Vertigine | Anastasia & Jacopo

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Vertigine | Anastasia & Jacopo - Jeu 9 Nov - 18:58
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hybrides
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EFFIGIE : Charlie Cox
BAFOUILLES : 717
PACTE : 05/08/2017


OSSATURE : 37 ans
CONTRAT : Célibataire. Enfin... Divorcé. Evitons ce sujet, per favore.
BESOGNE : Détective privé. Ex-inspecteur de police qui s'est fait virer quelques mois après son divorce, ayant complètement déraillé. La véritable raison : sa cheffe corrompue, qui trempait dans la Mafia depuis des années, démon déguisé en ange. Suivant des pistes, Jacopo et son meilleur ami Luigi, lui aussi inspecteur, avaient mené leur enquête pendant des mois, réunissant des preuves contre leur supérieure. Ils se croyaient capables de la faire tomber. Sauf que non ; Luigi fut tué par la Mafia à la demande de sa ténébreuse cheffe, tandis que Scaglione devint l'amant de sa supérieure, dans une tentative désespérée de la coincer enfin. En vain, parce qu'elle était parfaitemnent au courant pour son enquête secrète. Il ne devint que son jouet, pendant des mois. Puis un jour, tout fut mis au clair : soit il oubliait cette histoire, soit il subissait le même sort que son ami. Alors Jacopo fit son choix. Il préférait s'éloigner, d'elle, de la Police, de toute cette corruption, complètement brisé et dégoûté.
FABLE : Au courant pour le surnaturel depuis pas mal de temps déjà. En tant qu'ancien inspecteur, Jacopo a eu affaire à bien des créatures lors de ses enquêtes, il est tombé sur des massacres sans nom. Il ne pouvait donc que finir par découvrir la vérité. Néanmoins, il garde le secret sur ce qu'il sait, il fait semblant que les monstres n'existent pas. Pas envie de passer pour un cinglé, tout simplement. Mais, secrètement, le brun travaille régulièrement pour le Vatican, qui ne le prend pas pour un fou : en effet, il est souvent chargé de retrouver des créatures sur lesquelles le Vatican veut mettre la main.
ÉCHINE : Humain, vous dirait-il. En réalité, Jacopo est une demi-sirène qui s'ignore.
PRESTIGE : Retenir sous souffle sous l'eau pendant cinq minutes, comme si de rien n'était. Mais ce n'est pas un super-pouvoir, ça ? Si ?!
GANG : Il n'appartient officiellement à aucun groupe, mais il bosse souvent pour le Vatican, ce que presque tout le monde ignore. Ils payent bien, alors pourquoi refuserait-il leurs missions ? Et puis, pas sûr que ce soit une bonne idée de leur dire non, voilà tout.
CREDIT : Twisted lips (avatar) & Astra (signa)

❝Vertigine❞
Anastasia & Jacopo
Je souris. Naturellement, sans effort. Je me sens stupide, je me sens vulnérable, je me sens... Vivant. Quelques semaines se sont déjà écoulées depuis qu'Anastasia et moi avons mis les choses au clair. On s'est ouverts, on s'est dit la vérité. Et on a couché ensemble. Bah... Je ne sais pas si c'était une bonne idée de coucher avec mon ex, mais je n'oserais pas non plus dire que je regrette de l'avoir fait. Pas quand le simple fait d'être avec elle me fait ressentir... tout ça. Mais bon... Ma vie était déjà bien compliquée avant notre rechute imprévue, en revanche. Me poser à nouveau avec quelqu'un n'était pas dans mes plans... Encore moins avec Ana'. Alors vous pouvez aisément imaginer que je ne sais pas trop quoi faire. J'ai peur d'y aller trop vite. Ou j'ai peur d'aller trop loin et de me brûler à nouveau. Les cicatrices que notre divorce a laissées sont toujours là. Invisibles, mais réelles. Et pourtant. Je ne veux pas m'éloigner de la brune. Je ne veux pas tourner la page, passer à autre chose. Surtout que la vérité est que je ne l'ai jamais fait. Mais peut-on réellement avoir un avenir ensemble ? On s'est fait tellement de mal. Et en cinq ans, nous avons changé, nous avons souffert. Nous avons vécu séparés loin de l'autre.

Ce soir, je ne me pose pas la question. Je suis là, avec elle, je veux profiter de chaque moment passé avec Ana. Comme si c'était le dernier. Ou le premier. Et puis, elle est tellement belle ce soir... Bon sang, je suis complètement sous le charme, c'est vraiment à en faire peur. Dans ce restaurant prisé de la capitale, je perds la notion du temps. On parle, de tout et de rien, on rit... Sans se prendre la tête, sans se poser de questions inutiles. Pourquoi penser à l'avenir si l'on peut penser au présent d'abord ? Et manger aussi, au passage. Il faut dire que la réputation de ce restaurant est méritée. Je regarde Ana'. J'ai envie de l'embrasser. Je me retiens, pourtant. En fait, j'ai l'impression de ne faire que ça depuis des semaines. Me retenir, m'imposer des limites... Ne va pas trop vite, sois prudent, ne l'appelle pas, pas tout de suite, arrête de penser à elle. Mais la vérité est que, dans le fond, j'ai juste envie d'être avec elle tous les jours, pendant des heures, comme avant. Pas forcément besoin de lui passer la bague au doigt pour ça, si ? Les minutes passent, les assiettes se vident, cette bonne bouteille de vin aussi. Le repas se termine et nous sortons du restaurant, de bonne humeur. Ma foi, je ne sais pas si j'ai un peu trop bu, ce n'est pas impossible... Mais je pense que je mentirais si disais que sans le vin je ne serais pas de bonne humeur. Nous sommes là, ensemble, comme avant. Ou peut-être encore mieux qu'avant, parce que désormais on se rend davantage compte de la chance que l'on a de pouvoir partager ces moments ensemble. Sans se haïr, sans se faire la guerre. Parler et rire, tout simplement.

Ma main se glisse dans celle d'Anastasia, naturellement, alors que nous marchons dans une rue tranquille d'un quartier de l'Est de la ville. La nuit est déjà tombée sur la ville, l'air frais me fait frissonner. Je regarde la brune, tendrement.

« Je t'ai déjà dit que t'es trop belle ce soir ? Juste pour être sûr. »

Dis-je en étirant un sourire amusé. Je m'arrête soudainement, n'en pouvant plus d'attendre. Au diable la prudence, je n'en peux plus. Surtout que l'alcool coule dans mes veines et que la patience n'est pas mon point fort non plus. Je m'approche alors d'Ana' et je l'embrasse d'abord doucement, puis plus avidement, jusqu'à en perdre le souffle. Coupant le baiser, je pose mon front contre celui de la belle Italienne aux origines russes.

« Bon Dieu... J'en avais vraiment besoin... »

Un léger rire s'échappe d'entre mes lèvres. Je caresse le visage de cette femme qui me rend fou. Tu me saoules, Anastasia Di Renzo ! Ou peut-être que je suis déjà saoul, plutôt. J'ai envie de coucher avec elle, bon sang ! Ça fait plus d'un mois que j'attends, oh ! Marre d'être prudent, d'y aller lentement, raaah ! Ce qu'un homme peut faire par amou... Euh, non. Je ne vais pas prononcer ce mot. Vaut mieux pas.

« Dis-moi que tu ne vas pas me faire attendre jusqu’à l’année prochaine, par pitié... »

Je souris, tout en mordillant la langue. Je sais qu'elle me teste, qu'elle ne veut pas céder facilement à mes avances. Quelque part, je ne m'attendais pas à autre chose de sa part. Mais n'empêche que ça m'énerve parfois. Bah quoi, c'est vrai ! Je regarde autour de moi, la rue illuminée, les passants, les couples qui se baladent main dans la main, comme nous. C'est beau, pas vrai ? Rome me semble plus belle que jamais ce soir, tout comme cette femme qui marche à mes côtés. Cependant... J'ai une sensation étrange depuis quelques minutes. Décidément, je crois que j'ai trop bu...


©️ Pando

☾ ☾ ☾ ☾ ☾
❝Where does love go?❞ Where does love go when it dies? Where do tears go when they're cried? And who are you if you're not mine? Where does love go when it dies? The last song before light's on, They say there's no getting back what is gone. Small talk, long walk, And your hope will carry you home. Cause I loved you so, And I'll never know Just why I let you go. I'll never know. (c) Astra
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Vertigine | Anastasia & Jacopo - Dim 12 Nov - 0:44
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sorciers
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EFFIGIE : Olga Kurylenko
BAFOUILLES : 440
PACTE : 11/07/2017


OSSATURE : 32 ans
CONTRAT : Divorcée - Célibataire
BESOGNE : Chasseuse de tête (dans le recrutement) - Informatrice du Vatican
ÉCHINE : Sorcière Wicca
PRESTIGE : Pouvoir de détection des mensonges
GANG : Membre du coven Aconit
CREDIT : Eden Memories

 
Jacopo & Anastasia // Vertigine
⚜️ I didn't know just what was wrong with me, Till your kiss helped me name it  ⚜️

 
Je ne sais pas ce qu’il se passe dans ma vie depuis quelques temps. Je ne maitrise plus rien, le destin se joue de moi et de mes émotions. Je suis perdue, je ne sais pas où je vais. Le meurtre de mes parents, cet acharnement à trouver l’assassin, l’attaque des chasseurs à la villa, où j’ai failli mourir. Sauvée par mon lupin de meilleur ami, moi qui suis phobique des chiens. Puis la rencontre avec mon ex-mari, Jacopo, où je me suis retrouvée coincée dans un ascenseur avec lui, après cinq ans de divorce suite à sa tromperie. Puis j’ai failli perdre Mairead, celle que je considère comme ma petite sœur, et pour finir, voilà que Jacopo m’avoue pourquoi il m’a trompé. Voilà qu’on couche ensemble, à nouveau. Et que je décide de lui redonner une chance, de nous redonner une chance. Je ne sais pas pourquoi. Juste parce que ce soir là, avec lui… Je me sentais bien. Je me sentais bien comme je ne m’étais pas sentie depuis longtemps.

Voilà comment j’en suis arrivée là, ce soir, dans ce restaurant, à rire avec lui comme autrefois. Je ne sais pas du tout où tout cela nous mènera, mais j’essaie de ne pas y penser, pour ne pas paniquer. Parce que je ne maitrise rien, moi la maniaque du contrôle. Alors j’essaie de vivre l’instant présent, de profiter, sans penser au futur. Je me sens bien avec lui. J’avais oublié ce sentiment, moi qui ne savais que le détester pendant ces cinq dernières années. Mais depuis maintenant quelques semaines, nous nous revoyons. Pas tous les jours. Je tiens à y aller doucement, j’impose mon rythme. Il doit me prouver que je peux à nouveau lui faire confiance. J’ai besoin d’être rassurée. J’ai été blessée, je n’ai plus réussi à me poser avec un homme depuis le divorce. J’ai besoin de retrouver cette sensation de confiance, j’ai besoin de me sentir reine dans son regard. Ce soir, je le sais, je le vois dans ses yeux. Sa façon de me regarder, comme si aucune autre n’existait. Je devine le désir dans son regard, je m’en amuse. J’impose la chasteté depuis cette dernière et seule nuit ensemble, il y a quelques semaines. Seuls les baisers sont autorisés. Je le mets au défi, je veux être sûr de ce qu’il veut. Moi, ou le souvenir de nos nuits. Je sens la frustration en lui – en moi aussi, j’avoue – mais il patiente, et j’apprécie ça. Il ne cherche pas à m’amener dans son lit. Oui, peut-être qu’on est sur la bonne voie pour une nouvelle relation…

Nous mangeons, tout en parlant de tout et de rien. Nous rigolons, nous buvons. Pas à outrance, nous savons nous tenir au restaurant tout de même. Mais le vin a tout de même tendance à me monter plus vite à la tête que l’alcool fort. Alors disons que le rire vient facilement. Je crois que Jacopo est comme moi. Nous sortons finalement du restaurant et nous promenons tranquillement dans les rues de l’est de la capitale, main dans la main. L’air est frais, mais il permet d’éliminer un peu les effets de l’alcool – ou de le faire croire. Il me fait frissonner aussi. Quelle idée de mettre une robe, de vouloir faire sa belle alors qu’on est en automne et qu’il fait froid la nuit… Jacopo me regarde, et me complimente. Je rigole, avec un regard mesquin.

« Je ne crois pas l’avoir déjà entendu ce soir non… Mais tu peux le redire ! »

Il s’arrête de marcher, alors je me stoppe aussi. Il vient m’embrasser, doucement d’abord, puis de plus en plus avidement. Je réponds à son baiser, suivant le rythme imposé. Il met fin à ce baiser, posant son front sur le mien, m’avouant ce besoin irrépressible. Sourire en coin. Je rigole suite à ses paroles suivantes. Frustration…

« L’année prochaine n’est que dans deux mois, après tout… » Je rigole, le taquinant, avant de reprendre la parole. « Je te rassure, je ne résisterai pas encore deux mois, non plus… Quoique… »

Je lui fais un bisou furtif au coin des lèvres, juste pour rester dans le sujet de la frustration, et nous reprenons notre marche dans les rues de Rome.

« Et maintenant ? Je veux bien continuer à marcher, sans but précis, mais il commence à faire un peu froid… »

Je ne remarque pas les regards sur nous, ni les ombres qui nous suivent. Peut-être suis-je un peu trop obnubilée par cet homme qui me tient la main, comme une adolescente vivant son premier flirt ? Et pourtant…
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Vertigine | Anastasia & Jacopo - Mar 14 Nov - 17:21
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OSSATURE : 37 ans
CONTRAT : Célibataire. Enfin... Divorcé. Evitons ce sujet, per favore.
BESOGNE : Détective privé. Ex-inspecteur de police qui s'est fait virer quelques mois après son divorce, ayant complètement déraillé. La véritable raison : sa cheffe corrompue, qui trempait dans la Mafia depuis des années, démon déguisé en ange. Suivant des pistes, Jacopo et son meilleur ami Luigi, lui aussi inspecteur, avaient mené leur enquête pendant des mois, réunissant des preuves contre leur supérieure. Ils se croyaient capables de la faire tomber. Sauf que non ; Luigi fut tué par la Mafia à la demande de sa ténébreuse cheffe, tandis que Scaglione devint l'amant de sa supérieure, dans une tentative désespérée de la coincer enfin. En vain, parce qu'elle était parfaitemnent au courant pour son enquête secrète. Il ne devint que son jouet, pendant des mois. Puis un jour, tout fut mis au clair : soit il oubliait cette histoire, soit il subissait le même sort que son ami. Alors Jacopo fit son choix. Il préférait s'éloigner, d'elle, de la Police, de toute cette corruption, complètement brisé et dégoûté.
FABLE : Au courant pour le surnaturel depuis pas mal de temps déjà. En tant qu'ancien inspecteur, Jacopo a eu affaire à bien des créatures lors de ses enquêtes, il est tombé sur des massacres sans nom. Il ne pouvait donc que finir par découvrir la vérité. Néanmoins, il garde le secret sur ce qu'il sait, il fait semblant que les monstres n'existent pas. Pas envie de passer pour un cinglé, tout simplement. Mais, secrètement, le brun travaille régulièrement pour le Vatican, qui ne le prend pas pour un fou : en effet, il est souvent chargé de retrouver des créatures sur lesquelles le Vatican veut mettre la main.
ÉCHINE : Humain, vous dirait-il. En réalité, Jacopo est une demi-sirène qui s'ignore.
PRESTIGE : Retenir sous souffle sous l'eau pendant cinq minutes, comme si de rien n'était. Mais ce n'est pas un super-pouvoir, ça ? Si ?!
GANG : Il n'appartient officiellement à aucun groupe, mais il bosse souvent pour le Vatican, ce que presque tout le monde ignore. Ils payent bien, alors pourquoi refuserait-il leurs missions ? Et puis, pas sûr que ce soit une bonne idée de leur dire non, voilà tout.
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❝Vertigine❞
Anastasia & Jacopo
La vie nous réserve des surprises parfois. De bonnes et de mauvaises surprises. Retrouver Ana', c'est clairement une bonne, c'est indéniable. Je croyais cela impossible, pourtant. Après tout ce que je lui ai fait... Je n'y croyais plus. Elle me détestait, elle m'en voulait. Parce que je l'avais trompée, je l'avais trahie, blessée. J'aurais pu lui dire la vérité avant, si je n'étais pas aussi... fier. Et têtu. Si j'avais su qu'elle avait le don qu'elle a, je l'aurais fait aussi. D'ailleurs, je pense que sans lui, elle ne m'aurait pas cru. Elle aurait douté, elle n'aurait pas réussi à croire un seul mot sortant de ma bouche. Mais le même don qui m'a dénoncé il y a cinq ans, c'est le même qui lui a permis de comprendre que je mentais pas quand je disais que j'étais désolé, que je ne l'avais pas trompée parce que je ne l'aimais plus ou parce que je voulais la blesser. Oui, la vie est étrange parfois... Mais ce soir, je lui en suis reconnaissant. Parce que nous sommes là, ensemble, heureux.

Main dans la main, nous marchons dans une rue tranquille de la capitale. Nous parlons, nous rigolons... Je lui dis qu'elle est belle et je l'embrasse passionnément. Elle me manque, et l'alcool me le rappelle encore plus fort. Mais bon, c'est le prix à payer pour qu'elle me fasse confiance, je m'en doute bien. On n'efface pas cinq ans de séparation comme ça, en claquant les doigts. Non, on doit reconstruire ce qui a été détruit. Et ça prendra du temps. Alors j'attendrai. J'attendrai le temps qu'il faut. Ce qui ne veut pas dire que je le ferai de gaité de cœur, hein ! Ce n'est pas évident d'être avec Ana et de faire comme si de rien n'était. Plus faible que je ne le voudrais, j'avoue à la brune que j'en ai marre d'attendre. Je la supplie même de mettre fin à cette attente interminable. Un soupir frustré s'échappe brutalement d'entre mes lèvres lorsqu'elle me rappelle que l'année prochaine approche. Merde, mauvais choix d'expression ! Un sourire mi-agacé, mi-amusé se dessine sur mes lèvres, avant que je ne hausse un sourcil quand mon ex-femme me dit qu'elle ne résistera pas encore deux moi. Mon sourire joueur s'agrandit après son bref baiser taquin au coin de mes lèvres.

« J'espère bien ! »

Reprenant notre marche, l'Italienne me demande quel est mon plan pour la suite. Elle a raison, il commence à faire froid...

« Hum... On pourrait aller chez moi ? En tout bien tout honneur, évidemment. Voir un film... »

Je lui fais un clin d'œil, vil tentateur que je suis. Mais bon, si elle veut juste voir un film, je ne vais pas la forcer non plus. Hors de question de gâcher tous les progrès qu'on a fait ces derniers temps. Je passe une main dans mes cheveux. Une sensation étrange traverse mon corps. Je ne saurais dire pourquoi... Quelqu'un nous observe. J'en mettrais ma main à couper. Les sens aux aguets, je suis prêt à intervenir d'une minute à l'autre. Je ne suis peut-être plus inspecteur de police, mais j'ai toujours une arme sur moi, parfaitement légale et discrètement cachée. Etant donné tous les dangers qui nous guettent une fois la nuit tombée, aucune arme n'est de trop. J'espère juste ne pas avoir à l'utiliser devant Ana. Je me tais pendant quelques secondes, je n'entends plus vraiment ce que dit la trentenaire. La tension monte en moi, je sens que...

« ANA ! »

Ma voix s'élève alors que mes peurs se matérialisent. Un wendigo, un putain de wendigo surgit de nulle part, monstre des enfers qui vient répandre la terreur. Je sors immédiatement mon arme, prêt à tirer, prêt à abattre cet enfoiré... Mais je peux pas. Ses sales mains se sont emparées d'Ana et ne semblent pas vouloir la lâcher.

« LÂCHE-LA, FILS DE PUTE ! LÂCHE-LA TOUT DE SUITE ! »

Ferme, menaçant, je pointe mon arme vers la créature affreuse.

« T'aurais dû arrêter d'enquêter, détective. »

Mes lèvres tremblent. C'est lui. Le tueur en série sur lequel j'enquête depuis des mois.

« Tu vas en payer le prix.

Mon cœur s'accélère, mes mains tremblent plus que je ne le voudrais. La créature s'apprête à la mordre, il rapproche sa gueule puante de son cou. Non ! Non, bordel, non ! Ce n'est pas possible, dîtes-moi que c'est un cauchemar et rien d'autre ! Les larmes me montent aux yeux, les perles de sueur s'accumulent sur mon front. Le temps semble s'être arrêté, alors que mon regard croise celui d'Ana pendant une fraction de seconde.

« ANA, NON ! »

Je ne peux pas permettre ça, je ne peux pas permettre qu'elle devienne un monstre elle aussi. Mon doigt appuie sur la gâchette.

Le tir part.
Un hurlement désespéré s'échappe de ma bouche.
Le sang coule.
Je porte les mains à la tête.


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Vertigine | Anastasia & Jacopo - Mer 15 Nov - 23:37
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Jacopo & Anastasia // Vertigine
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Assise devant mon ex-mari, je le regarde, alors qu’il mange son dessert. Il semble heureux. Le voir comme ça, ça me rappelle notre relation, lorsque nous étions heureux ensemble. Je ne comprends pas tout, j’ai l’impression d’avoir loupé un épisode. Et pourtant, cet épisode s’est fait chez moi, à l’appartement. Ses aveux, le fait d’apprendre qu’il m’a trompé à cause de sa supérieure, et non à cause de nous… Je sais que je l’ai pardonné, mais je ne veux pas encore me l’admettre. Je l’ai tellement détesté pendant ces cinq dernières années… Mais petit à petit, au fur et à mesure qu’on sort, qu’on se voit, je commence à reprendre confiance, doucement. Nous terminons ce repas, et sortons du restaurant. Nous marchons un instant main dans la main, dans cette rue, où nous croisons quelques couples. Je me demande quel est leur histoire, à chacun. Se connaissent-ils depuis longtemps ? Est-ce leur premier rendez-vous ? Comment se sont-ils connus ? Ont-ils, comme nous, divorcé, avant de recoucher ensemble ? Peu probable… En général, un divorce dure dans le temps. Ce que nous faisons… Qui est assez fou pour retenter une aventure avec son ex ? Ceux qui sont attachés à une illusion de la vie ? Ou ceux qui ont des sentiments tellement forts qu’ils se détruisent ? Je nous crois plutôt dans la deuxième partie, mais… Je me voile peut-être la face. Et, quand bien même… Est-ce un amour sain ? Je ne sais pas, je ne préfère pas savoir à vrai dire.

L’instant présent seul compte. Et en ce moment, main dans la main, à rigoler de tout et de rien, je sais que je suis bien. On verra bien, pour la suite, ce que l’avenir me réserve… Nous rions un instant sur cette frustration ambiante que je nous impose. Je veux le mettre à épreuve, je veux vérifier ses intentions. Je veux être sûre de pouvoir à nouveau lui faire confiance. Je lui demande ce qu’il a prévu pour la suite de la soirée. Est-ce qu’on se sépare maintenant, chacun rentrant chez lui ? Ce serait dommage, après ce repas. Un film ? Chez lui ? Bonne idée ! Je souris.

« D’accord pour un film ! Evidemment, en tout bien tout honneur ! Nous ne sommes pas encore l’année prochaine… »

Je fronce les sourcils, remarquant qu’il ne m’écoute pas, mais je n’ai pas le temps de réagir que je sens quelque chose m’attraper. Ou plutôt quelqu’un. Une poigne forte. Expression de surprise, de peur, sur le moment. Je me retourne, et vois cette monstruosité. Un wendigo… Je remarque que Jacopo sort une arme à feu. J’essaie de me dégager de cette emprise, mais rien y fait, il est bien plus fort que moi. J’ai l’impression de revivre cette attaque de chasseurs, en mille fois pire. Je ne veux pas devenir un de ces monstres, non… Elijah n’est pas là. Je regarde mon ex-mari. Sauve-moi… Je le vois hésiter, tout en intimant au wendigo de me lâcher. Il ne le fera pas, je le sais. Je sens mon cœur qui bat la chamade, comme s’il cherchait à s’échapper de ma poitrine, cherchant à rester en vie, quitter cette cage thoracique devenue trop dangereuse pour lui. Sauve-moi putain, Jacopo… Je ne veux pas devenir ce monstre bouffeur d’hommes… Je me débats, toujours, essayant de frapper comme je peux le wendigo qui me maintient toujours. Il connait mon ex-mari, d’après ses propos. Une vengeance… Je sens soudain le souffle de la bête sur mon cou. Je tente un coup de pied en arrière, vers l’entrejambe mais suis arrêtée par une détonation assourdissante ainsi qu’une douleur soudaine et insoutenable à l’épaule. Un cri de douleur s’échappe de ma bouche. Je sens l’emprise se relâcher d’un coup, et je tombe à terre, posant ma main droite sur mon épaule gauche. Le wendigo a du avoir peur que le bruit n’attire trop de monde, il a du s’échapper. Je ne sais pas, je n’ai rien vu. Je vois juste ma main couverte de sang, et je sens juste cette douleur. Je serre les dents, regardant Jacopo.

« T’es pas censé savoir tirer en tant que flic ?! » La douleur et la peur me font réagir plus que je ne le voudrais. « Ne pense même pas à t’évanouir, il faut qu’on se tire d’ici avant que tes anciens collègues ne se ramènent ! Aide-moi… »

Je lui tends ma main droite pleine de sang pour qu’il m’aide à me relever, et que je puisse m’appuyer sur lui, tout en priant pour qu’il garde contenance. Je ne connais que trop bien sa phobie du sang…

« Merci de m’avoir sauvée… Je préfère une épaule en vrac que de devenir un truc aussi immonde. » Je grimace. La douleur est vive, chaque mouvement est un supplice. Mais on doit partir. « Pas d’hôpital. On va chez moi. »

Je ne sais pas à quel point ma blessure est grave, je verrai ça plus tard. Mais je sais que chez moi, j’ai tout ce qu’il faut pour me soigner. Je déteste l’hôpital. Je me demande si je ne devrais pas appeler Mairead pour qu’elle me soigne mais la présence de Jacopo me fait hésiter… Je sais ce qu’elle pense…
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Vertigine | Anastasia & Jacopo - Jeu 16 Nov - 19:08
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FABLE : Au courant pour le surnaturel depuis pas mal de temps déjà. En tant qu'ancien inspecteur, Jacopo a eu affaire à bien des créatures lors de ses enquêtes, il est tombé sur des massacres sans nom. Il ne pouvait donc que finir par découvrir la vérité. Néanmoins, il garde le secret sur ce qu'il sait, il fait semblant que les monstres n'existent pas. Pas envie de passer pour un cinglé, tout simplement. Mais, secrètement, le brun travaille régulièrement pour le Vatican, qui ne le prend pas pour un fou : en effet, il est souvent chargé de retrouver des créatures sur lesquelles le Vatican veut mettre la main.
ÉCHINE : Humain, vous dirait-il. En réalité, Jacopo est une demi-sirène qui s'ignore.
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Anastasia & Jacopo
En l'espace d'une minute, tout a changé. Nous sommes passés directement du paradis à l'enfer. Nous étions en train de parler, de rigoler, de taquiner mutuellement... Puis soudain, un monstre a fait son entrée en scène. Un wendigo, une sale créature cannibale. Et celle-ci en avait après moi. Il savait que j'enquêtais sur lui, que j'allais bientôt trouver une façon de lui faire payer pour ses crimes. Il s'est senti menacé, donc il a décidé de me punir. A travers Ana. Ma plus grande faiblesse. Et pourtant... Pour rien au monde je ne veux la perdre. C'est pourquoi mon cœur se brise lorsque je me rends compte que j'ai raté le wendigo et que je lui ai tiré dessus. Le choc s'empare de moi, la peur m'asphyxie. Je range rapidement mon arme, les mains tremblantes, avant de m'approcher d'Ana en courant. Le monstre l'a lâchée, ce qui est une bonne chose... Mais je ne le vois plus. Peut-être a-t-il décidé de s'enfuir, avant que la police ne débarque ou que des témoins en voient trop. Un meurtre en pleine rue, ça ne correspondrait pas vraiment à son modus operandi, en plus. Bordel, non seulement je n'ai réussi à l'arrêter, mais j'ai en plus tiré sur Ana'... C'est pas possible, ça. Comment j'ai perdu merder à ce point, bon sang ? Nerveux, le front couvert de sueur, je m'accroupis auprès de la brune pour vérifier les dégâts que j'ai causés.

« ANA ! Oh mon Dieu, Ana ! J'suis désolé ! J'suis tellement, tellement désolé... »

Je lui ai tiré dans l'épaule, le sang coule abondamment. Je m'en veux terriblement, j'ai mal pour elle. Je grimace, je fronce les sourcils, sans même m'en rendre compte. Je souffre comme si c'était mon corps qui saignait. Mes yeux rougissent, tandis que la culpabilité me torture silencieusement. Mon cœur bat à tout rompre. J'ai peur. J'ai peur de la perdre. Peur qu'elle se vide de son sang, qu'une hémorragie la tue. Que ce soit finalement moi son assassin plutôt que ce monstre qui avait menacé de la mordre. Je ne pourrais jamais vivre avec ça. La trahir, la tromper, la blesser, cela avait été dur à vivre... Mais la tuer ? Ça, je ne supporterais pas. Je ne pourrais plus jamais me regarder dans la glace. Je ne pourrais plus vivre, tout court. Plus que jamais, je me rends compte que j'ai besoin de cette femme. Je ne veux plus jamais la perdre. La brune me demande alors si je ne suis pas censé savoir tirer en tant que flic. Un léger rire reste coincé dans ma gorge. Elle arrive encore à blaguer là-dessus. C'est bon signe. Oui, Jacopo, c'est bon signe.

« Bah... On ne m'a jamais appris à tirer sur des wendigos, que veux-tu ? »

Dis-je avec un faux air de connard, histoire de cacher ma peur. Je suis terrifié. Mais il ne faut pas que je le montre. Il ne faut pas qu'elle ait peur, non. Parce que ça va aller. Ça va aller, forcément. Elle ne va pas mourir ici, ce soir. Elle ne va pas mourir dans mes bras. Pas avant au moins cinquante ans. Je refuse. Alors j'inspire, j'expire. Il faut que je l'aide, et pour ça, je dois rester froid. Mes yeux se posent sur sa blessure. Alors que je vérifie cette dernière, que je l'aide à appuyer dessus pour stopper l'hémorragie, son sang colore ma main. La vérité est tellement claire en ce moment. Tout ça, c'est de ma faute. Ce qui lui est arrivé ce soir, c'est entièrement de ma faute. Si elle n'était pas sortie avec moi, jamais ce type ne s'en serait pris à elle. Si elle n'était pas là, marchant à mes côtés, jamais il ne l'aurait attaquée. Je déglutis. Je m'en veux, bordel. Je ne me pardonnerai jamais si elle ne s'en sort pas. Elle saigne, Ana saigne abondamment, et ça semble pas vouloir s'arrêter. Ma vue devient plus trouble.

« Continue... Continue d'appuyer sur la blessure. »

Le monde semble tanguer sous mes pieds, et pourtant, je suis agenouillé aux côtés de mon ex-femme. Putain, pas maintenant. Ma main droite vient s'appuyer sur le sol. Ma respiration s'accélère, devient plus saccadée. Cette foutue phobie refait des siennes, la panique me secoue le corps et l'âme.
Elle va mourir, elle est en train de mourir.
Non, bordel, NON ! Arrête.
La voix d'Anastasia réussit heureusement à me sortir de mes pensées noires et à me rappeler que non, elle n'est pas encore morte et qu'elle a surtout besoin de mon aide. Je suis le seul à pouvoir l'aider en ce moment, et il n'y a pas de temps à perdre. Je cille plusieurs fois, ravale les larmes qui menacent de jaillir.

« La blessure. Continue d'appuyer... sur la blessure. Ça va aller, chérie. Je suis là. Je suis là... »

J'attrape la main ensanglantée que me tend la brune et je l'aide à se relever, le plus doucement possible. Je fais un effort presque surnaturel pour ignorer le fait que sa main est pleine de sang. Pendant deux secondes, je ferme les yeux de toutes mes forces, avant de les rouvrir et de faire semblant que ça va mieux. Bordel de merde, qu'est-ce que je fous ? On dirait un petit bleu qui vient d'arriver chez les flics... Je suis ridicule, totalement ridicule. Mais puis soudain, la voix de la jeune femme attire à nouveau mon attention. Elle me remercie... de l'avoir sauvée. De l'avoir empêchée de devenir une wendigo à son tour. Mes lèvres tremblent. Je ne dis rien. Je me contente d'étirer un faible sourire. Un rictus plutôt. La culpabilité est toujours là, cuisante. Quelques secondes plus tard, l'Italienne me dit qu'elle ne veut pas aller à l'hôpital. Je fronce les sourcils.

« Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée... Je... Non. Il faut qu'on aille à l'hôpital... Par précaution, au moins. »

J'enlève ma veste en cuir pour la mettre autour de ses épaules. Eh oui, je sais qu'elle saigne, que cette veste sera bonne à mettre à la poubelle, mais je m'en fous. Je veux juste lui donner un peu de chaleur, de réconfort. Et cacher son épaule ensanglantée. Je regarde autour de nous. Je ne vois personne. Comme si tout le monde, même les chats et les chiens errants, s'étaient cachés face à la présence de ce monstre cannibale. Mais soudain, j'aperçois un taxi. Je lui fais un signe de la main pour qu'il s'arrête. Nous montons alors rapidement dans la voiture. Le chauffeur nous demande quelle est notre destination. Lorsque je m'apprête à répondre "l'hôpital le plus proche", mon cerveau semble se réveiller enfin, se libérer de l'emprise de la phobie. Si on va à l'hôpital, nous devrons expliquer ce qui s'est passé. Une blessure par balle. Une balle que j'ai tirée sur elle. Moi, son ex-mari. On risquerait de me coller un procès, ça pourrait détruire la réputation de mon agence, et pire, pousser même le Vatican à mettre un terme à notre collaboration. En somme, je serais dans la merde. Je regarde Ana et lui dis d'une voix basse.

« Je connais quelqu'un qui pourra nous aider. »

Finalement, je donne mon adresse au chauffeur. Pas d'hôpital. Okay, très bien... Et maintenant ? Je vais devoir appeler l'un de mes contacts chez les flics... En espérant qu'au moins l'un d'entre eux daignera venir m'aider. Sinon je devrai encore une fois affronter ma phobie et me débrouiller tout seul. Ma main glaciale se glisse dans celle libre d'Ana, nerveusement.

« Je suis désolé, amore... Tiens bon. »


©️ Pando

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Vertigine | Anastasia & Jacopo - Lun 27 Nov - 22:43
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EFFIGIE : Olga Kurylenko
BAFOUILLES : 440
PACTE : 11/07/2017


OSSATURE : 32 ans
CONTRAT : Divorcée - Célibataire
BESOGNE : Chasseuse de tête (dans le recrutement) - Informatrice du Vatican
ÉCHINE : Sorcière Wicca
PRESTIGE : Pouvoir de détection des mensonges
GANG : Membre du coven Aconit
CREDIT : Eden Memories

 
Jacopo & Anastasia // Vertigine
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La soirée avait bien commencé. Je retrouvais le Jacopo que j’avais connu autrefois. Blagueur, mais aux petits soins pour moi. Je sais qu’il cherche à se racheter là. D’autant plus que je le fais attendre, ne voulant pas griller les étapes, ayant besoin de retrouver cette confiance perdue. Nous finissons notre délicieux repas, nos verres de vins, et décidons de nous promener un peu dans le quartier. Nous blaguons, nous rions. Nous décidons finalement de finir la soirée chez lui, devant un film, en tout bien tout honneur, évidemment. Hors de question de craquer maintenant, il va patienter encore un peu. Bien que j’avoue avoir du mal à résister moi aussi, finalement. Je sais que les sentiments reviennent, avec la confiance. Mais la peur est là aussi. Et s’il recommençait ? Je verrai bien… Si je n’essaie pas, je ne le saurais pas… Mais nos plans sont bouleversés par une main qui m’agrippe. Ce n’est pas celle de Jacopo, complètement paniqué en face de moi. Je tourne la tête, un wendigo. La panique m’envahit aussi. Je ne veux pas devenir cet être monstrueux cannibale. Hors de question. Plutôt mourir et retrouver mes parents que de devenir ce… Truc. J’implore Jacopo du regard pour qu’il fasse quelque chose. Je n’aime pas me montrer faible. Je me débats, j’essaie de me dégager de son emprise, mais je ne peux rien face au wendigo, bien plus fort que moi. Je n’aime pas montrer faible, mais je n’ai pas le choix, j’ai besoin de Jacopo. Je le vois sortir son arme. Sentiment de soulagement, et de peur. Soulagement à l’idée qu’il peut faire quelque chose, peur car je me demande si c’est bien efficace contre un wendigo… Et s’il va vraiment y arriver. Il ne me parait pas très serein… Le coup part, j’avais raison. Une douleur vive me fait crier. La balle s’est logée dans mon épaule, sans toucher la créature. J’ai envie de gueuler sur mon ex-mari, mais en même temps… Nous voilà débarrassé de ce mangeur de chair humaine. Il m’a lâchée, directement quand le coup est parti. Je suis tombée à terre, pour ma part, à cause de la douleur. Je pose ma main sur mon épaule. Le sang coule. Je regarde Jacopo, encore sous le coup de l’adrénaline, ne réalisant certainement pas encore complètement. Je blague encore, lui demandant s’il n’est pas censé savoir tirer en tant que flic… Il me rétorque avec son fameux sourire qu’il n’a jamais appris sur des wendigos. Je lâche un petit rire.

« Vous devriez apprendre ça, chez les flics… C’est la base ici… »

Evidemment, chose impossible quand on pense que la plupart des humains ne connaissent pas l’existence des créatures surnaturelles. Je l’informe qu’il n’a pas intérêt à tomber dans les pommes à la vue de mon sang, qu’on doit se tirer d’ici vite fait avant que quelqu’un ne débarque. Je suis surprise qu’il m’aide à essayer de maitriser le sang qui coule. Je sais qu’il prend sur lui, je connais sa phobie pour le sang. Il me dit de continuer à appuyer. J’essaie. Je le vois se contenir aussi, essayer de respirer calmement.

« Ne regarde pas, aide-moi juste à me relever et à marcher, s’il te plait… »

Je lui tends ma main pour qu’il m’aide à me relever, tout en le remerciant tout de même de m’avoir sauvée des crocs de la créature. Comme je lui dis, je préfère largement avoir une épaule en vrac, plutôt que de devenir une des leurs… Il m’appelle « chérie », et ça me fait bizarre. Je ne l’avais pas entendu depuis un petit moment… J’aurai rétorqué, si j’avais été un peu plus en forme. Je lui indique que je ne veux pas aller à l’hôpital. Je déteste les hôpitaux, je ne veux pas y aller. Je pourrais appeler Mairead. Elle me soignerait bien et vite. Mais… La présence de Jacopo me fait hésiter. Je sais qu’elle ne le porte pas tellement dans son cœur. Il faut dire que je ne lui en ai pas fait un tableau très reluisant depuis qu’on se connait… Alors je ne peux l’en blâmer. Je crois que si les rôles avaient été inversés, j’aurai été infecte avec lui. Je suis tellement protectrice envers elle, en plus… Jacopo n’est pas de mon avis. Il voudrait aller à l’hopital, par précaution. Je secoue la tête, et le regarde.

« Non. Hors de question. »

Mon ton ne laisse pas de place à la discussion. Il pose sa veste en cuir sur mes épaules, et j’apprécie ce contact chaud sur ma peau, alors que je me refroidissais. Peut-être aussi à cause de tout le sang perdu. Je m’appuie sur lui, alors qu’il regarde autour de nous, jusqu’à ce qu’il interpelle un taxi. Nous montons à l’intérieur, le chauffeur nous demande où nous souhaitons aller. Je regarde Jacopo, qui me chuchote qu’il connait quelqu’un qui pourrait nous aider. Je l’interroge du regard, mais ma question silencieuse reste sans réponse. Je l’entends donner son adresse au chauffeur. La douleur me faire tourner la tête. La douleur, ou la quantité de sang perdu ? Peut-être un peu des deux. Je me fais fureur pour ne pas m’évanouir. Je sens sa main venir se glisser dans la mienne. Il s’excuse. Je voudrais lui répondre, mais je n’y arrive pas. J’ai froid. Je ne me rends pas bien compte combien de temps dure le trajet. Je crois que j’ai des légers moments d’absence, mais ils doivent passer inaperçus. Je l’espère en tout cas. Nous arrivons finalement devant chez Jacopo. Je sors du taxi tant bien que mal, luttant contre moi-même. Mais le taxi a à peine redémarré que je sens que mes jambes ne me portent plus.

« Jac… »

Je n’ai pas le temps de prononcer son nom en entier que tout devient noir autour de moi. Je crois que je l’entends crier, puis plus rien.

~ ~ ~

Je pousse de la porte de la maison, ravie de cette journée qui s’annonce plus qu’heureuse. Je ne sais pas, ça doit faire tout juste une semaine que je n’ai pas vu mes parents, mais c’est comme si c’était l’éternité. Nous sommes inséparables, et ils me manquent tellement quand je ne suis pas avec eux. Même à mon âge, oui. Les appeler n’est pas suffisant. Nous sommes fusionnels. Nous avons tant vécus ensemble. Je pousse la porte, ravie de ce déjeuner qui s’annonce. Rien que de voir leur sourire derrière cette porte est un plaisir. Je dépose mes affaires à l’entrée et m’empresse d’aller les serrer dans mes bras. Agostino. Geremia. Enia. Nous sommes quatre, mais nous ne formons qu’un. Geremia me fait une remarque sur mes joues rougies du soleil de la veille, je lui réponds avec une moue boudeuse. Il m’annonce qu’ils ont préparé mon dessert préféré : glace à la poire avec coulis de chocolat chaud…
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Vertigine | Anastasia & Jacopo - Mar 28 Nov - 22:17
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EFFIGIE : Charlie Cox
BAFOUILLES : 717
PACTE : 05/08/2017


OSSATURE : 37 ans
CONTRAT : Célibataire. Enfin... Divorcé. Evitons ce sujet, per favore.
BESOGNE : Détective privé. Ex-inspecteur de police qui s'est fait virer quelques mois après son divorce, ayant complètement déraillé. La véritable raison : sa cheffe corrompue, qui trempait dans la Mafia depuis des années, démon déguisé en ange. Suivant des pistes, Jacopo et son meilleur ami Luigi, lui aussi inspecteur, avaient mené leur enquête pendant des mois, réunissant des preuves contre leur supérieure. Ils se croyaient capables de la faire tomber. Sauf que non ; Luigi fut tué par la Mafia à la demande de sa ténébreuse cheffe, tandis que Scaglione devint l'amant de sa supérieure, dans une tentative désespérée de la coincer enfin. En vain, parce qu'elle était parfaitemnent au courant pour son enquête secrète. Il ne devint que son jouet, pendant des mois. Puis un jour, tout fut mis au clair : soit il oubliait cette histoire, soit il subissait le même sort que son ami. Alors Jacopo fit son choix. Il préférait s'éloigner, d'elle, de la Police, de toute cette corruption, complètement brisé et dégoûté.
FABLE : Au courant pour le surnaturel depuis pas mal de temps déjà. En tant qu'ancien inspecteur, Jacopo a eu affaire à bien des créatures lors de ses enquêtes, il est tombé sur des massacres sans nom. Il ne pouvait donc que finir par découvrir la vérité. Néanmoins, il garde le secret sur ce qu'il sait, il fait semblant que les monstres n'existent pas. Pas envie de passer pour un cinglé, tout simplement. Mais, secrètement, le brun travaille régulièrement pour le Vatican, qui ne le prend pas pour un fou : en effet, il est souvent chargé de retrouver des créatures sur lesquelles le Vatican veut mettre la main.
ÉCHINE : Humain, vous dirait-il. En réalité, Jacopo est une demi-sirène qui s'ignore.
PRESTIGE : Retenir sous souffle sous l'eau pendant cinq minutes, comme si de rien n'était. Mais ce n'est pas un super-pouvoir, ça ? Si ?!
GANG : Il n'appartient officiellement à aucun groupe, mais il bosse souvent pour le Vatican, ce que presque tout le monde ignore. Ils payent bien, alors pourquoi refuserait-il leurs missions ? Et puis, pas sûr que ce soit une bonne idée de leur dire non, voilà tout.
CREDIT : Twisted lips (avatar) & Astra (signa)

❝Vertigine❞
Anastasia & Jacopo
Je me sens comme si j'étais coincé dans un terrible cauchemar. Comme si le monde entier s'effondrait autour de moi. La peur me serre les entrailles, la culpabilité me ronge, me torture. J'ai raté le wendigo, je l'ai laissé s'échapper... Et en plus, j'ai tiré sur Ana. Est-ce que j'ai raté mon tir à cause des nerfs ? Ou bien est-ce le monstre qui a réussi à faire un simple mouvement pour que ce soit elle qui encaisse ce tir, plutôt que lui ? Quoi qu'il en soit, je m'en veux terriblement. Je n'aurais jamais dû prendre ce risque... Mais, d'un autre côté, il aurait pu la tuer lui-même. Ce taré aurait pu la tuer sur place, juste devant mes yeux. Ou pire, la mordre, la transformer en wendigo à son tour. Rendre le reste de sa vie un véritable enfer. De toutes les races que je connais, les wendigos sont ceux qui me dégoûtent le plus. Ce n'est pas ce soir que cela va changer, d'ailleurs... Bon, il faut que je me concentre sur ce qui importe réellement : Ana. Il faut que je lui vienne en aide, que je l'aide à stopper l'hémorragie et que je l'emmène à l'hôpital. Elle ne peut pas mourir ce soir. Elle ne peut pas mourir tout court. Surtout pas à cause de mon erreur stupide. Le problème, là.... C'est que ma foutue phobie refait surface et me secoue sérieusement. La vue du sang me perturbe, me torture comme... Comme depuis toujours, en fait. Mes maigres progrès semblent s'être envolés en fumée ce soir. Néanmoins, je fais un effort. Je me bats, contre la phobie, contre moi-même. Je me fais violence, j'ignore ma tête qui tourne, j'ignore la panique qui n'assaillit, j'ignore la voix dans ma tête qui me dit qu'Anastasia va mourir dans mes bras, et que ce sera de ma faute. Je cache mon malaise du mieux que je peux, je souris, je lui parle, essayant de la rassurer, de lui montrer que je suis là, que je ne la laisserai pas tomber. Non, plus jamais.

J'essaie de ne pas regarder le sang. Me concentrer sur Ana, sur sa voix. Sur ma mission surtout. Je l'ai mise dans cette situation ce soir, alors c'est à moi de la sauver maintenant. Regardant autour de moi, j'aperçois un taxi au loin et je l'interpelle, sachant pertinemment que chaque minute compte. Je veux emmener la brune à l'hôpital le plus proche, histoire qu'on s'occupe d'elle au plus vite, qu'on s'assure qu'elle ne mourra pas. Mais mon ex-femme n'est pas du même avis. Pas étonnant, je sais qu'elle n'a jamais vraiment aimé les hôpitaux... Mais enfin, c'est pour son bien ! C'est une situation d'urgence, pas un simple caprice ! Cependant, je ne dis rien, restant silencieux. Je cligne les yeux, je fais un effort presque surnaturel pour ne pas céder face à la panique. Puis quand le taxi s'arrête à notre hauteur, j'aide la brune à entrer et à s'installer. Sauf que, finalement, je décide de respecter son choix de ne pas aller à l'hosto. Après, je ne vais pas vous mentir ; ce n'est pas simplement parce qu'elle ne voulait pas y aller que j'ai décidé qu'on irait chez moi. Bien sûr, le fait qu'elle ne veuille pas y aller m'a conforté dans ma décision, mais la vérité est que cela risquerait de ne pas être une bonne chose pour moi si les médecins savaient que je lui ai tiré dessus. Cela m'apporterait sûrement des soucis, et franchement... Vaut mieux pas. Il ne s'agit pas du tout d'un cas de violence conjugale, non, juste de ma réaction stupide face à un monstre cannibale, tueur en série, qui menaçait de tuer la femme que j'aime devant moi.

Environ dix minutes plus tard, le taxi arrive enfin devant chez moi. Sortant rapidement du taxi, j'aide Anastasia à se remettre debout, je la soutiens du mieux que je peux. Sauf que la brune n'a plus de forces et ses jambes lâchent avant-même que je n'aie eu le temps de dire quoi que ce soit. Je l'empêche de tomber par terre, l'attrapant rapidement. La panique me monte carrément à la tête, le monde tangue plus que jamais sous mes pieds.

« Ana ! Ana, réveille-toi ! Ana, je t'en supplie, ouvre les yeux ! Merde ! Merde, merde, merde, bordel de merde ! »

Je ne peux pas attendre qu'elle se réveille, impossible. Je décide alors de la porter dans mes bras, comme si elle n'était qu'une enfant endormie. Trois minutes plus tard, je suis déjà dans mon appartement, Ana allongée par terre sur deux ou trois couvertures que j'ai sorties vite fait. J'appelle mon vieil ami, nerveux, puisqu'il n'a pas répondu au message que je lui ai envoyé pendant le trajet jusqu'à chez moi. J'entends alors une sonnerie de l'autre côté de la porte de mon appartement, dans le palier. Est-ce que... ?

« Ouvre, Jacopo ! »

Je raccroche tout de suite, me précipitant vers la porte pour aller l'ouvrir. Il est est là, il est venu tout de suite. Je me sens un tout petit peu plus soulagé. Mais je ne le serai vraiment que quand je saurai que la vie d'Ana ne sera plus en danger.

« Claudio ! T'es là ! »

Sans plus attendre, le brun me demande où est-elle. Je l'accompagne alors vers le salon, angoissé. Ma voix se brise.

« Sauve-la, je t'en prie... »

« Qu'est-ce qui s'est passé ? Qui est-ce qui lui a tiré dessus ? »

« C'est... moi. Euh... Non, ne me regarde pas comme ça, ce n'est pas ce que tu penses ! Nous étions dans la rue, nous venions de sortir d'un restaurant... Et soudain, un wendigo l'a attrapée, l'a menacée... Je... Je devais faire quelque chose. »

« Lui tirer dessus donc. »

« Je... Je ne voulais pas ! Mais ce type, j'enquêtais sur lui, c'est un tueur en série ! Il... Il voulait se venger en s'en prenant à Ana'... Je voulais l'abattre lui... Tout ça... Cazzo, tout ça, c'est de ma fau... ! »

« La ferme, Jacopo ! Vite, va me chercher de quoi désinfecter la plaie ! »

Je m'exécute, rapidement, maladroitement. Claudio continue d'examiner la blessure. Il me regarde quand je le rejoins dans le salon.

« La bonne nouvelle, c'est que la balle est ressortie. Elle a perdu pas mal de sang... mais elle survivra. »

« Merci... Oh mon Dieu, merci... »

« Ne me remercie pas, Jacopo... Tu sais que tu m'en dois une maintenant, hein ? Le moment venu, je viendrai collecter ma dette. »

Je ne dis rien, alors qu'il étire un sourire énigmatique. Je sais que je n'aurais peut-être pas dû l'appeler, que je ne peux lui faire confiance... Mais je ne connais pas beaucoup de médecins ou d'infirmiers qui bossent au noir et qui soient au courant pour les créatures. Mais c'est le prix à payer pour ne pas qu'on m'accuse d'avoir voulu tuer Anastasia. Il a réussi à évaluer les dégâts, à stopper l'hémorragie, et ça, c'est bel et bien le plus important.

« Faut que j'y aille. Je ne sais pas ce que tu fous de ta vie, Scaglione... Mais les ex, ça ne marche jamais. Je dis ça, je dis rien. »

Sans regarder derrière lui, l'homme sort de l'appartement, refermant la porte derrière lui. Je ne dis rien, je reste immobile. Puis j'entends un léger bruit derrière moi.


©️ Pando

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Vertigine | Anastasia & Jacopo - Jeu 30 Nov - 0:03
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Jacopo & Anastasia // Vertigine
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Le coup de feu me transperce les tympans, en même temps que cette douleur vive à l’épaule se fait ressentir. Mon ex-mari m’a tiré dessus. Quelle ironie, hein ? A se demander tout de même s’il ne rêvait pas de le faire depuis un bon moment ? Enfin, quand on y pense bien… C’est plutôt moi qui rêvais de le faire. C’est moi qui rêvais de le frapper, de lui mettre sa raclée, mais non… C’est moi qui me prends le coup, ça m’apprendra… Je me retrouve très vite à genoux par terre, tenant mon épaule de ma main opposée, essayant de stopper le sang qui coule, en vain il faut se l’avouer. Je préviens Jacopo qu’il n’a pas intérêt à me laisser tomber, qu’il n’a pas intérêt à tomber dans les pommes à cause de sa connerie. Bon, connerie qui m’a quand même sauvée la vie vu que le wendigo qui me maintenait m’a lâchée suite au coup de feu. Donc bon, je ne lui en veux pas vraiment, mais la douleur me faire réagir de manière un peu excessive sur le moment tout de même. Il m’aide finalement à me relever, tandis que je me bats contre la douleur. Je rêve d’une bonne infusion de pavot comme antidouleur, mais je n’en ai évidemment pas sur moi. Jacopo interpelle un taxi qui passe, après m’avoir mis sa veste sur les épaules. Il faudra que je lui en rachète une ? Je n’y pense pas du tout, à vrai dire, en ce moment. Je pense juste au fait que je ne veux pas aller à l’hôpital, paroles que je rabâche à mon ex-mari, sur un ton n’acceptant pas le refus. Il m’écoute finalement, m’indiquant qu’il connait quelqu’un qui pourrait nous aider. Je ne sais pas de qui il parle, et il ne répond pas à mon regard interrogateur. Je devrais donc attendre pour savoir de qui il s’agit…

Les dix minutes de trajet me paraissent durer une éternité à cause de la douleur lancinante dans mon épaule. Ma tête cogne aussi. J’ai froid, même avec la veste de Jacopo. Lorsque nous arrivons enfin devant chez lui, il m’aide à sortir de la voiture, tout en me soutenant. Heureusement car j’ai à peine le temps de voir le taxi tourner au coin de la rue que mes jambes me lâchent, et que tout devient noir et silencieux. Je perds connaissance.

Des images se succèdent devant mes yeux. Elles me semblent si réelles… Mais elles sont une réalité alternative, comme un rêve qui ne se réalisera jamais. Cette fameuse journée, où je devais rejoindre ma famille pour un repas. Cette fameuse journée où tout a basculé. Devant mes yeux, là, tout se déroule comme si aucune sirène n’était entrée dans notre vie. Cette journée est juste emplie de bonheur, de joie, de rires, de cadeaux. Parce que nous n’avions pas besoin d’occasions pour nous faire des cadeaux. Ce n’était souvent pas grand-chose, des petites babioles, des petites attentions, mais ça faisait toujours le bonheur de tout le monde. Cette réalité alternative m’absorbe un bon moment. Je ne saurai dire combien de temps, ayant perdu toute notion d’espace-temps.

Lorsque je commence à reprendre conscience, des voix parviennent jusqu’à mes oreilles. Je reconnais la voix de Jacopo. Je la reconnaitrais entre mille, même encore dans les vapes. Il remercie quelqu’un, il semble soulagé. La deuxième voix me parvenant m’est complètement inconnue par contre. Je n’ai pas encore trouvé la force de rouvrir les yeux, ou de bouger pour pouvoir regarder de qui il s’agit. C’est une voix masculine, qui lui parle de dette… Un léger silence, avant que cette voix inconnue ne se fasse à nouveau entendre. Il annonce son départ, non sans prévenir Jacopo que les histoires avec les ex ne marchent jamais. Je rouvre les yeux au moment où j’entends la porte se refermer. Ils mettent un petit instant à s’habituer à nouveau à la lumière. D’abord floue, ma vision redevient normale assez rapidement cependant. Je suis allongée par terre, sur des couvertures. Je tourne ma tête vers mon épaule. La douleur est toujours bien présente, mais je remarque qu’un pansement masque ma blessure.

« Jac’… ? »

Ma voix est faible, j’espère qu’il m’a entendu. Je tente de me redresser comme je peux pour m’asseoir, et regarde mon ex-mari, alors que la douleur me fait grimacer.

« C’était qui ? J’aurai du appeler Mairead dans le taxi… » Je fais une légère pause, la bouche sèche, encore sonnée par cette perte de connaissance. « Désolé, je ne pensais pas m’évanouir… Dis-moi que tu as un truc contre la douleur… Ou sinon, départ pour mon appartement… Ça devient insupportable… »
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Vertigine | Anastasia & Jacopo - Jeu 30 Nov - 19:14
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PACTE : 05/08/2017


OSSATURE : 37 ans
CONTRAT : Célibataire. Enfin... Divorcé. Evitons ce sujet, per favore.
BESOGNE : Détective privé. Ex-inspecteur de police qui s'est fait virer quelques mois après son divorce, ayant complètement déraillé. La véritable raison : sa cheffe corrompue, qui trempait dans la Mafia depuis des années, démon déguisé en ange. Suivant des pistes, Jacopo et son meilleur ami Luigi, lui aussi inspecteur, avaient mené leur enquête pendant des mois, réunissant des preuves contre leur supérieure. Ils se croyaient capables de la faire tomber. Sauf que non ; Luigi fut tué par la Mafia à la demande de sa ténébreuse cheffe, tandis que Scaglione devint l'amant de sa supérieure, dans une tentative désespérée de la coincer enfin. En vain, parce qu'elle était parfaitemnent au courant pour son enquête secrète. Il ne devint que son jouet, pendant des mois. Puis un jour, tout fut mis au clair : soit il oubliait cette histoire, soit il subissait le même sort que son ami. Alors Jacopo fit son choix. Il préférait s'éloigner, d'elle, de la Police, de toute cette corruption, complètement brisé et dégoûté.
FABLE : Au courant pour le surnaturel depuis pas mal de temps déjà. En tant qu'ancien inspecteur, Jacopo a eu affaire à bien des créatures lors de ses enquêtes, il est tombé sur des massacres sans nom. Il ne pouvait donc que finir par découvrir la vérité. Néanmoins, il garde le secret sur ce qu'il sait, il fait semblant que les monstres n'existent pas. Pas envie de passer pour un cinglé, tout simplement. Mais, secrètement, le brun travaille régulièrement pour le Vatican, qui ne le prend pas pour un fou : en effet, il est souvent chargé de retrouver des créatures sur lesquelles le Vatican veut mettre la main.
ÉCHINE : Humain, vous dirait-il. En réalité, Jacopo est une demi-sirène qui s'ignore.
PRESTIGE : Retenir sous souffle sous l'eau pendant cinq minutes, comme si de rien n'était. Mais ce n'est pas un super-pouvoir, ça ? Si ?!
GANG : Il n'appartient officiellement à aucun groupe, mais il bosse souvent pour le Vatican, ce que presque tout le monde ignore. Ils payent bien, alors pourquoi refuserait-il leurs missions ? Et puis, pas sûr que ce soit une bonne idée de leur dire non, voilà tout.
CREDIT : Twisted lips (avatar) & Astra (signa)

❝Vertigine❞
Anastasia & Jacopo
Je ne sais pas si c'était une bonne idée d'appeler Claudio, mais je n'avais pas trente-six options. Ana' est blessée, elle saigne abondamment, donc... Tant pis si mon vieil ami a fait des choix que je n'approuve pas, s'éloignant de la route de l'intégrité et de la justice pour plonger dans un monde beaucoup plus sombre et sale. Il peut aider la jeune femme, il sait comment faire. Et surtout, il n'a pas cette phobie avec laquelle je dois faire moi, malheureusement. Ce n'est pas que je ne sache pas ce que je dois faire dans une situation comme celle-ci, mais... dans le fond, j'ai juste envie d'aller m'asseoir dans le canapé et de fermer les yeux, la tête entre les mains. Prier pour qu'elle s'en sorte. Cependant, je fais un effort, je reste debout, regardant Claudio faire ce qu'il a à faire... Enfin, pas de trop près non plus, la blessure en soi n'attire pas vraiment mon regard. Non, je l'observe lui, ses gestes fermes, rapides, précis. Il est tellement rapide et efficace. Tout ce sang qui tâche les vêtements de mon ex-femme ne semble lui faire le moindre effet. Je l'envie en ce moment, j'avoue. Mais je lui en suis reconnaissant surtout, pour ce qu'il est en train de faire pour Anastasia. Lui sauver la vie, rien que ça.  

Les paroles du brun me rassurent. Elle survivra. C'est tout ce que je voulais entendre. Savoir qu'elle s'en sortirait, malgré la douleur, malgré cette nouvelle cicatrice qu'elle aurait dorénavant. Je suis soulagé, je respire à nouveau. Un peu, en tout cas, parce que la culpabilité me torture, me brûle de l'intérieur. C'est moi qui l'ai mise dans cet état, c'est moi qui l'ait blessée. En essayant de la sauver des griffes d'un wendigo, certes, mais c'est moi qui lui ai tiré dessus. Et si ce n'avait pas été l'épaule ? Et si cela avait été le cou ? Ou le cœur ? Elle n'était pas morte à quelques centimètres près. Mais bon, l'important c'est qu'elle s'en remettrait. Elle irait bien, elle ne mourrait pas à cause de moi ce soir. Je remercie alors Claudio, les yeux plus larmoyants que je ne l'aurais voulu. Néanmoins, l'homme me dit de ne pas le remercier. Qu'il viendra pour sa dette, le moment venu. Cette aide, rapide et précieuse, était tout sauf gratuite. Refroidi, je ne dis rien. J'ai envie de l'insulter, de lui sauter à la gorge, mais je n'arrive à esquisser le moindre mouvement. J'aurais dû m'en douter que le fait qu'on ait été collègues pendant des années, lorsque nous étions deux très jeunes flics qui voulaient bien faire, qui voulaient lutter contre la corruption et le crime, cela ne voulait plus rien dire à ses yeux. Après tout, il avait choisi une autre voie. Comme tant d'autres... Je l'aimais bien, mais il était juste un traître lui aussi. Voilà la vérité.

Ces paroles crues sur les relations avec les ex sont le dernier coup de poing invisible qu'il m'envoie en pleine gueule. Je ne réponds toujours rien, les sourcils froncés, le regard absent. Claudio s'en va, il referme la porte derrière lui. Je suis perdu dans mes pensées, dans mes regrets. Est-ce qu'il a raison sur ce point-là ? Il y a quelques mois, j'aurais sans dit que oui, c'est bien le cas. Mais là... Je n'ai pas envie d'être du même avis que lui. J'ai envie d'y croire, pour une fois. Est-ce que je me fais bêtement des illusions ? Est-ce que je devrais plutôt me réveiller, voir les choses comme elles le sont réellement et non pas comme j'aimerais qu'elles le soient ? Je ne sais pas. Peut-être bien. Mais... Je viens de retrouver Ana'. Et ce qu'elle me fait ressentir, personne d'autre ne pourrait me le faire ressentir. Soudain, la voix faible de la brune me sort brutalement de mes pensées. Je me retourne vivement, mon coeur s'accélère.

« J'suis là ! »

Je m'approche de la trentenaire, inquiet. Je l'aide à se redresser doucement pour qu'elle s'assoit, puis je pose ma main sur son épaule valable, la caressant lentement. Je la vois grimacer, elle a mal. J'ai mal pour elle aussi. Je ne voulais pas lui faire ça. J'suis vraiment un abruti fini, bon sang...

« C'était... Un... type que je connais depuis longtemps. Il s'y connaît en blessures par balle. Et il n'a pas la tête qui tourne dès qu'il voit deux gouttes de sang, tu vois... »

Un sourire moqueur se dessine sur mes lèvres, masquant un peu ma nervosité. Je n'ai pas envie de lui mentir... Pire, je ne peux même pas le faire. Alors bon, je lui ai dit la vérité, ou une partie de la vérité, du moins. Je ne sais pas qu'est-ce qu'elle a entendu exactement... Mais pas sûr que ce soit une bonne idée de parler de Claudio. Surtout qu'il est parti, il n'est plus là. Et je n'en entendrai plus parler de sitôt, probablement. Enfin... jusqu'à ce qu'il vienne "collecter sa dette". Une idée qui ne m'enchante guère, je dois l'avouer. Je pousse un soupir alors que cette pensée traverse mon esprit, puis reporte mon attention sur Anastasia.

« Ne t'excuse pas, amore. S'il y a quelqu'un qui doit s'excuser, c'est moi. L'abruti qui t'a tiré dessus. Je crois que je viens de franchir un palier, en fait. »

Nouveau sourire presque amusé, avant que je ne me redresse pour aller lui chercher des antidouleurs et un verre d'eau. Ana a mal et ça se voit, et cela me dérange profondément. Je m'accroupis à nouveau devant mon ex-femme.

« Tiens. Ça va soulager un peu la douleur. »

Je caresse sa joue du bout des doigts, mes yeux croisant les siens. Puis je me recule, me redresse. Comme si je venais de réaliser que c'est ce que je dois faire. M'éloigner. M'éloigner d'elle, non pas de peur qu'elle me brise le cœur, mais parce que je le ferai moi. Un jour ou l'autre, je la briserai. Ne viens-je pas de lui tirer dessus, après tout ? Ne l'ai-je pas trompée, trahie ? Ne l'ai-je pas abandonnée, sans me battre pour nous, pour ce que nous avions ? Peut-être que je me fais trop d'illusions depuis trop longtemps, oui. Et qu'il faudrait que j'arrête de me leurrer et que je voie la réalité en face de moi.

« Mais cela n'effacera pas ce que je t'ai fait... Encore une fois. »

Je baisse le regard, passant une main dans mes cheveux, honteux. Je vais enfin faire ce que je rêvais de faire il y a quelques minutes : m'asseoir dans le canapé, les yeux fermés, la tête entre les mains.  


©️ Pando

☾ ☾ ☾ ☾ ☾
❝Where does love go?❞ Where does love go when it dies? Where do tears go when they're cried? And who are you if you're not mine? Where does love go when it dies? The last song before light's on, They say there's no getting back what is gone. Small talk, long walk, And your hope will carry you home. Cause I loved you so, And I'll never know Just why I let you go. I'll never know. (c) Astra
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Vertigine | Anastasia & Jacopo - Jeu 30 Nov - 22:37
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sorciers
sorciers


EFFIGIE : Olga Kurylenko
BAFOUILLES : 440
PACTE : 11/07/2017


OSSATURE : 32 ans
CONTRAT : Divorcée - Célibataire
BESOGNE : Chasseuse de tête (dans le recrutement) - Informatrice du Vatican
ÉCHINE : Sorcière Wicca
PRESTIGE : Pouvoir de détection des mensonges
GANG : Membre du coven Aconit
CREDIT : Eden Memories

 
Jacopo & Anastasia // Vertigine
⚜️ I didn't know just what was wrong with me, Till your kiss helped me name it  ⚜️

 
Les images qui se succèdent devant moi me paraissent réelles. J’ai l’impression de revivre ce jour. Mais au fond de moi, je sais qu’il n’est pas vrai, que ce n’est qu’une autre réalité, cette réalité alternative qui se serait déroulé, si la sirène n’était pas venue se rassasier chez nous… Lorsque je reprends tout doucement conscience, ces images se dissipent, et me laissent un sentiment amer. Les voix que j’entends me ramènent finalement dans le présent. Ah oui, nous étions arrivés chez Jacopo, je me souviens. Je l’entends. Mais j’entends un autre homme à ses côtés. Je ne sais pas qui c’est, je n’arrive pas à reconnaitre la voix. Je prends encore un petit instant avant d’ouvrir les yeux. J’ai mal. La douleur est toujours là, toujours aussi lancinante que tout à l’heure. Lorsque je décide d’ouvrir enfin les yeux, une fois que la porte d’entrée fut fermée, je suis éblouie par la lumière au plafond. Je fronce les sourcils, clignant doucement des yeux pour essayer de vraiment retrouver mes esprits et de voir moins flou. Une fois cela fait, je me décide à me redresser, pour m’asseoir comme je peux, tout en appelant Jacopo. Je ne l’entends plus, je ne sais pas où il est. J’ai l’impression d’avoir les membres engourdis, en plus de ma douleur à l’épaule, j’évite de trop regarder autour de moi, ça tourne encore légèrement. Je l’entends me répondre, et le vois rappliquer quelques secondes plus tard. Il m’aide à m’asseoir, puis caresse doucement mon épaule, celle où je n’ai pas mal évidemment. Je vois dans son regard qu’il s’en veut toujours. Je lui demande qui était l’homme avec lui, m’excuse de m’être évanouie, et lui demande s’il a des antidouleurs pour moi. J’écoute sa réponse attentivement. Je sais qu’il ne me ment pas. Mais je sais aussi qu’il ne me dit pas toute la vérité, il ne sait pas que je les ai entendu. Je décide de ne pas fouiller davantage pour l’instant, ce n’est pas le moment. Et puis, je n’ai pas trop la tête à réfléchir à comment amener les choses, là… J’esquisse tout de même un sourire en coin à sa dernière phrase, et ai bien envie de lui répondre pour le coup. Répondre à ce sourire moqueur.

« Ouais, il est utile, lui, quoi… »

Je veux qu’il comprenne que je souffre, mais que je ne suis pas morte, que j’ai connu pire, ou au moins pareil. Je ne suis pas en sucre. J’ai même encore l’énergie de blaguer. Il me regarde, m’indiquant de ne pas m’excuser, que tout était à cause de lui. Il se traite d’abruti, je soupire, sans répondre. Je sens que je vais galérer à lui faire comprendre, et accepter, que je ne lui en veux pas… Je le regarde se lever, et me ramener un verre d’eau avec des médicaments, que j’accueille avec plaisir. Je prends le verre d’eau, et Jacopo me caresse la joue du bout du doigt. Je lui souris doucement, puis le regarde se reculer. Je prends le médicament tant attendu pendant ce temps. Aller, agis vite, s’il te plait… Il se recule, le visage fermé. Toujours assise par terre, je le regarde aller s’asseoir sur le canapé, non loin, juste après s’être encore rejeté la faute sur lui. Je le vois se prendre la tête entre les mains, et soupire doucement. Je me relève, un peu chancelante, et vais me mettre à genoux devant lui. Je prends son poignet avec ma main. J’aurai bien fait la même chose avec l’autre, mais mon épaule me fait trop mal dès que je la bouge. J’attends qu’il me regarde puis je lâche son poignet pour pouvoir écarter un peu le haut de mon haut pour dévoiler ma cicatrice sur mon autre épaule.

« Coup de couteau, il y a quelques mois. Tu connais l’Opus Dei ? Des chasseurs m’ont attaquée. » Je dégage un peu mes cheveux, laissant apparaître les petites tâches blanches, cicatrices d’une morsure de sirène, souvenir d’une nuit étrange. « Une sirène. » Je relâche mes cheveux pour cette fois soulever mon haut, au niveau de mon flanc. Cicatrice plus légère, cette fois-ci, moins profonde. Mais souvenir quand même. « Les mêmes chasseurs que celle de l’épaule. » Je fais une légère pause, le regardant droit dans les yeux. « Ces cicatrices font parties de moi, tu en a juste rajouté une de plus, histoire que ce soit un peu plus symétrique. Les cicatrices, les blessures, ne me font pas peur. Devenir un wendigo, oui. Jac’, je ne t’en veux pas, je te remercie de m’avoir sauvée. Je suis une sorcière wicca, la guérison ça me connait, je ne mettrai pas longtemps à me remettre de ça, et encore moins si je fais appel à Mairead, alors arrête de t’en faire. »

Je me relève, commençant déjà à ressentir les effets du médicament. J’ai toujours mal, mais c’est nettement plus supportable. J’ai un peu l’impression de planer aussi. C’est quoi son comprimé là ? C’est fort ? Je m’asseois à ses côtés, et décide finalement de me coucher tant bien que mal sur le canapé, imposant ma tête sur ses genoux. Je le regarde.

« Ton médoc… Avoue t’as voulu me shooter pour pouvoir profiter de moi ? Mauvais plan, amore, je ne serai pas en état, même shootée… »

Je rigole doucement, le taquinant. La taquinerie a toujours été omniprésente quand nous étions ensemble. Je me souviens, ça rythmait nos journées, et j’aimais ça. Je le retrouve, et ça me fait du bien, ça m’avait manqué. Je fais une moue boudeuse.

« On m’avait promis un film il me semble… M’aurait-on menti, sans que mon don ne le perçoive ? »
⇜ code by bat'phanie ⇝

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