L'amour est la Sirène, entraînant le pêcheur Qu'ensorcelle son chant, vers le sable sans fond [August]

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Anatole Mills
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Les années ne sont que des secondes, minutes, jours, semaines écoulées. A force d'accumuler celles-ci, il n'y a plus de raisons de les compter...Et pourtant, j'ai actuellement 27 ans, plus d'un quart de siècle écoulé. CONTRAT: : L'amour est un sentiment volatile, presque inutile. Il vient, il part, il ne s'attarde que très rarement. BESOGNE: : Mon corps est au service du plus offrant, vendant mes services sexuels pour trouver et de l'argent mais également de quoi assouvir ma soif de sang.
ÉCORCE: : Vingt-sept ans, je fais ce que le temps à ancrer sur mon visage et pourtant, étrangement, je ne vieillis plus. ÉCHINE: : Animal d'eaux froides, crocs acérés, créatures tentatrices. Enfant des mers, peuples des orques, je n'ai pourtant pas connaissance de mes origines sanglantes. PRESTIGE: : Multiples capacités encore incompréhensives, il est capable d'user de ses charmes pour hypnotiser sa proie, de se régénérer rapidement, mais également de se jouer de vos peurs et de respirer sous l'eau. @EFFIGIE: : Matthew Daddario, (avatar) Dark Dreams BAFOUILLES: : 43 PACTE: : 08/11/2017



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Ven 10 Nov - 9:49
L'amour est la Sirène, entraînant le pêcheur Qu'ensorcelle son chant, vers le sable sans fond
Anatole & August

« Le malheur vient parfois sournoisement, en vous approchant sans bruit avec la voix lasse d’une mourante, alors que le tonnerre aurait dû faire trembler la terre, les sirènes auraient dû hurler, les gens auraient dû se disperser en courant pour se mettre à l’abri.»
La douleur…Ephémère, cruelle et pourtant si présente. Certaines personnes s’en amusent, certaines personnes aiment la faire ressentir aux autres. Tel est le vice de mon client. Trop brutal, trop instable pour s’amuser avec sa propre femme, il semble devoir user de mes services pour succomber à ses pulsions infames et étrangement érotiques. Il y a plusieurs années d’ici, je n’aurais jamais cru en arriver à ce niveau de déchéance. Riche comme crésus, mes parents avaient fait de moi leur héritier. Douce ironie du sort que de me voir fuir cette vie de confort pour une existence de perversion. Avais-je le choix ? Pas vraiment. Après l’avoir tué, mon univers c’était mélangé, assombri, je me devais de m’en aller pour fuir les victimes de mes crimes assoiffés, de ma différence troublante qui me hante un peu plus chaque jour. Les faits sont là. Créature des océans, je me change en Orque, aussi bien qu’en homme à la queue écailleuse. Le sang est mon énergie, mon repas insoutenable, irrésistible. J’ai quelques fois cru que j’étais un vampire à cause de cette envie de sang, mais le fait que je respire sous l’eau, que je me change en être aquatique a vite fait d’effacer cette optique. Puis, je respire, je vis, mon cœur battant sourdement dans ma poitrine. Que suis-je ? Bonne question. Question qui reste en suspens, encore et toujours, comme un mystère qui m’enveloppe et qui me berce les nuits sombres. Je suis différent, c’est une certitude, mais suis-je seul ? Non, c’est impossible, du moins, je l’espère secrètement. Les minutes s’écoulent et mon travail prend fin. Marques bleutés, rougeâtres sur ma peau meurtrie, je vais guérir rapidement, comme toujours. M’étant nourri récemment, ce client a eu de la chance de ne pas finir écartelé par mon manque de contrôle légendaire.

Mon regard se porte sur l’horloge murale de cette petite chambre d’hôtel à bas prix. Quatre murs, un lit, pas besoin de plus pour ce que nous devons faire. Il s’en va, m’ayant déjà payé. Le corps meurtri, je me rhabille calmement, grimaçant par moment alors que je tente de cacher les marques comme je peux. Je dois me dépêcher, ce soir, j’ai donné rendez-vous à August sans savoir que mon client prendrait autant de temps à s’amuser. Rapidement, je sors de la chambre en toute discrétion. Mains dans les poches, tête baissée, je laisse mon regard se perdre dans diverses pensées. Les paysages défilent alors que je prends le bus, loin d’avoir les moyens de m’acheter un quelconque véhicule. Une fois hors de la ville, je fais le reste du chemin à pieds. Quarante minutes plus tard, je foule le sable de cette plage dont l’océan m’appelle déjà. Murmure étrange, enivrant. Mélodie enchanteresse que voilà, j’ai du mal à ne pas succomber à la tentation de m’y jeter. August, il est différent. Il m’a surpris en train de me nourrir, mais ce que j’ai vu dans ses yeux ce n’est pas de la peur, c’est tout autre chose. Comme si cette vision semblait presque naturelle, presque grotesque. Seul Marius a réagi de cette façon, mon ôte, celui qui me prend sous son aile pour m’offrir un toit où dormir, subissant mes frasques parfois excessivement explosives. Ça m’intrigue, ça me rend curieux et c’est pour cette raison que je l’ai revu, que je lui ai donné rendez-vous sur cette plage. Peut-être pourra-t-il comprendre, ou que sais-je encore. Du moins, avec lui, j’ai l’impression que me cacher n’est pas obligatoire, que je ne risque pas de le faire fuir…Et pourtant, cette plage, elle me rappel bien trop de choses, un souvenir bien trop cruel.

C’est sur une plage comme celle-ci que j’ai perdu le contrôle, que je l’ai tué, le seul mec que j’aie réellement aimé. Cet homme que j’aurais aimé protéger de ma soif de sang, mais qui au final, fut ma toute première victime. Ce gout, je le ressens encore dans ma gorge, comme un souvenir trop oppressant. Mes iris glissent sur l’horizon, cherchant cette personne que je dois rejoindre. Il n’est pas là. Viendra-t-il ? Les doutes s’insinuent en moi, tel un vilain poison. Après tout, qui suis-je ? Personne. Un mec qui vend son corps pour se faire de l’argent, pour charmer ses victimes et mieux les vider par la suite de cette substance vitale qui est la leur. Me mordant légèrement la lèvre inférieure, j’approche très doucement de l’océan, restant à une distance convenable pour que l’eau ne vienne pas toucher mon corps. Calmement, j’ôte ma veste, la faisant tomber sur le sable alors que je me pose dessus, dévoilant un simple haut sans manches sombre. Mes bleus sont bien visibles, mais d’ici une heure ne seront plus, comme gober par cette peau bien trop étrange.

 
(c) DΛNDELION
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