Big bang [Terminé]

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Big bang [Terminé] - Mer 20 Déc 2017 - 13:08
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sorciers
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EFFIGIE : Charlize Theron
BAFOUILLES : 9206
PACTE : 04/01/2017


OSSATURE : 37 ans
CONTRAT : Kiffe se soumettre à un certain mâle alpha et a du mal à l'admettre. A le palpitant qui déconne en sa présence. En couple donc, toujours fourrée dans les bras d'Irénée.
BESOGNE : Ancien officier de police. Morte aux yeux du monde dans l'asile dont elle s'est échappée.
FABLE : Elle a des doutes, surtout depuis qu'elle a perdu le bébé difforme qui grandissait en son sein. Celui qui a bien failli la rendre folle
ÉCHINE : Tout porte à croire qu'elle est la chair faible. Une humaine. Et pourtant, ses rêves ont toujours été peuplés de visions indéchiffrables à la symbolique poignante. Maintenant qu'elle est à Rome, elle rêve éveillée - sur le passé des gens. Elle est sorcière mais ignore encore tout de la vraisemblance de cette situation.
PRESTIGE : Clairvoyance empathique. Varri peut vivre les souvenirs des autres.
CREDIT : Cya
LARS
&
VARRI
BIG BANG
L’âme scindée, l’esprit en miettes, le corps de la blonde erre dans les ruelles au son de cloche du désespoir. C’est que ça fait trois heures que les images se déroulent derrière ses paupières closes - celles d’un départ qu’elle n’a pas voulu voir et qu’il est bien pire d’imaginer selon la fantaisie de l’instant. Et surtout, selon les méandres retords de sa pensée. Son cœur semble comme suspendu, comme une goutte d’eau régulière qui viendrait s’échapper d’un robinet mal fermé – cette agaçante régularité qui ponctue le silence intérieur d’un être en déroute. Varri s’agace elle-même. D’avoir encore un cœur qui bat, d’avoir l’instinct de respirer ainsi que des images qui peuplent ses pensées. C’est en ça que l’expiation est humaine – parce que tout dans cette carcasse est là pour lui rappeler ses fautes. Ses remords. Sa vésanie. Rongée par l’impuissance, la blonde se perd. Dans chaque bar du quartier, d’ici et d’ailleurs – là où Lars pourrait se trouver, poussé par la chute brutale. L’effondrement de tout ce qui fait de lui cet homme bon. Peut-être pas avec les autres mais avec elle. Il lui a tout donné et elle y a craché dessus, sans le moindre égard – avec tout le mépris dont elle peut parfois être capable. Tout le temps. C’est une harpie, Varri. Une tortionnaire. Elle le voit très clairement comme l’eau dégueule des caniveaux pour lui tremper les pattes. Elle est ce papillon corrompu, attirée par la lumière abrasive de la souffrance. Souffrance et destruction. L’emportera-t-elle dans son sillage ?

Une énième porte claque. Il n’est pas là. Dans un bar ou dans un autre, accoudé au comptoir à s’en noyer l’âme d’alcool en renâclant l’idée que les femmes sont des salopes. Une en particulier. Il pourrait le lui dire de front qu’elle encaisserait l’insulte parce qu’elle est méritée. Parce qu’elle n’a plus une once d’estime pour elle-même Varri. Son ego – ce foutu ego qui met tant la pagaille - elle a bien décidé de le mettre au placard. Poison insidieux qui lui prête folie. Qui la pousse à s’entre-déchirer avec l’homme qu’elle aime… Pour quoi, au juste ? Il est le seul. L’unique rempart contre sa solitude mais ça va même bien au-delà de ça. De son égoïsme putassier qui cavale toujours en premier lieu comme pour la narguer et lui rappeler ce qu’elle n’aura jamais. Il s’est confié, il s’est ouvert, il s’est offert – ils étaient unis, ils ne faisaient presque qu’un.
Puis y a eu le big bang.
Son big bang.
Putain de frénésie lapidaire.
C’est qu’elle se débecte.

Ses pas la mènent dans l’ancien quartier – dans une réminiscence peu glorieuse. Là où Lars a délaissé son appartement mis à sac pour la rejoindre à son motel. Voilà encore, une preuve de son affection véritable. Entre le fait qu’il l’a sauvé, rassuré, aidé et toutes ces choses que finalement elle n’a pas su lui prêter en retour. Il y a des heures, ils auraient dû finir ensemble – chercher un appartement. Rire avec légèreté du monde qui leur restait à bâtir. Puis il y a eu les corps, le sang, l’espoir, les arguments. La mort, la fuite, la souffrance, le lien – la persévérance, les retrouvailles, la complicité. Un amour fou, comme un orgasme puis l’éclipse la plus totale. Un moment de flottement, incompréhensible. La trahison de son propre corps dans une imposture presque parfaite. Rien ne va plus les jeux sont faits.

Elle l’aime à Lars. A n’en pas douter. Ça lui revient comme un boomerang en pleine face. Dans la certitude que sans lui elle n’est rien. Et dans l’égoïsme pourtant navrant de lui courir après alors qu’elle sait tout le mal qu’elle lui a fait. Il faut au moins qu’elle lui dise. Volonté téméraire qui lui fait presser le pas devant l’immeuble à la façade décrépite pour rejoindre le seuil de la porte du numéro de ses souvenirs. Pourvu que tu sois là.

Je suis désolée.
Ils sont si faibles, ces mots, pour exprimer la profondeur de sa pensée.

Elle cogne, Varri. Faiblement au départ. Fébrile. Avant de se rendre compte que la porte est fracturée. Les doigts s’attardent brièvement sur les impacts – les yeux s’amourachent vaguement des échardes avant qu’elle n’entende vaguement remuer de l’autre côté. A bout de souffle sans même avoir prononcé un seul mot, Blondie réitère et frappe encore, ramasse sa contenance – repousse la syncope qui lui fait chavirer la tête. Le malaise qui lui cogne les côtes. « Lars ? » Elle l’appelle. Une, deux, trois fois – la charpente chétive serrée contre le pan dans l’espoir d’entendre une réponse ou le froissement discret d’un mouvement. Jusqu’à ce que ça bouge et que la blonde s’écarte avec surprise lorsque la porte s’ouvre sur lui. Le soulagement de l’avoir retrouvé, entier, lui tire un instant les traits du visage avant que la sombre œillade et le mépris imbibé du colosse ne la frappent de plein fouet. Qu’il daigne vouloir la voir est déjà un vrai miracle. Et même si toutes les supplications les plus stériles se pressent à ses lèvres, Varri parvient à les balayer dans un semblant de jugeote. Elle ramasse son courage, la blonde – en parvenant à hisser son regard jusqu’à dans le sien pour constater les ravages qu’elle a causés. C’est déchirant. « Je sais que mes mots ne voudront pas dire grand-chose… Il n’y a même pas de mot pour qualifier ce que j’ai fait. C’est impardonnable. Mais écoute, s’il te plait. Je me déteste, tellement. Pour t’avoir fait subir ça. Pour ce qui m’a pété dans la tête quand ça m’est venu – cet égoïsme forcené qui m’a poussé à me vexer alors que tu m’as offert ton cœur, ton amour et ton respect. Je ne sais pas pourquoi… Pourquoi je fais ça, je sabote, je saccage, je détruis. Tu es la chose qui me retient à ce monde. L’unique pour qui je me battrais comme je l’ai fait dans cette forêt. Je me fais peur, Lars. Je me fais peur, je me dégoûte et je t’aime. Et je regrette tellement d’être cette connasse égoïste. Je veux changer, tu sais. Je veux changer ou tout n’aura plus d’importance. Je comprends que tu veuilles te protéger de moi. Je crois que je suis… Folle. »            

Dialogues:
 
CODAGE PAR AMIANTE

☾ ☾ ☾ ☾ ☾
BRUTALE.
L'âme susurre et le cœur se noie. Dans les abîmes d'une rage folle  - créature famélique et vorace qui fouille les entrailles à la recherche d'une raison. Une seule suffit pour qu'elle exulte. Fanfaronne et se digère. N'en reste alors plus que les cendres. Celles de son monde dévasté.(c)lazare.
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Big bang [Terminé] - Jeu 21 Déc 2017 - 1:28
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lycans
lycans


EFFIGIE : Jason Momoa
BAFOUILLES : 8439
PACTE : 06/06/2017


OSSATURE : 38 ans
CONTRAT : C'est compliqué / Varribataire - c'est comme être en couple sauf qu'on se l'avoue pas / Polygamie non assumée avec les vins et les spiritueux de la supérette discount du coin
BESOGNE : Sentinelle, chimiste et auto-capitaine pour le compte de la Nostro Regno
ÉCHINE : Suprématie anéantie - Lupin
PRESTIGE : Sens accrus - Plus agile, plus fort, plus rapide que le commun des mortels, mais pas que le commun des surnaturels - Régénération - Rage, impulsivité, agressivité CHECK - Capacité à péter les plombs en un temps record, CHECK - Instincts primaires enclenchés CHECK - Titiller l'bestiaux : NON CONSEILLE
GANG : Nostro Regno
CREDIT : Sign code by Solosland © Gifs by Varri <3 & QCEENMERAS
HJELM Lars
&
BJURMAN Varri
BIG BANG

Un lait pour le corps à la fraise.
Une haleine mentholée sous un fond nicotiné.
Des paillettes.
Beaucoup de paillettes.

L’aube était proche lorsque je suis parti de chez Varri. Tant et si bien que tous les bars populaires étaient fermés – que les boites de nuit étaient blindées. Je n’ai pas réussi à trouver de supérette ouverte alors, je suis retombé dans mes travers. Je me suis souvenu avec une facilité déconcertante malgré le vrac de mon crâne, d’au moins 6 clubs privés. Le genre underground – le genre que si t’es un gars bien, tu n’en as probablement jamais entendu parler. La plupart se trouvaient dans des caves et des entrepôts désaffectés. Les trois premiers où je suis passé n’existaient déjà plus – ou avaient déménagé, comme si ça faisait des mois que j’étais sorti du milieu. Mais le quatrième – dans les sous-sols d’un magasin de fringues bon marché – était encore sur pied. De la musique sans temps et des nymphes nues sur les estrades. Une lumière rouge tamisée, des salons à louer, un zinc gigantesque contre le mur du fond. J’ai bu un verre. Puis deux… Trois. Impossible d’être gai. Impossible de n’avoir, ne serais-ce, que la tête qui tourne. Je suis fatigué, merde, me suis-je dit en réclamant la bouteille, carrément. Parce que je n’arrivais pas à me saouler – c’est ma nouvelle nature ça, gagnée pour une énième putain. Puis j’en ai commandé une seconde, de bouteille. Puis une quatrième et une cinquième. Là, j’ai commencé à y voir trouble. Mon porte feuille, aussi. Alors, c’est ma carte bleue qui a prit le relais pour la sixième. Et pour la  danseuse, aussi. Celle qui sent bon la fraise. Ruby.

Mes paupières se ferment lorsqu’elle caresse l’angle de ma mâchoire de son nez. Elle ondule comme un serpent au dessus de mes cuisses. Je ne sais pas vraiment d’où il sort mais, j’arrive à lui glisser un billet à la lanière de son string dès qu’elle se redresse pour faire tomber son soutif. Elle en a beaucoup, des billets. Des dizaines qu’elle fait vibrer en des coups de reins suaves. Elle me présente sa croupe. Se cambre lorsque je pose le plat de ma main dans le creux de son dos. S’assoit. Ramène ses cheveux sur un côté de son visage. Colle sa nuque contre mon épaule en couinant – d’un couinement très érotique – en se frottant contre mon bas ventre – d’un frottement très… Sexuel. – T’as de la chance, beau brun, je suis d’excellente humeur ce soir, souffle-t-elle si près de mon visage que je sens ses lèvres pulpeuses bouger à chacune de ses syllabes. Ses phalanges s’emmêlent dans mes cheveux. Me poussent à la regarder. Elle gémit. Se pince la bouche. Rentre le ventre dès que j’y enroule un bras. – Pour le prix d’une pipe, je t’offre la passe.


TOC TOC TOC
J’ai comme une impression de déjà vu.
Un flashback désagréable au possible.
Mon nez se frotte contre mon avant bras, dans un relent d’odeur de lait de corps.
Je roule sur le flanc – sur le reste d’un matelas décharné. Sur le sol. Dans mon appartement qui pu sous la fraîcheur givrante d’une matinée d’automne. La vitre. La vitre du salon laisse rentrer les courants d’air. Mon regard s’égare sur le plafond de la piaule – blanc immaculé – jusqu’à ce que ça refrappe et qu’il se perdre à l’angle de la porte de la chambre. Un ou deux secondes avant que je ne me décide à me lever. Je crois que j’ai cassé la porte en rentrant. J’y ai mis un grand coup de pied pour ne pas avoir à dormir sur un banc, à l’extérieur. Pourtant je n’avais pas spécialement froid. Pourtant j’aurais pu le faire… Mais j’imagine que l’humanité prime sur l’instinct de la bête. Surtout sous une forme bipède et complètement alcoolisée. Parce que, vraiment, je n’étais pas clair.

J’entends baragouiner. Ne prête aucune attention à la voix, ni à ce qui est prononcé. Vaseux et comateux je repousse de la pointe de ma godasse les quelques affaires qui jonchent le carrelage. Chancelle. Tape contre les murs. Fais un superbe ricoché dans le couloir – l’endroit où je me rends compte que mon mal de crâne n’est pas si terrible vu les quantités astronomiques de bibine que je me suis envoyé dans le gosier. J’acquiesce, assez fier, devant ma résistance. Pose la paluche  sur la poignée de la porte, qui cède à moitié lorsque j’y tire dessus et… Mon cœur manque un battement à la vision de Blondie sur mon seuil de logement. Ca me fait bizarre dans le ventre. Dans la poitrine. Une fêlure brûlante et douloureuse. Mais ce n’est plus à cause de l’amour ça, c’est juste parce que tu me déçois, ça. Je m’engage d’un pas. La pousse à reculer quand je cale une épaule au chambranle. Que je la toise. Que je la jauge. Habillée. Mal à l’aise. Gênée. Prostrée. Ô combien tu es ridicule. Ô combien cette situation l'est... Elle veut que je l’écoute, Varri, parce que ce que Varri veut Varri a – toi tu parles, moi j’écoutes, moi je parle, toi tu me lapides. Le parfait équilibre.. Mais comme je suis toujours un abruti de première je ne la coupe pas. Là. Je la regarde se tortiller sur ses grandes jambes en bavant ses maladresses. Ses je suis impardonnable qui pensent le contraire ou qui l’espère. Ses je me dégoûte et je t’aime qu’elle colle dans la même phrase comme si son propre inconscient essayait de lui faire passer un message évident – tu te dégoûte ET tu m’aimes ou tu te dégoûtes de m’aimer ? A ce stade, plus rien ne m’étonnerait. Ses niaiseries et le jugement sévère qu’elle fait d’elle. Un jugement soudain pour une culpabilité mise à rude épreuve. Parce que tu culpabilises là, j’imagine. Vraiment, vraiment beaucoup. C’est d’ailleurs pour ça que tu es venue. Pour soulager ton cœur de pierre. Pour TE soulager. Pour que JE te pardonne et que tu puisses tranquillement continuer ta vie comme si de rien n’était. Parce que c’est toujours comme ça, que tu fais. Tu m’insultes ou tu me menaces d’un flingue jusqu’à m’en faire fuir… Puis tu reviens la bouche en cœur et la culotte pleine d’excuses. Je te pardonne et 15 jours après… Ca recommence. Ouais c'est ça. L’éternel recommencement d’une psychose que tu me promets de changer mais qui est clairement pathologique. De fait j’ai presque envie de rire lorsqu’elle termine son beau discours spontané. Son beau plaidoyer pour elle-même dans lequel, pourtant, elle n’appose aucune véritable excuse et aucun semblant de remord. Parce que la seule chose qu’elle regrette, c’est d’être une connasse complètement barrée. C’est à cause de ça que tu as été vilaine, j’imagine. Si tu es folle, ce n’est pas vraiment ta faute donc, ça passe. Rentrons boire un thé.

Mes bras se croisent sur mon torse quand je secoue ma tête du haut vers le bas dans une affirmation indéchiffrable. – Moi aussi, murmuré-je dans une sincérité qui ne se veut pas hésitante. – Tu me dégoûte. Vérité que je balai d’un geste sec de la main. – Pourquoi tu es ici ? J’imagine que tu n’es pas venue là juste pour m’annoncer que tu étais folle. Je veux dire… Tu n’avais pas besoin de te donner autant de mal pour un fait d’une évidence indéniable, débité-je d’un ton neutre – comme si je causais météo avec une voisine random. – Non parce que, je coule une œillade sur mon poignet où il n’y a plus de montre, je suis assez pressé. J’ai des choses à faire, aujourd’hui. Des choses un tantinet plus notables que de t’écouter soulager une conscience dont je me fous. Ce n’est pas parce que je ne peux pas vivre sans toi que je ne peux pas essayer de survivre.  - Parce que, je m’en fous Varri que… Tu culpabilises, je pense qu’il est important que tu le saches. Comme je me fous de la plupart des choses que tu viens de me dire d’ailleurs. Alors, si tu pouvais abréger, au moins… Manière d’être une femme forte et indépendante plus loin que sur mon paillasson. Vraiment, ça m’arrangerait. Puis ne te moques pas de moi, Varri, tu te battrais pour un tas de personnes comme tu l’as fait pour moi dans cette forêt. Pour ton père, en la mémoire de ta mère ; probablement pour toute ta famille et pour tous les gens que tu estimes. Pour Konrad même, très probablement. Alors l’unique… L’Unique. Tu continues à me prendre pour un abruti, sans ciller. En te persuadant toi-même des conneries que tu débites. J’ai dû mal à saisir le but de la manœuvre. C’était pas assez drôle dans ton appartement il faut que tu en rajoutes encore ?





Couleurs Dialogues:
 

☾ ☾ ☾ ☾ ☾
“Wait I rise, Lordy Mama”
Sa chaîne va se rompre, le Vorace bondira ▲ Guerre, au seul souvenir des maux que tu déchaînes, fermente au fond des cœurs le vieux levain des haines ; dans le limon laissé par tes flots ravageurs des germes sont semés de rancune et de rage et le vaincu n’a plus, dévorant son outrage, qu’un désir, qu’un espoir: enfanter des vengeurs.
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Big bang [Terminé] - Jeu 21 Déc 2017 - 13:27
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EFFIGIE : Charlize Theron
BAFOUILLES : 9206
PACTE : 04/01/2017


OSSATURE : 37 ans
CONTRAT : Kiffe se soumettre à un certain mâle alpha et a du mal à l'admettre. A le palpitant qui déconne en sa présence. En couple donc, toujours fourrée dans les bras d'Irénée.
BESOGNE : Ancien officier de police. Morte aux yeux du monde dans l'asile dont elle s'est échappée.
FABLE : Elle a des doutes, surtout depuis qu'elle a perdu le bébé difforme qui grandissait en son sein. Celui qui a bien failli la rendre folle
ÉCHINE : Tout porte à croire qu'elle est la chair faible. Une humaine. Et pourtant, ses rêves ont toujours été peuplés de visions indéchiffrables à la symbolique poignante. Maintenant qu'elle est à Rome, elle rêve éveillée - sur le passé des gens. Elle est sorcière mais ignore encore tout de la vraisemblance de cette situation.
PRESTIGE : Clairvoyance empathique. Varri peut vivre les souvenirs des autres.
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LARS
&
VARRI
BIG BANG
Elle le regarde fixement, Varri. Caresse l’espoir d’entrevoir dans ses prunelles amères un résidu de cet amour qu’il lui a porté. Mais non, ça s’est éclipsé pour une profonde révulsion – un jugement qui fait mal jusqu’à en ricocher à l’infini dans ses méandres écorchés. Le cœur au bord des lèvres, Blondie recule d’un pas – tente de trouver appui contre la rambarde le temps d’inspirer profondément. Y a cette odeur prégnante qui lui reste. Ce n’est pas ce couloir ni cette cage d’escalier. Non, ça vient de lui. Un mélange d’alcool, de clope, et de fruits. L’odeur d’une femme. Elle pourrait en serrer les poings mais n’a qu’elle à maudire dans ces circonstances. Elle l’a rejeté à Lars. Elle l’a détruit.
Lars approuve - il confirme qu’elle le dégoûte. Placidement. Dans une indifférence sournoise qui la fait déglutir difficilement. Il cause d’évidence, pour cette folie. Lui dit qu’il a autre chose à faire que de l’écouter soulager sa conscience. Il dit surtout qu’il s’en fout - de ce qu’elle lui dit et du fait qu’elle culpabilise. Les insultes feraient probablement moins mal que ça. Elle voudrait le secouer, Varri. Qu’il exulte toute sa colère quitte à la cogner – pour que lui, se sente soulagé. Pour que ça puisse lui enlever ce mépris et cette distance qu’il hisse entre eux. Comme au début. Quand ils n’étaient que deux ennemis, exaltés par les crasses qu’ils pouvaient s’envoyer à la gueule. Et c’est sa faute à elle, si au lieu de faire trois pas en avant, ils en ont fait dix en arrière. Blondie pense à un moment qu’il va tourner les talons sans plus d’explications pour lui claquer la porte au nez mais non – il reste là, à l’inviter à dégager du seuil de sa porte drapée de sa belle indépendance. « C’est des conneries… » Qu’elle lui lâche après quelques secondes, les pupilles dans le vague. « Mon indépendance. Et tu le sais très bien. C’est un peu comme m’imaginer que ta vie dans les montagnes ait été d’une puissance mystique telle que rien d’autres n’avait d’importance. Et que c’était facile. C’est le genre d’images que j’admire. L’idéal que je fantasme. Mais c’est des conneries. La vie n’est pas comme ça. Et si l’indépendance, c’est vivre sans toi, alors je n’en veux pas. » C’est un foutu fantasme qui revient – comme lorsqu’elle s’est imaginée un Lars en pleine osmose avec la nature lapone. Tout un tas de conneries que sa bouche crache sans imaginer les conséquences que ça puisse engendrer. Jusqu’à ce qu’elle se prenne le mur de répercussions inévitables et qu’elle s’en morde les doigts. « Je n’imagine pas ma vie sans toi. Mais je comprends que tu ne veuilles plus croire un traître mot de ce que je te dis. Alors… » C’est que ça la dérange de faire ça en plein couloir. Elle meurt d’envie de le toucher mais sait que ce serait un manque de respect. Une bonne initiative si elle veut finir trois étages plus bas, précipitée par-dessus bord. Elle se contente d’avancer d’un pas pour river ses yeux dans les siens – malgré la gueule patibulaire du Kvène qui pousserait le plus téméraire à décamper fissa. « Je regrette et ça serait nier que de dire que ce n’est pas un sentiment égoïste. Parce que je te veux toi. Ton corps, ton esprit et ton âme. Et vouloir t’enchaîner à moi, c’est putain d’égoïste. Je suis désolée de te faire subir ça mais je me battrai. Pour toi. Pour te reconquérir. Ça va sûrement te paraître stupide et je sais qu’on n’est pas dans un film d’amour hollywoodien. Tu peux m’insulter si tu veux. Je le mérite parce que j’ai ignoré tes sentiments. J’ai cru que tu me proposais de t’épouser par peur de me voir partir. J’ai aussi cru que tu n’assumais pas de l’avoir fait. Mais je n’avais pas le droit. Pas le droit de te mépriser comme je l’ai fait. Pas le droit de te piétiner dans un moment de vulnérabilité. Je ne suis qu’une pauvre conne qui ne sait pas composer avec ce qu'on lui donne car j'ai toujours été seule, dans le fond. Et c'est ça qui est pitoyable. Mais j'ai envie d'apprendre, à vivre avec toi. » L’affliction creuse les mirettes d’une nuance sombre. Elle se tord les mains un instant, regarde ailleurs avant d’en revenir aux calots du mâle. « Je n’ai jamais pensé à me marier… Pour moi, ce n’était qu’une formalité administrative. Mais… L’idée de t’appartenir et de porter ton nom aurait pu me plaire, tu sais. Je crois… Vraiment. » Faiblesse qui chavire dans les tréfonds de son âme éventrée. « Qu’est ce que je peux faire, pour que tu te sentes mieux ? » La réponse tombe d’elle-même. D’un regard. « Tu veux que je parte ? Vraiment ? » Elle se mord les lèvres, minois froncé. Donne lui du temps. Et l’indifférence fait bien plus mal que toutes les invectives au monde. « Insulte-moi. Frappe-moi. Tout mais pas ça. Ne fais pas comme si nous n’avions rien vécu ces derniers mois. Comme si rien de tout ça n’était sincère. » Le cœur en lambeaux, Varri baisse les yeux. Fixe le bout de ses pieds durant une poignée de secondes, dans l’absence éreintée que son encéphale lui impose. Peut-être qu’elle devrait y retourner dans cet asile, finalement. Que ça serait mieux pour tout le monde. Qu’elle le libère lui, de son empreinte corrosive. Toxique.
Il a l’air crevé, Lars. Il a l’air mâché. La tentation est grande d’aller fureter dans sa tête. Goûter aux ruines dont elle est responsable pour vraiment se rendre compte des sentiments qui le traversent. Ce serait simple, si simple. Mais ça pourrait probablement la tuer. La tuer de honte.                  

Dialogues:
 
CODAGE PAR AMIANTE
[/quote]

☾ ☾ ☾ ☾ ☾
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L'âme susurre et le cœur se noie. Dans les abîmes d'une rage folle  - créature famélique et vorace qui fouille les entrailles à la recherche d'une raison. Une seule suffit pour qu'elle exulte. Fanfaronne et se digère. N'en reste alors plus que les cendres. Celles de son monde dévasté.(c)lazare.
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Big bang [Terminé] - Ven 22 Déc 2017 - 1:12
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PACTE : 06/06/2017


OSSATURE : 38 ans
CONTRAT : C'est compliqué / Varribataire - c'est comme être en couple sauf qu'on se l'avoue pas / Polygamie non assumée avec les vins et les spiritueux de la supérette discount du coin
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ÉCHINE : Suprématie anéantie - Lupin
PRESTIGE : Sens accrus - Plus agile, plus fort, plus rapide que le commun des mortels, mais pas que le commun des surnaturels - Régénération - Rage, impulsivité, agressivité CHECK - Capacité à péter les plombs en un temps record, CHECK - Instincts primaires enclenchés CHECK - Titiller l'bestiaux : NON CONSEILLE
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BIG BANG

Elle se défend Varri, de toute la maladresse dont elle est capable. Agrippée à la rampe d’escalier comme si c’était la dernière chose qui la rattachée à cette réalité – vaporeuse et cinglante. L’échine tendue. Le port de tête peu fier. Sa chevelure de blé frotte ses épaules chaque fois qu’elle termine une phrase. Parce que chaque fois elle les termine dans un coup de menton à peine perceptible – celui de l’assurance des propos qu’elle tient. Mais moi j’y crois pas, tu comprends ? J’y crois pas à ce que tu me racontes. Parce que j’ai l’impression que tu te mens avant de me mentir. Parce que tu te persuades de choses pour t’en dépersuader la seconde d’après. Parce que tu dis ça pour m’avoir, pour toi ; parce que tu dois t’être rendu compte que sans moi ça allait être difficile. Parce que tu es une enfant, Varri, et que ce que tu fantasmes c’est surtout ce que tu n’as pas. Dès que je te reviendrais, tout redeviendra comme avant. Et juste y penser ça me donne la nausée. Elle continue de me blesser, convaincue de son effet ; cause du Norrland comme si ça n’avait pas été exactement ce qu’elle imaginait – pourtant la retraite était exactement ce qu’elle imaginait. Mystique. Rien d’autre à part les montagnes enneigées  n’avait existé pendant 10 ans. Je me demande si elle m’a écouté, lorsque je lui en ai parlé. Si elle a entendu ce que j’ai dit ou la désillusion qu’elle rêvait d’entendre – c’est comme ça que tu l’aime ta vie, pleine de déceptions que tu t’inventes. Je me renfrogne un peu plus. Plaque plus fort encore les bras contre mon torse. Le bombe en me décollant du chambranle dès qu’elle ose faire un pas vers moi. Mes sourcils se froncent, prévention muette d’un désaccord évident. Alors elle s’arrête. Regrette comme elle avoue ne jamais avoir regretté. Me fait fulminer avec son amour égoïste – me donne envie de déguerpir. La solitude ne l’a pas aidé – j’estime l’excuse parfaitement fallacieuse. Se rattrape sur la demande en mariage comme une pauvre équilibriste un lendemain de cuite. Si j’avais réfléchi avant de te poignarder en plein cœur, peut-être que je ne t’aurais pas poignardé finalement… Logique pernicieuse. Je la déteste de songer trop tard. De poser ses remords dans mon couloir pour 5 minutes de folie pure – pour rien. D’avoir tout gâché juste pour le plaisir de prôner une indépendance qu’elle est bien incapable d’admettre, une fois redescendue sur terre. Je la déteste pour le dégout qu’elle m’inspire – elle qui ne m’avait jusqu’alors jamais inspiré qu’un amour véritable. Je la déteste pour le chantage affectif qu’elle tente de me soudoyer, poussant l’indélicatesse de cette intrusion à la limite de l’acceptable.

- Tu es morte, Varri, vociféré-je entre mes dents, la mâchoire contractée d’une nervosité parfaitement visible. – Tu es morte ; tu n’as plus de papier, plus d’argent, plus d’ami, plus de toit où dormir, plus de moyen de retourner en Suède. Tu parles à peine l’italien, ne sait pas l’écrire ou pas plus que ce que tu le parles, tu ne peux donc pas te trouver un travail, tu ne connais pas la ville ; tu ne peux probablement te fier à personne parce que les gens qui ont voulu te faire taire sont certainement à tes trousses, à l’heure qu’il est… Et tu penses que tu es en train de m’apprendre que tu n’es pas vraiment indépendante ? Que c’est des conneries ? Je dodeline du chef de droite et de gauche. – C’est un scoop pour personne ça, Varri… Sauf pour toi visiblement. Puis je baisse le museau, pris d’une émotion un peu vive dans des souvenirs récents – et moins récents. Mes phalanges se serrent contre mes flancs. Ma gorge s’emplit d’une tristesse dégoulinante. Lacrymale. Dérangeante de faiblesse. – Tu ne m’aime pas, Varri, soufflé-je d’un ton qui se veut plus dur que ce qu’il ne l’est en réalité. Quelques secondes ont passé avant que le constat ne se fasse – incontestable – dans mon encéphale en sous-régime. – Je pensais… Je pensais que tu m’aimais d’un amour inconditionnel et je trouvais ça passionnel et palpitant. Mais tout ça me permet de voir que ton amour n’est que conditionnel… Que tu aimes seulement l’image que je te renvoie de toi – ce que tu vois lorsque je te regarde et que d’autres pourraient t’offrir. Que je ne suis pas Unique comme tu t’en persuade pour me faire plaisir. Que malgré toutes tes bonnes intentions quelque chose te retient. Quelque chose t’empêche de t’abandonner totalement. A l’instant. A nous. Tu te brides et tu brides ceux qui t’aiment. Tu les détruis dans un plaisir sadique et masochiste – et regretter 5h après n’est pas une preuve d’amour. Tu ne peux pas aimer dans la peur de vivre ce que tu ressens et essayer de concilier les deux.  L’amour n’est pas censé être horrible. Et tu le rends horrible, chaque fois que je te parle. Et je ne peux pas vivre comme ça. Constamment puni pour des choses qu’il m’est impossible de changer.

Je ferme les paupières. Un moment. Pour faire passer une vague douloureuse de sentiments contradictoires. Rouvrent les mirettes sur le visage de Blondie – elle et sa beauté aux odeurs de mûre sauvage et de cet autre chose qui sent bizarrement bon. – Je t’aime, Amour. De la façon la plus bête au monde. De cet amour plein d’humilité qui me permettrait de te laisser partir si tu me le demandais – parce que c’est ça, l’amour, reconnaître que l’autre serait plus heureux sans nous. Avoir ce recul affreux pour l’âme et le cœur, même s’il serait mortel. Et si j’ai voulu une cigarette après t’avoir demandé de m’épouser, c’est parce que je savais que ce n’était pas le bon moment de te poser la question. Ce ne sont pas des choses qui se proposent juste avant un orgasme. Eluder un fait ne veut pas dire que nous n’y croyons pas. Se faire trainer dans la boue pour une vérité, par une personne qui dit nous aimer et nous connaître ce n’est pas excusable. Tu croyais en tes propos au moment où tu les as tenus. Il y avait toute cette colère autour de toi, pour moi. Il me semblait lire en toi comme dans un livre ; il me semblait lire des pages et des pages de répulsion et de haine. Des pages noircies d’un ressentiment austère. Alors, tu n’as pas le droit de venir ici, quelques heures après m’avoir fait un laïus méprisable sur ton indépendance, pour m’annoncer que tu t’es possiblement trompée et que tu m’aimes. Tout ça parce que tu aurais peut-être accepté si je n’avais pas eu l’indélicatesse de changer de sujet. Tu as dépassé le stade de l’excessivité à l’instant où tes paroles se sont transformées en insultes directes pour me faire du mal. Juste après une déclaration.

- Tu veux faire quelque chose, pour moi, vraiment ? Pour que je me sente mieux ? Remonte le temps et dis-moi simplement Non, pas maintenant. Dis moi que tu n’es pas prête ou demande moi pourquoi j'ai besoin d'une cigarette. Réclame moi des explications, supplie moi de te reposer la question. Refuse que je m'enfui fumer. Propose moi de rester dans tes bras. Essai de comprendre, pour une fois, qu'est ce qui me pousse à te préserver. Refais moi l'amour. Panse mes plaies. Protège mon cœur mis à nu. Tais toi. Aime moi comme jamais tu n'as aimé avant. Saisi l'occasion d'être empathique... Tout ce que tu veux, mais ne me détruis pas. Et si tu ne peux pas – parce que tu ne peux pas – rentre chez toi, pose les armes ; la partie est finie. Je ne joue plus Varri. Il n’y a rien à reconquérir, qu’un champ en ruine.






Couleurs Dialogues:
 

☾ ☾ ☾ ☾ ☾
“Wait I rise, Lordy Mama”
Sa chaîne va se rompre, le Vorace bondira ▲ Guerre, au seul souvenir des maux que tu déchaînes, fermente au fond des cœurs le vieux levain des haines ; dans le limon laissé par tes flots ravageurs des germes sont semés de rancune et de rage et le vaincu n’a plus, dévorant son outrage, qu’un désir, qu’un espoir: enfanter des vengeurs.
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Big bang [Terminé] - Ven 22 Déc 2017 - 11:09
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sorciers
sorciers


EFFIGIE : Charlize Theron
BAFOUILLES : 9206
PACTE : 04/01/2017


OSSATURE : 37 ans
CONTRAT : Kiffe se soumettre à un certain mâle alpha et a du mal à l'admettre. A le palpitant qui déconne en sa présence. En couple donc, toujours fourrée dans les bras d'Irénée.
BESOGNE : Ancien officier de police. Morte aux yeux du monde dans l'asile dont elle s'est échappée.
FABLE : Elle a des doutes, surtout depuis qu'elle a perdu le bébé difforme qui grandissait en son sein. Celui qui a bien failli la rendre folle
ÉCHINE : Tout porte à croire qu'elle est la chair faible. Une humaine. Et pourtant, ses rêves ont toujours été peuplés de visions indéchiffrables à la symbolique poignante. Maintenant qu'elle est à Rome, elle rêve éveillée - sur le passé des gens. Elle est sorcière mais ignore encore tout de la vraisemblance de cette situation.
PRESTIGE : Clairvoyance empathique. Varri peut vivre les souvenirs des autres.
CREDIT : Cya
LARS
&
VARRI
BIG BANG
- Tu es morte, Varri, ça tombe comme un couperet. C’est brutal, sans appel et articulé dans un ressentiment palpable. Elle se sent comme une gosse, Varri, qu’on confronterait à la vérité comme si c’était l’évidence même – à la différence près que ce n’est pas d’une question de Père Noël qu’il s’agit. L’entendre dire de sa bouche lui fait l’effet d’une déflagration dans le thorax. Elle retient son souffle, accorde peu d’importance aux battements de son palpitant qui lui remontent jusqu’aux tempes. Elle n’est plus grand-chose, Varri. Elle fait des caprices sur des choses qui, finalement, ne comptent pas.
Ne comptent plus.
C’est que rien n’a plus vraiment d’importance, si ce n’est lui.
Elle détourne le regard le temps d’une grimace douloureuse – aimerait à nouveau caler son échine contre la rambarde pour remettre sa respiration en route lentement mais se ravise en l’écoutant parler. Le tympan capte la nuance de désarroi dans le timbre masculin et ça l’ébrèche à la blonde. Ça la fissure de part en part quand il affirme qu’elle ne l’aime pas. Les lèvres se tordent dans une certaine indignation tandis qu’elle cherche dans les yeux de son interlocuteur une réponse à sa question. Est-ce que tu le penses vraiment ? Ce que tu dis ? Varri sent la morsure d’une lame dans sa poitrine. Elle a envie de lutter contre, elle a envie de riposter mais elle l’écoute à Lars, même si elle sait pertinemment qu’il a tort. Il dit que ce qu’elle aime, c’est cette image d’elle qu’il lui renvoie. Il dit qu’il n’est pas unique à ses yeux. Il dit aussi que quelque chose l’entrave – qu’elle ne peut vivre épanouie et que de ce fait, elle détruit. Dans un plaisir sadique et masochiste.
Elle le gâche cet amour, Varri. Elle le rend cruel. Pernicieux. Insupportable. Détestable.

Dans un sursaut d’affliction, la blonde passe une main sur son visage – l’émotion lui vrillant les côtes et lui mouillant les yeux à mesure qu’il parle. Je t’aime, Amour. C’est tragique, dans sa bouche – ça sonne comme une rupture. Comme la certitude inébranlable que rien ne pourra être changé. Elle se rend bien compte, Varri. Qu’elle l’a brisé, son homme. Que cette trahison là est bien plus insidieuse que toutes les infamies qu’elle aurait pu commettre. Et ça pour quoi ? Un excès d’orgueil ? Un sentiment de puissance ? Un plaisir malsain à se montrer cruelle ?
Pourquoi ?
Pourquoi, Varri ?

Lars explique la raison de son hésitation et Blondie sombre. Elle, l’indigne qui a craché sur la prévenance et la pudeur d’un homme qui peine depuis toujours à mettre des mots sur ses sentiments. Elle fait naufrage dans ses mirettes et sa culpabilité l’étrangle jusqu’à lui ôter tout souffle. Ma colère, ma haine, mon mépris. Elle voudrait que ce soit une page blanche qu’elle pourrait froisser dans ses mains et jeter au loin. Elle voudrait que ce soit une putain de malédiction qu’elle puisse faire taire à l’aide d’un sortilège. Le Kvène lui dit qu’elle n’a pas le droit de faire ça – l’humilier et venir regretter quelques heures plus tard l’affront qu’elle lui a fait. Son excessivité l’a tué. Elle-même et lui.

Varri éprouve sa première larme dans une douleur vive – la chasse d’un revers de main fébrile avant de plonger à nouveau dans l’océan de chagrin qui fait tumulte dans les yeux de son interlocuteur. Elle hoche la tête – aime à penser qu’elle pourrait faire quelque chose pour le soulager. Pour se faire pardonner. En sachant pertinemment qu’elle a franchi la limite de l’excusable. Dans cette impression corrosive de l’avoir anéanti, lui – Lars Hjelm. De l’avoir abattu d’une balle en plein cœur. D’avoir joué de sa vulnérabilité pour l’atteindre. As-tu vraiment peur d’être heureuse ? Alors quand elle lui intime de lui confier ce qu’elle peut faire et qu’il parle de remonter dans le temps pour changer tout ça, Varri se sent la boule au ventre. Le cœur au bord des lèvres. Ça aurait pu être si simple. Si naturel, de discuter. De le rassurer. De se rassurer. De s’enlacer. De murmurer ses craintes à l’oreille compréhensive de l’autre. De se protéger comme ils l’ont fait l’un pour l’autre dans cette forêt. Alors, pourquoi, Varri ? Pourquoi a-t-il fallu que tu le traites comme un ennemi ?

Le dénouement la glace. L’issue l’ébranle et la fait chanceler d’un pas vers l’arrière. Elle plaque une main contre son ventre et bat des paupières dans une lenteur éprouvée. C’est fini ? Elle lève ses yeux vers lui et meurt de le voir affligé. Dévasté. La pulsion est trop forte – bien trop cette fois-ci, teintée d’inconscience, pour être réprimée. Elle fait les derniers pas qui la séparent de lui pour aller à sa rencontre. Juche une dextre contre sa joue tandis que l’autre vient chercher l’une de ses paluches pour la serrer dans sa menotte. « Je t’en supplie, Lars. Laisse moi une chance… Une dernière chance d’être celle qu’il te faut. Laisse moi une chance de te préserver, de te faire l’amour et de te dire comme je t’aime. Laisse moi être là pour toi comme je ne l’ai jamais été pour personne. Fais-moi taire, dis moi que je suis maladroite, apprends-moi à communiquer. Apprends-moi l’humilité. A te laisser partir mais je ne peux pas. Là, maintenant. Je ne peux pas te laisser partir. » Ses suppliques se noient dans un souffle érodé. Elle lui caresse la joue, cherche ses yeux – s’accroche à l’étincelle d’attachement qui subjugue la peine. « Je veux t’entendre rire. Je veux t’aider à devenir qui tu es. Je veux encore te promettre. Te dire que tu es tout pour moi. Te dire que je t’appartiens, de corps et d’esprit. Je veux te regarder, tous les matins comme tous les soirs. Ne pas avoir à te chercher dans les draps quand tu n’es pas là. Te dire tous les jours que tu me suffis et me sentir remplie – ivre de ce que tu me donnes. Ivre de toi. Je veux encore t’offrir quelque chose et voir la surprise dans ton regard, le ravissement pudique d’un homme qui n’a jamais rien reçu. Je veux te faire sentir unique parce que tu l’es pour moi. » A bout de souffle, elle avance son museau – vient effleurer le sien. Sent son odeur, jouissant de son empreinte addictive. Malgré l’alcool. Malgré les effluves de fraise. « Laisse moi une chance de te combler. De te faire oublier le mal que je t’ai fait en te faisant du bien. Le bien qui domine en moi à m’en faire voir des étoiles. Permets-moi de tâtonner à travers toi et de te trouver. Je t’en supplie… » Elle l’embrasse, dans un baiser léger. Presque timide, comme cette première fois contre le mur de son appartement miteux. Et ça soulève un ressac d’émotions. Une envie d’écraser ses lèvres plus encore. De se serrer contre lui à en disparaître.



Dialogues:
 
CODAGE PAR AMIANTE


☾ ☾ ☾ ☾ ☾
BRUTALE.
L'âme susurre et le cœur se noie. Dans les abîmes d'une rage folle  - créature famélique et vorace qui fouille les entrailles à la recherche d'une raison. Une seule suffit pour qu'elle exulte. Fanfaronne et se digère. N'en reste alors plus que les cendres. Celles de son monde dévasté.(c)lazare.
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Big bang [Terminé] - Ven 22 Déc 2017 - 21:21
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lycans
lycans


EFFIGIE : Jason Momoa
BAFOUILLES : 8439
PACTE : 06/06/2017


OSSATURE : 38 ans
CONTRAT : C'est compliqué / Varribataire - c'est comme être en couple sauf qu'on se l'avoue pas / Polygamie non assumée avec les vins et les spiritueux de la supérette discount du coin
BESOGNE : Sentinelle, chimiste et auto-capitaine pour le compte de la Nostro Regno
ÉCHINE : Suprématie anéantie - Lupin
PRESTIGE : Sens accrus - Plus agile, plus fort, plus rapide que le commun des mortels, mais pas que le commun des surnaturels - Régénération - Rage, impulsivité, agressivité CHECK - Capacité à péter les plombs en un temps record, CHECK - Instincts primaires enclenchés CHECK - Titiller l'bestiaux : NON CONSEILLE
GANG : Nostro Regno
CREDIT : Sign code by Solosland © Gifs by Varri <3 & QCEENMERAS
HJELM Lars
&
BJURMAN Varri
BIG BANG

La distance physique est ébréchée par Varri. Qui enjambe, précipitée. Qui me dégage l’un des bras que j’ai contre le torse et qui force mon poing - mes phalanges crispées - pour me prendre la main. Me la presser. Qui me caresse la joue. Qui me regarde les mirettes noyées de larmes salées. Qui roulent sur sa peau, qui trébuchent sur mon âme. Alors elle parle vite, dans un murmure étranglé. Dans une voix chevrotante d’émotion. Certainement pour ne pas que je m’en aille. Que je fuis loin d’elle sans lui avoir laissé cette dernière chance de s’exprimer. Et qu’est ce que j’en ai envie, putain, de me barrer. De trouver le courage, au fond de moi, de repousser la carcasse blonde. De retourner dans mon appartement. De m’y cacher, pendant un temps – ce temps incalculable qu’il me faudrait pour l’oublier dans des litres de whisky et de vin de mauvaise qualité. Qu’est ce que j’en ai envie, putain, de lui demander de se taire. De lui hurler dessus – qu’elle n’a plus le droit d’essayer. Lui répéter que la partie est terminée. Mais je n’y arrive pas. C’est plus fort que moi. C’est impossible. Les mots se coincent dans ma gorge obstruée par les syllabes qu’elle y engouffre. Par la proximité soudaine et par l’amour qui m’étouffe. Ce con de ressenti qui me bouffe le bide à m’en faire devenir l’abruti dans ce couloir – celui qui ne bouge pas d’un iota après s’être fait arracher le palpitant. Et ça déconne partout dans mon corps ; dans ma tête. J’ai l’impression d’être un appareil flingué. Une machine cassée. Comme une voiture qui aurait ses voyants qui s’allumeraient de partout – genre guirlande de noël mais en plus dramatique parce que c’est de l’organisme dont il est question. Et ça m’énerve. Ca m’énerve parce qu’elle n’a pas le droit d’avoir mon affection. Parce que ce n’est pas juste qu’elle l’ait ; qu’elle la récupère en causant de choses merveilleuses, en me promettant d’être la femme qu’il me plairait d’avoir. En me suppliant de la reprendre. Ca ne devrait pas être si facile. Moi j’ai beaucoup souffert. Je veux que tu souffres autant. Et elle se hisse. Elle taquine mon nez de son nez. Me parle si près que je peux sentir son souffle contre mon visage. L’éprouver dans un frisson méprisable – parce que je suis méprisable d’être si peu digne. Elle pourrait t’expliquer comment elle va te décrocher la lune Lars juste parce qu’elle a besoin de tes thunes… Elle est là seulement parce qu’elle s’est rappelée que sans toi elle n’avait plus de blé pour payer son loyer. Ce n’est pas de l’altruisme suicidaire, son geste désespéré… C’est du profit déguisé. Ma tronche se détourne de côté dans cette pensée amère. Détestable. Ca pourrait être efficace pour me décider – pour cesser de me faire ronger par mon amour brûlant durant une fraction de seconde. Cette fameuse fraction de seconde qui m’aiderait à faire le pas qui me sépare de ma porte sans elle.

Est-ce que tu aimes ? Une réminiscence d’un passif commun, lorsque ses lèvres effleurent les miennes en me faisant relever le museau. Soupirer fort et profondément. Un spasme extatique secoue mes épaules. Je suis perdu, me dis-je dans un froncement de sourcil douloureux. Mes doigts s’agrippent à son pantalon. Passent entre lui et la peau de Blondie. La tire en avant pour qu’elle bute contre mon torse – sa bouche contre ma bouche. Ca ne change rien, tenté-je de me convaincre en cherchant le bouton de son jean. En reculant pour buter dans la porte branlante de mon appartement. Elle s’ouvre avec fracas ; j’essai de la refermer d’un coup de pied totalement inefficace. Elle s’entrebâille par manque de moyen technique pour se crocheter. Mais je m’en fous, en vrai. Je m’en fous qu’on puisse nous voir ou nous entendre. Bouscule Varri dans l’entrée. Lui plaque le dos au mur – entre les odeurs de moisi, d’humidité et de nourritures avariées. Ca ne change rien, on se quitte toujours autant. C’est juste… Juste comme ça que les gens font généralement pour se dire adieu. Elle remue pour retirer le bas ; je m’évertue à lui enlever le haut. Passe une main entre ses cuisses dès qu’elle a fini de se battre avec ses chaussures. Les lui écarte d’une pression minime. Remonte jusqu’à la culotte que j’ai refusé qu’elle délaisse. Me penche sur elle. Viens lui mordre les lippes. Me repaître de sa respiration qui s’accélère dès que mes phalanges la flattent. Elle se cambre. Ondule. Ma paluche disponible se calque à sa nuque ; le pouce y redessine l’angle de sa mâchoire. J’ai voulu aller en voir une autre, tu sais. Tellement tu m’avais humilié. J’ai voulu me rassurer, même s’il fallait que je paie. Je me suis vu beau dans les yeux d’une pute – beau, riche et intéressant. Ce que tu m’avais pas donné, toi, alors même que je t’avais demandé de m’épouser. Elle m’a entrainé dans une camionnette à l’extérieur, Ruby. Toujours en string et sans son soutif. Elle est passée à l’arrière. Dans un espace couchette pas trop mal aménagé. Elle m’a laissé me faufiler entre ses cuisses. – Quelle position, m’a-t-elle demandé avec le timbre de la professionnelle qui pose cette question 15 fois par jour. – Tourne toi, lui ai-je répondu avec le timbre du client qui n’en ai pas à sa premier pute. Elle a rit. Elle s’est tournée. A levé la croupe le plus haut possible – elle avait un tatouage sur les reins, un truc très kitsch de mauvaise qualité, une espèce de rose avec un prénom quelconque. Elle a posé la tête sur le matelas et elle m’a regardé… Et je t’ai vu à sa place – pas dans une camionnette minable sur un bord de route à te prostituer. Non. Je t’ai vu parce que je n’avais pas envie d’elle ; parce que je pensais à toi malgré tout. Parce que c’était hâtif et stupide. Ca m’a tellement surpris, que la brune se transforme en blonde, que je me suis redressé trop vite. J’ai tapé dans le toit de la caisse avec l’arrière de mon crâne et je me suis enfui. Je me suis enfui en lui laissant l’argent de la passe.

- Varri, dis-je si bas que même moi j’ai du mal à m’entendre. Le bord de la culotte, humide, est légèrement repoussé pour qu’index et majeur s’y introduisent, extorquant un gémissement plaintif à la blonde. Varri, qu’est-ce que je fais ? Ma raison m’ordonne d’arrêter. La sensation de Varri contre moi, autour des mes doigts, m’implore de continuer. C’est des conneries, le sexe de la rupture. Comment est-ce que ça peut marcher ?Parle moi, mes canines croquent un lobe. La paume soulève une cuisse. – Redis-moi toutes ces choses avec des feulements dans la voix. C’est fini. Après nos orgasmes, on se quitte pour de vrai.Laisse moi partir, après. Retiens moi.Laisse moi partir parce que tu ne pourras tenir aucune de tes promesses et que tu ne mérites pas que je te reprennes. Ne me laisse plus jamais partir ; l’amour n’est pas une question de mérite.







Couleurs Dialogues:
 

☾ ☾ ☾ ☾ ☾
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Sa chaîne va se rompre, le Vorace bondira ▲ Guerre, au seul souvenir des maux que tu déchaînes, fermente au fond des cœurs le vieux levain des haines ; dans le limon laissé par tes flots ravageurs des germes sont semés de rancune et de rage et le vaincu n’a plus, dévorant son outrage, qu’un désir, qu’un espoir: enfanter des vengeurs.
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Big bang [Terminé] - Ven 22 Déc 2017 - 23:39
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sorciers
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EFFIGIE : Charlize Theron
BAFOUILLES : 9206
PACTE : 04/01/2017


OSSATURE : 37 ans
CONTRAT : Kiffe se soumettre à un certain mâle alpha et a du mal à l'admettre. A le palpitant qui déconne en sa présence. En couple donc, toujours fourrée dans les bras d'Irénée.
BESOGNE : Ancien officier de police. Morte aux yeux du monde dans l'asile dont elle s'est échappée.
FABLE : Elle a des doutes, surtout depuis qu'elle a perdu le bébé difforme qui grandissait en son sein. Celui qui a bien failli la rendre folle
ÉCHINE : Tout porte à croire qu'elle est la chair faible. Une humaine. Et pourtant, ses rêves ont toujours été peuplés de visions indéchiffrables à la symbolique poignante. Maintenant qu'elle est à Rome, elle rêve éveillée - sur le passé des gens. Elle est sorcière mais ignore encore tout de la vraisemblance de cette situation.
PRESTIGE : Clairvoyance empathique. Varri peut vivre les souvenirs des autres.
CREDIT : Cya
LARS
&
VARRI
BIG BANG
A la frontière de ses lèvres, elle sent le tumulte qui anime le mâle. Les contradictions qui s’affrontent. C’est qu’il veut lui résister et qu’il n’aurait pas tort de le faire, dans le fond. Et elle, pourrait s’en vouloir de le retenir de sa proximité affriolante dans le but d’anéantir toute volonté. Putain de conquérante. Elle ne veut pas lâcher, Varri. Ne veut pas le lâcher – pour rien au monde. Même si elle pue l’égoïsme et même s’il pourra le lui reprocher plus tard. Les bouches se pressent et les soufflent se lient dans une symphonie langoureuse. La charpente nouée de tensions se met à frémir perceptiblement et Varri sent sa tête lui tourner dans un frisson exquis. Je ne te mérite pas… Qu’elle se dit dans une culpabilité doucereuse. Je ne mérite pas tout le plaisir que tu me procures. Lars épingle son jeans pour l’attirer brusquement contre lui et elle hoquette d’un soulagement extatique. Ses bras se nouent à sa nuque dans la danse maladroite qu’ils ébauchent tout deux sur le seuil de la porte. Lars l’entraîne vers l’intérieur de l’appartement dans un tintamarre qui aurait de quoi réveiller l’immeuble tout entier. De la concierge bavarde du rez-de-chaussée jusqu’au voisin d’en face qui l’a pris pour une pute quand elle est venue la dernière fois. Le Kvène s’impatiente – ne s’encombre pas d’un souci de porte entrouverte pour l’enjoindre à s’adosser contre le mur. Ça cogne, lui arrache un regard fiévreux avant qu’elle ne se tende pour lui attraper les lèvres d’un baiser fougueux. Tu sais, je ne suis pas là pour ça, à la base. Qu’elle aimerait lui dire. Ça va bien au-delà de ça, nous deux. La blondine s’agite, le crin en pagaille et les yeux encore rougis de larmes. Elle rive ses mains à la ceinture de Lars dans une gestuelle empressée pour la lui retirer dans un claquement de cuir. Il fait presque sauter la braguette de son pantalon et elle se dandine pour faire glisser le vêtement le long de ses hanches – grogne quand ses chaussures à talons entravent la manœuvre tout en levant les bras pour permettre à Lars de lui virer son haut. Elle se perd dans l’empressement d’un besoin de peau. Ta peau, brûlante. Ton désir, qui me consume. Les chaussures virent enfin et elle cale ses omoplates contre le mur pour mieux décrocher son bassin dans sa direction et crocheter sa culotte de ses index. Il l’arrête dans son mouvement, Lars – fait naître une étincelle sauvage dans les prunelles habitées de la donzelle qui le dévore du regard. Et il la touche. Glisse une main jusqu’à ses cuisses, lui arrache des frémissements irrépressibles tout en se penchant sur elle pour piquer ses lèvres de ses dents. Varri renverse la tête en arrière, le rouge aux joues et le cœur battant à tout rompre. Elle ferme les paupières et étouffe une nouvelle supplique lorsqu’il la caresse à travers le tissu de sa culotte – elle remue dans un sursaut charnel à mesure qu’il l’attise. Et elle emmêle ses mains à ses frusques sans trouver la force de les lui retirer, pour l’instant, trop enivrée par l’attention qu’il lui offre. Il la surplombe, Lars. Il la maintient. Et il murmure son nom jusqu’au creux de son oreille tout en s’immisçant en elle avec ses doigts. Une plainte s’écorche au seuil du souffle effréné. Elle a l’impression de s’enfoncer dans le mur, Varri – de fondre dans le paysage en se tortillant sous une torture exquise. C’est intense à la faire pleurer, encore. Et il chuchote, en italien cette fois-ci. Sa langue roule, elle peut l’entendre Blondie et ça l’excite davantage. Les crocs viennent charrier l’oreille et elle se tend. Ecoute ses suggestions du suédois qui revient au galop, le supplice au ventre. Elle hoche la tête. Je te le dirai. Puis à la négative lorsque l’esprit embrumé par le désir comprend les termes de sa dernière requête. « Non… Non… Je les tiendrai, mes promesses. Et je vais encore te les répéter. Maintenant et après. » Murmure-t-elle. « Après que... » Elle plante son regard dans le sien, noue ses phalanges aux siennes dans un soupir de satisfaction avant de s’occuper de son pantalon à lui. C’est que ça lui demande de la concentration à la blonde, elle qui ondule à chacune des caresses qu’il lui prodigue. « Après que je me sois occupée de toi. » Elle l’embrasse, à Lars. Vient chercher sa langue de la sienne pour lui murmurer en bouche. « Je veux te faire jouir. Maintenant et plus tard. Quand le soleil sera levé et avant qu’il ne se couche. Aujourd’hui, demain et pour le reste de ta vie. » Elle dégage sa paluche de son entrejambe pour mieux opérer. Le lui fait retirer pantalon, tee-shirt et boxer dans une danse sensuelle. Elle soupire d’aise quand elle embrasse enfin sa peau. Son derme ardent. Qui sent curieusement la fraise. Une œillade fiévreuse vient se perdre dans ses calots à lui. Ses yeux verts qui prennent une teinte mordorée lorsqu’il est excité. Est-ce que tu en as vu une autre, Lars ? Ce soir. Son minois se froisse d’un air farouche et tentateur. Est-ce que t’as aimé ça autant que tu aimes ça maintenant ? Elle le mord au niveau des pectoraux pour y laisser une marque, fait courir sa langue sur jusqu’à son ventre pour le sentir se crisper. L’effleure sciemment de ses seins tendus quand elle descend - lie caresses de ses dextres à l’ouvrage quand elle le cueille de sa bouche. Pour le faire vibrer de sa langue.

Peu importe l’environnement glauque et toutes ses odeurs qui se mêlent. Peu importe si la porte est à moitié fermée et que le voisin d’en face risque de rappliquer. Blondie le sublime d’une tension extatique et lève ses yeux vers lui pour le mener vers le matelas gisant au sol – un sourire espiègle vissé aux lippes. « Je me dévoue à ton corps et tes envies, Lars. Dis moi tout de tes fantasmes les plus obscurs. Ceux qui te fond frémir jusqu’aux tréfonds de ton ventre. Je veux te rendre fou. Je veux te rendre ivre de moi comme je le suis de toi. » Elle le repousse pour qu’il s’allonge – vient, féline pour le lécher une nouvelle fois. S’arrache dans un soupir fiévreux en passant la langue sur ses lèvres et en l’incendiant d’un regard intense. « Comment tu veux que je te fasse plaisir ? Dis-le moi. » Avec ma bouche, mes seins ou mes fesses. « Et après, laisse moi te dire que je t’aime, Lars. Laisse moi me serrer contre toi. Je veux rester dans tes bras. Et je veux te regarder sourire. Je veux m’ébahir des ridules au coin de tes yeux de quand tu te sens heureux. Et tout faire pour que tu le restes, heureux. Je te promets. » Dressée sur ses genoux, elle prend une de ses mains pour la guider sur son corps – de la courbe de ses seins jusqu’à l’angle de sa hanche. De la couture de sa culotte jusqu’à l’humidité entre ses cuisses. « Nous, ce n’est pas que ça. C’est bien plus. » Et qu'elle l'embrasse, encore. A se perdre dans les embruns lubriques - à désirer que ça n'en finisse jamais.  


Dialogues:
 
CODAGE PAR AMIANTE

☾ ☾ ☾ ☾ ☾
BRUTALE.
L'âme susurre et le cœur se noie. Dans les abîmes d'une rage folle  - créature famélique et vorace qui fouille les entrailles à la recherche d'une raison. Une seule suffit pour qu'elle exulte. Fanfaronne et se digère. N'en reste alors plus que les cendres. Celles de son monde dévasté.(c)lazare.
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Big bang [Terminé] - Sam 23 Déc 2017 - 6:00
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lycans
lycans


EFFIGIE : Jason Momoa
BAFOUILLES : 8439
PACTE : 06/06/2017


OSSATURE : 38 ans
CONTRAT : C'est compliqué / Varribataire - c'est comme être en couple sauf qu'on se l'avoue pas / Polygamie non assumée avec les vins et les spiritueux de la supérette discount du coin
BESOGNE : Sentinelle, chimiste et auto-capitaine pour le compte de la Nostro Regno
ÉCHINE : Suprématie anéantie - Lupin
PRESTIGE : Sens accrus - Plus agile, plus fort, plus rapide que le commun des mortels, mais pas que le commun des surnaturels - Régénération - Rage, impulsivité, agressivité CHECK - Capacité à péter les plombs en un temps record, CHECK - Instincts primaires enclenchés CHECK - Titiller l'bestiaux : NON CONSEILLE
GANG : Nostro Regno
CREDIT : Sign code by Solosland © Gifs by Varri <3 & QCEENMERAS
HJELM Lars
&
BJURMAN Varri
BIG BANG

Bien sûr que non, tu ne les tiendras pas, tes promesses. C’est la seule chose dont je suis à peut près sûr. Ma tête me tourne. Pas de l’alcool mais de l’excitation. Comme si on ne c’était pas vu depuis des mois. Comme si cette rupture tragique avait créé une faille spatio-temporelle. Qu’elle s’affaire à me retirer mon pantalon n’aide en rien les démangeaisons de l’encéphale – les points multicolores qui dansent et le palpitant qui remonte dans la gorge. – J’ai envie de toi, soufflé-je, lapidaire, dès qu’elle cause à même ma bouche. Dès que sa langue roule sur ma langue, que ses mots percutent mes mots. Dès qu’elle repousse ma main de son entrejambe en m’arrachant un grognement d’insatisfaction – j’aime te sentir. C’est à mes fringues de virer. De s’envoler. De me découvrir. De se retrouver au tapis en des gestes saccadés. Rapides. Empressés. Peut-être un peu maladroits. J’aide, tant bien que mal. Gauche, à n’en pas douter. Reculant, tremblant. Les mains sur ses hanches, ses fesses, ses seins – n’importe où, où il y a de la chair tendre à s’approprier. Jusqu’à ce qu’elle morde. Là. Sur mon torse. Ses dents se plantent dans mon derme. Je résiste. Bascule la tête en arrière dans une effervescence bestiale. Mes doigts s’emmêlent dans ses cheveux. Des frissons galopent tout le long de mon dos. Et elle me lâche seulement après avoir la certitude, dans un regard d’experte, qu’elle a marqué ma peau – pas pour longtemps, Amour. Puis elle lape. Se trémousse. Se frotte. M’enivre de sa vision lorsqu’elle se pose sur ses genoux. Que ses calots cherchent les miens dans une complaisance lascive. Je lui dégage la nuque. N’ai pas besoin de la guider pour qu’elle m’avale. Pour qu’elle coulisse de sa menotte. Qu’elle me fasse vibrer d’un plaisir intime. Refuse de lui offrir des gémissements qui finissent par venir au bout de quelques secondes interminables. Avant de se transformer en complainte dès qu’elle arrête son œuvre. Se redresse. Me pousse à travers l’appartement chaotique. Me fait basculer sur le sol, dans la mousse du matelas éventré. Je me débats. Un peu. Me laisse allongé d’une main autoritaire. Ai oublié pourquoi on se bat. Pourquoi on est ici et pourquoi c’est mal, que je lui cède. Pourquoi je ne voulais pas et pourquoi c’était nécessaire pour ma dignité. Pourquoi je voulais la punir en me punissant de son corps.

Elle m’oblige à réfléchir, avec son histoire de fantasme. J’en ferme les yeux. Essai de faire abstraction du tumulte de mes reins. Je ne sais même plus comment je m’appelle, comment tu veux que je te parle des trucs sales qui tournent dans ma tête ? J’en ai un tas, j’imagine… J’imagine que je ne suis pas un mec chaste.Je…Ne sais plus.Putain, ronronné-je dans une contraction épidermique dès qu’elle me lèche. J’en ai du mal à soutenir son regard. Celui qui me jauge de plus haut – enivré d’un appétit communicatif. Le questionnement n’aide en rien – tout en toi me ferait plaisir : ta bouche, tes seins, tes fesses, tes mains, ton sexe… Donne moi ce qui passe. Je mets sur un coude. Elle embarque mon poignet disponible pour faire courir ma paume sur ses courbes. Me laisse la contempler, rêveur, quand elle me fait terminer mon escale entre ses cuisses. A l’orée d’un dessous humide. Mes prunelles dégringolent. Mes phalanges s’enroulent autour du tissu pour y tirer dessus. Légèrement. Assez pour que Varri tende ses hanches vers moi, pas assez pour qu’il cède. Comment tu arrives à articuler des phrases correctes dans ce genre de circonstances ? Moi je ne sais même plus la langue que je dois utiliser. Et je me redresse. Et je la saboule sur le côté. L’embrasse à m’en couper le souffle. Lui arrache littéralement sa culotte – et beaucoup plus facilement que la première fois que j’en avais eu la fantaisie. Hésite à la supplier de me finir avec sa bouche – parce qu’elle est douée, Varri, avec sa bouche. Mais préfère à l’idée quelque chose de plus occasionnel – plus particulier. Alors je la retourne d’un mouvement brusque. Pressé. – Ta croupe, murmuré-je en lui pinçant les flancs pour qu’elle se cambre. – Je veux ta croupe. Ma langue laisse une traînée fraîche le long de sa colonne vertébrale. Jusqu’à sa nuque que j’embrasse. Un coup de museau contre la tempe lui intime de se tordre le cou pour me regarder – cherche l’approbation dans les calots de la blonde tandis que je m’égrise entre ses jambes. Mes phalanges se mélangent aux siennes. Les ramènent contre son bas-ventre. – Caresse-toi, ordonné-je d’une voix enrouée par le désir. J’ai envie de te sentir… De te sentir à l’intérieur de toi quand j’y serais aussi. Ma virilité dérive à ses fesses. S’y glisse en cessant chaque embardée dès qu’un couinement me semble suspect. Geint – d’un geignement de plénitude – dès que je suis en elle. Entièrement. Je me plaque contre son dos qui se creuse. Cherche ses lèvres au départ d’une série de va-et-vient timides. Appréhensifs. Une série courte. Ou trop longue. Je ne sais pas. Je ne sais plus. Parce qu’elle couine. Que son palpitant fait vibrer tout son corps. Qu’elle se touche, sous moi et que ça me rend dingue. Et que je peux deviner l’égard de ses doigts à chaque fois que je pousse en elle – plus fort, soudainement, plus vite. Plus profondément. Je clape ses épaules de mes crocs. Palpant un sein. Me joins à elle, entre ses cuisses. En crevant chaque fois que je lui coupe le souffle – que je lui fais fermer les yeux et qu’elle se pince les lèvres. Réveille mes voisins, ai-je envie de lui susurrer là, à l’oreille. Mais il n’y a qu’un grognement extatique qui en sort. Son séant tape contre mon bas ventre dans un claquement magnétique. Elle se tend. S’ouvre. S’offre un peu plus. Me fait venir dans un spasme qui me comprime. Et je m’en bouffe l’intérieur de la gueule de cet orgasme prenant. Et j’en manque de m’écrouler sur elle. Dévi au dernier moment pour laisser choir mes 110 kg sur le côté. Ma peau me pique. Ma peau se consume d’elle.

Mes lippes s’étirent en un sourire béat. – Attend… Je tâtonne. Lui choppe l’avant bras. Pourquoi tu lui demande d’attendre ? Elle t’as dit qu’elle ne comptait pas partir. Pour le principe ou le plaisir. – Attend encore un peu. Avec moi. Pour qu’on puisse faire ça toute la journée, sans avoir besoin de parler. Je dodeline du chef. Me passe une paluche sur le visage – tente de me sortir de cet état de transe étrange. Viens coller mon museau contre Varri. Hume ses effluves – de nous, elle fleure nous et ça fleure bon. – C’est dommage… repris-je après quelques secondes de silence. – Que nous ça ne soit pas que du sexe mais que ce soit qu’en faisant du sexe qu’on s’entend parfaitement. L’inverse aussi, serait particulièrement triste, Lars.



Couleurs Dialogues:
 

☾ ☾ ☾ ☾ ☾
“Wait I rise, Lordy Mama”
Sa chaîne va se rompre, le Vorace bondira ▲ Guerre, au seul souvenir des maux que tu déchaînes, fermente au fond des cœurs le vieux levain des haines ; dans le limon laissé par tes flots ravageurs des germes sont semés de rancune et de rage et le vaincu n’a plus, dévorant son outrage, qu’un désir, qu’un espoir: enfanter des vengeurs.
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Big bang [Terminé] - Sam 23 Déc 2017 - 10:21
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sorciers
sorciers


EFFIGIE : Charlize Theron
BAFOUILLES : 9206
PACTE : 04/01/2017


OSSATURE : 37 ans
CONTRAT : Kiffe se soumettre à un certain mâle alpha et a du mal à l'admettre. A le palpitant qui déconne en sa présence. En couple donc, toujours fourrée dans les bras d'Irénée.
BESOGNE : Ancien officier de police. Morte aux yeux du monde dans l'asile dont elle s'est échappée.
FABLE : Elle a des doutes, surtout depuis qu'elle a perdu le bébé difforme qui grandissait en son sein. Celui qui a bien failli la rendre folle
ÉCHINE : Tout porte à croire qu'elle est la chair faible. Une humaine. Et pourtant, ses rêves ont toujours été peuplés de visions indéchiffrables à la symbolique poignante. Maintenant qu'elle est à Rome, elle rêve éveillée - sur le passé des gens. Elle est sorcière mais ignore encore tout de la vraisemblance de cette situation.
PRESTIGE : Clairvoyance empathique. Varri peut vivre les souvenirs des autres.
CREDIT : Cya
LARS
&
VARRI
BIG BANG
C’est bon. Qu’elle songe, Blondie. C’est si bon quand tu es fou de moi. Dans une complaisance fiévreuse, Varri renverse un peu la tête en arrière quand Lars lui pince sa culotte – dernier rempart de tissu face à son excitation évidente. C’est qu’elle aussi, elle s’impatiente. Elle veut l’entendre gémir. Lui donner ce qu’il veut. Quitte à s’enrouer de frustration de ne pas l’avoir en elle. Parce qu’elle sait qu’elle ne le mérite pas, son orgasme. Et elle redoute de voir partir Lars – après tout ça. Elle craint qu’il ne la jette dehors en lui disant que c’est bel et bien fini et qu’il saura se passer d’elle à l’avenir. Est-ce que ça sonne comme des adieux ? Une dernière étreinte avec la fin ? Non… Non. Il chasse la vague d’inquiétude naissant furtivement sur son visage en s’animant. Il se redresse et prend l’ascendant. L’embrasse avec passion – allume un feu en elle. Un brasier incandescent qui la fait gémir de plus belle. Et le tissu craque quand il l’arrache tandis que Varri se meurt d’une pression torride – réalisant ô combien elle l’aime ça. Sa bestialité. Le peu d’égard pour ses sous-vêtements. Varri cherche de sa main avide - caresse sa virilité tendue en voulant goûter au souffle haletant de son bourreau. Mais il la coupe dans son élan. La retourne dans un geste brusque, Lars, lui faisant comprendre qu’il a choisi le dénouement de leur étreinte. Son désir intime, là maintenant. Le plaisir par derrière. A quatre pattes, Blondie tord l’échine – s’axe du mieux qu’elle peut pour faciliter leur union. Et elle soupire, encore et encore – jubile du parcours de la langue dans son dos – frémit de sensation plutôt que de voir à quoi il s’évertue. Son visage vient la chercher et la blonde lui accorde une oeillade fiévreuse pour marquer son approbation. Vite. Je vais mourir de ne pas t’avoir en moi. Elle se mord les lèvres, se laisse guider par le mâle lorsqu’il lui intime de se caresser pendant qu’il la pénètre. Et elle met du cœur à l’ouvrage quand il s’insinue en elle – un peu dans la douleur, au départ avant que ça n’en devienne grisant. C’est qu’il est prévenant, Lars – et pas égoïste quand il vient chercher son plaisir en elle. Et ça la fait soupirer. Ça la fait l’aimer davantage. Bouscule ses mirettes d’un voile blanc d’une extase qui transcende. Elle le sent dans son dos – gémit de sa charpente qui vient se serrer contre la sienne. Leur peau moite de sueur et de lubricité. Elle l’encourage Varri, en tordant la nuque pour l’embrasser – soupire quand il joint ses doigts aux siens pour se mouvoir en elle. Qu’il la touche, qu’il la vénère et qu’il se contracte d’un plaisir honnête. C’est la débandade du myocarde, le souffle cavale entre ses lippes et elle gémit, encore et encore. S’extasie plus fort. Geint son nom sans se lasser et se redresse légèrement contre lui quand elle le sent venir en elle. Elle pourrait jouir, encore et encore juste à l’entendre. A le sentir, intimement déferler au plus profond.

Les corps retombent et la tension avec. Lars roule sur le côté et la blondine se repose sur un flanc, naïade malmenée par les ressacs de son propre orgasme. Elle l’entend causer, doit mettre quelques secondes avant que sa conscience ne s’aiguise et qu’elle saisisse la teneur de ses propos. Il lui étreint l’avant bras, comme pour la retenir – lui demande d’attendre. Elle s’étend contre lui, Blondie. Poitrine nichée contre son flanc, jambe s’emmêlant aux siennes et elle le regarde avec attention, étirant un sourire lorsqu’elle se bâfre de cette expression comblée sur son visage. Les voilà, tes ridules. Cette satisfaction. Ce que j’aime te voir comme ça. Lars vient la chercher du museau, faisant frémir ses naseaux dans une inspection toute particulière. Elle juche ses doigts contre sa mâchoire et vient l’embrasser avec langueur pour le faire taire. Qu’avec le sexe que l’on s’entend parfaitement. « Ne me quitte pas. » Murmure-t-elle après quelques secondes en se noyant dans son regard. « Je ne partirai pas, Lars. Si tu ne veux plus de moi, alors il faudra que tu me jettes dehors par tes propres moyens. » C’est moins grave que ça en a l’air parce qu’elle a envie d’en rire, un peu – pour rendre le tout moins dramatique. « Et si tu t’enfuis, je te suivrai. Toute nue s’il le faut. » Elle fait courir ses doigts sur le torse, Varri. Désespère de voir la trace de ses quenottes commencer à se résorber. « C’est pas juste. J’aurais tant aimé que ça reste. » Ma marque. Sa possessivité.

Le salon en bataille se meut d’un silence un peu étrange. D’une contemplation mutique de l’un pour l’autre. Même si tout est en vrac. Si de la mousse jonche le sol et que l’odeur de moisi est entêtante. Elle s’en fout, Varri – tant qu’elle le regarde, lui. Ce qu’elle fait d’ailleurs, malgré le sommeil qui presse les paupières. C’est qu’elle n’a pas dormi la blonde et qu’il n’y a rien de plus rassurant que de le faire dans les bras de celui qu’elle aime. Mais elle a peur. Peur qu’il s’en aille. Peur qu’il la quitte. Elle remue lentement la tête dans une caresse épidermique du thorax – prend plaisir à venir le chatouiller de ses mèches blondes avant d’y déposer les lèvres. « Je t’aime. Laisse moi une chance de te montrer comment. » J’irai consulter. J’essaierai d’endiguer cette folie carnassière qui me ronge l’encéphale. « Une dernière... » Elle se la fait, sa promesse – avec ferveur. La scelle d’un baiser qu’elle lui dérobe. Enroule un bras contre son torse pour se blottir davantage.


Dialogues:
 
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☾ ☾ ☾ ☾ ☾
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L'âme susurre et le cœur se noie. Dans les abîmes d'une rage folle  - créature famélique et vorace qui fouille les entrailles à la recherche d'une raison. Une seule suffit pour qu'elle exulte. Fanfaronne et se digère. N'en reste alors plus que les cendres. Celles de son monde dévasté.(c)lazare.
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Big bang [Terminé] - Dim 24 Déc 2017 - 2:27
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lycans
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EFFIGIE : Jason Momoa
BAFOUILLES : 8439
PACTE : 06/06/2017


OSSATURE : 38 ans
CONTRAT : C'est compliqué / Varribataire - c'est comme être en couple sauf qu'on se l'avoue pas / Polygamie non assumée avec les vins et les spiritueux de la supérette discount du coin
BESOGNE : Sentinelle, chimiste et auto-capitaine pour le compte de la Nostro Regno
ÉCHINE : Suprématie anéantie - Lupin
PRESTIGE : Sens accrus - Plus agile, plus fort, plus rapide que le commun des mortels, mais pas que le commun des surnaturels - Régénération - Rage, impulsivité, agressivité CHECK - Capacité à péter les plombs en un temps record, CHECK - Instincts primaires enclenchés CHECK - Titiller l'bestiaux : NON CONSEILLE
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BJURMAN Varri
BIG BANG

Je recule le faciès, légèrement. Pour qu’elle puisse venir me redemander, tout près, de ne pas la quitter. La pulpe de ses doigts jouant dans ma barbe. Ses prunelles tutoyant les miennes dans une supplique presque tangible. Je ne sais pas… Je ne sais pas si tu réalises ce que tu as fait. Ne sais pas non plus si c’était la meilleure chose à faire, te prendre là, maintenant, pour te faire réaliser. Ce n’était absolument pas intelligent de ma part – absolument pas objectif vu les circonstances qui nous ont poussées à nous retrouver au milieu de cet appartement. Le lendemain du drame. Je m’affaisse malgré la marque d’humour. Coule une œillade vers mon pectoral à peine rougi par la mâchoire désireuse de Varri. Ramène un bras dans son dos pour la presser un peu plus contre mon flanc. Finis par le laisser retomber sur le sol – du moins à moitié sur le sol à moitié sur un bout de matelas décharné. Vire tes œillères. Sois moins con et influençable. Fous la dehors. Tu sais qu’elle ne serait vraiment pas difficile à expulser d’ici Lars. Vraiment pas. Elle est toute chétive. Toute légère. Même si tu gueules un peu fort, avec des mots un peu durs, je suis sûr que tu arriverais à la faire fuir comme elle t’a fait fuir. Sers-toi de ses faiblesses comme elle s’est servie des tiennes. Crache sur sa mère. C’est dans l’argumentaire amer d’un cerveau pourtant repu que je remarque – dans une expression légère, un clignement de paupières un peu plus lent que d’habitude – que Varri est fatiguée. Vraiment fatiguée. De la guerre qu’on se mène ou de celle qu’elle s’est déclarée. De notre partie de jambe en l’air ou de ce qu’il a fallut qu’elle donne pour y arriver. Tu m’as cherché ? ai-je envie de lui demander. Tu m’as cherché toute la nuit… Pendant que moi je cherchais une autre femme pour qu’elle soigne la dignité que tu avais détruite. Pourquoi ? Pourquoi avoir crié si fort pour abdiquer si vite ? Elle écrase ses lèvres contre les miennes. Je profite de ce baiser, paume contre nuque, en prise avec mes déboires intérieurs.

Tu ne peux pas dormir ici, dis-je tout bas en me redressant sur mes coudes. La position oblige Varri à s’éloigner de moi – assez pour que sa poitrine ne soit plus plaquée sur mes côtes. Tu m'ensorcelle. Tu me rends dingue. Il faut que je me détache de toi si je veux reprendre le court de cette putain de conversation. Il faut que je pense à autre chose qu'à ton corps nu lové contre le mien. Comme à nos fringues tiens. Où est-ce que nous avons laissé nos fringues ? Je jette un coup d’œil circulaire. La chambre est vide. Seul trophée de nos ébats, la culotte déchirée traînant à côté de moi. Je ne prends même pas la peine de la lui rendre. Dans l’entrée. On s’est tous les deux déshabillés dans l’entrée. Fais mine de me lever. Avorte le geste alors que je baisse le museau vers Blondie. – Ce n’est pas la première fois, chuchoté-je sur le ton de la confidence –une confidence douloureuse. – Que tu fais ça. Que tu m’incendie pour des choses que je ne peux soit pas changer, soit que tu as mal compris. Trois ou quatre fois, je ne sais plus mais… Mais ce n’était pas la première fois. Je claque ma langue sur le palais. Balance ma tête de droite et de gauche d’un air un peu dépité. – Tu ne t’en rends même pas compte. Pour que tu réalises que ce que tu vomissais ce n’était pas correct il a fallut que tu me perdes. Est-ce que t’imagines les proportions qu’une simple envie de changer de sujet a prise ? Au départ… Au départ j’ai pensé que tu faisais ça parce que tu ne me respectais pas. Que tu me détestais, moi ou ce que j’avais fait. De fait ça ne me dérangeait pas – du moins je le subissais plus volontiers – parce que nous n’étions pas ensemble et que tu jugeais la vie d’un homme à travers les dossiers que tu avais lu sur lui. Tu devais avoir une image terrible de moi et c’était parfaitement normal. Le problème c’est que plus on se côtoie et plus on se connait plus tes colères sont violentes et ciblées sur ce que j’ai pus te confier. Je commence à croire que c’est moi qui t’inspires toute cette haine et cette méchanceté. Pas les dossiers ou ce que tu pensais penser. Juste la personne que je suis vraiment. Dans sa globalité. Je crois… Je crois qu’il faut vraiment que t’y réfléchisse Varri. A ça. A nous. A toi. Que tu y réfléchisses s… Seule.

Mon faciès se tourne précipitamment vers la porte. Une odeur percutant mes narines – une odeur inconnue, de laurier et de romarin, un mélange d’huiles essentielles, de cuisine maison et d’une fleur, je ne saurais dire laquelle. Y a quelqu’un. Y a même au moins deux quelqu’un dans mon appartement. Cette fois, je ne fais pas qu’esquisser. Je me lève. Ramène du bout du pied une couette, restée non loin de la porte, pour que Varri s’en drape. Sort nu, sans vraiment réfléchir à ma tenue vestimentaire. C’est à l’angle du couloir qu’on se croise. Moi et eux. Dans un réflexe incontrôlé ma paluche se plaque contre le cou de l’importun. Un importun au gilet vert fait mains.Et merde ! Je le relâche de suite dans un soubresaut de surprise. Le voisin de gauche. C’est mon vieux voisin de gauche. Recule d’un pas. Réalise que je suis à poil en même temps que lui et là concierge restée dans l’entrée. Et re-merde !Qu’est-ce que vous foutez là ? craché-je alors qu’ils ne semblent pas me comprendre. Mauvaise langue. Je trépigne. Vois mon jean. Au pied de la gardienne. L’englobe d’un mouvement du poignet pour lui intimer de me le faire passer. – Qu’est ce que vous foutez là ?! L’autre ouvre la bouche sans que rien n’en sorte. Papi est plus loquasse. – Mais qu’est ce que c’est que ce bordel ?! s’étonne-t-il en faisant un tour sur lui-même. Il s’engage dans le salon, une grimace vissée sur les traits. Vas-y tranquille, fais comme chez toi.Mon pantalon… Donnez moi mon pantalon. - Qu… La concierge baisse le museau. Tâtonne le jean du bout du bout du pied. – Ca ? Je grogne. T’es conne ou bien ? Enrage. Fulmine. Passe dans le couloir. Ramasse mon pantalon sans même qu’elle ne s’écarte d’un centimètre – elle est soit complètement sous le choc de l’état de l’appartement, soit ça fait trop longtemps qu’elle n’a pas vu un homme sans vêtement. Je l’enfile rapidement. Vais arrêter la visite solitaire de mon voisin en le rattrapant par le col – il s’est stoppé de lui-même devant la porte de la chambre. Contemple la naïade blonde enroulée dans sa couette. – C’est… - Dehors, grogné-je lorsque c’est à son tour de bloquer. C’est un putain de cauchemar. On se croirait dans un sale feuilleton à l’humour pas marrant.On vous a cambriolé ?, questionne la concierge qui s’est finalement décidée à s’aventurer plus loin – j’aurais préféré qu’elle reste là où elle était. – On a entendu tellement de bruits, renchérit le voisin avant que son timbre devienne plus hésitant. Je m’en cogne à un point…Et… Enfin. BAM la porte hier soir. Puis plus rien. Puis quelque chose qui ressemblait à une engueulade dans le couloir… Puis… BAM la porte une nouvelle fois. Ca piétinait fort puis… - Puis les cris, glousse l’autre. Finalement tu les as vraiment réveillé, mes voisins.Ca faisait des semaines qu’on avait rien entendu dans votre appartement, Monsieur Carissi, vous comprenez on… Ils haussent tous deux les épaules quasiment au même moment. – On s’est vraiment beaucoup inquiété. Quand on vu la porte, le sang… Les vêtements aussi, peut-être ?Et on a eu raison ! Les bras de la concierge tapent ses hanches. – Regardez moi l’état de cet appartement ! On vous l’a vandalisé quand ?!Je… Je n’en sais rien ? Je n’en sais rien parce que personne ne me l’a vandalisé. Barrez vous d’ici avant que je ne vous égorge ?Sortez d’ici, grogné-je. – On se connait n’est-ce pas ?, balance le voisin à Varri, les sourcils froncés d’une réflexion sincère. Surtout faites comme si je n’étais pas là et qu’elle n’était pas à poil sous sa couette. Il claque des doigts. – C’est votre amie qui ne parle pas la langue ! Elle va bien ?M’est avis que oui… La concierge va se presser contre la porte. – Mais elle parle la langue, la petite, affirme-t-elle en hochant la caboche. Vous en avez de la chance, lui chuchote-t-elle de ce ton particulier que prennent les filles lorsqu'elles se racontent des histoires grivoises, moi une fois avec mon Alfonso… C’est qui, Alfonso ? m’interrogé-je alors que la concierge s’applique à babiller sans en omettre les détails les plus croustillants. C’est une blague. On nous faisait moins chier au motel.

Je bouscule les intrus, nerveusement. Tire le col de l’un. Pince le bras de l’autre. Ils bêlent, étonnés de la tournure que semble prendre les événements. Restent un peu béat en me regardant pivoter entre eux et l’encadrement  de la piaule. – J’ai dit : Sortez d’ici, articulé-je placide. Glacial. Meurtrier.Co… - L’appartement vous sera rendu dans 15 jours dans l’état où on me l’avait loué. Maintenant, hors de ma vue.Je pourrais appeler la police ! menace la concierge plus vexée que véritablement engagée. – M’obligez pas à répéter, encore. Je commence à perdre patience. Et ça piaille. Et ça fait de grand geste. Et ça cause de jeunesse qui s’oublie – je me demande vaguement l’âge qu’ils songent que j’ai. Et ça sort, enfin. Mon dos se dénoue d’une certaine tension quand je me détourne pour me mettre en face de Blondie. Ca va ?Rhabille toi, je te ramène au motel.




Couleurs Dialogues:
 

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“Wait I rise, Lordy Mama”
Sa chaîne va se rompre, le Vorace bondira ▲ Guerre, au seul souvenir des maux que tu déchaînes, fermente au fond des cœurs le vieux levain des haines ; dans le limon laissé par tes flots ravageurs des germes sont semés de rancune et de rage et le vaincu n’a plus, dévorant son outrage, qu’un désir, qu’un espoir: enfanter des vengeurs.
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