintient toujours contre elle. Elle respire son odeur, embrasse sa peau.

« Allez, viens. » Elle trouve la force de s'arracher, attrape son sac à dos à ses pieds avant d'entremêler ses doigts à ceux du colosse - l'entraîne sur un petit sentier pour s'enfoncer dans la sylve même si tout est bien balisé et entretenu. Elle inspire Blondie, les fragrances de jasmin et l'humidité de l'herbe. Fait courir ses doigts sur la pierre aux innombrables aspérités - s'enthousiasme à la vue d'un renard qui se carapate derrière un bosquet.  « Est ce que tu as faim ? » Lui demande-t-elle, avisant un muret et paysage champêtre tout à fait plaisant pour faire une halte. Blondie sort les petites bougies de son sac dos, les dispose dans un sourire avant de faire craquer son briquet et en allumer la mèche. Ils sont à l'abri du vent et une chouette hullule au lointain. Elle sort les bières qu'elle décapsule, en tend une a Lars avant de brandir un sandwich.  « Sandwich méditerranéen pour faire rêver mon Hercule. » Demi dieu. Cette image la fait sourire. « J'essaierai de cuisiner quand on emménagera, promis. » Elle joint sa bouteille à la sienne pour trinquer, pose une fesse sur le muret tout en se sentant incapable de le quitter du regard. Il est beau. Il est surprenant. Il lui fait tourner la tête. « Tu me rends trop romantique. » Lui glisse-t-elle d'un ton théâtral dans une grimace réprobatrice avant de dénuder son sandwich de son papier pour en croquer un bout. Elle lève le nez, se perd dans la voûte céleste - bien moins spectaculaire qu'en Laponie mais instigatrice d'un plaisir contemplatif. Et elle fixe, à en basculer vers l'arrière dans l'impression d'un vide vertigineux.  « Ça me manque aussi, Kiruna. » Soupire-t-elle après quelques secondes. Mon père, ma belle soeur et ma nièce aussi.

Dialogues:
 
CODAGE PAR AMIANTE
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Deyr Einn, Spirar Einn ft Varri▲ TERMINÉ - Lun 30 Oct - 21:36
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lycans
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EFFIGIE : Jason Momoa
BAFOUILLES : 8237
PACTE : 06/06/2017


OSSATURE : 38 ans
CONTRAT : C'est compliqué / Varribataire - c'est comme être en couple sauf qu'on se l'avoue pas / Polygamie non assumée avec les vins et les spiritueux de la supérette discount du coin
BESOGNE : Sentinelle, chimiste et auto-capitaine pour le compte de la Nostro Regno
ÉCHINE : Suprématie anéantie - Lupin
PRESTIGE : Sens accrus - Plus agile, plus fort, plus rapide que le commun des mortels, mais pas que le commun des surnaturels - Régénération - Rage, impulsivité, agressivité CHECK - Capacité à péter les plombs en un temps record, CHECK - Instincts primaires enclenchés CHECK - Titiller l'bestiaux : NON CONSEILLE
GANG : Nostro Regno
CREDIT : Sign code by Solosland © Gifs by Varri <3 & QCEENMERAS

DEYR EINN, SPIRAR EINN
VARRI & LARS

Je suis toujours sérieux lorsqu’il s’agit de nous. Mes paluches remontent sur ses reins. Tentent de trouver un bout de chair à caresser lorsque ses lèvres se pressent sur les miennes. Et je râle un peu quand il est question de ce temps déraisonnable ; de ces pauvres 15 jours à se fréquenter. J’imagine que la première règle de notre histoire c’est de ne rien faire comme les autres couples. Se détester pendant des années, se haïr pendant les suivantes ; se perdre de vue, se retrouver, se battre. Faire l’amour. Se sauver. S’aimer. Elle se détache de moi. Me prend par la main pour me traîner à travers un sentier – là où l’air fleure bon le jasmin. Déniche un muret. Sort enfin de son sac ce qu’elle a refusé que je vois jusqu’alors – un repas modeste mais quotidien, parce qu’il faut dire que nous n’avons pas brillé par notre cuisine depuis qu’on dort au motel. J’ai même droit à une bière. Que j’hésite à accepter. Allez Lars… Ca fait un moment que t’as pas bu, m’encouragé-je en triquant. Qu’est ce que c’est une petite bière après une grosse semaine d’abstinence ?! T’auras qu’à dire que c’est ta récompense ! Je me demande vaguement si elle nous en a pris qu’une… Constate avec une certaine tristesse intérieure que oui. J’aurais qu’à savourer celle là. On s’assoit tout deux, au milieu de quelques bougies. Le museau pointé vers l’horizon dans un romantisme qui ne nous ressemble pas ; dans un silence nostalgique que le manque de Kiruna nous impose – comme si nous en faisions paisiblement le deuil.

C’est une grosse minute après que la vie reprend son court. Dans un soupir. Une respiration un peu forte. L’étirement de nos râbles pour récupérer la bouffe. Pour manger tout en causant de tout et de rien – surtout de rien comme si nous avions besoin de légèreté dans la puissance de sentiments rapides et prenants. Et c’est là qu’elle le fait, entre le point d’honneur que je mets à avoir une baignoire à ma taille dans notre appartement – le notre - et le désintérêt profond que je porte à la décoration d’intérieur ; entre l’évocation de mon ancien appartement qui n’était pas aussi chargé que ce que sa dévastation le laissait penser et les cartons qui me servaient de table de chevet. Ce geste si banal qui la fait paraître, à mes yeux, si exceptionnelle. Ce léger froncement de nez qui indique qu’elle va se mettre à rire ; et ce rire qui lui fait remonter les épaules et lever les yeux vers le ciel ou le plafond. Ca fait ressortir ses fossettes, celle qu’elle a sur les joues ; tendre son cou et son corps pour la faire paraître plus élégante encore. Ca fait pétiller ses mirettes d’un éclat bienheureux, qu’on lui voit trop rarement – que je ne lui avais certainement jamais vu à Kiruna, parce qu’on ne riait pas ensemble. Ca me secoue. Me bouleverse probablement plus que ça ne le devrait, d’un sentiment étrange et grisant. Et c’est d’une impulsion un peu vive que je fonds sur elle pour lui embrasser la gorge. Sauf que je n’arrive pas à sa gorge. Un sifflement strident me fait ralentir l’ascension, dériver le museau sur la gauche. Il y a quelqu’un. Un impact désagréable pique ma nuque. Me fait hoqueter. Interrompt ce que je m’apprêtai à faire. Me fige alors que je lève une paluche pour sonder, mécaniquement, ce qui vient de me toucher dans une expression neutre. Je soulève mes cheveux – qui semblent être noués à-même ma peau. Quelques mèches s’arrachent quand je tâte de la pulpe un cercle métallique, pas plus gros qu’un bouton de jean, agrippé à mon derme comme le serait une tique. Je tire, dans une douleur vive. Grimace, cette fois. Sens du sang perler autour du point d’ancrage.

Et au dessus de l’odeur du sang. L’odeur d’autres gens.



Point de vue d’Aspic – Tueuse à Gages

D’Aspic, personne n’a jamais vu le visage, toujours enrubanné dans une énorme coiffe noire. Aussi noire que le reste de ses fringues. Aussi noire que la nuit.

Aspic elle est dure à dénicher, à trouver, à contacter ; faut passer par des intermédiaires et des connaissances de connaissances. Elle est un peu à Rome. Un peu à Milan. Un peu à Venise. Un peu partout dans le monde. Un peu partout là où on la paie bien. Baltsar a dû user de subterfuge pour lui mettre le grappin dessus. Et il a dû casser la tirelire pour avoir ne serait-ce qu’une entrevue avec elle. Parce qu’Aspic elle est sauvage. Méfiante. Humaine. Vulnérable mais incroyablement douée. La donzelle sait comment il faut tuer les bêtes – celles des autres espèces ou celles de la sienne. Elle est réputée pour ne jamais avoir manqué une cible. Connue et reconnue pour sa tonne de gadgets high-tech. Du simple traceur qu’on colle sur un col, au taser qui pourrait te coucher un troupeau de lycanthropes. Aspic elle traite même avec des sorciers. Surtout ceux qui tapent dans la magie noire. Ils ont des trucs… Mama. C’est d’la balle à mettre dans des balles comme elle dirait, quand elle se décide à discuter. Alors, tu parles, quand le Suédois il est arrivé avec sa gueule désespérée, en lui causant d’un lupin tout juste né, elle a sauté sur le contrat. Puis, elle venait de se faire faire une gamme d’armes dernier cri. C’était l’occas’ rêvée de la tester.

Pour ce faire elle fait équipe avec deux autres gars. Des nuls, si tu veux son avis. Sexistes à en crever. Ils ne se sont rencontrés qu’une fois et c’est parti en pugila. Une joute au milieu de laquelle personne n’aurait eu envie de se mettre. Parce qu’ils étaient tous armés et qu’ils savaient tous se servir de leur flingue. Rapidement, trouver ce certain Lars Hjelm, c’est devenu un jeu d’gamins. Un challenge. Un concours de couilles ou d’ovaires, appelles ça comme tu le souhaites. Ca serait au premier qui choperait son adresse – qui arriverait à lui mettre une laisse. Une vraie chasse à l’Homme. Mais Aspic elle sait comment on se planque. Quelles sont les astuces et qui est le plus susceptible d’être bavard. Qui peut s’avérer être une véritable balance. C’est elle la première qui est remontée jusqu’à un appartement délabré, à l’Est de Rome. Elle la première qui a eu son faux nom, qui a zoné jusqu’à tomber sur le motel dans lequel il semblait s’être replié avec une blonde. Elle la première qui est restée des soirées entières le cul calé entre deux tuiles à les écouter faire l’amour, à le regarder sortir, à l’étudier, pour savoir quand son kidnapping serait le plus propice – c’est qu’il le veut vivant ce con de Baltsar, pour lui couper la tête en personne manière d’être sûr. Du coup il ne fallait pas qu’elle se rate, Aspic. On lui avait décrit la carrure du Kvène, mais elle s’imaginait au moins qu’on lui avait grossi le tableau parce que c’était une femme… Pour l’impressionner, tu vois, un truc comme ça. Sauf que non. Il était immense, le bestiaux. Assez pour lui écraser la tête d’une seule de ses paluches s’il le décidait. Et franchement sans trop forcer. Parce qu’elle n’est pas bien grande Aspic. 1m50 à tout péter. Pas plus lourde que le sac de croquettes qu’il faudrait pour le nourrir, à ce type.

Le souci c’est que les deux autres tueurs à gages, ils ne se sont pas fait chier. Ils ont suivi Aspic à défaut de suivre une vraie piste. Fumiers ! qu’elle s’est dit en pensant à la prime. Un truc astronomique. C’est ce soir où jamais ! Elle a appelé Baltsar dès qu’elle a vu le couple bouger. Elle s’est retrouvée au milieu du Mont Palatin, dans les bosquets, en jouant du vent pour ne pas que sa fragrance titille l’odorat de Lars. Puis elle a sorti l’arme fatale. Un flingue d’apparence classique mais qui balance un accessoire magique, pas plus gros qu’une pièce de deux euros. Ca s’accroche n’importe où sur le corps, c’est impossible de se le retirer, ça s’incruste dans la peau. Ca contient une dose d’un calmant surpuissant. Un truc à t’endormir un éléphant. Faut juste choisir le bon moment pour balancer la sauce.

Le bon moment c’est quand il y aura Baltsar…
Et c’est elle qui aura gagné.
Elle qui aura cette foutue prime.



La paume toujours en train de triturer la nuque je baisse le nez en direction de mes pieds. – Nous ne sommes pas seul, soufflé-je dans une diction discrète et pourtant parfaitement intelligible. M’est avis qu’ils ne se sont pas non plus trompé de cible… C’est moi qu’on cherche. Je ferme les yeux pour passer, mentalement, devant mes paupières closes les personnes qui seraient susceptibles de jouer aux fléchettes avec mon cou. Mais mon cerveau ne trouve rien de raisonnable à me proposer. Et je ne sais franchement pas s’il faut qu’on se mette à courir ou s’il faut qu’on reste calme. S’il faut que tu restes ou si c’est mieux que tu partes. Est-ce que c’est une mini bombe qu’on m’a posé là ? Est-ce que si je bouge ça explose ou, plus fourbe, est-ce que c’est un putain de capteur ? Mais ça serait pas discret, putain, si c’était un capteur. Et je me mets à me gratter. Rudement. Energiquement. Sens des espèces de dents de scie s’enfoncer chaque fois plus profondément dans les couches de mon derme ; une gouttelette de sang cavaler au niveau de ma colonne vertébrale. Y rouler jusqu’entre mes deux omoplates. Au moins si c’était une bombe ça aurait déjà pété… Inspire. Est-ce qu’on nous tient en joue ? Est-ce que si on bouge on est mort ? Est-ce que si Varri bouge elle est morte ? Je me redresse légèrement. On est à découvert. La personne qui vient de tirer sait que nous sommes à découvert. Sait que je ne sais pas où elle est… Pourrait très probablement me descendre… Alors… Pourquoi elle ne le fait pas ?

Et merde !
Dans une imprudence suicidaire – peut-être aussi suicidaire que de rester statique – j’empoigne le bras de Varri pour la tirer brutalement en avant. Nouveau sifflement. Pas le même que le précédent. Je repousse Varri dans l’autre sens, fait un bon en arrière. Un poignard file entre nous. Manque mon flanc d’à peine 2cm. Deux. Ils sont au moins deux. Je crache une injure dans une vague d’adrénaline. M’élance sur le sentier le plus boisé, Blondie à ma suite. Dérive à plusieurs reprises ; essai de semer les parfums qui nous suivent – subtil et pourtant bien présent dans l’air chargée. M’enfonce dans les confins des Jardins. Me plaque au sol lorsqu’il me semble être à la limite de la propriété tout en étant persuadé d’être cerné. Que je serais cerné où que j’aille.Varri… Varri… murmuré-je un peu vite en pinçant son avant bras pour qu’elle me regarde. – Arrache moi ce que j’ai dans le cou. Traceur ou pas, ce n’est certainement pas là pour me faire du bien.Réfléchi pas. Ou tu ne le fera jamais. - Réfléchi pas et arrache moi ça.



Couleurs Dialogues:
 





☾ ☾ ☾ ☾ ☾
“Wait I rise, Lordy Mama”
Sa chaîne va se rompre, le Vorace bondira ▲ Guerre, au seul souvenir des maux que tu déchaînes, fermente au fond des cœurs le vieux levain des haines ; dans le limon laissé par tes flots ravageurs des germes sont semés de rancune et de rage et le vaincu n’a plus, dévorant son outrage, qu’un désir, qu’un espoir: enfanter des vengeurs.
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Deyr Einn, Spirar Einn ft Varri▲ TERMINÉ - Jeu 2 Nov - 12:14
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sorciers
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EFFIGIE : Charlize Theron
BAFOUILLES : 8895
PACTE : 04/01/2017


OSSATURE : 37 ans
CONTRAT : Kiffe se soumettre à un certain mâle alpha et a du mal à l'admettre. A le palpitant qui déconne en sa présence. En couple donc, toujours fourrée dans les bras d'Irénée.
BESOGNE : Ancien officier de police. Morte aux yeux du monde dans l'asile dont elle s'est échappée.
FABLE : Elle a des doutes, surtout depuis qu'elle a perdu le bébé difforme qui grandissait en son sein. Celui qui a bien failli la rendre folle
ÉCHINE : Tout porte à croire qu'elle est la chair faible. Une humaine. Et pourtant, ses rêves ont toujours été peuplés de visions indéchiffrables à la symbolique poignante. Maintenant qu'elle est à Rome, elle rêve éveillée - sur le passé des gens. Elle est sorcière mais ignore encore tout de la vraisemblance de cette situation.
PRESTIGE : Clairvoyance empathique. Varri peut vivre les souvenirs des autres.
CREDIT : DΛNDELION
LARS
&
VARRI
DEYR EINN SPIRAR EINN
S'ils avaient su quelques mois plus tôt qu'ils se seraient retrouver là ces deux là, à causer d'emménager ensemble, jamais ils n'y auraient cru. Varri la première qui, avant d'arriver à Rome, n'aurait lâché pour rien au monde son boulot et ses responsabilités. C'est différent maintenant qu'on ne lui a pas laissé le choix. Que ses certitudes se sont écroulées en même temps que sa vocation. Il lui arrive encore de se demander ce qui lui a fait le plus mal dans tout ça - perdre ce quoi elle a destiné son existence toute entière ou son paternel pour qui elle est portée pour morte. Elle a besoin d'autre chose, là dans l'immédiat. D'un peu de romantisme, même si ça peut paraître très risible. Insensé, surtout avec un peu de recul sur les termes de leurs retrouvailles à Rome. Il est le criminel qu'elle recherchait et pourtant, elle ne le balancerait pour rien au monde même si elle a toujours eu le sens du devoir et que des hommes sont morts. Que c'est injuste. Parce qu'ils étaient des fils, des pères ou des maris et qu'on ne massacre pas impunément. Oui mais voilà - elle l'aime, à Lars. Elle se sent proche de lui, dans cette inconscience suicidaire. Elle le désire avec possessivité - croit à leur histoire, même si pour ça, elle sait qu'elle se perd au delà des réalités.

L'exigence du mâle concernant l'appartement qu'il prendrait a son charme. Une baignoire titanesque qui puisse l'accueillir. Et Blondie songe dans un sourire à la cohérence de cette bonne idée. Il en faut au moins une assez grande pour pouvoir les accueillir tous les deux. Elle sur lui, précisément. Et qu'elle a envie de rire, la blonde - tout en sachant pertinemment que Lars n'est pas du genre à prendre grande considération de la décoration d'intérieur. Curieusement, elle se l'imagine assez bien son couple - dans les vapeurs brumeuses d'une vision onirique. Un petit coin modeste, de quoi vivre simplement et...
Lars s'avance brusquement, dans une pulsion fiévreuse et Varri laisse échapper un hoquet de surprise avant qu'il ne s'interrompe dans un froissement préoccupé. Elle suit son regard, le voit se plaquer la paume contre la nuque comme s'il venait d'être piqué par quelque chose et sent une sombre intuition venir ternir le tableau de leur moment de complicité idyllique. « Lars ? » Elle pose une main contre son bras, cherche ses yeux avec appréhension. Quelque chose ne va pas et pourtant, le Kvène demeure calme. Il l'informe qu'ils ne sont pas seuls et Varri se redresse légèrement tandis qu'une décharge lui parcourt le corps. Il triture sa nuque, Lars - bien assez pour susciter chez Varri l'envie de se pencher dessus. Qu'est ce que tu as ? Comment tu le sais ? La blonde fait galoper son regard dans les ombres, cherche elle aussi le moindre indice quant aux potentiels adversaires qui les guetteraient. Il s'agite dans un bruit de friction du derme qui la secoue d'un sursaut. Il se gratte la nuque, le Kvène - sous entend qu'il y ait quelque chose de dérangeant. Profondément dérangeant. « Lars ? » Elle se répète dans un vent d'incertitude. Sent l'adrénaline lui picoter la peau dans un frisson lointain qu'elle pensait avoir oublié.
Lars la choppe brutalement par le bras et l'entraîne vers lui avant de la repousser sans qu'elle n'ait vraiment le temps de saisir ce qu'il se passe. Rentre juste dans son champ de vision l'éclat d'une lame effilée qui fend l'air entre eux. Elle bénit ses réflexes, à Lars. Tente tant bien que mal de réveiller ses sens et sa perception endoloris. C'est qui ? C'est Lars qu'ils veulent, pas de doute la dessus et peut être sait-il pourquoi ? L'idée des Sames à le temps de lui traverser la tête avant que Lars ne l'entraîne sur le sentier, l'obligeant à abandonner tous leurs effets derrière elle. Puis, ils s'enfoncent dans la végétation un peu plus dense et les bruissements des feuilles sous leurs foulées s'entremêlent avec le désordre de leur respiration. La blonde jette plusieurs regards par dessus son épaule mais elle ne distingue rien dans les ombres nocturnes. C'est que ça doit être une question de flair.

Le géant s'affaisse et arrache un hoquet de stupéfaction à Varri qui se penche vers lui quand il lui demande de lui enlever ce qu'il a dans le cou. Encore un peu hébétée, la blondine laisse filer sa circonspection durant quelques secondes avant de s'ébranler de nervosité. Les phalanges glissent dans son cou, le bout des doigts cherche l'objet pernicieux planté dans son derme. C'est pas bien grand mais englué de sang épais. Blondie en détoure le contour du bord des ongles, essaie de l'arracher avant de sentir une résistance exiguë se coupler à une douleur lancinante sur la physionomie masculine. « Merde ! Je peux pas ! Plus je tire, plus ça te rentre dans la peau, Lars ! » Grogne-t-elle entre ses dents. Elle croise son regard, devine la pensée qui le traverse. « J'partirai pas. Je ne te laisserai pas là. » C'est toi qu'ils veulent mais pour ça, il va falloir qu'ils me fassent tomber aussi. Et elle se redresse, regarde autour d'elle - déplore d'avoir laissé le Beretta au motel. Sonde les frondaisons obscures pour essayer de distinguer la menace.
Un craquement. Puis un autre. Varri glisse son bras autour de Lars pour l'aider à se relever et s'enfoncer dans une forêt qui ne semble pas appartenir au mont Palatin. C'est plus sauvage et un peu plus dense mais dans une telle obscurité, il est difficile de d'y retrouver. « On fait trop de bruits. » Qu'elle murmure avant de plaquer le Kvène contre un arbre au tronc épais, demeurant contre lui en attardant un index à ses lèvres. Elle compte sur les silhouettes de la sylve pour les faire passer inaperçus. Espère même que leurs adversaires vont s'avancer et se découvrir à leurs yeux - histoire que la chasse soit à double sens. Allez montrez-vous... Bande de salopards. Qu'elle pense dans une ténacité incisive. Si ce qu'il a dans la peau est un traceur, ils vont bien vite le savoir. Varri en revient aux yeux de Lars, à la fois si proches et si lointains et ils ne se disent rien - elle se contente de lui diffuser toute sa détermination - celle qui dit je ne te laisserai pas. Ils ne te toucheront pas, je t'en fais la promesse. Même si elle n'est pas grand chose, Varri, dans l'équation.
Un hullulement de chouette fend le silence et Blondie lève le museau vers les quelques étoiles qui brillent à travers les feuillages. Si seulement elle n'avait pas eu cette idée stupide, ils n'en seraient pas là. Un bruissement de feuilles mortes leur fait tourner le chef vers une silhouette en mouvement qui se détache. Varri se raidit, l'avise dans sa progression tandis qu'il passe juste à côté. C'est un homme, elle peut le deviner à sa silhouette malgré l'obscurité environnante. De taille moyenne mais trapu - sûrement pas incapable au corps à corps. Le silence se fait et il passe, à une extension de bras à peine. La tentation est trop grande - la blonde étend son râble, se dérobe à l'envie que Lars a de la retenir contre lui. Elle pivote sur un pied dans un bruissement plutôt discret, s'avance assez pour le cueillir d'un avant bras bloqué contre la gorge, l'autre faisant étau pour le retenir vers l'arrière. Dans un hoquet étranglé, le type tombe sur le sol et Blondie lui bloque la trachée d'une pression des phalanges, un genou bloqué contre le thorax. Elle le désarme de sa main libre, braque le canon du flingue contre sa tempe. « Qui t'envoie ?! » susurre-t-elle assez proche pour qu'il entende. « Réponds ou je te fais sauter la cervelle. » Faux. Elle n'en serait pas capable, à part si elle est vraiment contrainte mais l'intimidation, ça a toujours été son truc à Varri. Dissuader pour mieux régner. Elle n'a pas le temps de répéter sa requête qu'une balle siffle - celle d'un silencieux - pour venir soulever des morceaux d'écorce de l'arbre tout près d'elle. Elle lâche une injure en langue Same, roule sur le côté dans les feuilles mortes, se protégeant instinctivement le visage de ses bras repliés. Trouve repli derrière un tronc pour mettre en joue les ombres fuyantes.

Dialogues:
 
CODAGE PAR AMIANTE

☾ ☾ ☾ ☾ ☾
BRUTALE.
L'âme susurre et le cœur se noie. Dans les abîmes d'une rage folle  - créature famélique et vorace qui fouille les entrailles à la recherche d'une raison. Une seule suffit pour qu'elle exulte. Fanfaronne et se digère. N'en reste alors plus que les cendres. Celles de son monde dévasté.(c)lazare.
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Deyr Einn, Spirar Einn ft Varri▲ TERMINÉ - Sam 4 Nov - 20:41
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lycans
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EFFIGIE : Jason Momoa
BAFOUILLES : 8237
PACTE : 06/06/2017


OSSATURE : 38 ans
CONTRAT : C'est compliqué / Varribataire - c'est comme être en couple sauf qu'on se l'avoue pas / Polygamie non assumée avec les vins et les spiritueux de la supérette discount du coin
BESOGNE : Sentinelle, chimiste et auto-capitaine pour le compte de la Nostro Regno
ÉCHINE : Suprématie anéantie - Lupin
PRESTIGE : Sens accrus - Plus agile, plus fort, plus rapide que le commun des mortels, mais pas que le commun des surnaturels - Régénération - Rage, impulsivité, agressivité CHECK - Capacité à péter les plombs en un temps record, CHECK - Instincts primaires enclenchés CHECK - Titiller l'bestiaux : NON CONSEILLE
GANG : Nostro Regno
CREDIT : Sign code by Solosland © Gifs by Varri <3 & QCEENMERAS

DEYR EINN, SPIRAR EINN
VARRI & LARS

Comme je le lui demande Varri ne réfléchit pas. Elle se penche sur mon cou. En dégage mes cheveux. Tâte de la pulpe de ses doigts les contours de l’appendice métallique. J’enfoui ma tête contre mon avant bras lorsqu’elle commence la dissection ; lorsque ses ongles soulèvent la chair dans un bruissement humide qui me dégoute plus que ce qu’il ne me fait mal, en vérité. L’imagination ne me fait malheureusement pas défaut. Je vois en détail défiler devant mes paupières ce qui se passe dans mon dos. Sens et perçois l’appareil s’enfoncer plus profondément dans mon derme comme s’il avait envie de se perdre dans mon corps. Comme s’il avait envie de se loger non loin d’un point central qui ferait qu’on ne pourrait plus jamais me l’enlever. Est-ce qu’on pourrait me contrôler avec ça ? Je suis secoué par un spasme – Varri tire bien plus fort que précédemment et une nausée franchement désagréable me serre le bide un peu brutalement. Je peine à relever le museau vers elle quand elle s’exclame que ma requête est impossible à satisfaire : Je vais devoir garder cette merde même si elle est nocive. Faudrait me couper. Faudrait que je trouve un foutu couteau et que je découpe un lambeau de peau. Ca va être compliqué, mais ça ne sera pas infaisable. En attendant l’environnement est trop dangereux pour que nous puissions évoluer à deux. Je n’ai aucune envie de mettre la vie de Varri en péril pour une connerie que j’ai forcément fait sans l’aide de personne. Quelle connerie, d’ailleurs ? Qu’est-ce que j’ai fait qui mériterait une traque si pointue ? Je fronce les sourcils. Me redresse en tendant une main vers elle. Mais elle me prend de court. Coupe mon élan réaliste. Il faut que tu te barres. Elude jusqu’à l’idée même de me laisser seul dans cette merde. Je veux juste que tu retournes à la moto putain. Pour que t’appelle quelqu’un… N’importe qui dans mon répertoire… L’argumentaire serait fallacieux. Il n’y a personne de confiance à appeler dans mon foutu répertoire. Peut-être quelques membres de la Nostro Regno or… Rien ne me prouve que ce n’est pas eux qui me pourchassent. S’ils savent pour ma mutation… S’ils savent alors que je ne leur ai rien dit, ils perdent la Pikku. Est-ce que la Pikku vaut ma mort ?

Elle m’intime de me relever, Varri, en enroulant un bras autour de moi. Me pousse à la suivre. A s’embourber dans une végétation qu’on ne connait pas – que je ne reconnais pas. A se perdre entre deux arbres que nous avons à peine le temps de discerner. La nature est dense. Cache les quelques rayons de lune qui pourraient nous montrer le chemin. Je suis à peut près certain qu’elle ne serait pas capable de ressortir de là sans moi ; je suis moi-même certain d’avoir du mal à nous sortir de là. Nous ne sommes plus dans les Jardins Farnèse… Qu’est-ce qu’il y a à l’arrière de ces cons de Jardins ? Comment nous allons pouvoir nous échapper de là ? Blondie me plaque contre un tronc d’arbre. Me fait légèrement sursauter – parce que c’est soudain et que j’aurais été tenté de continuer de courir, même si j’ai le cardio minable. Elle se colle contre moi ; je peux sentir son cœur battre non loin du mien. Vite. Trop vite. Dans des pulsations dictées par une adrénaline vive. Et nos regards se perdent. Quand le sien semble vouloir m’encourager, le mien la supplie de me laisser – encore et encore. Je relève une main. La perd un instant dans ses crins de blé ; dans une caresse douce et possessive qui me fait regretter la majorité des infractions commisses depuis que je suis à Rome. Alors que je ne regrette rien. Jamais. Mais ça aurait pu nous épargner ce que je suis indirectement en train de lui infliger. J’aurais dû rester avec mes putes Amour, tu ne penses pas ? Ca aurait été plus simple, pour nous. Tu n’aurais peur pour personne, là. Tu ne serais peut-être même pas officiellement morte, là. Tu aurais sûrement trouvé un autre moyen que moi pour sortir de ton asile, là. Et tu serais heureuse. D’une façon différente. D’une façon plus saine.

J’ouvre la bouche pour lui soufflé quelques mots – n’importe lesquels pourvu qu’ils brisent le silence de cette culpabilité latente. Mais elle m’échappe, Varri. Ses cheveux glissent entre mes doigts. Mon autre paluche se presse pour la rattraper or elle est déjà sur quelqu’un ; un homme qu’elle crochète pour l’envoyer à terre. L’action se déroule trop rapidement pour que les détails ne me percutent. Je capte juste qu’elle lui cause en suédois. Pense qu’il ne doit pas comprendre cette langue. Qui parle Suédois en Italie… Qui d’autre à part nous…

Et les Sames de Blix.




Point de vue d’Otto – Terroriste

Otto Olaf Hoffmann. De nationalité allemande. Suspecté de presque tous les crimes majeurs existants. Vraiment majeurs, les crimes. Il ne fait pas dans le vol de sac à main Otto, ah ça non !, ni même dans la simple escroquerie – une honte pour un homme de son envergure. On le soupçonne de travailler pour des groupes terroristes du monde entier, à Otto. Et notamment ceux qui œuvrent pour le bénéfice de la race aryenne. Il est cliché Otto, mais il s’en fout pas mal. Non qu’il n’ait jamais accepté d’argent de la part de commanditaire qui ne cherchaient pas à rendre le monde plus sûr pour les raciste, mais il a quand même sa préférence. Puis il est associé à pas mal d’affaires d’espionnage. Le genre qui aident les gens à peau claire à conserver le pouvoir, ou à en obtenir le plus possible sur les gens à peau moins claire.

Disons qu’il a été le moins difficile à convaincre pour se faire un lupin un peu métissé. S’il était un peu plus bête, Otto, il aurait même fait ça gratuitement. Parce qu’il ne comprend pas comment un mec aussi basané peut avoir autant de pouvoir sur le territoire qu’il arpente. Pas qu’il les aime beaucoup plus les suédois, en règle générale, mais il doit avouer qu’il les préfère quand ils sont plus blancs ; moins typé gens d’ailleurs, tziganes, romanichels, tu vois c’qu’il veut dire ?

Otto il n’a pas de spécialité et puis, en vrai, il n’a pas été difficile de le démarcher. Il est venu tout seul à Baltsar. Parce qu’un soir, beurré dans un bar, en train de chanter des chansons allemandes paillardes, il à entendu causer de quelqu’un qui recherchait des tueurs. Et pas du petit joueur, parce que la cible était massive. Un challenge ! s’est-il dit avant de saisir que la cible était, visiblement, de race purement inférieure. Pas tant en génétique canine, bien que ça n’arrangeait rien, mais en génétique humaine, qui ne l’avait gâté en rien. M’enfin. Il a accepté le boulot, rencontré les deux comparses avec qui il devait faire affaire et, comme il est macho en plus d’être raciste, il c’est vite associé à son acolyte masculin pour évincer la donzelle. Il se demande bien pourquoi on a choisi un spécimen pareil – une gamine toute chétive qui a visiblement honte de sa tronche, le turban en atteste. Et il ne s’est pas fait chier, Otto, quand l’autre aurait souhaité être bon joueur, il a usé de ses talents d’espion pour suivre celle qui se faisait appeler Aspic. Elle a trouvé la tanière de Titan. Elle a recueilli les informations nécessaires… Bref, un travail d’orfèvre qui l’a emmerdé au plus profond de son être. Moult fois il aurait dégommé le louveteau, de loin. PAF ! D’une balle dans la tronche. Ce n’est pas un excellent tireur Otto, il est plutôt doué au corps à corps, mais pour le coup, il était d’accord de faire une exception. C’est l’autre, l’tatoué, qui l’a empêché d’agir. Pour la prime. Rah… Il n’en a que faire de cette prime… Il est déjà riche, Otto. Il ne tue que pour le plaisir, Otto.

Ils ont dû attendre quelques jours – interminables les jours – avant de se décider à passer à l’action. Le Titan a bougé avec sa blonde – bonne, la blonde. Désormais ils sont tous au Mont Palatin. Aspic attaque la première. Comme une bleue ; comme une grosse conne. Elle met le chien en fuite, les obligeant tous à lui courir après. Sans aucune faculté exceptionnelle – parce qu’Otto n’est qu’un humain, après tout – il finit par perdre leur trace dans les broussailles. Et la nuit, opaque, ne lui facilite pas la tâche pour les repérer. Alors, il s’agrippe à son flingue, Otto. Se dit qu’il va buter le moindre fils de pute qui bouge, tant pis s’il fait parti de son équipe – à la fin, il suffit qu’il en reste qu’un. Mais il se fait chopper. Il n’a même pas le temps de couiner, Otto. Il est étranglé d’un bras habille. Basculé dans un tas de feuilles mortes. Désarmé. C’est la blonde ! Il écarquille les mirettes, courroucé par l’affront de la femelle ! Cette pute ! Elle baragouine dans une langue qu’il ne comprend pas en gigotant le canon devant sa gueule. – T’es vraiment trop bête, qu’il crache à l’instant où une balle la manque de quelques centimètres à peine. En voilà un autre qui est encore plus con, se dit-il en pensant à son acolyte miraud.

Cependant ça lui permet de se relever, à Otto. Et de fuir. Parce qu’il n’a plus rien pour se défendre. Son flingue vient de lui être voler et il n’a prévu, en plus de ça, que des lames pour les embrocher. De suite, il pense à Aspic. Elle qui est toujours peine de gadgets devrait bien avoir un truc à lui refiler pour les remettre à égalité. Et puis, merde, une bonne claque et elle lui obéira. Du coup, il la cherche Otto. Comprend assez vite que cette cruche se prend pour une perdrix, haut perchée dans les branches fragiles des arbres. Il grimpe, Otto. L’agilité ce n’est pas sa spécialité mais, en somme, il se démerde. – Donne-moi ça, murmure-t-il en tendant une main vers la ceinture de la tueuse à gages. Elle le renvoie dans ses retranchements d’une claque bien sentie sur le revers de sa menotte. Comme si elle avait le choix ! Quand Otto veut, Otto a ! Il insiste l’allemand. D’une insistance de moins en moins discrète et de moins en moins pratique. Jusqu’à ce que l’énervement l’emporte. Et il la pousse Otto. Trois bons mètres plus bas.

Si elle n’est pas prêteuse, aussi…


La balle d’un silencieux fouette l’air avec une rapidité qui m’empêche de prévenir Varri. Par chance, le tireur n’est pas d’élite ; la loupe quand elle a le temps de se dégager de la carcasse qu’elle soumet. L’homme se redresse sans demander son reste. S’éloigne en dérapant pour se tapir dans les ombres. Je reste un instant contre mon arbre. Ecoute les murmures de la forêt – les craquements, les bruissements et les déplacements. Inspire ses odeurs de mousse et d’humidité. Tente de ressentir les présences néfastes – ne saurait véritablement dire où elles sont parce que les vents les promènent probablement plus qu’elles ne se promènent dans l’espace. Alors je me baisse. Glisse sur le sol avec la lenteur du prédateur en chasse. Rase les souches et joue avec les ombres pour inciter le monde à changer de position. Et dans cette danse discrète, j’essai de rejoindre Varri. Je pourrais, elle n’est qu’à quelques mètres de moi. Mais un claquement au dessus de ma tronche m’en empêche. Me fait faire un bond en arrière quand s’écrase sur le sol, une femme dans un turban de mort. Ses yeux bleus se dilatent dans une panique latente – j’imagine que la chute n’était pas attendue, ni même ce qu’elle avait prévu. Sa main gauche farfouille dans l’une de ses poches quand ses pieds battent la terre pour se reculer, s’éloigner ; pour se relever et fuir. Mais ma godasse s’abat violemment sur son avant bras. Lui arrache un cri ténu. Je m’affaisse pour récupérer ce qu’elle cherche avant elle. Chose qu’elle ne souhaite guère me céder. Elle se débat. Lutte. Agile, féline. Son pied fini même dans ma pommette. Je grogne. Agrippe son poignet. Lui souri. D’un sourire qui transpire le malsain. Elle comprend. Se crispe. Je pli son bras à contresens. Dans un angle improbable. Le bruit est sinistre. Le hurlement de la fille encore plus.

Des oiseaux de nuit s’envolent au loin.
Des larmes roulent sous le turban d’ébène.
Je lui ai cassé le coude.
J’ai récupéré un petit boitier.
Celui de ma nuque.




Couleurs Dialogues:
 





☾ ☾ ☾ ☾ ☾
“Wait I rise, Lordy Mama”
Sa chaîne va se rompre, le Vorace bondira ▲ Guerre, au seul souvenir des maux que tu déchaînes, fermente au fond des cœurs le vieux levain des haines ; dans le limon laissé par tes flots ravageurs des germes sont semés de rancune et de rage et le vaincu n’a plus, dévorant son outrage, qu’un désir, qu’un espoir: enfanter des vengeurs.
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Deyr Einn, Spirar Einn ft Varri▲ TERMINÉ - Jeu 9 Nov - 14:16
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EFFIGIE : Charlize Theron
BAFOUILLES : 8895
PACTE : 04/01/2017


OSSATURE : 37 ans
CONTRAT : Kiffe se soumettre à un certain mâle alpha et a du mal à l'admettre. A le palpitant qui déconne en sa présence. En couple donc, toujours fourrée dans les bras d'Irénée.
BESOGNE : Ancien officier de police. Morte aux yeux du monde dans l'asile dont elle s'est échappée.
FABLE : Elle a des doutes, surtout depuis qu'elle a perdu le bébé difforme qui grandissait en son sein. Celui qui a bien failli la rendre folle
ÉCHINE : Tout porte à croire qu'elle est la chair faible. Une humaine. Et pourtant, ses rêves ont toujours été peuplés de visions indéchiffrables à la symbolique poignante. Maintenant qu'elle est à Rome, elle rêve éveillée - sur le passé des gens. Elle est sorcière mais ignore encore tout de la vraisemblance de cette situation.
PRESTIGE : Clairvoyance empathique. Varri peut vivre les souvenirs des autres.
CREDIT : DΛNDELION
LARS
&
VARRI
DEYR EINN SPIRAR EINN
Le coeur bat à tout rompre. Douloureusement. Rangée contre le tronc d'arbre assez épais pour la dissimuler, Varri ajuste ses doigts sur la crosse du calibre - savoure cette sensation de réconfort qu'elle a perdu quand les institutions lui ont ôté cette extension d'elle-même. Et l'adrénaline pulse dans ses veines, la rend alerte mais pas particulièrement plus prudente. Le type qu'elle est parvenue à désarmer vient de se faire la malle, profitant du mouvement de panique que le coup de feu a distillé. Et Blondie serre l'émail, partagée entre le besoin de savoir la menace éteinte - éradiquée - et sa bonne foi, sa morale de flic venues lui rappeler qu'on ne tue pas les gens comme ça. Qu'elle n'est pas une criminelle.
Varri reste immobile durant de longues secondes, saisie dans cette introspection épineuse. Ce n'est que le léger bruissement des feuilles qui parvient à lui faire décrocher un regard en direction de Lars, à quelques mètres de là. Elle voudrait lui demander si ça va mais le silence qui s'impose est à préserver - elle le sait mieux que quiconque. Dans un frisson nerveux Blondie guette les arbres. L'autre va sûrement pas tarder à revenir et quelqu'un est clairement planqué en surplomb. Impossible de savoir à quel degrés ils sont armés mais ils ont sûrement bien prévu leur coup. Varri se mord les lèvres, piétine sur place, s'écarte à peine pour jeter un regard inquiet dans les ombres - en revient à la silhouette de Lars qui semble vouloir la rejoindre. Elle le couvre, en guignant de l'oeil du canon le moindre frémissement suspect.
Et CRACK - ça la prend de cours à Varri. Elle sursaute, voit Lars en faire de même en se redressant pour éviter la masse informe qui tombe à ses pieds. Et tandis qu'elle essaie de distinguer de quoi il s'agit, tout va très vite. C'est quelqu'un et ce quelqu'un tente tant bien que mal de mettre de la distance. Varri braque d'abord l'arme sur la silhouette sans visage avant de voir Lars prendre les devants pour la désarmer. Dans ce méli mélo de gestes brusques, la blondine n'est clairement pas à son avantage pour intervenir. Risquer de toucher le Kvène en désirant le défendre serait particulièrement malvenu, surtout qu'il semble avoir physiquement l'ascendant sur ce poids plume. Elle lève donc les yeux en direction de la cime des arbres pour voir si d'autres ne jouent pas au même jeu. Elle guette. Ça bouge. Elle tire. Et le coeur se remet à cogner, plus fort que jamais - entre excitation et torpeur - se maudissant de ne pas être nyctalope et d'avoir eu une idée débile en exigeant de venir ici de nuit. Et si Lars se faisait capturer, ou pire tuer ? Cette pensée lui est douloureuse. Assez pour la surprendre, véritablement. Parce qu'elle l'aime, Lars. De déraison.
Dans l'empoignade, ça grogne et sa gesticule et Blondie fait chavirer son regard du haut des arbres lorsqu'un craquement des plus sinistres zèbre la quiétude nocturne. Le cri qui la ponctue est bon à glacer le sang. Varri n'a pas besoin de forcer ses yeux pour deviner que la silhouette adverse est celle d'une femme et que celle-ci vient de se voir vriller son bras dans un angle improbable. Même si cette dernière représente une menace, la blonde peine à se réjouir, trop empathique pour le frisson d'horreur ressenti. Dans un geste mou du poignet, Varri perd un peu contenance - assez pour baisser sa garde le temps de quelques secondes. De trop. Elle sent la morsure d'une piqûre - vive et inévitable, au niveau de son bras droit. Y plaque une main pour y arracher la fléchette qui s'y est fichée dans un râle plaintif. Se sent trembler d'une nervosité qui se brouille d'un écho léthargique. « Merde. » Commente-t-elle dans le constat qui s'impose. Son bras se détend de trop. C'est un putain de sédatif. « Lars... » Avec l'agitation environnante, pas facile de se faire entendre. Blondie peut d'ores et déjà sentir le produit commencer à faire effet. Ses phalanges se détendent et le calibre tombe sur le sol chargé d'humus. Elle crache une injure, attrape un élastique fourré dans le fond de sa poche pour se le passer autour du bras, assez haut pour juguler l'effet du produit - du moins assez pour espérer retarder la propagation si la dose est suffisante pour l'allonger. Elle se baisse, bras droit pendant mollement le long de son râble, fouille dans la végétation pour y trouver l'arme à feu - s'en empare avant de se redresser. « Lars, on a un problème. » Elle s'avance, la fille étant toujours au sol à un mètre de lui - quelques sons inarticulés franchissant la frontière du tissu noir qui entoure son visage. « Imbéciles ! » Qu'elle finit par rugir entre ses grondements de douleur. C'est en italien et Blondie n'est pas sûre de tout saisir. « La fille ! Choppez la fille ! » Blondie s'affaisse contre le tronc derrière elle, le temps de regarder autour dans l'appréhension des interlocuteurs. Ils sont donc plus de deux. « Si vous choppez la fille, vous le choppez lui. » Varri a l'impression que son sang ne fait qu'un tour dans ses veines. Elle s'avance, se contrefichant bien de se montrer à découvert, risquant ainsi de se faire tirer dessus. Elle braque le canon sur la tempe de la drôlesse, son geste rendu hésitant par la non maîtrise de la main gauche. « La ferme ! » Qu'elle lâche, furieuse. En italien. Un des mots qu'elle a pris plaisir à apprendre. Blondie assène un revers de crosse au museau de l'impudente avant de se sentir défaillir. Elle sent les pognes de Lars la retenir, cligne des yeux à plusieurs reprises pour s'extirper de cette sensation étrange et cotonneuse. « Amour. Ça ira pour moi. Les laisse pas t'avoir. » Murmure évanescent. Fruit d'une vérité et d'un délire tandis qu'elle vient nicher son museau contre le sien. L'embrasse, un peu au delà des réalités avant de lui fourrer l'arme dans la pogne et tenter de s'éloigner. Elle veut partir, Varri - un peu bêtement. Dans une autre direction. Vite pour avoir le temps de se cacher avant de perdre conscience. Ne pas être un boulet ni un poids pour Lars. Ne pas être la raison pour laquelle il se fait attraper.

Dialogues:
 
CODAGE PAR AMIANTE

☾ ☾ ☾ ☾ ☾
BRUTALE.
L'âme susurre et le cœur se noie. Dans les abîmes d'une rage folle  - créature famélique et vorace qui fouille les entrailles à la recherche d'une raison. Une seule suffit pour qu'elle exulte. Fanfaronne et se digère. N'en reste alors plus que les cendres. Celles de son monde dévasté.(c)lazare.
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Deyr Einn, Spirar Einn ft Varri▲ TERMINÉ - Sam 25 Nov - 16:25
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lycans
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EFFIGIE : Jason Momoa
BAFOUILLES : 8237
PACTE : 06/06/2017


OSSATURE : 38 ans
CONTRAT : C'est compliqué / Varribataire - c'est comme être en couple sauf qu'on se l'avoue pas / Polygamie non assumée avec les vins et les spiritueux de la supérette discount du coin
BESOGNE : Sentinelle, chimiste et auto-capitaine pour le compte de la Nostro Regno
ÉCHINE : Suprématie anéantie - Lupin
PRESTIGE : Sens accrus - Plus agile, plus fort, plus rapide que le commun des mortels, mais pas que le commun des surnaturels - Régénération - Rage, impulsivité, agressivité CHECK - Capacité à péter les plombs en un temps record, CHECK - Instincts primaires enclenchés CHECK - Titiller l'bestiaux : NON CONSEILLE
GANG : Nostro Regno
CREDIT : Sign code by Solosland © Gifs by Varri <3 & QCEENMERAS

DEYR EINN, SPIRAR EINN
VARRI & LARS

Le boitier dans la main.
Le cœur dans la gorge.


Je triture l’objet métallique. Le tourne dans tous les sens. Or, rien de particulier ne m’apparaît ; seul deux boutons étrangement similaires ressortent de l’artère soudée. Une chance sur deux de me faire péter la nuque, j’imagine… Ou pire… Je louche sur la fille, qui a reculé à distance raisonnable – sa main valide malaxe nerveusement son épaule au coude invalide. – Qu’est-ce que c’est ?, demandé-je vivement en secouant ce que je tiens. Elle se refuse à me répondre. Hoche négativement du chef ; et l’assurance lisible sur son visage et dans son froncement de sourcil pédant, n’est pas retranscrite par les tremblements de son corps – entre douleur et appréhension du nouveau coup que je vais lui mettre pour me libérer de l’emprise forcée. Parce qu’en plus tu le sais, que je vais te frapper jusqu’à ce que tu me répondes. Idiote ! J’ignore où est son acolyte ; me dit que Blondie l’a vraiment mis en fuite. Oublie la notion de timing – s’il est allé chercher des renforts je n’ai certainement pas le temps de la torturer à mort pour qu’elle me donne la bonne combinaison pour m’éviter d’enclencher ce bazar insidieux. Pourtant j’hésite, un faible instant, à faire ça totalement au hasard –si j’explose tant pis, si ça fait tomber ce que j’ai dans le cou tant mieux – mais la voix de Varri me sort de la stupidité à laquelle j’étais en proie de m’adonner.

Je range rapidement le boitier dans la poche de ma veste – celui ou j’aurais apprécié un indicateur du genre ON/OFF – me détourne pour la voir s’avancer. Ignore les injonctions de la harpie sous son turban – soit elle vouvoie son acolyte, soit ils sont plus de deux – m’avance lorsque Varri se plaque contre un tronc et m’arrête dès qu’elle se remet en mouvement pour coller le canon de son flingue contre la tempe de l’ennemie. Cependant, ce qui attrape le plus mon attention, c’est le manque d’aisance du bras qui vise parce que ce n’est pas sa main de prédilection pour viser. – Amour… soufflé-je lorsqu’elle beugle et qu’elle frappe. Et c’est à ce moment là qu’elle flanche. Ses jambes cèdent. Mes bras la cueillent. Tâtent le cuir de sa veste dans une appréhension chargée de désarroi ; mon palpitant s’affole persuadé qu’un silencieux a fait son œuvre lorsque j’étais trop occupé ailleurs. Je me maudis ; comprend à la respiration ralentie et au timbre endormi que c’est certainement quelque chose de moins mortel qui l’a touché. Suis soulagé, malgré moi et la situation impossible. La presse un peu fort quand elle m’embrasse…

C’est à ce moment là que nous sommes censés nous perdre de vu toi et moi ? Sans émotion, sans affect ? Dans un baiser ; un au revoir charnel. Une accolade rapide. Des adieux presque impersonnels. Est-ce que c’est simplement ça, la vie ? Te voir partir. T’éloigner. Et rester là. Prier nos Dieux qu’il ne t’arrive rien de pire qu’à moi. Pas savoir où tu vas. Où tu es. Peut-être ne jamais savoir ce qui t’es arrivée. Mes doigts resserrent leur étreinte autour du poignet. Tu ne m’appelle jamais Amour, Amour. L’arme atterrit dans l’une de mes mains, d’un geste un peu maladroit – fatigué. Elle tente encore de s’enfuir, Varri. Insiste. Persiste dans une lutte perdue d’avance. Ses forces l’abandonnent. Et plus elle s’énerve, plus le sédatif pulse dans ses veines. Et si ils m’ont… Toi… Est-ce qu’ils te laisseraient la vie sauve ?Calme toi, soufflé-je doucement en enroulant un bras autour de ses reins. Mon museau se niche dans ses cheveux. Mon regard s’échoue sur la fille enrubannée. – Il ne va rien nous arriver si nous restons ensemble. Si le timbre est rassurant je suis le dernier à croire les mots que je prononce. Mais maintenant, c’est moi qui ai le flingue. C’est dans cette pensée familière – terrible – et dans le contact sécurisant du métal froid dans ma paluche brûlante, que je le lève en direction de notre première poursuivante. Le viseur entre ses deux yeux bleus ciel écarquillés.



Point de vue de Kasper – Sorcier Mercenaire

Kasper il est introuvable.
Kasper ce n’est même pas son vrai prénom, d’abord. C’est juste celui qu’il s’est choisi pour cette mission – pour ce mois ou cette semaine, selon ce qu’il en fait et qui il se décide à emmerder. Il n’est pas stable, Kasper. Dans sa tête. Souvent il parle à des gens qui n’existent pas, il répond à des voix qu’il est le seul à entendre. Il rit de blague qu’il se raconte et de choses qui lui sont arrivées il y a des heures ou des années. Il est lunatique, Kasper. Puis il aime trop les femmes – par période – trop la drogue – par période – trop la religion – quand ça l’arrange. Kasper il méprise les gens qui ont des vices – Kasper est subjectif, aveugle et égoïste. Parce que Kasper a plein de vices. Il est le roi des vices et de la déraison. Mais il fait du bon boulot, Kasper. Un tueur hors paire ; il déniche, il espionne comme personne. Il s’ennuie jamais des traques et, bien qu’il abandonne souvent les tâches quotidiennes qu’il entreprend, il ne lâche jamais un contrat même s’il ne lui rapportera rien. Il n’est pas cher Kasper ; à se demander s’il sait réellement compter, Kasper. Paraît qu’il s’en fout, Kasper. De ces bouts de papiers qui servent à échanger services et matériel. Kasper c’est un peu un enfant : Quand il veut il prend. N’importe quoi, n’importe quand. N’importe qui, n’importe comment. Kasper il est persuadé qu’on ne lui a jamais dit non. La négation, Kasper, il ne connaît pas.

Kasper il voit par les yeux des bestioles. De fait il s’est découvert un amour inconsidéré pour les volatiles dès son plus jeune âge. Il n’a jamais vraiment parlé aux Hommes, du coup, Kasper. Il les a toujours trouvé sans intérêt, futile ; il les déteste Kasper, il s’aime de les détester aussi.

De ses pieuses leçons Kasper a retenu que de poussière on redevenait poussière. Alors Kasper il s’est fait tatouer un corps en décomposition sur son propre corps ; il en a oublié son âge Kasper. Mais en vrai il s’en balance de son âge, Kasper. Un jour il mourra et ce jour sera cool. En attendant il cherche l’adrénaline et le grand frisson. C’est pour ça qu’il a trouvé Baltsar avant que Baltsar ne le trouve. Baltsar il ne connaissait même pas son existence, visiblement. Par contre, il en est sûr, il a été étonné de son panel de criminel, même s’il en a douté – c’est ça, de changer tout le temps d’identité. Il lui a fait confiance, Baltsar. Il l’a engagé. Il lui a dit de tuer le loup. C’est pour ça que Kasper a fait l’effort de rencontrer ses congénères – ses acolytes dans la bataille. Ces pauvres nuls ne se battent que la prime et le sang. Il a trouvé la fille ridicule sous son turban. Le type, un bœuf, stupide sous ses idéologies aryennes. Il a pourtant décidé de faire équipe avec lui, Kasper. Il a même fait l’effort de suivre les plans du rustre – lui a interdit de descendre quiconque lâchement. Et comme Otto n’a pas compris pourquoi, il a prétexté que c’était une histoire d’argent – qu’ils n’auraient pas s’ils butaient le loup. Mais Kasper il est comme Otto. Il n’est pas là pour le pèze. Il est là pour le challenge – la traque qu’il aimerait voir durer des jours et des jours encore, pour se repaître de ces vies humaines risibles avant de les détruire. Celle de l’homme. Celle de la fille. L’un d’une balle, l’autre de tristesse.

Kasper il suit la troupe jusqu’au Mont Palatin. Puis il abandonne le cortège pour se trouver un coin tranquille. Plus reculé encore de tous les autres. Il profite de bribes de scènes par les mirettes d’un renard, d’une chouette, d’oiseaux de nuit. Lorsque tout le monde se met à courir, attisé par un tir précipité, il se contente de rester à l’écart ; de suivre d’en haut une escapade périlleuse en bas. C’est pour ça que Kasper il arrive un peu après la bataille. Quand le coude est déjà démis, qu’Otto est déjà dans les branchages et que la Blonde du loup a déjà une arme. Il reste dans l’ombre, Kasper. Silencieux. Sort son arme bourrée de tranquillisant. Arrive à viser malgré un angle de vue minable – parce qu’il voit partout, Kasper. Et tire. Le sifflement de la fléchette atteint sa cible : En plein dans le bras. Ce n’est qu’une question de minutes pour que la fille se sente faiblir ; faillir. Sans elle, Kasper en est sûr avant que la cruche ne se mette à hurler, le loup est perdu.

Kasper range son flingue dans un holster qu’il a la ceinture. En sort un autre à l’armature ancienne et superbe. Et parce qu’il n’y a pas qu’Aspic qui a dans son gaba des objets magiques – parce que Kasper est capable d’en faire autant que l’humaine si ce n’est plus – il enclenche une nouvelle seringue…

Une seringue pleine d’aconit.
Pas assez pour tuer le loup.
Mais assez pour profiter de sa docilité.


Mon doigt caresse la détente. Va pour la presser lorsqu’un sifflement me fait tout foirer. Mon canon dérive. La détonation se fait entendre. Vrille mes tympans. La balle touche le tronc au lieu de la fille quand je m’affaisse avec Varri. Une fléchette érafle le cuir de ma veste. Un grondement mécontent perce l’obscurité – pas l’un des protagonistes visibles j’en suis certain… Et c’est dans le silence terrible qui survient après ces coups – dans le grésillement étrange qui remonte à mes oreilles – que je capte une deuxième charge – le mouliné particulier d’un chargeur qu’on réenclenche. Merde.Varri, murmuré-je sans être sûr qu’elle puisse m’écouter. Je me redresse – vite – maintiens Blondie contre moi – mais elle est de toute évidence trop engourdie pour tenter le moindre sprint. Si je la porte je ne peux plus me servir du flingue. Or la fuite semble être la solution la plus efficace dans cette situation. Je m’épargne ordre et explication. Vais pour la soulever du sol. La bascule un peu rudement lorsque je sens quelque chose fouetter ma cheville ; un quelque chose de lourd qui fait naître une douleur sourde. Je trésaille. Me sens inéluctablement tirer vers l’arrière. Ne tombe pas, malgré l’enthousiasme visible des gens qui me tiennent. Mes mirettes se baissent dans un tressaillement discret. S’arriment à la chaîne enroulée autour de ma jambe. Une chaîne ? Sérieusement ? Vous voulez que l’on joue à celui qui a le plus de force ? C’est à mon tour de gronder. A mon tour de tirer – d’un mouvement vif, autoritaire. Il y a un bruissement de feuilles – celui de semelles qui les écrasent rudement – des chuchotements, une nouvelle impulsion en sens inverse m’obligeant à lâcher Varri. Je chancelle. Me baisse. Un nouveau sifflement. Une piqûre au niveau de la carotide. Y a quelqu’un là-bas derrière qui vise sacrément bien.  Je retire la fléchette d’un revers de paluche. Agrippe les maillons métalliques. Les ramène vers moi avec humeur – avec rage. Quelqu’un tombe. Je traine un poids mort. Celui d’un homme – celui que Varri avait mis en fuite, le chauve. Il lutte, assit sur les fesses. Freine des talons. Il ne veut pas perdre. Il a le visage crispé, tendu d’une haine viscérale – celle de la défaite qu’on n’assume pas. Il râle entre ses lèvres. Sa langue claque presque en simultanée de la mienne. Lâche une injure glorieuse lorsqu’il me voit m’avancer vers lui. Fier d’en découdre, probablement. Il tente de se relever – trop tard. Mon poing s’abat brutalement à l’angle de sa mâchoire imberbe. Parce qu’il a décalé la tête, je visais clairement sa tempe pour que jamais il ne se rétablisse. Il baragouine un truc incompréhensible. Groggy. Au moins il m’a lâché, me dis-je en enroulant mes phalanges sur le tissu de son col. Il rue. Re-baragouine. Je comprends à la diction que la mâchoire est cassée. Il n’arrive plus à articuler quoi que ce soit. Il est inutile. Je réalise que je tiens toujours le flingue à l’instant où l’évidence me frappe : Si je me débarrasse de tout le monde Varri est sauvée. Mais avant que je ne puisse faire quoi que ce soit… Un autre luron sort des fourrés.

- STOP ! beugle-t-il. J’arque un sourcil dans sa direction. Vouté sur la proie qui a de plus en plus de mal à se débattre – les fractures ont ça de magiques de calmer les plus téméraires des connards. Et si l’homme qui apparaît n’est pas grand – du moins que sa carrure est aussi impressionnante que celle de Monsieur Toutlemonde – les tatouages qui recouvrent sa face videraient une église un dimanche de messe. J’en viens à penser, dans un premier temps, qu’il a un masque – pour dire la dose de too much qu’il a utilisé pour ses effets de style. – Lâche-le, Brutus, balance-t-il d’un ton chantant en se dandinant légèrement comme s’il dansait. – Va te faire foutre Mr Jack, craché-je en plissant assez le col pour étouffer le type à mes pieds. Je jette un coup d’œil rapide vers la fille enrubannée – toujours à sa place initiale, elle ne semble pas vouloir se prêter au jeu de celui qui va avoir la plus grosse paire d’orgueil. – Tu es sûr ? demande-t-il en foutant ses bras en croix, humant l’air électrique. Il fait un tour sur lui-même. – Attend un peu, Brutus. Tu n’auras bientôt plus le choix. Si je ne saisi pas le délire de suite je peux sentir le loup, dans mon bide, dans mes tripes, courber l’échine… Mourir de docilité.Lâche ! Lâche ! Lâche-le ! Lâche, lâche, lâche… Lâche tout ! Et l’homme tatoué rit. Et mon loup m’oblige à lâcher celui que je tiens. Le sorcier se refuse encore à lâcher le flingue.





Couleurs Dialogues:
 





☾ ☾ ☾ ☾ ☾
“Wait I rise, Lordy Mama”
Sa chaîne va se rompre, le Vorace bondira ▲ Guerre, au seul souvenir des maux que tu déchaînes, fermente au fond des cœurs le vieux levain des haines ; dans le limon laissé par tes flots ravageurs des germes sont semés de rancune et de rage et le vaincu n’a plus, dévorant son outrage, qu’un désir, qu’un espoir: enfanter des vengeurs.
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Deyr Einn, Spirar Einn ft Varri▲ TERMINÉ - Dim 26 Nov - 23:16
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sorciers
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EFFIGIE : Charlize Theron
BAFOUILLES : 8895
PACTE : 04/01/2017


OSSATURE : 37 ans
CONTRAT : Kiffe se soumettre à un certain mâle alpha et a du mal à l'admettre. A le palpitant qui déconne en sa présence. En couple donc, toujours fourrée dans les bras d'Irénée.
BESOGNE : Ancien officier de police. Morte aux yeux du monde dans l'asile dont elle s'est échappée.
FABLE : Elle a des doutes, surtout depuis qu'elle a perdu le bébé difforme qui grandissait en son sein. Celui qui a bien failli la rendre folle
ÉCHINE : Tout porte à croire qu'elle est la chair faible. Une humaine. Et pourtant, ses rêves ont toujours été peuplés de visions indéchiffrables à la symbolique poignante. Maintenant qu'elle est à Rome, elle rêve éveillée - sur le passé des gens. Elle est sorcière mais ignore encore tout de la vraisemblance de cette situation.
PRESTIGE : Clairvoyance empathique. Varri peut vivre les souvenirs des autres.
CREDIT : DΛNDELION
LARS
&
VARRI
DEYR EINN SPIRAR EINN
Dans le coton de ses pensées, quelques sensations percent. Tandis que les bras s’emmêlent, tentent de se dépêtrer – qu’elle essaie de trouver la force, Blondie, de s’éloigner de lui et de son murmure rassurant qui tranche avec le réalisme de la situation. Ne mens pas. On est foutus. Pensée qui la traverse alors qu’elle se sent partir mais qu’il la maintient contre son râble protecteur. Varri noue ses doigts à ses hanches et respire faiblement contre son torse, dans les plis de ses vêtements. Elle désespère d’être aussi faible. Physiquement parce qu’elle vient tout juste de se faire avoir et que ralentir la progression du sédatif ne sert à rien. Et mystiquement car son pouvoir ne lui sert à rien. Il n’est pas offensif ni défensif. Il ne peut pas abattre ou repousser des adversaires. Les autres ne le sentent même pas. Il est juste là pour la pourrir, elle. L’ensevelir d’empathie. Comme si parvenir à cerner leurs poursuivants pouvaient leur épargner une balle entre les deux yeux.
Elle est séduisante, l’idée de fermer les yeux et de se laisser aller contre l’homme. Mais sa combativité rauque, à la blonde. Sa fierté et son indépendance s’insurgent. Dans une pulsion d’exaltation tandis qu’une détonation retentit dans la torpeur nocturne de la forêt. Curieusement, l’encéphale s’éveille dans un spasme. L’onde fait soubresauter les charpentes et Lars lui intime de se baisser.

Bouge.

Elle se le dit. Se le répète avec l’impression d’être une plume empêtrée dans le déchaînement d’une tempête. Heureusement, le langage corporel s’embraye instinctivement et quand le Kvène lui intime de bouger, la blonde le suit évasivement. Il veut la soulever, la porter – et Varri ronronne dans la brume de sa vision. Se heurte à quelques pensées qui témoignent de la dérive de son esprit vers l’inconscience. Poignets sanglés, lumière artificielle qui brûlent la rétine, piqûre dans le bras – hématomes à son derme lui rappelant la routine de crevure qu’on lui assène. C’en est presque drôle – ironiquement tragique – qu’on en revienne sans cesse à l’abrutir de substances.

Bouge. Le bout de ses doigts frémit. Et ça remue en dessous sans qu’elle ne comprenne vraiment pourquoi. Elle n’a pas vraiment conscience de son corps mais lutte pourtant pour ouvrir les paupières. Distingue le flou obscur d’une silhouette plantée dans les feuilles en contrebas. Devine l’ébauche d’une épaule contre laquelle elle repose. Celle de Lars. Ça gesticule, ça bataille – et Blondie glisse. Retombe lourdement dans les feuilles mortes dans un froissement douloureux des babines. Elle replie un bras contre son minois – retrouve un semblant de mobilité sur ses membres engourdis et loue l’adrénaline qui contrebalance le flottement névralgique. « Fils de pute. » Qu’elle parvient à cracher à l’égard du type aux prises avec Lars dans un regard mauvais. C’est la boule de billard. Ce satané connard qu’elle a réussi à chopper mais qui a réussi à se faire la malle. Sa perception a un temps de latence et s’attache à des détails insignifiants. Les feuilles qui se soulèvent au passage du Kvène – dans sa fureur électrique – et au craquement de la mâchoire de l’ennemi lorsqu’il éprouve le poing véhément des représailles.

Remue-toi. Elle le sent, Varri. Que son organisme lutte contre la substance – pas de là à lui permettre de battre la campagne avec la vivacité des bons jours mais assez pour lui permettre de capter la situation. Et qu’elle pense avec une sordide satisfaction à l’utilité de son petit séjour à l’asile, finalement. Les paumes fouillent le sol pour trouver stabilité et la blonde tente de se redresser. Elle plante un genou et s’y appuie pour relever le buste un peu maladroitement, ses globes balayant la scène avec circonspection. La nana n’a pas bougé, Lars étrangle boule de billard à entendre les gargarismes qui s’échappent de sa gueule – et y a ce mec. Silhouette imprécise aux prunelles dilatées de la blondine. Il ordonne au colosse d’arrêter, de lâcher sa prise et Lars se montre réticent. Varri, ça lui arrache un sourire un peu carnassier, comme si elle était trop défoncée pour se douter que ça puisse froisser l’un des trois tueurs venus jusqu’ici pour sa peau à lui. Ça la rend cruelle à Blondie. Curieusement insensible. Elle se dit serre. Serre, Amour. Jusqu’à ce qu’il en crève cette raclure. Et quand l’excentrique reprend tout en dansant sur ses pieds et que Lars finit par lâcher l’impudent, Varri se rend compte que quelque chose cloche. Alors son regard saute de l’un à l’autre, se promène jusqu’au minois à moitié dissimulé de la donzelle présente. Qu’est ce que c’est que ce bordel ? Elle pense d’abord à un pouvoir, Varri. Il est peut-être comme eux, ce gars. Peut-être qu’il sait faire plier la volonté des autres. La blonde serre l’émail, cligne des yeux dans une lenteur éreintée. Dégage quelques mèches de cheveux qui entravent sa vision pour tâcher d’aiguiser sa perception. Elle distingue alors les ombres encrées sur sa gueule de dément et pousse un peu plus pour lui rentrer dans la tête. A ce niveau de lucidité, c’est un peu comme une transe. C’est difficile mais elle y arrive. Elle se laisse submerger par lui. Prend ce qui vient – de sa folie qui gangrène et des passions qu’il nourrit. L’exaltation de la traque. Et les piqûres à son bras.

Le minois renversé vers l’avant chavire un peu. Bascule de gauche à droite avant que les lippes ne s’ouvrent sur un murmure. « Ecoute le vent, Cesare. » Lentement, elle lève les yeux en espérant capter l’attention du tatoué. « Ecoute le vent, Cesare. Il est là pour nous rappeler qu’on n’est rien. » Un peu plus fort, elle articule. Devine la surprise brouillant l’expression masculine. C’est d’une fille. Une fille qui a probablement beaucoup compté pour lui. C’était y a longtemps, quand l’esprit ne s’était pas enlisé dans cette spirale délirante. Varri se contrefiche bien de trop le provoquer. Ce qu’elle veut, c’est savoir. Savoir qui les envoie. Et la réponse qui se figure dans ses souvenirs chaotiques lui arrache un petit rire sec. Elle passe une main sur son visage avant d’incliner le visage en direction de Lars. Il a toujours le flingue en pogne mais boule de billard respire – de trop – à un bras à peine de lui. « C’est les sames, Lars. Y a un contrat sur ta tête. » Qu’elle lui dit un peu froidement, strangulée par l’empreinte psychologique qu’a laissé le dénommé Cesare sur son esprit. Varri le connaît, le same qui s’est occupé des négociations et qu’elle a vu à travers ses yeux. Baltsar, proche de Blix. Il lui est loyal. « On ne peut pas négocier avec ce type là. » Jette-elle à Lars en désignant du menton le tatoué. « Ou pas avec de l’argent. C’est pas ça qui l’intéresse. Il a soif de challenge. Et il est fou. Sinistrement timbré. » Blondie frémit, ses paumes froissant quelques feuilles mortes quand elle essaie de se relever. Elle veut se rapprocher de Lars. Etre prête à toutes les éventualités.

Dialogues:
 
CODAGE PAR AMIANTE

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BRUTALE.
L'âme susurre et le cœur se noie. Dans les abîmes d'une rage folle  - créature famélique et vorace qui fouille les entrailles à la recherche d'une raison. Une seule suffit pour qu'elle exulte. Fanfaronne et se digère. N'en reste alors plus que les cendres. Celles de son monde dévasté.(c)lazare.
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Deyr Einn, Spirar Einn ft Varri▲ TERMINÉ - Sam 2 Déc - 2:28
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DEYR EINN, SPIRAR EINN
VARRI & LARS


Point de vue de Kasper – Sorcier Mercenaire

Il est content, Kasper. Content de son effet de surprise. De ce qu’il lit dans les prunelles sombres de son adversaire. Même s’il y a peut-être un peu de dégoût… Qu’importe. Avec la seringue pleine d’aconit qu’il vient de lui planter dans le cou Kasper sait. Ouais il sait que Brutus sera bientôt entièrement à sa disposition ; et cette simple idée, à Kasper, ça le met en joie. C’est que, celui là, ce n’est pas un loupiot comme les autres. Il est hors catégorie. Il est immense. Il est fort et, pire que tout, il se sentait invincible. Heureusement qu’il est là, Kasper, pour rappeler le commun des mortels à l’ordre. Alors Kasper il danse, il impose. Il s’en fout un peu d’Otto mais il lui fait grâce de sa vie. Seulement, il y a un truc qui le chiffonne, à Kasper. Quand Brutus ne lâche pas le flingue. Ca l’irrite, un peu. Il se redresse. Il toise – il nargue d’une moue impétueuse. Il essai de faire baisser les yeux à l’impudent, d’un regard colérique. Ca ne fait rien. Brutus reste là. Un peu tanguant. Un peu moins sûr. Mais toujours bien encré sur ses pieds. L’index sur la gâchette. Prêt à relever la paluche. Prêt à tirer.

Kasper s’avance. Kasper a le dos tout crispé. Kasper fouille dans les tréfonds de son pouvoir, de son essence et de ses impressions pour capter la moindre anomalie. Kasper se demande ce qui se passe ; Kasper est sûr que les lycans répondent bien à ce dosage d’aconit. Un dosage qu’il a même forcé pour que tout fonctionne bien sur celui là. Kasper hume le loup – une odeur surprenante et un peu piquante. Kasper hume autre chose. Lui auront-on menti sur la chasse ? Kasper serre les poings. Va pour questionner. Se fait couper, dans son élan de Prince. Se fait couper par une remarque aussi surprenante que l’odeur qu’il hume. Pertinente. Ca le scie, à Kasper. Ca le trouble, à Kasper. Il en ouvre la bouche, tombe la mâchoire. C’est la fille qui a parlé. La Blonde derrière la Montagne. Elle s’est redressée. Amorphe. Faible. Et pourtant bien là. A le provoquer. A l’appeler de ce prénom qu’il déteste. Le visage de Kasper se déforme. De rage. De haine. Il fulmine. – Ta gueule ! qu’il crache comme s’il crachait pour de vrai, dans un râle guttural. Un râle qui lui vient du tréfonds de ses tripes. Il a l’impression que ça fait remuer la forêt entière, Kasper. En plus des gens. – Fais-là taire ! Il la pointe du doigt, Kasper. Ordonne à Brutus. Son Brutus. Son chien, son Cerbère. Ce con qui se refuse de bouger.

Alors il bondit Kasper, lorsque l’autre conne se met à causer des Sames. Comment elle peut bien savoir ?! COMMENT ?! Elle va tout faire foirer ! Kasper il se dit qu’il aurait pas dû lui tirer un tranquillisant à elle. Il aurait dû lui tirer une balle. PAF dans la tête. Ca aurait évité qu’elle bavarde.

Si seulement les femmes pouvaient ne pas être douée de parole.

Kasper il passe à côté de Brutus.
De toute façon, Brutus, il ne peut pas lui faire de mal, à lui.
De toute façon, Kasper, il veut juste lui coller un coup dans le flanc, à la fille.


La voix de Varri me fait vibrer. Des pieds à la tête. Mon râble se tend. Mon museau se relève en direction du tatoué. Cesare. Un air suffisant étire mes traits ; un rictus la commissure de mes lèvres. Mon loup s’étend. Le sorcier gronde à travers cette couche gluante – celle du poison qui enchaîne mes veines. Et ça l’étonne à celui qui voulait nous clouer. A celui qui voulait me soumettre. Que le loup n’est pas nécessairement domptable ; que la femme n’est pas toujours la plus faible. Il beugle. Furieux. Insulte. Puéril. S’avance. Menaçant. Il n’hésite pas. Même pas une seconde. Et moi je ne doute pas ; de cette lueur qui refroidi ses mirettes. Folle. Violente. Celle que j’ai vu dans les yeux de tellement d’Hommes qu’il me serait impossible de les compter. Impossible de la louper. Il veut cogner, Cesare. Il veut cogner Varri. Ignore qu’entre elle et lui, il y a moi – moi l’enlisé, le docile. L’obéissant. L’armé. Son épaule frôle la mienne. Je renifle sa fragrance à travers tous ces parfums humides de feuilles et d’herbe ; à travers celle du vent aussi légère et intangible qu’elle peut l’être, transportant avec elle le parfum de millier de choses. Cesare sent l’assurance et la folie – je le devine avant que Varri ne le dise. N’ai jamais rien négocié de ma vie et encore moins avec des gens envoyé par des Sames. Quant à ces Sames…

Ma paluche s’abat sur la nuque qui me dépasse. Cesare couine, d’un couinement si discret qu’il est presque inaudible. Il agite ses bras. Titube vers l’arrière lorsque je l’y entraine. Trébuche sur le type à la mâchoire brisé. Gueule. Hurle. Geint. Détestablement humilié, Cesare s’indigne. Se redresse sur ses coudes. – Saloperie de Loup ! explose-t-il dans un coup de talon dans les côtes alliés. Le chauve se laisse choir. Abandonne l’idée de bouger – certainement en a-t-il marre. – Couche toi ! La terre. Ca sent aussi la terre. Et la sève des arbres.Couche toi ! répète-t-il en s’asseyant – il donne pourtant, et même comme ça, l’impression de pouvoir entièrement contrôler la situation. Mon loup se laisse bercer par sa voix – bruyamment agréable, agréablement horripilante. Mes paupières clignent lentement. – COUCHE TOI ! Mes genoux aimeraient tellement céder à l’ordre braillé. Mon encéphale aimerait tellement se laisser aller – parce qu’il n’y a que ça à faire, que ça serait le plus simple. Comme on y serait bien dans cette obéissante chaleureuse.

Je détourne la caboche. Engourdi. Zyeute Varri dans un tremblement perceptible. Perçois le flux d’un pouvoir surprenant, glacial, ramper sur ma peau. Griffer mes pores. Le flingue est lâché dans un spasme. Le flux repoussé d’un revers de main impérieux – peu efficace. Il revient à la charge quand le tatoué se remet sur ses jambes. Bombe le torse. Bombe sa magie. Aussi noire que la nuit. Le second assaut est plus violent que le premier – c’est comme si je traversais une tempête de neige, comme dans le Norrland durant les mois les plus froids, comme ma retraite dans ses steppes gelées. Mes poings se serrent. Mon loup avachi convulse. C’est quand il souffre – que je souffre – que je n’ai plus de doute : Ce connard contrôle les bêtes. Ce connard veut contrôler ma bête.Mais tu vas m’obéir bordel de merde ?! Ma paume se plaque contre ma tempe. L’un de mes genoux flanche sans pour autant se poser sur le sol. Je cherche dans les tréfonds de mon âme la réminiscence d’un pouvoir mourant ; l’ersatz pompé jusqu’à la moelle. Il ne ressemble qu’à un brasier consumé dont il ne resterait que quelques cendres tièdes. Un vestige fustigé. L’Olympe assiégé. – Sors de ma tête, soufflé-je bien trop bas pour qu’il entende. Je ne suis plus rien. Que deux moitiés qui ne formeront jamais un tout ; les deux plus faibles moitiés de mon être. C’est ça où l’aura de Cesare est l’une des plus solide que j’ai rencontré. Il pousse une nouvelle fois contre mon derme de cette main invisible – presque palpable. Il me force à me recroqueviller sur moi-même comme si je venais de recevoir un coup de couteau. Je le sens jubiler. Faire un pas. Je résiste pourtant, dans un ultime effort. A en hérisser les cheveux de ma nuque ; à en faire courir des frissons le long de ma colonne vertébrale. Il insiste, Cesare. Jusqu’à une implosion étrange – la sensation d’un élastique qui pète mais en beaucoup plus puissant. Il est expulsé de ma tête avec une violence qui lui coupe le souffle – qui coupe un peu le mien. Parce que cette expulsion me coute. Une fatigue terrassante me submerge. Je chancelle. Rejoins Varri de deux enjambées hésitantes – est-ce que je peux crever d’utiliser le reste de ma sorcellerie ?

Je caresse le visage de la Suédoise. Ecraser mes lèvres sur les siennes. Emmêle mes phalanges à ses cheveux. – T’es avec eux ? demandé-je d’un timbre tremblant – pas parce que j’a peur de la trahison mais parce que j’ai peur qu’elle ait été assez bête pour ne pas me trahir. – Dis-moi que t’es avec eux. Mon front se pose contre le sien. – Dis que t’es avec les Sames, même si ce n’est pas vrai, murmuré-je dans une émotion qui me reste coincé dans la gorge. Ne te perd pas pour mes idées. La fille au turban esquisse un mouvement. Cesare cause mais je ne l’écoute plus. Survis nous, Amour.[…] d’elle ! J’inspire. Vaseux. Refuse de m’éloigner lorsque ça serait plus raisonnable de le faire – plus prudent pour Varri. Mais son odeur de mûre sauvage… J’ai envie de sentir encore son odeur de mûre. Une main empoigne le pan de ma veste. – Varri… Je la presse encore plus fort. Profite de la douceur de sa peau. – Eloignez vous d’elle ! vocifère Miss Truban un silencieux pointé en notre direction. Ma veste est malmenée. Cesare s’acharne mais plus de 30 kilos nous sépare. – Varri… Tu vas le balancer que t’as fait exprès de m’amener ici ? Donne leur le nom de leur commenditaire. Tu dois savoir son nom. Blix ? L’un de ses connards de sbires ? Håkan ? Pål ? Baltsar ? Balance leur n’importe quoi, pourvu qu’ils te laissent partir – que je sois le seul puni pour les crimes commis. Parce que si c’est vraiment les Sames, la vengeance va être mortelle. - Je suis désolé.






Couleurs Dialogues:
 





☾ ☾ ☾ ☾ ☾
“Wait I rise, Lordy Mama”
Sa chaîne va se rompre, le Vorace bondira ▲ Guerre, au seul souvenir des maux que tu déchaînes, fermente au fond des cœurs le vieux levain des haines ; dans le limon laissé par tes flots ravageurs des germes sont semés de rancune et de rage et le vaincu n’a plus, dévorant son outrage, qu’un désir, qu’un espoir: enfanter des vengeurs.
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Deyr Einn, Spirar Einn ft Varri▲ TERMINÉ - Sam 2 Déc - 10:15
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sorciers
sorciers


EFFIGIE : Charlize Theron
BAFOUILLES : 8895
PACTE : 04/01/2017


OSSATURE : 37 ans
CONTRAT : Kiffe se soumettre à un certain mâle alpha et a du mal à l'admettre. A le palpitant qui déconne en sa présence. En couple donc, toujours fourrée dans les bras d'Irénée.
BESOGNE : Ancien officier de police. Morte aux yeux du monde dans l'asile dont elle s'est échappée.
FABLE : Elle a des doutes, surtout depuis qu'elle a perdu le bébé difforme qui grandissait en son sein. Celui qui a bien failli la rendre folle
ÉCHINE : Tout porte à croire qu'elle est la chair faible. Une humaine. Et pourtant, ses rêves ont toujours été peuplés de visions indéchiffrables à la symbolique poignante. Maintenant qu'elle est à Rome, elle rêve éveillée - sur le passé des gens. Elle est sorcière mais ignore encore tout de la vraisemblance de cette situation.
PRESTIGE : Clairvoyance empathique. Varri peut vivre les souvenirs des autres.
CREDIT : DΛNDELION
LARS
&
VARRI
DEYR EINN SPIRAR EINN
Varri, peut-être qu’elle n’aurait pas du ouvrir sa gueule – histoire de ne pas précipiter leur sort dans une finalité macabre. Peut-être qu’elle n’aurait pas du s’infiltrer dans la tête à lui pour exhumer ses souvenirs humiliants d’homme. Faible. Qui a besoin des autres pour survivre. Et surtout les lui cracher de vive voix. Mais ce qu’elle aime, Blondie – faire déchoir ceux qui se prennent pour des dieux. Et qu’elle savoure, les babines dilapidant l’arrogance à mesure que la caboche malade réalise. Qu’il n’y a pas plus insidieux que quelqu’un qui puisse vous toiser. De l’intérieur.

Les prunelles éructent leur fureur en même temps que la langue persifle. Il lui ordonne de se la fermer, Cesare, mais Varri ne peut s’empêcher de sourire, sinistrement. Dans un écho sauvage à l’adversaire qui l’invective. Et voilà que le tatoué fait l’affront d’ordonner à Lars de la faire taire. Qu’est ce qu’ils t’ont fait ? Les globes de Blondie passent du gringalet à la montagne. Sa montagne. Toujours debout, malgré la contrainte pernicieuse qui lui fait courber l’échine. L’idée la traverse un instant. Que ça puisse marcher. Qu’il la cogne comme le tatoué lui ordonne. Mais Lars s’accroche. L’Insoumis. A Kiruna comme ici.

Alors Cesare bouge. Bouillonnant de colère. Il se dirige vers elle - n’a d’yeux que pour elle. Et Varri a le temps d’esquisser un pas vers l’arrière en prévision de sa tension musculaire qui ne tend qu'à exploser. Et tout va trop vite. Le bruit des feuilles mortes qui bruissent sous les semelles, les bras du tatoué qui se balancent dans sa démarche déterminée. Il passe aux côtés de Lars – semble flotter à ses côtés tant le Kvène semble massif. La respiration se suspend. Le geste part. Lars lui assène un coup pour le faire tomber à terre et Blondie hoquette de surprise et de soulagement. Elle fait rouler ses orbes en direction de Lars dans l’espoir de le voir briser la cage de contrôle qui le tenaille. De voir le titan se libérer dans la fureur dont il est capable. Mais il lutte et le tatoué vitupère. Lui crache de se coucher.

Non.

C’est qu’elle pourrait supplier, Blondie. Implorer des dieux envers qui elle a toujours été sceptique. Non, non, non. Elle est sciée et ses yeux se baladent de l’un à l’autre dans un effarement ankylosé. Du maître qui ordonne à son chien. Elle veut le rejoindre à Lars. Lui attraper le bras et le serrer. Lui chuchoter qu’il doit résister. Qu’il ne peut pas vaciller. Qu’il ne peut pas s’écrouler. Qu’il n’a pas le droit de l’abandonner.

Parce qu’ils vont te prendre ta tête.

C’est un duel. Entre l’homme et la bête. Le sorcier et la bête. Et c’est douloureux, même pour elle. Le tatoué s’érige de nouveau dans la volonté de faire ployer Lars. Et les babines dégueulent du plaisir à le voir faillir. Blondie veut bouger même si ses pieds semblent s’être englués dans la fange. Ses yeux sont emplis d’une émotion vive. Peut-être quelques larmes. De désespoir ou de rage.

Il se passe quelque chose. Il y a une brèche dans le rapport de force. Cesare bascule et Lars dérive jusqu’à elle. Varri le soutient dans un gémissement étouffé. Comprime les appréhensions dans le fond de sa gorge tandis qu’il encadre ses joues de ses paumes pour venir l’embrasser. Elle meurt dans ce baiser, Varri. Parce que ça ressemble à une capitulation. A des adieux. Et qu’elle ressent comme un surin planté entre ses côtes. Menaçant le myocarde de céder. – T’es avec eux ? Qu’il demande. Quoi ? Blondie cligne des yeux, enlisée dans l’incompréhension et la douleur intime de se voir arracher quelque chose. Il supplie presque, Lars, de lui dire qu’elle est avec eux. Avec les Sames. Probablement dans l’espoir qu’elle puisse échapper à tout ça. Aux représailles.

« Lars… » Murmure qu’elle vient verser contre ses lèvres, emmêlant ses doigts à ses frusques pour se serrer contre lui. Front contre front, souffle dansant avec le sien. « Ce n’est pas fini… » Autour d’eux, ça importe peu. Qu’importe l’arme qu’on leur braque dessus ou les mots qui les molestent. Varri dresse un bras pour venir emmêler ses doigts dans le crin brun – l’enlace pour être sûre qu’ils ne font qu’un. Une entité. Une vie. Que d’une balle ils nous tuent tous les deux. Elle se noie dans ses yeux, même si on tente de les séparer. Vainement. Le tatoué tire sur la veste du mâle mais ne le fait pas bouger – à tel point que ça pourrait en être risible.

Il est désolé, Lars.
Et il peut l’être.
Pour Eija.
Pour les six Sames.
Lars, c’est un meurtrier.
Et quand on arrache des vies, il faut toujours s’attendre au retour impétueux de la vengeance.

Elle le sait, Blondie. Elle a conscience de la déraison qui la pousse à aimer cet homme. Mais c’est viscéral. C’est un tumulte dans ses entrailles. Une anomalie dans son cœur. Une vésanie de l’esprit. Elle l’aime à en crever. Elle l’aime à les crever.
   
« J’peux pas, Lars. » Qu’elle murmure alors. Faire semblant. Prétendre. Pour sauver sa peau. Son expression douloureuse se meut en résignation. Elle lui fait goûter au sel d’une larme en l’embrassant à nouveau. L’enlace plus fort si c’est possible, la tête lovée contre son épaule – les prunelles filant jusqu’à la silhouette de la mercenaire qui les menace du flingue. Incitant dans une menace sourde et sauvage la drôlesse à appuyer sur la gâchette. Vas-y. Tire. Mais tu ne le feras pas, car le contrat implique la présence d’un autre. Pour finir le sale boulot. Provocation tacite.

Lassé par ce petit manège, Cesare a la présence d’esprit de changer de cible. Au lieu de tenter d’arracher le colosse, c’est à la blonde qu’il s’attaque. Il lui attrape les bras et la tire brutalement vers l’arrière dans l’espoir qu’elle lâche son roc. Fait courir ses doigts à travers son buste pour lui saisir la gorge et s’assurer qu’elle ne tentera rien de stupide. – Allez Brutus ! On se calme, maintenant ou elle y passe, ta blonde. Pour illustrer la menace, il serre et elle lève le menton – la haine butant aux bords des cils. « Je veux parler à Baltsar. » Qu’elle articule platement. La surprise se distille sur les gueules. Elle devine celle de Cesare au relâchement des phalanges. « Vous ne ferez rien. Rien tant qu’il n’est pas là. C’est ça le deal. »      

Dialogues:
 
CODAGE PAR AMIANTE

☾ ☾ ☾ ☾ ☾
BRUTALE.
L'âme susurre et le cœur se noie. Dans les abîmes d'une rage folle  - créature famélique et vorace qui fouille les entrailles à la recherche d'une raison. Une seule suffit pour qu'elle exulte. Fanfaronne et se digère. N'en reste alors plus que les cendres. Celles de son monde dévasté.(c)lazare.
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