FB - Gelato Al Limon - Jacopo

 :: VIA DEL CORSO
FB - Gelato Al Limon - Jacopo - Mar 19 Déc - 15:10
avatar
Invité
Invité
Rome…
Voici à peine quelques heures, quelques jours que mes bagages ont été posés. Je suis encore dans cet hôtel, le temps de me trouver un chez moi. Je ne serai pas difficile, je n’ai besoin que d’un espace où poser un lit, mon chevalet, et rien d’autres. Je n’ai pas envie de m’étendre, de prendre plus de place. Je n’en prenais pas déjà à Londres, bien que mon appartement soit finalement d’une assez bonne taille. Mais seuls mes amants, mais surtout ceux me rémunérant, venaient en visite. Pas d’attache…

Rome…
Nouvelle vie qui me tend les bras. L’envie de changement. Je mets à profit mes années d’études des langues, parlant un italien correct, teinté d’un petit accent anglo-saxon. L’Irlande et l’Angleterre se mêle à la langue romaine d’une jolie manière il me semble. Je referme le chapitre londonien, laissant derrière moi ces années de vie nocturne, de danses à moitié dénudée, mais surtout, de sexe tarifé et clandestin. Aujourd’hui, je serai Jade, oubliant Harley dans les tréfonds des ruelles de Londres.

Les rues de Rome se font plus actives, le soleil descend lentement. Mon hôtel se trouve en plein cœur de la ville, là où fourmillent les passants, où se mêlent les résidents et les touristes. Que suis-je à présent ? Pas encore une résidente, mais déjà plus une touriste. L’entre deux… L’attente… De chenille à papillon, chrysalide… Prête à prendre son envol.
Depuis la fenêtre de ma chambre je découvre la ville qui s’offre à moi, le bruit des scooters, le chant d’un musicien de rue, et le rire des enfants courant dans la rue piétonne non loin. Je soupire, un léger sourire aux lèvres avant de me diriger vers la salle d’eau.

~ ~ ~

Le vent chaud de l’été s’engouffre dans mes longs cheveux. Je ne les ai pas séchés, préférant la douche chaleur du soleil de fin de journée à la chaleur artificielle d’un sèche-cheveux. Une longue robe écrue couvre mon corps, dévoilant juste ce qu’il faut de ma poitrine, le galbe de mes seins, la naissance d’un décolleté que rien n’entrave. J’ai délaissé ma vie londonienne, lui abandonnant ces dessous affriolant, ces dentelles et autres pour laisser ma peau respirer sous ce tissu vaporeux et souple qui virevolte au vent léger. La liberté que cela m’offre vient jusqu’à laisser le vent coquin caresser mon intimité d’un effleurement coquin.
Il n’y a que quelques jours que je parcoure les rues italiennes, mais déjà je m’y sens chez moi. J’en apprécie la chaleur méditerranéenne, le soleil quasi omniprésent, et l’accent chantant dans chacune des paroles prononcées. Je ne regrette pas mon choix, je jubile presque en réalité. Voilà quelques jours que j’ai quitté Londres, mais surtout, que j’ai pris la décision de prendre ce que je considérais comme mien… Mario n’est qu’un truand qui mérite ce qui lui arrive, et l’argent dérobé, ou plutôt, récupéré, n’est qu’un dédommagement de tous les services que j’ai pu rendre à l’établissement durant ces longues années.

Aujourd’hui Rome est ma demeure, et c’était ici que Papillon je deviendrais, vivant au grand jour, ou plutôt la nuit, la vie qui aurait dû être la mienne depuis bien longtemps. J’ai recommencé à peindre, dévoilant sur mes toiles mes pensées les plus profondes, ces souvenirs qui me hantent depuis près de 15 ans. Je sais que c’est ici que je pourrais les laisser s’exprimer au mieux, et peut-être même dévoilerais-je au monde mon œuvre, mes tortures, mes passions. Mon ange noir veille sur moi, je le sens plus présent que jamais.

Ma promenade terminée, je reprends la route de l’hôtel, munie d’un cône de glace au citron. Un choix étrange lorsque l’on me connaît… La gourmandise est un vilain défaut, un péché qui ne vient qu’allonger la liste de tous les autres qui me caractérisent.
Entrant dans le bar de l’hôtel un homme bien trop pressé en sort sans regarder et me percute, étalant ma glace sur lui, tout autant que sur moi. Si sa chemise est à présent acidulé, c’est la peau sous ma gorge qui est à présent citronnée…

Foutu touriste ! Regarde où tu vas ! J’arque un sourcil, le regarde partir en haussant les épaules, avant de reporter l’attention à mon cône, brisé, sur lequel ne repose à présent plus aucune boule de glace.
Invité
Revenir en haut Aller en bas
FB - Gelato Al Limon - Jacopo - Mer 27 Déc - 18:23
avatar
hybrides
hybrides


EFFIGIE : Charlie Cox
BAFOUILLES : 941
PACTE : 05/08/2017


OSSATURE : 37 ans
CONTRAT : Célibataire. Enfin... Divorcé. Evitons ce sujet, per favore.
BESOGNE : Détective privé. Ex-inspecteur de police qui s'est fait virer quelques mois après son divorce, ayant complètement déraillé. La véritable raison : sa cheffe corrompue, qui trempait dans la Mafia depuis des années, démon déguisé en ange. Suivant des pistes, Jacopo et son meilleur ami Luigi, lui aussi inspecteur, avaient mené leur enquête pendant des mois, réunissant des preuves contre leur supérieure. Ils se croyaient capables de la faire tomber. Sauf que non ; Luigi fut tué par la Mafia à la demande de sa ténébreuse cheffe, tandis que Scaglione devint l'amant de sa supérieure, dans une tentative désespérée de la coincer enfin. En vain, parce qu'elle était parfaitemnent au courant pour son enquête secrète. Il ne devint que son jouet, pendant des mois. Puis un jour, tout fut mis au clair : soit il oubliait cette histoire, soit il subissait le même sort que son ami. Alors Jacopo fit son choix. Il préférait s'éloigner, d'elle, de la Police, de toute cette corruption, complètement brisé et dégoûté.
FABLE : Au courant pour le surnaturel depuis pas mal de temps déjà. En tant qu'ancien inspecteur, Jacopo a eu affaire à bien des créatures lors de ses enquêtes, il est tombé sur des massacres sans nom. Il ne pouvait donc que finir par découvrir la vérité. Néanmoins, il garde le secret sur ce qu'il sait, il fait semblant que les monstres n'existent pas. Pas envie de passer pour un cinglé, tout simplement. Mais, secrètement, le brun travaille régulièrement pour le Vatican, qui ne le prend pas pour un fou : en effet, il est souvent chargé de retrouver des créatures sur lesquelles le Vatican veut mettre la main.
ÉCHINE : Humain, vous dirait-il. En réalité, Jacopo est une demi-sirène qui s'ignore.
PRESTIGE : Retenir sous souffle sous l'eau pendant cinq minutes, comme si de rien n'était. Mais ce n'est pas un super-pouvoir, ça ? Si ?!
GANG : Il n'appartient officiellement à aucun groupe, mais il bosse souvent pour le Vatican, ce que presque tout le monde ignore. Ils payent bien, alors pourquoi refuserait-il leurs missions ? Et puis, pas sûr que ce soit une bonne idée de leur dire non, voilà tout.
CREDIT : Shadow Dancer (avatar), Tumblr (gifs) & Astra (signa)
Gelato al limon
Jade & Jacopo


L'été est là, la chaleur aussi. Tout comme les touristes, un peu partout dans notre belle capitale italienne. Ah, qu'ils sont beaux, ces étrangers, bruyants et bavards, parlant dans toutes les langues du monde ou presque, avec leurs perches à selfie - ou selfie sticks comme ils disent - en main pour embellir encore plus la scène. Notez l'ironie, je vous en prie. Bon, dans le fond, je n'ai rien contre les touristes, mais j'avoue qu'ils me tapent sur les nerfs. Trop de monde, ça peut en devenir étouffant, surtout avec cette chaleur de plus en plus intense et surtout... quand on a autant d'enquêtes en cours. Cela dit, je ne baisse pas les bras, hors de question. De un, parce que je suis un pro', et de deux, parce que cette riche femme trahie veut des preuves contre son mari - ou devrais-je dire, futur ex-mari ?

Alors, je vais faire un effort et ignorer les innombrables passants bruyants. Je traverse quelques rues de Rome, non sans grogner à chaque fois qu'un abruti exotique me bouscule comme si j'étais une merde, et me dirige finalement vers un hôtel. Si mes pistes sont correctes, ce type vient souvent ici avec son amante. Du coup, je suis là pour me renseigner. Voire même entrer dans sa chambre ni vu ni connu pour fouiner un petit peu plus en profondeur. Enfin, au cas où le barman n'aurait pas assez d'infos. Des infos qu'il crachera seulement si je sors quelques liasses, je le sens. Comme quoi, même si on me paye bien, au final je ne gagne jamais une fortune, avec tout ce que je dépense pour résoudre mes enquêtes. Si je n'avais pas cet argent extra venant du Vatican, ma situation financière ne serait pas aussi confortable, au final.

Assis sur un tabouret, je bois un verre de whisky, faussement détendu. Je regarde mon téléphone, l'air distrait, avant de reporter mon attention sur mon verre et d'en boire une nouvelle gorgée. Echangeant quelques paroles avec le barman, je finis par inventer une bonne histoire au fur et à mesure que les minutes passent et que je commande un deuxième verre. Je veux voir Domenico, mon demi-frère, le seul que j'ai. Ce connard qui m'a volé ma femme, qui couchait avec elle dans cet hôtel, jusqu'à en avoir marre. Maintenant, il ne s'intéresse plus à elle, il a trouvé quelqu'un d'autre, mais ma femme n'y croit pas. Et du coup, elle ne veut pas retourner dans mes bras. Le barman me lance un regard blasé, me dit que je devrais plutôt la laisser partir, ne pas m'acharner sur une cause perdue. Mais là, je sors mon regard de chien abattu, je parler de nos gosses. C'est l'anniversaire de notre petite demain, et sa maman ne veut pas revenir à la maison, veut rester loin de moi, se prélasser au soleil avec mon demi-frère. Il faut que je lui montre qu'elle ne compte pas pour lui. Je sors alors une photo de mon "demi-frère", sur une photo où lui et moi sommes côte à côte, souriants. Une photo parfaitement retouchée, très crédible. Un autre temps, c'était avant qu'il ne devienne un connard. Je sors alors une autre photo, celle de ma "femme". J'arbore mon air de victime, pauvre cocu que je serais apparemment. Mine de rien, ça m'amuse, mais je n'en montre rien.

« Est-ce qu'il vient toujours ici ? Avec ma femme ? »

L'homme hésite, puis il finir par cracher le morceau.

« Pas avec votre femme. Du moins que je sache. Mais... avec une autre femme, oui. »

« Je... J'avais raison alors. Il faut... Il faut que je lui dise. Il faut que... qu'il lui dise à elle. Qu'elle sache qu'il ne l'aime pas comme je l'aime. »

Je me mets à bégayer, faussement ému. Je me demande si je n'aurais pas dû devenir comédien, tiens. Alors que je m'apprête à poursuivre sur ma lancée, le barman ouvre la bouche, mal à l'aise. J'ai à peine le temps de me retourner que je vois mon "demi-frère traverser le bar de l'hôtel d'un pas pressé, heurtant une jeune femme pour ensuite se diriger vers la sortie. Tout s'est passé tellement vite que je ne sais pas vraiment quoi faire. L'autre est déjà dehors, il était pressé, en colère. Trop tard pour le suivre discrètement, sans attirer le regard du serveur. Néanmoins, je n'ai pas besoin de lui parler ; juste d'entrer dans sa chambre et de trouver quelque chose de compromettant. Ou de prendre moi-même quelques photos compromettantes. Ou... D'interroger son amante. D'enregistrer notre conversation à son insu. Après tout, Domenico ne lui a-t-il pas dit quelque chose en la bousculant ? Si ça se trouve, il lui a dit qu'il ne voulait plus jamais la revoir.

Je dépose un billet sur le comptoir, ignorant la main levée du barman, qui voulait me dire quelque chose. Je dois agir maintenant, ne pas la laisser s'en aller sans m'avoir assuré d'abord si c'est son amante ou pas. Ainsi, je me lève et m'approche doucement de la jolie brune, lui tendant un kleenex.

« Tenez, tenez. Ça va ? Rien de cassé ? Enfin, hormis le cône de votre glace ? »

Léger sourire en coin, regard rieur, mais pas trop non plus. Faudrait pas qu'elle croie que je la drague.

« Vous ne devriez pas laisser votre mari vous traiter de la sorte, vous savez. Ce n'était pas du tout poli, là ! La mauvaise humeur ne justifie pas tout. »

Je croise les doigts pour qu'elle me confirme qu'ils se sont bel et bien brouillés. Sinon... eh bah, il est trop tard pour le suivre lui, et elle n'aura aucune info à me donner, me permettant de prouver l'infidélité de ce type. Bon, j'ai toujours le barman, pas vrai ? Euh... Ah bah non, il s'en va maintenant, un autre prend sa place. Bah, génial hein...

made by black arrow

☾ ☾ ☾ ☾ ☾
❝Where does love go?❞ Where does love go when it dies? Where do tears go when they're cried? And who are you if you're not mine? Where does love go when it dies? The last song before light's on, They say there's no getting back what is gone. Small talk, long walk, And your hope will carry you home. Cause I loved you so, And I'll never know Just why I let you go. I'll never know. (c) Astra
Revenir en haut Aller en bas
Sujets similaires
-
» -24° dans l'Orne???
» Plateau du Limon, Cantal, Arnaud Lapeyronnie
» Après rasage Myrsol agua de limon

Permission de ce forum: Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-
Sauter vers: