« into the deep end » ❉ Nerino

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« into the deep end » ❉ Nerino - Sam 4 Nov - 13:40
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sirènes
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EFFIGIE : Brendon Urie
BAFOUILLES : 3437
PACTE : 09/04/2017


OSSATURE : Trentaine apposée sur la paperasse factice. Belle gueule juvénile mensongère, bête aux six-cent-quatre-vingt-sept années pesant sur la carcasse.
CONTRAT : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde sel qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté.
BESOGNE : Précieuses qui étincèlent de leurs éclats délétères, joaillier aux phalanges habiles ornant les nuques de gemmes. Murmures et secrets glanés ou soufflés, informations échangées, babines fourbes crapahutant à la cité sainte une fois le crépuscule tombé.
ÉCHINE : Fils de l'ondine et des abysses dévorant les souffles. Piranha aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne.
PRESTIGE : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux.
GANG : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, désolation d'un poisson avisé maître de son échine, détournant le regard des bas fonds dégueulasses.
CREDIT : faust (ava)
into the deep end
Nerino & Marius

« Time is running out. Ghost keeping me alive. I get what it means. You have to survive. »
Piège délétère. Amère sensation bouillonnante que le filet se ferme, assassin. Prudence devenue mot d'ordre, sens aiguisés qui n'en perdent pas une miette, glanent la moindre piste insufflée par l'odieux décors qui fut désormais de mise, irritable. Désolation et sentiment navrant de voir les carcasses ainsi exposées, chairs d'avantage reléguées à l'état navrant de viande refourguée au premier acheteur pervers y mettant le prix. Sœurs entravées, n'ayant que pour les quelques mirettes croisées et otage qu'un regard désolant. Poisson aux nageoires infiltrées dans le redouté, bouteille d'onde alliée glissée dans une poche, réflexe régit par l'habitude, qui fut inutile en ses lieux, ne servait que de totem un tant soi peu rassurant. Antre d'un bordel dégueulasse, engeance dépravée par d'odieuses tentacules, Cuore maudite. Soupir.

Rendez-vous donné, murmures étranges d'une donzelle captive débarquée quelques jours plus tôt. Sbire et cabot marquée d'un maquereau ô combien aguicheuse, égarée dans les gemmes et autres précieuses avec l'intention perfide d’appâter, convaincre. Elle fut délicieuse, incontestablement, bien que repoussée, jeux des carnes pourtant adulé qui perdit tout goût lorsqu'ils furent opérés avec une comparse opprimée, écailles malheureuses. Rencontre redoutée, appréhension palpable, crainte ravalée au détriment d'une neutralité sans faille et pourtant factice, secret honteux perceptible par les orques paumés dans les entrailles ornées de néons, reniflant les terreurs enfouies dans les bas-fonds. Scénarios catastrophes qui se démultiplient, sirène esquivant au mieux l'horreur dont l'existence fut probablement remémorée, destinée à être appelée dans l'ignominie. Foutue reine. Il n'y avait plus qu'à dénicher le meilleur moyen de décliner, songeant sérieusement à délaisser Rome et disparaître si la situation venait à se gâter, bien loin de vouloir devenir doigts habiles récoltant les myocardes et autres tripes, voir même catin courbé sous l'échine d'affamés.

Parfait rôle du client quelconque endossé, ombre discrète prenant place en un coin reculé, dénichant le premier verre d'alcool ambré venu pour le porter aux babines, gorgées généreuses roulant dans l’œsophage, feu brûlant qui en éveillerait la soif occultée, faim qui ne fut pas comblée depuis bien des jours. Les mirettes s'égarent sur quelques galbes dénudés, avides malgré elles, attendant la sentence redoutée et un quelconque signe de vie de l'investigateur ou tout autre élément qui lui fut lié. Il eut du culot, l'hôte des lieux, à avoir envoyé une donzelle comme promesse de monts et merveilles. Chien de la Cuore au patronyme familier. Hasard certainement malheureux, il fut courant dans les artères italienne. Détestable que de savoir qu'il fut désormais assimilé à une maison close. Il n'y avait plus qu'à espérer que ce foutu patronyme factice n'aie pas mis ces requins perfides sur la piste d'un poisson égaré, planquant quelques enfants des eaux en quête de liberté, résistance passive au déclin malheureux de la peuplade, régie par la discrétion, sans parler des murmures incluant la cité sainte et autres magouilles empruntes de fourberie, tête définitivement bonne à être coupée. Dans quoi t'es-tu fourré Vitale. 
(c) DΛNDELION

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« into the deep end » ❉ Nerino - Sam 4 Nov - 18:55
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sirènes
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EFFIGIE : Andrew Scott © DΛNDELION
BAFOUILLES : 1155
PACTE : 26/10/2017
OSSATURE : Une fin de trentaine éternelle...
CONTRAT : Coeur qui se complait dans le plaisir d'une carne différente nuit après nuit...
BESOGNE : Maquereau aux nageoires scellées...
ÉCHINE : Fils l'ondée d'écailles bleues nuit aux reflets dorés
PRESTIGE : Régénération + Hypnose + Respirer sous l'eau + Maîtrise de l'ondée & Maîtrise des trois formes de sa nature...
GANG : Cuore Nero
Les murmures résonnent entre les murs de cette capitale… Les rumeurs se créent et arrivent aux oreilles du maquereau, via les petites bouches perdues employées et hypnotisées par la créature… Créature prisonnière de son propre sort, qui n’espère plus que de sortir de la prison qu’il s’est lui-même crée… Et pour ça, le vile se pense prêt à tout.
Les échos révèlent l’identité de cet être aîné… L’identité de ce jumeau de sable, lequel se cache bel et bien dans l’ombre des Sept Collines. Présence découverte, il aura servi à la nouvelle identité du frère nourrissant un noir dessein et de bien sombres intentions…

Sourire presque carnassier aux lèvres, ces dernières assignant une mission particulière aux oreilles d’une de ses poupées de confiance. Charge endossée, la belle fascinée et innocente s’en va accomplir les murmures qui lui tournent dans l’esprit, en vue de satisfaire son auteur inconsciemment et inconditionnellement admiré… Mission parfaitement accomplie, elle revint glorieuse, recevoir la récompense promise des mains de son maître et lui susurrer la vérité.

Quelques lunes passèrent, jusqu’à celle du rendez-vous programmé. Le maquereau avait tout soigneusement préparé… Méticuleusement. Aucun bruit, aucun écho ne serait toléré. Il s’était permis de ramener des pièces de sa propre collection, produit en qui il a une confiance suffisante que pour leur permettre de s’approcher sans risque encouru. Il sait que certains mots seront dits et énoncé. Et ce sont ces mots qui pourraient potentiellement le mettre en danger de trahison aux yeux et aux oreilles de la prison dans laquelle il se trouve… Il est minutieux le fourbe… ! Il est attentif à tout et il sait même anticiper pour sa sécurité et surtout, sa survie ! … Absolument tout a été pensé et calculé pour recevoir son aîné dans la plus grande discrétion… Personne ne saura qu’il est plus qu’un client… qu’un client important qui est sous le joug du responsable de ce lieu de débauche de plaisir. Crasse humaine regroupant les victimes de la Cuore Nero. De leur plein grés ou non.

Au service ce soir, quatre donzelles privées viendraient assurer le bienêtre des deux poissons. Elles en avaient les ordres et des instructions bien précises avaient été dictées. Il savait qu’il pouvait compter sur elles… Ce n’était pas la première fois qu’elles devraient assurer une entrevue de la sorte, généralement donné à un potentiel bon client et/ou un potentiel homme d’affaire qui ne ferait que renchérir leur maison, et en d’autres termes, les redorer. Elles connaissaient déjà cette chanson par cœur, étant gracieusement récompensée si le rendez-vous était mené à terme, grâce à leur service et à l’exemple qu’elles donnent. Une réelle responsabilité leur était imposée, à porter sur leurs frêles épaules, mais la récompense en est généralement très délectable ! Ces sirènes savent ce qu’elles ont à faire, à ne pas faire, à dire, à ne pas dire, à montrer et à ne pas montrer…

Se parant d’un costume digne de son statut, aux reflets de ses richesses et de son rôle dans la maison, Nerino était prêt. Quoi qu’en peut exit à l’idée de voir son très vieux frère, l’être qui l’a abandonné sur les sables après leur naissance terrestre commune, celui qui a décidé d’emprunter un autre chemin que celui conseillé par ses soins et il était également impatient de voir son visage et la surprise, le dégout et l’horreur qu’il pourrait lire sur son visage en voyant qu’il s’agit de son cadet dans l’ombre de la crasse humaine et marie, tenancier d’un bordel où le vice et les corps sont marchandé comme de la vulgaire nourriture … ! Si tant soit peu qu’il en ait quelque chose à penser… Si tant soit peu qu’il en ait quelque chose à faire que sa propre chaire soit tombé aussi bas… ! Puisque le mot ‘famille’ n’a jamais eu de grande valeur pour quiconque de la fratrie, si bien qu’il en connait à peine ses tout premiers aînés… ! À quoi t’attends-tu petit poisson… ? À être déçu, une fois de plus ? À te sentir trahis à nouveau ? Mais tu le cherche aussi… Tu fais ça en connaissance de cause mais tu t’en cache ! Tu fais semblant d’ignorer et pourtant, tu te permets encore d’espérer…

Le frère passant la porte, il est repéré directement par l’une des sbires attentives… Deux naïades désignées, viennent entourer et installer le frangin pendant que les deux autres viennent prévenir le maquereau dans l’attente… Il descend… La musique est sensuelle et le spectacle enivrant… Des clients et des clients sont là, prêt à s’adonner aux carcasses convoitées, source d’un plaisir charnel parfois interdit et secret, parfois largement plus égoïste.

Celui qui porte à présent le prénom de Marius et installé sur une banquette large et retirée… Dans l’ombre de l’activité principale de la maison, Nerino brave les faiblards et les gourmands pour rejoindre son aîné… Observant celui-ci en douce compagnie qui ne le laisse pas indifférant, il constate son appréciation quant à son choix de nymphes salines triées… Ces mêmes poupées ayant déjà offert un verre, un second vint se déposer sur la table, avec son double à ses côtés. Il est là… Il s’arrête une seconde, avant de s’assoir en face de lui et il contemple le spectacle que ces deux séductrices aux labres magiques et occupées à combler son invité comme il se doit…

Ce n’est qu’une fois adossé que les deux gardiennes s’écartent pour laisser entrevoir la présence du cadet de l’autre côté de cette banquette aux nombreux secrets et usages… Entouré de ses deux gardiennes et lui des deux siennes, ils représentaient là, un face à face digne des pires scénarios !

Il peut enfin le regarder droit dans les yeux et aspirer les émotions qu’il peut capter…

Un sourire en coin apparaissant, trahissant de sa complaisance, prenant son verre en même temps, il lui annonça :

« Elles sont à toi pour la nuit si tu le souhaite… Cadeau de la maison ! »


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« into the deep end » ❉ Nerino - Lun 6 Nov - 2:31
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OSSATURE : Trentaine apposée sur la paperasse factice. Belle gueule juvénile mensongère, bête aux six-cent-quatre-vingt-sept années pesant sur la carcasse.
CONTRAT : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde sel qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté.
BESOGNE : Précieuses qui étincèlent de leurs éclats délétères, joaillier aux phalanges habiles ornant les nuques de gemmes. Murmures et secrets glanés ou soufflés, informations échangées, babines fourbes crapahutant à la cité sainte une fois le crépuscule tombé.
ÉCHINE : Fils de l'ondine et des abysses dévorant les souffles. Piranha aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne.
PRESTIGE : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux.
GANG : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, désolation d'un poisson avisé maître de son échine, détournant le regard des bas fonds dégueulasses.
CREDIT : faust (ava)
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Nerino & Marius

« Time is running out. Ghost keeping me alive. I get what it means. You have to survive. »
Ambre chaleureux qui roule, geste millimétré visant à évincer le semblant de nervosité amère qui persiste, prend de l'ampleur au fil des instants écoulés. Instinct primaire dictant de déguerpir, disparaître et n'être plus qu'ombre fantomatique dans la nuit noire. Courber l'échine plutôt que de risquer une pseudo liberté, bien que cette dernière fut concept naguère flou et relatif, poisson otage du bitume sur lequel il fut dégueulé. Idiotie que d'être venu se fourrer dans un tel guet-apens. Ultime déglutition, attente détestable, alors que les échines voisines s'adonnent, les joues rosies et la bave dégueulant presque des lippes. Observation silencieuse, calcul judicieux d'un itinéraire de replis stratégique.

A peine le cristal vidé de son contenu raisonnant sur la table que deux donzelles débarquèrent, doigts désireux et entreprenants prenant possession de la carcasse étrangère et paumée en ces lieux, aguicheuses provocantes, envoyées pour satisfaire avant l'esquisse d'une tempête en prévision. Elles furent aussi répugnantes qu'appétissantes, peinant à accepter l'évidence, babines délicieuses qui savent s'y prendre, galbes sculptés dans un marbre de velours, cherchent l'ébauche d'une ivresse. Détestable. Catins prenant leurs aises, proie qui leur fut un instant adonné, souffle chaleureux s'échappant des babines véhémentes, n'osant anéantir le rôle et la couverture endossé. Incapable d'admettre qu'au delà de la crasse et du détestable que ce fut bon, qu'elles en furent un tant soi peu délectables, gourmandise glanée avec dédain.

Silhouette en approche, chant d'un verre plein qui raisonne, nouvelle offrande qui appâte l'oreille, indique que le redouté fut proche, mise en bouche et distraction close. Ivresse délaissée, compagnie demeurant de part et d'autre, à l'image de gardes du corps empêchant leur proie cernée de filer. Piège assassin, pliée face à ce qui fut visiblement leur propriétaire attitré. Sourcils qui se froncent, incompréhension et scepticisme devant le faciès qui s'expose non sans une certaine fierté, retenant une grimace tout en le détaillant. Halzarëss. Cadet à la langue bien pendue. Mirettes fraternelles reconnues au delà des siècles perdus. Carcasse abandonnée, désirs divergents, préférant l'océan salin aux rêves de conquêtes et autres buffets à volonté terrestres, jambes trop lourdes, bien que la donne eut changé avec ce qui fut outrageusement qualifié de "progrès".

Amertume alors qu'il déballe son offrande comme si de rien n'était. Bras se croisant avec fermeté sur le torse, cherchant à glaner de plus amples informations sur le merdier dans lequel il fut fourré. Avoir tout attendu, sauf ce scénario, préférant imaginer qu'il fut client ayant décidé d'offrir du bon temps pour de quelconque retrouvailles. Benjamin à la tête de la crasse, nageoires embourbées, triste constat. « Ceci explique pourquoi Vitale je présume. » Phalanges enserrant les tempes d'elles-même, songerie qui se fait à voix haute, vagabonde. Maigre ricanement qui s'échappe des lippes, jaune, tellement la scène fut trop grosse à gober, surréaliste, peinant à l'imaginer se courber sous les ordres de l'abominable maquerelle à la tiare tentaculaire. « Un bordel. » Le sérieux fut tout de même de mise, regagnée, baissant d'un ton, évitant les oreilles affutées. « J'te laisse quatre cent ans et te voilà dans les fin fonds de la crasse. T'as rien de mieux à foutre Halzarëss ? » Ton raisonnant comme une remontrance, cherchant à savoir précisément ce qu'il faisait au beau milieu de tout ça, pièces manquantes entre une dernière entrevue maladroite et le présent. Autre question qui s'impose, demeure, ignorer ce qu'il attendit exactement de cette entrevue, y voyant déjà un amoncèlement de problèmes.
(c) DΛNDELION

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« into the deep end » ❉ Nerino - Mar 7 Nov - 23:17
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GANG : Cuore Nero
En écho à sa réplique, l’aîné fronça les sourcils et croisa les bras… Constatant tout haut qu’il présumait que ça expliquait la raison pour laquelle son cadet lui avait pompé son nom… Sourire en coin apparaissant, affirmant son propos, regard toujours aussi sombre aux reflets sans doute de folie, Nerino n’était pourtant pas au bout de ses surprises… Son palpitant – pourvu qu’il existe réellement philosophiquement – était déjà passé à une vitesse supérieur, à l’idée de cette rencontre… Pauvre petit myocarde ! Si seulement tu savais à quoi t’attendre…

Lui, à sa supériorité supposée, se laissait à penser que son aîné allait être tout de même moins choqué de sa situation. Situation… Situation souvent surestimée, à la hiérarchie sans doute alléchante pour le commun des mortels, mais à la réalité tout autre, en connaissance de cause… Chien de la Reine, c’est une situation qu’on ne peut guère enviée… Maître de la crasse de cette Maison n’est-elle pas une situation enviable lorsque l’on sait les avantages financiers que cela rapporte ?... Mais est-ce que Chien de la Reine l’est tout autant ? Maquereaux à la tête baissées, aux points liées, rêvant d’une simple revanche sur l’humanité, se voit maintenant endosser le rôle de lui fournir du plaisir dans l’ombre des murs de la ville éternelle… Protégeant une maison parmi d’autres, la dénomination qu’utilisa son invité et la tonalité qu’il utilisa, sonnait comme une insulte. Comme si c’était empreint d’une vulgarité sans nom, bien que ce ne fut qu’un constat déplorable de sa part…

Le sourire en coin du cadet n’a pas peur. Il ne s’en va pas, quoi qu’il faiblisse quelque peu à l’approche d’un verre emplis d’une source d’ivresse délectable et ces temps-ci, bien trop régulière… ! Une gorgée trop facilement avalée, au regard dérobé, il écoutant attentivement cependant son parent qui, d’un ton plus bas pour éviter d’attirer l’attention, constat : « J'te laisse quatre cent ans et te voilà dans les fin fonds de la crasse. T'as rien de mieux à foutre Halzarëss ? » Contacte visuel perdu… Regard explorant le monde devenu flou… Son esprit faisant écho au nom qu’il venait de prononcer… Sa vision devenue déformante… Sa respiration coupée… Son cœur rata un battement… Nerino venait d’avoir un appel du passé… Par le son de ce prénom oublié, tout un tas de souvenirs vinrent déborder d’un vase caché, provoquant une tempête intérieur… Une vague déferlant tout un tas de ressentis et de ressentiments qui vinrent donner au poisson, une claque d’une violence insoupçonnée par son auteur… ! Le tout, produit en une fraction de seconde… Alors comme ça, il était venu armé… ? Très bien… Que la bataille se fasse à armes égales alors !

Le chien reposa son verre plus lentement que lorsqu’il l’eut conquis et regarda le regard de son invité… Il croisa ses bras à son tour, fermement, sur son torse, en imitation burlesque… Sourire en coin anéantis, maître de d’un art qui s’est endormi dans les profondeurs de ses tripes, le serpent se mit à susurrer à son tour :

« Parce que tu penses que le pêché de l’envie est plus honorable que celui de la luxure … ? »

N’oublie pas que tu caresses des nuques faiblardes qui viennent te voir en vue d’acquérir de la richesse et de la beauté, pour susciter la jalousie et l’envie chez leurs congénères, pour illustrer leur richesse, alors que moi, je ne fais que simplement assouvir leurs pulsions de bas-instincts et le désir charnel et ce, dans la discrétion et l’anonymat… De chez moi, ils ressortent apaisé et bien… De chez toi, ils sortent avili, plus riche et aux armes visuelles… ! Tu penses qu’un créateur d’envie, un joaillier est plus respectable qu’un directeur de maison close… ? Mon ami… Tu te trompes… !

Dit-il et pensa-t-il dans un premier temps… Preuve de son art endormi, il aurait bien sifflé toutes ces pensées, mais à quoi bon les laisser traverses ses lèvres, si ce n’est que pour contredire et risquer de chasser celui sur qui tu pourrais compter… ?!

Le maquereau passa une main sur son visage, de haut en bas, pour faire le point sur ses pensées et ces paroles silencieuses qui voulaient sortir, tel un bouclier protégeant des armes menaçantes…
Sueurs froides apparaissant perlant sur son front, il reprit son verre et avant d’un boire une gorgée à nouveau conséquente, il laissa se trahir en rajoutant :

« Ce nom… ça faisait trop longtemps que je ne l’avais plus entendu… »

Finit-il par susurrer, un regard sombre mais abaissé face à la fatalité de la sensibilité à laquelle il venait d’être en proie… Tout ça en un mot… tout ça en un nom ! … Un vulgaire nom qui aurait mieux fait de rester dans les abysses de sa mémoire, nettoyée par un bourreau humiliant et secret.


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« into the deep end » ❉ Nerino - Jeu 9 Nov - 12:42
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CONTRAT : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde sel qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté.
BESOGNE : Précieuses qui étincèlent de leurs éclats délétères, joaillier aux phalanges habiles ornant les nuques de gemmes. Murmures et secrets glanés ou soufflés, informations échangées, babines fourbes crapahutant à la cité sainte une fois le crépuscule tombé.
ÉCHINE : Fils de l'ondine et des abysses dévorant les souffles. Piranha aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne.
PRESTIGE : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux.
GANG : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, désolation d'un poisson avisé maître de son échine, détournant le regard des bas fonds dégueulasses.
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Nerino & Marius

« Time is running out. Ghost keeping me alive. I get what it means. You have to survive. »
Crispation infime de mâchoire, irritabilité palpable. Amertume qui perdure. Retrouvailles qui n'eurent rien d’idyllique, des grandes embrassades et autres niaiseries en tout genre. Démonstration affective absente, inexistante, peu adepte de ces coutumes. Attachement qui ne fut qu'un concept abstrait, trouble et vaporeux en eaux profondes, famille demeurant juste un désignant apposé par les liens du sang, émancipation à l'image de bestiaux où les jeunes carcasses furent dégueulées dans les eaux et à la débrouille, crocs trouvant les myocardes pour les blanchir d'eux-mêmes. Fratrie parsemée et faciès troubles, paumés à travers les siècles. Cadet qui eut pourtant droit à d'autres infimes privilèges, ce qui visiblement n'eut pas porté ses fruit. Jugement irritable.

Il semble se perdre un instant, le cadet, enfouit dans des retranchements lointains. Phalanges qui en profitent pour saisir le cristal au contenu ambré, le porter aux babines. Feu délectable avant d'être reposé. Il attaque, le serpent, hostilités lancées, jeu qui fut plus sérieux qu'il en eut l'air. Haussement de sourcil, maigre ricanement, culot de comparer ce qui ne fut en rien comparable. Profession par défaut, se pliant aux désirs de l'instant une à deux fois par décennie, couverture endossée pour passer le temps, combler l'ennui détestable, routine malheureuse, changeant lorsque les murmures planaient, immortalité qui se marque sur les années qui filent et l'échine qui demeure, conservée par la monstruosité. Les précieuses et autres gemmes ne furent qu'un prétexte, faciès pseudo-professionnel endossé pour quelques maigres années encore, lubie parmi d'autres, elle ne perdurerai guère.

« Vertus, vices, depuis quand te soucies-tu d'un tel baratin humanoïde ? Ne me dis pas que tu crois aussi à toutes ces conneries religieuses. » Réplique pernicieuse et immédiate. Péché n'était qu'abstraction, morale humaine absurde et à des années lumière, assassins ôtant les souffles qui ne furent en rien concernés. Hélas trop de jeunes bercés trop loin de leur saline d'origine eurent tendance à l'oublier, plonger dans l'endoctrinement d'un culte visant à glorifier les conneries humaines, leur insufflant le sens de la culpabilité. « Faut-il vraiment que je te fasse une tirade quant au choix douteux de ta position ? » Question rhétorique. Le ton baisse, culot que d'ouvrir les lèvres en ses lieux, ignorant les risques encouru pour oser y mettre des mots, entouré de deux chiennes de garde qui seraient certainement prêtes à mordre au delà de leurs caresses avides qui demeurent, continuent de se perdre dans l'ébène de mèches malmenées. Babines mettant le doigt sur la déchéance entière d'une peuplade frôlant les abysses bien peu glorieux, prédateurs devenus catins bons à vider les pulsions de proies bien peu ragoûtantes.  

Satisfaction malsaine que d'avoir suscité l'émotion, éveillé les brides à peine perceptibles et dissimulées derrière la cuirasse par un simple mot. « Tu as vieilli. » Nouveau constat soufflé, détaillant un instant son faciès qui fut certainement rongé par la faim trop longtemps, ignorant les causes qui demeurèrent abstraites, cherchant quelques suppositions. Contraste amusant en dépit des âges véritables se dissimulant derrière les traits, ainé aux airs de cadets. Maigre pause, séquence émotion qui fut presque parodique, sonnait faux. « Je présume que ce n'est pas une visite de courtoisie ou n'importe quelle autre lubie de cet acabit. Viens-en aux faits, qu'est-ce que tu veux ? » Préférer mettre directement les nageoires dans le plat, doutant que ses bons soins et offrandes de carnes furent par besoin d'amour fraternel. Trop bien le connaître, lui et ses désirs de gloire, cherchant ses avantages où il y en eu, attitude et fourberie écho, trop bien connues.
(c) DΛNDELION

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« into the deep end » ❉ Nerino - Mar 14 Nov - 22:28
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ÉCHINE : Fils l'ondée d'écailles bleues nuit aux reflets dorés
PRESTIGE : Régénération + Hypnose + Respirer sous l'eau + Maîtrise de l'ondée & Maîtrise des trois formes de sa nature...
GANG : Cuore Nero
Retrouvaille loin de cette image en effet idyllique des pires romans terrestres… Lorsque plusieurs siècles séparent une fratrie qui ne s’est jamais définie comme telle, comme oser espérer ? Comment oser ne serait-ce qu’y songer un instant ?! Cette même idée d’espoir est morte bien avant d’être née… Avortée d’avance… Idée qui n’a même pas lieu d’être puisque jamais rien ne l’a nourrie… Maëlhàn ne connait rien de sa vie, comme lui, ne connait rien de la sienne… À part le sang, la race et leur naissance terrestre, rien ne les soude… C’est un néant… pas un souvenir familiale n’est venu frôler l’esprit du maquereau lorsqu’il eut recours à cet appel à l’aide… À cette idée de rencontre au fond du gouffre dans lequel il s’est lui-même enfoncé… Comment a-t-il songé que son aîné puisse lui apporter l’aide dont il a besoin… ? Lien fraternel officiel, mais partage familiale inexistant…

Il ricane maigrement à ses paroles qui se voulaient armes de défense contre l’attaque… Depuis quand se laisse-t-il atteindre par un tel vocable ? Discours habituellement perdu dans un flou auditif qui ne trouve guère jamais de réceptacle ni d’adversaire à la hauteur… Lui dont l’habitude de l’art de la langue et le vocabulaire sont à mille lieux du commun des mortels … !

Il rétorque dans une question rhétorique. Nouvelle attaque. Nouveau coup qui trouve écho dans son esprit… * Si l’on croit en notre propre nature, alors nous sommes tenus de croire un minimum aux élucubrations de ces créatures inutiles terrestres… Eux qui se pensent les rois du monde, eux qui nous considèrent comme des démons, des créatures du diable qu’il faut impérativement éradiquer ! Leurs histoires et leurs légendes écrites en sont les preuves … ! Nombreuses sont les œuvres qui témoignent de notre existence qualifiée de malsaine… ! L’image même de ces sirènes poissons femelles chantantes pour attirer ces matelots amoureusement hypnotisés et les noyer dans les profondeurs de l’océan… ! Quelle folie … ! Si seulement ils connaissaient la vérité… Alors autant parler le même langage qu’eux… Parler de vice et de pêché, il n’y a que ça qu’ils comprennent ! C’est leur vocabulaire ! C’est leur qualificatifs ! … Et depuis le temps que tu es à leur botte mon cher frère, depuis le temps que tu t’es incrusté dans leur monde, que tu y as fait ta place, que tu t’es intégré dans leur système, je pensais que tu parlerais ce langage léger qu’ils utilisent… Je te pensais acclimaté… Mais c’est d’accord… Nous utiliserons notre syntagme… *

Deuxième coup porté gratuitement. Deuxième question rhétorique sur sa situation… Deuxième écho qui n’a pas lieu d’être, à nouveau. * Parce que tu crois que c’est par choix que je suis ici mon frère ?! Parce que tu crois que j’ai choisi de vivre dans cette crasse humaine ? Tu connais la mesure de ma haine envers cette aberration vivante et destructrice ! Tu n’étais pas sans savoir les ambitions que je nourrissais envers cette humanité lorsque nous sommes nés sur ce sable ! Et tu me pose cette réellement cette question ?! Ne te doutes-tu pas un instant que j’aurais atteint d’autres sommets que celui-ci dans mes desseins ?!... * Pensées agitées face à sa stabilité… Il attaque sans remords.

Troisième coup. Remarque acerbe et arbitraire faite sur sa carcasse… Nouvel échos spirituel qui ne trouvera pas grâce… * Oui j’ai vieilli… Si seulement tu savais, tu comprendrais la raison de ce vieillissement prématuré. Tu sembles plus jeune que moi alors que je suis ton cadet. Oui j’en ai conscience. Oui j’en ai souffert. Oui j’en souffre encore aujourd’hui… Et cette constatation n’éveille même pas une once de réflexion… Tu t’en moques en réalité… Je sais que mon apparence n’a aucune importance à tes yeux, parce qu’elle n’en a jamais eue… Mais pourtant aujourd’hui, tu t’en sers contre moi… Arme facile, mon frère…*

Celui qui avait oublié jusqu’à sa propre nomination originelle, n’avait guère failli face aux réflexions lancées. Ni cillé. Ni cédé. Ni plié… Il les avait reçues, telle une fatalité à laquelle il ne pouvait pas échapper… Sans bouclier. Sans filet. Sans bouée de sauvetage… Il n’avait que l’avantage du terrain pour se rassurer et avoir des piliers… Mais même ceux-ci allaient bientôt commencer à se fendre…
L’avantage et le crachoir lui furent enfin donner. La question qu’il attendait fut enfin posée… après un dernier blâme comme il prenait visiblement plaisir à lui dicter depuis le début de ces retrouvailles ! * Si seulement tu savais le nombre de choses que je désire, tu ne serais pas là… Mais il y a une chose que je souhaite plus que toutes les autres… Et cette chose, tu peux peut-être m’aider à l’obtenir mon frère… * Dernier écho qui peina à trouver des mots pour se faire entendre…

Le regard fuyant, trouvant réceptacle sur le verre qu’il attrapa aussitôt pour en boire une gorgée non pas de courage, mais de temporisation. Esprit faisant le point. Esprit essayant d’oublier les précédentes attaques dont il venait d’être l’exuvie… Pendant cette seconde. Seule et unique pendant laquelle il vida l’entièreté de son verre en une lapée. Contenu puissant qui ne montra aucun impacte physique sur son hôte, alors que d’ordinaire, il se déguste parce qu’on ne sait faire autrement…

« Quel fin observateur tu fais… » Premières paroles faiblardes attirant, entraînant et motivant les suivantes.

Contact visuel fraternel regagné. Esprit calmé. Verre reposé qui avait pour mission de faire apparaître le suivant. Soupire parfumé naissant et raide. Regard humide et presque vitreux. Fatalité évidente et énoncée :

« Et en tant que tel, tu te doutes bien que le choix ne m’est pas donné… Crois-moi ou non, si tel était le cas, tu ne serais pas la personne à qui je demanderais une telle chose… »

Les luxueuses chiennes de garde comprirent qu’il était temps pour le sujet d’émerger enfin. De fait, elles calmèrent leurs gestes et attentions particulières pour laisser à la vérité, le temps de s’extraire de cette prison d’égocentrisme qu’est ce maquereau aux mots justes manquants…
* Par où commencer… *

« … J’ai besoin de ton aide… »

Vérité sortie sur un ton honteux et grave aux justifications muettes… La chose dont il a le plus besoin en ce moment ne lui est pas accessible sans un coup de main. Et ce coup de main, il l’avait ciblé sur la personne de son aîné… Pourquoi ? Pour ses rôles, ses fonctions, ses relations… Maintenant, il ne restait plus qu’à constater si cet appel à l’aide allait être entendu et accepté où pas…


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« into the deep end » ❉ Nerino - Dim 19 Nov - 13:36
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sirènes
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EFFIGIE : Brendon Urie
BAFOUILLES : 3437
PACTE : 09/04/2017


OSSATURE : Trentaine apposée sur la paperasse factice. Belle gueule juvénile mensongère, bête aux six-cent-quatre-vingt-sept années pesant sur la carcasse.
CONTRAT : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde sel qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté.
BESOGNE : Précieuses qui étincèlent de leurs éclats délétères, joaillier aux phalanges habiles ornant les nuques de gemmes. Murmures et secrets glanés ou soufflés, informations échangées, babines fourbes crapahutant à la cité sainte une fois le crépuscule tombé.
ÉCHINE : Fils de l'ondine et des abysses dévorant les souffles. Piranha aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne.
PRESTIGE : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux.
GANG : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, désolation d'un poisson avisé maître de son échine, détournant le regard des bas fonds dégueulasses.
CREDIT : faust (ava)
into the deep end
Nerino & Marius

« Time is running out. Ghost keeping me alive. I get what it means. You have to survive. »
Attaque pernicieuse, joutes de syllabes, poissons demeurant serpents aux sifflement venimeux, adversaires de taille aux iris avisées et à la neutralité apparente. Ton régit par les lieux, la posture instable du cadet, il n'y eut rien de sain en ses bas-fonds, à commencer par le dédale de clients lointain et les écailles offertes en pâture. Irritable de le voir nager dans ses eaux boueuses, agaçant de constater son culot de faire venir, effrayant de savoir qu'il put anéantir le semblant de liberté conservé jalousement en quelque mots s'il le désirait, échine demeurant discrète pour fuir ce genre de magouilles infernales, loin de vouloir tremper dans cette perdition, existence qui put soudainement être rappelée. Amertume ravalée dans l'alcool, gorgée de plus pour en finir l'ambre, soif perdurant.  

Il fut étonnement silencieux, l'autre à la langue d'ordinaire trop bien pendue et trop vicieuse, présage néfaste en vue, index traçant la route de la bordure du verre délaissé, mirettes attendant la sentence avec fermeté. Il contint son venin le fourbe, le devinant, osant imaginer les élucubrations qui s'enchainent dans sa carne, n'osent pas siffler sous peine de ne pas parvenir à ses fins. Si l'équilibre sur le bien piètre fil tendu au dessus du gouffre ne fut pas si bancal, la situation en deviendrait délectable, jubilatoire même, le voir oser quémander après quatre siècles à se pavaner fièrement sur le bitume. Triste constat de voir qu'il fut d'avantage étranger qu'allié, fratrie bancale ne se concertant qu'en cas de force majeure. Il ne put en être autrement, imaginant être dernier espoir d'une lubie quelconque, espérant juste qu'il ne s'agisse pas d'un désir de conquête irrationnel et suicidaire pour renverser la hiérarchie de la Cuore au point d'en devenir maître de ficelles dégueulasses.

Premiers sons insufflés, caressant les tympans presque de manière douçâtre. Maigre ricanement qui s'échappe de lui-même, croisant les bras avant d'enfoncer un peu plus l'échine dans la banquette, ne cachant certainement pas l'amusement. « Le contraire m'aurait étonné. » Donzelles qui cessent leur cinéma ridicule, relâchant la carne qu'elles gâtaient à la manière de mouches sur un morceau de sucre, ajoutant une consonance presque dramatique à la demande en prévision, digne d'une pièce de théâtre millimétrée. Détester qu'elles furent présentent pour une quelconque demande, confidence, témoins oculaires et surtout auditifs si quelques phrases dangereuses venaient à fuser, préparant déjà une tirade lui exposant le fond de la pensée sur son bordel immonde et les tentacules auquel il fut lié, voyant de plus en plus ce rendez-vous comme un besoin de se hisser en haut du classement, gagner quelques échelons. Prévision à côté de la plaque. « Avant que tu ne te lances dans un discours transpirant d'affection soudaine et autres niaiseries, sans en oublier les contres-parties et le taux d'écailles que je risque d'y laisser bien entendu, il vaudrait peut-être mieux qu'on poursuive cette conversation dans un endroit plus approprié et neutre. » Préférer la discrétion d'un terrain neutre et non à son avantage, les murmures glanés dans l'ombre, oubliés et inexistants pour les oreilles aiguisées, désignant d'un regard les échines étrangères présentes. « J'ai la dalle. » Proposition lancée en l'air, attrait de la chasse histoire d'encourager à abandonner son air de jeu confortable et autres potentiels instrument trempés dans la caulerpa en cas de refus pur et simple, préventif.
(c) DΛNDELION

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« into the deep end » ❉ Nerino - Lun 18 Déc - 23:13
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EFFIGIE : Andrew Scott © DΛNDELION
BAFOUILLES : 1155
PACTE : 26/10/2017
OSSATURE : Une fin de trentaine éternelle...
CONTRAT : Coeur qui se complait dans le plaisir d'une carne différente nuit après nuit...
BESOGNE : Maquereau aux nageoires scellées...
ÉCHINE : Fils l'ondée d'écailles bleues nuit aux reflets dorés
PRESTIGE : Régénération + Hypnose + Respirer sous l'eau + Maîtrise de l'ondée & Maîtrise des trois formes de sa nature...
GANG : Cuore Nero
Remarque soulignant l’évidence d’une fraternité qui fait appel à ses membres que lorsque le besoin s’en fait ressentir… Relation d’intérêt aujourd’hui exploitée, ce lien de sang bafoué par les ambitions et les lubies des uns comme des autres et surtout l’abandon des plus vieux vis-à-vis des plus jeunes… Nerino se souviendra toute sa vie de cette solitude offerte comme cadeau de la part de ses aînés dont le souvenir est flouté… Mère par conséquent trop protectrice, ce rôle lui fut comme imposé par son instinct.  Instinct qui laissa des séquelles à son rejeton… S’il avait grandis parmi ses pairs, il ne serait certainement pas là à l’heure qu’il est et certainement pas en train de nourrir une haine auto-qualifiée de totalement justifiée envers ceux qui ne sont lié à lui que par le sang et rien d’autre… Fatalité perfide…

L’aîné, sous ses airs de cadets, lui lança une mise en garde avant qu’il ne le laisse poursuivre dans une tirade justifiant les raisons de son appel à l’aide… « Avant que tu ne te lances dans un discours transpirant d'affection soudaine et autres niaiseries, sans en oublier les contres-parties et le taux d'écailles que je risque d'y laisser bien entendu, il vaudrait peut-être mieux qu'on poursuive cette conversation dans un endroit plus approprié et neutre. » Plus de quatre siècles s’étaient écoulé depuis le dernier discours hypnotique de la langue experte du dernier… Depuis, cet art est devenu échos dans sa carne et dans son esprit, ne trouvant pas le bon média pour s’exprimer et sortir de cette grotte… Si seulement il savait… Les sourcils froncés. Nerino opina du chef donnant raison silencieusement aux paroles de son frère, sans riposter. Sans justifier et même sans le contredire… Action qui ne fait pas ses habitudes, mais qu’il comprend. Prêt à tout – ou presque – pour obtenir de lui, l’aide et le soutien dont il a besoin pour sauver ses écailles des tentacules royales l’attirant de plus en plus vers les abysses…

Proposition lancée derrière des mots puant l’évidence même de l’appétit de son invité, Nerino ne répliqua qu’une phrase simple, laissant sous-entendre tout ce qu’il y avait à sous-entendre :

« Tu m’fais visiter ? »

C’était un oui. C’était plus qu’un oui ! C’était une réelle affirmation à sa double proposition. C’était plus encore. C’était surtout des mots qui témoignaient de son ignorance en ces bas-fonds. Il était de Venise lui, pas de la capitale crasseuse ! Il ne connaissait pas encore les meilleurs recoins de cette ville que pour prétendre connaître les meilleurs adresses ni même les meilleurs endroits de l’ombre où se procurer ce liquide ferreux et vitale ! Liquide qui était devenu une drogue puisqu’à force de l’en priver, il s’est rapidement rendu compte de son importance… Importance qui n’a jamais pu rassasier réellement son appétit… Lorsqu’il commence, il ne sait se contrôler. Incapable de laisser une proie en vie. Incapable de se rationner. Lorsqu’il commence, il finit. Il n’a pas le choix… C’est ce bourreau qui lui a forcé ce nouveau rythme… Saloperie… De fait, la bête aquatique est pire qu’avant…


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« into the deep end » ❉ Nerino - Mer 27 Déc - 17:26
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PACTE : 09/04/2017


OSSATURE : Trentaine apposée sur la paperasse factice. Belle gueule juvénile mensongère, bête aux six-cent-quatre-vingt-sept années pesant sur la carcasse.
CONTRAT : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde sel qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté.
BESOGNE : Précieuses qui étincèlent de leurs éclats délétères, joaillier aux phalanges habiles ornant les nuques de gemmes. Murmures et secrets glanés ou soufflés, informations échangées, babines fourbes crapahutant à la cité sainte une fois le crépuscule tombé.
ÉCHINE : Fils de l'ondine et des abysses dévorant les souffles. Piranha aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne.
PRESTIGE : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux.
GANG : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, désolation d'un poisson avisé maître de son échine, détournant le regard des bas fonds dégueulasses.
CREDIT : faust (ava)
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Nerino & Marius

« Time is running out. Ghost keeping me alive. I get what it means. You have to survive. »
Soupir, paluches se croisant sur un torse non sans une certaine fermeté, faciès aussi fermé qu'une huître défendant farouchement sa perle. Insinuation qu'il devrait sortir monts et merveilles pour espérer grappiller quelques miettes, convaincre, bien que l'argument du sifflement perfide auprès de la Reine pour livrer un maigre fretin déserteur demeurait exaspérant. Crasse nauséabonde transpirant de fourberie émanant de sa carcasse, doutant fort que la requête fut de parer ses quelques donzelles de gemmes étincelantes.

Désespoir lisible, il la boucle le fourbe, opine du chef à la proposition d'une chasse. Froncement de sourcils immédiat en réplique. Étonnant de voir qu'il eut besoin de nageoires étrangères et pseudo-fraternelles à ce point, retenant un maigre ricanement qui tente de se frayer un chemin sur les babines qui en devinrent presque amusées. Les syllabes suivirent, affirmation confirmant la chose. « Ou tu crèves la dalle ou j'sens que tu vas tenter de m'embourber dans un truc pas possible. » Perspicace Sherlock, le ton transpire le scepticisme. L'échine délaisse la banquette et abandonne les donzelles qui ne seraient guère repas, glissant dehors non sans une certaine hâte.

Phalanges glissées dans les poches d'un impair faisant écho à l'obsidienne nocturne. Ruelles rafraîchies par les saisons, été et fournaise assassine qui ne fut certainement pas manqué, adulant la pluie et l'hiver méditerranéen. L'oxygène s'infiltre, respirable maintenant que les carnes ne furent plus mises en ventes sous le nez des clients, laissant la place aux pavés sinistres et autres mascarades dans l'obscurité. Prudence de mise, poissons qui ne furent pas les seuls en traque, Opus Dei délétère armé de caulerpa. Les pas raisonnent, les babines affamées deviennent muettes, se contentant de saliver à l'idée même de planter les aiguisées pour dérober un quelconque souffle de quidam égaré.

Ce fut l'antre d'un bar fréquenté qui fut rejoint, branché selon les rumeurs, en réalité juste un ramassis juvénile n'ayant rien de mieux à foutre que de boire jusqu'aux petites heures du matin, vantant les effets de l’ivresse, un verre à la main en hurlant des phrases pré-construites de type "ça s'voit que j'suis défoncé ?". Pathétique. Engouement incompris. Certainement l'un des meilleurs lieu pour glaner une échine solitaire cherchant un peu de compagnie. Belle gueule qui ajuste déjà le col de sa chemise avant de replacer quelques mèches d'ébène en arrière, monstruosité aux tenailles acérées se jouant de sa belle gueule mensongère, bagatelle pernicieuse connue sur le bout des ongles.

Œillade envers les échines présentes, l’embarras du choix, avant d'en revenir au piranha compère. « A toi l'honneur. » Lippes qui murmurent auprès de l'oreille du cadet, lançant par la même occasion le jeu de celui qui rameutera la plus belle prise en premier auprès des quais houleux du Tibre, laissant les affaires de côté tant que l'estomac fut vide et l'incendie ravageur. Minois d'une rouquine flamboyante qui se pavane non loin, sourire délicieux sur ses lèvres douçâtre, bête ayant fait son choix, imaginant déjà les aiguisées courir sur sa carne laiteuse. Exquise.
(c) DΛNDELION

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« into the deep end » ❉ Nerino - Mar 16 Jan - 21:15
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EFFIGIE : Andrew Scott © DΛNDELION
BAFOUILLES : 1155
PACTE : 26/10/2017
OSSATURE : Une fin de trentaine éternelle...
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BESOGNE : Maquereau aux nageoires scellées...
ÉCHINE : Fils l'ondée d'écailles bleues nuit aux reflets dorés
PRESTIGE : Régénération + Hypnose + Respirer sous l'eau + Maîtrise de l'ondée & Maîtrise des trois formes de sa nature...
GANG : Cuore Nero
Proposition largement acceptée, réponse visiblement surestimée. Le fretin en attendait plus. Il attendait plus qu’une simple affirmation… Et pourtant. Il ne récoltera que ça de la part de son cadet. Il taira ses raisons jusqu’au bout. Il taira ses raisons jusqu’à ce qu’il soit certain du moment. Moment opportun prit en chasse pour déballer la raison de son appel à l’aide. Réalité révélée de son silence, l’aîné compris directement par la proposition des deux solutions possibles. Soit son frère devait crever la dalle, soit la hauteur de la tâche allait être conséquente… Nerino ne trahis aucune des deux réalités. Silencieux et inerte. Bien qu’elles soient toutes les deux vraies ! Appétit maintenant devenu presqu’incontrôlable, se mettre à table est devenu un régal, passant par la gourmandise, passant par l’appétit grandissant, passant par une soif insatiable, passant par le déni, passant par l’absence de raison, et finissant par la mort de sa proie et l’évaporation instantanée de son exuvie à conscience retrouvée, ébranlée par la claque de sa connerie. Vérité difficilement admise par le monstre. Il la cache. Il ne l’assume pas. Il ne s’en rend peut-être même pas compte… ! Fatalité inhibée, perdue dans les méandres de sa lucidité endormie par les dernières émanations de son repas…

Directives en l’absence du maître des lieux, données aux sous-fifres.  Uniforme d’homme de prestige, la poiscaille sort silencieusement aux côtés de son frère. L’air extérieur caressant sa chaire, un frisson parcouru sa colonne… Situation actuelle dans laquelle jamais son imagination ne l’avait fait tomber…

Guide d’un soir s’arrêtant devant une arène moderne à l’odeur nauséabonde, où les victimes immatures ne sont pas toujours celles qu’on pense… Jeunesse, répertoire de masse, garde-manger juvénile garnis, le traitre vint de le mettre face à une épreuve, à une pratique pourtant familière, au ton de défi pour le cadet… Ayant le profil pour ce genre de repas, le dernier aux airs d’aînés gagnés par le supplice antérieur, n’avait pas la gueule commune du lieu… Ce n’était certainement pas dans ce genre d’endroit que Nerino aimait pêcher ! Mais soit… ça suintait l’ignorance ou parfois, la crédulité.

Regard en coin tourné vers Marius, suspicion naissante. Mais ils pénétrèrent dans ce charnier en putréfaction. Défi fraternel lancé, même s’il lui laissait l’avantage de commencer, c’était lui qui partait avec une longueur d’avance certaine avec sa belle gueule !  Jeu inéquitable… Mais il se lança. Sans répondre de l’espièglerie de son frère. Repliant le col de sa chemise, il alla faire le pilier de bar à l’œil attentif. Plan étant de se faire passer pour un paternel surveillant, une fille en recherche de combler l’absence d’un père ferait bientôt son apparition… Ou une baby-sitter bavant sur l’interdit du goût de l’ithyphalle patriarcal…
Traînées. Délicieuses. Inutiles. Ignares…  

Claque d’une modernité exaspérante mais néanmoins maitrisée, le piranha avait vu juste. Tourné vers la foule, une jeune brune à la racine italienne vint se frotter contre lui. Une proie bien maigre selon lui, mais l’œil analytique et savant lui faisait de l’effet. Pensant qu’il était un mari à la femme décevante, la jeunette se vit offrir une consommation pendant que la poiscaille s’enticha à porter son attention sur l’avancement de son frère… Regard d’expert partagé, il revint sur la brune. À vue de nez, elle ne devait pas avoir plus de 20 ans… Elle transpirait l’ivresse et elle lui raconta sa pathétique vie de pécore…

Ayant trouvé – parfois maladroitement – les mots susurrés qui convinrent, l’ingénue traina sa proie illusoire à l’extérieur avec un sourire des plus malsain, pensant à l’instant de plaisir charnel auquel elle venait de l’inviter pour l’aider à ‘oublier sa femme’…

Passant devant le frangin, un regard presque de satisfaction se fit dans les yeux de Nerino, en réponse du défi précédemment lancé. Celui en charmante compagnie d’une rouquine sulfureuse et visiblement mieux remplie que la sienne… Qui aura réellement gagné au juste ? Le premier à table ou celui qui a la meilleure assiette ? …

Louanges lancées des babines acérées, complaisant l’idiote dans sa démarche, reflet d’une fausse réalité où elle était la première à réellement lui faire de l’effet après un soi-disant mariage malheureux, celle-ci s’abandonna enfin, littéralement, voulant consommer ce désir ardent au plus vite, à l’abris des regards… Mais le maquereau fut plus rapide. Coinçant par surprise sa proie alcoolisée et inconsciente contre un mur froid et glissant, celle-ci pensait être dévorée par le plaisir sexuel que lui réservait son déchu. Précaution prise d’un endroit dans l’ombre d’une ruelle, hors champs de vision, il s’assura alors que son butin ne puisse être entendu…

Douce violence naissante dans la crasse des pavés et dans les ténèbres des briques d’une ruelle témoin d’atrocités pires que celle qu’elle s’apprête à garder en son sein… Une main glissée à l’arrière de la tête, maintenant ses boucles fermement, la tête en arrière, les crocs que maquereaux ne se firent pas prier et vinrent se planter dans l’épicarpe de sa ripaille. Goût suave. Langue caressant le derme frais et fragile… Cris féminin étouffé d’un plaisir simulé… Nageoire loyale étouffant les potentiels cris et condamnant l’entrée de l’air dans la carène de son régal, sans que cela soit nécessaire... L’ingénue s’offrit au maquereau, hypnotisée à l’accoutumance.  Mais ce dernier s’en ficha. Son repas traversa les étapes qu’il craignait… Affamé jadis, la nourriture d’aujourd’hui est un fléau. Hors de contrôle, il dévora le liquide vital de son obligée. Fermant les yeux, tentant de retrouver une once de retenue. Mais ce fut plus fort que lui. Il la vida.

Essoufflé et heureusement à l’écart d’un autre repas, il se cala contre ce mur dégueulasse, à côté du cadavre de la brune… Myocarde battant et résonnant dans son crâne, se calmait petit à petit… Lippes emplies de ce rouge sombre et encore chaud, dégoulinait sur ses vêtements, le temps de respirations visant à aider le calme à être retrouvé… Il faisait pitié. Il se faisait pitié. On dirait un embryon venant de naître et venant de découvrir le côté ignoble de sa nature… Pitoyable !



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