Big bang [Terminé]

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Big bang [Terminé] - Sam 30 Déc - 23:13
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sorciers
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EFFIGIE : Charlize Theron
BAFOUILLES : 9208
PACTE : 04/01/2017


OSSATURE : 37 ans
CONTRAT : Kiffe se soumettre à un certain mâle alpha et a du mal à l'admettre. A le palpitant qui déconne en sa présence. En couple donc, toujours fourrée dans les bras d'Irénée.
BESOGNE : Ancien officier de police. Morte aux yeux du monde dans l'asile dont elle s'est échappée.
FABLE : Elle a des doutes, surtout depuis qu'elle a perdu le bébé difforme qui grandissait en son sein. Celui qui a bien failli la rendre folle
ÉCHINE : Tout porte à croire qu'elle est la chair faible. Une humaine. Et pourtant, ses rêves ont toujours été peuplés de visions indéchiffrables à la symbolique poignante. Maintenant qu'elle est à Rome, elle rêve éveillée - sur le passé des gens. Elle est sorcière mais ignore encore tout de la vraisemblance de cette situation.
PRESTIGE : Clairvoyance empathique. Varri peut vivre les souvenirs des autres.
CREDIT : Cya
LARS
&
VARRI
BIG BANG
- Tu le reverras, lui dit Lars en parlant de son père sur un ton convaincu. Varri lui sourit un peu tristement. Elle aimerait le croire, vraiment, mais penser à cette éventualité fait aussi remonter tout son lot d’incertitudes douloureuses. Est-ce qu’elle a vraiment tué cet homme ? S’est-elle mise à dos des gens de pouvoir ? Des personnes capables de se venger sur sa famille même si elle se trouve à des kilomètres de là, aux frontières lapones ? Elle ne sait rien, Blondie. Et si elle peut prétendre faire comme si de rien n’était pour l’instant, dans ce motel miteux de Rome, elle ne peut pas se permettre de mettre en danger sa famille en traînant dans son sillage les conséquences de ses déboires. Tu es morte Varri. Et si tu ne l’es pas, tu devrais être en prison à l’heure actuelle.

Blondie secoue légèrement la tête pour se sortir de ses tristes turpitudes. Elle acquiesce du chef machinalement en espérant que le trouble se dissipe aussi vite qu’il est venu. Se concentre sur la mine pensive du Kvène qui en est à réfléchir à sa vie idéale. Une épouse et des marmots de son clan. Pas de chien. Du braconnage. Un père reconnaissant. Varri plonge ses yeux dans les siens, essaie vraiment de saisir les émotions qu’il retranscrit malgré lui. Il ne demande pas grand-chose, le colosse – il n’a pas d’espoirs saugrenus et irréalisables. D’ailleurs, les sourcils de la blondine se fronce dans un questionnement qu’elle n’ose formuler de vive voix. Une femme Kvène. Pourquoi tu n’en as pas trouvé une ? Toi, quelqu’un d’influence pour les tiens. Ça aurait pu être simple, j’imagine. Mais il a fallu qu’il tombe amoureux d’une Sami. Comme quoi, les idéaux que l’on se forge sont souvent faits pour être brisés par l’imprévisible. Lars est du genre terre à terre. Il reconnaît même ne jamais avoir douté de finir en prison et ne témoigne d’aucune culpabilité ou regret ce concernant. Comme si c’était ainsi et pas autrement. – puis tu es là, toi,La blonde noue ses mains à sa nuque tandis qu’il vient effleurer son faciès du sien. Elle lui sourit avec légèreté quand elle saisit son doute fulgurant qui l’incite à incliner le minois pour chercher son regard. Elle l’interroge dans un haussement de sourcils bref et lui caresse la joue dans un encouragement muet. Il a le besoin de préciser que son père n’est pas si horrible, Lars – comme pour inviter un peu de demi-mesure dans les propos qu’il a eus à son égard. Un bon fond. Varri dodeline de la tête en lâchant une grimace appréhensive. Bien sûr que tout le monde a bon fond mais le mépris peut détruire et un père ne devrait pas haïr son propre enfant. Le manque de reconnaissance, ça mutile profondément un être en devenir – à tel point que l’angoisse peut se perpétrer, de génération en génération. Et ça se porte comme un fardeau, cette peur plus ou moins ancrée en chacun d’eux. « J’aimerais bien le rencontrer, ton père. » Murmure-t-elle. Tu sais. Je pourrais le voir dans tes souvenirs. Le vivre comme tu l’as vécu, toi.

Les paluches masculines courent le long de ses hanches à Varri. Lars la soulève pour l’asseoir sur la vasque en céramique et un frémissement la secoue du séant jusqu’à l’intérieur de ses cuisses pour la fraîcheur suscitée sur sa peau. Elle inspire profondément et agrippent ses mains aux rebords du meuble quand il se penche sur elle pour lui taquiner la gorge. La peau se hérisse sous son souffle et Varri doit se faire violence pour entendre et comprendre ce qu’il lui dit. Les tatouages. Oui, c’est ça… Des runes, manifestement, qui le liaient à son clan – désignant force et protection. La blonde tend le museau en souriant, surtout lorsque Lars exhibe l’intérieur de son bras droit où est tatouée une phrase en Kvène, assez discrète pour ne pas trop attirer l’attention. Varri lui choppe le poignet et tord la nuque pour reluquer l’inscription dans un ricanement étouffé. « Sérieusement ? » Elle secoue la tête, plus amusée que scandalisée. C’est comme si elle était revenue avec un papillon tatoué sur la fesse gauche un lendemain de fête. « Ca me fait penser aux victimes d’une mode. Qui se font tatouer à l’étranger sans se rendre compte que c’est des conneries qu’on leur a écrit dessus. » L’amusement s’éclipse dans une réflexion. C’est un peu ton credo ça, non ? Lars aime la boisson – il ne faut pas être bien perspicace pour voir ça. Est-ce que c’est vraiment un problème ? Elle n’arrive pas encore à le déterminer. Il faut dire qu’ils n’ont pas eu une vie très calme ces derniers temps et que Blondie est probablement responsable de ses derniers excès d’alcool. Elle baisse les yeux sur les derniers tatouages qui n’ont pas mérité d’explication mais Lars la prend de cours en se coulant entre ses cuisses pour presser ses lèvres contre les siennes dans un baiser fiévreux. Elle frissonne la blonde. Se redresse instinctivement en sentant l’envie gangrener. Encore. Elle gémit un peu quand il met fin au ballet langoureux pour pouvoir lui poser une question et Blondie éprouve son souffle chaud contre le charnu de ses lippes dans une grande difficulté réactive. « Nos retrouvailles ? » Elle hoche la tête à la négative, s’humecte les lèvres en fixant les siennes avec envie. « Mais je pourrais essayer de retrouver tes souvenirs là-dessus. » Ce qui reste assez frustrant en soi. De ne pas comprendre réellement ce qui lui est passé par la tête à ce moment là. « Est-ce que c’est moi ? … » Un hoquet ponctue sa question lorsque le mâle entreprend de lui empoigner les hanches pour l’inciter à bouger contre lui. Varri plante ses mains vers l’arrière pour incliner son bassin avec plus de facilité et s’exécute avec sensualité – le caressant dans chacun de ses mouvements pour faire naître son excitation. La tête blonde penche vers l’arrière et elle pousse sur ses mains pour tendre sa poitrine au museau entreprenant. Durant un court instant, elle oublie ce qu’elle veut dire, Blondie. Entre deux gémissements qu’elle réprime. « … Est-ce que c’est moi qui t’ai sauté dessus ? » C’est qu’elle n’en sait pas grand-chose en vrai. De ce moment – là où tout a déraillé. De son côté, dans une pulsion dont elle ignore tout. « Je ne sais pas… Lars. » Qu’elle murmure en fermant les yeux. Elle replie une jambe pour prendre appui d’un talon contre le rebord et referme son autre cuisse autour de Lars pour l’attiser dans un va-et-vient sulfureux. « Je ne sais pas comment c’est arrivé… Mais je n’ai aucun doute sur ce que je veux, maintenant. » Le meuble étriqué ne lui permet pas de manœuvrer à sa guise mais Blondie coince un bras contre le miroir derrière elle pour s’y retenir tandis qu’il la pénètre sans qu’ils n’aient besoin de s’aiguiller l’un l’autre. Varri glapit un peu fort à ce moment là. Sa menotte libre vient s’arrimer aux épaules massives du mâle quand une vague de chaleur la submerge dans un sentiment d’extase. Elle se renverse vers l’avant pour venir respirer en saccades contre le museau du mâle. « Tu m’excites trop, Lars. » Et manifestement, elle lui fait de l’effet à se contracter autour de sa verge dans des spasmes qu’elle ne contrôle pas.

Grognements. Râles. Sublimés par la moiteur des corps qui s’enchaînent. Le meuble vibre à chacun des assauts tempétueux, envoyant valdinguer brosses à dents et produits d’hygiène qui traînent par là. Il la soulève, Lars, encore un peu pour qu’elle puisse glisser jusqu’à la base de sa virilité. Pour sentir ô combien il l’honore une fois de plus dans une ferveur torride. Blondie fait courir ses doigts sur sa musculature saillante – s’entiche de cette vision de lui qui lui rappelle pourquoi tout importe peu, finalement. Tant qu’ils sont ensemble. Elle se hisse contre lui, se plaque pour mieux l’éprouver et s’y accroche en remontant les cuisses le long de ses flancs. Ils chavirent un peu sur le côté, tanguent vers l’arrière – jusqu’à la cabine de douche qu’ils cognent dans un bruit mat. Et Varri l’embrasse à Lars. Lui mord la lèvre supérieure et immobilise leurs hanches pour le sentir s’impatienter en elle. Il grogne, râle et l’oblige à mettre pieds à terre pour la guider de ses paluches autoritaires contre le meuble – de dos cette fois-ci. Elle écrase ses paumes de mains contre la céramique, Varri – renverse la tête vers l’avant et la redresse dans le coup de reins puissant qu’il lui donne. Ses yeux braqués sur le miroir captent ceux du mâle juste derrière elle. Comme ça je te vois quand même… Et elle couine, la blonde. Elle gémit et tend la croupe à chacun de ses mouvements.

Et le meuble cogne.

Une.
Deux.
Trois fois.

Avant qu’elle ne jouisse dans un gémissement ininterrompu. Les coudes coincés de chaque côté du lavabo en y laissant presque retomber la tête. Le mâle repu est renversé sur elle – le corps malmené par quelques tressautements anarchiques. « Viens amour… On se barre d’ici. On se planque quelque part sans âme qui vive, juste toi et moi. C’est comme ça que j’aimerais finir ma vie. » Dans tes bras. Le cœur au seuil de l’implosion.

Et ça cogne. Mais à la porte cette fois-ci.
Blondie se redresse brusquement, les yeux écarquillés – croisant le regard de Lars par le biais du miroir avant de tordre la nuque vers lui. Le palpitant prêt à se calmer après l’orgasme repart dans un frisson d’adrénaline. Varri attrape un peignoir qu’elle enfile dans des gestes saccadés avant de tendre au mâle le sien.


Ça cogne. Encore. Avec insistance. Et l’individu n’a pas l’air de vouloir se lasser.

Varri ouvre, le crin dépeigné et les yeux hagards. « Ah ben enfin ! » Un mec la reluque ostensiblement de la tête aux pieds sur le seuil de la porte. La cinquantaine passée. Bedonnant. Des yeux de fouine profondément enfoncés dans leurs orbites. « J’suis le voisin d’palier. » Précise-t-il en comprenant l’interrogation muette de la blonde. Il plisse les yeux avec curiosité. « J’vous ai jamais vu là, avant. Vous êtes nouvelle ? » Le type se décale un peu pour chercher du regard à travers la piaule. Tombe rapidement sur Lars qui sort de la salle de bain et se campe derrière Varri. « Hé ! J’veux la même prestation. Elle coûte combien ? Elle doit être chère non ? ça doit être une de ces étrangères… Elles gueulent bien au pieu. » Peu certaine de comprendre le charabia italien, Varri louche vers Lars, sceptique. « Est-ce que ce trou du cul est vraiment en train de me prendre pour une pute ? »


Dialogues:
 
CODAGE PAR AMIANTE

☾ ☾ ☾ ☾ ☾
BRUTALE.
L'âme susurre et le cœur se noie. Dans les abîmes d'une rage folle  - créature famélique et vorace qui fouille les entrailles à la recherche d'une raison. Une seule suffit pour qu'elle exulte. Fanfaronne et se digère. N'en reste alors plus que les cendres. Celles de son monde dévasté.(c)lazare.
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Big bang [Terminé] - Dim 31 Déc - 5:22
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lycans
lycans


EFFIGIE : Jason Momoa
BAFOUILLES : 8440
PACTE : 06/06/2017


OSSATURE : 38 ans
CONTRAT : C'est compliqué / Varribataire - c'est comme être en couple sauf qu'on se l'avoue pas / Polygamie non assumée avec les vins et les spiritueux de la supérette discount du coin
BESOGNE : Sentinelle, chimiste et auto-capitaine pour le compte de la Nostro Regno
ÉCHINE : Suprématie anéantie - Lupin
PRESTIGE : Sens accrus - Plus agile, plus fort, plus rapide que le commun des mortels, mais pas que le commun des surnaturels - Régénération - Rage, impulsivité, agressivité CHECK - Capacité à péter les plombs en un temps record, CHECK - Instincts primaires enclenchés CHECK - Titiller l'bestiaux : NON CONSEILLE
GANG : Nostro Regno
CREDIT : Sign code by Solosland © Gifs by Varri <3 & QCEENMERAS
HJELM Lars
&
BJURMAN Varri
BIG BANG

Est-ce que c’est toi… Ses lèvres m’arrachent un frisson extatique. Tu l’as fabulé, avant. Toute cette histoire, tente de me convaincre un esprit complètement embrumé. Comme si c’était mieux. Comme si c’était bien. Mais c’est stupide. Mais c’est nul. Improbable. J’ai la conscience aigüe de tout ce qui s’est passé à ce moment là ; comme j’ai la conscience aigüe de tout ce qui se passe à ce moment là. Maintenant. Dans l’instant. Dans ce monde bien réel – dans la chambre de ce motel où nous sommes probablement les premiers amants qui s’aiment. Dans ta bouche, dans ton corps, tes reins et ton cœur – peut-être moins ta tête, c’est confus dans ta tête. C’est comme si nous chavirions l’un à l’intérieur de l’autre. Depuis le départ. Comme s’il n’y avait pas que le sexe. Comme si il y avait d’autres évidences. Une espèce de complicité étrange née dans la haine – dans cette fascination malsaine que nous avons eue à nous étudier, de loin. La loup et la biche. Les meilleurs ennemis. – C’est toi, oui, grogné-je lorsqu’elle se démène, Varri, pour me faire plaisir. Pour m’attiser de la moiteur de ses cuisses. Enfin tu ne m’as pas vraiment sauté dessus, tu sais. J’étais consentant. Je ne me suis pas forcé – tu n’as pas insisté longtemps. Une seconde peut-être. Deux au maximum. J’avais envie de toi. Je crevais de toi, en fait. Mais ça aussi, je l’ai saisi que trop tard.On l’a fait sur ta table, ronronné-je dans un sourire. Dans une crispation de mes mains sur ses hanches. – Sur tes papiers. Sur tous les papiers de l’enquête. Je crois que ça faisait un moment que tu n’avais pas fait l’amour. Je crois que tu t’en foutais pas mal d’où et de comment on le faisait, du coup. Je me mords la langue. Retiens un gémissement lorsque je fais rouler ma nuque – dans un geste censé me détendre. Vrille dès qu’elle m’affirme savoir ce qu’elle veut. Moi. Qu’elle se cambre encore un peu. Qu’elle organise ses jambes pour qu’il n’y ait rien à axer. Tout est fléché.  Elle bascule contre la vitre, dans un cri suffocant, lorsque je fonds en elle dans une douceur oubliée. Elle y reste peu. Revient vers moi. S’agrippe à moi en étirant le râble – son nez tutoyant le mien pour que je puisse boire chacun de ses soupirs. M’enivrer d’eux. Y répondre en serrant les dents. Devenir dingue à voir son visage si proche. A capter chaque micro expression de satisfaction. Mon bide se contracte. Je pousse en elle plus fort. Plus loin. La sens autour de moi en des caresses intenses. Je fonds dans les vagues qui nous chahutent. Dans le chant de nos gémissements. Dans la passion qui nous lie. Elude les dénouements, les énigmes, les colères, les griefs, les non-dits et les trop-dits ; les rancœurs et les rancunes, les vengeances et les pardons… Je veux juste… Valser avec elle. Nager dans la mer vague de notre union. Qu’on coule, qu’on se rattrape, qu’on se noie, qu’on se perde – l’un avec l’autre mais jamais séparément. Je veux qu’on se sauve. Je veux qu’on se transcende d’un envoutement extrême qui pourrait nous être mortel. Je veux comprendre, ouais… Je vais comprendre ces gens qui meurent quand ils baisent.

Tout se casse la gueule. Je le vois, du coin de l’œil, à un moment – ce même moment où je me dis que, comme la table de l’ancien appartement de Varri, le meuble de salle de bains ne tiendra jamais le face à nos ébats sauvages. Alors je la soulève. La presse contre moi. L’appréhende entièrement en balançant ma tête en arrière, dans une pause voluptueuse. Et elle approuve, Varri. Pince mes épaules. Remonte ses jambes – les scelle à mes flancs en me bousculant de ses reins – qui incitent, qui taquinent. Et ça repart. La pièce est définitivement trop petite, pour nous – il nous faudrait le monde pour faire l’amour, il nous faudrait l’espace pour hurler. On tape dans des trucs – je ne sais pas dans quoi. Probablement la douche ou la panière de linges. La porte où le petit cadre ridicule qui a toujours sa photo d’origine. Elle me mord. Je geins, d’un geignement rauque. Encore. Tente de me soustraire aux canines quand elle se hisse – qu’elle arrête. – Bouge, ordonné-je d’une vois sans mesure, puant le désir lubrique. Je lui palpe les fesses. Lui claque une fesse. Pulse en elle. Crache une injure. Aimerais beugler. Me débats. L’arrache de moi – de mon membre. La repose sur le sol. La tourne. La bascule en avant, d’une paluche autoritaire entre les omoplates. Elle me tend la croupe, pressée. Se flanque sur la pointe des pieds quand je l’oriente d’une main sur les côtes. La pénètre une nouvelle fois. Prend un certain plaisir à faire ça en face du miroir – là où nous pouvons aisément nous regarder. La vasque tient bon, malgré les coups de butoirs brutaux. Claque au rythme de nos chairs humides. Une fois. Deux fois. Trois fois. Jusqu’à l’orgasme.

Je m’affaisse sur elle. Dans son dos. Sans me retirer. Je suis bien, là. Toi beaucoup moins, probablement. Ma joue vient se poser contre sa colonne vertébrale. Mes mirettes papillonnent quand je profite des battements de son cœur. De son odeur où une réminiscence de mûre me fait tendrement trembler. Je l’enlace. Passe mes paumes sur ses cuisses. Peine à saisir, dans un premier temps, ce qu’elle baragouine. Essai de reconstruire sa phrase, qui se perd en mots et en syllabes. Redresse la caboche un peu vite – trop, quelques points blancs dansent devant mes prunelles. Je la fixer à travers la vitre légèrement embuée. C’est de ça que tu rêves ? D’une retraite à deux, dans la forêt ? Comme moi dans le Norrland mais en beaucoup plus champêtre ? Où ça ?!De quoi ? Ce n’est absolument pas ce que je voulais dire… Tant pis. Mais je n’ai pas le temps de reformuler que ça frappe. Je trésaille, imperceptiblement – ne l’avait pas vu venir, celle là. On a toujours été tranquille dans ce con de motel. Je décale le faciès alors que Varri rue sous moi pour pouvoir se dégager. Je dois me remettre droit, un peu à contre cœur. – Laisse cogner…, murmuré-je. On s'en fout. Elle ne m’écoute pas. S’affère. Me balance un peignoir – je ne savais même pas qu’il y avait un peignoir pour moi ici, ne m’en souvenais plus. Elle s’éclipse de là avant moi, qui galère à trouver le sens du vêtement.  La voix masculine du voisin de palier me fait me presser – il cause un italien grinçant, rapide et énervé, à la limite du cynique. Je ne suis pas certain que Varri le comprenne. Débarque dans l’entrée pour son plus grand plaisir – ou du moins, pour le plus grand plaisir de sa curiosité. De quoi que comment ? C’est qu’il me demande les tarots de la putain ! - sans savoir que, accessoirement, il n’y a pas de putain dans l’annexe. Ca commence à devenir une habitude qu’on te prenne pour une pute. Je reconnais pour mon voisin que je n’ai pas été clair, mais celui là manque cruellement de discernement.Etrangère ! affirme-t-il en claquant ses mains l’une contre l’autre quand Varri prend la parole. J’en été sûr ! J’hésite, clairement, entre mon envie subite de lui faire bouffer le chambranle de la porte – Varri feule parce que c’est bon, pas parce que j’aligne les billets pour qu’elle soit expansive – ou lui refermer la porte au pif sans lui répondre – après tout, si elle crie pour le plaisir ou des billets, ça ne te regarde pas, connard.Le trou du cul demande pour combien tu gueules dans son lit... J’imagine que ça répond à ta question. Je dodeline du chef. Relève le museau. Je n’ai jamais remarqué que Varri faisait énormément de bruit. Mais ça fait deux fois en deux soirs qu’elle rameute des immeubles alors j’imagine que… Je ne suis pas objectif sur la question.

Ca va s’avérer compliqué, pour la prestation.Comment ça ?, qu’il s’étonne. – Elle va pas faire sa difficile, quand même. On sait tous qu… - Parce que c’est ma femme – pas une pute, grondé-je quand le loup amène dans mon timbre une violence glaciale. Ce qui règle aussi le problème de la tarification. Et comme, grâce à elle, je suis d’humeur magnanime, je vais épargner ta vie. C’est vraiment ton soir de chance, je suis un homme comblé. - Mais sache que j’ai très, très envie t’enfoncer tes yeux dans leur orbite alors… Je passe une main dans le dos de Varri. – Tu vas t’excuser et puis tu vas rentrer chez toi – où tu vas te terrer pour que jamais je ne te recroiser. Court silence.On va rester ici encore un petit moment. Ce n’est donc pas la dernière fois que tu nous entendras. Au cas où l’envie te reprendrait de retenter ta chance en espérant tomber sur de nouvelles personnes. Parce que j’te jure que si tu refrappes à cette porte je ne te crèverais pas juste tes yeux, si tu vois ce que je veux dire. Je ne suis vraiment pas patient et là on est à la limite de ce que je suis capable de supporter. Nouveau silence.Grouille, craché-je un peu fort lui impulsant un sursaut nerveux. – Pardon, déclare-t-il très vite – entre surprise, effarement et panique. – Elle veut des fleurs, aussi.Quoi ?Je dis : Elle veut des fleurs, pour le préjudice moral. Un beau bouquet d’Immortelles avec quelques Camomilles… - T’es fleuriste ?Vous. Il arque un sourcil. – Vous êtes fleuriste. C’est comme ça qu’on demande quand on est poli. On a pas gardé les cochons ensembles.  – Ah… Parce qu’on se vouvoie, maintenant ?Non, juste toi. Il tique. Peu convaincu par la réflexion. Tu viens de penser que ma gonzesse était une putain étrangère, on va pas me reprocher l’excès de familiarité. S’éloigne dans un geste équivoque – non loin de sa tempe pour indiquer une certaine folie me concernant. – N’importe quoi… - N’oublie pas le bouquet ! Demain matin ! Il baragouine un truc que je n’entends pas. Je me penche pour avoir accès à la vue sur couloir. Le vois appuyer sur la poignée de sa porte. – N’oublie pas, aussi, que je sais où tu habites, chuchoté-je d’un timbre impersonnel – sans âme ni sentiment. Il marque un temps d’arrêt. Me jette un dernier regard. Se faufile dans sa piaule quand je claque brutalement la porte de la notre. Connard.Putain ! fulminé-je. On peut plus baiser tranquille ? Y a toujours quelqu’un qui se sent la mission de venir nous faire chier ? V’là que maintenant c’est les voisins décident des décibels. C’est quoi, la prochaine étape ? Ils viennent nous regarder pour nous conseiller sur les positions à envisager ?

Je tire sur la corde de mon peignoir. Le froisse pour le balancer contre un mur quand je fais demi-tour pour me diriger vers la table de chevet. Prend une viennoiserie dans l’un des sachets. Y croque dans une hargne que je préférerais compenser par une bonne bière fraîche. Tu disais quoi toi ? On se barre d’ici ? C’est peut être pas la solution la plus dégueulasse de l’année. Je pivote. Louche sur Varri à l’orée du couloir. Je t'aime. Je crois que ça me rend un peu bête. - Où ? Où est-ce que tu veux qu'on aille ?




Couleurs Dialogues:
 

☾ ☾ ☾ ☾ ☾
“Wait I rise, Lordy Mama”
Sa chaîne va se rompre, le Vorace bondira ▲ Guerre, au seul souvenir des maux que tu déchaînes, fermente au fond des cœurs le vieux levain des haines ; dans le limon laissé par tes flots ravageurs des germes sont semés de rancune et de rage et le vaincu n’a plus, dévorant son outrage, qu’un désir, qu’un espoir: enfanter des vengeurs.
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Big bang [Terminé] - Dim 31 Déc - 10:49
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sorciers
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EFFIGIE : Charlize Theron
BAFOUILLES : 9208
PACTE : 04/01/2017


OSSATURE : 37 ans
CONTRAT : Kiffe se soumettre à un certain mâle alpha et a du mal à l'admettre. A le palpitant qui déconne en sa présence. En couple donc, toujours fourrée dans les bras d'Irénée.
BESOGNE : Ancien officier de police. Morte aux yeux du monde dans l'asile dont elle s'est échappée.
FABLE : Elle a des doutes, surtout depuis qu'elle a perdu le bébé difforme qui grandissait en son sein. Celui qui a bien failli la rendre folle
ÉCHINE : Tout porte à croire qu'elle est la chair faible. Une humaine. Et pourtant, ses rêves ont toujours été peuplés de visions indéchiffrables à la symbolique poignante. Maintenant qu'elle est à Rome, elle rêve éveillée - sur le passé des gens. Elle est sorcière mais ignore encore tout de la vraisemblance de cette situation.
PRESTIGE : Clairvoyance empathique. Varri peut vivre les souvenirs des autres.
CREDIT : Cya
LARS
&
VARRI
BIG BANG
C’est une putain de blague. Blondie croise ses bras contre sa poitrine, une moue froissée aux lèvres tandis que Lars lui confirme sa pensée. Ça commence à bien faire, maintenant, les hypothèses pas franchement flatteuses à son sujet. Varri en vient à se demander si c’est parce qu’elle est grande, blonde et étrangère qu’on la soupçonne autant de faire le tapin. Elle fait courir un regard sombre sur le voisin de palier qui pense ça malin de rentrer dans les détails avec Lars – se surprend à penser que si elle avait son insigne, elle l’exhiberait sous son nez pour lui demander à voir ses papiers et enquêter sur les petits plaisirs illégaux du bonhomme. A tous les coups tu jongles avec. Ces jeunes roumaines qui ont l’espoir de changer de vie en quittant leur pays.

Lars répond sèchement et la blonde capte l’expression de surprise sur le faciès rubicond du voisin. Elle ne peut pas s’empêcher de sourire, aussi, quand elle saisit les termes lapidaires que lui a balancés le Kvène à la gueule. Ta femme ? D’ordinaire, Varri n’est pas du genre à minauder quand un mâle rauque sa possessivité mais elle ne peut pas s’empêcher de se sentir fière, là – surtout qu’elle est encore incapable de se défendre en idiome local. Ce qui lui fait d’ailleurs penser qu’il va falloir qu’elle s’y remette très sérieusement, Varri. A l’italien. Ça urge.

A défaut de comprendre tout ce qui se dit, la blonde tente de s’attacher au timbre glacial du colosse. Elle fait passer son regard d’un visage à l’autre avant de tressaillir quand Lars égare une main dans son dos. C’est qu’il menace Lars – outre le ton, il y a aussi la tension au niveau de sa nuque qui en témoigne. Et le type n’en mène pas large, surtout lorsqu’il lui rauque de s’excuser. Le voisin s’exécute, penaud. Balbutie sa surprise suite à une requête surprenante – que Varri a elle aussi du mal à saisir. Saisie dans ses quelques introspections, elle en vient à se détester, Varri. D’être cette plante verte, posée là, incapable de se faire comprendre par ses propres moyens. Moins de sexe, plus de rigueur dans l’étude de cette foutue langue. Ou à la limite, elle se dit qu’ils pourront toujours essayer de se causer en rital durant leurs ébats – ça peut être motivant en soi… Mais ça relèverait de l’exploit, aussi.

La discussion touche à sa fin et l’impudent s’éloigne enfin, non sans se cogner la caboche pour exprimer son avis sur la question. Varri s’adosse au mur du couloir de la chambre dans un soupir un peu dépité avant que Lars ne claque férocement la porte et ne se déleste du vêtement sur son dos pour rejoindre le plumard et la poche de viennoiseries oubliée sur la table de chevet. Elle se pince les lèvres et revient vers lui pour s’appuyer à l’angle du mur qui s’ouvre sur la pièce principale. Fait courir ses doigts d’un air un peu rêveur sur le saillant avant de cligner des yeux quand Lars lui demande où elle veut qu’ils aillent. Elle lui sourit – d’un sourire tendre et voulu réconfortant. « Amour… » Qu’elle murmure avant de le rejoindre, se postant face à lui pour lui caresser la mâchoire du bout des doigts. « Je crois qu’il va falloir que tu me bâillonnes à l’avenir quand on fera l’amour. » Mieux vaut en rire qu’en pleurer. Elle devient un peu plus sérieuse dans la réflexion d’une destination qui pourrait leur convenir. « Je ne sais pas… Partout. » Elle noue ses mains à sa nuque et se penche pour goûter à ses lèvres sucrées. Pivote légèrement pour pouvoir s’asseoir sur ses genoux dans une complicité chaleureuse – jouant de son museau contre le sien. « Loin des villes et des sombres connards qui me prennent pour une pute. » Elle fronce les sourcils, contrariée à retardement. « Pourquoi est-ce qu’on me prend pour une pute ?! » Elle s’offusque un peu. Etire une moue de petite fille capricieuse avant de se renverser sur le lit et libérer Lars de son poids. « Il faut vraiment que j’apprenne l’italien si on reste ici. Ne serait-ce que pour espérer trouver un boulot et te rembourser ce que je te dois. » Elle s’installe sur le ventre et bat des pieds en suivant du regard le pli de la couverture. « Et surtout pour envoyer chier les salopards qui ouvrent trop leur grande gueule. » Elle s’incline un peu pour jeter un œil par-dessus son épaule en direction de Lars, assis sur le rebord du plumard. « Monsieur… Voulez-vous un massage ? » Qu’elle lui demande dans son accent quelque peu exotique. Elle laisse échapper un petit rire avant de l’attirer pour qu’il s’étende à ses côtés. Se vautre à moitié sur lui pour pouvoir plonger ses yeux dans les siens. « Tu as l’air fatigué, amour. Laisse moi te border. » Ses lèvres viennent chercher les siennes dans un baiser timide avant qu’elle ne repose sa tête contre son thorax, soupirant de plus belle. « Lars… » Sa voix est un peu fluette, étouffée par la posture qu’elle adopte. « Est-ce que la proposition d’habiter ensemble tient toujours ?... » Ou tu m’en veux encore ? Elle se redresse un peu pour croiser ses prunelles. S’y perd un peu dans l’appréhension de la réponse. « J’aimerais tellement m’enfuir avec toi. N’importe où. Partout et nulle part. Mais il faut que je trouve ce qui m’est arrivé ici. Il faut que je sache si je suis vraiment coupable ou pas. » D’où la nécessité de rester plus longtemps à Rome. D’où la nécessité que Lars l’aide à s’intégrer.            


Dialogues:
 
CODAGE PAR AMIANTE

☾ ☾ ☾ ☾ ☾
BRUTALE.
L'âme susurre et le cœur se noie. Dans les abîmes d'une rage folle  - créature famélique et vorace qui fouille les entrailles à la recherche d'une raison. Une seule suffit pour qu'elle exulte. Fanfaronne et se digère. N'en reste alors plus que les cendres. Celles de son monde dévasté.(c)lazare.
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Big bang [Terminé] - Lun 1 Jan - 2:03
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lycans
lycans


EFFIGIE : Jason Momoa
BAFOUILLES : 8440
PACTE : 06/06/2017


OSSATURE : 38 ans
CONTRAT : C'est compliqué / Varribataire - c'est comme être en couple sauf qu'on se l'avoue pas / Polygamie non assumée avec les vins et les spiritueux de la supérette discount du coin
BESOGNE : Sentinelle, chimiste et auto-capitaine pour le compte de la Nostro Regno
ÉCHINE : Suprématie anéantie - Lupin
PRESTIGE : Sens accrus - Plus agile, plus fort, plus rapide que le commun des mortels, mais pas que le commun des surnaturels - Régénération - Rage, impulsivité, agressivité CHECK - Capacité à péter les plombs en un temps record, CHECK - Instincts primaires enclenchés CHECK - Titiller l'bestiaux : NON CONSEILLE
GANG : Nostro Regno
CREDIT : Sign code by Solosland © Gifs by Varri <3 & QCEENMERAS
HJELM Lars
&
BJURMAN Varri
BIG BANG

- J’aime bien, minaudé-je en terminant ma dernière bouchée de croissant. – J’aime bien quand tu fais du bruit. Je n’ai pas l’impression que tu en fais tant que ça, en plus. Je ne suis pas sûr de préférer le bâillon, même si ça a son charme. Ton voisin exagère. Forcément. Il devait écouter. Forcément. Et Varri devait être la plus vocalement intéressante. Forcément. Les prostituées font le bruit qu’on leur demande de faire, généralement, puisqu’elles ne sont pas payées pour être sincères. Majoritairement, les hommes leur demande de se taire parce qu’ils n’ont pas envie qu’on leur fasse remarquer qu’ils sont bruyants - surtout ceux qui devraient plutôt se trouver avec leur femme. Disons que la pratique est rarement glorieuse. Le plus vite et le plus discrètement possible, c’est un peu le leitmotiv des pratiquants. Et c’est qu’elle râle, Varri. M’enlaçant pour venir se poser sur mes cuisses. Ses lèvres taquinant les miennes dans le sérieux d’une question qui me fait sourire – ça me paraît innocent, même si ça ne devrait pas vraiment. – On est dans un motel à putes, Amour, dis-je en lui flattant les flancs comme pour la rassurer. Y a juste à traverser la horde de filles devant le bâtiment pour être à 99% sûr de ne pas tomber sur un autre genre de gonzesses.Personne ne vient ici pour prendre des vacances avec son amoureux. La déduction est prématurée, mais elle reste quand même vachement cohérente. Elle bascule sur le lit. Roule sur le ventre pour relever un peu les jambes. Bat une mesure inconnue en se concentrant sur les plis des couvertures – en suit une avec une attention particulière, comme si elle allait la mener directement vers les réponses à ses questions. – C’est le contexte qui fait que les gens se trompent. D’autant que tu ne peux pas les démentir. Et qu’on fait souvent l’amour.Tu ne ressemble pas à une pute. Et tu peux me faire confiance, parce que j’en ai croisé énormément, des putes, dans ma vie. Tant et si bien que j’ai arrêté de les compter. A la limite tu ressemblerais plus à une escort. Peut-être. En fait j’en sais rien c’est trop standing pour moi, ça. J’ai jamais aligné autant de billets pour soulager mes envies imminentes.

Blondie se contorsionne pour me regarder. Me fait frissonner de son italien fleurant bon les pays nordiques. L’une de mes paluches s’arriment à son mollet, remonte lentement jusqu’à sa croupe, qu’elle palpe sous son peignoir jusqu’à lui faire légèrement relever les reins. – Et ils sont spéciaux, tes massages ? Comme dans ces instituts tenus par des filles asiatiques vraiment pas farouches. Elle me fait chavirer à côté d’elle. Se colle lorsque mes phalanges se perdent dans ses cheveux emmêlés. Je l’embrasse avec envie et malgré la fatigue qui, visiblement, se lit aisément sur mes traits. Je ne sais pas combien de temps j’ai dormi, dans mon appartement. Je sais juste que le sommeil n’était certainement pas assez réparateur pour que je sois en pleine forme. Quelques flashs de la dispute me reviennent. Me font presser un peu fort le corps de Varri contre le mien. Respirer l’air – l’ambiance. Les fragrances de stupre que l’on se traine – sur nos dermes, sur nos dermes poisseux de nous. L’interrogation de Varri fait claquer mon palpitant dans ma poitrine. Il s’emballe à l’entame de sa phrase. Me fait hoqueter d’une émotion inconnue au bataillon quand je me redresse légèrement. Pendant un instant je crois qu’elle va me demander si la proposition qui tient toujours, est celle du mariage. Mais non, ce n’est pas ça. La fausse alerte m’affaisse dans le matelas. Me fait cracher un soupir profond sans être sûr qu’il soit le fait d’un véritablement soulagement. N’analyse pas tout ce merdier émotionnel Lars, ça va te filer des crampes jusqu’au cerveau ces conneries.Habiter ensemble… répété-je d’une voix d’automate en me triturant un peu l’arête du nez. Je n’en sais rien. Pour moi tout ça c’était annulé. Après ce que nous venons de vivre – après ce que nous venons de nous faire subir. Je me voyais prendre un appartement. Seul. Pour l’indépendance dont elle semble avoir besoin pour se sentir bien. Un logement partagé me rendrait bien plus envahissant qu’une bague à ton annulaire.Je pense que tu avais probablement raison, finis-je par lui concéder en baissant le museau vers sa petite tête blonde. – Tu sais, quand tu disais que c’était certainement un peu précipité, tout ça. Un peu fou alors qu’on ne se fréquente que depuis quelques semaines. J’essai d’hausser une épaule – ce qui donne quelque chose d’un peu bizarre dans cette position. Ce n’est pas une punition, c’est une réévaluation de ce qu’on veut vraiment. Même si on reste à Rome encore pendant un moment – même si Varri veut savoir si elle a vraiment tué ce type… Ce type… Ce meurtre qui lui a valu d’être enfermé dans un asile. Est-ce que c’est vraiment important, finalement ? Maintenant que tu sais que, selon les circonstances, tu es parfaitement capable de descendre un homme à terre… Peut être que t’avais vu des trucs vraiment dégueulasses dans sa tête. Peut être que ça t’as fait complètement vriller, entre tout. Peut être qu’il aimait les petites filles ou les petits garçons… Tu vois, ce genre de pratiques sales et immorales. Peut être que tu t’es défendue. Juste défendue. Peut être que t’as estimé que le mieux c’était qu’il ne puisse plus jamais faire souffrir des gens. Finalement. Finalement peut être que c’est moins grave que ce que tu le penses, même si c’est la Nostro Regno qui t’as fait oublier pourquoi tu avais commis un tel acte pour t’éloigner de moi.On a le temps… soufflé-je en venant chercher ses lèvres. – On a le temps d’y réfléchir. Je vais rester encore un peu et ensuite tu me diras ce que tu veux… Ouais, on a le temps. Va savoir pourquoi une pointe de nostalgie me fait froncer les sourcils. Me fait douter sur le véritable temps qu’il nous reste.

Mes pouces se prennent dans le col du peignoir. Y tire pour lui en débarrasser. Elle ondule, Varri. Pour m’aider dans la tâche. M’embrasse encore lorsqu’on s’enchevêtre. Lorsque je la serre contre moi pour perdre mon visage dans sa crinière dorée. Lorsque je la respire, une dernière fois, avant de m’endormir. Epuisé.

La nuit n’est pas reposante. Et pas seulement parce que je me réveille deux fois pour faire l’amour à Varri – une fois elle sur moi, une autre moi sur elle. Mais parce que je pense, trop. Mes songes sont amplis de cauchemars si réalistes – sur Blix, sur la Nostro Regno, la Pikku et le loup – que je suis aussi claqué que la veille lorsque le soleil se lève. C’est la première fois que je dors aussi mal à côté de Varri. Je lui jette une œillade vaseuse. Sa respiration régulière m’indique qu’elle a certainement eu plus de chance que moi. C’est ma nouvelle nature… Si je ne bois pas, elle me fait chier juste dans mon sommeil. Je me penche sur le téléphone mis à notre disposition, dans la piaule – celui avec lequel on ne peut appeler que les chambres voisines, question de budget paraît. Il n’indique pas 07h. C’est tôt, bordel. Je sors de sous les couvertures. Me dirige en chancelant, comme saoul, vers la salle de bains. On dirait qu’un ouragan est passé par là. Y a plus de choses par terre que sur le meuble. J’enjambe le tout, avec une certaine fierté. C’est notre œuvre. Vais prendre une douche. Me sèche. Me brosse les dents. Inspecte mon mollet, où il n’y a plus la moindre marque de balle – hier encore il y avait un genre de cicatrice. Relève mes cheveux pour essayer d’apercevoir un autre type de boursoufflure – celui du capteur qui se promène toujours dans ma nuque. Il va vraiment falloir que j’aille voir quelqu’un pour me le faire retirer.

Varri se réveille à son tour – à l’instant où je me remets sur le lit, habillé, prêt à partir. Je la prends contre moi. Elle s’étire. Love son dos contre mon torse. Je grogne lorsqu’elle semble vouloir s’échapper – probablement pour aller se laver, elle aussi. Ma paume s’égare sur l’un de ses seins. – Tu sens bon, reste comme ça, soufflé-je en laissant mes crocs trainer le long de sa carotide et ma langue remonter jusqu’à son lobe. Ma caboche retombe sur l’oreiller de la blonde. J’aimerais lui dire qu’il faut que j’y aille – pour de vrai cette fois, pour mon téléphone et ce con d’appartement dont il faut que je m’occupe absolument. Mais je repars dans les bras de Morphée. Pas longtemps, j’imagine. Juste assez pour que ce soit le gel douche de Varri qui me réanime dans un sursaut. Je me détourne. Me remet sur mes pieds. Capte qu’il est déjà 09h et que, finalement, je me suis vraiment bien assoupi. – J’y vais, dis-je un peu vite en allant l’embrasser. – J’essayerai de ne pas rentrer trop tardselon la teneur du soufflons que je risque de me prendre vu mon taux d’absentéisme sur le marché de la drogue dernièrement.A… Je me coupe en ouvrant la porte. Baisse la caboche vers un bouquet de fleurs. Un d’Immortelles et de Camomilles. Je le prends. Referme la porte. – Amour… ronronné-je en lui tendant mon butin.

On refera une dernière fois l’amour avant que je ne parte pour de bon.





Couleurs Dialogues:
 


☾ ☾ ☾ ☾ ☾
“Wait I rise, Lordy Mama”
Sa chaîne va se rompre, le Vorace bondira ▲ Guerre, au seul souvenir des maux que tu déchaînes, fermente au fond des cœurs le vieux levain des haines ; dans le limon laissé par tes flots ravageurs des germes sont semés de rancune et de rage et le vaincu n’a plus, dévorant son outrage, qu’un désir, qu’un espoir: enfanter des vengeurs.
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Big bang [Terminé] - Lun 1 Jan - 19:38
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sorciers
sorciers


EFFIGIE : Charlize Theron
BAFOUILLES : 9208
PACTE : 04/01/2017


OSSATURE : 37 ans
CONTRAT : Kiffe se soumettre à un certain mâle alpha et a du mal à l'admettre. A le palpitant qui déconne en sa présence. En couple donc, toujours fourrée dans les bras d'Irénée.
BESOGNE : Ancien officier de police. Morte aux yeux du monde dans l'asile dont elle s'est échappée.
FABLE : Elle a des doutes, surtout depuis qu'elle a perdu le bébé difforme qui grandissait en son sein. Celui qui a bien failli la rendre folle
ÉCHINE : Tout porte à croire qu'elle est la chair faible. Une humaine. Et pourtant, ses rêves ont toujours été peuplés de visions indéchiffrables à la symbolique poignante. Maintenant qu'elle est à Rome, elle rêve éveillée - sur le passé des gens. Elle est sorcière mais ignore encore tout de la vraisemblance de cette situation.
PRESTIGE : Clairvoyance empathique. Varri peut vivre les souvenirs des autres.
CREDIT : Cya
LARS
&
VARRI
BIG BANG
Blondie appréhende la réponse de Lars dans une grimace douloureuse. C’est qu’il en sursaute presque de l’entendre remettre ça sur le tapis. Pourquoi il a fallu que t’en reparles, Varri ? Il s’avachit pour suspendre l’interrogation dans le silence de la piaule et Varri cherche son regard avec inquiétude, redoutant d’avoir remué les ressacs d’une souffrance trop vive. Quand il lui concède qu’elle avait probablement raison concernant le tournant quelque peu précipité qu’a emprunté leur vie de couple, Varri fronce les sourcils en nichant sa tête contre son torse. Je l’ai dit parce que ça me faisait un peu peur… Mais je n’envisage pas de rester loin de toi. Qu’elle pense sans oser le formuler, fermant les yeux pour profiter de cette simple proximité rassurante. Et Lars cause du temps qu’il leur reste en venant l’embrasser – invoque le besoin de réfléchir à tout ça. Son besoin à elle, à vrai dire.

Et toi, tu veux quoi, Lars ?

Les billes cristallines de la blonde se perdent sur le faciès masculin. Evacue la tristesse du sujet suscité par une docilité des mouvements quand Lars entreprend de lui retirer son peignoir. Elle soupire chaudement de réconfort en conquérant ses lèvres à nouveau – en s’emmêlant contre lui dans une satisfaction sensitive. Puis elle cherche encore son museau dans quelques tentatives alanguies avant de le sentir plonger dans les méandres d’un sommeil un peu agité. « Lars... » Lui murmure-t-elle contre peau tandis que sa conscience n’est déjà plus là. « Je t’aime. »

La blondine met davantage de temps que lui à s’endormir. Ne rechigne pas à se réveiller en sentant l’excitation masculine la charrier en pleine nuit. Elle se montre lascive dans ses déhanchements d’amazone et replonge aussitôt entre les bras de son homme et du sommeil après l’orgasme. Se rappelle vaguement d’avoir rêvé de chaînes qui tintent au beau milieu d’une flaque d’eau croupie dans les montagnes lapones avant d’être réveillée à nouveau par un désir affriolant et le besoin de le sentir au plus près contre elle, à Lars. Après qu’il se soit démené entre ses cuisses, elle cueille son visage pour le bercer contre sa poitrine au souffle régulier de sa respiration. Il remue encore un peu – semble lutter contre quelques sursauts cauchemardesques avant que sa conscience à elle se perde trop loin pour espérer veiller sur lui encore un peu.
     
On dit que la nuit permet au corps de récupérer.
Tu parles.
Varri se réveille avec de sacrées courbatures. Cherche un peu dans sa mémoire ce qui pourrait en être responsable avant de réaliser dans un sourire conquis que les orgasmes valent bien toutes les tensions musculaires du monde. Lars vient se flanquer sur le lit, bien trop habillé et frais pour que ça n’en soit pas suspect. C’est avec résignation qu’elle se dit qu’il va devoir faire ce qu’il a repoussé à plus tard pour être avec elle toute la nuit. S’étire longuement contre la charpente derrière elle avant de réaliser qu’un petit tour à la douche ne serait pas de trop.
« Faut vraiment que j’aille me laver… » Se plaint-elle quand il la retient contre lui en lui disant qu’elle sent bon, une paluche arrimée à l’un de ses seins. Elle ne peut s’empêcher de sourire béatement – tend un peu la croupe quand il joue de sa langue et de ses canines contre son derme. Le sent sombrer dans cette accolade. Tu es crevé, Lars. Elle s’inquiète un peu, Varri. Reste dans ses bras durant une bonne demi heure à l’écouter respirer avant de se libérer pour le regarder dormir. Une dizaine de minutes seulement, à savourer la quiétude de son visage et à buter contre l’idée absurde qu’il n’est plus tout à fait humain.

Comment ça marche, un loup-garou ? Le minois se froisse un peu de circonspection. Cette pensée l’inquiète parce qu’elle a le désir intime d’être capable d’endurer tout ça avec lui. Mais encore faut-il comprendre le mystère de sa nature.

Blondie daigne aller à la douche – laissant au mâle le temps de récupérer de leur nuit torride. Elle fait un peu d’ordre en passant dans la salle de bain – se maudit pour les quelques images qui lui matraquent les pensées tandis qu’elle se prélasse sous la douche brûlante - avant de revenir propre et habillée vers le lit occupé par le mâle. Il semble bondir hors du lit, Lars. Se rend compte de l’heure oubliée une fois de plus dans un soupçon d’empressement. Elle se fend d’un sourire coupable de tendresse. Il vient lui voler un baiser qui la fait grogner de frustration. Je sais… Je sais qu’il faut que je te laisse partir mais c’est trop dur. Elle s’accroche un peu à ses vêtements avant qu’il ne s’éloigne jusqu’à la porte – roule des yeux de désespoir en acquiesçant à ses paroles. « Non, ne rentres pas trop tard… » Lui glisse-t-elle malicieusement avant de s’approcher quand il semble buter contre le pas de la porte.

Froissement. Il ferme la porte, Lars, finalement. Et lui exhibe un bouquet de fleurs sous le nez. Varri écarquille les yeux – se remémore vaguement une histoire de fleurs dans le débat avec le voisin de palier. Ses yeux s’illuminent et elle se mord les lèvres pour ne pas sourire trop stupidement. « Lars... » Murmure.
Combien de temps ça fait ? Elle prend le bouquet pour en humer les parfums à pleins poumons. Que je n’ai pas senti de fleurs. Des fleurs sauvages.

« Elles sont magnifiques. » Elle relève les mirettes, Varri. Les perd dans celles du Kvène dans une émotion palpable. C’est qu’elle les aime les fleurs, Varri. Mais qu’elle n’a pas été assez en couple pour espérer s’en faire offrir. Son cœur se serre presque douloureusement dans sa poitrine. Pourquoi il a fallu que tu gâches tout, Varri. Tout de la perfection d’un sentiment.

La passion parle pour elle quand elle s’écrase contre lui comme un océan déchaîné fracasserait les récifs. Dextre perdue à la nuque, elle vient cueillir ses lèvres dans un baiser fiévreux – le repousse malgré elle contre la porte pour le déshabiller avec ferveur.
     
« Je veux me réveiller à tes côtés tous les matins, Lars. » Qu’elle livre dans une supplique fébrile tout en lui virant son pantalon.

Tu m’appartiens. Pour l’éternité, dans un caprice divin.


FIN

Dialogues:
 
CODAGE PAR AMIANTE

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BRUTALE.
L'âme susurre et le cœur se noie. Dans les abîmes d'une rage folle  - créature famélique et vorace qui fouille les entrailles à la recherche d'une raison. Une seule suffit pour qu'elle exulte. Fanfaronne et se digère. N'en reste alors plus que les cendres. Celles de son monde dévasté.(c)lazare.
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