Big bang [Terminé]

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Big bang [Terminé] - Lun 25 Déc - 19:31
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sorciers
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EFFIGIE : Charlize Theron
BAFOUILLES : 9208
PACTE : 04/01/2017


OSSATURE : 37 ans
CONTRAT : Kiffe se soumettre à un certain mâle alpha et a du mal à l'admettre. A le palpitant qui déconne en sa présence. En couple donc, toujours fourrée dans les bras d'Irénée.
BESOGNE : Ancien officier de police. Morte aux yeux du monde dans l'asile dont elle s'est échappée.
FABLE : Elle a des doutes, surtout depuis qu'elle a perdu le bébé difforme qui grandissait en son sein. Celui qui a bien failli la rendre folle
ÉCHINE : Tout porte à croire qu'elle est la chair faible. Une humaine. Et pourtant, ses rêves ont toujours été peuplés de visions indéchiffrables à la symbolique poignante. Maintenant qu'elle est à Rome, elle rêve éveillée - sur le passé des gens. Elle est sorcière mais ignore encore tout de la vraisemblance de cette situation.
PRESTIGE : Clairvoyance empathique. Varri peut vivre les souvenirs des autres.
CREDIT : Cya
LARS
&
VARRI
BIG BANG
Elle voudrait croire qu’il y a pas de flou, Varri. Pas de malaise entre eux après ce qui vient de se passer. Elle aimerait croire que Lars accepterait de la reprendre – peut-être pas de lui pardonner, évidemment, pas tout de suite mais au moins qu’il ne la quitte pas. Elle entretient cet espoir la blonde parce que ça représente quelque chose, tout ça. Ce n’est pas que du sexe – qu’un instinct primal visant à être assouvi. Non, l’amour ne s’éclipse pas comme ça. Du jour au lendemain – même dans l’impression d’avoir été trahi. Bafoué.
Il la serre un peu contre lui, Lars. Duel miroitant dans ses prunelles. Puis il la lâche dans une résignation qui sonne comme une prise de décision fatidique. Et elle le sent qui s’éloigne dans une impuissance qui lui noue les entrailles. Le râble bouge et Lars se redresse sur ses coudes pour mieux lui imposer sa distance. Elle reste flanquée sur le bout de matelas, Blondie. Le regarde dans une lueur mutine frappée de désarroi. Il lui dit qu’elle ne peut pas dormir ici et la donzelle essuie le rejet dans un froncement de sourcils un peu penaud. C’est qu’il la pousse dans ses retranchements le Kvène. La confronte à la désillusion de ses volontés les plus intimes. Je ne peux pas ou tu ne veux pas ? Elle l’observe en silence puis se pince brièvement les lèvres dans une culpabilité torrentielle. Aimerait se redresser à son tour mais se résigne à rester étendue là – nue et douloureusement vulnérable. Lars cherche du regard dans la pièce chaotique comme pour la fuir définitivement et elle s’imagine déjà le voir filer sans la moindre explication.
Retiens-le. Retiens-le, Varri.
Il esquisse un mouvement et les phalanges de la belle se contractent sur le matelas éventré en guise de réponse muette face à sa réserve. Mais il parle, finalement, Lars. Il reste et lui cause avec ressentiment de cet irrespect qu’elle lui inflige – et elle n’est pas  à son premier coup d’essai, la blonde. Elle le regarde et se heurte à ses meurtrissures. Aux plaies vives qu’elle a ouvertes en lui. Varri n’a jamais été très à l’aise face aux reproches mais elle sait pertinemment que tout ce qu’elle perd l’est à cause de son orgueil. Ce putain d’orgueil qui rauque dans sa tête comme si sa vie en dépendait. Blondie passe une main sur son visage et se frotte les yeux dans un revers de main hagard avant d’acquiescer d’un geste du menton. Je m’en rends compte, Lars. Mais toujours trop tard. Il lui dit qu’au départ, son comportement aurait pu être compréhensible, voire justifiable et légitime étant donné la vision qu’elle avait de lui. Mais maintenant. Maintenant qu’ils sont proches, complices et qu’elle lui a dit qu’elle l’aimait – pourquoi faut-il qu’elle lui crache à la gueule de cette manière ? Ce n’est pas cohérent. Surtout envers ce qu’elle dit ressentir à son égard. « Non, non... Ce n’est pas toi. » C’est moi. Et ma foutue nécessité à rentrer en guerre pour pouvoir me prouver tout un tas de conneries. Sûrement un relent de manichéisme qui subsiste – à se dire que c’est amoral. Le foutu conditionnement de sa pensée. Et toi, est-ce que tu me hais ? Pour ce que je viens de te faire ? Les prunelles inquiètes de la blonde plongent dans celles de son interlocuteur. Elle se redresse à son tour avant de ramener ses jambes contre elle pour se serrer les genoux. Puis acquiesce tristement. Oui… J’imagine qu’il faut que j’y réfléchisse. Que je me soigne. Elle plonge son museau en contrebas, fuyant son regard trouble. Que je me flagelle puisque manifestement, j’adore me foutre dans ces situations. En vérité, elle exècre. Elle ne supporte pas de le voir loin d’elle à Lars. Redoute de laisser libre cours à son imagination débordante malgré elle. Où est-il ? Qu’est ce qu’il fait ? Est-ce qu’il en regarde une autre comme il l’a déjà regardé, elle ? Est-ce qu’il se rend compte qu’elle n’est rien finalement – rien d’autre qu’un emballage plutôt plaisant à baiser. Que je suis meilleure à baiser qu’à aimer.

Varri ne le regarde pas quand il remue avec nervosité. Elle capte simplement un mouvement à ses côtés et met quelques secondes à réaliser que quelque chose d’autre ne va pas. Que quelque chose d’autre qu’elle le chiffonne à cet instant même. Il se lève brusquement, Lars. Déplie sa charpente colossale et lui jette une couette égarée dans un angle de la pièce. Surprise, elle la ramène contre elle sans pour autant bouger de son matelas comme un naufragé dériverait sur son radeau. Le titan disparaît par l’encadrement de la porte et Blondie se décroche la tête à vouloir s’axer dans sa direction. Il est prévenant, Lars. Il s’inquiète de sa nudité à elle alors qu’il s’exhibe sans la moindre pudeur dans le couloir de son appartement. Varri comprend qu’il y a quelqu’un d’autre lorsqu’elle entend des hoquets de surprise et un bruit d’empoignade. Son sang se glace dans ses veines. Elle pense d’abord aux Sames – à Blix qui aurait pu le retrouver mais arque un sourcil sceptique en entendant l’étonnement rageur du Kvène. Blondie fouille un peu les alentours dans un instinct désespéré avant d’entendre un timbre grave néanmoins familier dans son inoffensivité beugler en italien. Elle se frappe le front dans une lucidité appréhensive. Et merde ! Le petit vieux. Le voisin de palier. Lars cause de pantalon et le gloussement féminin fait vaguement sourciller la blondine. La concierge. Manquait plus que ça. Varri entend des bruits de pas. D’abord un peu loin avant de s’approcher dans le couloir. Elle cherche stupidement un échappatoire ou quelque chose derrière lequel se cacher comme si elle était une ado prise en flagrant délit dans le plumard d’un p’tit copain mais croise le regard effaré du vieux voisin qui se plante devant la porte pour la reluquer. La paluche puissante de Lars rentre dans son champ de vision pour s’interposer dans cette scène cocasse et Blondie redoute à un moment de le voir briser le petit vieux entre ses pognes. Il grogne un ordre mais le voisin fait la sourde oreille. Varri se fend d’un sourire embarrassé avant de remonter la couette jusqu’à son menton en espérant s’y noyer dans l’indifférence la plus totale. C’est au tour de la concierge de s’approcher pour s’étonner de l’état de l’appartement – donnant quelques détails pour justifier l’inquiétude qui les tenaille. Varri hésite à parler pour tenter de les rassurer mais l’italien se fait pataud en bouche et ces deux là monopolisent toute la conversation. Ils causent, encore et encore et Lars semble perdre patience en ponctuant leurs interventions d’ordres teintés de menace. La blondine promène ses yeux d’un visage à l’autre avant de comprendre que le voisin s’adresse à elle. Ou du moins qu’il tente de la se la remettre. « Euh… » C’est bien la seule chose qui franchit ses lippes, à Varri, non sans oublier le sourire qu’elle affiche lorsque la concierge se penche par l’encadrement de la porte pour parler d’Alfonso, son défunt mari – qui avait manifestement du goût pour les turlutes en plein jardin public. Elle se tend un peu, la tête enfoncée dans les épaules, avant que Lars ne perde définitivement patience et ne les reconduise vers la porte dans une certaine amertume. Ça va même au-delà de ça. Blondie perçoit la menace faire vibrer ses cordes vocales et redoute un élan d’impulsivité trop farouche. Dans le verdict qu’il articule en italien, elle saisit l’idée générale et se pince les lèvres en entendant le ton protestataire de la concierge.
Puis la porte claque.

Suspendue à son propre souffle, Varri reste immobile, enroulée dans sa couette. Lars revient vers la chambre, d’humeur exécrable et lui intime de s’habiller pour la ramener au motel. Elle baisse les yeux, se perd dans un flottement inquiet puis se relève d’une démarche maladroite pour s’exécuter. Elle se glisse par la porte, s’attarde brièvement face à Lars dans une attraction magnétique frisant l’hésitation avant de rejoindre le salon pour récupérer ses frusques éparpillées un peu partout. Elle bute stupidement sur le fait de ne pas avoir de culotte avant de daigner lâcher la couette et enfiler sa tenue. Elle se tortille un peu, la couture du jeans lui rentrant dans les fesses puis s’incline vers Lars qui revient de sa démarche pesante.

Est-ce que ça va ?
Elle a envie de lui demander, Varri. Sait que c’est stupide. Que ça ne va pas et que c’est sa faute. Elle passe une main dans ses cheveux blonds pour les ordonner machinalement. Réprime l’envie de lui prendre la main. Tais-toi, Varri. Tais-toi. Alors elle le suit dans la cage d’escaliers à pas feutrés – histoire d’éviter d’attirer la curiosité des voisins une fois de plus. Descend les marches sans un mot pour le suivre jusqu’à sa moto et grimpe derrière lui en enroulant ses bras autour de sa taille. Réalise que même dans l’inconfort du froid polaire qui s’immisce sous ses frusques, elle voudrait que tout ça ne se termine jamais. Elle, lovée contre lui.

Le moteur crache son bruit. Le bolide s’engage dans les rues et Varri presse ses cuisses aux hanches masculines. Elle ferme les paupières tout du long, se concentre sur le claquement de la veste en cuir qui frappe les flancs. Se dit qu’elle donnerait tout pour qu’ils partent. Là. Maintenant. Qu’ils quittent cette ville de malheur, tous les deux même si elle ignore où ils pourraient aller. Si elle est une fugitive  et qu’il est dealer.
Quel futur ça leur laisse ?

« Est-ce que c’est important, Rome. Pour toi ? » Qu’elle lui demande lorsqu’il arrête le moteur à deux pas du motel insalubre qui l’attend. C’est sorti comme ça, entre deux saccades du palpitant qui lui souffle tragédie. Elle le regarde, à la lumière artificielle du lampadaire – suit les ombres qui découpent son faciès dans un clair obscur inquiétant. S’avance pour l’effleurer alors qu’il n’a même pas quitté sa bécane. « Est-ce que tu t’imagines continuer de bosser pour eux ? Est-ce que tu en tires un certain réconfort ou est-ce que c’est par dépit - parce que tu as l’impression de ne pas avoir le choix ? » Pas d’amertume ou de jugement dans la question. Une simple curiosité. Une envie de savoir. Mais elle outrepasse et s’en rend vite compte. Elle baisse les yeux dans un froissement coupable avant de désigner le bâtiment derrière elle du pouce. « Reste avec moi… Lars. Ton voisin et la concierge de ton immeuble t’attendent au tournant. Et je ne veux pas te laisser dormir là-bas. A même le sol. Alors que moi, je dors dans un lit. » Elle ponctue son discours de quelques secondes de silence. « Je réfléchirai. Je réfléchirai à tout ça, je te jure. »

Elle capte le regard du Kvène qui voyage brièvement un peu plus loin et s’incline pour constater qu’une des prostituées est toujours en train de faire le tapin à l’entrée de la ruelle. Une putain qu’elle reconnaît trop bien. Crystal, c’est ça ? Celle qui lui aurait sciemment fait une petite ristourne. Elle ne préfère pas l’imaginer avec elle, Lars. Elle ou une autre. Toutes ces donzelles expertes en sensualité à la plastique irréprochable et aux sourires aguicheurs. « Mais reste avec moi… Je t’en supplie. » J’ai besoin de toi. Sans vraiment réfléchir, Blondie empoigne Lars par le tee-shirt pour l’inciter à se pencher vers elle et elle l’embrasse. L’embrasse à s’y perdre, dans un soupir nécessiteux.

Dialogues:
 
CODAGE PAR AMIANTE

☾ ☾ ☾ ☾ ☾
BRUTALE.
L'âme susurre et le cœur se noie. Dans les abîmes d'une rage folle  - créature famélique et vorace qui fouille les entrailles à la recherche d'une raison. Une seule suffit pour qu'elle exulte. Fanfaronne et se digère. N'en reste alors plus que les cendres. Celles de son monde dévasté.(c)lazare.
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Big bang [Terminé] - Mer 27 Déc - 0:12
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lycans
lycans


EFFIGIE : Jason Momoa
BAFOUILLES : 8440
PACTE : 06/06/2017


OSSATURE : 38 ans
CONTRAT : C'est compliqué / Varribataire - c'est comme être en couple sauf qu'on se l'avoue pas / Polygamie non assumée avec les vins et les spiritueux de la supérette discount du coin
BESOGNE : Sentinelle, chimiste et auto-capitaine pour le compte de la Nostro Regno
ÉCHINE : Suprématie anéantie - Lupin
PRESTIGE : Sens accrus - Plus agile, plus fort, plus rapide que le commun des mortels, mais pas que le commun des surnaturels - Régénération - Rage, impulsivité, agressivité CHECK - Capacité à péter les plombs en un temps record, CHECK - Instincts primaires enclenchés CHECK - Titiller l'bestiaux : NON CONSEILLE
GANG : Nostro Regno
CREDIT : Sign code by Solosland © Gifs by Varri <3 & QCEENMERAS
HJELM Lars
&
BJURMAN Varri
BIG BANG

Elle erre, Varri. Dans mon appartement. Elle me donne l’impression de ne s’être jamais habillée avant. De ne jamais avoir vu les fringues qu’elle ramasse sur le sol – comme un automate. L’abandon de la couette est périlleux. C’est qu’elle l’étudie un moment, son jean, sous tous les angles. Sous toutes les coutures. Vulnérable. Là elle me paraît vulnérable. Dans une mini-seconde. Une étincelle. A la lumière de phares qui s’écrase contre ma vitre. Dans un bruit, un soupir. Un haussement de sourcil. Une tension qui s’échappe, une autre qui recroqueville Dans la douleur d’une âme, l’inexpression du corps. Dans l’aberration – la prière d’un rêve éveillé. Le silence d’un pardon. L’impuissance d’une action. Et ça me pince le cœur. Ca me vrille le bide. Ca me fait mal à m’en traiter d’abruti. De féroce. D’impitoyable. De sans cœur. De lâche. De con. Je me frappe, dans ma tête, quand il faudrait que je verbalise – au bon moment, ça serait cool, pour une fois. Je me dis : Putain mec, c’est probablement la femme de ta vie et tu vas la laisser partir pour une connerie. Tu vas la ramener chez elle pour lui prouver ce qu’elle se tue à t’expliquer : qu’elle s’est plantée comme on se plante tous. Qu’elle a eu tort. Qu’elle n’est pas indépendante. Mais je reste planté là. Je reste… Planté là. En la regardant. Ouais. Je la regarde à en devenir aveugle. Je la regarde à en crever ; dans une amertume personnelle, interne et tenace. Dans une amertume qui me revient de droit. Je la regarde en me demandant ce que je fais ; ou plutôt ce que je ne fais pas. La pardonner, par exemple. Lui répéter que je l’aime et que je l’ai compris et que je le conçois même si c’est difficile. Parce que si l’amour n’est pas égoïste il n’est pas non plus rancunier – et si elle ne peut pas changer tant pis je ferais avec. Parce que ce n’est pas qu’une histoire de cul non. Non ce n’est pas que ça. C’est autre chose nous. C’est au-delà de ça même si ça ça marche bien… Sacrément bien même. Parce que je mourais pour elle. Pour des conneries en plus. Pour une baguette de pain qu’elle refuse de payer, ou un porte monnaie qu’elle refuse de céder. Pour un pari. Pour un t’es cap. Pour rire ou pour pleurer. Parce que c’est elle. Parce que je le sens c’est comme ça, c’est au fond de moi. Ca me rend les mains moites et ça me fait palpiter le palpitant. Ca me rend bête. Ca me fait sourire et ça me rend heureux. Et je peux tout perdre. Tout. Si c’est avec elle.

Mais je reste planter là.
Et je la regarde.


C’est lorsqu’elle s’aperçoit que je la fixe que je me remets en mouvement. D’une lenteur tragique et impériale je traverse le couloir. Ramasse mon tee-shirt. L’enfile en passant le pas de la porte et descend vite ; sans me retourner. Je fais comme si elle n’était pas là. Comme si j’étais seul. Enjambe ma bécane. Penche légèrement la caboche de côté. Frisonne à sentir ses menottes me ceinturer. Effleure son poignet sans faire exprès. Ai envie de tout planter là. De retourner sur mon bout de rien dans ma piaule, avec elle. Je pense brièvement que ça peut nous suffire, pour être bien. Juste elle. Juste moi. Juste nous et un matelas éventré. M’y refuse pourtant – me paume dans mes réserves, dans mon orgueil, dans mes propres arguments. Sais même plus pourquoi il faut que je la ramène. Pourquoi ça m’énerve tant qu’elle soit là, avec moi, pour discuter. Parce que vous n’arrivez pas à discuter, Lars, me souffle une raison un peu bancale, je l’admet. Je triture les clés. Le moteur rugit. Le bolide s’engage dans les rues de Rome. Je fais un peu traîner le trajet. Me perd dans des allées passantes pas si passante à cette heure matinale. Ralentis devant une pharmacie qui m’apprend que ce n’est même pas 6h du matin et qu’il fait moins de 5°C. Slalome entre trottoir et barrière de sécurité pour prendre un raccourcis. Me gare, finalement… Le long du motel. N’ai pas le courage de descendre du destrier mécanique. N’ai pas le courage de contempler la lapone. A peine ai-je celui de couper le contact. T’es toujours aussi con. Je relève le museau lorsqu’elle me cause de Rome – savoir si c’est important pour moi. Perd mes prunelles au dessus de son épaule – là où une pute subsiste perchée sur ses talons hauts desquels elle chancèle. Non, répond-je pour moi. Non j’imagine que ce n’est pas important. Que je m’en fous ; que la NR s’en fout. Que tout le monde s’en fout et que le plus important, dans l’histoire, c’est le pognon facile que ça me fait amasser. Un pognon dont je vais beaucoup moins voir la couleur maintenant que je ne peux plus créer de Pikku. Je claque ma langue sur mon palais quand Varri semble se reprendre. Comprend que je ne souhaite pas répondre. A quoi bon ? Ca va t’outrer, t’énerver… On va partir dans un débat absurde sur le vandalisme et la drogue et la morale… Mais peut-être que je préfèrerais ça, ouais. Ca plutôt que t’entendre une nouvelle fois me demander de rester avec toi. Ma nuque roule dans un soupir profond. La contradiction du corps et de l’esprit. Quand l’un pense que c’est bien de prendre du recul avec ce qu’on vient de se mettre dans la tronche, et l’autre qui assure que c’est surmontable malgré la proximité et l’absence de dialogue. Qu’est-ce que je fais ?Mes voisins ne feront rien, prononcé-je avant qu’une supplique, suivi d’un baiser, ne me coupe littéralement respiration et parole. Varri m’empoigne, sûre d’elle. M’incite à me voûter dans une contorsion étrange – mais pas inconfortable.  L’un de mes bras s’enroule autour de ses reins quand je me presse. Que je la serre. Quand je la bois. Que je la respire et que je fonds contre elle. Encore. Embrasse moi encore et toute notre vie.

Puis je me recule.
Trop rapidement.
Comme si elle m’avait brûlé.
Dans une dernière caresse un peu rude.
Remet le contact.
Fais crisser mes roues dans un dérapage semi contrôlé.
Disparais sans lui dire au revoir.


La boulangerie du coin de la rue. Je me suis arrêté à la boulangerie du coin de la rue. A moins d’un kilomètre du motel – moins de 2 min après avoir quitté Varri – parce que ça sentait bon les viennoiseries. Ca m’a rappelé qu’elle n’avait pas dû manger depuis la veille, Varri. A cause de moi.

J’ai attendu devant le magasin.
Le nez collé contre la vitrine et les étalages vides et sombres. J’ai fumé une clope et puis j’en ai allumé une seconde avec la première. J’ai trouvé le temps horriblement long mais, en fait, il n’y a pas beaucoup de minutes qui se sont écoulées – qu’une petite poignée. Ca m’a permis de m’interroger. De me poser les questions qui fâchent – celles qui me font du mal depuis la veille. Je me suis demandé pourquoi j’étais là, à attendre que ce truc ouvre pour acheter de la bouffe à une femme que je venais de laisser sur un trottoir et que je ne devais pas revoir. Je me suis demandé si tout ça, ce n’était pas une excuse – si je n’aimais pas, moi aussi, vivre dans la souffrance masochiste de mes sentiments. Si je n’avais pas ce besoin irrépressible de tout briser, comme elle, lorsque ça devenait trop fort, trop bien, trop parfaitement foireux. Ca m’a énervé. Je me suis allumé une troisième cigarette. Je me suis dis Mais non Lars, t’es pas comme elle. Toi tu l’aimes. Tu le sais. Tu ne lui aurais jamais fait ça. Tu l’aurais jamais abattu alors qu’elle était à terre. Cela dit c’est… Certainement ce que j’ai fait, après. Lorsqu’elle s’est excusée et que j’ai estimé que ce n’était pas le moment. Qu’elle n’était pas excusable même en faisant preuve d’humilité.

J’ai mis mes paluches en coupe autour de mes mirettes pour voir s’il ne vendait pas de l’alcool, le boulanger. Puis, comme s’il entendait dans ma tronche, il m’a laissé rentrer, le boulanger, dans une remarque comique parce que je semblais être matinal. Je ne me suis même pas souvenu si j’avais vraiment dormi. Me suis emballé en prenant la moitié de ce qu’il venait de lever. Je suis sorti de là avec trois poches pleines à craquer de bouffe un café comme elle les aime et une canette de bière. Je suis allé jusqu’au motel. Me suis assit sur les marches. Ai fumé, encore. Ai bu, toujours. Pour monter, finalement.

Je bloque devant la porte de cette pute de chambre depuis 10 bonnes minutes, maintenant. A me ressasser le connard de film qui m’a ramené ici en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Pourquoi je me suis cassé si c’était pour venir ramper ? Pourquoi t’es si lâche, Lars, quoi que tu fasses ? Pourquoi tu ne peux juste pas admettre que ça ne peut pas marcher, vous deux, parce que vous avez des caractères trop extrêmes ? C’est ça, de toute façon, qui te gave depuis la veille. Pas vraiment ce qu’elle t’a craché ; juste d’avoir réalisé qu’il y avait une probabilité majoritaire que vous ne vous conjuguiez pas au pluriel. Je ferme les yeux, le cœur au bord des lèvres. Tente ma chance en appuyant sur la poignée, persuadé que ça va me résister parce qu’elle doit fermer à clés. Mais la porte s’entrebâille dans un miracle un peu surprenant. Je me faufile dans le couloir. M’avance jusque dans la pièce principale. Retrouve la blonde, couchée sur le lit ; la respiration saccadé des gens qui ne dorment pas et qui sont en proie à des maux terribles. Je m’arrête. Hésite à faire demi tour parce que c’est ma faute. Me force, dans une audace absurde, à faire les derniers pas qui me sépare d’elle. Les poches de viennoiseries et le café sont posés sur la table de chevet. Varri trésaille. Se tourne quand je me penche sur le lit – sur elle. Que mes phalanges s’agrippent à la charpente du lit et au flanc de Varri pour la soulever légèrement, l’amener à mes lippes. Elle a les yeux rougit, Varri… Et des sanglots au bord des lèvres.Il faut que tu manges quelque chose, soufflé-je en lui donnant un coup de museau sur la pommette. – On va finir par te voir à travers. Mange pendant que je vais à la douche m’enlever cette odeur de fraise.Je ne veux pas que tu sois triste, murmuré-je en venant perdre mon visage dans son cou, laissant ma carcasse s’échouer sur le plumard. – Je ne voulais pas partir tu sais, tout à l’heure. Je crois que j’avais juste envie de te faire mal. De te faire mal comme j’ai mal… Pardonne-moi, Amour.






Couleurs Dialogues:
 

☾ ☾ ☾ ☾ ☾
“Wait I rise, Lordy Mama”
Sa chaîne va se rompre, le Vorace bondira ▲ Guerre, au seul souvenir des maux que tu déchaînes, fermente au fond des cœurs le vieux levain des haines ; dans le limon laissé par tes flots ravageurs des germes sont semés de rancune et de rage et le vaincu n’a plus, dévorant son outrage, qu’un désir, qu’un espoir: enfanter des vengeurs.
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Big bang [Terminé] - Mer 27 Déc - 12:50
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sorciers
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EFFIGIE : Charlize Theron
BAFOUILLES : 9208
PACTE : 04/01/2017


OSSATURE : 37 ans
CONTRAT : Kiffe se soumettre à un certain mâle alpha et a du mal à l'admettre. A le palpitant qui déconne en sa présence. En couple donc, toujours fourrée dans les bras d'Irénée.
BESOGNE : Ancien officier de police. Morte aux yeux du monde dans l'asile dont elle s'est échappée.
FABLE : Elle a des doutes, surtout depuis qu'elle a perdu le bébé difforme qui grandissait en son sein. Celui qui a bien failli la rendre folle
ÉCHINE : Tout porte à croire qu'elle est la chair faible. Une humaine. Et pourtant, ses rêves ont toujours été peuplés de visions indéchiffrables à la symbolique poignante. Maintenant qu'elle est à Rome, elle rêve éveillée - sur le passé des gens. Elle est sorcière mais ignore encore tout de la vraisemblance de cette situation.
PRESTIGE : Clairvoyance empathique. Varri peut vivre les souvenirs des autres.
CREDIT : Cya
LARS
&
VARRI
BIG BANG
Comment font-ils, les couples ? Pour se faire pardonner de l'autre après une bavure. Varri ne trouve rien d'autres – rien d'autres que les maigres supplications qui lui viennent à la bouche. Elle n'a jamais été douée avec les mots alors c'est physiquement qu'elle cherche à le retenir, à Lars. Parce que là-dedans, il y a au moins une certitude – Lars la désire comme elle crève d'envie de lui. De ses lèvres, de ses mains et de son corps. De lui, tendu et frémissant sous ses doigts. De ses grognements et des insultes qui lui viennent quand elle lui fait perdre le nord - ceux qui ont le mérite de l'exciter. C'est qu'elle pourrait jouir juste en l'écoutant, à Lars – tant son plaisir lui est communicatif. Ils partagent une osmose. Une osmose presque parfaite. Si toutefois elle n'ouvrait sa bouche que pour le faire venir et pas pour cracher son orgueil dans la pensée navrante de se prouver un tas de choses à la con.

Quel gâchis.

Comme sur le seuil de la porte de son appartement, Blondie sent Lars enivré par son contact lorsqu'elle l'attire pour l'embrasser. Elle l'arrache un peu à sa bécane dans un souffle profond – dans un soupir d'impatience qui se meut en gémissement satisfait lorsqu'il se presse contre elle et y répond avec fougue. Reste là. Qu'on s'embrasse dans le froid jusqu'à en avoir mal. Même si elle veut plus, Blondie – pour qu'ils oublient définitivement ce qui les a forcé à s'entredéchirer.
Mais Lars se dégage dans un élan furtif, saisissant la mine de la blonde dans une incompréhension un peu sauvage. Il s'incline, met en route le moteur et s'empresse de disparaître dans les ruelles quand Varri reste à le fixer d'un regard teinté d'un douloureux désespoir.
Elle n'y croit pas de suite, d'ailleurs.
Cligne des yeux à plusieurs reprises dans l'espoir un peu fébrile de le voir revenir. Mais rien. Il n'y a rien au fond de cette ruelle. Et le silence s'abat sur les alentours comme pour l'écraser dans le sentiment nauséeux d'un sanglot qui voudrait sortir.

« Putain. » Qu'elle articule, Blondie, une aiguille dans le cœur. C'est fini. Les yeux humides plongent contre le bitume et elle ramène une dextre sur sa face pour se tenir le bas du visage dans une profonde affliction. Sent un mélange de colère et de chagrin prendre le pas sur tout – la ravager d'une déferlante qui la rend quelque peu atone. Elle détend alors ses bras le long de ses flancs et reste immobile durant quelques minutes, les mirettes galopant jusqu'à la pute qui finit sa nuit sur le trottoir. Lessivée du labeur qui lui esquinte le corps. Elle voudrait avoir mal, Varri. Physiquement. Pour pouvoir oublier la douleur qui lui met le cœur en charpie. Pourquoi tu m'as pas cogné, Lars ? ça lui aurait donné une raison de lui en vouloir. Viscéralement. Dans un râle survivant. Ça aurait pu lui donner une autre impression que celle de se faire abandonner. Et qu'elle est insupportable, cette sensation.

Varri sort de sa léthargie dans un soupir éreinté. Les yeux dans le vague, un tant soit peu de contrôle sur ses larmes qui ne demandent qu'à sortir, elle dépasse la pute et les quelques autres qui ponctuent son chemin pour se rendre jusqu'à l'entrée du motel, silencieuse à cette heure ci. Les marches à grimper lui semblent être un obstacle insurmontable. Accrochée à la rampe d'escaliers, elle peine à se hisser – doit s'arrêter durant une poignée de secondes quand elle entrevoit une myriade de points blancs devant ses yeux. Réalise dans une pensée furtive qu'elle chasse aussitôt que c'est peut-être parce qu'elle n'a pas dormi, pas mangé, pas bu depuis des heures. Depuis qu'ils se sont disputés.

Et maintenant, c'est fini.

La blonde se le répète comme une torture, s'emmêlant dans sa gestuelle lorsqu'elle cherche la serrure de la porte du bout de sa clé. Elle s'impatiente, rage à l'orée d'un souffle haché puis quand le verrou cède, elle repousse brusquement la porte de l'épaule pour se glisser à l'intérieur et la referme dans un claquement sonore qui pourrait faire trembler l'immeuble jusqu'à ses fondations. Elle se dirige péniblement jusqu'au lit pour s'y laisser tomber pesamment. Contemple le plafond durant une bonne dizaine de minutes sans qu'une seule expression ne viennent à ébrécher le portrait saisi de la blonde. Puis l'émotion s'insinue dans le vide terrifié de sa caboche. Elle se renverse sur le flanc, replie ses jambes contre elle avant d'enfouir sa tête dans l'oreiller pour étouffer les sanglots qui se bousculent maintenant à ses lèvres comme si elle venait de leur ouvrir la porte.

Elle pleure à s'en écorcher les yeux, dans la sensation douloureuse qu'elle n'a plus rien. Plus de vie, plus d'identité, plus de job – ce job pour quoi elle a sacrifié sa vie – plus d'amis, plus de proches ni de famille. Et voilà qu'elle vient de perdre ce qui lui donnait l'impression de supplanter toute cette absence. Lars. Auprès de qui elle se disait prête à supporter les élans tragiques que sa vie a pris – lui qui la rendait plus forte, prête à se reconstruire et à se battre.

Et maintenant ?

Rien. D'épuisement, elle se noie dans son oreiller humide. Parvient à repousser ses godasses dans une gestuelle paresseuse avant de se recroqueviller sur le plumard en position fœtale. L'esprit embrumé par la fatigue, elle frémit à chaque sanglot qui s'espace – se meurt dans les pensées qui s'articulent tel un cauchemar alors que la conscience divague.

Et si le temps passe, les images restent, elles.

Un bruissement de papier la secoue d'un soubresaut à Varri. Y a quelqu'un, juste là. Son cœur fait un bond dans sa poitrine – repart d'adrénaline avant qu'un frisson ne lui ébranle l'échine. Elle se retourne et écarquille les yeux en voyant Lars se pencher sur elle pour la redresser vers lui. Elle se laisse faire, docile – mais peine à réaliser qu'il est vraiment là. « Je rêve. » Qu'elle murmure, interdite. « Je rêve. Tu n'es pas là. » Il lui dit de manger mais Blondie est engluée dans son effarement. Il la cherche un peu et elle le trouve en cueillant son visage entre ses mains pour effleurer sa barbe de ses lèvres un peu tremblantes. La caresse lui arrache un soupir – lui fait pincer les lèvres dans un soulagement palpable. « Tu es revenu ? Tu es vraiment revenu ? » Elle renverse la tête en arrière quand il promène son museau contre sa gorge. Presse les paupières quand il lui dit ne pas vouloir la rendre triste. Et gémit douloureusement à l'idée que tout ceci puisse être une fabulation de son esprit malade et fatigué. Puis elle sent le poids du corps masculin faire couiner le matelas et ouvre les yeux pour le contempler étendu à côté d'elle. Il s'excuse, Lars. Lui dit que si il est parti, c'était pour lui faire du mal – pour lui faire payer. Et il s'excuse.

« Est-ce que c'est vrai ? » Qu'elle lâche après quelques secondes, un peu perdue. « Est-ce que tu es réel ? » Elle tend les doigts pour redessiner sa mâchoire – descend jusqu'aux reliefs à travers le tee-shirt pour le palper dans une inquiétude latente. « Tu es là et tu t'excuses ? » Elle s'étrangle dans un hoquet gonflé d'émotion, se penche pour l'embrasser. Pour le goûter, avec ferveur. Inspire bruyamment en s'y arrachant – dépassée par le tumulte qui se révèle en elle. « Lars... » Elle gémit son nom. Égare une main dans sa tignasse blonde avant de se pincer les lèvres. « Je t'aime. Ne me quittes jamais. Promets le. Je t'aime à en mourir si tu me quittes. » Elle l'enfourche, Varri. Se colle contre lui pour le sentir inspirer et fait flirter sa joue contre la sienne pour venir lui murmurer à l'oreille. « Est-ce que tu veux bien me pardonner ? » Ses lèvres cherchent les siennes avec passion et elle ondule un peu sur lui quand il égare ses mains sur ses hanches dans une crispation d'envie. « Laisse moi... Te faire l'amour. Je t'en supplie. » Elle geint, frissonne, se cambre. Passe ses mains sous son tee-shirt pour tâter sa peau brûlante. Puis le fait crisper de l'entaille de ses ongles avant de remonter le tissu et d'embrasser sa musculature. Dans un sentiment d'extase, elle se redresse pour lui faire éprouver la pression de son bassin. En joue, lascivement malgré leurs vêtements. Leurs entraves. Puis quelque chose la terrasse assez violemment. Entre fièvre et trop plein d'un désir brûlant. Un voile blanc se traîne dans son champ de vision, sa tête lui tourne et elle se sent partir.
Elle tombe.
Encore et encore.
Avec rien à quoi se raccrocher.

Puis il fait noir. Durant quelques minutes, avant que le timbre grave de Lars ne lui vienne de loin. De très loin. Il l'appelle. Ça résonne un peu dans sa caboche et Varri ouvre difficilement les yeux pour se remettre de ses émotions. Elle a du mal à embrayer un tant soit peu de réflexions cohérentes. Plisse les yeux comme si la lumière l'éblouissait avant de se perdre dans l'expression inquiète du Kvène penché sur elle. « Lars.... » Murmure. « Je sais pas ce qu'il s'est passé. » Si, tu le sais. Un malaise.
Enfoncée dans le matelas, elle lui coule une œillade un peu embarrassée. Louche sur son tee-shirt à moitié étiré qui révèle poitrine et ventre pour signifier là où ils s'en sont arrêtés de leurs ébats. Elle veut l'attirer pour l'embrasser à nouveau mais sent comme une odeur grimper dans la pièce. Des viennoiseries. Le ventre gargouille dans une protestation sourde et elle grimace en se redressant, une main sur la panse. « Tu m'as ramené à manger ? » Elle se pince les lèvres et se fend d'un sourire tendre.
Je t'aime. Qu'elle veut lui dire, encore. Mais l'appel de l'estomac est plus téméraire. Blondie s'empare de la poche et en regarde le contenu, jambes croisées en tailleur. Tout en prenant une bouchée qu'elle savoure dans une expression conquise, Varri croise le regard de Lars, toujours à ses côtés – un peu saisi dans un état soulignant sa frustration. « Laisse moi deux minutes et je m'occupe de toi. » Lui lâche-t-elle dans une risette espiègle.

Dialogues:
 
CODAGE PAR AMIANTE

☾ ☾ ☾ ☾ ☾
BRUTALE.
L'âme susurre et le cœur se noie. Dans les abîmes d'une rage folle  - créature famélique et vorace qui fouille les entrailles à la recherche d'une raison. Une seule suffit pour qu'elle exulte. Fanfaronne et se digère. N'en reste alors plus que les cendres. Celles de son monde dévasté.(c)lazare.
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Big bang [Terminé] - Jeu 28 Déc - 1:49
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lycans
lycans


EFFIGIE : Jason Momoa
BAFOUILLES : 8440
PACTE : 06/06/2017


OSSATURE : 38 ans
CONTRAT : C'est compliqué / Varribataire - c'est comme être en couple sauf qu'on se l'avoue pas / Polygamie non assumée avec les vins et les spiritueux de la supérette discount du coin
BESOGNE : Sentinelle, chimiste et auto-capitaine pour le compte de la Nostro Regno
ÉCHINE : Suprématie anéantie - Lupin
PRESTIGE : Sens accrus - Plus agile, plus fort, plus rapide que le commun des mortels, mais pas que le commun des surnaturels - Régénération - Rage, impulsivité, agressivité CHECK - Capacité à péter les plombs en un temps record, CHECK - Instincts primaires enclenchés CHECK - Titiller l'bestiaux : NON CONSEILLE
GANG : Nostro Regno
CREDIT : Sign code by Solosland © Gifs by Varri <3 & QCEENMERAS
HJELM Lars
&
BJURMAN Varri
BIG BANG

Bien sûr que c’est vrai. La blague serait de mauvais goût, sinon, j’imagine. Je relève légèrement le visage lorsque la pulpe de ses doigts s’attarde dans le dru de ma barbe. Redresse le torse lorsque c’est au tour de mon tee-shirt d’avoir droit à son expertise réalité. Et c’est qu’il y a une déferlante d’émotions qui traverse le regard de la blonde. Tant et si bien que je me demande brièvement si c’était une bonne idée de revenir aussi vite – si je n’aurais pas dû attendre, encore, une heure ou deux qu’elle ait pu dormir. Son palpitant s’emballe – si fort que je pourrais l’entendre même si je n’étais pas un loup. Elle nous saboule. Me reverse. M’enjambe dans une passion dévorante et une chaleur extatique. Ou étrange. Nos bouches se confondent. Nos langues s’emmêlent dans ces retrouvailles charnelles. On ne s’est pas quitté beaucoup, pourtant. Les reins de Varri ondulent contre mon bas ventre. Je m’appui sur un bras. Etrange la chaleur.Varri, soupiré-je alors que ses phalanges s’engagent sous mon tee-shirt. – Varri arrête. Je ne suis pas revenu pour ça. Mais elle ne m’entend pas. Elle ne m’entend pas parce que même moi j’ai du mal à m’entendre. Dans le bruit de nos inspirations – les siennes plus exténuées que les miennes. Dans le bruit de nos baisers et du sang qui bat nos tempes. Dans le vacarme de notre désir. Pourtant je sens qu’il y a un truc qui ne va pas. Un truc qui foire. Au rose qu’elle a aux joues – pas le même que d’habitude – ou à cette putain de chaleur qu’elle trimballe. Comme si quelque chose lui était monté à la tête ; ou que quelque chose en était parti. Comme si on venait de lui reprendre son shoot d’adrénaline et qu’elle était en pilotage automatique. Le problème c’est ta volonté, Lars. Ta volonté inexistante quand il s’agit de la voir nue. Je n’en ai aucune. Ai oublié mon intransigeance à l’orée de son jean. Aime lui accorder de me faire l’amour parce qu’elle me le demande. Me supplie. Enfin… Pas tout de suite. Son corps est pris d’un tremblement surprenant – léger, semblable à une brise qui fait frémir un excédant de feuillage au printemps. Mes paluches se referment sur ses bras pour la soutenir quand elle part. Qu’elle tombe en elle. Son menton s’affaisse. Son être entier s’affaisse dans une fatigue terrassante. Je ne sais pas vraiment comment le prendre. Je penche ma tête sur le côté. La bascule pour l’allonger. Vérifie les fonctions vitales parce qu’on ne sait jamais. Hésite à la laisser dormir, comme ça, quand il semblerait que rien de grave ne soit en jeu. Ni sa vie ni rien du tout. Mais quand même. Alors je l’appelle. Doucement, d’abord. Plus fort, ensuite. Fais vibrer le matelas pour la sortir de sa léthargie. Panique, une fraction de seconde avant qu’elle n’ouvre les yeux. Claque ma langue sur mon palais à voir son insouciance et son sourire fendre son visage en toute sérénité. Elle repère la bouffe. Prend le sachet. Se sert. Croque à pleine dents dans un croissant. Parle à m’en faire hoqueter. – Dans deux minutes tu vas dormir, dis-je dans un murmure en lui tendant le café qui va avec les viennoiseries. Tu t’occuperas de moi plus tard. Même si l’abstinence après l’effervescence me fait mal. Physiquement mal.

Je vais me doucher, rajouté-je après l’avoir un instant contempler manger. Pour rien, juste comme ça. Je me remets sur mes jambes. M’étire. Me fait engloutir par l’entrebâillement de la porte de la salle de bains. Profite du jet d’eau froid – très froid – pour taire les pulsions luxurieuses et retirer les quelques centaines de paillettes qui me restent sur la peau en plus de l’odeur du lait de corps à la fraise. Je gratte, un moment. Ne sort de là que quand je suis sûr de ne plus rien avoir pouvant faire penser à une autre femme. J’enfile un pantalon – un jogging – le premier qui passe – vert kaki. Reviens avec Varri. Me glisse sur le lit. Ramène mon râble contre la tête de lit ; Varri contre mon torse, entre mes jambes. Perd mes doigts dans ses cheveux, plus machinalement que pour la recoiffer, pendant qu’elle termine café et déjeuner. Allume la télé pour la mettre quasiment en sourdine – le fond sonore me permet de rester concentrer sur autre chose que ce qu’il y a sous les fringues de Blondie, si ce une absence évidente de culotte. Je me laisse tenter par un pain aux raisins. Incite la blonde à sombrer d’une embrassade sur la tempe et en tirant les couvertures sur elle. Et elle n’insiste pas – ou peu, juste de quoi se faire pardonner son épuisement. Elle ne me réclame rien, pas même les réponses que je ne lui ai pas donné, ni les promesses que je ne lui ai pas fait. S’assoupit contre moi, l’oreille proche de mon palpitant, en moins de 5 minutes. Gigote à peine les premières heures. Me file des crampes les suivantes. Je comate, moi aussi. Pique du nez. Résiste devant une émission ridicule sur des talents improbables. Zappe sur une série de mauvaise qualité – très vieille et très téléphonée. Arrive même à m’allumer une clope sans la réveiller – sans la déranger et finalement absorbé par la résolution d’une enquête évidente.

Blondie revient à la réalité 8 bonnes heures après. En fin d’après-midi – lorsque le soleil commence à disparaitre derrière les immeubles défraichis des bas fonds de Rome. Je plis une jambe quand elle tord la nuque pour me fixer – les mirettes emplies d’un surmenage évacué. J’ai l’impression que tout ce que nous avons vécu n’était qu’un rêve. Qu’un cauchemar. Que c’est loin et que c’est proche, en même temps. Que chaque fois que mon cerveau me l’évoque la douleur est bien réelle. Toujours présente. Dans mon bide et dans mon petit cœur.  Qu’elle a une fragrance surprenant d’alcool, de tabac froid et de fraise. Quelle a des senteurs, ouais, même dans mon souvenir. Des senteurs et des couleurs – beaucoup de noir, très peu de gris.Ca va mieux ? interrogé-je en repoussant l’une de ses mèches de blé de devant ses paupières. Je colle ma bouche sur son front. Je colle ma bouche sur sa bouche. Je ne vais pas rester toute la soirée, il va falloir que j’aille travailler. Que j’aille fouiller les derniers cartons à mon appartement pour trouver les restes de ma Pikku. Un sac ou deux ou trois… Manière que l’illusion persiste quelques semaines. Pour que je trouve une solution adaptée. Que je vois si je peux me barrer de la sans risquer la vie de personne.Va chez un docteur, Varri, susurré-je comme une supplique. Mon museau joue avec le sien. Je sais que c’est normal que t’ai divagué mais tu ne sens toujours pas pareil que toutes les autres femmes que j’ai croisées ce soir. Elles embaumaient toutes les parfums bon marché et les crèmes pailletés aux fruits mais… Mais ce n’était pas pareil. C’est comme si tu étais malade.

- Tu ne bouges pas ce soir ? poursuivis-je en m’ébrouant pour me sortir de notre accolade. Pour me lever. Me dégourdir les muscles. Pourquoi voudrais-tu qu’elle bouge, ce soir ? Je hoche la caboche. – Je reviendrais. Je baisse un peu la tête, pris d’une certaine culpabilité. – Cette nuit. Après avoir travaillé. Je reviendrais.





Couleurs Dialogues:
 

☾ ☾ ☾ ☾ ☾
“Wait I rise, Lordy Mama”
Sa chaîne va se rompre, le Vorace bondira ▲ Guerre, au seul souvenir des maux que tu déchaînes, fermente au fond des cœurs le vieux levain des haines ; dans le limon laissé par tes flots ravageurs des germes sont semés de rancune et de rage et le vaincu n’a plus, dévorant son outrage, qu’un désir, qu’un espoir: enfanter des vengeurs.
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Big bang [Terminé] - Ven 29 Déc - 11:46
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sorciers
sorciers


EFFIGIE : Charlize Theron
BAFOUILLES : 9208
PACTE : 04/01/2017


OSSATURE : 37 ans
CONTRAT : Kiffe se soumettre à un certain mâle alpha et a du mal à l'admettre. A le palpitant qui déconne en sa présence. En couple donc, toujours fourrée dans les bras d'Irénée.
BESOGNE : Ancien officier de police. Morte aux yeux du monde dans l'asile dont elle s'est échappée.
FABLE : Elle a des doutes, surtout depuis qu'elle a perdu le bébé difforme qui grandissait en son sein. Celui qui a bien failli la rendre folle
ÉCHINE : Tout porte à croire qu'elle est la chair faible. Une humaine. Et pourtant, ses rêves ont toujours été peuplés de visions indéchiffrables à la symbolique poignante. Maintenant qu'elle est à Rome, elle rêve éveillée - sur le passé des gens. Elle est sorcière mais ignore encore tout de la vraisemblance de cette situation.
PRESTIGE : Clairvoyance empathique. Varri peut vivre les souvenirs des autres.
CREDIT : Cya
LARS
&
VARRI
BIG BANG
C'est qu'elle en avait oublié le goût des arômes, Varri – depuis le temps qu'elle ne s'était rien mise sous la dents. Les joues rondes de nourriture, paupières semi closes de plaisir, la blondine bat des cils lorsque Lars lui dit que dans deux minutes, elle dormira. Elle voudrait protester avec verve. Ramasser les miettes de mauvaise foi qu'il y a en elle pour le contredire - pour assurer que sa volonté est bien plus farouche que le tentation de plonger dans les bras de Morphée. Mais elle se ravise et se résigne à accepter un fait. Celui d'être complètement épuisée, que ce soit psychologiquement ou physiquement. Que le yoyo émotionnel enduré durant les dernières 48h sera loin derrière elle qu'à partir du moment où elle aura dormi un peu. Varri s'empare du gobelet de café tendu par Lars et y trempe les lèvres tout en lui jetant un regard un peu confus. « D'accord. » Qu'elle convient. « Je te ferai ta fête plus tard. » Elle lui coule une œillade équivoque avant de donner un coup de dents téméraire dans la viennoiserie qu'elle tient et le suit du regard lorsqu'il s'échappe du lit pour s'étirer comme un grand félin compromis dans sa sieste. Elle l'observe en silence et s'arrête même de mastiquer dans le saisissement de ses sens – tant elle est occupée à détailler la charpente musculeuse qui se déplie avant de disparaître dans la salle de bain. C'est qu'elle se sent coupable, Varri, de l'avoir mis dans un tel état. Et c'est qu'elle se sent grimper l'envie fulgurante de le rejoindre sous la douche. Qu'est ce qui t'arrive Varri ?! S'étrangle-t-elle intérieurement en s'éventant de sa main libre pour soupirer de plus belle de décontenance. Elle a chaud et chasse l'idée lubrique de ses pensées dans la crainte d'être incapable de tenir sur ses guiboles et de lui faire essuyer une nouvelle frustration. Pour sûr qu'elle serait incapable de se lancer dans un spectacle de gymnastique improvisée contre la paroi de la douche. Calme-toi.

Alors elle soupire Blondie, tout en se renversant contre le matelas du plumard pour fixer le plafond tandis qu'elle mâche avec bien moins d'enthousiasme le bout de chocolatine qu'elle a en bouche.  Elle en vient alors à penser au plus important – qu'il soit là, Lars. Qu'il soit revenu – pour elle, bien qu'elle reconnaisse sa culpabilité dévorante.

Lorsque Lars revient, il traîne dans son sillage une odeur de gel douche qui chatouille les narines de la blondine affalée. Elle le suit d'un regard amusé, se faisant la réflexion que c'est pas souvent qu'elle le voit porter un vêtement à la sortie de la douche. ça ne te rend pas moins désirable. Se fait-elle le constat un peu dubitatif tout en le reluquant ostensiblement. Elle croise ses mirettes et lui adresse un sourire – espérant que le rouge à ses joues ne trahissent pas l'obsession de ses pensées.  Il la rejoint en quelques pas et elle se redresse pour le laisser se faire une place dans le lit. Il s'assied contre la tête de lit, l'attire contre elle pour qu'elle se niche dos à son torse et Blondie pousse un petit soupir de contentement lorsqu'il égare ses doigts dans ses cheveux. Elle finit sa viennoiserie en quelques bouchées avant de s'essuyer les mains sur une serviette en papier et dépose son gobelet vide sur la table de chevet. « Tu sens bon... » Murmure-t-elle d'un ton rêveur. Elle incline le chef pour humer sa peau parfumée, allant jusqu'à déposer un baiser rapide sur son thorax. « Merci amour, pour le festin. Je me sens déjà mieux. » Elle lui sourit en renversant la tête pour le regarder – voit qu'il est déjà alpagué par les images muettes qui défilent sur l'écran de télévision. Alors elle lui pince affectueusement la cuisse pour le punir avant de se complaire d'un soupir lorsqu'il ramène la couverture jusqu'à son menton et dépose un baiser sur sa tempe pour l'inciter à dormir. C'est qu'elle est bien, là, Blondie. Posée contre lui. S'attachant à l'idée que ça puisse être comme si rien de dramatique ne s'était passé – comme si elle ne l'avait pas méprisé au lieu de le chérir. Et elle s'endort, Varri – l'accalmie de son corps rythmée par le battement régulier qui cogne dans la poitrine masculine.

Je veux l'entendre battre pour moi celui-là.
Encore et pour toujours.


Pas un seul frémissement de paupières durant son repos forcé. Varri dort à poings fermés et ne réagit même pas lorsque la charpente sous elle remue. Si elle dort aussi bien, c'est surtout parce qu'elle sait qu'il est là, Lars. Tout contre elle. Et que le palpitant contre son oreille ne peut lui mentir.  C'est dans un gémissement plaintif qu'elle ouvre les paupières. Difficilement au début avant de s'étirer contre l'homme et de croiser son regard attentif qui lui arrache une risette attendrie. Tu es resté. Tu es resté là tout du temps. Il lui demande si ça va et elle acquiesce du museau avant d'accueillir ses baisers dans une paresse qui s'étiole rapidement. « Hm... »  Elle se redresse un peu pour le regarder avec aplomb même si ses cheveux en pagaille jure avec l'image qu'elle voudrait donner. « ça, c'est un réveil agréable. » Elle fait courir ses prunelles sur le corps de Lars dans un nouvel élan fiévreux. Se sent d'humeur coquine  et approche son visage du sien pour le laisser charrier.

– Va chez un docteur, Varri,  La blondine manque de s'en décrocher la mâchoire, face à celle là. Elle fronce un peu les sourcils, surprise et secoue un peu la tête lorsqu'il vient la chercher de son minois. « Pourquoi faire ? Je vais bien mieux... Je n'avais pas dormi, pas mangé, pas bu. » Se justifie-t-elle en haussant brièvement les épaules. Puis la perplexité s'efface et elle lui choppe le menton du bout des doigts dans un demi-sourire. C'est qu'il s'inquiète, Lars. Pour elle. « Je vais bien, ne t'en fais pas. » C'est qu'elle en oublie presque le lupus, Varri. Et les changements inhérents à sa nouvelle condition. Elle l'embrasse, encore – le regarde se dépêtrer d'elle dans un grognement réprobateur, roule sur le flanc pour s'étaler, mains et pieds battant dans le vide. Le mâle lui demande si elle compte bouger ce soir et elle l'interroge d'un regard. Bouger ? L'expression de son minois doit répondre pour elle car Lars enchaîne sur une certitude qu'il lui offre, un peu coupable – celle de revenir après être allé travaillé. Elle bat des paupières, Blondie. Se demande quelle heure il est avant de constater que le soleil n'est pas encore tout à fait couché. « Tu dois partir, maintenant ? » Qu'elle lui demande, le ton froissé par une pointe de déception. Elle se lève alors sur le plumard et remue légèrement des épaules dans une invitation  sensuelle. « Je comptais bouger... » Tête inclinée, elle l'observe avec intensité. « Maintenant. » Fait courir ses doigts jusqu'au bouton de son pantalon pour le faire sauter et faire glisser le tissu sur ses hanches. « Avec toi. » Le pantalon tombe à ses pieds sur le lit. Elle le dégage et fait passer son tee-shirt par dessus sa tête pour mieux dégrafer son soutien gorge. Le contemple, lui, immobile pour juger de l'expression sur son visage. « Lars... » Murmure licencieux. Elle porte ses mains à sa nuque et fait rouler ses vertèbres dans un mouvement lent du chef avant de se caresser sous les yeux  attentifs du mâle en jogging. Les seins, le ventre avant de glisser une main entre ses cuisses. Et elle le cherche d'un regard plein d'envie, le provoque en se mordant la lèvre inférieure dans une avidité un peu féroce. « Tu peux pas partir, maintenant. Pas en me laissant comme ça. » Excitée. A un point. Ses seins se tendent dans un frémissement subtil, l'échine chancelle. Elle le regarde, encore. A envie de lui. Se laisse échouer sur le plumard en se caressant toujours. Se cambre dans un gémissement, lui laissant la satisfaction de suivre ses courbes du regard. Et la tension de son corps. « J'ai envie de toi. Je te veux en moi. Vite. » C'est un besoin vital. Ça la dévore de l'intérieur. Lui lèche les reins d'une chaleur doucereuse et enivrante.

Une foutue obsession.
Comme un métronome.
Depuis qu'ils se sont retrouvés.              

Dialogues:
 
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L'âme susurre et le cœur se noie. Dans les abîmes d'une rage folle  - créature famélique et vorace qui fouille les entrailles à la recherche d'une raison. Une seule suffit pour qu'elle exulte. Fanfaronne et se digère. N'en reste alors plus que les cendres. Celles de son monde dévasté.(c)lazare.
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Big bang [Terminé] - Ven 29 Déc - 21:05
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lycans
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OSSATURE : 38 ans
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BESOGNE : Sentinelle, chimiste et auto-capitaine pour le compte de la Nostro Regno
ÉCHINE : Suprématie anéantie - Lupin
PRESTIGE : Sens accrus - Plus agile, plus fort, plus rapide que le commun des mortels, mais pas que le commun des surnaturels - Régénération - Rage, impulsivité, agressivité CHECK - Capacité à péter les plombs en un temps record, CHECK - Instincts primaires enclenchés CHECK - Titiller l'bestiaux : NON CONSEILLE
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BIG BANG

Les bras de Varri battent l’air alors qu’elle coule vers moi une œillade indéchiffrable. J’arque un sourcil. Hausse les épaules. J’imagine qu’il faut que je parte maintenant si j’ai envie de trouver un magasin ouvert pour m’acheter un portable. Le mien est resté quelque part dans les bois comme la majorité des affaires que je portais ce soir là. Puis j’ai des rendez-vous à prendre, pour rendre mon appartement dans les temps que j’ai très présomptueusement balancés à la concierge. Ménage. Bai vitrée… Evacuation des déblais. J’ouvre la gueule pour répondre à la blondine, non sans un certain regret – ce n’est peut-être pas le meilleur moment pour fuir le motel, même si je te promets de revenir après avoir terminé ma soirée. Mais elle me coupe dans mon élan. Se redresse fièrement en faisant tanguer le matelas entier. Elle roule des épaules comme le ferait un immense félin. Fait sauter le bouton de son jean quand, dans ma contemplation mutique je me vois reculer d’un pas en tendant l’échine. Bouger. Maintenant. Le pantalon est retiré. Jeté un peu au hasard. Avec moi. Puis c’est au tour de son tee-shirt. Ferme la bouche, Lars. Tu parais très idiot. On dirait que tu ne l’as jamais vu nue, à Varri, alors que c’est en tenue d’Eve qu’elle se promène le plus souvent. Elle chuchote mon prénom. Sa voix est aussi bruyante qu’une déflagration à mes oreilles ; aussi douce qu’une caresse. Elle dentelle ma peau de chair de poule ; d’une myriade incandescente de frissons. Je déglutis. Je me semble niais, tout à coup. Me surprend à repenser, brièvement, à une époque lointaine ; celle où nous étions jeune et un peu moins jeune. A cette fois, déjà évoquée, où elle m’avait bousculé assez fort pour que j’en tombe. A cette haine et ces différences culturelles qui ont fait qui nous n’étions définitivement pas faits pour nous entendre. Que je n’étais pas fait pour la voir autrement qu’en tenue de flic, à Kiruna. Je repense à cette autre fois, dans cette putain de salle d’interrogatoire, à mon envie furtive de la prendre un peu fort sur cette table métallique. Je repense à ce que je pensais d’elle… Qu’elle devait être ennuyante, à l’horizontale. Très ordinaire. Très conventionnelle. Très prude. Aussi chiante que lorsqu’elle causait droit civil. Que c’était le lieu, l’ambiance, l’interdit, qui la rendait très engageante. Qu’elle ne pouvait avoir que ça, pour me plaire. Qu’un instant érotisé par mon esprit lubrique. Qu’une plaque, un flingue et des menottes. Puis je me demande, dans une bousculade du palpitant, comment nous en sommes arrivés à nous aimer autant. A nous désirer autant. N’importe où et n’importe quand.

Ses paumes charrient sa peau. Elle se contracte sous ses propres attentions. Egare ses doigts entre ses cuisses. Trésaille jusqu’à retomber sur le lit dans des ondulations qu’elle provoque. Je pourrais. Je pourrais te laisser comme ça… Pour le plaisir des yeux. Mais effectivement, je ne peux plus partir. Happé par le spectacle. Gonflé par l’excitation. Je cède dès que ses gémissements se font plus intenses – son regard plus brûlant. – Ne t’arrête pas, ronronné-je. Je lape l’intérieure d’une jambe. Ventre et poitrine. Je me faufile sur elle. Tremble de l’entendre soupirer dans mes oreilles. Contre mes lèvres quand je l’embrasse. Et elle se cambre, Varri, parce qu’elle se fait du bien.  Je pourrais jouir juste en te voyant faire. Sa respiration s’emballe. Son sang bat si bruyamment dans son corps qu’il me semble en capter chaque remous. C’est lorsque je la sens venir, dans une tension très équivoque de ses reins, que je pose ma paluche sur son poignet pour qu’elle cesse son activité. Les joues rougies, le cœur dans la gorge ; elle est contrariée Varri. Râle en relevant le bas ventre quand je bloque son bras au dessus de sa tête, d’une pogne autoritaire. – Il faut que j’y aille, susurré-je d’une voix si enrouée qu’elle en devient caverneuse. Pourquoi tu baves ça, Lars ? T’es même pas foutu de réfléchir correctement. Tu ne pourrais pas retrouver la porte de ce con de logement même si c’était fléché. Tu ne convaincs personne. J’emmêle mes doigts aux siens – humides. Grogne. Baisse à peine mon jogging. Aimerais la faire languir – juste pour le plaisir de la faire me supplier. Mais l’ardeur est douloureuse. Obsédante. Et Varri se presse. Se frotte. Rue, lascive. Impatiente. Alors je la prends, brutal. Glisse en elle avec une facilité déconcertante. Comme si c’était la chose la plus naturelle du monde.

Le coït est sauvage entre deux embrassades mordantes. Je lui bloque son second bras. Me prive de ses ongles mais savoure sa frustration. Ses protestations passionnelles. Et nos hanches claquent. S’entrechoquent. Nos reins deviennent brasiers. Ses guiboles m’enserrent – ont fait descendre mon futal jusqu’à mes genoux. Puis l’orgasme arrive, me chope et me renverse. Je la lâche, crispe mes phalanges sur les draps. Reverse ma caboche en avant. La perd sur sa clavicule et sur un sein. Remonte le plus loin possible en elle, à lui en soulever les reins. Dans un spasme puissant. Sens son palpitant imploser dans sa poitrine – tout contre ma joue. Roule sur le côté dans un bruit mouillé. Pose l’une de mes paumes contre mon bide comme pour en calmer les tressautements chaotiques. Secoue un peu les mollets pour en virer complètement mon pantalon. – J’ai perdu mon téléphone, dis-je tout bas quand j’arrive, enfin, à envoyer valser le vêtement récalcitrant – un peu absent, un peu béat. – Je voulais partir plus tôt pour m’en acheter un, continué-je sur le même timbre. Qu’est-ce que ça peut bien lui faire, tes histoires de mobile… Sérieusement. Surtout, maintenant. T’as qu’à lui demander une clope.Je ne sais pas à quelle heure ferme les magasins. Je tourne le visage. Admire le profil de Blondie, ses mirettes vertes claires qui s’approprient la lumière artificielle de la piaule – s’en approprient les meilleurs éclats. – Ca te va bien… De bien dormir, finis-je par rajouter après quelques longues secondes de silence. Mon faciès s’anime d’une expression plus orientée. D’une certaine fascination. Ca te va bien aussi de ne pas dormir, tu sais… Comme dans mon appartement. A croire que c’est me perdre qui rehausse ta libido… Qui n’avait déjà pas à rougir de son expansivité.Si… Je dodeline du chef, hésitant. – Si je reste, on fait l’amour toute la nuit ? que je demande en frôlant son épaule de mes lèvres. Tant pis, pour le travail. Je leur dirais que j’étais mort. Je leur donnerais mon propre pèze pour qu’ils pensent que j’ai fait un bon chiffre. Je leur dirais qu’une faille spatiotemporelle s’est incrustée dans la matrice ; que j’ai perdu une vie à baiser des femmes qui n’étaient pas Varri. Ils comprendront. Probablement… Pas.

J’inspire. Chasse mes obligations professionnelles de ma tronche. Parce que c’est un peu pour toi, aussi, que je fais ça. - Raconte moi une histoire, soufflé-je dans une réminiscence étrange – souvenir du passif de Blondie. – Une autre, sur toi. Comment tu as plus eu peur des garçons ? proposé-je quand mes lippes s’étirent en un léger sourire. – Quand tes hormones ont commencé à se réveiller ?






Couleurs Dialogues:
 

☾ ☾ ☾ ☾ ☾
“Wait I rise, Lordy Mama”
Sa chaîne va se rompre, le Vorace bondira ▲ Guerre, au seul souvenir des maux que tu déchaînes, fermente au fond des cœurs le vieux levain des haines ; dans le limon laissé par tes flots ravageurs des germes sont semés de rancune et de rage et le vaincu n’a plus, dévorant son outrage, qu’un désir, qu’un espoir: enfanter des vengeurs.
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Big bang [Terminé] - Sam 30 Déc - 1:04
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sorciers
sorciers


EFFIGIE : Charlize Theron
BAFOUILLES : 9208
PACTE : 04/01/2017


OSSATURE : 37 ans
CONTRAT : Kiffe se soumettre à un certain mâle alpha et a du mal à l'admettre. A le palpitant qui déconne en sa présence. En couple donc, toujours fourrée dans les bras d'Irénée.
BESOGNE : Ancien officier de police. Morte aux yeux du monde dans l'asile dont elle s'est échappée.
FABLE : Elle a des doutes, surtout depuis qu'elle a perdu le bébé difforme qui grandissait en son sein. Celui qui a bien failli la rendre folle
ÉCHINE : Tout porte à croire qu'elle est la chair faible. Une humaine. Et pourtant, ses rêves ont toujours été peuplés de visions indéchiffrables à la symbolique poignante. Maintenant qu'elle est à Rome, elle rêve éveillée - sur le passé des gens. Elle est sorcière mais ignore encore tout de la vraisemblance de cette situation.
PRESTIGE : Clairvoyance empathique. Varri peut vivre les souvenirs des autres.
CREDIT : Cya
LARS
&
VARRI
BIG BANG
Elle le harponne du regard à Lars. Veut lui faire sentir l'effet qu'il lui fait – la dépravation jouissive dans laquelle elle s'épanche sans la moindre retenue. Il y a quelques semaines, elle tentait de repousser ses propres pulsions de luxure et voilà que maintenant elle les embrasse sans la moindre culpabilité. Le sexe, c'est comme une plaie qui démange – il suffit de gratter pour que ça aille mieux. Satisfaction éphémère – et selon le partenaire, ça ne guérit jamais vraiment. Dans ce cas là, ça devient même une addiction entêtante. Chaque absence, aussi courte soit-elle, devient une torture. Une souffrance telle qu'on en vient à rêver de vivre l'un emboîté dans l'autre – à se donner du plaisir comme l'on s'aime. Passionnément. A la folie.

La blonde se caresse toujours et en vient à gémir dans un empressement fougueux quand Lars la rejoint. Les prunelles du mâle sont comme des braises ardentes qui l'incendient à chaque caresse. Et il l'encourage dans un souffle brûlant. Il joue de sa langue à l'intérieur d'une cuisse et remonte jusqu'à sa poitrine – lui arrachant des frémissements incontrôlables avant de la surplomber dans une perception appuyée. Elle ouvre les yeux, Varri. Se noie dans les siens. Dans son désir qui irradie tel un soleil fascinant – dangereux mais attractif. Les lèvres se cherchent, le souffle chahute et des phalanges, la blonde honore son intimité pour se contracter dans un spasme extatique. De son autre main, elle le cherche à lui. Caresse la turgescence, preuve indéniable de son excitation. En soupire à son oreille que de le sentir si raide. « Tu me tues. » Lui concède-t-elle du bout des lèvres.
Varri se sent aux bords de l'orgasme, juste en le sentant là – si proche sans même pour autant qu'il s'immisce entre ses cuisses. Attisée par le fait qu'il la regarde, l'écoute et la respire – ça l'excite terriblement et ça la lie de frustration. Parce qu'elle veut le sentir en elle. Vibrer, trembler et jouir.
Elle renverse la tête en arrière, gémit – se sent un peu partir, quand le mâle arrime sa pogne à sa poignet pour interrompre les égards qu'elle s'offre. Son expression devient farouche quand elle ouvre les yeux pour le fixer et elle remue instinctivement dans une ruade. Il lui cloue la main coupable au dessus de la tête et elle tente de lui mordre le lobe de l'oreille dans un claquement de dents. « Pourquoi tu me punis ? » Grogne-t-elle. Elle s'agite un peu sous le poids de Lars – a bien envie de lui dire que c'est la fessée qu'elle préfèrerait mais il vient la couper dans son élan en lui disant devoir partir.

Il faut...
Il faut surtout que tu me baises.


Elle couine un peu Varri . Arrime sa patte libre dans le dos musculeux pour y saisir l'empreinte de ses ongles. Soupire quand elle sent  qu'il baisse son pantalon et feule quand elle sent qu'il lui échappe. Mais elle n'abdique pas pour autant – relève le bassin pour le presser contre le sien et s'humecte les lèvres dans le plaisir de le sentir aussi tendu. Elle aurait beaucoup de choses à dire, Blondie. Beaucoup à supplier. Prends moi. Vite. Je veux te sentir en moi. Je t'en supplie. Je mouille pour toi. Tellement. Tout un lot de supplications désespérées qui pourraient traduire son impatience tout autant que les ondulations pressantes de son bassin.

Et ça vient enfin. Il la soulage dans un coup de reins un peu brutal. L'honore de sa virilité dans une danse divinement sauvage. Varri en vient à crier un peu fort du plaisir qu'elle en retire – de la respiration qui s'affole et du cœur qui tambourine. Lars lui entrave son bras libre pour venir le bloquer contre le matelas avec l'autre poignet et la blondine   se braque avec sensualité dans cette dominance. Elle voudrait rauquer mais les reproches se changent en halètements de plaisir et elle se contracte quand il la besogne jusqu'au point culminant de leur jouissance. Elle ne sait pas, Varri – ne sait pas comment Lars se débrouille pour que ce soit toujours aussi parfait. Pour que la fin soit une apothéose aussi irréprochable dans un orgasme aussi réciproque. Visage niché contre sa poitrine, il s'abreuve de ses derniers ressacs intérieurs en l'éprouvant profondément avant de se retirer pour échouer à ses côtés.

Durant une poignée de secondes, seules les saccades de leur souffle s'élèvent dans la pièce. Varri ferme les paupières, un sourire conquis lui étirant les lèvres – ravie d'entendre le désordre de la charpente masculine allongée près d'elle.  Elle replie un peu les jambes, essuie quelques gouttes de sueur qui perlent à son nombril et jette un regard à Lars qui lui explique qu'il voulait partir plus tôt pour aller s'acheter un nouveau téléphone après avoir perdu le sien dans la forêt. Rassurée que ça ne soit pas dans le but de la fuir, la donzelle passe une main dans sa chevelure comme pour l'ordonner, même à l'horizontale. L'évocation de la course poursuite n'est pas des plus réjouissantes mais étrangement, ça paraît dérisoire à Varri à l'heure actuelle. Le Kvène s'interroge sur l'horaire de fermeture des magasins  et Blondie se pince les lèvres. « Je suis pas tranquille à l'idée que tu te balades sans portable. » Elle sourit, glousse un peu de satisfaction avant de capter ses mirettes. « Mais je regrette pas que tu sois resté pour me faire crier... » L'espiègle redresse le minois vers le plafond et devine l'insistance du regard voisin. La remarque qu'il lui lâche la fait finalement vaguement sourciller. Si ça me va bien ? « Heureusement que tu y mets du tien pour me faire bien dormir, alors. » Elle tend les doigts pour venir lui caresser les flancs dans un geste tendre. Un bref silence s'installe et il reprend dans une requête des plus audacieuses qui lui arrache un large sourire à Varri. J'ai l'impression d'être défoncée. Se fait-elle la remarque en tentant de modérer l'affront de ses zygomatiques. Il effleure son épaule avec ses lèvres et Blondie s'incline pour lui faire face en soutenant sa tête – promenant le bout de ses doigts contre son torse moite de sueur. « Oh oui... Ce programme me botte bien. » Elle se penche pour l'embrasser, fait traîner quelques unes de ses mèches de cheveux contre son épiderme pour le chatouiller. « J'aime tellement quand tu n'es pas raisonnable. » Elle aimerait mettre des œillères, Varri. Sur tout ce qu'il y a autour. Les obligations dont celle qui implique de lui trouver des papiers pour qu'elle puisse refaire sa vie.

Il se montre alors plus intrigué, le mâle. Sur son passé. Lui quémande une histoire à raconter. Varri tend le museau pour déposer un baiser à la commissure de ses lèvres. S'étend contre lui tout en hasardant le bout de ses doigts dans sa barbe. « Tu es sûr de vouloir en apprendre plus là-dessus ? C'est donnant-donnant, amour. Moi aussi, j'veux en savoir plus sur tes premiers fantasmes d'adolescent. » Elle le provoque d'une risette malicieuse. Vient lui croquer l'épaule avant de lui souffler dans le cou. « Je devais avoir sept ans quand j'ai enfin osé approcher un garçon. Il s'appelait Erik et il n'était pas trop comme les autres. Un peu absent. Dans ses pensées. Il n'aurait pas fait d'mal à une mouche et on collectionnait les mêmes vignettes d'animaux. Il n'avait pas beaucoup d'amis aussi. » Elle se rappelle du petit brun au regard sombre. Un peu en marge de tout mais la tête truffée de rêves, comme la plupart des gosses de son âge. « On est devenu amis – enfin, comme on peut être amis à sept ans. » Elle se mord les lèvres, Varri. Colle son museau contre l'épaule du mâle avant de reprendre dans un murmure. « Le premier garçon que j'ai embrassé, ça devait être à mes douze ans. Il était plus grand que moi. Un peu impressionnant. C'était mouillé et bizarre. Je crois que je n'ai pas beaucoup aimé ça. »

Autant dire que ça a bien changé depuis.

« Et qu'est ce que tu veux savoir de plus ? Quand est-ce que j'ai commencé à fantasmer sur un garçon ? » Elle lui coule une œillade désinvolte et se redresse sur un coude, faisant mine de réfléchir en oscillant du chef. « Je ne me rappelle plus vraiment. Tu ne veux pas non plus que je tes cause de mes premières règles, non plus ? Quand tout le monde ne cesse de te répéter – ça y est t'es une vraie femme alors que t'as treize ans et que c'est des conneries. » Elle étouffe un petit rire aigre en se rappelant ce moment gênant et observe Lars dans un sourire tendre. « Et toi... Tu as déjà été amoureux étant gosse ? Tu en as eu beaucoup, des conquêtes ? C'est quoi ton genre de femmes ? » Les questions se bousculent un peu et ça sonne niais, comme ça. Elle lui tire les poils de la barbe un peu amoureusement avant de lui murmurer dans un sourire. « Je l'aime ta barbe, tu sais. Mais je crois qu'elle est un peu trop longue. Tu veux que je te la taille ? » Enthousiaste comme une enfant, Blondie se redresse. « Allez... Un peu. » Elle étire les lèvres dans une moue tentatrice avant de lui faire signe de la suivre dans la salle de bain. « Allez viens. Et c'est pas pour autant que tu vas éluder mes questions. Moi aussi j'veux en savoir plus sur les hormones de Lars Hjelm. »              

Dialogues:
 
CODAGE PAR AMIANTE

☾ ☾ ☾ ☾ ☾
BRUTALE.
L'âme susurre et le cœur se noie. Dans les abîmes d'une rage folle  - créature famélique et vorace qui fouille les entrailles à la recherche d'une raison. Une seule suffit pour qu'elle exulte. Fanfaronne et se digère. N'en reste alors plus que les cendres. Celles de son monde dévasté.(c)lazare.
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Big bang [Terminé] - Sam 30 Déc - 4:43
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lycans
lycans


EFFIGIE : Jason Momoa
BAFOUILLES : 8440
PACTE : 06/06/2017


OSSATURE : 38 ans
CONTRAT : C'est compliqué / Varribataire - c'est comme être en couple sauf qu'on se l'avoue pas / Polygamie non assumée avec les vins et les spiritueux de la supérette discount du coin
BESOGNE : Sentinelle, chimiste et auto-capitaine pour le compte de la Nostro Regno
ÉCHINE : Suprématie anéantie - Lupin
PRESTIGE : Sens accrus - Plus agile, plus fort, plus rapide que le commun des mortels, mais pas que le commun des surnaturels - Régénération - Rage, impulsivité, agressivité CHECK - Capacité à péter les plombs en un temps record, CHECK - Instincts primaires enclenchés CHECK - Titiller l'bestiaux : NON CONSEILLE
GANG : Nostro Regno
CREDIT : Sign code by Solosland © Gifs by Varri <3 & QCEENMERAS
HJELM Lars
&
BJURMAN Varri
BIG BANG

Mon menton se baisse. Touche presque mon poitrail tandis que mes mirettes observent avec une attention hagarde les doigts de la blonde – ceux qui font des slaloms sur mon torse, entre les gouttes de sueurs salées. La sensation est assez agréable pour m’alourdir les paupières. Pour que j’enfonce le râble dans le matelas et que je me décide, malgré une hésitation passagère, à ne pas bouger de là de la soirée. Bercé par un bien-être certain et une fatigue foudroyant. Ca passera… me dis-je en luttant un instant pour ne pas sombrer dans le sommeil, celui qui vient me taquiner l’esprit et m’embrumer la perception. Ca passera dès que tu seras de nouveau partant pour faire une partie de jambe en l’air. Sois vaillant. Tiens au moins la promesse que tu viens de faire et fais lui l’amour jusqu’à l’aube. Jusqu’à ce que ce soit elle qui te supplie d’arrêter pour la laisser se reposer. Varri valide le programme très rébarbatif mais très engageant ; se montre souriante et particulièrement coulante. Même après du sexe, pour toi, c’est surprenant. Je suis toujours le plus expansif des deux – la blonde préfère la réserve, à une tendance maladive à prendre ses distances la première. Je réfrène ma réflexion à l’instant où elle m’embrasse. Embraye sur autre chose. Profite du contact de sa peau contre mon flanc, de sa pulpe sur mon visage. Soupire de satisfaction en ramenant un bras dans dos. La presse un peu dans un grognement bienheureux. Me laisse porter par le son de sa voix - vibrante de ce quelque chose que les autres n’ont jamais eu. Aime à l’écouter raconter ses histoires. A l’imaginer jeune et timide, effrayer par ce que sa vie dans les steppes lapones ne lui avait pas apprit à connaître. La vois parfaitement apprivoiser l’autre genre – envisager dans des points communs une entente que les hormones n’avaient pas encore sexualisée. Souris à l’idée que les embrassades ne l’avait pas des masses emballées – me dis qu’on est tous plus ou moins passé par là lorsqu’une langue qui n’était pas notre a passé pour la première fois la barrière de notre bouche. Peine, dans une grimace imperceptible à essayant de me remémorer mon premier baiser – embrumé à l’époque par des volutes de fumée qui n’étaient pas l’œuvre de clopes. Me rappelle de cette fille plus âgée et de sa grande maison de maître ; de ces couloirs interminables et de son canapé en cuir couleur olive. C’est loin et psychédélique, presque irréel, mais c’est avec elle que j’avais fait mes armes, sans y prendre un plaisir équivoque. Impossible de me rappeler son nom, ni même de ce qui m’avait vraiment plus chez elle si ce n’est le confort de sa baraque et la différence flagrante qu’il y avait entre ça et ma vie plus sauvage chez mes parents – dans les rues de Kiruna.

J’acquiesce, un peu ailleurs, lorsque Varri se redresse sur un coude pour me proposer d’autres questions. Tente de me concentrer sur les réponses tout en faisant abstraction du reste. Suis pris d’un hoquet comique quand elle y va de son trait humoristique – d’une référence très claire sur les cycles féminins et ce que ça implique chez une fille. Me questionne, vaguement, sur les règles en général – sur le fait que Varri ne s’est jamais refusée à moi en ces périodes fatidiques. Pas que ça me dérange de faire l’amour à une femme qui saigne – parce que ce n’est que du sang et qu’il m’en faut plus pour me dégoûter d’un corps et de ces courbes. Juste que, elle semble ne jamais les avoir eues depuis qu’on se côtoie. Je me flanque sur mes avants bras. Laisse mon regard se perdre sur mon bide et les quelques muscles qui se contractent dans le faible effort. Ca les a quand, ses règles, une gonze ? m’interrogé-je sans porter assez d’intérêt aux justifications pour verbaliser. Tous les mois, non ? Un rapide calcul m’indique que c’est certainement parce que ça ne fait pas assez longtemps que nous sommes ensemble qu’elle ne m’a pas mis de stop, de toute façon – un autre que j’ai eu beaucoup de chance toutes les autres fois où nous avons forniqué. Trésaille lorsqu’elle se montre curieuse quant à mes amours de jeunesse – peine dans la seconde qui s’écoule à trouver une astuce pour changer rapidement de sujet. Mais Varri le fait pour moi. Joue avec ma barbe en se plaignant de sa longueur. – Non je n’ai pas envie que tu me tailles la barbe… Que tu me tailles autre chose, par contre, c’est complètement négociable. - Elle est très bien comme elle est, protesté-je en lui repoussant la menotte des poils drus. Elle se met sur ses jambes, Blondie. Trépigne sur ses petits pieds en faisant danser sa poitrine nue – une invitation déloyale de la suivre jusqu’au bout du monde si tu veux mon avis. Je bascule ma caboche en arrière dans un soupir réprobateur. – Varri… Une tentative de refus, un vibrato appuyant sur un avis négatif. Assez peu convainquant, puisque je me lève la minute d’après pour aller la rejoindre dans la salle de bains où elle trafique déjà dans un tiroir pour en sortir l’ustensile de torture – un ciseau. Comment il a atterrit là, ce truc ?

Ma hanche se pose contre la vasque. Mes bras se croisent contre mon torse. Elle étudie, concentrée, l’ampleur du chantier. Se hisse sur ses pointes. Me pince le menton. Me fait tourner le minois de droite et de gauche pour évaluer les dégâts esthétiques – faut dire que ça fait des semaines que je n’ai pas pris soin de mon faciès. Va pour couper dans le tas mais je recule ma caboche au dernier moment. Le ciseau claque dans le vide. Tu as déjà fait ça, au moins ? Ou tu comptes me défigurer pour que personne d’autre que toi ne me regarde ? Je fais la moue, suspicieux. Cède quand elle se remet doucement à râler pour que je la laisse faire – Kaa aussi, disait qu’il fallait avoir confiance, mais c’était du flan… Pardonne moi d’être sceptique. Mes mirettes roulent dans leur orbite. – Ok, ok… Vas-y. Je me détends. Me fie au reflet que me renvoie le miroir pour savoir où elle en est – ce qu’elle rafraîchit et à quel degré. Me laisse appâter par le calme et le silence intimiste – pas forcément dérangeant mais Varri attend des confidences… Le genre que je me passerais bien de lui donner. – J’n’ai jamais été amoureux, quand j’étais gosse, dis-je alors qu’elle cesse son activité. Comprend dans une évidence frappante qu’elle ne peut pas exécuter la manœuvre si je cause en même temps - souci pratique. Alors je me tais en attendant qu’elle termine.

- Je disais donc : J’n’ai jamais été amoureux, quand j’étais gosse, répété-je en me penchant au dessus du lavabo pour inspecter ma nouvelle gueule. Je dois lui reconnaître que ça fait nettement plus propre – moins repris de justice qui a passé ses derniers 18 mois dans une cellule sombre. Je viens lui palper une fesse. L’approche pour sceller ses lèvres aux miennes, un peu féroce. – Merci, Amour. Récupère un élastique qui traine là pour remonter mes cheveux en un chignon destroy – au cas où tu voudrais te lancer dans une coupe de crins parce que j’ai les pointes sèches. – Bref, je n’étais pas un joli garçon, j’étais juste très mignon. Tu parles, je ne plaisais pas vraiment aux filles. Mes traits se crispent un peu, dans une réflexion profonde. – Ca s’est arrangé à l’adolescence, même si je n’étais toujours pas renversant – mais ça tu le sais déjà, c’est une période où nous nous sommes souvent croisés. Puisqu’on fréquentait le même établissement scolaire.J’ai toujours eu un faible pour les grandes blondes aux yeux clairs, avoué-je en passant un pouce contre la mâchoire de Varri. Comme toi. Pour le plus grand dam de mon père, je crois. Il ne m’en a jamais fait part mais, je l’ai souvent entendu parler à ma mère de la belle fille parfaite. Elle n’était ni Suédoise ni Same, souris-je dans une certaine nostalgie. Elle était Kvène, sans nul doute. Norvégienne, dans l’idéal. Avec des beaux cheveux noirs et des grands yeux noisettes. Et elle se mariait avec un fils qui ne me ressemblait pas. Qui n’était pas moi. Qui n’existait pas. Elle se mariait avec "Si on avait un garçon" ou, dans le meilleur des cas avec "Si on avait la chance d’avoir un bon garçon". Elle se mariait avec ce gosse qu’il n’avait pas eu et qu’il était très envieux d’avoir – très déçu de ne pouvoir avoir. Avec cette chimère d’un autre monde et pas ce déchet que les flics lui ramenaient trois fois par semaine minimum.Mais tu sais, les goûts et les couleurs... Puis pour les relations sérieuses que j’ai eu...  Mes parents n’ont jamais rencontré une seule de mes conquêtes – par chance. Ils auraient été scié de constater que mon panel de gonzesses ne se constituait que de putes. Et je ne vais pas te faire l’affront de te les énumérer, Amour, nous n’avons même pas assez de doigts et d’orteils pour tenir la comptabilité. Il en faudrait des dizaines… Et encore d’autres dizaines jusqu’à en avoir une bonne centaine.

Court silence.
C’est étonnant… Que tu ne sois jamais allée avec quelqu’un qui faisait parti de la réserve. Tu nous a étudié – jusqu’à nos idiomes et nos coutumes et notre culture… Mais tu n’as jamais envisagé faire ta vie avec un Same ? Un beau blond plein de principes à la con, raillé-je dans une moue moqueuse. Tu ne t’es jamais vu dans la réserve ? Comme l’a fait ta mère ? Tu sais bien que non, Lars, pourquoi tu l’emmerdes ? Elle crèche dans une maison en plein Kiruna… Forcément qu’elle allait y rester, ne serais-ce que pour bien dissocier le travail de sa vie privée. J’élude la remarque d’un revers de main sec, dans l’empressement. - Il rêve de quoi, pour toi, ton père ? D'un beau métier et d'un bon salaire ? D'un beau Konrad qui te poussera à devenir procureur ?... Et toi, Amour, tu rêves de quoi ? Tu causes souvent de ce que tu ne veux pas. Rarement de ce que tu veux vraiment.






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Big bang [Terminé] - Sam 30 Déc - 11:39
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PACTE : 04/01/2017


OSSATURE : 37 ans
CONTRAT : Kiffe se soumettre à un certain mâle alpha et a du mal à l'admettre. A le palpitant qui déconne en sa présence. En couple donc, toujours fourrée dans les bras d'Irénée.
BESOGNE : Ancien officier de police. Morte aux yeux du monde dans l'asile dont elle s'est échappée.
FABLE : Elle a des doutes, surtout depuis qu'elle a perdu le bébé difforme qui grandissait en son sein. Celui qui a bien failli la rendre folle
ÉCHINE : Tout porte à croire qu'elle est la chair faible. Une humaine. Et pourtant, ses rêves ont toujours été peuplés de visions indéchiffrables à la symbolique poignante. Maintenant qu'elle est à Rome, elle rêve éveillée - sur le passé des gens. Elle est sorcière mais ignore encore tout de la vraisemblance de cette situation.
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VARRI
BIG BANG
Évidemment qu'il rechigne, Lars. Il a des souvenirs bien à lui de Varri tentant de jouer à l'infirmière alors l'idée qu'elle puisse s'approcher de lui avec un ciseau n'est pas des plus engageantes. Mais heureusement pour elle, elle sait manier à merveille l'expression corporelle lorsqu'il s'agit de convaincre testostérone de se plier à ses volontés. Elle danse un peu sur ses pieds, ses bras dans son dos et l'implore d'un regard. Allez, ça va être marrant. Elle ne la formule pas cette pensée - pas sûr que le Kvène puisse vraiment trouver ça fendard de la voir jouer les Edward aux mains d'argent avec sa barbe. Il se fait un peu désirer Lars, étendu sur le lit mais elle ne lui laisse pas vraiment le choix en disparaissant la première dans la salle de bain pour farfouiller dans le tiroir à la recherche de la paire de ciseaux adéquate. Le mâle traîne un peu des pieds lorsqu'il la rejoint dans la pièce et Blondie lui intime de se mettre à la lumière pour pouvoir faire un diagnostic plus poussé. Elle prend quelques longueurs avec deux doigts et se fait une idée des endroits à rafraichir. En réalité, ça l'amuse beaucoup et elle n'en est pas au premier coup d'essai avec ce genre d'instruments. Captant la crainte un peu méfiante dans les calots de Lars, la blonde lui adresse un sourire voulu rassurant. « Je me coupais parfois les cheveux étant môme. D'ailleurs, même adolescente, j'allais très peu chez le coiffeur. Ça va bien se passer... » Quand elle s'apprête à couper, le Kvène lui fait l'affront de s'écarter au dernier moment, ce qui lui arrache un claquement de langue réprobateur contre le palais. « Amour... Aie confiance un peu ! » Qu'elle proteste dans un soupir en lui pinçant les flancs. Il se résigne, non sans un roulement d'yeux très théâtral pour appuyer son manque d'entrain et la blonde secoue vaguement la tête en s'amusant de la situation. Tandis qu'il se tient tranquille, elle jette son dévolu sur la partie mâchoire et commence à donner le premier coup de ciseaux. Le premier geste est un peu hésitant mais les autres sont bien plus assurés. Quand il parle, l'instrument marque une pause et Varri se perd dans les yeux de son interlocuteur. Jamais amoureux, Lars ? La tentative de réponse tombe à l'eau au moins le temps de finir son office. Quelques coups de ciseaux par ci, quelques coups par là et la blonde finit par se reculer pour avoir une vue d'ensemble, ses doigts lissant son travail improvisé. « Et voilà ! » Lâche-t-elle, satisfaite. Elle appréhende un peu sa réaction lorsqu'il se penche vers le miroir pour s'examiner mais la gratitude de ses gestes et de ses mots semblent indiquer que ça lui convient. Elle se perd un peu dans son baiser sauvage qui réveille le brasier dans ses reins avant de se pencher sur le lavabo pour nettoyer le tout à l'eau froide. Et se calmer, par la même occasion. Lars reprend la parole pour lui donner quelques réponses à ses questions restées en suspend et la blonde lève les yeux pour croiser  son regard au travers du miroir. Oui parle-moi. Songe-t-elle, en revenant à cette réflexion de n'avoir jamais été amoureux. Il attache ses cheveux et Blondie devine l'appréhension dans un soupir amusé. Elle essaie de se l'imaginer, Lars étant môme. Lui qui dit ne pas plaire aux filles à cette époque. Comme à l'adolescence. Varri se retourne pour appuyer le bas de son dos contre la vasque, tentant de fouiller dans ses souvenirs pour revoir Lars comme il l'était à l'époque de leurs griefs. Elle se rappelle s'être dit qu'il aurait été pas mal, Lars, s'il n'avait pas été aussi con. Puis l'amertume et la rancœur ont évincées toutes réflexions liées à l'attraction des sexes et elle n'a vu en lui que cette boule de haine targuant ses intentions néfastes. Le sourire de Varri s'étire lorsqu'il lui confie que c'était les grandes blondes aux yeux clairs son genre. Elle tend un peu le museau, suit la mouvance du pouce contre sa mâchoire et lui saisit les doigts pour les embrasser. Une certaine gravité s'installe lorsqu'il cause de son paternel, éternel insatisfait –  Lars est devenu aussi extrême pour exister à ses yeux, Varri en est maintenant certaine. Il rêvait d'une belle-fille Kvène, évidemment. Ce que les parents peuvent être égoïstes parfois. Blondie se sent un peu émue d'entrevoir la lueur de nostalgie qui se dépeint dans les yeux verts du mâle. Est-ce qu'ils te manquent, les tiens ?
Est-ce que si tu avais le choix, tu serais plus comme ton père l'a rêvé ?

Le silence s'installe. Varri a envie de se serrer contre Lars pour l'embrasser mais se tient tranquille lorsqu'il reprend la parole pour axer les questions sur elle. Elle plisse un peu les yeux en réalisant qu'il a éludé une partie des interrogations, Lars. Celle concernant ses conquêtes. C'est que la possessivité voudrait en savoir plus sur qui Lars Hjelm a pu se serrer à Kiruna. Des donzelles qu'elle connaitrait probablement bien étant donné sa fonction qui l'amène à connaître une bonne partie de la population. Il s'étonne, le Kvène – que Varri n'ait pas eu l'intention de finir avec un Sami. Faire sa vie dans la réserve pour plonger dans son sujet de fascination – dans ce besoin d'être impliquée. FInir avec un beau blond plein de principes à la con. Elle sourit sincèrement. « Un beau blond du genre Blix ? » Le charrie-t-elle, réalisant que c'est un peu prématuré de blaguer vu les récents évènements qui ont failli leur coûter la vie. Lars élude assez vite, finalement, reportant les questions sur ce qu'aurait voulu son père d'elle et ce qu'elle aurait rêvé. C'est assez surprenant, comme tournant de discussion. En y réfléchissant, Varri ne se rappelle pas vraiment avoir échafaudé des espoirs dans sa tête. Alors elle répond, un peu à la première interrogation qu'il a fini par éluder aussi. « Je ne dirai pas que je n'ai jamais eu envie de faire partie de tout ça. Mais j'ai toujours eu la certitude que c'est de l'extérieur que je les aiderai mieux. Que je vous aiderai mieux. Et pour ça, il me fallait aussi du recul. Un recul que je n'aurais jamais eu en vivant avec un Sami, dans la réserve. » Elle hausse brièvement des épaules. « Je ne suis pas comme ma mère. Ma mère était une noaidi très respectée mais sa fille est née d'un père colon. Et les gens, ça les dérange dans le fond. » Il y a quelques regrets, évidemment. Mais elle est ce qu'elle est Varri et naître d'un père colon lui a aussi permis de se faire une place au commissariat – de porter la voix des autochtones jusqu'aux instances supérieures. D'une certaine manière... « Quant à mon père... Je ne pense pas qu'il ait voulu que je marche dans ses traces. Je crois même qu'il est assez content que j'ai trouvé ma voie. Il m'a toujours soutenu pour ce projet de police tribale, tu sais. » Est-elle en train d'essayer de le convaincre que son père est un mec bien ? Blondie chasse la réflexion, une pointe de douleur lui serrant le cœur à l'idée qu'elle ne le reverra probablement plus. Et qu'il la croit morte. « Mon père n'a jamais été dirigiste. J'imagine que le plus grand regret me concernant, c'est de ne pas lui avoir donné de petits-enfants. » Elle fronce les sourcils un peu dans le vague, Varri. Cligne des paupières avant de chercher le regard rassurant de son interlocuteur. « De quoi... Je rêve ? » Elle hausse les épaules. J'évite de rêver, ça donne lieu à toutes sortes de frustration. « Je ne sais pas trop... Et toi, si tu avais pu choisi ta vie, tu l'aurais choisie comment ? » Elle s'approche de lui pour prendre ses mains entre les siennes. « Est-ce que tu aurais aimé te marier, avoir des gosses, une maison et un chien ? » Qu'elle lui demande, trouvant l'image assez drôle dans sa tête. « Tu aurais aimé faire quoi comme travail ? » Il est toujours temps d'y réfléchir. Elle coule ses bras autour de ses hanches pour le serrer contre lui dans une accolade chaleureuse. Vient effleurer sa peau de ses lèvres avant de caresser du regard les tatouages qui ornent son corps. « Ils ont quelle signification, ces tatouages ? » Elle aimerait vraiment savoir, Varri. Les trouve beaux. Beaux à s'y perdre. Elle les suit du bout des doigts – se satisfait de faire naître une réaction épidermique chez Lars. Se mord les lèvres dans une nouvelle envie qui la tenaille. Celle de le faire râler de plaisir. Avec ses lèvres.  

Dialogues:
 
CODAGE PAR AMIANTE
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☾ ☾ ☾ ☾ ☾
BRUTALE.
L'âme susurre et le cœur se noie. Dans les abîmes d'une rage folle  - créature famélique et vorace qui fouille les entrailles à la recherche d'une raison. Une seule suffit pour qu'elle exulte. Fanfaronne et se digère. N'en reste alors plus que les cendres. Celles de son monde dévasté.(c)lazare.
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Big bang [Terminé] - Sam 30 Déc - 17:38
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lycans
lycans


EFFIGIE : Jason Momoa
BAFOUILLES : 8440
PACTE : 06/06/2017


OSSATURE : 38 ans
CONTRAT : C'est compliqué / Varribataire - c'est comme être en couple sauf qu'on se l'avoue pas / Polygamie non assumée avec les vins et les spiritueux de la supérette discount du coin
BESOGNE : Sentinelle, chimiste et auto-capitaine pour le compte de la Nostro Regno
ÉCHINE : Suprématie anéantie - Lupin
PRESTIGE : Sens accrus - Plus agile, plus fort, plus rapide que le commun des mortels, mais pas que le commun des surnaturels - Régénération - Rage, impulsivité, agressivité CHECK - Capacité à péter les plombs en un temps record, CHECK - Instincts primaires enclenchés CHECK - Titiller l'bestiaux : NON CONSEILLE
GANG : Nostro Regno
CREDIT : Sign code by Solosland © Gifs by Varri <3 & QCEENMERAS
HJELM Lars
&
BJURMAN Varri
BIG BANG

Nos vies  ne sont jamais comme ont les rêve remarqué-je lorsque la pulpe de mes doigts s’égare sur la gorge de la blonde ; sur les marques qui l’encerclent dans un souvenir douloureux tandis qu’elle répond à mes questions. Qu’elle m’oriente sur ses choix en me les expliquant avec un certain recul – que je conçois bien qu’il me semble qu’elle n’a jamais pu être aussi neutre que ce qu’elle voudrait bien le croire. Sa mixité de culture a toujours fait d’elle quelqu’un de trop impliquée. Trop impliquée dans les griefs que nous nous portions, les Sames et nous autres, les Kvènes. Dans ces guerres de territoire et de droits ; dans ces querelles infernales et beaucoup plus ancestrales que ce que les blancs non initiés au surnaturel pouvaient le savoir. Et elle ne savait pas. Et elle était là au milieu de tout ça à essayer de tempérer. A essayer de faire entendre des voix qui se sont toujours perdues dans les étendues magiques de ces steppes enneigées. Elle était là, au milieu de tout ça et elle s’est perdue elle-même, quelque part – luttant contre sa propre nature et les images d’une mère mystifiée par sa vision de gamine civilisée. Je me demande, finalement, si ce n’est pas par simple culpabilité – celle d’avoir eu l’impression d’abandonner sa mère lorsqu’elle a dû la quitter pour son père – qu’elle s’est intéressée à tout ça et qu’elle s’y est jetée cœur et âme. Me dit que, même si son père n’était pas dirigiste, il aurait dû l’éloigner de cet objectif pour qu’elle puisse s’épanouir dans une existence qui n’était pas jonchée de regrets – celui de n’avoir pas vraiment connu celle qui l’avait fait naître. Il aurait dû lui expliquer – soigner ses plaies pour qu’elle puisse suivre le cour de sa vie sans se mettre dans des situations impossibles. Parce qu’on en me l’enlèvera pas de la tête Varri regrette. Elle était peut-être faite pour être flic, mais peut-être qu’elle ne l’était simplement pas. Bien qu’elle ait été douée pour ça. Bien qu’elle ait su tirer son épingle du jeu pour exceller dans ce domaine là. Mais l’excellence ne veut rien dire. J’imagine que je suis doué pour le crime, par exemple, et que c’est manifestement la voie la plus simple qu’elle m’ait été donné de choisir ; j’imagine aussi que j’aurais été doué pour d’autres choses moins violentes. Moins destructrices. J’imagine que si on m’avait donné les codes pour être quelqu’un de moins terrible et perturbé, j’aurais été plus heureux que ce que je ne l’ai été. J’imagine que le père de Varri avait ces cartes en main et qu’il ne les a pas jouées. Ce qui ne fait pas de lui un homme mauvais – j’estime que mon propre père ne l’est pas non plus – ça fait juste de lui quelqu’un d’humain ; qui doit humainement se haïr, actuellement, d’avoir laissé sa fille partir à Rome pour une sombre histoire d’homicide tribal.

- Tu le reverras, soufflé-je alors qu’elle suit d’une main les lignes encrées sur ma peau. – Ton père. J’en suis persuadé – convaincu. Lui assure d’un aplomb sans faille – parce que le contraire ne serait pas juste et que je l’amènerais jusqu’à Kiruna, s’il le faut, pour qu’elle ait la chance de le retrouver. De lui annoncer que sa fille n’est pas morte dans son asile d’aliénés. Parce que ça semble lui tenir à cœur, à Varri, et qu’elle tient probablement plus à sa famille que ce qu’elle ne le montre. Que ce qu’elle ne l’évoque – très rarement, très courtement. Mais plus tard. Quand tu auras régler tes problèmes, ici. Que tu auras répondu à toutes tes interrogations et que tu seras plus sereine. Lorsque tu sauras expliquer à ton père tout ce qui s’est passé sans qu’il ne veuille balancer une Bombe H sur l’Italie. Pour l’instant c’est trop abstrait, même pour nous. Surtout pour toi. Tu paniquerais tout le monde juste en essayant de garder ton calme – tu transpirerais le désespoir.

Quant à en savoir plus sur ma vie rêvée… Je laisse échapper un soupir absent. Relève le menton pour fixer l’un des angles de la salle de bains – celui qui possède une auréole humide, juste au dessus de la douche ridiculement étroite. – Je me voyais bien dans la réserve, moi. Avec une femme kvène et des gosses kvènes. Pas de chien, parce que je n’ai jamais pu blairer ça, les chiens. J’aurais braconné du renne, parce que je n’aime pas les règles et, dans l’idéal, je ne me serais jamais fait prendre. Mon père aurait peut-être été fier de moi, qui sait. Il m’aurait peut-être parlé pour la seconde fois de sa vie pour reconnaître qu’il c’était trompé le jour où il avait décidé me détester. Mais… Je hausse une épaule dans un sourire étrange – un mélange de nostalgie pure et de fière satisfaction. – Mais l’idéal n’existe pas. Si on se fixe des objectifs c’est pour aller au-delà de ce qu’ils nous évoquent. De toute façon… Lorsque je faisais un point sur ma vie, à Kiruna, je ne me faisais pas d’illusion sur l’endroit où j’allais terminer. En taule, sans aucun doute. C’est déjà un exploit que je n’y sois toujours pas. Alors je me contente de ça. Et je ne vis pas trop mal – puis tu es là, toi, ronronné-je en taquinant sa pommette de mon nez. Je fronce légèrement les sourcils. Capte dans une expression furtive que je noircis un tableau qui n’a jamais été aussi catégorique. Ni blanc, ni noir. Mitigé, à la rigueur.Tu sais, mon père est… Enfin il a… Il a vraiment un bon fond. Des principes, des perceptions et d’autres trucs du genre assez chiant mais... Mais un bon fond quand même. Et ce n’est pas parce que quelqu’un nous méprise que ça fait de lui quelqu’un d’horrible. C’est… Comme ça. Nous ne sommes juste pas faits pour nous entendre. Ma mère avait de l’amour à revendre pour deux.

Mes paluches courent sur les cuisses de Varri. Les pincent quand elles la hissent pour l’asseoir sur le bord du lavabo. La fraîcheur du socle lui arrache un frisson licencieux. – C’est des tatouages pour donner force et protection. Ma respiration roule sur sa clavicule lorsque j’y laisse voguer ma langue. – A une époque ils étaient gorgés de la magie de mon coven. Ils étaient des espèces de vecteurs. Des sceaux. Ils sont vides désormais. Je redresse le faciès. Tend mon bras droit. Le tord pour qu’on puisse capter, à la lumière artificielle, une phrase. Etre toujours ivre.J’avoue que pour celui-là, j’étais complètement saoul. Il n’a pas été fait dans des normes d’hygiènes exceptionnelles. Je crois. Je ne sais plus. J’étais jeune. Et pour l’autre bras j’avais 18 ans, il cache un monticule de cicatrices… Tu ne lui dis pas ça, Lars ? Que tu sais que c’est nul une cellule d’isolement ? Surtout quand on y gerbe à longueur de journée à cause du manque ? Je repousse ces songes obscurs en secouant la caboche. Me presse entre ses jambes pour venir l’embrasser – me prélasse contre la chaleur torride de son corps, nos odeurs mélangés et son arrière goût de café. – Tu ne t’en rappelle toujours pas ? demandé-je dans un râle, éloignant à peine mes lèvres des siennes – en éprouvant toujours le charnu lorsque je continue de causer. – De nos retrouvailles, dans ce con de club ? C’est comme ça… Dans cette position que je t’ai prise la première fois. Je m’arrime à ses reins. L’incite à se cambrer. A soulever les fesses – à les faire onduler de haut en bas pour se frotter contre moi en réveillant mon envie. – J’aimerais tellement que tu me racontes comment tu en es venue à me désirer autant. Je ne m'en lasserait pas, j'en suis sûr, de t'entendre me le dire. Dans tous les idiomes que tu veux. Je m’oublie sur sa poitrine. Lui intime de s'arc-bouter assez pour la présenter. – J’ai l’impression d’avoir fabulé cette histoire, murmuré-je en fermant les paupières. Savourant chacun des gémissements discrets de Varri – ceux qui meurent sur sa langue, ceux qu’elle est encore capable de maîtriser. J’ai la certitude que j’ai fait une erreur en te droguant, ce soir là. Même si tu as reconnu que ne pas le faire m’amènerait directement derrière les barreaux. J’ai la certitude, trop tard, que tu n’aurais rien fait pour me faire arrêter.





Couleurs Dialogues:
 

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“Wait I rise, Lordy Mama”
Sa chaîne va se rompre, le Vorace bondira ▲ Guerre, au seul souvenir des maux que tu déchaînes, fermente au fond des cœurs le vieux levain des haines ; dans le limon laissé par tes flots ravageurs des germes sont semés de rancune et de rage et le vaincu n’a plus, dévorant son outrage, qu’un désir, qu’un espoir: enfanter des vengeurs.
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